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lundi 12 juin 2017

Les premières victimes de la déferlante présidentielle sur l'Assemblée

Les troupes de Macron (LREM) abandonnent leurs morts PS et MoDem sur la grève

Ils sont partis la fleur au fusil, mais y sont restés, à parité

19 candidats macroniens balayés par le 'raz-de-marée'. 
Laissé sur le carreau
La République en marche (LRM), qui n'a présenté des candidats que dans 525 circonscriptions des 577, a encore perdu des effectifs avant le second tour des élections législatives.  

L'Outre-mer, y compris la Corse, a su raison garder.
Les battus sont surtout des candidats des DOM-TOM, de la Corse et du Nord, qui possèdent, pour la plupart, des antécédents politiques, notamment au MoDem :

Alain Husillos-Crespo, membre du MoDem, professeur d’histoire-géographie investi par LRM dans la 3e circonscription de l’Aisne ;

Christelle Vorillion, commerçante investie dans la 3e circonscription des Ardennes. En tandem 100% féminin (avec une ...enseignante de 34 ans, Juliette de Causans : une configuration désormais autorisée par règlement de l’assemblée nationale, comme précise le mémento à l’usage des candidats : "Un candidat peut présenter un remplaçant du même sexe que lui", mariage pour tous oblige ?), à Sedan, son investiture avait été annulée avant d’être reconfirmée : dommage pour la promesse d'un arrivage d'artisans au Palais Bourbon ;

Jean-Charles Orsucci, maire de Bonifacio, ex-PS, investi dans la 2e circonscription de Corse-du-Sud ;

François Orlandi,  membre du PRG, président du Conseil départemental de Haute-Corse, investi dans la 1ère circonscription de Haute-Corse ;

Bertrand Trepo, "vigneron", mais pas tout à fait "viticulteur" non plus, en fait producteur de champagne, qui dirige 7 entreprises, investi dans la 5e circonscription de la Marne : les "agriculteurs" seront moins nombreux que prévu... ;


Vincent Berthet, intellectuel, maître de conférences à l’université de Lorraine investi dans la 2e circonscription de Haute-Marne, mais pour tout dire, le jeune homme est chargé de mission au Ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche, à la Direction Générale pour la Recherche et l’Innovation (secteur sciences humaines et de la société) : il va pouvoir continuer à chercher, sans obligation de résultats, d'autant qu'il est aussi chercheur associé au Centre d’Économie de la Sorbonne, ce qui ne devait pas non plus dégager beaucoup de temps perdu à consacrer aux Bragards, les habitants de Saint-Dizier, dont le maire est François Cornut-Gentille (LR), pourtant député de la Haute-Marne depuis 1993 : l'ancienneté et l'expérience est encore appréciée, quoi qu'en disent les macroniens de la presse et de LREM ;

Sarah Robin, ancienne secrétaire générale des Jeunes UDI, investie dans la 13e circonscription du Nord. L'initiative individuelle de son ralliement à En marche! avait pas été du goût de plusieurs dirigeants d'associations de l'UDI: "Je respecte les engagements de chacun, mais l'UDI Jeunes ne soutient pas la candidature Macron. Ni officiellement, ni majoritairement", tweeta Aurélien Sebton, président du mouvement ;

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Chantal Rybak, ancienne membre du MoDem ex-adjointe de l'ancien maire UMP de Douai Jacques Vernier, au-dessus de la moyenne d'âge de 46 ans, investie sous la pression de François Bayrou dans la 16e circonscription du Nord (Douai), après qu'il a dénoncé, dans la foulée de la publication de la première liste de LRM, l’investiture de seulement 38 candidats du MoDem, au lieu des 120 promis ;

Daniel Zielinski, un associatif de 58 ans qui a fini inspecteur général de la Jeunesse et des sportspour avoir été chef de cabinet du socialiste Patrick Kanner, ministre de la Ville, de la Jeunesse et des Sports de Manuel Valls, investi dans la 20e circonscription du Nord ;

Dominique Piedfort,  MoDem, investie dans la 7e circonscription du Pas-de-Calais ;

Raynald Magnien-Cœurdacier, maire MoDem de Monthureux-sur-Saône, investi dans la 4e circonscription des Vosges ;

Chantal Maignan, ancienne conseillère régionale membre du Parti régionaliste martiniquais, investie dans la 1ère circonscription de Martinique ;

Max Orville, membre du Modem, conseiller municipal d’opposition de la commune de Schoelcher,  investi dans la 3e circonscription de La Martinique ;

Résultat de recherche d'images pour "Karine Nabenesa"
Karine Nabenesa, directrice de cabinet du député MoDem Thierry Robert, candidate dans la 1ère circonscription de La Réunion, alors qu'elle avait d'abord été refusée dans la 6e, sous l’étiquette du parti réunionnais La politique autrement (LPA), mais se revendiquant de la majorité présidentielle et sans candidat investi par En marche ! face à elle ;

Carine Garcia, référente départementale d’En marche ! parachutée dans la 3e circonscription de La Réunion (Tampon, Saint-Louis, Entre-Deux, Cilaos) , à la surprise générale ;

Stéphane Randrianarivelo, MoDem, référent départemental des Jeunes avec Macron, candidat sous l’étiquette Modem-LPA et soutenu par LRM dans la 2e circonscription de La Réunion ;

Anaïs Patel, attachée parlementaire - pour le renouvellement de la vie publique - du PS Jean-Jacques Vlody (député de la 3e circonscription de La Réunion) - lequel fut condamné en juin 2016 à 18 mois d’inéligibilité dans une affaire de discrimination à l'embauche - et soutien de Vincent Peillon à la primaire socialiste, investie dans la 4e circonscription de La Réunion ;

Tepuaraurii Teriitahi, 40 ans, conseillère municipale de Paea, candidate dans la 2e circonscription de Polynésie française ;

Léopoldine Settama-Vidon, MoDem, suppléante du député PS sortant Jean-Claude Fruteau, un professeur, investie dans la 5e circonscription de La Réunion.

Français de l'étranger : 4 autres victimes de partis différents


Le score du mouvement En marche! avait été moins important qu'indiqué par les consulats, le 5 juin, et aussitôt diffusés par la propagande médiatique. "Les candidats de la République en marche sont en tête dans 10 circonscriptions sur 11.Dans 8 d'entre elles, ils obtiennent plus de 50 %", avait clamé le journaliste de France 2, Guillaume Daret, sans provoquer de réaction de son camarade 'fact-checker', l'insidieux Antoine Krempf. 
Car la faible participation des Français de l'étranger (1,3 million résidant hors de France et inscrits sur les listes électorales) les oblige tout de même à un second tour...

Axelle Lemaire, ancienne secrétaire d'État socialiste, ne collecte que 9,8 % des voix dans sa circonscription Royaume-Uni- Irlande du Nord. 
Frédéric Lefebvre (LR) ne brille guère plus (Amérique du Nord ; 14,5 % ), ni même Thierry Mariani (Europe de l'Est - Asie-Pacifique ; 18,8 %). 
L'écologiste Sergio Coronado obtient quant à lui un score respectable de 23,6% en Amérique centrale et Amérique du Sud, mais il est né au Chili. 

Les quatre sont certes qualifiés pour le second tour, on ne voit pas comment ils pourraient l'emporter tant ils sont loin derrière le candidat En marche, soumis à la même forte abstention qui ne confère aux élus  que peu de légitimité. 
Seuls 19,1% des inscrits se sont déplacés pour voter.

jeudi 5 janvier 2017

Législatives 2017: la direction du PS distribue les passe-droits à ses proches

Fin de règne et distribution de cadeaux aux courtisans bien en cour  

Les godillots socialistes de base n'ont plus voie au chapitre

Didier Le Bret. Un mélange des genres qui embarrasse la Rue de Solférino. Photo © SIPAAinsi l'investiture de Didier Le Bret dans la 9e circonscription des Français de l'étranger passe-t-elle mal au Parti socialiste. Ex-coordinateur du Renseignement, le compagnon de Mazarine Pingeot, fille morganatique de feu le prince François Mitterrand a en effet bénéficié d'un passe-droit.

Monsieur Pingeot-Mitterrand n'est membre du PS que depuis quelques mois 
Alors que trois ans sont nécessaires, le jeune homme a obtenu la préférence sur un militant connaisseur du terrain formé lors des émeutes urbaines de 2007 à Villiers-le-Bel. 
En revanche, l'homme de l'Elysée était précédemment directeur du Centre de crise et de soutien du ministère des Affaires étrangères de Laurent Fabius et ambassadeur de France en république d’Haïti. Pas exactement la porte à côté.
Puis, en avril 2015, il est nommé ambassadeur à la gestion des crises à l'étranger. Que n'y est-il resté ?

Le 24 juillet 2016, L'Opinion révèle son lancement en politique. Didier le Bret doit quitter l'Élysée en novembre 2016 pour se présenter aux législatives dans la 9e circonscription des Français de l’étranger sous l'étiquette du PS

Un mélange des genres qui embarrasse la Rue de Solférino
Il s'est d'abord fait bombarder ministre plénipotentiaire au mois de février 2015, alors que l'officialisation de sa relation avec Mazarine Pingeot ne datait que de six mois, le 31 août 2014.

Chargé de la coordination des six services de renseignements français (CNR) depuis juin 2015, directement rattaché à l’Élysée, Didier Le Bret faisait depuis plusieurs semaines l’objet de critiques au sein de la communauté du renseignement. Il fallait bien trouver une sortie honorable à ce quinqua instable.

Il aura contre lui Erwan Davoux, responsable LR des Français établis hors de France dans l'équipe d'Alain Juppé.

D'où l'émergence de soupçons de tripatouillage

Le vote, curieusement, a eu lieu par voie électronique.
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Le Bret (et non Soumaré)
C'est suite à un tour de magie numérique qu'Ali Soumaré, l'un des candidats évincés, à déposé une plainte devant la justice.

Bon, c'est vrai, Ali Soumaré, dans le 9e de Paris, ça prêtait à sourire. Il est en effet secrétaire de la section du Parti socialiste de Villiers-le-Belde 2004 à 2015, secrétaire fédéral du... Val-d'Oise. Ce crash du parachuté s'explique un peu du fait qu'il a été le porte-parole des familles et des quartiers lors des émeutes de 2007 à Villiers-le-Bel. Dans le IXe arrondissement de Paris, du quartier des grands magasins de la Chaussée-d'Antin à la butte Montmartre en passant par le Faubourg-Montmartre, le Malien d'origine n'aurait pas fait le poids face au diplomate blanc. Mais dans la 9e circonscriptions des Français de l'étranger, le natif du Val d'Oise aurait-t-il été davantage à son affaire en Afrique de l'Ouest, à la place du député frondeur socialiste Pouria Amirshahi élu juin 2012, mais qui abandonne la politique ?

Affaire de faciès et de racisme?
 

Soumaré sent peut-être un peu le soufre dans les bureaux de Solférino
Candidat aux élections régionales de 2010, il se retrouve courant mars 2010 au centre d'une vive polémique après avoir été qualifié par ses adversaires de l'UMP de "délinquant multirécidiviste", allusion à cinq accusations de Ali Soumaré pour vol aggravé (d'un baladeur, en 1999), :"rébellion à agent de la force publique" à Villiers-le-Bel, en octobre 2009, infraction pour conduite sans permis ou "violences ayant entraîné une ITT de moins de huit jours" commises contre deux femmes. Maître Mignard évoqua une erreur d'homonymie ou négocia des compromis. Mais l'une des l'une d'entre elles avait été commise et définitivement jugée.

A la primaire de désignation pour les élections législatives de 2017, Soumaré est très sèchement battu, ne réalisant que 0,62 % des suffrages 
On dit que le CRAN pourrait s'emparer de cette nouvelle affaire, mais qui croit à son courage ? Sa tentative médiatique contre 'Tintin au Congo' lui a servi de leçon...

 

lundi 10 juin 2013

La majorité de gauche à l'Assemblée rétrécit comme peau de chagrin

Le PS envisage de perdre la majorité absolue
Ayrault l'a bien courte
...la majorité !

Le PS a perdu les sept élections partielles auquel il a dû faire face depuis les élections législatives de juin dernier. Et la majorité pourrait encore perdre des sièges dans les mois à venir. 

Ce qui fait dire au porte-parole des députés PS, Thierry Mandon, que la majorité absolue obtenue par le Parti socialiste en juin 2012 n'est pas assurée jusqu'à la fin du quinquennat.

Le PS perd encore deux sièges à la chambre des députés

Le très sarkozyste Frédéric Lefebvre (UMP) fait son retour et où le vice-président du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) Meyer Habib (UDI) son entrée, à la faveur de deux législatives partielles des Français de l'étranger. Dans les deux cas les scrutins étaient organisés pour remplacer des députées socialistes élues en mai 2012, dont les comptes de campagne ont depuis été invalidés, entraînant leur inéligibilité pour un an.

Le président de l'UMP Jean-François Copé a salué la victoire de Frédéric Lefebvre, "un désaveu très clair" de la politique de François Hollande. "Le PS a perdu les sept élections législatives partielles qui ont eu lieu depuis un an", se félicite le patron de l'UMP, qui estime que le président "doit tirer les conséquences de ces défaites successives en changeant de politique". "Leçon des partielles : si l'UMP dépasse les rivalités, personnelles, elle gagnera largement les municipales", a jugé pour sa part dans un tweet l'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin. 

A l'UDI, Yves Jégo a lui aussi jugé que la victoire de son candidat Meyer Habib marque "un rejet de la politique gouvernementale". Mais  le délégué général du mouvement souligne également que les électeurs d'Europe du Sud et d'Israël ont choisi "une opposition véritablement plurielle qui porte une vision libérale, humaniste, écologiste et européenne telle que l'UDI souhaite l'incarner". Le patron du mouvement Jean-Louis Borloo s'est dit pour sa part "très heureux" d'accueillir un 31e député pour son groupe à l'Assemblée.

Au PS, Christophe Borgel minimise l'hécatombe 

Le secrétaire national aux élections
 cherche à se rassurer sans convaincre
que cette victoire de l'UMP en Amérique du nord - la seule des deux circonscriptions où un PS était encore en lice ! - n'est "pas étonnante".  Sans se poser de questions, il la justifie par "l'abstention de l'électorat socialiste". 

Il a noté un répit. Malgré ces deux défaites, le groupe à l'Assemblée conserve la majorité absolue à l'Assemblée, avec 292 sièges. Soit trois petites voix de plus que la majorité absolue. Et dimanche, avec Villeneuve-sur-Lot, peut-être même 2... 

Invité d'Europe 1 ce lundi 10 juin, le député PS de l'Essonne ne semble pas confiant quant à la majorité absolue mais relativise en rappelant que le PS a déjà gouverné avec une majorité relative : 
- Etes-vous sûr de conserver la majorité absolue jusqu'à la fin du quinquennat ?
- Euh, non, nous ne sommes pas sûrs... Il y a encore une petite marge, y compris s'il nous arrivait un accident dans le Lot-et-Garonne. Nous aurions encore la majorité absolue. Finalement, dans les deux dernières expériences gouvernementales de la gauche, 1988-1993 et 1997-2002, nous n'avions qu'une majorité relative; ça ne nous a pas empêchés de réformer le pays..." La réforme des retraites a toutefois attendu...

Thierry Mandon désigne l'arrogance du PS 
Il faut changer, non pas tant sur le fond de la politique que sur les relations du PS avec ses alliés de la majorité, déclare-t-il. 
"Il reste une majorité absolue et quelques réserves parmi nos alliés, les radicaux de gauche et les écologistes. Il n'y a rien d'inquiétant pour le gouvernement et la majorité, même s'il faudra sûrement changer de façon de faire." 

Le porte-parole du groupe PS met en cause certains décalages avec les alliés du PS. "On ne s'est pas assez suffisamment parlé", avoue-t-il. Et conlut par répéter les parole de François Hollande : les deux premières années sont difficiles, mais se montre confiant pour la suite, à défaut de bonne foi... 
"Ces deux premières années du quinquennat sont dures, mais malheureusement, nous l'avions anticipé. Ce n'est pas possible de retrouver un pays à terre, d'essayer de le relever dans les efforts, et en même temps d'être plébiscité par l'électorat... Ca ne paiera qu'à moyen terme donc il n'est pas question de changer en effet..."

Un socialiste ne change jamais.



mardi 28 mai 2013

Désir, un mono-maniaque haineux à la tête du PS

Tout ramène Désir à Copé

Radicalisation du PS contre l'opposition incarnée par Copé


Désir en Lénine !
Invité de Raphaëlle Duchemin sur la radio publique France Info ce mardi, Harlem Désir était appelé à commenter les mauvais résultats du PS aux élections législatives partielles en cours. Mais quelle que soit la question, il s'en est pris avec mépris à des groupuscules et avec violence à des extrémistes, par conséquent marginaux, tout cela pour condamner l'UMP dans un nouvel amalgame dont il a fait une obsession. Mépris de l'opposition, haine de certains français et malhonnêteté intellectuelle, est-ce l'image que le PS veut donner au travers de son premier secrétaire ?
Lien PaSiDupes - " Manif pour tous : l’Europe s’inquiète de la radicalisation du pouvoir socialiste en France " : La répression socialiste interpelle les démocrates européens
VOIR et ENTENDRE en quels termes il fait l'amalgame entre la marge, radicale, comme Valls et lui, et la majorité tranquille des opposants  à la filiation homosexuelle : 
Non élu, mais coopté par l'Elysée, confirmé ensuite par les godillots de la base, mais contesté par nombre de parlementaires, Jean-Philippe Désir, dit Harlem, n'est pas légitime.
La capacité de nuire de "fake" Désir semble à ses yeux le justifier dans ses fonctions, mais l'agression verbale chronique pose le problème de la radicalisation du PS. Son obsession de l'UMP (et de son président) au profit du FN (et de Marine Le Pen) fait craindre chez lui une perte de contrôle de ses facultés de raisonnement, voire, plus globalement, mentales.
VOIR et ENTENDRE "fake" Désir mener campagne sur le service public et se laisser aller à ses déviances obsessionnelles compulsives. 
L'entretien intitulé "le PS veut 'se battre' pour conserver sa majorité absolue" est en réalité presqu'exclusivement consacré à la campagne anti-UMP du PS:

Tout sourire, la journaliste relance le premier secrétaire sur le Mariage homosexuel (dont la gauche tente d'imposer à la droite de ne plus parler) et lui tend la perche ferrée du premier mariage gay en mairie socialiste de Montpellier, demain mercredi. Désir se lâche alors en termes aussi virulents qu'incohérents puisqu'après avoir ouvert les hostilités sur un sujet sensible plutôt que de combattre la dette et le chômage, Hollande a créé une fracture entre les Français. Désir appelle maintenant à l'apaisement : un vainqueur à la Pyrrhus très peu serein !  Partisan du "baiser de la mort" de la société homosexualisée, il se déchaîne contre une supposée "volonté de récupération" et de "tension" de Jean-François Copé qu'il se permet de ne pas juger responsable alors que la  mobilisation massive du 26 mai (1.000.000 de participants) n'a connu de débordements qu'après dispersion de la manifestation officielle. Désir finit par reculer en jurant qu'il refuse toute "assimilation" de la droite républicaine avec la droite radicale! Près de la moitié du temps consacré à Copé !

Intrusion des radicaux de Greenpeace 
à l'Assemblée en décembre 2009 

Mais il récidive pourtant sur le sujet suivant: la pose d'une banderole d'opposants au siège du PS, rue de Solférino (lien PaSiDupes) ! Il réclame alors "un cordon sanitaire" ! Le PS a-t-il condamné Greenpeace qui a fait une intrusion dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale en séance ? Bien au contraire, Hollande a nommé des Verts au gouvernement Ayrault !  Interrogé sur l'arrivée programmée d'un projet de loi sur la PMA (et peut-être même la GPA) à l'automne, il botte en touche, assurant qu' ..."il ne faut pas tout mélanger" ! 

Sur la politique socialiste de la famille, Désir prétend que la majorité va préserver l'universalité mais annonce aussitôt que la République ne traitera pas tous ses enfants également: les enfants de familles aisées ne seront pas traités à égalité avec les familles nombreuses de Français nés à l'étranger...  Sur 8'07" de temps d'antenne, Désir aura consacré 8mn au "mariage pour tous", pour appeler tout à coup à tourner la page et évoquer les échecs du PS aux partielles en 7 secondes. 

Après un an de pouvoir, largement dédié au 
"trop long" débat sociétal,  le PS redécouvre la priorité de la lutte contre le chômage et pour les chômeurs (homo ou non ?) Et  "Fake" Désir revient toujours à Copé pour juger que l'UMP "est totalement à côté des préoccupations des Français." 
Ce que les partielles ne démontrent pas.

Il n'est d'ailleurs question des partielles qu'en fin d'entretien en deux phrases courtes.

Les législatives partielles sont une menace pour la majorité présidentielle



La stigmatisation de l'extrémisme de droite - réactivé par la politique de Hollande-  ne constitue qu'un léger voile de fumée sur la perte de confiance jusque dans l'électorat socialiste et les partielles font donc courrir au PS un risque  réél. Après avoir pris l'excuse grossière du taux d'abstention applicable à tous les candidats, Désir a assuré que le Parti socialiste va se battre "pour conserver (ses sièges) et la majorité absolue à l'Assemblée nationaleD'une législative partielle à l'autre, le PS additionne les défaites. Dernier exemple, ce week-end avec les deux scrutins pour les Français de l'étranger. La candidate socialiste s'est faite éliminée dès le premier tour dans la 8e circonscription qui concerne les Français de Chypre, de Grèce, d'Italie, d'Israël et de Turquie. En juin 2012, la socialiste Daphna Poznanski-Benhamou - dont l'élection a été annulée - avait été élue avec 7.584 voix. Marie-Rose Koro n'en a obtenu que 1.659 ce week-end.Dans l'autre scrutin sur la zone Canada et aux Etats-Unis, le candidat PS est arrivé second derrière l'UMP.

Harlem Désir a regretté une participation très faible,
sans admettre un défaut de mobilisation du PS dont il a la charge, "un taux d'abstention de 89%". Mais il s'est dit déterminé, désormais : "Nous allons nous battre dans chacune de ces circonscriptions jusqu'au second tour pour conserver nos sièges et conserver notre majorité absolue à l'Assemblée".
Outre sa légitimité, sa compétence est mise en doute

En cas de double défaite, le PS à l'Assemblée nationale ne disposerait plus que de 292 sièges, soit à peine trois de plus que la majorité absolue.
L'avenir de la majorité présidentielle n'est pas rose

Au moins une législative partielle s'annonce difficile encore, dans le Lot-et-Garonne pour élire un successeur au fraudeur fiscal avéré, l'ex-ministre du Budget de Hollande. Ca fait peut-être désordre, même parmi les vertueux du Lot-et-Garonne...

dimanche 22 avril 2012

Présidentielle 2012: les Français de Londres font la queue pour voter

Le civisme des  français de la "sixième ville française"

La liste électorale au Royaume-Uni est la troisième à l'étranger après celle de la Suisse et des Etats-Unis.

 
Pas moins de 30 bureaux de vote accueillent au Royaume-Uni dimanche les 71.641 Français inscrits sur la liste électorale consulaire, en forte hausse (34,5%) par rapport à la présidentielle de 2007.
A 9H30 du matin, la file d'attente s'allongeait sur plusieurs centaines de mètres au lycée français Charles de Gaulle (sud-ouest de Londres), où les électeurs devaient patienter près de 2 heures avant de mettre leur bulletin dans l'urne.
Pourtant, "tout a été fait pour que les délais d'attente ne soient pas trop longs" après la "panique" de 2007, a expliqué le consul de France, Edouard Braine.

Le nombre de bureaux a été doublé depuis 2007

Et un deuxième site a ouvert à Londres dans le nord de la capitale.
Les Français expatriés peuvent aussi voter dans une dizaine d'autres villes, dont Birmingham, Bristol, Liverpool, Edimbourg, Aberdeen et Glasgow.

La communauté française établie au Royaume-Uni est extrêmement variée: étudiants, salariés d'entreprises et du secteur bancaire, chercheurs...
Reflet de cette variété, leur vote au second tour de la présidentielle en 2007 avait été identique à celui de la France et Nicolas Sarkozy avait obtenu 53% des voix.
Jean-Baptiste de Boissieu, 31 ans, qui travaille dans le secteur financier, a indiqué dimanche qu'il "tenait à voter", soulignant que "la campagne a été beaucoup relayée dans la presse (britannique) à cause de l'impact économique pour l'Europe".
Le Royaume-Uni a observé attentivement la présidentielle française 

Le flegme tout britannique des Français
dans les files d'attente




Dans sa dimension économique, les Britanniques s'inquiètent de l'impact sur la City en cas de victoire socialiste, le tout avec une dose d'incrédulité résumée par The Economist qui a fustigé le "déni de réalité" des candidats.

"Même si on vit à l'étranger, on s'intéresse à ce qui se passe en France", témoigne Philippe Gillet, manager marketing de 41 ans. "Chaque vote compte".

dimanche 4 décembre 2011

Pétition de 26 maires pour le droit de vote -et d'éligibilité- de tous étrangers

La gauche prend le biais du droit de vote pour l'octroi de la nationalité



Vers plus de profs en ZEP,

mais un allègement
des programmes scolaires !




Citoyenneté, un fait qui deviendrait un concept

Vingt-six maires de gauche ont relancé mardi 15 février 2011 le débat sur le droit de vote des étrangers aux élections locales - et de gérer les collectivités locales - en signant un appel destiné à sensibiliser les pouvoirs publics et l'opinion sur ce sujet.

La gauche fait un lot du droit de vote et de celui d'être élu
" Nous lançons un appel solennel et prenons l’engagement de tout mettre en oeuvre pour que le droit de vote et d’éligibilité des résidents étrangers aux élections locales soit reconnu ", écrivent ces maires réunis - au Sénat- à l’initiative du premier magistrat de Strasbourg, Roland Ries (PS).

L'opinion publique serait favorable
" Aujourd’hui, les résidents étrangers doivent être considérés comme des citoyens à part entière ", affirmaient-ils, il y a déjà près d'un an. " L’opinion publique est favorable à l’évolution d’une citoyenneté attachée à la résidence et non pas seulement à la nationalité ", jugeaient-ils, d'autorité.
Lien PaSiDupes : "55% des Français consentiraient au vote des non-européens "

Citoyens souverains, mais placés devant le fait accompli
Assurant pour leur part que "
le concept [sic] de citoyenneté contient le droit pour toute personne de participer aux prises de décision qui la concernent ", ils considéraient d'ailleurs que " son extension a déjà eu lieu pour une partie des étrangers résidents, ressortissants de l’UE, qui peuvent voter aux élections municipales et européennes ".

Faut-il poursuivre l'extension ?
" Il s’agit maintenant de donner les mêmes droits à tous les étrangers résidents ", décidaient-ils.


L’appel est signé par les maires des villes suivantes
:

•Angers (Jean-Claude Antonini, PS),

•Aubervilliers (Jacques Salvator, PS),

•Bègles (Noël Mamère, Europe Ecologie-les Verts),

•Besançon (Jean-Louis Fousseret, PS),

•Caen (Philippe Duron, PS),

•Chelles (Jean-Paul Planchou, PS),

•Clichy-la-Garenne (Gilles Catoire, PS),

•Creil (Jean-Claude Villemain, PS),

•Erstein, 10.000 hab.en Alsace (Jean-Marc Willer, PS),

•Grenoble (Michel Destot, PS, président de l'Association des maires de grandes villes de France (AMGVF), proche de Martine Brochen-Aubry, mais membre de l'équipe de campagne de Hollande),

•Illkirch-Graffenstaden (Jacques Bigot, PS),

•Les Ulis (Maud Olivier, PS),

•Lille (Martine Brochen-Aubry,PS),

•Metz en Lorraine (Dominique Gros, PS),

•Montbéliard en Franche-Comté (Jacques Hélias, PS),

•Nantes (Jean-Marc Ayrault, PS, professeur d'allemand), proche de Hollande,

•Paris (Bertrand Delanoë, né en Tunisie, PS),

•Pau (Martine Lignières-Cassou, née à Alger, PS) "ex"-trotskiste et conseillère de Martine Brochen-Aubry,

•Périgueux (Michel Moyrand, PS),

•Quimper(Bernard Poignant, PS), ex-président de la Fédération nationale des élus socialistes et républicains (FNESER), proche de Lionel Jospin

•Reims (Adeline Hazan, dont le père est d'origine égyptienne PS),

•Rennes (Daniel Delaveau, PS),

•Rouen (Valérie Fourneyron, PS), proche de Martine Brochen-Aubry,

•Saint-Denis (Didier Paillard, PCF),

•Strasbourg (Roland Ries, PS),

•Toulouse (Pierre Cohen, PS).

Plusieurs municipalités s’étaient associées pour initier cet appel à l’occasion du premier congrès des conseils de résidents étrangers, le 16 octobre dernier à Strasbourg.

Le flou sur la condition de durée de résidence
Elle serait de seulement cinq ans en France, contre de dix au Vénézuela !


La présidente du Front national, Marine Le Pen, a dénoncé cette initiative en estimant dans un communiqué que rattacher la citoyenneté à la résidence et non à la nationalité serait " contraire à toute la tradition française ", " aux valeurs de notre République " et " au concept même de démocratie ".
Selon Mme Le Pen, " il s’agit par ailleurs du seul droit qui reste aux Français, alors que les aides sociales sont déjà, hélas, distribuées depuis quelques décennies sans aucune distinction de nationalité ".

La question du droit de vote des étrangers aux élections locales revient régulièrement sur le devant de la scène. Le 30 mars 2010,
les députés de la majorité avaient repoussé une proposition de loi socialiste visant à donner le droit de vote et d’éligibilité aux étrangers non-européens aux élections municipales.

Tous "citoyens du monde"
Et quel serait le statut des Français de l'étranger ?
Les Français seraient-ils éligibles en Algérie, en Confédération hélvétique, au Canada et en Autriche ?
Le Maroc exige la réciprocité et la Biélorussie exclusivement avec la Russie.
La Grèce socialiste de Papandréou a adopté une autre technique de refus, en imposant des conditions administratives très restrictives...

=> Lorsqu'un pays européen reconnaît ces droits, ils n'incluent généralement pas les étrangers extracommunautaires (Danemark, Hongrie, Pologne). En Italie, le ministre de l'Intérieur Roberto Maroni a déclaré le 30 janvier 2009 que " la Constitution dit que le droit de vote dans notre pays, ce sont les citoyens italiens et européens qui l'ont, pas les extracommunautaires. Si on veut, on peut changer la Constitution, mais on ne peut pas dire qu'on ferme les yeux. "

Ironie socialiste
Rendez-vous manqués avec l'Histoire:
l'Espagne socialiste de Zapatero n'a pas accordé ce double droit aux étrangers pour les élections municipales de 2007...

La germanophobie de Hollande, Montebourg et les autres est incompréhensible :en Allemagne, le programme de coalition CDU-CSU-SPD d'Angela Merkel prévoyait en 2005 que "nous examinerons aussi (...) la question du droit de vote et d'éligibilité communal des étrangers qui ne sont pas citoyens de l'UE."
A y bien regarder, le PS ne serait-il pas un peu soumis aux socialistes allemands et admiratifs du pangermanisme ?

Avec le PS, faut-il craindre un retour de la Terreur ?

Nos incroyables socialo-gauchistes nous referaient-ils 1793 ?
L'article 4 de la Constitution du 24 juin 1793 (jamais appliquée) accordait la citoyenneté " à tout étranger qui, domicilié en France depuis une année, y vit de son travail, ou acquiert une propriété, ou épouse une Française, ou adopte un enfant, ou nourrit un vieillard, tout étranger enfin qui sera jugé par le corps législatif avoir bien mérité de l'humanité "...

vendredi 9 janvier 2009

Découpage électoral : le Conseil Constitutionnel impose le critère démographique

Les sages s’opposent à la règle des deux députés par département
Le Conseil constitutionnel a refusé jeudi la règle de deux députés par département que voulait maintenir le gouvernement pour effectuer le nouveau redécoupage électoral.

Les raisons du changement
Pour le Conseil Constitutionnel, il s'agit de "limiter les exceptions à la règle fondamentale selon laquelle l'Assemblée Nationale doit être élue sur des bases essentiellement démographiques".
Depuis le dernier découpage effectué il y a 22 ans par Charles Pasqua en 1987, la population de la France est en effet passée de 55 à plus de 63 millions d'habitants, mais le nombre de députés était resté inchangé. Il devrait y avoir désormais un député par tranche de 125.000 habitants, contre un pour 108.000 actuellement.

Ce qui changera
  • La Lozère (77.000 habitants) et la Creuse (122.000 habitants) devraient donc perdre chacun un siège: ce sont deux départements de moins de 125.000 habitants qui étaient représentés jusqu'à présent par deux députés, .
    > Le gouvernement avait estimé que les départements peu peuplés pourraient garder au moins deux députés, conformément à une tradition remontant à la IIIème République.
    > Le Conseil Constitutionnel s'y est opposé en jugeant que "le maintien d'un minimum de deux députés pour chaque département n'est plus justifié par un impératif d'intérêt général susceptible d'atténuer la portée de la règle fondamentale selon laquelle l'Assemblée nationale doit être élue sur des bases essentiellement démographiques".

  • Par ailleurs, les Français de l'étranger, qui n'étaient jusqu'à présent représentés qu'au Sénat, le seront aussi à l'Assemblée Nationale. Le nombre de circonscriptions qui seront créées pour eux devrait être d'environ 10, autant de sièges en moins pour la métropole et les collectivités d'outremer.

  • La contrepartie
    > Cette décision pourrait permettre à des départements menacés de perdre un siège d'en garder un. Ceux-ci étaient 25: Paris et Nord (trois sièges), Pas-de-Calais et Seine-Maritime (-2), Allier, Charente, Corrèze, Indre, Loire, Manche, Marne, Meurthe-et-Moselle, Moselle, Nièvre, Puy-de-Dôme, Hautes-Pyrénées, Haut-Rhin, Haute-Saône, Saône-et-Loire, Deux-Sèvres, Somme, Tarn, Haute-Vienne, Seine-Saint-Denis et Val-de-Marne (un siège).
    > 15 départements devraient gagner un ou deux sièges: Haute-Garonne, Hérault, Seine-et-Marne et Réunion (deux), Ain, Gard, Gironde, Ille-et-Vilaine, Isère, Loiret, Savoie, Haute-Savoie, Var, Vaucluse et Val d'Oise (un).

    Fin de la récupération automatique de siège parlementaire

    Le Conseil Constitutionnel a par ailleurs censuré une disposition de la loi organique présentée par le gouvernement en même temps que les règles de redécoupage électoral. Elle prévoyait qu'un ministre, ancien élu, puisse retrouver automatiquement son siège quand il quitte le gouvernement. Au cas où le ministre renoncerait à reprendre ses fonctions parlementaires, il serait définitivement remplacé par son suppléant.
    Pour le Conseil Constitutionnel, il n'est pas possible qu'un ministre retrouve automatiquement son siège d'élu quand il quitte le gouvernement, puisque "l'article 25 de la Constitution ne prévoit, dans ce cas, qu'un remplacement temporaire". De nouvelles élections partielles devront donc être organisées.

    L’opposition n’obtient pas gain de cause

    >
    Alain Marleix, le secrétaire d'Etat au ministère de l'intérieur et aux collectivités locales, s'est réjoui qu'aucun des motifs d'annulation soulevés par l'opposition n'ait été retenu. Impossible Conseil Constitutionnel de déposer 4700 'amendements' comme au Parlement ?
    A. Marleix a annoncé la poursuite des travaux du redécoupage. Une commission de redécoupage électorale devrait être mise en place en mars. A. Marleix recevra tous les députés concernés.
    > Le découpage devra être ensuite approuvé par le Conseil des ministres en juin, après être passé devant le Conseil d'Etat, et les ordonnances ratifiées par le Parlement avant la fin de l'année.
  • dimanche 23 novembre 2008

    PS – Les bons comptes feront-ils les bonnes amies ?

    A voleuse, voleuse et demie
    Sa Cynique Majesté Royal va de media en media pour pleurer sur son sort et accuser ses adversaires du grand malheur qui la frappe. L'amère Royal se saisit d’une 'bourde' que la fédération de Moselle a spontanément découverte et rendue publique, pour contester le score final. Et extrapoler !
    Dès samedi, après vérification des bulletins de récolements, il s'avèra en effet que, dans la nuit (de vendredi à samedi), une erreur humaine a attribué à Aubry le score réalisé par Royal dans l'une des sections de la fédération de la Moselle, indiqua dans un communiqué Jean-Marc Todeschini, premier secrétaire de la Fédération de la Moselle du PS.
    Avec sa violence souriante coutumière, la tragédienne se posa aussitôt en victime de fraude et même de vol. Encore une fois, comme son domicile…

    Le cas de la Gironde
    > Or, Martine Aubry aurait été lésée de 11 voix et
    la victime auto-proclamée se serait vue attribuer 41 bulletins de trop lors du scrutin socialiste dans la section de Blaye (Gironde) pour l'élection du premier secrétaire, ont assuré dimanche les partisans locaux de la maire de Lille.
    Si cette erreur aboutit à une correction officielle, il creusera un écart de 52 voix de plus en faveur de Martine Aubry, en plus des 42, a observé Alain Anziani, secrétaire fédéral sortant en Gironde et partisan de Martine Aubry. "Il y a eu une erreur de transmission dans la nuit de vendredi à samedi. Les résultats ont été téléphonés à la fédération où dimanche l'écart a été constaté au vu du procès verbal", au demeurant signé par les deux parties, a assuré Alain Anziani.
    > Mais, Gilles Savary et Vincent Feltesse (contributeur à la motion Collomb-Royal) , partisans locaux de l’amère Royal, ont publié un communiqué à la mi-journée pour contester l'analyse de leurs contradicteurs.
    Ils prétendent, comme à chaque scrutin, que la section de Blaye compte plus de votants que d'adhérents. "En aucune manière, l'éventuel surcroît de votants ne devrait être retranché intégralement du score de l'une ou l'autre des candidates [mais surtout de l’une…]. Aucun résultat ne peut être publié avant vérification par la fédération", écrivent-il.

    La collée compte sur le "recolement"
    Dans la section de Blaye, le résultat véritable aurait donné 35 voix à la Ch'tite Aubry contre 24 à Désirdavenir Royal, alors qu'il avait été indiqué par erreur au téléphone des chiffres de 24 et 65, repris sur le procès-verbal girondin, explique-t-il.

    Le cas des Français de l’étranger
    Martine Aubry aurait encore été lésée de 19 voix de Français de l’étranger. Il apparaît qu’au lieu de 317 voix pour Martine Aubry et 390 pour Marie-sEGOlène Royal
    , la totalisation officielle des scrutins enregistrés dans cette catégorie donne finalement 366 suffrages à Martine Aubry et 420 à la soi-disant victime.
    La Fédération des Français de l’étranger confirme que ces derniers chiffres sont les bons.

    Sa Cynique Majesté Royal pourrait regretter sa mauvaise foi
    Le dossier sera transmis à Paris où une commission devra trancher mardi soir sur , en tenant compte, ou pas, de ce litige et de nombreux autres.
    Une commission nationale dite de "recolement" (vérification) doit se réunir dès lundi au PS à Paris pour examiner l'ensemble du scrutin et vérifier toutes les contestations.

    Les rectificatifs pourraient bien confondre la peste.