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jeudi 26 mars 2020

Coronavirus : c'est quoi, l'opération militaire 'Résilience' annoncée par Emmanuel Macron

Macron a annoncé le lancement de l'opération militaire Résilience : nouveau coup de com' ?

Quel est le plan mis en place pour le diseur de l'Elysée ?

Allongés Nouvelles | Les Dernières Nouvelles Sur Allongés
Résilience italienne face à l'mpréparation et à la pénurie;
demain en France ?
Les mesures prises par Macron doivent permettre de faire face à la pandémie de coronavirus qui sévit dans France en manque de tout : respirateurs, tests de dépistages et même les élémentaires masques chirurgicaux.

Après un plan d'urgence économique tardif de l'ex-banquier pour relever la France post-pandémie de coronavirus, arrive une opération militaire. En déplacement à Mulhouse pour découvrir le premier hôpital militaire de campagne installé après plusieurs semaines de cris d'alerte, puis d'alarme, notamment par le président de Région Grand-Est, le locataire de l'Elysée a annoncé ce mercredi un série de mesures au détour de sa prise de parole. 
Un plan d'investissement pour l'hôpital poursoutenir le secteur sanitaire durant cette crise, mais aussi le lancement de lancement de 'Résilience', mot peu répandu parmi les "gens qui ne sont rien", mais qui désigne la force de caractère appliquée à se reconstruire à la suite d'un traumatisme. Si la France peine à se relancer, ce sera donc la responsabilité des Français faibles et peu endurants... 


Cette opération militaire vise à protéger les populations et à soutenir les services publics face à la menace du virus en métropole et sur les territoires d'Outre-mer. En effet, le "tsunami" - dont Agnès Buzyn avait pressenti l'ampleur sans vouloir alarmer par des prises de mesures strictes - se solde par un bilan provisoire en hausse continue: en France, le coronavirus a fait plus de 1.300 morts, selon le dernier bilan communiqué le 25 mars.

L'opération Résilience, c'est quoi ?

A Mulhouse, Macron a prononcé des phrases creuses, expliquant que "les armées s’engageront dans l’ensemble des secteurs où elles pourront apporter un soutien à la continuité de l’Etat" et que "ces missions seront adaptées aux contextes locaux"Lancée mercredi 25 mars, elle vise à protéger la population face à la rapide progression de l'épidémie de coronavirus. 

Les forces armées interviendront sur les plans sanitaire et logistique, notamment en Outre-mer, dans le but de mettre en place une aide à la "protection" de sites sensibles, sa mission de base. Cette opération reste bien distincte de l'opération Sentinelle contre le terrorisme enclenchée en 2015. Pour venir en aide aux populations d'Outre-mer, deux porte-hélicoptères amphibie (PHA), le Mistral et le Dixmude, seront respectivement déployés dans le sud de l'océan Indien, vers l'île de la Réunion, et dans la zone Antilles/Guyane. 

Insularité, éloignement, isolement, faible capacité d'accueil des malades... Si les Outre-mer sont pour l'heure moins touchés par le coronavirus (quelque 365 cas recensés mercredi sur l'ensemble des territoires et deux décès, en Martinique et en Guadeloupe), ils s'inquiètent d'une possible catastrophe sanitaire sur leur sol. 
Le ministère des Armées a tenu à souligner que cette opération n'a pas vocation à aider policiers et gendarmes à faire respecter le confinement et contraindre la population pour enrayer la propagation du virus.

Sur le plan logistique, l'armée pourrait par exemple être sollicitée pour transporter des masques vers une région française donnée. 

Insularité, éloignement, isolement, faible capacité d'accueil des malades.... Si les Outre-mer sont moins touchés pour l'instant par le coronavirus (quelque 365 cas recensés mercredi sur l'ensemble des territoires et deux décès, en Martinique et en Guadeloupe), ils s'inquiètent d'une possible catastrophe sanitaire sur leur sol. Le ministère des Armées a tenu à souligner que cette opération n'a pas vocation à aider policiers et gendarmes à faire respecter le confinement de la population pour enrayer la propagation du virus.

La "protection", elle, pourrait concerner des sites d'"opérateurs d'intérêt vital", ou OIV,  par exemple les centrales nucléaires. 

mardi 13 mars 2018

Mayotte : des milliers de manifestants défilent avant une rencontre avec Girardin

La ministre des Outre-mer ne convainc ni à Saint-Martin, ni à Mayotte

Les initiateurs du mouvement ont boudé la ministre : 
inappropriée face à une population mahoraise à 95 % musulmane sunnite ? 

Manifestation du 7 mars 2018 à Mamoudzou
Plusieurs milliers de manifestants ont défilé ce jour  à Mamoudzou, chef-lieu de Mayotte, archipel où les catholiques de la République n'ont pas le droit de faire sonner leurs cloches avant la messe, alors que dans l'après-midi la ministre des Outre-mer doit rencontrer les initiateurs du mouvement de contestation populaire qui entre mardi dans sa quatrième semaine. La rencontre d'Annick Girardin, en déplacement à Mayotte depuis lundi, avec l'intersyndicale et le collectif est programmée à 14 heures (midi, heure de Paris).

Les manifestants sont-ils frontistes ??
Ils protestent contre l'insécurité et l'immigration clandestine et réclament davantage de présence de l'Etat, alors que Macron rentre de trois jours passés en couple en Inde. "On est là pour crier notre colère. A partir d'aujourd'hui, nous allons défier le gouvernement", a lancé un porte-parole du collectif, au début de la manifestation. Mercredi dernier, un autre rassemblement avait déjà réuni plusieurs milliers de personnes. 

L'intersyndicale et le collectif avaient refusé de rencontrer la ministre lundi - elle a seulement discuté avec des élus -, dénonçant une "mascarade" et regrettant qu'il n'y ait "aucune intention de mener de véritables négociations sur nos revendications".

"Un travail de long terme" à engager

L'intersyndicale avait présenté vendredi 50 mesures revendicatives. Annick Girardin avait indiqué, lors d'une conférence de presse, qu'il y avait, parmi elles, des mesures qui méritaient d'être travaillées "avec les auteurs de cette plateforme". 
De leur côté, les élus ont présenté un "plan de convergence" sur dix ans, chiffré à environ 1,8 milliard d'euros. 

Une rentrée scolaire sous haute sécurité policière
"Cela fait des années, voire des décennies que le situation est difficile", a polémiqué le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux, sur France 2, mardi. "Le premier sujet dans l'immédiat était de faire en sorte que la rentrée scolaire se fasse", ce qui a été le cas pour "110 des 180 classes à Mayotte", a-t-il avancé, en rappelant que "1.000 forces de sécurité supplémentaires ont été déployées" à cette occasion.
"Il fallait agir dans l'urgence sur la rentrée scolaire, sur la sécurisation, et ensuite c'est un travail de long terme qu'il va falloir engager avec les élus, avec le monde économique, avec le monde syndical et avec l'ensemble des administrations sur l'île", a-t-il expliqué, en forme de catalogue, pour ne rien dire de concret au final.
Dans le département français de Mayotte, dès l'âge de six ans, les enfants fréquentent en parallèle l'école coranique et l'école primaire de la République.

Un nouveau passage de Girardin prévu en avril
Seule politicienne avec Jean-Yves Le Drian à être successivement  membre d'un gouvernement de Hollande et de Macron, la quinquagénaire a fait plusieurs annonces concernant la sécurité et la lutte contre l'immigration clandestine.
Assurant que Mayotte restera un département français, elle a appelé à redéfinir les compétences du département et à renforcer l'accompagnement de l'Etat, un renforcement qui s'adresse à elle-même...

L'ex-députée radicale de gauche (PRG) de Saint-Pierre-et-Miquelon a d'ores et déjà promis de revenir avant la mi-avril, pour voir l'avancée des travaux engagés par trois ..."missionnaires" laïcs, Jean-Jacques Brot, non pas jeune startupper de LREM, mais ancien préfet de Mayotte (et Haut-commissaire de la République en Nouvelle Calédonie), 62 ans, connu pour avoir dirigé la mission de coordination pour l'accueil des réfugiés syriens et irakiens auprès du directeur général des Étrangers en France de 2015 à 2017, le général Lucas Lambert, directeur de la gendarmerie de l'Outre-mer et Jean Courtial, conseiller d'État, venus avec elle. J.-J. Brot était préfet de la Vendée en février 2010, quand eut lieu la tempête Xynthia dans les communes de La Faute-sur-Mer et L'Aiguillon-sur-Mer. Bon augure ?
Ils vont travailler sur "cinq piliers", pour "préparer Mayotte de demain": la lutte contre l'immigration clandestine, la coopération avec les Comores, un plan d'investissement public, le renforcement de services de l'État et le fonctionnement des institutions du territoire, annonce Girardin, titulaire d'un diplôme d'animatrice socioculturelle.

mercredi 27 septembre 2017

Le chômage a poursuivi sa hausse en août 2017

La presse "indépendante" a passé cette hausse sous silence  
 Après la hausse de juillet, la hausse d'août... 

Résultat de recherche d'images pour "hausse du chomage"Nouvelle hausse forte du chômage après celle de juillet, déjà forte (1%), en métropole et en Outre-mer.

Le nombre de chômeurs a poursuivi sa courbe ascendante, +22.300, +0,6%, faisant 3,54 millions de victimes dans la seule métropole, a annoncé mardi le ministère du Travail. 
En incluant l’Outre-mer, le chômage augmente dans les mêmes proportions (+0,6%) pour un total de 3,80 millions de personnes, si on inclut seulement la catégorie A (sans activité) des inscrits sur les listes de Pôle emploi. 

Très fluctuant depuis le début de l’année, l’indicateur enchaîne deux mois de hausse pour la première fois en 2017. Le ministère du Travail recommande donc de "toujours privilégier les évolutions en tendance plutôt qu’au mois le mois"... Or, le nombre de chômeurs est en hausse de 46.300 (+1,3%) sur trois mois et de 73.300 (+2,1%) depuis le début de l’année en métropole. 
En revanche, l’indicateur baisse légèrement sur un an (-0,3%). 

La faute à "l'indicateur de Pôle emploi [qui] reste en berne", selon Le Point

Sur le seul mois d’août, les chiffres de Pôle emploi atteignent de nouveaux records en comptant - et pourquoi ne pas le faire - les demandeurs d’emploi ayant exercé une activité au cours du mois (catégories B et C). Leur nombre s'envole à 5,65 millions en métropole (+0,4 %) et 5,95 millions en France entière (+0,5 %). 
Hausse du chômage en août © AFP AFP
Document AFP que Le Point ne craindra pas
de décompter au nombre de vos consultations
En catégorie A, la hausse d’août frappe autant les jeunes que les seniors (+0,4%). +3,1% sur un an pour les "50 ans ou plus" confirment une tendance de fond, tandis que pour les "moins de 25 ans", la situation reste en amélioration sur un an (-5,2%). 

Le chômage de longue durée s'étend lui aussi, en hausse de 0,9% en août.
A la fin du mois, 2,49 millions de demandeurs d’emploi, petite activité comprise, étaient inscrits à Pôle emploi depuis plus d’un an en métropole.

La croissance annoncée à 1,7 % par le gouvernement en 2017 peut-elle être encore atteinte ?

Le Point  conteste les chiffres de Pôle Emploi.
Image associée
Et de citer Bruno Ducoudré, économiste à l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) : "La hausse du chômage observée ces derniers mois par Pôle emploi est "difficilement compréhensible". Selon lui, cette détérioration n'est pas en phase avec "l'accélération de la croissance et des créations d'emplois". 
La-dite accélération serait-elle donc artificielle ? En février 2017, l'OFCE avait prévu une baisse importante du chômage pour les années à venir, atteignant 8,7 % pour 2019-2020, puis 7,7 % en 2022. Le moins qu'on puisse dire, c'est que la tendance a du retard à l'allumage... Cette prévision de l'OCDE était déjà en contradiction avec une étude de l'UNEDIC de fin 2016, qui prévoyait une légère hausse du chômage jusqu'en 2019 à 9,6 %. Tous les espoirs resteraient donc permis. C'est la position volontariste du Point.
A noter que, créé par l'Etat en 1981 au sein de la Fondation nationale des sciences politiques de Sciences Po, l'OFCE est présidé depuis juin 2014 par Xavier Ragot, ancien conseiller économique d'Arnaud Montebourg (ministre de l'Économie et du ...Redressement productif de mai 2012 à août 2014).
Hausse du chômage en août © AFP AFP
Bruno Ducoudré met en cause la baisse de charge du plan de formation des demandeurs d'emploi et la baisse des contingents de contrats aidés depuis juillet qui pourraient expliquer une partie de la hausse du chômage.
Le taux de chômage, mesuré par l'INSEE, une direction générale du ministère des Finances, a reculé de 0,5 point au premier semestre (jusqu'en juin, avant les hausses de juillet et août), pour s'établir à 9,2 % de la population active en métropole et à 9,5 % en France entière. Dans sa communication, le gouvernement, qui refuse de commenter les chiffres de Pôle emploi (son directeur général est nommé par le président de la République, actuellement un homme de Hollande), marque clairement sa préférence pour ce taux positif, seul thermomètre du chômage reconnu à l'international.

Il apparaît clairement que la ministre du Travail envisage de casser le thermomètre du chômage de Pôle emploi pour améliorer l’image de la situation
Suite à la publication des chiffres des inscrits à Pôle Emploi, le ministère du Travail a publié un communiqué, le premier du nouveau ministre, qui annonce assez clairement une prochaine modification du mode de mesure du chômage. Les termes ont été pesés :
"En s’appuyant sur les rapports de grande qualité déjà existants sur cette question, la ministre saisira dès les prochains jours les autorités et organismes compétents de façon à réfléchir, avec eux, aux moyens de mieux éclairer le débat public à l’avenir, dans un double objectif de pertinence et de transparences accrues." (Extrait du communiqué du 24 mai 2017).
La divergence entre les indicateurs de Pôle emploi et de l'INSEE s'explique par le fait qu'ils ne mesurent pas le chômage de la même manière: Pôle emploi comptabilise les inscrits sur ses listes, alors que l'INSEE réalise une enquête auprès de 110.000 personnes. Les seniors inscrits à Pôle emploi ne sont pas comptabilisés par l'INSEE s'ils ne cherchent plus activement un emploi. A contrario, certains jeunes, chômeurs pour l'INSEE mais inéligibles à l'assurance chômage, ne s'inscrivent pas à Pôle emploi. Des jeunes acceptent d'échapper aux statistiques de Pôle emploi, tandis que les seniors sont quantités négligeables pour l'INSEE.

S'il ne s'est fixé aucun objectif chiffré de baisse du nombre d'inscrits à Pôle emploi, le gouvernement vise un taux de chômage BIT (Bureau International du Travail) de 7 % à la fin du quinquennat. Il compte, pour y parvenir, sur ses ordonnances réformant le droit du travail, entrées en vigueur ce weekend, mais aussi sur son plan d'investissement dans les compétences, dont les grandes lignes ont été présentées lundi.

"Encore faudrait-il que des emplois soient créés", a réagi FO (Force ouvrière), pour qui "la relance de l'emploi passe avant tout par la reprise de l'activité économique." "Former c'est nécessaire, créer des emplois de qualité c'est mieux !" estime le syndicat.

lundi 12 juin 2017

Les premières victimes de la déferlante présidentielle sur l'Assemblée

Les troupes de Macron (LREM) abandonnent leurs morts PS et MoDem sur la grève

Ils sont partis la fleur au fusil, mais y sont restés, à parité

19 candidats macroniens balayés par le 'raz-de-marée'. 
Laissé sur le carreau
La République en marche (LRM), qui n'a présenté des candidats que dans 525 circonscriptions des 577, a encore perdu des effectifs avant le second tour des élections législatives.  

L'Outre-mer, y compris la Corse, a su raison garder.
Les battus sont surtout des candidats des DOM-TOM, de la Corse et du Nord, qui possèdent, pour la plupart, des antécédents politiques, notamment au MoDem :

Alain Husillos-Crespo, membre du MoDem, professeur d’histoire-géographie investi par LRM dans la 3e circonscription de l’Aisne ;

Christelle Vorillion, commerçante investie dans la 3e circonscription des Ardennes. En tandem 100% féminin (avec une ...enseignante de 34 ans, Juliette de Causans : une configuration désormais autorisée par règlement de l’assemblée nationale, comme précise le mémento à l’usage des candidats : "Un candidat peut présenter un remplaçant du même sexe que lui", mariage pour tous oblige ?), à Sedan, son investiture avait été annulée avant d’être reconfirmée : dommage pour la promesse d'un arrivage d'artisans au Palais Bourbon ;

Jean-Charles Orsucci, maire de Bonifacio, ex-PS, investi dans la 2e circonscription de Corse-du-Sud ;

François Orlandi,  membre du PRG, président du Conseil départemental de Haute-Corse, investi dans la 1ère circonscription de Haute-Corse ;

Bertrand Trepo, "vigneron", mais pas tout à fait "viticulteur" non plus, en fait producteur de champagne, qui dirige 7 entreprises, investi dans la 5e circonscription de la Marne : les "agriculteurs" seront moins nombreux que prévu... ;


Vincent Berthet, intellectuel, maître de conférences à l’université de Lorraine investi dans la 2e circonscription de Haute-Marne, mais pour tout dire, le jeune homme est chargé de mission au Ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche, à la Direction Générale pour la Recherche et l’Innovation (secteur sciences humaines et de la société) : il va pouvoir continuer à chercher, sans obligation de résultats, d'autant qu'il est aussi chercheur associé au Centre d’Économie de la Sorbonne, ce qui ne devait pas non plus dégager beaucoup de temps perdu à consacrer aux Bragards, les habitants de Saint-Dizier, dont le maire est François Cornut-Gentille (LR), pourtant député de la Haute-Marne depuis 1993 : l'ancienneté et l'expérience est encore appréciée, quoi qu'en disent les macroniens de la presse et de LREM ;

Sarah Robin, ancienne secrétaire générale des Jeunes UDI, investie dans la 13e circonscription du Nord. L'initiative individuelle de son ralliement à En marche! avait pas été du goût de plusieurs dirigeants d'associations de l'UDI: "Je respecte les engagements de chacun, mais l'UDI Jeunes ne soutient pas la candidature Macron. Ni officiellement, ni majoritairement", tweeta Aurélien Sebton, président du mouvement ;

Résultat de recherche d'images pour "Chantal Rybak"
Chantal Rybak, ancienne membre du MoDem ex-adjointe de l'ancien maire UMP de Douai Jacques Vernier, au-dessus de la moyenne d'âge de 46 ans, investie sous la pression de François Bayrou dans la 16e circonscription du Nord (Douai), après qu'il a dénoncé, dans la foulée de la publication de la première liste de LRM, l’investiture de seulement 38 candidats du MoDem, au lieu des 120 promis ;

Daniel Zielinski, un associatif de 58 ans qui a fini inspecteur général de la Jeunesse et des sportspour avoir été chef de cabinet du socialiste Patrick Kanner, ministre de la Ville, de la Jeunesse et des Sports de Manuel Valls, investi dans la 20e circonscription du Nord ;

Dominique Piedfort,  MoDem, investie dans la 7e circonscription du Pas-de-Calais ;

Raynald Magnien-Cœurdacier, maire MoDem de Monthureux-sur-Saône, investi dans la 4e circonscription des Vosges ;

Chantal Maignan, ancienne conseillère régionale membre du Parti régionaliste martiniquais, investie dans la 1ère circonscription de Martinique ;

Max Orville, membre du Modem, conseiller municipal d’opposition de la commune de Schoelcher,  investi dans la 3e circonscription de La Martinique ;

Résultat de recherche d'images pour "Karine Nabenesa"
Karine Nabenesa, directrice de cabinet du député MoDem Thierry Robert, candidate dans la 1ère circonscription de La Réunion, alors qu'elle avait d'abord été refusée dans la 6e, sous l’étiquette du parti réunionnais La politique autrement (LPA), mais se revendiquant de la majorité présidentielle et sans candidat investi par En marche ! face à elle ;

Carine Garcia, référente départementale d’En marche ! parachutée dans la 3e circonscription de La Réunion (Tampon, Saint-Louis, Entre-Deux, Cilaos) , à la surprise générale ;

Stéphane Randrianarivelo, MoDem, référent départemental des Jeunes avec Macron, candidat sous l’étiquette Modem-LPA et soutenu par LRM dans la 2e circonscription de La Réunion ;

Anaïs Patel, attachée parlementaire - pour le renouvellement de la vie publique - du PS Jean-Jacques Vlody (député de la 3e circonscription de La Réunion) - lequel fut condamné en juin 2016 à 18 mois d’inéligibilité dans une affaire de discrimination à l'embauche - et soutien de Vincent Peillon à la primaire socialiste, investie dans la 4e circonscription de La Réunion ;

Tepuaraurii Teriitahi, 40 ans, conseillère municipale de Paea, candidate dans la 2e circonscription de Polynésie française ;

Léopoldine Settama-Vidon, MoDem, suppléante du député PS sortant Jean-Claude Fruteau, un professeur, investie dans la 5e circonscription de La Réunion.

Français de l'étranger : 4 autres victimes de partis différents


Le score du mouvement En marche! avait été moins important qu'indiqué par les consulats, le 5 juin, et aussitôt diffusés par la propagande médiatique. "Les candidats de la République en marche sont en tête dans 10 circonscriptions sur 11.Dans 8 d'entre elles, ils obtiennent plus de 50 %", avait clamé le journaliste de France 2, Guillaume Daret, sans provoquer de réaction de son camarade 'fact-checker', l'insidieux Antoine Krempf. 
Car la faible participation des Français de l'étranger (1,3 million résidant hors de France et inscrits sur les listes électorales) les oblige tout de même à un second tour...

Axelle Lemaire, ancienne secrétaire d'État socialiste, ne collecte que 9,8 % des voix dans sa circonscription Royaume-Uni- Irlande du Nord. 
Frédéric Lefebvre (LR) ne brille guère plus (Amérique du Nord ; 14,5 % ), ni même Thierry Mariani (Europe de l'Est - Asie-Pacifique ; 18,8 %). 
L'écologiste Sergio Coronado obtient quant à lui un score respectable de 23,6% en Amérique centrale et Amérique du Sud, mais il est né au Chili. 

Les quatre sont certes qualifiés pour le second tour, on ne voit pas comment ils pourraient l'emporter tant ils sont loin derrière le candidat En marche, soumis à la même forte abstention qui ne confère aux élus  que peu de légitimité. 
Seuls 19,1% des inscrits se sont déplacés pour voter.

dimanche 23 avril 2017

Présidentielle: participation stable à midi, en métropole; en baisse, dans l'Outre-mer

28,54% de participation à midi: stable par rapport à 2012

Le taux de participation atteignait 28,54% dimanche à midi en métropole, pour le premier tour de l'élection présidentielle


Quasiment stable par rapport au premier tour de 2012 (28,29%), commente le ministère de l'Intérieur. Le taux de participation final avait été de 79,48% au premier tour de 2012. Les Français de métropole ont jusqu'à 19h00, soit une heure de plus qu'en 2012 quand les votes étaient clos à 18h00 dans de nombreuses communes, une grande partie de l'outremer ayant déjà voté samedi. 
Les plus de 66.000 bureaux de vote de France métropolitaine sont ouverts depuis 8h00. Dans certaines grandes villes de métropole, les bureaux resteront ouverts jusqu’à 20 heures.

Dans la capitale, la hausse de la participation était sensible à la mi-journée, avec 24,24% de votants contre 21,69% à la même heure il y a cinq ans. 

Parmi les départements les plus citoyens, figurent 
le Gers (38,46%, -1 par rapport à 2012), 
la Corrèze (38,11%, +4), ancien fief du président sortant François Hollande, 
le Cantal (36,34%, -2,5), 
le Puy-de-Dôme (35,91%, +8) 
et la Saône-et-Loire (35,72%, +3) de Montebourg, partisan de Hamon. 

A l'inverse, les départements où le taux de participation était en retrait à 12h00 sont 
le Val-d'Oise (20,65%, en hausse néanmoins d'un point en cinq ans), 
le Val-de-Marne (21,21%, =), 
le Pas-de-Calais (23,35%, -2), où se présente Marine Le Pen (FN),
le Vaucluse (23,47%, -12) 
et la Seine-Saint-Denis et les Hauts-de-Seine (23,93% tous les deux). 

Participation en baisse dans l’Outre-mer

La préfecture de Martinique a annoncé que le taux de participation dans l’île était de 34,82 % à 17 heures, samedi contre 36,5 % à la même heure en 2012. 

En Guyane, le taux de participation était de 37,31 % à 17 heures, contre 45,73 % à la même heure en 2012, a annoncé le préfet. 

17 heures en Guadeloupe, 34,17 % des électeurs s’étaient déplacés; en 2012, ils étaient 41,98 % à la même heure, a annoncé la préfecture sur Facebook.

Par ailleurs, aucun résultat (partiel ou définitif), hormis ceux concernant l’abstention, ne pourra être communiqué avant la fermeture du dernier bureau de vote, à 20 heures.

vendredi 24 mars 2017

Guyane en pleine révolte sociale : pour Hollande et Cazeneuve, ça peut attendre encore un mois ?

Violences, barrages, écoles fermées, racket...

Hollande n'a toujours pas signé le Pacte pour l'Avenir de la Guyane, promis en ...2013

La situation restait très difficile jeudi 23 mars en Guyane, paralysée par un mouvement de grogne sociale d'ampleur qui a conduit Arianespace à ajourner le lancement d'une fusée, et le rectorat à fermer les établissements scolaires jusqu'à nouvel ordre (voir la vidéo en tête de cet article).

La mobilisation des transporteurs et chefs d'entreprise a commencé le 16 mars avec l'arrivée en Guyane de la ministre de l'Environnement Ségolène Royal. Ils ont lancé l'appel de Guyane pour un déblocage du fameux pacte d'avenir appelant à la mise en place d'un véritable plan Marshall pour booster l'économie et stopper l'hémorragie.

La ministre des Outre-mer a appelé jeudi à la levée des barrages, et proposé des discussions à Paris autour de l'économie, alors que Sapin est soupçonné, de la santé, alors que Touraine est persona non grata au côté de Macron,  et de la sécurité, alors que le ministère de l'Intérieur vient de passer aux mains d'un quatrième ministre en cinq ans. 

Fonctionnaire territoriale réunionnaise, la ministre  Ericka Bareigts dit soudain vouloir aborder ces vastes sujets de revendication, sous la pression et à un mois du premier tour de la présidentielle,  et "traiter sans délai les problèmes immédiats" que le pouvoir socialiste laisse pendant depuis plusieurs semaines.


Mais en Guyane, les  manifestants, organisateurs  depuis lundi des barrages bloquants, "ont fait part de leur refus d'une négociation à Paris". Et, demandeurs mercredi d'un plan Marshall, les députés et sénateurs de Guyane, ont jugé "inconcevable de demander aux manifestants de (...) lever les blocages pour venir s'entretenir avec les cabinets ministériels dans les bureaux parisiens".

Situation insurrectionnelle avec pénuries et appels à fermer les magasins

Le lancement de la fusée Ariane 5, vitrine économique du territoire et de la France, a été empêché par plusieurs mouvements sociaux déclenchés depuis le début de semaine. Initialement prévu lundi, le transfert de la fusée vers son pas de tir n'a jamais pu être mis en œuvre à cause d'un barrage à l'entrée du Centre spatial guyanais à Kourou et d'une grève au sein de la société Endel qui assure le transfert. Un accord a été trouvé mercredi entre la direction d'Endel et ses salariés, portant sur la revalorisation des salaires. Mais le blocage du site se poursuivant, le directeur du Centre spatial guyanais, Didier Faivre, a annoncé, après trois reports successifs, qu'il n'y aurait "pas de lancement tant que la situation sociale ne sera pas réglée".

La mobilisation a pris une dimension plus large pour dénoncer des problèmes de santé, d'éducation, d'économie et de sécurité. Sont aussi bloqués le Grand Port Maritime, la Collectivité Territoriale de Guyane,  les axes routiers et ...la Préfecture, symbole du pouvoir. 

Mais, certains de ces barrages, sont "sauvages" et sources de "racket", a dénoncé jeudi soir le préfet de la région Guyane, ordonnant aux forces de l'ordre de les "éradiquer". "Seuls les barrages dressés par les collectifs seront maintenus", a-t-il prévenu, validant les actions subversives de collectifs que la presse évite de caractériser. Elles sont principalement orchestrées par le syndicat UTG (Union des travailleurs guyanais)-CGT

Jeudi, plus d'une dizaine de barrages ont été érigés, bloquant plusieurs ronds-points autour des villes, comme à l'entrée de Cayenne. A l'un d'eux, des manifestants avaient installé de petits chapiteaux et jouaient du tambour. Dans un communiqué, le recteur a annoncé que les écoles, collèges, lycées sont fermés "jusqu'à nouvel ordre".

Un Boeing 777 d'Air France assurant la liaison Paris-Cayenne a dû faire demi-tour après 4 heures de vol, et un autre vol d'Air Caraïbes a été dérouté vers Pointe-à-Pitre, à la suite d'une notification de la Direction générale de l'Aviation civile (DGAC) sur le nombre insuffisant, à l'aéroport de Cayenne en raison des blocages, de personnel de lutte anti-incendie pour assurer la sécurité des gros-porteurs. 

Certaines stations services commencent à rencontrer des difficultés d'approvisionnement en essence sans plomb, et des appels à fermer les magasins ont été lancés. 

Notamment à l'initiative de l'extrême gauche, les barrages rassemblent pêle-mêle des salariés en grève d'EDF, dont le PDG est un ami d'adolescence de François Hollande qui l'a fait nommer en 2014 par Emmanuel Macron, tandis que des personnels du centre médico-chirurgical de Kourou, inquiets d'un désengagement de La Croix Rouge qui gère l'établissement, alors que la ministre Marisol Touraine fait la morte.
Un collectif réclame un commissariat à Kourou et un autre collectif contre la délinquance, "les 500 frères", qui défilent cagoulés.
Le collectif des 500 frères a tenté de pénétrer dans l'enceinte de la base spatiale, 
en état d'alerte maximale pendant les campagnes de tir.



Cagoules, tee-shirts et pantalons noirs, uniformes anarchistes ? Depuis sa première apparition il y a deux mois à Cayenne, le Collectif "les 500 frères" contre la délinquance interpelle. 
Créé après le meurtre d’un habitant d’un quartier populaire, ce collectif constitué en réalité d’une bonne centaine de personnes propose aux autorités ses solutions contre l’insécurité record qui frappe la Guyane, territoire français le plus meurtrier, avec 42 homicides en 2016 pour 252 000 habitants. Parmi les pistes proposées, l’éradication des squats, le maintien d’un escadron de gendarmes mobiles affecté en renfort ou encore le renvoi dans leur pays des détenus étrangers pour y purger leur peine (plus de 50 % des détenus en Guyane).
"Il y a eu, depuis vingt ans, de nombreuses marches blanches contre la violence, personne n’a été entendu", explique Zadkiel Saint-Orice, l’un des porte-parole du collectif. Et pourtant, l'ex- ministre de la Justice et élue de Guyane, Christiane Taubira, se défendait avec véhémence des accusations de laxisme. "
La cagoule en plein état d’urgence, c’est juste pour attirer l’attention, faire quelque chose de différent", raconte-t-il, malgré les poings levés. Le 17 mars, à Cayenne, une quarantaine de 'frères' est entrée en force dans le bâtiment de la collectivité territoriale de Guyane (CTG) où se tenait la conférence des pays de la convention de Carthagène sur la protection des milieux marins, présidée par Ségolène Royal. Si la ministre du développement durable, entourée de ses gardes du corps, est restée stoïque, dialoguant brièvement avec le collectif, certains représentants étrangers ont eu peur, croyant à un moment à une "attaque terroriste", selon le président de la CTG, Rodolphe Alexandre.
"Nous ne sommes pas une milice, nous manifestons sans arme, avec comme seul accessoire notre cagoule", précise Zadkiel Saint-Orice, qui présente le mouvement comme non violent. Mardi, les '500 frères' ont rejoint un autre collectif, les Toukans, et le syndicat Union des travailleurs guyanais (UTG) d’EDF -Eclairage et du CMCK (Centre Médico Chirurgical Kourou), qui bloquent depuis lundi 20 mars le rond-point à l’entrée du Centre spatial guyanais, à Kourou. Les grévistes d’EDF réclament des recrutements pour combler des dizaines de postes vacants – selon le syndicat – , et des investissements dans un territoire où les coupures sont fréquentes et où des milliers d’habitants n’ont pas l’électricité.Les Toukans revendiquent le gel de la vente de l’hôpital de Kourou par la Croix-Rouge à un opérateur privé, et des mesures contre l’insécurité dans la ville. Quant au Collectif Trop violans, il dit combattre la diversification de la violence.
Des agriculteurs bloquent aussi des locaux de la Direction de l'agriculture (DAAF). Le Foll n'a encore pas décidé de faire le voyage  et les rebelles reprochent des lenteurs administratives et des refus d'aide et des transporteurs bloquent le port de Degrad des Cannes (15 km de Cayenne), inquiets de la répartition des marchés du chantier du futur pas de tir d'Ariane 6. 

Les Amérindiens ont aussi appelé à se mobiliser, notamment contre le "vol" de leur terre et un projet d'extraction aurifère controversé, ainsi que les associations de lutte contre l'orpaillage et le pillage des ressources minières.