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jeudi 13 octobre 2016

Primaire au centre : sans surprise, Bayrou, Lagarde et Devedjian basculent chez Juppé

La presse fait dans le non-événement sur des "ralliements" d'UDI en faveur de Juppé


Alain Juppé a, non pas enregistré de nouveaux soutiens, mais confirmé quelques anciens,
dans sa course à l'investiture présidentielle de la droite

600 élus centristes de l'UDI et Patrick Devedjian, en délicatesse avec Sarkozy depuis près de dix ans.
Depuis qu'il a été président de la République d'ouverture, d'anciens collaborateurs de Sarkozy, Jean-Pierre Jouyet ou Martin Hirsch, par exemple, n'ont-ils pas en effet rejoint Hollande, lorsqu'il est arrivé à l'Elysée ?  
A moins d'un mois et demi du scrutin, le maire de Bordeaux bénéficie de vents d'Est favorables soutenus par la presse socialiste qui voit en lui le battu idéal face à Valls ou Royal et même Hollande: des sondages qui lui prêtent une avance au second tour atteignant une vingtaine de points, à la louche,  et "des ralliements en série". Voyons de plus près en quoi ces allégations sont de l'intox politicienne de la presse militante.

Dans une tribune justement publiée par Le Monde, journal qui appointe Gérard Davet et Fabrice Lhomme, journalistes complices et accusateurs de Sarkozy dans l'affaires Bettencourt dans laquelle la justice a prononcé un non-lieu en faveur de leur cible et auxquels Hollande a consacré 600 heures de son précieux temps présidentiel pour qu'ils recueillent ses "confessions", "Après avoir pris le temps de la réflexion, de la discussion, mais surtout de la confrontation des programmes, nous (...) avons décidé d’apporter notre soutien à Alain Juppé", écrivent 600 élus de l'UDI, emmenés par leur président Jean-Christophe Lagarde, dans une tribune publiée par Le Monde.

Jean-Christophe Lagarde ! Le député-maire de Drancy (Seine-Saint-Denis) est un soutien de François Bayrou depuis 1991 et notamment pendant la campagne présidentielle de 2007: il fut son porte-parole. La presse peut-elle donc titrer sur ce type de ralliement au maire de Bordeaux sachant que le maire de Pau, François Bayrou, concurrent de Sarkozy en 2007, a conclu une alliance avec Juppé 
Le 25 avril 2007, Bayrou (18,5% au premier tour de la présidentielle 2007) déclara qu'il ne voterait pas pour Nicolas Sarkozy le 6 mai 2007, laissant planer le doute sur son vote en faveur de la candidate de la gauche, la socialiste Ségolène Royal (46,94 % des suffrages exprimés, contre 53% à Nicolas Sarkozy, soit 6 points d'écart).
Lagarde s'est prononcé en faveur de la légalisation du cannabis, a voté contre la loi restreignant l'affichage de signes religieux dans les écoles publiques et pour le projet de loi sur le mariage homosexuel
En 2013, l'association de soutien à son action municipale dut rembourser à la municipalité de Drancy... 51.712 € pour des frais qu’elle avait indûment engagés.

"Comme nous, il [Juppé, 72 ans en 2017] incarne la force de l’optimisme nécessaire à toute évolution, la force du mouvement, de la réconciliation et du courage", assurent les 600 signataires, dont 18 des 577 députés et 27 des 348 sénateurs.

En mars dernier, l'UDI a refusé de présenter un candidat à la primaire de la droite et du centre, faute d'accord avec Les Républicains sur le programme et la répartition des circonscriptions aux législatives de 2017. "Ce nouveau ralliement en faveur du favori des sondages grossit encore les rangs de ses partisans", mais celui qui est parti en campagne bien avant ses concurrents ne réalise aucune conquête.
'Force européenne démocrate' de Lagarde vient de se rallier à Juppé, mais l'autre composante dominante de l'UDI, le Nouveau Centre, a choisi Bruno Le Maire. Quant à l' 'Alliance centriste'  de Jean Arthuis a déclaré vouloir participer directement à l'élection présidentielle.

Bayrou, derrière Juppé: ce n'est pas un scoop !

Les amers tentent de se refaire une "identité heureuse": 
une composante de l'UDI, ex-UDF puis UMP, le Parti radical valoisien, aujourd'hui au centre, fut à la tête du Bloc des gauches aux législatives de 1902 et réalisa au gouvernement Émile Combes la séparation des Églises et de l'État de 1905, présidé par le maire de Nancy, Laurent Hénart, ancien secrétaire d'État de Jean-Louis Borloo dans le gouvernement Raffarin, fils du secrétaire d'État à l'Agriculture pendant les 7 mois du gouvernement Pierre Mendès France. Il fut secrétaire général de l'UDI, conjointement avec Jean-Christophe Lagarde;

Hervé Mariton, un ancien ministre dans le gouvernement de Dominique de Villepin, connu pour son opposition au mariage entre personnes du même sexe, alors que Juppé est favorable à l'adoption par les couples homosexuels, s'opposa à François Bayrou pour la présidence de l'UDF en 1998;

et Frédéric Lefebvre, ancien suppléant d'André Santini, un giscardien. En juin 2016, Sarkozy barra  la réinvestiture de Lefebvre à la candidature Les Républicains pour la 1re circonscription des Français établis hors de France aux élections législatives de 2017. En avril 2011, lors de la journée du livre politique, il s'était ridiculisé en confondant le Zadig de Voltaire avec la marque de vêtements Zadig et Voltaire;
ont réglé leurs comptes. 

François Bayrou, président du MoDem et candidat aux présidentielles de 2002, 2007 et 2012, défend de longue date Alain Juppé et menace même de se présenter une nouvelle fois si Nicolas Sarkozy devait remporter la primaire. 

Dans un texte publié sur le site de L'Opinion, Patrick Devedjian justifie quant à lui son soutien en présentant Alain Juppé comme "l’homme de la situation et qu’il porte la ligne politique que je crois utile à notre pays". En 2007, déçu de ne pas obtenir le ministère de la Justice dans le premier gouvernement Fillon, l'aigri avait déclaré: "Je suis pour un gouvernement d'ouverture, y compris aux sarkozistes, c'est tout dire".
Le successeur de Nicolas Sarkozy à la tête du département des Hauts-de-Seine dit rejeter la ligne politique porteuse d'"un nouveau nationalisme qui repose sur l’appel à l’identité, l’obsession sécuritaire et l’étatisme invasif", sans toutefois citer l'ex-président. Comme la journaliste de LCI (épouse de Thierry Ardisson) Audrey Crespo-Mara, qui, face à Nicolas Dupont-Aignan ce matin, l'a assimilé à Le Pen, père, au cours de la Matinale animée par François-Xavier Ménage, journaliste venu de ... BFMTV, proche du PS.

Dans le camp de Nicolas Sarkozy, on se félicite de ces clarifications.
"Les réseaux de notables, c'est extrêmement sympathique et nous sommes très heureux d'en avoir mais Nicolas Sarkozy ne s'adresse pas aux milieux, il s'adresse aux citoyens, il s'adresse au peuple", a déclaré mercredi Brice Hortefeux, un fidèle de l'ancien chef de l'Etat.

Les sarkozystes rappellent aussi que les sondages n'ont aucune valeur dans la mesure où on ne connaît pas précisément le panel d'électeurs de la primaire qui se déplacera les 20 et 27 novembre. D'autant que Juppé appelle les militants de gauche à soutenir sa candidature contre ses concurrents à la primaire... 
Et selon Libération, "jusqu’à 10% des anciens électeurs de François Hollande s’apprêteraient à participer au scrutin de fin novembre. Et voter massivement pour Alain Juppé pour faire barrage à Nicolas Sarkozy.
En juin 2007, Patrick Devedjian qualifia Anne-Marie Comparini de "salope"s'attirant la condamnation de nombreux politiques et du président SarkozyCette ex-députée du Rhône - qui fut assistante parlementaire de Raymond Barre - était une élue du MoDem et proche de... Bayrou, rallié à Juppé, avec Devedjian, qui a rompu avec Sarkozy à propos du Conseil général des Hauts-de-Seine, il y aura dix ans en 2017...

Comment Juppé s'accommode-t-il de ces ralliements ?

mercredi 3 août 2016

Hollande s'attaque aussi aux églises: pas de "pacte" entre Valls et les Catholiques

Les migrants et DAL ne l'ont pas investie, alors 
la maire Hidalgo fait raser une petite église

L'ordre d'évacuation de l'église Sainte-Rita annulé


Hollande n'aime pas non plus les Chrétiens de France.
L'église convoitée par les promoteurs

Le juge des référés du tribunal administratif de Paris avait fini par annuler son ordonnance, prise le 27 mai dernier, qui enjoignait au préfet de police de Paris de faire intervenir les forces de l'ordre pour évacuer le coeur de la paroisse emblématique du XVe arrondissement de Paris. Sous le coup d'une procédure d'expulsion, l'église, populaire pour sa bénédiction des animaux, était menacée de fermeture et de démolition. Mais, en mars 2015, après des mois de querelles judiciaires et sous le coup d'une procédure d'expulsion depuis septembre 2014, la communauté avait annoncé l'occupation du lieu de culte jour et nuit.

Sainte-Rita, église populaire menacée de démolition depuis 4 ans, avait été mise à disposition d'une communauté gallicane en 1987. 
Le gallicanisme ne reconnaît pas d'autre autorité du pape que spirituelle et juridictionnelle et donc un pouvoir réduit dans le domaine temporel, au bénéfice des conciles généraux dans l'Église, des évêques dans leurs diocèses et des souverains dans leurs États. Napoléon s'en mêla et plaça le gallicanisme en veille, sans parvenir à soumettre la faculté de théologie de la Sorbonne ni le séminaire de Saint-Sulpice. En 1870, la proclamation du dogme de l'infaillibilité pontificale par le concile Vatican I, quoique fortement contestée par les évêques français, sonne le glas du gallicanisme ecclésiastique. Taubira tentera de lui donner le coup de grâce, bien que l'église gallicane actuelle n'ait aucun rapport avec l'église catholique romaine.
L'expulsion, demandée par l'actuel propriétaire et le futur acquéreur, liés par une promesse de vente à 3,3 millions d'euros pour construire un grand parking au dieu voiture polluante, n'a reçu aucun soutien des anti-libéraux et écolos. Quelques logements prétendument sociaux les réduisant au silence.

L'expulsion avait été décidée par la justice le 6 janvier dernier. Depuis cette date, la préfecture de police n'avait pas accordé le concours de la force publique pour expulser les lieux, désormais réinvestis par les fidèles qui y célèbrent un culte vivant et renouvelle une vie paroissiale où se pressent de nombreux fidèles. L'argumentaire du préfet de police pour ne pas intervenir était jusque-là fondé sur les risques de "trouble à l'ordre public".


Dans cette volte-face, aujourd'hui, le juge ne revenait pas tant sur sur le fond de sa décision que sur la forme de l'annulation, pour des questions d'ordre procédural. 

D'autre part, le juge a admis la caducité de l'ordonnance d'expulsion du 6 janvier à la date où le propriétaire et l'acquéreur-promoteur de l'église ont saisi le juge pour demander le concours des forces de l'ordre. "Le préfet de police n'a donc pas porté une atteinte grave et manifestement illégale, déclara alors le juge des référés - contrairement à son dernier jugement - à leur droit de propriété en ne leur accordant pas le concours de la force publique". "L'ordonnance du 27 mai est déclarée non avenue" et les requêtes formées par le propriétaire et promoteur "rejetées".

Privés de leur église, les paroissiens ont improvisé
une messe dominicale sur le trottoir, devant les RG.
La lutte n'était pas pour autant gagnée, se méfiaient les paroissiens, les riverains et les représentants de l'association La Communauté chrétienne Sainte Rita - Paris 15ème, qui s'est récemment constituée pour défendre l'église. Adossée à l'association Les Arches du Patrimoine, dont l'objectif du président, Nicolas Stoquer, est la collecte des ressources permettant le rachat de l'église, elle tentait d'arracher définitivement Sainte Rita aux griffes des spéculateurs.

Cazeneuve a finalement fait évacuer l'église Sainte-Rita, par la force



Une trentaine de gardiens des lieux opposés à la démolition de Sainte-Rita, une église parisienne consacrée à la patronne des causes désespérées, ont été évacuées mercredi du lieu de culte qui doit laisser place à un parking et des logements, selon la préfecture de police. "Une trentaine de personnes ont pris place à l'intérieur du bâtiment [qui est un peu plus, car lieu saint consacré] pour conserver leur lieu de prière et donc s'opposer à la reprise des lieux. Leur évacuation s'est déroulée sans incident", mais manu militari, précise la préfecture de police (PP), comme on peut le voir ci-dessus à gauche. En effet, Valls et Cazeneuve leur ont néanmoins envoyé 12 cars de CRS. Une mobilisation policière disproportionnée contre la résistance passive de chrétiens âgés, inoffensifs, mais persécutés. 
 
C'est le propriétaire de cette église au style néogothique située dans le XVe arrondissement, l'association des Chapelles Catholiques et Apostoliquesendettée à hauteur de 45.000 euros, demande sa démolition en vue d'une opération immobilière confiée à la société Garibaldi, marchands de biens à Nantes, ville de Jean-Marc Ayrault, ministre en exercice. 
Ces Chrétiens n'ont pas eu droit au régime de faveur équitable dont a bénéficié le Conseil français du culte musulman. La maire socialiste a effacé la dette du CFCM, d'un montant équivalente de 49.000 euros. Anne Hidalgo offre en outre ses locaux parisiens au loyer mensuel de 100 euros, cadeau des contribuables parisiens. Ainsi la Mairie de Parie finance-t-elle le culte musulman. Ainsi, le CFCM n'a-t-il pas à faire appel à la participation du commerce halal à ses dépenses.
Les travaux de construction de logements, qui devaient démarrer en octobre 2015, se sont jusqu'alors heurtés à la présence d'occupants "sans droit ni titre", selon la Préfecture de police, une déclaration rapportée par la presse, sans mentionner les tergiversations de la Justice pendant quatre années, tant le droit est en l'espèce peu évident.


"Depuis la cession de cette propriété, une palissade métallique a été posée et quelques fidèles se réunissaient sur le trottoir; l'église n'est pas consacrée ni dédiée au culte", assure-t-elle.

Après rebondissements, dont des annulations de jugements, l'association a finalement obtenu une ordonnance du tribunal de Paris le 6 janvier qui l'autorise à faire procéder à l'expulsion de ses fidèles. La "brutalité" n'était pas incluse...
Rappelons inlassablement ce que la presse partisane 'évacue', elle aussi: le 27 mai, le tribunal avait déclarée "non avenue" la précédente décision de justice et avait "rejeté "les requêtes" formées par le propriétaire et promoteur immobilier.

Le 5 juillet, le Conseil d'Etat avait enjoint la préfecture de délivrer l'appel à la force publique. Le  14 juillet à Nice, un islamiste français a fait un carnage au volant d'un camion, à l'occasion de la Fête nationale. Le 19 juillet à Beaumont-sur-Oise, Adama Traoré est décédé après avoir été interpellé par les gendarmes. Plusieurs nuits de violences s'en sont suivies. Et le 26 juillet à Saint-Etienne-du-Rouvray, un prêtre octogénaire était égorgé, en prières, au pied de l'autel par deux jeunes musulmans "récemment radicalisés" mais connus de la police: l'un d'eux était porteur d'un bracelet électronique... Le 3 août à Paris, Bernard Cazeneuve a profité d'un créneau dans la longue liste noire des attentats islamistes pour lance ses CRS sur cette église Sainte-Rita.

Des élus de la majorité d'arrondissement, dont certains étaient sur place aujourd'hui dès 06h45 pour soutenir leurs administrés, se sont notamment indignés que l'opération ait lieu "alors que toute la communauté chrétienne est en deuil", a souligné Philippe Goujon, maire LR du XVe arrondissement.

L'élu fait référence à l'assassinat la semaine dernière du père Jacques Hamel, égorgé dans son église de Saint-Étienne-du-Rouvray par deux terroristes islamistes français se réclamant de l'organisation État islamique. 


Présent sur les lieux, le député LR Frédéric Lefebvre a pour sa part qualifié  "d'acte indigne" l'évacuation perpétrée au coeur de l'étéen profitant de l'absence d'une grande partie des paroissiens et du choc des fidèles après l'assassinat terroriste de Saint-Etienne-du-Rouvray, et, selon lui, pendant une célébration". L'église Sainte-Rita était la seule à Paris qui offre un accueil particulier aux propriétaires d'animaux en acceptant leurs compagnons de vie pendant les services religieux. Une bénédiction annuelle d'animaux, qui attire des centaines de personnes, s'y déroulait le premier dimanche de novembre. 
Une affaire politisée par l'extrême gauche
En décembre 2015, le lieu était squatté par des "catho' tradis, islamophobes et 'dissidents'", selon un reportage de lynchage par Streetpress
Or, StreetPress est un 'pure media' (comme Mediapart ou Rue89) notamment soutenu par certains media (Metronews, So Foot, Radio Campus), Open Society Foundation (réseau de fondations créé en 1979 par le sulfureux milliardaire américain George Soros, condamné pour délit d'initié dans l'affaire de la Société générale et acteur majeur dans la crise ukrainienne) ou la fondation Evens (organisation philanthropique floue). Mais l'un d'entre eux est souvent occulté, car plus marqué à gauche, ce qui entache de partialité cette affirmation. Selon l'OJIM, Free, l’opérateur de télécommunications du milliardaire socialisteXavier Niel, fait partie de la liste. L’homme est co-actionnaire du Monde et du Nouvel Observateur.
Sur Twitter, plusieurs hommes politiques ont exprimé leur indignation. 
Sur place, d'autres étaient présents, comme Philippe Goujon, député-maire Les Républicains de l'arrondissement concerné, le XVe  de Paris
ou 



et Frédéric Lefebvre, député LR candidat à la primaire à droite.
VOIR et ENTENDRE cet élu dénoncer l'amalgame entre les résistants de l'église et des identitaires en marge de leur action de résistance et révéler que le Cabinet de Bernard Cazeneuve assure qu'il croyait à l'évacuation d'un "bâtiment" et que le ministre (par ailleurs accusé de mensonge dans l'affaire de la vidéosurveillance de Nice) n'aurait donc pas été au courant de ce qu'entreprenait ce matin la préfecture de police, non sans "brutalité":



dimanche 14 février 2016

Les Républicains se dispersent en "courants", façon puzzle socialiste

Sarkozy tente de rassembler sur une ligne politique commune avant la primaire à droite  

Le président des Républicains a proposé un texte d'orientation qui doit servir de base commune aux candidats

L'enjeu, ce dimanche, était d'éviter la dispersion. A neuf mois de la primaire, il était urgent de rassembler la famille et le hasard de la Saint-Valentin aurait pu faire flotter un air de fraternité, mais Fillon et Juppé ont préféré ne pas laisser leurs sentiments les envahir, d'autant qu'actuellement ils n'entretiennent pas cet esprit de famille. 
Le président élu de LR a néanmoins proposé un texte d'orientation aux membres du conseil national des Républicains, le Parlement du parti. Celui-ci devra être débattu dans les fédérations, avant d'être voté par les militants en avril. Libre aux membres du bureau politique, dont les principaux candidats à la primaire sont membres, de présenter un autre texte, s'ils l'entendent. Nicolas Sarkozy respecte ainsi à la fois chacun des joueurs du match qu'il s'apprête à jouer lui-même et son mandat de président de parti, et cela sans se donner un quelconque avantage, avant de se déclarer candidat à la primaire de la droite et du centre. 

Nicolas Sarkozy a rappelé la règle valable pour tous: "le projet collectif" doit être "adopté avant l'été", soit bien avant la primaire, prévue en novembre. Il "engagera notre mouvement et chacun de ses membres", insiste-t-il. Les candidats de la 25e heure sont prévenus que la fantaisie et l'improvisation  ne sont pas possibles, pas plus qu'aux autres candidats de s'écarter de la ligne politique arrêtée collectivement. "Les Républicains n'ont pas vocation à n'être qu'un club de supporters dans l'attente de la présidentielle", a mis en garde Nicolas Sarkozy, en chef de parti. 
Ses détracteurs et la presse missionnée pour mettre la zizanie dans LR, estiment déjà que certaines des propositions présentées dans son best seller La France pour la vie (Plon) se retrouvent au nombre des propositions contenues dans le livre, mais ni plus ni moins que certaines autres qui sont des contributions des candidats déclarés. 
Outre le rappel à de grands principes généraux (indivisibilité de la République, autorité de l'Etat...), il propose de 
- baisser simultanément et massivement les impôts et les dépenses publiques dès l'été 2017;
- contrôler les frontières intérieures de l'Union européenne tant que celles extérieures ne seront pas défendues "sans faiblesse"; 
- imposer un modèle d'assimilation et non d'intégration, aux étrangers; 
- refuser "la théorie du genre";
- conditionner l'octroi d'allocations à l'engagement "de rendre à la collectivité par son travail une partie de ce qu'elle a donné"; 
- supprimer les régimes spéciaux de retraites et de gommer les différences public-privé; 
- rétablir les peines planchers "pour les rendre plus automatiques et surtout plus sévères"; 
- revoir l'ordonnance de 1945 sur la justice des mineurs
- mais aussi de refuser tout accord électoral avec le FN, comme tout Front républicain avec la gauche.
Les fédérations débattront de ces propositions démocratiquement.



Alain Juppé, Bruno Le Maire et François Fillon avaient mieux à faire que d'assister à cette présentation 

La veille, François Fillon avait déjà exprimé son avis, à l'avance. Avoir un programme du parti est "une bonne chose, sous réserve de ne pas oublier qu'une ligne politique est le résultat d'un projet pour la France, pas le fruit d'une synthèse molle entre nous". C'est pourquoi les fédérations sont appelées à plancher sur tous les sujets. "La synthèse, c'est pour les démocraties tranquilles et les pays riches. Nous n'en sommes plus là." 

Ce texte ne sert "pas à grand chose," selon Frédéric Lefebvre, présent "par devoir républicain", précise le sceptique, à l'attention des caciques absents. Même si l'ex-secrétaire d'Etat ne "reproche pas" à Nicolas Sarkozy de "se mettre au travail", ce député des Français de l'étranger estime que "le pire des services, c'est de faire tomber d'en haut un programme et de le faire adouber par le bas". En avril 2011, lors de la journée du livre politique, il avait confondu le Zadig de Voltaire avec la marque de vêtements Zadig et Voltaire. Ce type de sottise a valu d'être débarquée à Fleur Pellerin, ministre de la Culture de Valls, 'fashion victim', elle aussi, qui avait avoué n'avoir jamais lu le moindre livre de Patrick Modiano, notre dernier prix Nobel de litérature.

Soutien proclamé ce jour d'Alain Juppé,
Jean-Pierre Raffarin voit, lui, dans le texte d'orientation plutôt des "lignes directrices". "A chacun d'ajouter ses propres lignes", admet-il avoir compris, quant à lui. 

Oreille de Juppé à la Porte de Versailles, Virginie Calmels n'est pas critique du texte mis en débat par Nicolas Sarkozy. La dauphine du maire de Bordeaux retrouve "les grandes lignes de la famille", saluant ainsi la qualité du travail fourni au service de la collectivité. Elle ne rejette pas ce texte en bloc et considère que "la primaire va se faire non pas sur le projet mais sur la capacité des uns et des autres à le porter, à le délivrer aux Français. Ca va se jouer sur la personne: 'qui sera en mesure de l'emporter?'", misant davantage sur la popularité sondagière d'Alain Juppé, à 18 mois de la présidentielle, plutôt que sur l'âge de son 'poulain' septuagénaire. 


Laurent Wauquiez lui a répliqué. "Certains fins stratèges pensent que la droite doit en dire le moins possible, faire des clins d'oeil à la gauche, en pensant déjà au second tour de la présidentielle, (...). Une droite qui est une pâle copie de la gauche. Ce chemin-là n'amènera que de nouvelles trahisons. Il peut permettre de gagner la présidentielle, de caracoler dans les sondages, mais c'est un chemin d'indignité, dans lequel nous trahirons une fois encore nos valeurs et à l'arrivée, nous n'aurons pas redressé notre pays!", a développé au micro du conseil national, Laurent Wauquiez, le président de région brillamment élu à la tête d'Auvergne-Rhône-Alpes.

La Saint Valentin toute l'année reste à ajouter au programme.
Pour justifier leur absence, Bruno Le Maire a invoqué la célébration de la Saint-Valentin avec son épouse, Laurent Wauquiez était sur RTL. Quant à François Filllon et Alain Juppé qui refusent de participer à l'élaboration de la ligne politique de leur parti politique, ils ont invoqué des engagements familiaux ailleurs, mais si l'un d'entre eux émerge au final, il demandera le soutien de LR.

samedi 15 août 2015

Laïcité: la France détruit ses églises

La république laisse tomber en ruines le patrimoine religieux de la France

La France est frappée par une vague de démolitions d'églises

Celles de Saint-Aubin-du-Pavoil et de Gesté dans le Maine-et-Loire ont été récemment détruites, ainsi que l'église Saint-Jacques d'Abbeville dans la Somme.

L'entretien et la rénovation de ces lieux de culte coûtent souvent trop cher aux communes. Mais c'est l'image d'Épinal des villages français qui est menacée, selon les défenseurs du patrimoine. 

Néanmoins, certaines églises sont mieux prises en charge. 
Par exemple, dans le Pas-de-Calais, celle de Lumbres a été rénovée, et celle de Bouin-Plumoison n'a finalement perdu que son clocher. D'autres sont sauvées par les habitants ou des procédures de classement.

Le député des Républicains Frédéric Lefebvre a lancé une pétition en ligne adressée au gouvernement, tant est vive l'inquiétude 

Sur les quelque 45.000 églises de France, 400 sont en péril.
La construction de mosquées est à l'ordre du jour; la destruction des églises aussi...

Le député UMP Frédéric Lefebvre a lancé une pétition "SOS pour nos Eglises". L’objectif est d'essayer de préserver les églises dans les petites communes qui n’ont pas les moyens de les entretenir. 

Le député UMP des Français de l’étranger, choqué par la démolition au bulldozer de l’église Saint-Pierre-aux-Liens de Gesté et des perspectives du même ordre dans plusieurs autres villages, a adressé sa pétition à la ministre de la Culture, Fleur Pellerin, et au ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve. 
Plus de 8.000 personnes l’ont déjà signée, avec la volonté de trouver vite des solutions afin de préserver les églises dans les petites communes qui n’ont pas les moyens ou la volonté de les entretenir.

"Moi, je ne veux pas voir une église détruite par une grue. Un petit village ne peut pas faire face à des travaux qui peuvent se monter à des centaines de milliers d’euros. Quand vous avez 1.000 habitants, il est difficile de faire face sans soutien. L’Etat joue son rôle, les régions, les départements jouent leur rôle, aujourd’hui on voit bien que cela ne suffit pas", estime Frédéric Lefebvre… 

"Des travaux chiffrés à 3 millions d'euros"
En 2013, la commune de Gesté, 2.700 habitants, dans le Maine-et-Loire, a dû faire démolir son église, construite au 19ème siècle, devenue trop dangereuse. "On avait des problèmes de chutes de pierre, de fuite d'eau. Le problème, c'est que les travaux étaient chiffrés à plus de 3 millions d'euros. Nous ne pouvions pas faire face à un tel budget, d'autant que nous avons du faire face à des constructions d'écoles, des restaurants scolaires et la rénovation du centre-bourg. On ne pouvait pas consacrer un tel budget à ces travaux", regrette le maire Alain Chauviré. Sur 45.000 clochers en France, 400 sont en péril.

dimanche 4 janvier 2015

Défiance: Duflot déterre la hache de guerre contre la loi Macron

Duflot appelle à l'insurrection: "mettre en échec la loi Macron est un devoir", lance-t-elle

Quand Royal sentait se lever "un vent de révolte"


"Le choc de confiance promis a laissé place à un choc de défiance, qui dégénère aujourd'hui en vent de révolte", affirmait la présidente aigrie de Poitou-Charentes. "Le choc de confiance promis a laissé place à un choc de défiance", lançait la socialiste Ségolène Royal dans Le Monde, en février 2008. Après seulement huit mois de pouvoir, Sarkozy subissait les remontrances de sa rivale laminée à la présidentielle. Cette fugitive ex-ministre (moins d'un an) de l'Environnement de Mitterrand dressait la liste des sujets qui fâchaient, pour souligner "l'inquiétude" latente des Français : "stagnation des salaires, croissance faible, hausse des prix, déficits publics"... Un bilan qui mènera, disait-elle, à la "récession", si le président ne change pas de "cap". "Je dis à Nicolas Sarkozy : il est encore temps". Elle ne dit plus rien ! Alors que Hollande zigzague et titube, Cécile Duflot a pris la relève...

L'écologiste anti-tout est passée à l'attaque

Cécile Duflot s'est dite hostile à la politique du gouvernement.
L'ancienne ministre de François Hollande cible la loi Macron qui sera débattue à partir du 26 janvier à l'Assemblée Nationale. La meneuse d'Europe Ecologie-les Verts (EELV) y voit une mauvaise loi, archaïque, assure-t-elle dans le Journal du Dimanche, et elle n'est pas la seule.

L'ancienne ministre du Logement accuse le gouvernement de "passage en force"
 en proposant dans le texte "d'alléger par ordonnances toutes les mesures du code de l'environnement qui viendraient soi-disant gêner l'activité et la croissance". 

L'ex-ministre démissionnaire du Logement éreinte la loi Macron et appelle à la mettre en échec

Alors que, saisissant l'occasion de l'hébergement de la conférence mondiale sur le climat en fin d'année par la France, désignée pays hôte de la 21e conférence climat en 2015 (Paris Climat 2015) lors de la Convention de Varsovie (COP19) sur les changements climatiques, le président compte faire de 2015 l'An 1 de son quinquennat pour l'écologie et reçoit ...Nicolas Hulot, écologiste "équilibré" à l'Elysée. 
Alors, l'ayatollah Verts riposte en assénant que le texte du ministre de l'Économie est "un grand bon en arrière écologique". "On tourne le dos à la modernité dont notre pays a besoin", assure Cécile Duflot.

Depuis son départ du gouvernement en avril lors de la nomination de Manuel Valls à Matignon, l'écologiste radicale ne cesse de pilonner depuis son livre assassin contre l'exécutif cet été.   Cécile Duflot s'attaque de nouveau aux zigzags politiques de François Hollande, en l'occurrence le projet de loi Macron, affirmant au JDD que ce projet de loi va "marquer un net recul idéologique du quinquennat". 
Ce qu'elle propose, en termes généraux et flous, est d'"inventer un nouveau modèle social écologique, capable de répondre aux deux grands défis de notre époque: le dérèglement climatique et la montée des inégalités"... Il ne manque que l'inventrice.

La loi Macron, "un grand bond en arrière"

"Le gouvernement démarre cette année avec un texte paré des atours de la modernité. La loi Macron serait un ‘coup de jeune pour la France'», déclare la députée EELV de Paris en citant les termes de Hollande dans ses voeux aux Français le 31 décembre. Mais il faut refuser ce «tour de passe-passe idéologique», insiste-t-elle. "Non, la loi Macron n'est pas moderne. Elle est même d'un certain point de vue un grand bond en arrière, une occasion manquée de changer de modèle".

"Un recul écologique"

"Beaucoup de critiques, souvent justes, ont ainsi pointé les risques sociaux du texte. Mais chose peu dite, ce projet de loi peut également marquer un net recul écologique du quinquennat" et "vient fragiliser le modèle environnemental français, déjà en retard", écrit-elle, tout en rappelant que la taxe poids lourd, inventée par Jean-Louis Borloo au Grenelle de l'environnement de 2007 a été abandonnée par Ségolène Royal, ministre de l'Écologie de Valls. 
"En prônant le transport par car", ajoute-t-elle, le projet de loi Macron "va renforcer le transport routier, premier facteur d'émissions de gaz à effet de serre" et "organise la concurrence entre le rail et la route".

"Un renoncement social"

Outre la "cécité écologique", Cécile Duflot pointe aussi "un renoncement social" avec l'extension du travail du dimanche, "véritable régression et menace pour la cohésion sociale". "En facilitant le licenciement et en affaiblissant le code du travail, cette loi prend le risque à court terme d'accroître le chômage" et "en matière de logement, elle encourage les pratiques spéculatives de 'la vente à la découpe' qui menace les locataires aux faibles revenus", prévient-elle encore.

"Mettre en échec cette loi est un devoir"


"Au final, le texte baptisé loi pour l'activité et la croissance, porté par Emmanuel Macron, est en fait
un catalogue fourre-tout de vieilles idées des années 1980 enfouies dans les cartons de Bercy. Leur prétendue modernité est un recul", juge encore l'ancienne ministre. "A la vérité, on tourne le dos à la modernité dont notre pays a besoin". 
"C'est pourquoi mettre en échec cette loi est un devoir pour tous ceux qui ont encore de l'espoir et veulent inventer le siècle qui vient. Parce que parfois le sursaut se fonde d'abord sur un refus", insiste-t-elle.

Cécile Duflot-la-nuisance

Lundi matin, le président s'accordera deux heures de prise de parole sur France Inter (service public). Selon le JDD, l'Elysée n'aurait d'ailleurs pas eu à insister pour qu'une large partie de l'entretien porte sur le climat et l'écologie. L'occasion pour lui de répondre à son ancienne ministre, qui ne veut plus de "grands discours" mais "un passage à l'action".

Tout est-il bon à jeter dans le Macron ?

Le texte du ministre de l'Economie Manuel Macron crispe une partie du groupe socialiste, à l'image de l'ancien ministre révoqué Benoît Hamon et de la maire de Lille Martine Aubry, tous deux campant
sur la rive gauche du PS. 

En revanche, au risque de justifier la critique d'une UMPS par le FN, 
des députés UMP comme Hervé Mariton et Frédéric Lefebvre se sont déclarés  séduits.