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mercredi 21 octobre 2015

Régionales: le PS offre la gratuité des transports scolaires, s'il gagne...

Demain, le PS raserait gratis: il proposerait la gratuité des transports scolaires, si jamais...

Le Parti socialiste propose la gratuité des transports scolaires dans toutes les régions

S'ils ne veulent pas perdre par ailleurs, les électeurs doivent virer les socialistes. Dans tous les cas, ils paieraient les cadeaux offerts par les candidats socialistes en campagne, comme pour la dizaine de "propositions nationales" démagogiques qu'ils ont annoncées mercredi et qui seront portées par l'ensemble des têtes de listes aux élections régionales de décembre. Ne paient-ils pas déjà la destruction des emplois ? Après l'annonce par Air France de la suppression de 1.000 (et non 2.900) postes, Areva prévoit 2.700 licenciements en France et non plus 3.000 à 7.000): comment ces entreprises équilibreront-elles leurs comptes ? 
Et les syndicats de Renault Trucks (groupe Volvo) redoutent 200 suppressions d'emplois en plus sur le site de Lyon, en raison de l'externalisation à venir du service informatique. Et la multinationale américaine Procter & Gamble va supprimer 75 postes sur 420 dans son usine de Blois. Et 93 suppressions d'emploi sur les 175 postes de l'entreprise de Saintronic à Saintes (Charente-Maritime) ont été confirmées aux salariés. Et Hewlett-Packard Company annonce 25.000 à 30.000 suppressions d'emplois dans le monde. Or, elle emploie plusieurs milliers de salariés en France et on ignore combien sont à craindre dans l'Hexagone, aux Ullis et/ou à Grenoble.

Le PS propose en outre d'instaurer une "carte unique transports" 
Chauffeur de bus, frappé, caillassé et lynché
par une vingtaine de jeunes
lundi 19 octobre, à Melun
Elle permettrait d' utiliser  l'ensemble des moyens de transports d'une région avec la même carte, mais plus de services au même coût n'est pas viable sur la longueur.

Une "garantie formation professionnelle" est annoncée, sans que soit précisé que l'impôt territorial devra la prendre en compte. Ce serait un "nouveau droit" qui assurerait une formation à tous les chômeurs, à tous les jeunes sortis du système scolaire sans qualification, et à tous les salariés en cours de reconversion, à condition qu'ils soient désireux d'en faire la demande.

Les candidats font enfin la promesse de la généralisation des maisons de santé.
Accessibles en zones urbaines bien desservies par les transports publics, elles devaient lutter contre les déserts médicaux, mais il apparaît que ces 800 regroupements de personnels médicaux pourraient en fait contribuer à la désertification des campagnes: il est impossible de dire si cette solution, la seule pour le moment, sera efficace à long terme.
Le parti maintiendrait le budget de la culture en direction des associations et des réseaux et collectfs ethniques.

Au rayon des promesses écologiques, les régions "mettront en place des aides financières pour l'amélioration thermique et écologique des bâtiments", élaboreront des "plans anti-pollution" et s'engageront pour améliorer "la qualité de l'alimentation dans les cantines scolaires des lycées (produits bio, de saison, producteurs locaux)".

Le financement de ces engagements est on ne peut plus flou


Ces propositions "ne résument pas nos programmes régionaux; elles viennent s'articuler avec le programme de chacune de nos têtes de listes. Mais elles seront portées toutes par l'ensemble de nos équipes dans chacune des régions", a expliqué le secrétaire national aux élections, Christophe Borgel, au cours d'une conférence de presse au siège du parti rue de Solférino.

Premier à avoir annoncé la mesure de gratuité des transports scolaires dans sa campagne, Christophe Clergeau, tête de liste dans les Pays de la Loire, a indiqué que cela concernerait dans sa région une économie de 132 euros en moyenne par an pour 150.000 jeunes. Clergeau ne précise pas qu'à elle seule elle ferait grimper le surcoût pour la collectivité  à 2 millions d'euros.

Interrogé sur la mise en place de mesures précises, par exemple la taxe poids lourds, proposée en Ile-de-France par Claude Bartolone, Ch. Borgel esquive. Il explique que "les régions (n'étaient) pas au même niveau dans ce qui est déjà fait aujourd'hui, et dans les problèmes qu'elles rencontrent, donc on n'a pas voulu dans le plan national dire 'c'est comme ça que cette mesure va être déclinée en région'." Ce serait la surprise !
Beaucoup de vent et de flou...

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dimanche 4 janvier 2015

Défiance: Duflot déterre la hache de guerre contre la loi Macron

Duflot appelle à l'insurrection: "mettre en échec la loi Macron est un devoir", lance-t-elle

Quand Royal sentait se lever "un vent de révolte"


"Le choc de confiance promis a laissé place à un choc de défiance, qui dégénère aujourd'hui en vent de révolte", affirmait la présidente aigrie de Poitou-Charentes. "Le choc de confiance promis a laissé place à un choc de défiance", lançait la socialiste Ségolène Royal dans Le Monde, en février 2008. Après seulement huit mois de pouvoir, Sarkozy subissait les remontrances de sa rivale laminée à la présidentielle. Cette fugitive ex-ministre (moins d'un an) de l'Environnement de Mitterrand dressait la liste des sujets qui fâchaient, pour souligner "l'inquiétude" latente des Français : "stagnation des salaires, croissance faible, hausse des prix, déficits publics"... Un bilan qui mènera, disait-elle, à la "récession", si le président ne change pas de "cap". "Je dis à Nicolas Sarkozy : il est encore temps". Elle ne dit plus rien ! Alors que Hollande zigzague et titube, Cécile Duflot a pris la relève...

L'écologiste anti-tout est passée à l'attaque

Cécile Duflot s'est dite hostile à la politique du gouvernement.
L'ancienne ministre de François Hollande cible la loi Macron qui sera débattue à partir du 26 janvier à l'Assemblée Nationale. La meneuse d'Europe Ecologie-les Verts (EELV) y voit une mauvaise loi, archaïque, assure-t-elle dans le Journal du Dimanche, et elle n'est pas la seule.

L'ancienne ministre du Logement accuse le gouvernement de "passage en force"
 en proposant dans le texte "d'alléger par ordonnances toutes les mesures du code de l'environnement qui viendraient soi-disant gêner l'activité et la croissance". 

L'ex-ministre démissionnaire du Logement éreinte la loi Macron et appelle à la mettre en échec

Alors que, saisissant l'occasion de l'hébergement de la conférence mondiale sur le climat en fin d'année par la France, désignée pays hôte de la 21e conférence climat en 2015 (Paris Climat 2015) lors de la Convention de Varsovie (COP19) sur les changements climatiques, le président compte faire de 2015 l'An 1 de son quinquennat pour l'écologie et reçoit ...Nicolas Hulot, écologiste "équilibré" à l'Elysée. 
Alors, l'ayatollah Verts riposte en assénant que le texte du ministre de l'Économie est "un grand bon en arrière écologique". "On tourne le dos à la modernité dont notre pays a besoin", assure Cécile Duflot.

Depuis son départ du gouvernement en avril lors de la nomination de Manuel Valls à Matignon, l'écologiste radicale ne cesse de pilonner depuis son livre assassin contre l'exécutif cet été.   Cécile Duflot s'attaque de nouveau aux zigzags politiques de François Hollande, en l'occurrence le projet de loi Macron, affirmant au JDD que ce projet de loi va "marquer un net recul idéologique du quinquennat". 
Ce qu'elle propose, en termes généraux et flous, est d'"inventer un nouveau modèle social écologique, capable de répondre aux deux grands défis de notre époque: le dérèglement climatique et la montée des inégalités"... Il ne manque que l'inventrice.

La loi Macron, "un grand bond en arrière"

"Le gouvernement démarre cette année avec un texte paré des atours de la modernité. La loi Macron serait un ‘coup de jeune pour la France'», déclare la députée EELV de Paris en citant les termes de Hollande dans ses voeux aux Français le 31 décembre. Mais il faut refuser ce «tour de passe-passe idéologique», insiste-t-elle. "Non, la loi Macron n'est pas moderne. Elle est même d'un certain point de vue un grand bond en arrière, une occasion manquée de changer de modèle".

"Un recul écologique"

"Beaucoup de critiques, souvent justes, ont ainsi pointé les risques sociaux du texte. Mais chose peu dite, ce projet de loi peut également marquer un net recul écologique du quinquennat" et "vient fragiliser le modèle environnemental français, déjà en retard", écrit-elle, tout en rappelant que la taxe poids lourd, inventée par Jean-Louis Borloo au Grenelle de l'environnement de 2007 a été abandonnée par Ségolène Royal, ministre de l'Écologie de Valls. 
"En prônant le transport par car", ajoute-t-elle, le projet de loi Macron "va renforcer le transport routier, premier facteur d'émissions de gaz à effet de serre" et "organise la concurrence entre le rail et la route".

"Un renoncement social"

Outre la "cécité écologique", Cécile Duflot pointe aussi "un renoncement social" avec l'extension du travail du dimanche, "véritable régression et menace pour la cohésion sociale". "En facilitant le licenciement et en affaiblissant le code du travail, cette loi prend le risque à court terme d'accroître le chômage" et "en matière de logement, elle encourage les pratiques spéculatives de 'la vente à la découpe' qui menace les locataires aux faibles revenus", prévient-elle encore.

"Mettre en échec cette loi est un devoir"


"Au final, le texte baptisé loi pour l'activité et la croissance, porté par Emmanuel Macron, est en fait
un catalogue fourre-tout de vieilles idées des années 1980 enfouies dans les cartons de Bercy. Leur prétendue modernité est un recul", juge encore l'ancienne ministre. "A la vérité, on tourne le dos à la modernité dont notre pays a besoin". 
"C'est pourquoi mettre en échec cette loi est un devoir pour tous ceux qui ont encore de l'espoir et veulent inventer le siècle qui vient. Parce que parfois le sursaut se fonde d'abord sur un refus", insiste-t-elle.

Cécile Duflot-la-nuisance

Lundi matin, le président s'accordera deux heures de prise de parole sur France Inter (service public). Selon le JDD, l'Elysée n'aurait d'ailleurs pas eu à insister pour qu'une large partie de l'entretien porte sur le climat et l'écologie. L'occasion pour lui de répondre à son ancienne ministre, qui ne veut plus de "grands discours" mais "un passage à l'action".

Tout est-il bon à jeter dans le Macron ?

Le texte du ministre de l'Economie Manuel Macron crispe une partie du groupe socialiste, à l'image de l'ancien ministre révoqué Benoît Hamon et de la maire de Lille Martine Aubry, tous deux campant
sur la rive gauche du PS. 

En revanche, au risque de justifier la critique d'une UMPS par le FN, 
des députés UMP comme Hervé Mariton et Frédéric Lefebvre se sont déclarés  séduits.

jeudi 6 mars 2014

Nouveau portique écotaxe incendié en Bretagne ce jeudi 6 mars 2014

Bové (EELV) démonte et les Bonnets rouges aussi 

Les opérations de démontage se poursuivent
Les démonteurs doivent agir vite.
Un portique écotaxe situé sur la nationale 12, à hauteur de Montauban-de-Bretagne (Ille-et-Vilaine), entre Rennes et Saint-Brieuc, a été endommagé dans la nuit du mercredi 5 au jeudi 6 mars par un incendie volontaire.

Les Bonnets rouges sont bien formés. 
Des pneus ont été enflammés au pied d'un des deux piliers de la structure, l'endommageant sur près d'un mètre, selon la gendarmerie, prévenue par un automobiliste mercredi vers 23 heures. "Il n'y a pas de danger au niveau de la stabilité du portique, mais les experts ont décidé de le faire retirer", ont précisé les autorités.

Plus d'une dizaine de portiques électroniques ont été endommagés 

D'autres ont été rendus inopérants dans l'Ouest ces derniers mois. 
Ces nouvelles dégradations interviennent à deux jours des "Etats généraux" de Bretagne, organisés par le mouvement des Bonnets rouges à Morlaix (Finistère).

Soutenu par FO et le NPA notamment, 
le mouvement des Bonnets rouges est un mouvement de protestation apparu en Bretagne en octobre 2013, en réaction aux mesures fiscales visant les véhicules de transport de marchandise et aux nombreux plans sociaux de l'agroalimentaire. 
Cette mobilisation massive pour l’emploi et contre l’écotaxe en Bretagne déstabilise le gouvernement, au point de conduire le Premier ministre à annoncer, en moins de deux mois, une grande réforme fiscale et un "Pacte d'avenir pour la Bretagne". Après deux grandes manifestations de masse à Quimper et à Carhaix-Plouguer (dont le maire n'est autre que Christian Toadec) en novembre 2013, la contestation se prolonge sous la forme d'un collectif et de comités locaux.

Impact sur les collectivités locales

L'écotaxe ou taxe poids lourds frappe les transporteurs en vertu du principe pollueur-payeur cher aux écologistes. 
Or, une part de cette fiscalité écologique destinée au financement de la transition énergétique doit être reversée aux régions en très forte demande d’investissement sur le volet mobilité, que ce soit dans les domaines routier ou ferroviaire.

Les Bonnets rouges ont apporté cette nuit des éléments de réponse aux élus territoriaux et aux candidats PS aux municipales
Pour les régions, le manque à gagner lié à la suspension de la taxe kilométrique poids lourds, dite "écotaxe" est évalué à 450 millions sur les 770 millions d’euros de recettes initialement prévus, l’État ne compensant qu’à hauteur de 320 millions.