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mardi 19 mai 2020

Le parti du président Macron, LREM, perd la majorité absolue

17 députés forment un nouveau groupe à l'Assemblée : LREM peut-elle encore  conserver toute son arrogance ?

Avec la création de ce nouveau groupe, LREM poursuit une débandade parlementaire inédite

En perdant la majorité absolue au Palais-Bourdon, Macron devra davantage composer avec ses alliés, le Modem et Agir, plus loyalistes que ses élus.


Un neuvième groupe politique de 17 dissidents, dont des Macroniens et anciens Macroniens, est "déposé officiellement" ce mardi à l'Assemblée, annoncent certains de ses membres fondateurs. Le groupe LREM perd du même coup  la majorité absolue"de justesse" et "au moins temporairement," commente Le Monde qui ne mise pas sur son avenir.

Baptisé "Ecologie Démocratie Solidarité", ce nouveau groupe est "indépendant", "ni dans la majorité, ni dans l'opposition", un "en même temps" qui n'augure pas d'une ligne sans zigzags ni compromission, dès la lecture de la déclaration politique de ses élus. 
Parmi ses membres figurent d'anciens "marcheurs" de la première heure, comme Matthieu Orphelin (proche de Nicolas Hulot), ou encore des membres de l'aile gauche de LREM comme Aurélien Taché ou Cédric Villani, dont la dissidence n'était pas encore acquise jusque-là.
Avec cette crise du Covid19, il nous faut dépasser les clivages et les postures, et construire collectivement le monde d’après. #EDS, que nous créons aujourd'hui, sera un groupe de propositions, de coalition, d'innovation


Tous ces députés ont été élus en 2017 sous l'étiquette LaREM à l'exception de Delphine Batho.

Une perte "seulement temporaire" de majorité, veulent croire les loyalistes groggy ?

Les arrogants de la majorité présidentielle aurait dû voir venir.
En février 2019, la grande majorité de ses députés et le MoDem avaient voté pour loi dite anticasseurs, controversée et qui proposa des interdictions administratives de manifester ou qui fait de la dissimulation de visage un délit. Mais 50 députés - principalement de l’aile gauche et en pointe sur la défense des libertés publiques - s'étaient tout de même abstenus. "L’essentiel, c’est qu’il n’y a eu aucun vote contre," avait commenté dans la foulée du vote le patron du groupe majoritaire Gilles Le Gendre. 
Pour voir venir la dissidence actuelle, il aurait fallu que les anciens socialistes Gilles Le Gendre - fils d'un président de société et de Catherine Chassaing Mandegou de Borredon - un ex-président du directoire du groupe Expansion (groupe l'Express, filiale de SFR Presse, racheté par Patrick Drahi, détenteur cumulard de BFM), et Stanislas Guerini, secrétaire général de LREM, eussent été lucides et compétents, mais ils sont des produits du quinquennat de François Hollande.

Avec ce... neuvième groupe - un record camouflet dans l'hémicycle du Palais-Bourbon - LREM perd sept nouveaux membres ou apparentés, tombant à 288, juste sous le seuil de la majorité absolue (289 sièges) qu'il détenait jusqu'alors à lui seul. Un revers cinglant même si le groupe majoritaire peut s'appuyer sur ses 46 alliés du MoDem et la dizaine d'élus Agir.

Le groupe espère toutefois récupérer rapidement la majorité absolue
La future suppléante d'Olivier Gaillard, ex-PS et ex-LREM, qui devrait quitter son siège de député pour succéder à une DVG à la mairie de Sauve (1.900 habitants), Gard, pourrait se désolidariser du titulaire démissionnaire, depuis le 13 mai (déclarant regretter de n'être qu' "un élu de seconde zone" dans un Parlement qui oublierait les territoires locaux) et rechausser les godillots des "marcheurs", comme annoncé par le député, sous les yeux des électeurs effarés. 
Sa suppléante est proviseur adjointe du Lycée Jacques Prévert à Saint-Christols-les-Alès, 1957e sur 2013 au classement national de 2016 et 21e sur 21 dans le département avec 8,3/20Catherine Daufès-Roux, 57 ans, déjà doublure d'Henri Francès en 2012, battu par le socialiste William Dumas, va devoir résister au mépris de élus de la société civile au parti présidentiel. Elle a survécu à la canicule de l'été 2003 et à un record de chaleur jamais enregistré en France métropolitaine avec 44,1 °C . Est-elle suffisamment aguerrie pour autant ?

Vers un soutien conditionnel au cas par cas et un chantage permanent au pouvoir

Le nouveau groupe entend contribuer à "une ambition forte de transformation sociale et écologique". Ce que Macron croyait réaliser depuis trois ans...

"Répondre à l'urgence écologique, moderniser la démocratie, réduire les inégalités sociales et territoriales : nous pouvons faire plus et mieux à l'Assemblée nationale", estiment ces députés, pour qui "après le Covid-19, plus rien ne doit être comme avant". Les prétentieux de la majorité n'en croient pas leurs yeux: ils ont trouvé plus ambitieux qu'eux !

Dans un document, ils listent leurs "15 premières priorités"
Cela va d'"un plan de réindustrialisation pour une souveraineté et une autonomie retrouvées" à une "réelle transparence de la vie publique" en passant par le rétablissement d'un système de santé "robuste" ou une refonte de "la fiscalité du capital et du patrimoine".

"Nous pousserons et soutiendrons toutes les décisions à la hauteur des enjeux, mais saurons nous opposer dans tous les autres cas", préviennent ces députés.

Ils vont refaire le monde.

mercredi 16 juillet 2014

La sénatrice Marie-Christine Blandin claque la porte d'EELV

Après Mamère, une nouvelle pastèque roule hors du parti des Verts radicaux

La sénatrice Marie-Christine-Christine Blandin déclare qu'elle ne "se retrouve plus" dans Europe Ecologie-les Verts.
Après Noël Mamère en septembre dernier, la première écologiste à diriger une région, le Nord-Pas-de-Calais en 1992, puis première sénatrice écolo en 2001, démissionne des Verts. En 1984, elle avait contribué à la fondation du parti.

Elle l’annonce aujourd’hui dans
un courrier destiné à la secrétaire nationale du mouvement, Emmanuelle Cosse, et envoyé également aux parlementaires du parti. La sénatrice du Nord indique qu’elle "ne se retrouve plus dans l’exacerbation des invectives sur les listes, dans des volte-face de postures entre complaisance et radicalité, dans des congrès où les affrontements et fusion après les jeux de rôles se préparent des mois à l’avance, où le hasard d’un talent n’aura plus la chance d’émerger s’il n’est pas dans le bon courant…".

"Sans fracas ni tambour"

L’élue révèle aussi ses regrets sur la stratégie de son parti aux sénatorialesle conseil fédéral a rejeté la proposition du PS qui aurait pu permettre l’élection d’un sénateur EELV supplémentaire pour les Français de l’étranger, jugée insuffisante. A l'arrivée, le PS a le plus de conseillers régionaux sans avoir la majorité absolue.

Celle qui avait refusé en 1997 d'être ministre de Lionel Jospin pour ne pas cumuler, explique enfin qu’elle "ne se retrouve plus dans un parti écolo qui oublie souvent faune, flore et écosystèmes, et qui a remplacé les souvenirs des sit-in par les applaudissements aux opérations militaires, et la convivialité par un antiparlementarisme montant". 

"Je m’en vais donc sans fracas ni tambour", écrit-elle. Pas sûr pourtant que ce départ ne fasse pas de bruit dans le monde de l’écologie.
Il reste troublant que tant d'élus puissent en revanche s'accommoder encore de tant de dérives à la fois.
 


dimanche 22 septembre 2013

Les Allemands ont choisi de garder Merkel: l'hostilité de Hollande n'a pas rapporté à la gauche

Les attaques des médiocres du PS ne l'ont pas déboulonnée

L'Allemagne n'est pas le Mali

Ces derniers jours,
la presse française avait arrêté les frappes médiatiques sur la politique de Merkel initiées par le PS. 
La victoire aurait été d'autant plus désobligeante pour Hollande et sa bande que sa presse  aurait persévéré dans le harcèlement, alors que son succès apparaissait comme une évidence. 

Angela Merkel devrait donc pouvoir gouverner seule

La droite conservatrice (CDU-CSU) de la chancelière aurait remporté la majorité absolue
 des sièges au Bundestag aux élections législatives de ce dimanche 22 septembre, selon les estimations des chaînes de télévision publiques.
Le "sale mec" Hollande devra la féliciter.
Angela Merkel est déjà chancelière depuis deux mandatures, soit huit ans.

Selon des estimations à 19h10, la droite n'aura pas besoin de coalition 

A gauche, les sociaux-démocrates du SPD n'auraient recueilli que le quart des suffrages (26 à 26,5%).
La chancelière n'aura pas à s'allier à l'opposition sociale-démocrate (SPD),  ce qui n'est arrivé qu'au chancelier Konrad Adenauer en 1957. En France, Hollande doit à l'inverse ménager ses soutiens branlants de la gauche extrême des communistes et des altermondialistes écolos.

Polémique sur Merkel : le PS cherche le coupable, 
mais n'exprime aucun regret

Le PS s'interroge sur un fuitage et non pas sur son indécence. 
En avril dernier, le brouillon rédigé par la direction du Parti socialiste pour la convention Europe s'était retrouvé dans la presse, alors même que la Commission de résolutions du parti était en train d'en débattre. Le document initial fustigeait "l'intransigeance égoïste" de la chancelière allemande, Angela Merkel, et appelait à un "affrontement démocratique". 

La crème de la gauche vertueuse
"Une personne bien intentionnée a pensé utile de faire fuiter un texte qui n'était en aucune façon celui que les socialistes avaient envie de porter", raconte à qui voulait l'entendre, Luc Carvounas, proche de Manuel Valls, qui parle là de "faute politique majeure", classée sans suite. "C'est parti en vrille. Et ce qui est complètement dingue, c'est que le texte ne comportait plus d'attaques sur Merkel au moment où ça a fuité", prétend Guillaume Balas, membre du bureau national du PS et proche du courant de Benoît Hamon, Un monde d'avance.
Le laxisme Rue de Solférino
Pas question pour autant de personnaliser le problème : "Le faire porter sur le seul Harlem Désir est insuffisant, c'est plus complexe," estiment certains qui se refusent à impliquer le président dans sa désignation d'un incapable à la tête du PS qui ne risquait pas de lui faire de l'ombre à sa suite... Ca arrange donc Hollande que Désir H soit un psycho-maniaque qui ramène tout au fascisme et au racisme. Point barre !
"Il y a un problème majeur de pilotage politique, ça ne me paraît pas assez acceptable", insiste toutefois Marie-Noëlle Lienemann. La sénatrice, membre actif du bureau national du PS  sur son aile gauche déplore "un état de désorganisation inquiétant, aussi bien au sein de la majorité du parti qu'au gouvernement"
Les "sales mecs" ne manquent pas plus au PS qu'au SM et continuent de sévir: les socialistes adoptent d'ailleurs le même mode de défense que les juges rouges du Syndicat de la Magistrature qui se justifiaient en assurant que leur Mur des cons était à usage interne. 
Ni égoïstes, ni intransigeants envers eux-mêmes, ils s'étaient simplement oubliés !

lundi 10 juin 2013

La majorité de gauche à l'Assemblée rétrécit comme peau de chagrin

Le PS envisage de perdre la majorité absolue
Ayrault l'a bien courte
...la majorité !

Le PS a perdu les sept élections partielles auquel il a dû faire face depuis les élections législatives de juin dernier. Et la majorité pourrait encore perdre des sièges dans les mois à venir. 

Ce qui fait dire au porte-parole des députés PS, Thierry Mandon, que la majorité absolue obtenue par le Parti socialiste en juin 2012 n'est pas assurée jusqu'à la fin du quinquennat.

Le PS perd encore deux sièges à la chambre des députés

Le très sarkozyste Frédéric Lefebvre (UMP) fait son retour et où le vice-président du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) Meyer Habib (UDI) son entrée, à la faveur de deux législatives partielles des Français de l'étranger. Dans les deux cas les scrutins étaient organisés pour remplacer des députées socialistes élues en mai 2012, dont les comptes de campagne ont depuis été invalidés, entraînant leur inéligibilité pour un an.

Le président de l'UMP Jean-François Copé a salué la victoire de Frédéric Lefebvre, "un désaveu très clair" de la politique de François Hollande. "Le PS a perdu les sept élections législatives partielles qui ont eu lieu depuis un an", se félicite le patron de l'UMP, qui estime que le président "doit tirer les conséquences de ces défaites successives en changeant de politique". "Leçon des partielles : si l'UMP dépasse les rivalités, personnelles, elle gagnera largement les municipales", a jugé pour sa part dans un tweet l'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin. 

A l'UDI, Yves Jégo a lui aussi jugé que la victoire de son candidat Meyer Habib marque "un rejet de la politique gouvernementale". Mais  le délégué général du mouvement souligne également que les électeurs d'Europe du Sud et d'Israël ont choisi "une opposition véritablement plurielle qui porte une vision libérale, humaniste, écologiste et européenne telle que l'UDI souhaite l'incarner". Le patron du mouvement Jean-Louis Borloo s'est dit pour sa part "très heureux" d'accueillir un 31e député pour son groupe à l'Assemblée.

Au PS, Christophe Borgel minimise l'hécatombe 

Le secrétaire national aux élections
 cherche à se rassurer sans convaincre
que cette victoire de l'UMP en Amérique du nord - la seule des deux circonscriptions où un PS était encore en lice ! - n'est "pas étonnante".  Sans se poser de questions, il la justifie par "l'abstention de l'électorat socialiste". 

Il a noté un répit. Malgré ces deux défaites, le groupe à l'Assemblée conserve la majorité absolue à l'Assemblée, avec 292 sièges. Soit trois petites voix de plus que la majorité absolue. Et dimanche, avec Villeneuve-sur-Lot, peut-être même 2... 

Invité d'Europe 1 ce lundi 10 juin, le député PS de l'Essonne ne semble pas confiant quant à la majorité absolue mais relativise en rappelant que le PS a déjà gouverné avec une majorité relative : 
- Etes-vous sûr de conserver la majorité absolue jusqu'à la fin du quinquennat ?
- Euh, non, nous ne sommes pas sûrs... Il y a encore une petite marge, y compris s'il nous arrivait un accident dans le Lot-et-Garonne. Nous aurions encore la majorité absolue. Finalement, dans les deux dernières expériences gouvernementales de la gauche, 1988-1993 et 1997-2002, nous n'avions qu'une majorité relative; ça ne nous a pas empêchés de réformer le pays..." La réforme des retraites a toutefois attendu...

Thierry Mandon désigne l'arrogance du PS 
Il faut changer, non pas tant sur le fond de la politique que sur les relations du PS avec ses alliés de la majorité, déclare-t-il. 
"Il reste une majorité absolue et quelques réserves parmi nos alliés, les radicaux de gauche et les écologistes. Il n'y a rien d'inquiétant pour le gouvernement et la majorité, même s'il faudra sûrement changer de façon de faire." 

Le porte-parole du groupe PS met en cause certains décalages avec les alliés du PS. "On ne s'est pas assez suffisamment parlé", avoue-t-il. Et conlut par répéter les parole de François Hollande : les deux premières années sont difficiles, mais se montre confiant pour la suite, à défaut de bonne foi... 
"Ces deux premières années du quinquennat sont dures, mais malheureusement, nous l'avions anticipé. Ce n'est pas possible de retrouver un pays à terre, d'essayer de le relever dans les efforts, et en même temps d'être plébiscité par l'électorat... Ca ne paiera qu'à moyen terme donc il n'est pas question de changer en effet..."

Un socialiste ne change jamais.



vendredi 15 juin 2012

La droite sous influence de la propagande socialiste se ressaisira-t-elle ?

Le PS zappe ses alliés d'extrême gauche pour stigmatiser l'extrême droite




Appel FN à voter avec le PS
contre l'ex-ministre UMP:
le PS ne refuse pas !






Les journalistes sont une corporation de gauche 

C'est ce qu'il est permis de conclure en voyant les résultats d'un sondage réalisé par Harris Interactive, sur Twitter, pour le magazine Médias. Selon l'enquête, 74% des journalistes voteraient à gauche, un chiffre imposant qui recoupe nombre d’enquêtes réalisées sur le thème par le passé.
Ces derniers mois, les candidats ont pour la plupart accusé la presse écrite, la télévision et la radio de mener une campagne orientée, partiale et pro-Hollande. Même Carla Bruni-Sarkozy avait ironisé sur ces journalistes qui s'affichent "contre son mari", rebaptisant France Télévisions "Gauche Télévisions". Les opinions avouées des journalistes transpire dans la ligne éditoriale des media qui les paient, que les actionnaires soient ou non de droite. 90% des journalistes interrogés se disent "indépendants" dans leur métier, 61% estiment que leurs confrères le sont à l'égard des responsables politiques et 54% envers les puissances économiques et financières. 
Mais ces journalistes sont-ils indépendants des agences de presse, telle l'AFP ou Reuters, qui inondent les salles de rédactions de dépêches partisanes, bouillies prédigérées prêtes à consommer et des sondeurs, arrogants lobbies qui se parent de vertus scientifiques usurpées ?
Au fil des cinq années de présidence Sarkozy, une kyrielle de " journaleux " n'a eu de cesse de placer le Président de la République dans leur ligne de mire et de tirer sur lui à boulets rouges. Acquise à la gauche impatiente de son retour au pouvoir et aigrie par le cuisant échec de sa Royal candidate en 2007, la profession rangée en ligne de bataille a pilonné la droite, objet de son ressentiment.

L'AFP démobilise : le second tour des législatives serait déjà jouée !

"La gauche bien partie pour devenir majoritaire à l'Assemblée dans le sillage de Hollande", clame l'agence de presse française, reprise en choeur par les media. 
Comme pour la présidentielle, la presse militante continue à peser sur l'opinion 
L'abstention sera donc la responsabilité d'une certaine presse: celle-ci annonce que le second tour de dimanche pourrait se traduire par une majorité à l'Assemblée nationale pour le PS et ses "proches alliés" (?), selon les projections de plusieurs instituts de sondage qui, comme chacun sait, ne se trompent évidemment jamais....Ces proches alliés, que l'AFP floute, France 24 ne les nomme pas clairement non plus, mentionnant " l'appoint des divers gauche et des écologistes". Mais que recouvre donc cette catégorie des "divers gauche" qu'on ne saurait voir et que la presse dissimule ?  Il s'agit de la "gauche radicale", celle qui, ainsi nouvellement camouflée, n'ose tellement plus s'avouer communiste léniniste qu'elle se présente voilée dans le Front de gauche, puisque la burqa lui sied à merveille: l'extrême gauche n'assume pas son idéologie totalitaire et le PS exige qu'elle avance masquée pour ne pas se compromettre et pour agresser l'extrême droite.   

L'intox est manifeste

Le scrutin de dimanche dernier, frappé d'un taux record d'abstention (42,7%)  a permis l'élection de seulement 36 des 577 députés: 541 sièges restent donc à pourvoir
Il a donné l'avantage à une gauche dominée par un PS hégémonique: 46,7%, dont 34,4% pour le PS et les ..."divers gauche", 5,4% pour EELV et 6,9% pour le Front de gauche, dont l'extrême gauche.

Avec 34,1%, la droite parlementaire, UMP et ses alliés centristes, n'a pas connu la débâcle annoncée
Après les passages remarqués de syndicalistes CGT, FO et SUD à l'extrême droite, au côté de Marine Le Pen, la droite républicaine est à son tour confrontée à la poussée du Front national qui, avec 13,6%, a réalisé un de ses meilleurs scores à des législatives.

"Sauf coup de théâtre": ainsi l'AFP prévient-elle implicitement de la manipulation

Sauf coup de théâtre, prévisible donc, mais l'agence ne prend pas, pour autant, la précaution du conditionnel. 
"Le Palais-Bourbon sera doté d'une majorité de gauche - ce que souhaitent 59% des Français, selon un sondage de Harris Interactive - ce qui évitera une cohabitation entre François Hollande et un gouvernement de droite. 

L'incertitude porterait sur "les contours de la majorité" qui sortira de ce quatrième rendez-vous des citoyens en deux mois avec les urnes, mais c'est la marge qui détermine la majorité relative, plutôt qu'absolue.
Cette entreprise commerciale qui se qualifie pompeusement d' "institut d’études" donne en fait dans le marketing du sondage d’opinion.
Si le Parti socialiste et ses proches alliés radicaux de gauche ou divers gauche détiennent à eux seuls plus de la moitié des sièges, cela laissera les coudées franches au chef de l'Etat et son Premier ministre Jean-Marc Ayrault.

Le PS n'est en vérité nullement assuré de la majorité absolue sans le renfort écologiste

L'enquête de Harris Interactive pour la chaîne parlementaire LCP publiée vendredi le confirme.
Le parti du président devra vraisemblablement composer sans cesse avec les ingérables écologistes qu'il a boostés pour son usage personnel, et a fortiori avec le Front de gauche, qui renâcle à entrer au gouvernement après avoir berné les plus défavorisés avec une promesse d'un SMIC à 1700 euros que Hollande ne peut garantir. 
Ces deux forces espèrent donc surtout pouvoir constituer un groupe parlementaire et peser sur le PS. Le jeu politique risque d'ailleurs de devenir  rapidement plus compliqué dans les cinq années à venir, et la politique gouvernementale, face aux orages économiques et européens, se ressentira de l'autonomie d'appoints incontrôlables. 

Les entreprises de sondages sont en désaccord

Trois instituts de sondages (Ifop, Opinion Way, TNS Sofres) prévoient une majorité absolue pour le PS et l'extrême gauche
Les encouragements de Valérie Trierweiler, la compagne de François Hollande, à l'adversaire de Ségolène Royal à La Rochelle, Olivier Falorni, assurent donc qu'ils n'auraient aucun impact sur le verdict des urnes malgré l'affolement du microcosme.

Mais Ipsos et Harris Interactive n'excluent pas qu'ils ne fassent que la frôler.
Le scrutin de dimanche dernier, frappé d'un taux record d'abstention (42,7%)  a permis l'élection de seulement 36 des 577 députés (541 sièges restent donc à pourvoir), et a donné l'avantage à une gauche dominée par les socialistes: 46,7%, dont 34,4% pour le PS et les divers gauche, 5,4% pour EELV et 6,9% pour le Front de gauche.

Avec 34,1%, la droite parlementaire (l'UMP et ses alliés centristes et divers droite) a réussi à limiter la casse, quasi inévitable après la défaite de Nicolas Sarkozy à la présidentielle, mais a été confrontée à la bonne tenue du Front national qui, avec 13,6%, a réalisé un de ses meilleurs scores à des législatives.

Quelques brebis égarées de part et d'autres

Le PS croit pouvoir faire la chasse aux extrémistes de droite du fait que les communistes se sont banalisés au sein du Front de gauche. Le "front républicain" que brandit le premier secrétaire socialiste, la très sincère Martine Brochen-Aubry, n'est qu'un leurre. 
L'UMP qui se distingue du FN, a choisi de répondre à la pression de l'extrême droite par le "ni-ni": ni Front national, ni Front républicain avec la gauche.

Mais les deux formations ont leurs fortes têtes.
La presse partisane fait des distinguos révélateurs: les "brebis égarées" des uns sont des "dissidents" à gauche. Entre autres, un de ses candidats s'est retiré dans les Bouches-du-Rhône, facilitant la tâche du FN face à la gauche, un de ses députés sortants dans le Val-d'Oise a reproduit un appel de la candidate FN à voter en sa faveur.
Des militants d'extrême droite appellent à voter pour le PS  à Longjumeau pour faire barrage à Nathalie Kosciuscot-Morizet, ancienne ministre UMP. La désinformation de l'AFP n'est pas troublée. C'est un slogan que l'on n'a pourtant pas l'habitude de voir sur des tracts -un millier- du FN: "Faites barrage à NKM, votez PS avec le Front national "… Le FN, qui a récolté 11% des suffrages, pourrait faire basculer le second tour, qui oppose NKM (39,46% des voix au premier tour) au socialiste Olivier Thomas (36,29%), qui ramassera les bulletins frontistes, sans état d'âme, et les mêlera à ceux de l'extrême gauche, sans que la Ch'tite Aubry n'en soit "salie".

28 triangulaires UMP-gauche-FN. 

L'UMP refuse de choisir entre le Front national et la gauche, dans les 20 circonscriptions où la droite a été éliminée, malgré quelques mots d'ordre locaux différents.
Ainsi, à Hénin-Beaumont (11e du Pas-de-Calais), le candidat UMP a implicitement appelé à voter pour le socialiste Philippe Kemel. 
Marine Le Pen, forte de l'élimination au premier tour de Jean-Luc Mélenchon, peut l'emporter et entrer à l'Assemblée nationale, peut-être aux cotés d'autres de ses candidats, comme l'avocat Gilbert Collard, dans le Gard, ou sa nièce Marion Maréchal-Le Pen, dans le Vaucluse.

A gauche, Ségolène Royal s'oppose au candidat socialiste  légitime, Olivier Falorni,  Dans ce combat fratricide à La Rochelle, la parachutée est soutenue par le président Hollande qui prétendait de tenir au dessus de la mêlée et par le premier secrétaire Aubry qui tempête et menace l'exclu d'excommunication !... 
Face à ces pressions jacobines de la direction parisienne, le local désigné par les militants est plus ou moins ouvertement par un front républicain inédit autour d'une partie de la droite. Deux sondages annoncent l'échec dimanche de la battue de la présidentielle 2007, ce qui la priverait de la présidence de l'Assemblée nationale qui lui est promise depuis des mois, en dépit de trois autres prétendants.


mercredi 13 juin 2012

Législatives: Ayrault-Hollande veulent le pouvoir sans partage

Ayr-Aubry battent le rappel pour le 2e tour 

Herr Ayrault et la Ch'tite Aubry ont appelé à la mobilisation 


Lors d'un dernier meeting commun - qui a peu mobilisé mercredi soir à J-4 du deuxième tour des législatives- ils ont tenté de dramatiser les législatives en mettant en garde contre l'abstention qui priverait la gauche de la majorité absolue.

Diabolisant le FN du fait de sa forte poussée, les alliés de l'extrême gauche ont dénoncé des "petits arrangements" entre l'extrême droite et l'UMP
Devant quelques curieux au Zénith de Paris (les organisateurs ont dû réduire la salle en tirant des rideaux), le Premier ministre et la première secrétaire du PS ont occulté la polémique autour du tweet de Valérie Trierweiler contre sa rivale Royal. Dans la journée, comme l'amère de Lille avait pris soin d'apporter de nouveau son soutien à l'ex-candidate à la présidentielle, le Premier ministre Ayrault, autrement appelé "la Voix de son Maître", demanda fermement au rival dissident socialiste, mais désigné par le vote démocratique des militants, Olivier Falorni, de se désister en faveur de la pistonnée de la direction parisienne. 
Les pressions exercées par la troupe des éléphants parisiens sur cet ex-socialiste exclu du PS sont restées sans effet, puisqu'il n'est plus  sensible aux oukases du patronat socialiste.

Ce terrain étant contourné, ils ont pointé le risque FN, dénonçant en choeur la règle "ni Front national, ni Front républicain" fixée par l'UMP. "C'est une équivalence coupable à laquelle les dirigeants de l'UMP se sont livrés", a jugé la Chtite Aubry. Mais avec ce "ni-ni", l'UMP "ne récoltera dimanche prochain que le 'et, et': et la défaite et le déshonneur", a estimé le premier secrétaire du PS. 
Elle a ainsi évoqué des "petits arrangements de désistements réciproques" entre le FN et l'UMP, tout en passant sous silence le ralliement du suppléant de Catherine Arkilovitch (PS) au candidat de l'UMP à Carpentras.

A noter en outre que la gauche plurielle connaît des ratés. 
Ainsi, en Seine-Saint-Denis, le député sortant communiste Patrick Braouezec (31,17% au 1er tour) se maintient-il au second avec le soutien du camarade Asensi, face au candidat PS, Mathieu Hanotin (36,51%) qui fait  se fissurer le
"front républicain". 
La candidate socialiste s'est en revanche désistée face à Marie-George Buffet, mais celle-ci n'est autre que l'ancienne n°1 du PCF et la socialiste sacrifiée est Najia Amzal, la beurette de service placée là pour faire illusion dans la communauté.

La paire Ayr-Aubry s'est concentrée sur la mobilisation des électeurs de gauche 

Pour réunir tous les pouvoirs dimanche prochain, Herr Ayrault a lui aussi appelé à la mobilisation: il revendique "une majorité large, cohérente et solidaire" pour François Hollande et lui permettre de "tenir ses engagements". 
Une majorité relative ne le satisferait pas. "Rien n'est joué, les législatives précédentes l'ont prouvé, de nombreux sièges peuvent se jouer à quelques dizaines de voix. Il faut mobiliser, mobiliser, mobiliser pour convaincre jusqu'à la dernière heure", a-t-il martelé. 
Il s'en est pris, lui aussi, à l'attitude de l'UMP traitant ses responsables de "Tartuffe et d'hypocrites" engagés dans "des positions de plus en plus extrémistes" "L'UMP court derrière" le FN"sans savoir qu'elle se précipite dans la gueule du loup", a-t-il craint pour elle !
 
L'alliance du PS et de l'extrême gauche communiste est pourtant l'équivalent des   "petits arrangements  qu'Herr Ayrault et Aubry stigmatisent à droite.
Mais le PS craint en vérité d'être "précipite dans la gueule du loup" des totalitaires communistes et des altermondialistes ingérables d'EE-LV, par le scrutin du 17 juin, car si le PS totalise 46,77% des voix, c'est en additiionnant celles du PCF et des écolos radicaux contre 34,07% à l'UMP et 13,6% au FN. 
Le FN fait donc particulièrement peur au PS qui n'est pas assuré d'obtenir à lui tout seul la majorité absolue à l'Assemblée.
La Ch'tite Aubry a aussi dit sa volonté de rejeter la pensée d'une nouvelle expérience - dont elle était pourtant - de la "gauche plurielle" voulue par Lionel Jospin, qui, au passage, aura donc reçu sa volée de bois vert 

A l'affaire du tweet de la Première concubine de France, le PS compte faire  porter la responsabilité de cet échec annoncé.

L'exécutif s'est jeté dans la mêlée malgré ses promesses
La twitteuse a en effet suscité un tel émoi en apportant son soutien au paria Olivier Falorni, alors que l'exemplaire François Hollande avait apporté son soutien à sa rivale, son ex-concubine et mère de ses quatre enfants, que le
Premier ministre a tenté à son tour de conjurer la future dégelée Royal. Il a d'abord affirmé la soutenir "à fond", puis il s'est à nouveau "sali" en haussant le ton mercredi dans une nouvelle déclaration à la place du Président Hollande retourné à son mutisme.
Le Premier ministre a en effet explicitement demandé à O. Falorni de se désister. 
Alors que l'Elysée tente de faire oublier son interventionnisme, Ayrault s'efforce de mettre la seconde concubine au pas, en lieu et place de la "gauche molle".  Il a fermement conseillé à l'hôtesse de l'Elysée de conserver "un rôle discret". 

Plusieurs responsables PS ont aussi critiqué mercredi la "faute" de Valérie Trierweiler, tandis que la droite brocardait cette nouvelle affaire de femme, un équivalent de l'hypermédiatisée affaire du Fouquet's en 2007 comme un "vaudeville" au sommet de l'Etat, rappelant irrésistiblement  l'affaire un équivalent de l'hypermédiatisée affaire du Fouquet's en 2007 du Fouquet's en 2007

Mardi, à La Rochelle, Martine Aubry venue soutenir son ex-rivale du congrès de Reims en compagnie de sa complice d'EE-LV, Cécile Duflot, a prétendu que l'entente entre les socialistes et leurs partenaires était bonne. Aussi bonne entre Ayrault et Aubry qu'entre Mélenchon et Hollande...
Il reste très peu de cas de dissidences à gauche pour le deuxième tour. 
C'est dire que si la Ch'tite Brochen-Aubry n'a pas su empêcher le duel fratricide et historique entre deux socialistes à La Rochelle, l'un élu par la base et l'autre nommée par la direction du parti, elle s'est copieusement salie au contact de l'extrême gauche et que leurs  "petits arrangements ont permis que  "sur 46 candidats investis par le PS ou ses partenaires, et confrontés à des dissidents au premier tour, 33 se sont qualifiés pour le second tour". 

Un "front républicain" d'orage s'est rassemblé sur Carpentras dans la 3e circonscription du Vaucluse, où la socialiste Catherine Arkilovitch a décidé de se maintenir dans une triangulaire face à la candidate FN Marion Maréchal-Le Pen.