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vendredi 16 octobre 2015

Police: la transaction pénale entre en vigueur

La transaction pénale entre en application aujourd'hui

Ce volet de la réforme pénale de Christiane Taubira votée en août 2014 doit permettre aux policiers de faire payer directement une amende en cas de petit délit pour éviter le passage devant un tribunal. Pourquoi la mise en œuvre de la transaction pénale a-t-elle ainsi fait l’objet de la publication discrète, jeudi 15 octobre, d’un décret d’application au Journal officiel. 

La consommation de cannabis et la conduite sans permis seront désormais réprimées par de simples amendes. Le terrain était politiquement miné mais le gouvernement de Manuel Valls peut tout se permettre avec sa majorité de godillots. Pourtant, ces mesures destinées à désengorger les tribunaux pourront s’appliquer notamment à la consommation de drogue ou à la conduite sans permis ou sans assurance. Les tribunaux n’auront plus à juger ces délits à forte charge symbolique dans l’opinion publique et c’était à un procès en dépénalisation qu'il fallait s'attendre.

Si les syndicats de police avaient vivement contesté la loi au moment de son vote, la mesure semble aujourd'hui faire consensus. Le syndicat des officiers Synergie, lui, se dit "favorable à ce dispositif dès lors qu'il allège la tâche des policiers en le substituant à la lourdeur de la garde à vue", mais attend néanmoins "de voir quelles seront les modalités d'application". 

Ce dispositif devrait s'appliquer dans le cas de personnes qui commettent des délits pour la première fois, et ne pourra jamais être proposé aux personnes en garde à vue qui, elles, devront automatiquement passer devant un tribunal.

Vers plus d'amendes au cas par cas, à la tête du client

Si ces amendes proposées par la police en dehors des tribunaux ne sont pas à proprement parler "dépénalisées", elles devront avoir été autorisées "au préalable au cas par cas par le procureur", représentant du gouvernement, précise-t-on au ministère de la justice.

Justice? 
Liberté des juges
d'interpréter la loi
Surtout, pas une virgule n’est déplacée dans les articles du code pénal fixant les peines encourues pour ces délits, assure-t-on. Mais, de même que les juges ont toute latitude pour interpréter la loi - dont on prétend qu'elle est la même pour tous -, de même le procureur pourra décider souverainement de prendre en considération des éléments a priori. 
Les discriminations sociales sont donc appelées à se développer, car l'indulgence des procureurs variera en fonction du quartier où le délinquant sera domicilié. Habiter la Seine-Saint-Denis, où la concentration de Ferrari épate le passant égaré, sera un facteur de compassion. Pareillement, la domiciliation dans les quartiers nord de Marseille est-elle synonyme de difficultés sociales garanties, quand on sait que l'économie souterraine y est florissante et fait vivre dans l'opulence de nombreuses familles jugées défavorisées. Les schémas mentaux (et idéologiques) des procureurs sont-ils mis à jour, puisqu'ils considèrent que les mineurs de 16 ans du XXIe siècle et du XXe de Paris sont restés des enfants de choeur ?... 

Cette mesure pourrait même être utilisée pour accroître la répression contre la simple consommation de drogues. C'est un "élément de langage" que les anonymes du ministère de Christiane Taubira font passer dans la presse, en estimant -mais sur quelle base- que des amendes seraient désormais infligées pour des cas que la police ne se donnait plus la peine de transmettre aux tribunaux. A voir !

Quant aux délits routiers, l’efficacité de la répression est également mise en doute.
Permis de conduire délivré par des postiers,
comme une lettre à La Poste ? 
Mais
le sujet est explosif, comme l’a montré il y a moins de trois mois la polémique autour de l'hypocrisie de la garde des Sceaux. Le 24 septembre dernier, Christiane Taubira avait été obligée de faire machine arrière sur sa proposition de transformer en contraventions automatiques le défaut de permis de conduire ou d’assurance. La ministre de Flanby a donc annoncé le retrait des dispositions qui prévoyaient, dans le projet de loi sur la sécurité routière, un allégement des sanctions pour défaut de permis de conduire. 
Est-ce la démonstration que les accusations de laxisme qui la poursuivent sont injustifiées ?

mardi 14 mai 2013

PSG: qui sont les responsables du "printemps arabe" de Paris ?

La presse se charge de condamner toute critique de l'opposition

L'AFP titre PSG : "Valls pris pour cible par l'UMP, Goasguen veut sa émission"

"L'UMP a pris pour cible le ministre de l'Intérieur Manuel Valls, accusé d'"amateurisme" et d'"inertie" face aux casseurs de la fête du PSG, Claude Goasguen, député-maire du XVIe arrondissement où se trouve le Trocadéro, demandant même sa démission," peut-on lire dans la dépêche d'agence.


 Fillon se réserve en effet la liberté de "sanctionner les responsables"



L'ancien Premier ministre, François Fillon, s’est ému des débordements qui ont eu lieu lundi sur le Trocadéro en marge de la présentation du titre de champion de France du PSG. "Je demande à François Hollande de sanctionner sans délai les responsables du fiasco de la soirée d'hier", a-t-il déclaré sur con compte Twitter avant d’ajouter : "Je demande que les casseurs soient identifiés et déférés dans les plus brefs délais devant la justice." "J'apporte mon plein et entier soutien aux forces de l'ordre qui travaillent dans des conditions de plus en plus difficiles", a-t-il conclu dans un troisième message sur le réseau social.

Les témoignages sont pourtant unnanimes

Le préfet de police assure qu'il a parfaitement géré. Il a évidemment contesté toute impréparation, en se fondant sur les effectifs mobilisés,800 policiers, selon lui.

Il s’est également interrogé sur la pertinence du choix fait selon lui par la Ligue de football professionnel (LFP) et le PSGd’organiser la cérémonie au Trocadéro “avec en fond de tableau la Tour Eiffel qui est le symbole du club”, plutôt qu’au Parc des Princes plus facile à sécuriser. Le club avait déjà retenu ce site emblématique pour présenter sa recrue galactique Zlatan Ibrahimovic l’an dernier. 
Or, ce choix a été opéré en concertation, lorsque le club et la ligue se sont vu interdir les Champs-Elysées...

Un responsable de la Croix-Rouge sur place corrobore l'amateurisme de l'exécutif devant BFM TV.

"Les supporteurs étaient bien plus nombreux que prévuon a dû s’adapter en faisant appel à des bénévoles". Alliance, le second syndicat des gardiens de la paix, et Synergie, le second syndicat d’officiers, ont aussi confirmé que l’ampleur de l’événement avait été “sous-estimée”.

L’UMP, elle, a dénoncé la responsabilité du gouvernement
 et notamment “l’inertie inadmissible de Manuel Valls”, le ministre de l’Intérieur, par la voix de son secrétaire général adjoint Geoffroy Didier.

Claude Goasguen, député-maire UMP du XVIe arrondissement, où se trouve le Trocadero, a même appelé Manuel Valls à “assumer” sa responsabilité et à démissionner.

Le ministre soutient que le dispositif de sécurité était “important”, malgré des violences qu'il avait banalisées en "bousculades" pour un déploiement hors de proportions, si on suit son raisonnement...
Il a promis que “tous les moyens d’enquête disponibles seront mis en oeuvre dans les jours à venir pour identifier et confondre les casseurs à partir des bandes de vidéoprotection recueillies”.
Et pourquoi pas une petite commission d'enquête parlementaire, comme le réclame Bernard Accoyer ?



dimanche 19 août 2012

Emeutes d'Amiens: le gouvernement envoie un "message de laxisme"

Guillaume Peltier (UMP) tire le signal d'alarme

Le secrétaire national de l'UMP chargé des études d'opinion et des sondages s'est exprimé le 18 août 2012 sur "les émeutes urbaines de ces dernières semaines" dans plusieurs villes de France, samedi sur France Inter. 
Outre les violences d'Amiens que la presse n'a pu occulter puisqu'elles ont fait 17 blessés parmi les policiers et des dégâts considérables dans des bâtiments municipaux et sur des containers et des voitures particulières, il aurait fallu rendre compte également des violences urbaines qui ont éclaté lundi 30 juillet à Mulhouse (Haut-Rhin: 3 blessés) après l'interpellation mouvementée de deux jeunes dans le quartier de Bourtzwiller, et au cours desquelles un collège, une dizaine de véhicules et le tramway de la ville ont été vandalisés, 
Video de novembre 2011 - Les violences sont médiatisées

Le Conseil général a pourtant estimé à au moins 150.000 euros le coût des travaux de réfection du collège. La FSU et la FCPE n'ont pas communiqué !


30 juillet 2012 - Les violences sont peu médiatisées 


Quartier de Bourtzwiller : nuit sous tension par France3Alsace
Lien Le Monde (On notera au passage le parti-pris de l'illustration)

Mais aussi celles du 2 août 2012 à 
Vitrolles, par exemple: un policier aixois de la BAC a été grièvement blessé, mais le site de France Info lui a consacré six lignes...


A Amiens, ils ont tiré à balles réelles sur des policiers:

VOIR et ENTENDRE Marc Richez, du syndicat Synergie Officiers Nord/Pas-de-Calais/Picardie, nous dresser le bilan édifiant de la nuit:

Amiens : "Ils ont tiré à balles réelles sur les... par leparisien

"Qu'est ce qui se passe depuis 100 jours que le gouvernement socialiste est au pouvoir ? C'est un message de laxisme qui est adressé à l'ensemble des Français et que les délinquants ont manifestement très bien entendu puisque les émeutes urbaines que nous avons vécues ces dernières semaines à Paris, à Aix-en-Provence, à Toulouse et plus récemment à Amiens sont inédites par leur ampleur et leur violence depuis ce qu'on avait connu en 2005", a-t-il affirmé.

"Aujourd'hui on ne sait plus très bien si c'est Christine Valls ou Manuel Taubira qui est ministre de l'Intérieur, parce que tout le discours de la ministre de la Justice Mme Taubira de suppression des centres de rétention et des hôpitaux prisons, de suppression des peines planchers contre les récidivistes, de suppression de la construction de 20.000 places de prison (...), tout cela constitue un message très général de laxisme et les délinquants s'en donnent depuis à coeur joie", a-t-il ajouté.


Sur les Rom, "c'est le gouvernement 'arroseur arrosé' ", a estimé G. Peltier. 
"Au coeur de l'été 2010, la gauche avait des mots extrêmement durs sur la politique de Nicolas Sarkozy et sur le démantèlement des camps de Rom", se souvient-il.

"Mais aujourd'hui, le choeur des donneurs de leçons à gauche est privé de quelques-uns de ses ténors les plus caricaturaux, comme Jean-Marc Ayrault, comme Martine Aubry, qui insultaient Nicolas Sarkozy et qui aujourd'hui font la même politique, mais en y ajoutant une grande part de mensonge puisqu'ils proposent de leur réserver un certain nombre d'emplois dans notre pays, ce qui est une politique folle", déclare encore le responsable politique.
Le groupe Doux embauche des Rom dans ses poulaillers ?

lundi 7 février 2011

Mais pour qui les juges français se prennent-ils donc ?

Un état dans l'Etat ? Mais de qui tiennent-ils leur pouvoir?

O
nt-ils les aptitudes de leurs prétentions ?

Ni l'Ecole de la magistrature ni aucune élection ne leur confère d'infaillibilité ni de légitimité. Alors, de quel droit prennent-ils des libertés avec la loi votée par les élus du peuple ? Leur comportement de starlettes écervelées et susceptibles est décidément aussi injustifié qu'insupportable.

Leur indépendance, porte ouverte à l'arbitraire

Les magistrats sont sensés rendre la justice au nom du peuple et, pour cela, ils ont à appliquer les textes votés par ses représentants élus. Mais ils ont pris la fâcheuse habitude d'interpréter cette loi pourtant déjà débattue dans les deux chambres du Parlement successivement et à l'appliquer en conscience et donc subjectivement, voire arbitrairement, en fonction de l'idéologie du moment et de la pression syndicale .

Pour justifier que la loi - égale pour tous - puisse souffrir des traductions personnelles et des adaptations locales, on distingue la lettre et l'esprit de la loi. Cette tolérance est illégale aux yeux des Français qui ne leur délèguent pas ce droit.

Et puis, le principe constitutionnel de l'indépendance de la magistrature s'est vu revisité en arme politique, prétexte à une remise en cause individuelle des textes de lois, qualifiés d'amphibologiques dans tel ou tel tribunal. Cela ajouté au langage amphigourique des juges, les justiciables ont fini par ne plus savoir quelle serait la lecture de la loi qui leur sera applicable. La justice à deux vitesses, l'arbitraire et le sentiment d'injustice naquirent au fil des décisions solitaires de juges arrogants et supérieurs. Convaincus qu'ils sont infaillibles, au-dessus de la loi et tout-puissants, ils sont une menace sur les citoyens et le bon équilibre de la République.
Nous refusons une République des juges.

Un laisser-aller vertueux

Sans revenir sur la douloureuse affaire d'Outreau dans laquelle le juge Burgaud n'a pas été condamné, alors que ses innocentes victimes ont fait de la prison, Jean-Daniel Lévy, de l'Institut entreprise de sondage CSA, ose maintenant prétendre qu'elle a mis en cause un juge solitaire, sans toutefois ébranler l'aura de la justice et de ses juges dans l'opinion !

Mars 2007 - Un viol commis à Paris (XVIIIe) met en fureur les policiers qui parlent de « bavure judiciaire ».

Nicolas Sarkozy n'est pas président et la réforme juduciaire menée par Rachida Dati ne peut être incriminée. La réduction des effectifs et des moyens ne peut être rendue responsable. Ce crime n'aurait jamais dû être rendu possible.
Le violeur présumé, Majdi Bejaoui, 22 ans, avait en effet été mis en cause dans une précédente affaire criminelle, un an plus tôt, le 21 mai 2006 dans le XIXe arrondissement. « Il y a eu des insultes, des violences et une vraie volonté d'avilissement », résume un fonctionnaire. Majdi Bejaoui aurait, par ailleurs, utilisé son portable pour prendre des clichés. Ces derniers n'ont jamais été retrouvés.
Mais bien que confondu en 2006 par son ADN, il avait été laissé libre et placé sous contrôle judiciaire par une juge des libertés et de la détention (JLD). « Un pur scandale », selon le syndicat Synergie officier pour qui le sort des victimes est totalement bafoué. « C'est parce qu'on l'a laissé libre que Bejaoui a pu s'en prendre à une autre jeune femme. » Selon le même mode opératoire et avec une rare violence. « Il y avait du sang à tous les étages... Avec la mâchoire et le nez brisés, la victime était méconnaissable. L'homme s'est acharné avec une terrible rage », relate un proche de l'enquête.
Quatre mois après le premier crime, les tests ADN avaient parlé et Bejaoui était alors arrêté sur mandat d'amener de la juge d'instruction. Mais une fois de plus, le JLD refusa d'écrouer le violeur présumé, considérant que « l'ADN ne constituait pas un élément nouveau susceptible d'entraîner une incarcération ». Une position conforme à celle du Parquet de Paris qui n'avait pas requis de mandat de dépôt. « Si Majdi avait parlé de relations consenties avec la mineure,il est évident que son ADN retrouvé sur place n'aurait rien apporté. Mais comme il a nié le viol, l'ADN a tout de même bien prouvé qu'il avait menti », souligne un policier.

5 septembre 2010 - Les obsèques de Natacha Mougel, la joggeuse assassinée à 29 ans, ont été célébrées en l'église Saint-Vincent de Marcq-en-Baroeul (Nord)

La cérémonie a lieu en présence du ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux, et de la ministre de la Justice, Michèle Alliot-Marie... Aucun représentant des syndicats de magistrats, SM ou USM ne s'était déplacé.

2010 - L'assassin de Laetitia Perrais dans la Loire est un multirécidiviste nantais.
Agé de 33 ans, les juges ont eu le coeur - qui s'avère maintenant une irresponsabilité manifeste - de laisser en liberté Tony Melhon un prédateur 15 fois condamné pour viols et actes de violence et libéré en février 2011, au terme de sa peine ferme. Les magistrats en grève se présument-ils innocents ?

Déclaration du Chef de l'Etat:
Quand on laisse sortir de prison un individu comme le présumé coupable sans s’assurer qu’il sera suivi par un conseiller d’insertion, c’est une faute. Ceux qui ont couvert ou laissé faire cette faute seront sanctionnés, c’est la règle... Il y a eu un certain nombre de dysfonctionnements côté justice et côté police....nous prendrons des mesures pour que les responsabilités soient assumées et que des décisions soient prises... Notre devoir, c’est de protéger la société de ces monstres. Je dis monstre parce que je crois qu’il y a un moment où il faut employer les mots qui correspondent aux situations et ne pas se voiler la réalité”.

Mais le SM rejette la faute sur le gouvernement.
L'ambiguïté de ce syndicat est manifeste: Mme Taron affirme que le SM ne met pas en question la responsabilité des juges, mais la refuse en cas de drame.
VOIR et ENTENDRE la représentante du SM à qui France Info donne la parole sans interruption insolente...:


Clarisse Taron envoyé par FranceInfo.

La syndicaliste-magistrate a un tel besoin en personnel qu'elle refuse des vacataires qui pourraient taper des jugements en sorte qu'ils soient applicables: volonté politique de blocage du système ?...

Extrait 1 (teaser, selon France Info !) de la mise à disposition de l'antenne deFrance Info au SM: lien
Avant qu'on ne sache ce qui s'est effectivement passé dans l'affaire Meilhon, Mme Taron accuse un manque de moyens.
Extrait 2 (autre 'teaser'...) sur le tri arbitraire des affaires prioritaires sur des critères subjectifs et syndicaux: lien
Clarisse Taron revendique l'illégalité collective des actions judiciaires


Négligences judiciaires

Mars 2010 - Le juge d’instruction n’a pas respecté la procédure

Il a conclu son enquête en recopiant tout simplement les réquisitions du procureur de la République. Or, ce genre de "copié collé" est une facilité interdite depuis l’affaire d’Outreau: la loi impose dorénavant au juge d’établir des ordonnances à charge et à décharge.

Dans ce dossier, la victime, un chauffeur-livreur pris dans une fusillade entre bandes rivales à la cité de la Grande Borne à Grigny, a reçu une balle perdue en janvier 2009. Il ne comprend pas - à la différence des syndicats de magistrats - qu'un juge d’instruction ait pu commettre une telle bourde. Le tireur présumé est un jeune délinquant de 23 ans déjà condamné à 14 reprises, dont une fois à 18 mois de prison ferme suite à un vol avec violence, mais il a été remis en liberté par le tribunal correctionnel d’Evry, suite à cette négligence d'un juge irréprochable.Le Parquet d’Evry a décidé hier de faire appel de la décision du tribunal.

Décembre 2010 - Le greffe laisse passer le temps

Vingt-cinq jours avant le procès, les victimes de l'affaire Guiglion, un sordide rapt en date du 12 septembre 2006, apprennent que les 7 accusés devant les assises à Nice, Bernard et Catherine Guiglion ont appris par la cour d’Appel d’Aix-en-Provence la libération sans contrôle judiciaire des quatre membres du commando ultraviolent qui restaient détenus. En matière criminelle, on ne peut juger des accusés deux ans après la fin de l’instruction. Camel Ben Taïeb, le cerveau présumé du gang qui a reconnu les faits, sauf les agressions sexuelles et les tentatives de viols sur Catherine Guiglion est dans la nature.

Une politisation avérée

Qu'il suffise de prendre le cas emblématique d'Eva Joly
Cette magistrate magistrate franco-norvégienne a instruit des dossiers politico-financiers telle l'affaire Elf.
En 2002, elle se met en disponibilité de la magistrature pour devenir conseillère du gouvernement norvégien (Parti populaire chrétien) dans la lutte contre la corruption et la délinquance financière internationale: elle a passé trois ans dans son pays d'origine.
Bien que proche du Mouvement démocrate (2007-2008), en 2009, elle est élue députée européenne Europe Écologie dans la circonscription Île-de-France .
À l'été 2010, sa candidature à l'élection présidentielle française de 2012 apparaît de plus en plus probable.

Leur nombre de jours de grève

Le taux de syndicalisation des magistrats est proportionnellement plus élevé que dans l'ensemble du monde ouvrier.

Novembre 2007 - Lorsque Rachida Dati, Garde des Sceaux défendit le projet de réforme de la justice, les syndicats de magistrats et de personnels de justice appelèrent à la grève le 29 novembre .

Novembre 2008
- réforme de la carte judiciaire: une intersyndicale du SM (Syndicat de la Magistrature) et de trois syndicats de fonctionnaires de justice appelèrent le 29 octobre à un mouvement national de grève le jeudi 29 novembre, pour protester contre la réforme initiée par la ministre de la Justice Rachida Dati.

Mai 2009 - l'intersyndicale des surveillants pénitentiaires bloqua plusieurs jours la Prison de la Santé à Paris, avant d'être délogés par des gendarmes mobiles. Les gardiens des principales prisons de la région parisienne, dont Fleury-Mérogis (Essonne) et Fresnes (Val-de-Marne) se joignirent à l'action.

A compter du 24 mars 2010, les organisations syndicales CFDT – Interco Ile de France, CGT des chancelleries & Services Judiciaires et USAJ /UNSA avaient déposé un préavis de grève reconductible. Le rôle des organisations syndicales de magistrats ? Elles appellèrent "tous les magistrats à prendre les dispositions pratiques susceptibles de faciliter, autant que possible, l’action des personnels engagés dans ce mouvement de grève."

En septembre 2010
, dix-huit associations professionnelles et syndicats du monde de la justice (les trois syndicats de magistrats -USM, SM, FO-, des syndicats de la protection judiciaire de la jeunesse, de fonctionnaires des services judiciaires ou de la pénitentiaire, le syndicat des avocats de France, les états généraux de la justice pénale) appellèrentl es avocats, les magistrats et les autres fonctionnaires à une sorte de grève du zèle, sans qu'aucune déclaration de Nicolas Sarkozy n'ait provoqué leur ire politique.
La direction des services judiciaires ne négligea pas la contestation : dans un mail interne adressé aux procureurs généraux et aux premiers présidents, elle demanda qu’on lui communique urgemment «le nombre d’audiences tenues sans greffier» et «celles qui se tiennent dans la limite de la durée définie par la circulaire Lebranchu.»

=> Guillaume Didier, porte-parole de la chancellerie, dénonça cependant ce mouvement:
« Il ne faudrait pas que cette mobilisation se fasse au détriment du justiciable. Qu’on ne dise pas qu’on ne fait rien : le budget du ministère de la Justice a augmenté de 50% entre 2002 et 2010. Le nombre de magistrats est passé de 7 500 à 8 300 et celui des greffiers a crû de 22%. Dans quelques semaines, Michèle Alliot-Marie présentera le budget de la Justice qui augmentera encore, tout comme le nombre d’emplois

Tout est la marque du mépris des justiciables

Manque de respect
«
On a méprisé la première victime en relâchant son agresseur
», s'insurge un représentant du syndicat Synergie.


Ironie ou inconscience surréaliste ?
Alors que les Français reprochent à leurs magistrats la multiplication exponentielle des néglicences, depuis le vendredi 4 janvier 2010, 16 juridictions font ce qu'ils appellent une "grève du zèle" ! Pour ceux qui croient rêver en lisant ces lignes, c'est à dire qu'ils renvoient toutes les affaires non urgentes.
Les tribunaux n'ont donc pas accumulé assez de retard. Les victimes potentielles peuvent avoir toujours plus peur, les présumés innocents se frottent les mains.
Prise des Français en otages
Le Syndicat de la Magistrature (SM, marqué à gauche), proteste contre les déclarations de Nicolas Sarkozy sur l'affaire Laetitia et appelle à deux jours de grève jeudi et vendredi, a annoncé dans l'émission de France Info Parlons Net, sa présidente, Clarisse Taron.
Le mouvement de protestation des magistrats nantais après les déclarations de Nicolas Sarkozy sur l'affaire Laetitia a fait tâche d'huile depuis hier, avec un appel national à la suspension des audiences à partir de lundi lancé par l'Union syndicale des magistrats (USM, majoritaire).

La justice est au service des honnêtes gens, mais les juges à celui des voyous.

lundi 31 janvier 2011

L'humour régressif de Bedos-fils convient à la 'république du respect' de gauche

Le fils Bedos est un prédateur récidiviste

Nicolas Bedos avait comparé le Chef de l'Etat à un « VRP cocaïné ».

C'était pour rire !... Lien PaSiDupes
Nathalie Kosciusko-Morizet s'est indignée de ces propos
et Bruno Roger-Petit (Le Post !) avait aussi sec accusé la ministre de pressions sur France 2 en déclarant "nul" le rigolo de service. Lien PaSiDupes

Alors, Canal + a offert à Nicolas Bedos d'entretenir dans Le Grand Journal la polémique pourtant ouverte dans l'émission Semaine critique, animée par Franz-Olivier Giesbert sur France 2... « C'est une nouvelle qui a été prise au premier degré. Ce qui est une fiction un peu joyeuse, un peu folle est en train de devenir un discours un peu prétentieux. Et moi, c'est ce que je fuis » a expliqué ce jeune cacochyme inconscient.

"Nicolas Bedos n'est pas drôle, il est nul et insultant !"

La ministre a meilleur jugement que Roger-Petit, car le bouffon en liberté a tenu ensuite des propos inqualifiables sur les policiers, cette fois, à l'émission Tout le monde il est beau, animée par Bruce Toussaint, le Flamby II de Canal +. L'indignation des policiers est aussitôt montée d'un cran: les syndicats SGP Unité police FO et Synergie Officiers, comme Alliance police qui souhaite visiblement que ce soit le ministre de l'Intérieur qui porte plainte.
En revanche, aucun des invités présents dimanche n'a exprimé sadésapprobation...
VOIR et ENTENDRE

La surprise n'est pas si grande depuis le temps que la chaîne privée d'opposition voulue par le président François Mitterrand fait de l'audimat à bon compte avec des chahuts et des insultes sans remettre jamais d'ordre dans ses émissions connues pour leur irrévérence. L'humour branché est devenu disgressif et non seulement irrespectueux mais insultant. C'est ainsi que le fils Bedos a traité cette fois les forces de police de "racaille tombée du bon côté" au "QI de poulpe mort", pensant être drôle au vu de hilarité de son entourage .

Ce fils de... n'a pas été éduqué
Une fois dégrisé, ce cerveau de crevette rose n'est pas parvenu à faire une auto-critique pleine et entière. "Je reviens un peu sur mes propos", a-t-il déclaré sur le plateau du Grand Journal mardi soir, admettant d'une part qu'il dit n'importe quoi pour amuser la galerie et qu' il "n'y a pas que des flics comme (il les a) décrits", et d'autre part qu'il a "besoin de donner de l'impact à ses mots", au risque de ne pas sortir du lot des vulgaires du spectacle progressiste.

Dans Les Inrocks mercredi, Nicolas Bedos exprime ses excuses, avec ses faibles moyens : "Si j'ai pu vexer des policiers, je m'en excuse très sincèrement." Il a donc manifestement fallu que papa Bedos paie cher et longtemps pour que son digne rejeton parvienne à décrocher le bac+2 qu'il méprise chez les policiers, car il n'a toujours pas appris à présenter des excuses en bon français.
Pourquoi un fils de..., tel que Nicolas Bedos, travaillerait-il pour décrocher diplômes et examens si le directeur des programmes, Alain de Greef, le fait entrer à Canal+ - sur son seul mérite - comme lecteur et conseiller artistique à 18 ans, quand les enfants des quartiers doivent trimer pour trouver la planque ?

L'exemplarité, c'est pour les autres

Comme Alévêque, Bedos est-il d'essence supérieure ?
Le fils de... est revenu sur la juste indignation des policiers, sans réussir à distinguer le fond outrancier de la forme vulgaire et violente de ses propos. Parce
qu'il n'est lui-même ni un abruti, ni un voyou, il avait déclaré dimanche sur Canal + : « Le flic de la nuit, le patrouilleur, est un abruti, c'est un voyou en uniforme, c'est une racaille qui est tombée du bon côté ». Puisque les micros sont en permanence ouverts pour lui, il s'est encore exprimé: « C'est un cliché monstrueux, OK. Mais je pense que des milliers de personnes ont déjà subi le tutoiement comme moi (...) [Il ne faut pas tutoyer les plus grossiers d'entre nous] Oui, il n'y a pas que des flics comme ceux décrits dans l'émission. Je reviens un peu sur mes propos, pas par lâcheté (...) Mais je pense que la police doit être exemplaire et quand on voit les cow boys qui se baladent... ».

Nicolas Bedos se dit victime des media !

L'irresponsable est plus à plaindre qu'il n'y paraît
Mais il ne compte ni s'en tenir là, ni céder à la pression: « Arrêter ? Non, non, je suis plus en colère contre les media qui font de moi le nouveau provocateur (...) Ce sont eux qui reprennent, qui tronquent, qui prennent un extrait.
Evidemment il y a de la provocation mais je suis assez flou politiquement et j'ai envie de le rester. Je n'ai pas envie de prendre la relève de mon paternel qui lui a de véritables convictions
(...) Quand je dis un truc comme ça, sinon on est pas entendu, on a besoin de donner de l'impact à ces mots » a expliqué l'écrivain, comme dit Pure-medias !

Un Bedos, candidat à l'Académie française ?
'Tout le monde il est beau', émission littéraire...
Nicolas Bedos estime ne pas avoir été compris: « il y a une mauvaise lecture de mon travail qui est plus littéraire que politique ». A ceux qui trouvent du Guillon en lui, il lance aussi: « Je ne serai jamais le nouveau Stéphane Guillon, avec toute l'admiration que j'ai pour lui. C'est une balade dans votre télévision. Si on regarde la chronique, je tape partout, je parle de DSK aussi longuement que [de] Sarkozy ». Lui aussi trouverait-il donc le sectarisme de Guillon primaire ?

Humour 'borderline' ? La ligne est franchie
Le pauvre bougre n'est pas seulement politiquement flou dans sa tête, il n'est pas net...

Le CSA est-il absent ?

En son temps, Jean-Marie Bigard avait été jugé vulgaire pour son fameux sketch "Le lâcher de salopes", certes peu élégant, et fustigé par des associations
'politiquement correctes'
, au point de provoquer l'ire du CSA.
Et boycotté...
Où en sommes-nous ?
Le Conseil Supérieur de l'Audiovisuel a-t-il été dissout?
Lien PaSiDupes

mardi 26 octobre 2010

Mélenchon, « Le Pen de gauche » ? Qui est l'insulté ?

Le Pen va-t-il porter plainte ?

Un collaborateur de ...Le Post s'indigne
« Mélenchon mérite le respect, pas l'insulte ! », écrit ce contributeur.
Voyons cela !

Politiquement correct : l'insulteur se bave sur les chaussures

Le meneur du Parti de Gauche insulte tous ceux qui passent à portée de ses injures: lire PaSiDupes.

Cet extrémiste de gauche instrumentalise son immunité parlementaire
et porte les accusations les plus extravagantes. Plus il délire, plus sa valeur marchande grimpe: le démagogue est l'un des « bons clients » de la presse à sensation.

Le voyou de la politique vient encore de disjoncter et la video de son dérailement buzze comme aucune autre, que ce soit sur la diversité, le racisme, les violences urbaines ou la réforme de la retraite.
VOIR et ENTENDRE l'accusation proférée par le "casseur" Mélenchon - sous couvert de son brassard virtuel de sénateur – d'abord
contre des « personnes »...:


Hortefeux caillasse les manifestants ?

Mélenchon, star dérangée de la politique spectacle

Visiblement surmené, il a ainsi accusé les policiers de se déguiser en casseurs lors des manifs.

VOIR et ENTENDRE le montage tendancieux suivant qui suggère sans démontrer que des policiers seraient déguisés en casseurs et exerceraient donc des violences contre les forces de l'ordre:


Propagande
Seulement des policiers en civil: instrumentalisation ?
Mélenchon ne risque pas de poursuites et il restera toujours quelque chose de cette calomnie: pourquoi se priver !
Ce républicain (?) baveux n'a que respect pour la démocratie.

La photo du blog de Mélenchon, terroriste intellectuel:

Convaincante ?

Les policiers en civil seraient tous des casseurs...

Un syndicat de police, Synergie officiers, a demandé lundi au ministère de l'Intérieur "d'engager des poursuites" contre le président du Parti de gauche Jean-Luc Mélenchon, qui a accusé les policiers d'"infiltrer" les manifestations contre la réforme des retraites.

"Nous sommes vraiment indignés par les propos de cet élu, ce sont des propos irresponsables et injurieux à l'égard des forces de l'ordre, dont la seule motivation est d'assurer le bon déroulement des manifestations", a réagi un responsable de Synergie officiers, deuxième syndicat d'officiers de police, Mohamed Douhane.
"Compte tenu de ces propos infamants, nous réclamons une réaction forte du ministre de l'Intérieur afin d'obtenir des poursuites judiciaires", a demandé Mohamed Douhane.

L'allié du PCF n'a seulement affirmé, dimanche soir, que des policiers avaient des "consignes" pour "infiltrer" et "jeter des pierres" dans les manifestations sur les retraites. Le terroriste a ajouté: "Je pense que le ministre de l'Intérieur est au courant. »

Si Mohamed Douhane "s'interroge sur les motivations de cet homme politique qui salit délibérément toute une profession", il est clair que Mélenchon souille la démocratie.

jeudi 4 février 2010

Régionales: état de la campagne à six semaines du scrutin

Que se passe-t-il en régions?

Dans un mois et demi, les 26 régions françaises de métropole et d'outre-mer sont invitées à renouveler leurs conseillers.

  • Candidate voilée du NPA, une «provocation» non voilée , selon l'UMP

    Les trotskistes invitent le voile dans le débat des régionales
    Le NPA a désigné Ilham Moussaïd, une jeune femme voilée, candidate sur une liste du Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA) dans le Vaucluse, en position non éligible. Dissociant le port du voile islamique de la religion, le NPA nie la provocation.
    «Notre parti accueille des jeunes (...) qui se reconnaissent dans ses idéaux. La foi est une question privée qui ne saurait faire obstacle à la participation à notre combat dès lors que les fondamentaux laïcs, féministes et anticapitalistes de notre parti sont sincèrement partagés», a réagi ce mercredi le NPA dans un communiqué diffusé par Europe 1.fr.
    Ilham Moussaïd a 25 ans, est étudiante, trésorière départementale du NPA et membre du «comité populaire» à Avignon. Elle est l’une des nombreuses femmes voilées qui militent au sein des comités de base du parti. Une candidate voilée qui n’en appelle pas au communautarisme, qui ne remet pas en cause les valeurs féministes, mais qui est le visage des quartiers sensibles français, aux dires des trotskistes.
    Une «provocation» en plein débat sur le voile intégral, a répliqué mercredi la députée UMP Chantal Brunel. «Il s'agit d'une instrumentalisation d'une pratique religieuse à des fins électoralistes, c'est choquant», a ajouté l'élue.


    => Le NPA se justifie de son choix dans le Vaucluse

    Pour le leader du parti anticapitaliste, elle représente «l'image de l'intégration de son parti dans les quartiers».
    C'est le choix du NPA dans le Vaucluse. «Notre parti accueille des jeunes (...) qui se reconnaissent dans ses idéaux. La foi est une question privée qui ne saurait faire obstacle à la participation à notre combat dès lors que les fondamentaux laïcs, féministes et anticapitalistes de notre parti sont sincèrement partagés», a indiqué ce mercredi le NPA dans un communiqué rapporté par Europe 1.fr.

    =>
    La candidate voilée du NPA fait réagir le MoDem

    Raphaël Vuitton
    , Jeune Démocrate (MoDem) de Lorraine, écrit sur son compte Twitter: «Le NPA annonce qu'il présentera une candidate voilée. Je fais de suite un CP (communiqué de presse) pour dire que notre tête de liste porte des strings». Classe et respectueux, cet amalgame !

    => Le FN vise les 10% pour ses listes au niveau national


    Cette tentative, qui vise précisément le Vaucluse, ne peut que réjouir le FN.
    Marine Le Pen, vice-présidente du Front national (FN) et chef de file du parti dans le Nord/Pas-de-Calais pour les élections régionales, se fixe d'ailleurs l'objectif d'un score de 15% pour les listes FN dans cette région, et de 10% au niveau national. Dans un sondage Ifop pour Paris-Match diffusé la semaine dernière, le FN au niveau national était crédité de 8,5% des intentions de vote au premier tour et d'une capacité à se maintenir pour le second tour dans une dizaine de régions. Avec la contribution non voilée du NPA dans des régions à forte implantation FN.


    => Besancenot, candidat n°1 des régionales sur Facebook


    Selon le top 100 des politiques sur Facebook -classement établi en fonction du nombre de supporteurs-, Olivier Besancenot arrive en février en première position des candidats aux régionales, avec près de 20.000 supporteurs. La tête de liste du NPA est talonnée par la maire de Melle (plus de 9.000 supporteurs) et Rama Yade (un peu plus de 8.500).
    Du côté des petits nouveaux, la Verts Cécile Duflot, l'antillais socialiste Victorin Lurel ou le Modem Alain Dolium font leur entrée dans le classement ce mois-ci.
  • L'UMP stigmatise l'agression de Vitry-sur-Seine

    En harmonie avec les propos du ministre de l'éducation Luc Chatel, Valérie Pécresse, tête de liste UMP en Ile-de-France, a dénoncé ce mercredi la «passivité» et la «faute» de la région (PS), après l'agression d'un élève dans son lycée de Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne).
    «En mai dernier, un diagnostic de sécurité avait montré que la sécurité des élèves, des professeurs et des personnels n'était plus assurée, faute de clôture pour empêcher les personnes extérieures à l'établissement de s'y introduire», a souligné dans un communiqué la ministre de l'Enseignement supérieur.
    «Depuis lors, ni le département ni la région, pourtant compétents pour agir, n'ont pris les mesures nécessaires pour garantir la sécurité et la tranquillité de tous. Par leur passivité, ils ont manqué à leurs responsabilités et se trouvent aujourd'hui en faute», a ajouté la candidate UMP.

    => Le PS réplique à la mise au point de Valérie Pécresse


    Marie-Pierre de la Gontrie et Julien Dray ont dénoncé ce mercredi «l'exploitation honteuse», selon eux, faite par le gouvernement de l'agression d'un lycéen à Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne) LIRE PaSiDupes. Cette agression -qualifiée de 'fait divers' par la presse engagée- s’est déroulée en plein lycée Adolphe-Chérioux : un garçon de 14 ans a été passé à tabac par 5 à 7 jeunes, étrangers à l'établissement et cagoulés, mardi matin. «Il a été retrouvé avec une plaie de couteau à la cuisse gauche, un saignement abondant à l’oreille et les yeux tuméfiés à cause du gaz lacrymogène», explique-t-on au parquet de Créteil. A midi, deux garçons de 16 et 17 ans ont été interpellés. Les deux élus socialistes rejettent la responsabilité sur la majorité. «Qui est garant de la sécurité? L'Etat ou les collectivités locales? (...) Qui est en charge de l'Education nationale? Luc Chatel ou le président de région»?

    Misant sur l'ignorance de la presse et a fortiori du grand public, les deux élus nient que l'un des domaines de compétences des conseils régionaux est l'éducation -et en particulier la gestion des lycées. Qu'une avocate, Marie-Pierre de La Gontrie, dont le maire socialiste Bertrand Delanoë a en outre fait son adjointe chargée de la démocratie locale et des relations avec les associations, se prête à cet abus de confiance de la population, est symptomatique de l'éthique du PS. Or, le barreau de Paris s'apprête à donner un camarade de plus à Madame de la Gontrie, sachant qu'en janvier dernier le député socialiste de l'Essonne, Julien Dray, qui a tout juste retrouvé une nouvelle blancheur, a "déposé un dossier" pour y être admis en qualité, si on ose dire, d'avocat.

  • Un collectif de jeunes agriculteurs à l'assaut du Nord-Pas-de-Calais
    Ce collectif de Jeunes Agriculteurs du Nord (ancré à gauche -PS et JAC, ou Jeunesse Agricole Catholique) a annoncé sa candidature officielle aux régionales dans le Nord-Pas-de-Calais, annonce le site d'informations DailyNord.

  • Bussereau estime que l'amère Royal rassemble des supplétifs

    Le secrétaire d'Etat aux Transports, Dominique Bussereau, candidat UMP aux régionales en Poitou-Charentes, a qualifié mercredi sur Europe 1 la politique de rcrutement de sa concurrente Désirdavenir Royal. Alors que le journaliste Claude Askolovitch lui faisait remarquer que la candidate PS parvenait à récupérer les Centristes, D. Bussereau a rectifié: «Elle rassemble des harkis, hein, si vous me permettez l'expression. Des gens qui vont un peu dans cette affaire, parce qu'ils n'ont pas d'autres moyens d'être élu.» La Cour d'appel de Montpellier autorise ce type d'évocation historique depuis qu'elle a relaxé Georges Frêche, président (alors officiellement PS) de la région Languedoc-Roussillon, des poursuites engagées contre lui pour le motif autrement grave d'«injure raciale», après avoir en effet traité des harkis de «sous-hommes», en février 2006. Le MoDem serait-il par hasard choqué de la comparaison avec des serviteurs de la France ?

  • Remous internes pour le MoDem de Lyon

    La zizanie continue au Mouvement démocrate et pas seulement en Poitou-Charentes, où la responsable, Sa Cynique Majesté Royal, a recruté cinq dissidents centristes.
    Deux ans après l’explosion du MoDem lors des élections municipales à Lyon, la formation de François Bayrou se retrouve de nouveau empêtrée dans des dissensions internes en Rhône-Alpes, à un mois et demi des régionales.
    Tête de liste du MoDem en Rhône-Alpes,
    l'ancien délégué à la promotion de l'égalité des chances sous le gouvernement Villepin, Azouz Begag, est loin de faire l'unanimité. Selon Libération, une véritable fronde a été organisée par des militants mécontents à coups de «piques diverses et variées» et de faux communiqués annonçant notamment la démission de certaines têtes de listes de la région (un vrai-faux mail signé Thomas Rudigoz, du nom d'un élu Modem impliqué dans la campagne d'Azouz Begag et une vraie-fausse démissionnaire, Fabienne Faure, conseillère régionale sortante et tête de liste dans l'Ain).

  • Les hommes de Frêche dans l'Aude demandent que le PS «nous laisse tranquilles»!

    Le député-maire PS de Carcassonne (Aude), Jean-Claude Perez, a exhorté mercredi son parti à «laisser tranquille» les élus de Languedoc-Roussillon, alors que le PS a décidé de présenter une liste concurrente de celle de Georges Frêche, soutenu par les militants.
    «Pour les prochaines élections régionales nous demandons à la direction nationale de nous laisser tranquilles et le résultat sera au bout ! Avec mes collègues parlementaires, les secrétaires fédéraux, les responsables socialistes du Languedoc-Roussillon, c’est ce que nous avons rappelé dernièrement», a-t-il déclaré dans un communiqué sur son site internet.

    => Les alliés de Georges Frêche ne lâchent pas le morceau


    Didier Codorniou
    , qui conduira dans l'Aude la liste du président sortant du Conseil régional de Languedoc-Roussillon, a annoncé ce mercredi à Castelnaudary qu'il déposerait un recours en justice contre la liste PS anti-Frêche.

  • Eric Besson fait des émules dans le Val d'Oise

    Outre que Martine Aubry, le premier secrétaire du PS, approuve Eric Besson, qui refuse la naturalisation d'un homme obligeant sa femme à porter le voile (LIRE PaSiDupes), l'ex-conseillère municipale PS de Sarcelles, Linda Uzan, a décidé de changer de camp et de rejoindre les rangs de l'UMP à l'occasion des régionales, annonce le site d'informations du Val d'Oise, VO News. Elle sera en sixième position de la liste du parti de la majorité présidentielle dans le département francilien, face au sortant socialiste, Jean-Paul Huchon.

  • Jean-François Copé recherche la clarté, dès le 1er tour

    En revanche, et à propos des Régionales, le chef de file des députés UMP a jugé ce mercredi sur France Info qu'il vaut mieux «crever l'abcès aujourd'hui» plutôt que d'avoir «des psychodrames» au soir du 1er tour, en commentant les tiraillements dans la majorité pour la constitution des listes.

    VOIR et ENTENDRE Jean François Copé, invité de France-info, le 03 février 2010

    Jean François Copé, france-info, 03 02 2010
    par FranceInfo.


    =>
    La tête de liste UMP en Seine-Saint-Denis agite la police

    Georges Moréas, un ancien policier devenu romancier et scénariste (cinq épisodes du Commissaire Moulin) s'indigne sur son blog de la présence en tête de la liste UMP de Seine-Saint-Denis de Bruno Beschizza, le secrétaire général du syndicat de police Synergie (syndicats d'officiers de police CFE-CGC, 44,5%). Cette position a été débattue au sein même de la section UMP du département. L'appartenance de la tête de liste au SCPN (58,50% des voix des commissaires et hauts fonctionnaires de la Police - UNSA Police, 5,71%) aurait-elle mieux satisfait ?

  • Francis Delattre, sur la diversité que le PS envoie au casse-pipe?

    VO TV, la télévision du Val d'Oise, organise un débat ce mercredi à 16h entre Francis Delattre, le maire UMP de Franconville, et Dominique Lefebvre, premier secrétaire du PS dans le Val d'Oise. Ce dernier n'est pas candidat aux régionales mais Francis Delattre l'accuse d'avoir lancé le «buzz» autour de ses propos sur Ali Soumaré, la tête de liste PS du Val d'Oise pour les régionales. «Au début, j'ai cru que c'était un joueur de l'équipe réserve du PSG. Mais en réalité, il est premier secrétaire de la section de Villiers-le-Bel. Ca change tout Ca ne change rien pour le PS ni la presse militante qui en font une affaire.

  • Région PACA: les Verts virent une de leurs élues

    Malgré l'affaire Sylvie Andrieux (LIRE PaSiDupes), une des conseillères régionales sortantes a déserté Europe Ecologie en Provence-Alpes-Côte d'Azur (PACA) pour rallier la liste socialiste de Michel Vauzelle aux régionales de mars. La sanction a été instantanée: plus rapide que celle qui frappe Frêche pour ses insultes racistes et antisémites «En ralliant la liste socialiste, Marie Bouchez tente d'affaiblir les Verts dans un contexte où une écologie autonome devient une force politique à part entière», indique le communiqué du parti écologiste.
  • L'Alsace virera-t-elle aux Verts?

    Selon un sondage Ifop-Paris Match, Europe Ecologie remporterait les régionales en Alsace, avec 44% des voix contre 43% pour la liste de la majorité au 2e tour. L'enjeu est de taille pour le gouvernement, puisque l'Alsace est la seule région avec la Corse détenue par l'UMP.
  • Xavier Bertrand et le renouvellement des cadres

    Le secrétaire général de l'UMP a relativisé ce mercredi sur France 2 la grogne dans la majorité pour la constitution des listes aux régionales, expliquant que les candidatures avaient été «renouvelées à 65%, du jamais vu».
    Il souligne aussi la place faite à la jeunesse et au renouvellement des cadres.

    => Le patron des Jeunes Pop' dans la bataille

    Le journaliste du Figaro.fr, Bastien Hugues, a d'ailleurs annoncé sur Twitter ce mercredi que Benjamin Lancar, le président des Jeunes UMP, est candidat aux régionales à Paris, en 8e position sur la liste UMP. Dans les Yvelines, la liste de Valérie Pécresse a été dévoilée: David Douillet est numéro 2.

    => Aubry crie victoire; François Fillon l'appelle «plus de modestie»

    Le Premier ministre, François Fillon, a déclaré mercredi que la première secrétaire du Parti socialiste (PS) Martine Aubry devrait «se méfier des scénarios écrits par avance» et faire preuve de plus de «modestie» sur l'issue des régionales, pour lesquelles elle a prédit un grand chelem de l'opposition. Evoquant son statut de chef de file de la campagne UMP, il a aussi déclaré: «C'est mon rôle de prendre des risques: j'ai la responsabilité de la majorité». Lien Europe 1

    VOIR et ENTENDRE François Fillon , avec Jean-Pierre Elkabbach à Europe 1, le 3 février, sur les Régionales, l'antisémitisme, le voile islamique, l'affaire Clearstream, le chômage, la réduction des déficits, etc...:

    EXCLU - L'intégrale de l'interview de Fillon
    par Europe1fr.
  • vendredi 4 juillet 2008

    Réactive, Rachida Dati crée un fichier sur les «bandes organisées»

    Des raisons de ficher les bandes organisées
    Au cours des huit premiers mois de 2007, 147 rixes impliquant des groupes de jeunes ont été constatées en Ile-de-France, 10 % d'entre elles ayant lieu dans la capitale.
    La banlieue n’est pas épargnée.
    En décembre dernier, une bande de Créteil s'était rendue dans un quartier de Maisons-Alfort pour un règlement de compte consécutif à une rixe qui l'avait opposée à des jeunes de ce quartier il y a un an à Créteil, selon une source policière. A l'origine du différend, un vol de vélo ! L'expédition punitive, préparée avec des guetteurs dans une voiture et d'autres à pied, a tourné au désavantage des agresseurs. Alertés par des témoins, les policiers avaient interpellé le soir même cinq jeunes sur la vingtaine qui s'étaient affrontés à coups de barre de fer, de bâton, de gomme-cogne, de bombe lacrymogène ou de couteau, selon une source policière. Deux blessés, tous deux de Créteil, avaient été retrouvés dans les hôpitaux. L'un, atteint d'un coup de couteau dans le dos, s'est vu reconnaître une incapacité totale de travail (ITT) de 10 jours, l'autre, frappé à coups de poing et de pied, de 6 jours.Les enquêteurs de la Sûreté départementale ont ensuite identifié d'autres participants à la rixe, venant des deux villes. Au total 10 personnes avaient été placées en garde à vue.
    La province subit aussi la violence en bande organisée.
    Ainsi, deux bandes se sont affrontées, hier soir peu avant minuit, dans le 8e de Marseille, un quartier calme. Un jeune a été hospitalisé après avoir pris un coup de couteau, un autre a eu le nez cassé. Les policiers de la Bac sont intervenus rapidement pour tenter de ramener le calme mais, à leur tour, ils ont été pris à partie et leur véhicule a été endommagé.
    A Paris, donc, après les incidents au Champ-de-Mars de la nuit de la St Sylvestre, puis ceux du week-end dernier, dans la nuit du 20 au 21 juin 2008, le conseiller de Paris Yves Pozzo Di Borgo, président du groupe Centre et indépendants, a demandé vendredi la fermeture du Champ de Mars à partir du début de soirée, après les nuisances causées selon lui par "des centaines de jeunes" dans la nuit de jeudi à vendredi. La célébration de la fin des épreuves du bac a été perturbée quand étrangers à la fête, "des centaines de jeunes de tous horizons ont envahi le Champ de Mars et causé jusqu'à 5h du matin, troubles et dégâts", laissant le lieu "en champ de ruines". "La police et les pompiers ont assisté impuissants à ce phénomène, où pendant une nuit entière ce fut une zone de non droit", poursuit le sénateur de Paris, qui a saisi officiellement le Préfet de Police. Selon M. Pozzo Di Borgo, "ce phénomène est dû en partie au laxisme répété du maire de Paris" Bertrand Delanoë (PS), "qui depuis 2001 a accordé trop d'autorisations à une série de manifestations qui ont détourné le Champ de Mars de son rôle d'accueil des familles, des touristes, des parisiens". "Cette manifestation à caractère festif n'a pas donné lieu à interpellation".

    La ministre de la Justice, Rachida Dati, a annoncé dans "le Journal du Dimanche", la création d'un «fichier sur les bandes organisées», suite aux incidents entre la police et des jeunes sur le Champ-de- Mars le week-end dernier à Paris.
    C'est donc pour améliorer la prévention que Rachida Dati propose aujourd'hui un «fichier sur les bandes organisées». «L'idée est d'identifier ces bandes», expliquait-elle dans le JDD, mais aussi «d'anticiper leurs mouvements, de savoir comment elles se construisent, comment elles fonctionnent, comment elles agissent. De nombreux pays européens le font.»
    «J'ai eu vendredi, à son initiative, une réunion avec le président de la République sur ce sujet», a-t-elle confié. Autant dire un quasi conseil de crise, car selon l'Élysée, étaient présents à ces discussions sa collègue de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie, le secrétaire général de l'Élysée, Claude Guéant, le préfet de police de Paris, Michel Gaudin, et le directeur général de la police nationale, Frédéric Péchenard.
    «Le président était en Israël quand les événements parisiens se sont produits et il voulait faire le point», explique-t-on dans son entourage. Il faut dire que le VIIe arrondissement n'avait pas connu de débordements de cette ampleur depuis les manifestations contre le CPE en 2006. «Imaginez trois cents gaillards qui frappaient et rackettaient au hasard les gamins venus fêter entre amis la fin des épreuves du bac au pied de la tour Eiffel. Ils cassaient tout sur leur passage et nous avons compté plusieurs blessés dans nos rangs, dont un grave», se souvient l'un des responsables du maintien de l'ordre, la semaine dernière, dans la capitale. Bilan judiciaire de la soirée : 22 gardes à vue, 13 déférements et seulement deux personnes incarcérées, ce malgré les lois renforçant la répression contre les mineurs délinquants, annonce l’agence de presse française.
    Pas vus, pas pris ?
    La Garde des Sceaux l'assure aujourd'hui : «Nous interpellerons tous ceux qui ont commis ces violences
    Le maire de Paris, Bertrand Delanoë, a été fermement invité à installer quinze caméras pour surveiller, de jour comme de nuit, les abords du Champ-de-Mars, indique-t-elle.
    Ceux qui n’ont rien à proposer se demandent si les fichiers sont vraiment une solution ?
    Réponse d'un expert: «Depuis le gang des Apaches au début du siècle dernier, celui des bandes à Paris est alimenté régulièrement, tandis que les RG nationaux détiennent une base de données qu'ils complètent avec le fichier des brigades spécialisées». Un commissaire de police déplore: «Mais il faut bien le reconnaître, tout cela est morcelé et fonctionne de façon assez artisanale»
    Pour Bruno Beschizza, le secrétaire général du syndicat de policiers Synergie-Officiers, majoritaire à Paris, le système Dati aurait «au moins le mérite de mettre fin à une hypocrisie en dotant la police d'un fichier officiel sur les bandes».
    Que la CNIL (Commission nationale sur l'informatique et les libertés) n’émette pas un avis consultatif négatif sur cette initiative faciliterait la prévention…