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dimanche 5 mai 2019

France 2: du sexe dans les loges avec des invités

Catherine Barma, productrice, en ignorait évidemment tout !

"Quand on est désinhibé, il n'y a rien de plus rigolo"

Qui était la 'Madame Claude' de France 2 ?
Les loges de l’émission 'Tout le monde en parle' étaient très prisées de certains invités pour se livrer à des activités sexuelles, révèle Philipe Corti, le DJ du talk-show, qui balance sur les coulisses hot du services public de France Télévisions, dont la taulière est Delphine Ernotte, depuis août 2015

Si l'émission présentée par Thierry Ardisson (ci-dessus) et produite par Catherine Barma (fille du réalisateur Claude Barma) est devenue mythique, ce n'est pas seulement parce qu'elle a duré huit ans, du 19 septembre 1998 au 8 juillet 2006, avant d'être  remplacée par un autre talk-show 'On n’est pas couché' animé par Laurent Ruquier, .et qu'il arrivait parfois que les choses dérapent sur le plateau de Tout le monde en parle.
Animateur sulfureux, Thierry Ardisson s’est souvenu, dans les colonnes du magazine Society, de la fois où il n’avait pas hésité à virer une actrice du plateau en plein tournage de l’émission. Dans son numéro d’août, titré "Tout le monde en reparle", le magazine interroge longuement l’animateur de 69 ans sur l’époque où il était le boute-feu de l'émission. 
Il raconte notamment le jour où il avait failli faire exploser les couples de Jean Dujardin et Alexandra Lamy, alors qu'à l’époque, le 13 octobre 2001, ils avaient fondé une famille chacun de leur côté… Ardisson avait lancé à l'actrice de "Un gars, une fille" : "Il paraît qu’il vous embrasse plus souvent que votre Jules," Thomas Jouannet, le père de sa fille Chloé, alors que Jean Dujardin venait d’avoir son deuxième enfant avec Gaëlle Demars.
Ou encore pourquoi, pendant longtemps, Johnny Hallyday n’avait jamais voulu venir dans Tout le monde en parle. La grande spécialité de l'indélicat Thierry Ardisson est en effet de mettre les pieds dans le plat et de poser des questions autant que possible dérangeante, histoire de faire le buzz, ce qui explique que certains aient pu rechigner à venir dans son émission.
Une autre anecdote montre le côté odieux du présentateur sans filtre. Une actrice invitée sur le plateau de l’émission de France en avait fait les frais. "J’ai viré Marie Gillain du plateau, une fois", se flatte l'individu dans les pages de Society, avant d’ajouter : "Elle est là pour un film et je commence l’interview en abordant son histoire d’amour du moment. Elle me dit qu’elle n’est pas venue pour parler de ça. J’insiste. Elle refuse. Je prends la mouche". En plein tournage de l'émission, Thierry Ardisson vire l'actrice. : " Puisque c’est comme ça, tu te casses !". Pour racoler, le service public n'a pas besoin de pub. 
Les débordements du talk-show diffusé le samedi et en deuxième partie de soirée n'étaient que les préliminaires à l’ "after" de l'émission
 
Seuls les initiés, sélectionnés par Catherine Barma (ci-contre, verre à la main, avec Ruquier) et son animateur principal, Thierry Ardisson - d'abord en solo, puis co-animé avec Laurent Ruquier en 1999, Linda Hardy de 1999 à 2000, puis l'humoriste Laurent Baffie, de l'an 2000 jusqu'à la fin de l'émission en 2006 - savaient qu'on n'y consommait pas seulement de la drogue et de l’alcool. Une ancienne figure de l’émission vient de révéler que les loges étaient parfois le théâtre de parties qu'on dit fines. 

Dans un documentaire diffusé sur C8, à l’occasion des vingt ans de l'émission-lupanar, Philippe Corti, l’ancien disc jockey de l’émission, a retrouvé la mémoire. Interviewé par Télé-Loisirs, il a raconté ce dont il a été témoin dans les coulisses. "Il y avait une atmosphère incroyable dans les coulisses !", déballe Philippe Corti. Lui qui a gardé de bonnes relations avec son ancien patron se rappelle des invités qui "avaient conscience qu'ils allaient passer sur le grill sur le plateau, avec les questions de Thierry. Ils étaient préparés psychologiquement et savaient où ils mettaient les pieds, même les vedettes internationales !"

Ces stars qui couchaient dans les loges de Tout le monde en parle.
Résultat de recherche d'images pour "Ardisson et sa femme"
Il valait donc mieux être aguerri pour participer à l’émission, avant, pendant et après. Le passage par les loges était à lui seul une épreuve où il fallait payer sa redevance audiovisuelle: "Après, c'est vrai qu'il y avait une atmosphère très rock'n roll. Il y avait de l'alcool, certains fumaient". Mais ce n’est pas tout, puisque Philippe Corti balance également sur des orgies auxquels participaient certaines stars : "Il y avait du sexe dans les loges… Parfois avec des invités, mais je ne peux pas vous dire les noms !" Un bon souvenir pour le DJ, qui conclut : "Quand on est désinhibé, il n'y a rien de plus rigolo que de faire l'amour dans une loge !" 
Imaginiez-vous sous cet angle Ardisson et sa femme depuis dix ans, Audrey Crespo-Mara ?

mercredi 23 août 2017

Le dérapage sexiste de Jean-Michel Aphatie

Aphatie, journaliste, arbitre des élégances et sectaire emblématique de  France Info

Jean-Michel Aphatie, 59 ans, suscite une vive polémique : n'a-t-il pas fait son temps ? 

Résultat de recherche d'images pour "christophe Barbier"Vendredi dernier, le journaliste avait critiqué la tenue rouge d'Audrey Crespo-Mara, plutôt que Christophe Barbier (ci-contre), alors que la présentatrice ouvrait le JT de 20h avec les attentats terroristes par des islamistes, perpétrés en Catalogne la veille. Mais Barbier est sur BFMTV, tandis que Crespo-Mara est sur TF1... Toute la différence sectaire est là. 


"Pas sûr que la robe rouge d'Audrey Crespo-Mara soit très adaptée à l'actualité ce soir" avait posté sur Twitter l'arbitre des élégances. 
Et c'est lui qui écrit sur sa page Twitter: "Le journalisme, ce n'est pas l'objectivité, c'est la maîtrise de la subjectivité." Encore un effort et, avant son départ, il maîtrisera (peut-être) sa stupidité ?


En retour, via une avalanche de tweets, les internautes ont d'ailleurs rapidement accusé Jean-Michel Aphatie de misogynie et de sexisme pour ses propos jugés déplacés.


Pour calmer le jeu, le chroniqueur du service public a tenté de s'expliquer 
dans un entretien avec le Huffington Post : "TF1 a fait le choix légitime d'ouvrir son journal sur une séquence forte en diffusant des images de la minute de silence à Barcelone. On est dans la tristesse, le drame, il y a une volonté de dramaturgie. Mais quelques secondes plus tard, on découvre cette robe rouge sur le plateau. On ne va pas en robe rouge à un enterrement. Le rouge, c'est la couleur de la joie, de la fête". Le rouge, c'est aussi la couleur du sacrifice. 
Le Basque a également souligné qu'il aurait fait la même remarque si Gilles Bouleau, présentateur du JT en semaine, avait porté une cravate rouge.

Comment l'expert en "dress code" a-t-il jugé la tenue des députés sans cravate de 'La France insoumise' ? 

jeudi 13 octobre 2016

Primaire au centre : sans surprise, Bayrou, Lagarde et Devedjian basculent chez Juppé

La presse fait dans le non-événement sur des "ralliements" d'UDI en faveur de Juppé


Alain Juppé a, non pas enregistré de nouveaux soutiens, mais confirmé quelques anciens,
dans sa course à l'investiture présidentielle de la droite

600 élus centristes de l'UDI et Patrick Devedjian, en délicatesse avec Sarkozy depuis près de dix ans.
Depuis qu'il a été président de la République d'ouverture, d'anciens collaborateurs de Sarkozy, Jean-Pierre Jouyet ou Martin Hirsch, par exemple, n'ont-ils pas en effet rejoint Hollande, lorsqu'il est arrivé à l'Elysée ?  
A moins d'un mois et demi du scrutin, le maire de Bordeaux bénéficie de vents d'Est favorables soutenus par la presse socialiste qui voit en lui le battu idéal face à Valls ou Royal et même Hollande: des sondages qui lui prêtent une avance au second tour atteignant une vingtaine de points, à la louche,  et "des ralliements en série". Voyons de plus près en quoi ces allégations sont de l'intox politicienne de la presse militante.

Dans une tribune justement publiée par Le Monde, journal qui appointe Gérard Davet et Fabrice Lhomme, journalistes complices et accusateurs de Sarkozy dans l'affaires Bettencourt dans laquelle la justice a prononcé un non-lieu en faveur de leur cible et auxquels Hollande a consacré 600 heures de son précieux temps présidentiel pour qu'ils recueillent ses "confessions", "Après avoir pris le temps de la réflexion, de la discussion, mais surtout de la confrontation des programmes, nous (...) avons décidé d’apporter notre soutien à Alain Juppé", écrivent 600 élus de l'UDI, emmenés par leur président Jean-Christophe Lagarde, dans une tribune publiée par Le Monde.

Jean-Christophe Lagarde ! Le député-maire de Drancy (Seine-Saint-Denis) est un soutien de François Bayrou depuis 1991 et notamment pendant la campagne présidentielle de 2007: il fut son porte-parole. La presse peut-elle donc titrer sur ce type de ralliement au maire de Bordeaux sachant que le maire de Pau, François Bayrou, concurrent de Sarkozy en 2007, a conclu une alliance avec Juppé 
Le 25 avril 2007, Bayrou (18,5% au premier tour de la présidentielle 2007) déclara qu'il ne voterait pas pour Nicolas Sarkozy le 6 mai 2007, laissant planer le doute sur son vote en faveur de la candidate de la gauche, la socialiste Ségolène Royal (46,94 % des suffrages exprimés, contre 53% à Nicolas Sarkozy, soit 6 points d'écart).
Lagarde s'est prononcé en faveur de la légalisation du cannabis, a voté contre la loi restreignant l'affichage de signes religieux dans les écoles publiques et pour le projet de loi sur le mariage homosexuel
En 2013, l'association de soutien à son action municipale dut rembourser à la municipalité de Drancy... 51.712 € pour des frais qu’elle avait indûment engagés.

"Comme nous, il [Juppé, 72 ans en 2017] incarne la force de l’optimisme nécessaire à toute évolution, la force du mouvement, de la réconciliation et du courage", assurent les 600 signataires, dont 18 des 577 députés et 27 des 348 sénateurs.

En mars dernier, l'UDI a refusé de présenter un candidat à la primaire de la droite et du centre, faute d'accord avec Les Républicains sur le programme et la répartition des circonscriptions aux législatives de 2017. "Ce nouveau ralliement en faveur du favori des sondages grossit encore les rangs de ses partisans", mais celui qui est parti en campagne bien avant ses concurrents ne réalise aucune conquête.
'Force européenne démocrate' de Lagarde vient de se rallier à Juppé, mais l'autre composante dominante de l'UDI, le Nouveau Centre, a choisi Bruno Le Maire. Quant à l' 'Alliance centriste'  de Jean Arthuis a déclaré vouloir participer directement à l'élection présidentielle.

Bayrou, derrière Juppé: ce n'est pas un scoop !

Les amers tentent de se refaire une "identité heureuse": 
une composante de l'UDI, ex-UDF puis UMP, le Parti radical valoisien, aujourd'hui au centre, fut à la tête du Bloc des gauches aux législatives de 1902 et réalisa au gouvernement Émile Combes la séparation des Églises et de l'État de 1905, présidé par le maire de Nancy, Laurent Hénart, ancien secrétaire d'État de Jean-Louis Borloo dans le gouvernement Raffarin, fils du secrétaire d'État à l'Agriculture pendant les 7 mois du gouvernement Pierre Mendès France. Il fut secrétaire général de l'UDI, conjointement avec Jean-Christophe Lagarde;

Hervé Mariton, un ancien ministre dans le gouvernement de Dominique de Villepin, connu pour son opposition au mariage entre personnes du même sexe, alors que Juppé est favorable à l'adoption par les couples homosexuels, s'opposa à François Bayrou pour la présidence de l'UDF en 1998;

et Frédéric Lefebvre, ancien suppléant d'André Santini, un giscardien. En juin 2016, Sarkozy barra  la réinvestiture de Lefebvre à la candidature Les Républicains pour la 1re circonscription des Français établis hors de France aux élections législatives de 2017. En avril 2011, lors de la journée du livre politique, il s'était ridiculisé en confondant le Zadig de Voltaire avec la marque de vêtements Zadig et Voltaire;
ont réglé leurs comptes. 

François Bayrou, président du MoDem et candidat aux présidentielles de 2002, 2007 et 2012, défend de longue date Alain Juppé et menace même de se présenter une nouvelle fois si Nicolas Sarkozy devait remporter la primaire. 

Dans un texte publié sur le site de L'Opinion, Patrick Devedjian justifie quant à lui son soutien en présentant Alain Juppé comme "l’homme de la situation et qu’il porte la ligne politique que je crois utile à notre pays". En 2007, déçu de ne pas obtenir le ministère de la Justice dans le premier gouvernement Fillon, l'aigri avait déclaré: "Je suis pour un gouvernement d'ouverture, y compris aux sarkozistes, c'est tout dire".
Le successeur de Nicolas Sarkozy à la tête du département des Hauts-de-Seine dit rejeter la ligne politique porteuse d'"un nouveau nationalisme qui repose sur l’appel à l’identité, l’obsession sécuritaire et l’étatisme invasif", sans toutefois citer l'ex-président. Comme la journaliste de LCI (épouse de Thierry Ardisson) Audrey Crespo-Mara, qui, face à Nicolas Dupont-Aignan ce matin, l'a assimilé à Le Pen, père, au cours de la Matinale animée par François-Xavier Ménage, journaliste venu de ... BFMTV, proche du PS.

Dans le camp de Nicolas Sarkozy, on se félicite de ces clarifications.
"Les réseaux de notables, c'est extrêmement sympathique et nous sommes très heureux d'en avoir mais Nicolas Sarkozy ne s'adresse pas aux milieux, il s'adresse aux citoyens, il s'adresse au peuple", a déclaré mercredi Brice Hortefeux, un fidèle de l'ancien chef de l'Etat.

Les sarkozystes rappellent aussi que les sondages n'ont aucune valeur dans la mesure où on ne connaît pas précisément le panel d'électeurs de la primaire qui se déplacera les 20 et 27 novembre. D'autant que Juppé appelle les militants de gauche à soutenir sa candidature contre ses concurrents à la primaire... 
Et selon Libération, "jusqu’à 10% des anciens électeurs de François Hollande s’apprêteraient à participer au scrutin de fin novembre. Et voter massivement pour Alain Juppé pour faire barrage à Nicolas Sarkozy.
En juin 2007, Patrick Devedjian qualifia Anne-Marie Comparini de "salope"s'attirant la condamnation de nombreux politiques et du président SarkozyCette ex-députée du Rhône - qui fut assistante parlementaire de Raymond Barre - était une élue du MoDem et proche de... Bayrou, rallié à Juppé, avec Devedjian, qui a rompu avec Sarkozy à propos du Conseil général des Hauts-de-Seine, il y aura dix ans en 2017...

Comment Juppé s'accommode-t-il de ces ralliements ?