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jeudi 26 mars 2020

Coronavirus : c'est quoi, l'opération militaire 'Résilience' annoncée par Emmanuel Macron

Macron a annoncé le lancement de l'opération militaire Résilience : nouveau coup de com' ?

Quel est le plan mis en place pour le diseur de l'Elysée ?

Allongés Nouvelles | Les Dernières Nouvelles Sur Allongés
Résilience italienne face à l'mpréparation et à la pénurie;
demain en France ?
Les mesures prises par Macron doivent permettre de faire face à la pandémie de coronavirus qui sévit dans France en manque de tout : respirateurs, tests de dépistages et même les élémentaires masques chirurgicaux.

Après un plan d'urgence économique tardif de l'ex-banquier pour relever la France post-pandémie de coronavirus, arrive une opération militaire. En déplacement à Mulhouse pour découvrir le premier hôpital militaire de campagne installé après plusieurs semaines de cris d'alerte, puis d'alarme, notamment par le président de Région Grand-Est, le locataire de l'Elysée a annoncé ce mercredi un série de mesures au détour de sa prise de parole. 
Un plan d'investissement pour l'hôpital poursoutenir le secteur sanitaire durant cette crise, mais aussi le lancement de lancement de 'Résilience', mot peu répandu parmi les "gens qui ne sont rien", mais qui désigne la force de caractère appliquée à se reconstruire à la suite d'un traumatisme. Si la France peine à se relancer, ce sera donc la responsabilité des Français faibles et peu endurants... 


Cette opération militaire vise à protéger les populations et à soutenir les services publics face à la menace du virus en métropole et sur les territoires d'Outre-mer. En effet, le "tsunami" - dont Agnès Buzyn avait pressenti l'ampleur sans vouloir alarmer par des prises de mesures strictes - se solde par un bilan provisoire en hausse continue: en France, le coronavirus a fait plus de 1.300 morts, selon le dernier bilan communiqué le 25 mars.

L'opération Résilience, c'est quoi ?

A Mulhouse, Macron a prononcé des phrases creuses, expliquant que "les armées s’engageront dans l’ensemble des secteurs où elles pourront apporter un soutien à la continuité de l’Etat" et que "ces missions seront adaptées aux contextes locaux"Lancée mercredi 25 mars, elle vise à protéger la population face à la rapide progression de l'épidémie de coronavirus. 

Les forces armées interviendront sur les plans sanitaire et logistique, notamment en Outre-mer, dans le but de mettre en place une aide à la "protection" de sites sensibles, sa mission de base. Cette opération reste bien distincte de l'opération Sentinelle contre le terrorisme enclenchée en 2015. Pour venir en aide aux populations d'Outre-mer, deux porte-hélicoptères amphibie (PHA), le Mistral et le Dixmude, seront respectivement déployés dans le sud de l'océan Indien, vers l'île de la Réunion, et dans la zone Antilles/Guyane. 

Insularité, éloignement, isolement, faible capacité d'accueil des malades... Si les Outre-mer sont pour l'heure moins touchés par le coronavirus (quelque 365 cas recensés mercredi sur l'ensemble des territoires et deux décès, en Martinique et en Guadeloupe), ils s'inquiètent d'une possible catastrophe sanitaire sur leur sol. 
Le ministère des Armées a tenu à souligner que cette opération n'a pas vocation à aider policiers et gendarmes à faire respecter le confinement et contraindre la population pour enrayer la propagation du virus.

Sur le plan logistique, l'armée pourrait par exemple être sollicitée pour transporter des masques vers une région française donnée. 

Insularité, éloignement, isolement, faible capacité d'accueil des malades.... Si les Outre-mer sont moins touchés pour l'instant par le coronavirus (quelque 365 cas recensés mercredi sur l'ensemble des territoires et deux décès, en Martinique et en Guadeloupe), ils s'inquiètent d'une possible catastrophe sanitaire sur leur sol. Le ministère des Armées a tenu à souligner que cette opération n'a pas vocation à aider policiers et gendarmes à faire respecter le confinement de la population pour enrayer la propagation du virus.

La "protection", elle, pourrait concerner des sites d'"opérateurs d'intérêt vital", ou OIV,  par exemple les centrales nucléaires. 

dimanche 15 mars 2020

Macron se retranche derrière les scientifiques et un médecin accable les Français

Jean Rottner, médecin et président de région, lanceur d'alerte  

Le président de la région Grand Est - de ce fait ex-président de Mulhouse Alsace Agglomération et ex-maire de Mulhouse (mais premier-adjoint de la ville) - est également un médecin urgentiste qui se plaint d'une saturation des moyens dans l'un des principaux foyers de contamination en Alsace

Résultat de recherche d'images pour "saturation hopitaux mulhouse"
Les critiques qui s'élèvent contre le rejet de Macron de reporter le scrutin des municipales semblent éloignées des préoccupations de cet ex-président de Mulhouse Alsace Agglomération et ex-maire de Mulhouse (mais premier-adjoint de la ville) sous le coup de la loi du non-cumul - en lien avec la montée de la contamination sur son territoire : président de la région Grand Est à la faveur de la démission de Philippe Richer, il est également médecin urgentiste...

En ce dimanche de premier tour, il suit les tendances sur la participation des électeurs mais ce LR Macron-compatible de 53 ans en a vu bien d'autres et s'inquiète de la légèreté et l'impréparation générale face au coronavirus qui avait pourtant fait assez de dégâts en Chine ou en Italie pour que la France ne le prenne pas de haut comme l'ont fait Macron et Buzyn. "On verra ce soir", souffle-t-il au vu de l'abstention qui s'annonce massive: la participation  se situe sous les 10% en fin de matinée, quelle que soit la sociologie des secteurs.

L'incivisme, "c'est terrible"...

Jean Rottner, président de la région Grand Est, également urgentiste de métier.
"Vous savez, insiste celui qui est aussi urgentiste à l'hôpital de Mulhouse, nous sommes dans l'œil du cyclone depuis le 1er mars. C'est là qu'on a vu arriver les choses. En dehors de l'Alsace, je crois que les Français ne mesurent pas encore ce que cette crise sanitaire veut dire. C'est terrible. Des jeunes qu'il faut intuber de toute urgence, des personnes âgées balayées en quelques heures, des équipes médicales qui arrivent à saturation complète après 15 jours de mobilisation, des gens en pleurs, des plans nationaux, la peur pour soi et pour ses proches... Quand on est dedans, les choses sont extrêmement compliquées", raconte le premier-adjoint au maire de Mulhouse.

La ville a été durement touchée par un foyer de contamination de 2.000 personnes, suite à un rassemblement d'une église évangélique. Elle est passée très tôt en stade 2 renforcé. Rottner évoque une "chape de plomb même si la vie continue". Et la question d'un report des élections est presque une question trop parisienne pour les habitants de la région. "Pour nous, il n'y a pas lieu de débattre. La décision a été prise. Il faut la respecter. Il a été très compliqué pur nous de faire campagne mais ce temps démocratique doit pouvoir se dérouler au mieux", estime l'élu local.

Lors d'une prise de parole conjointe avec Jean-Baptiste Djebbari, Elisabeth Borne a préconisé ce dimanche 15 mars de "renoncer aux déplacements non essentiels", pour limiter le risque de propagation du coronavirus.

Un SMS de l'élu régional à Macron début mars

Résultat de recherche d'images pour "saturation hopitaux mulhouse" est également confronté aux aspects transfrontaliers du Coronavirus, avec des décisions allemandes qui ont été parfois prises de manière "unilatérale". "Il y a plein d'effets induits auxquels on ne pense pas forcément quand on est sur les plateaux des chaînes d'infos. Sur le terrain, les sujets sont éminemment autres", grince le président du conseil de surveillance de l'hôpital, contraint de passer personnellement des coups de fil pour obtenir des masques et d'inventer des solutions au fil d'une crise inédite.

Face à la gravité des événements, Jean Rottner avait immédiatement envoyé un SMS à Emmanuel Macron, dès le début du mois de mars. Il l'avait alerté sur une situation devenue endémique. "Je lui ai dit qu'il y avait une distorsion entre ce que les gens entendaient de la parole publique officielle et ce qui était ressenti sur le terrain par les soignants. J'ai insisté sur le fait que cela n'allait pas être gérable longtemps", 
e-t-il.

En même temps, Rottner se dit frappé par le "calme" et la "patience" des habitants, prêts à attendre des réponses durant plusieurs heures. "Les gens ne sont pas affolés outre mesure mais il est nécessaire de privilégier toujours les messages les plus simples et les plus clairs", conseille-t-il, en notant que l'inquiétude est surtout liée à la saturation des moyens et des équipes. Il n'y a pas plus de places disponibles dans les hôpitaux alsaciens.

Conscient des difficultés et des efforts du gouvernement pour faire face à des événements exceptionnels, Jean Rottner souhaite simplement appeler chacun à la responsabilité. "Les Français doivent prendre conscience de ce qui arrive", conclut-il le président de la région Grand Est.

La situation décrite par Rottner, c'est ce que vivront les Français dans quelques heures.
Merci aux malins qui veulent "que la vie continue" et qui sont allés au théâtre (Antoine) donnant l'exemple de l'irresponsabilité et de l'incivisme...

 

dimanche 19 août 2012

Emeutes d'Amiens: le gouvernement envoie un "message de laxisme"

Guillaume Peltier (UMP) tire le signal d'alarme

Le secrétaire national de l'UMP chargé des études d'opinion et des sondages s'est exprimé le 18 août 2012 sur "les émeutes urbaines de ces dernières semaines" dans plusieurs villes de France, samedi sur France Inter. 
Outre les violences d'Amiens que la presse n'a pu occulter puisqu'elles ont fait 17 blessés parmi les policiers et des dégâts considérables dans des bâtiments municipaux et sur des containers et des voitures particulières, il aurait fallu rendre compte également des violences urbaines qui ont éclaté lundi 30 juillet à Mulhouse (Haut-Rhin: 3 blessés) après l'interpellation mouvementée de deux jeunes dans le quartier de Bourtzwiller, et au cours desquelles un collège, une dizaine de véhicules et le tramway de la ville ont été vandalisés, 
Video de novembre 2011 - Les violences sont médiatisées

Le Conseil général a pourtant estimé à au moins 150.000 euros le coût des travaux de réfection du collège. La FSU et la FCPE n'ont pas communiqué !


30 juillet 2012 - Les violences sont peu médiatisées 


Quartier de Bourtzwiller : nuit sous tension par France3Alsace
Lien Le Monde (On notera au passage le parti-pris de l'illustration)

Mais aussi celles du 2 août 2012 à 
Vitrolles, par exemple: un policier aixois de la BAC a été grièvement blessé, mais le site de France Info lui a consacré six lignes...


A Amiens, ils ont tiré à balles réelles sur des policiers:

VOIR et ENTENDRE Marc Richez, du syndicat Synergie Officiers Nord/Pas-de-Calais/Picardie, nous dresser le bilan édifiant de la nuit:

Amiens : "Ils ont tiré à balles réelles sur les... par leparisien

"Qu'est ce qui se passe depuis 100 jours que le gouvernement socialiste est au pouvoir ? C'est un message de laxisme qui est adressé à l'ensemble des Français et que les délinquants ont manifestement très bien entendu puisque les émeutes urbaines que nous avons vécues ces dernières semaines à Paris, à Aix-en-Provence, à Toulouse et plus récemment à Amiens sont inédites par leur ampleur et leur violence depuis ce qu'on avait connu en 2005", a-t-il affirmé.

"Aujourd'hui on ne sait plus très bien si c'est Christine Valls ou Manuel Taubira qui est ministre de l'Intérieur, parce que tout le discours de la ministre de la Justice Mme Taubira de suppression des centres de rétention et des hôpitaux prisons, de suppression des peines planchers contre les récidivistes, de suppression de la construction de 20.000 places de prison (...), tout cela constitue un message très général de laxisme et les délinquants s'en donnent depuis à coeur joie", a-t-il ajouté.


Sur les Rom, "c'est le gouvernement 'arroseur arrosé' ", a estimé G. Peltier. 
"Au coeur de l'été 2010, la gauche avait des mots extrêmement durs sur la politique de Nicolas Sarkozy et sur le démantèlement des camps de Rom", se souvient-il.

"Mais aujourd'hui, le choeur des donneurs de leçons à gauche est privé de quelques-uns de ses ténors les plus caricaturaux, comme Jean-Marc Ayrault, comme Martine Aubry, qui insultaient Nicolas Sarkozy et qui aujourd'hui font la même politique, mais en y ajoutant une grande part de mensonge puisqu'ils proposent de leur réserver un certain nombre d'emplois dans notre pays, ce qui est une politique folle", déclare encore le responsable politique.
Le groupe Doux embauche des Rom dans ses poulaillers ?