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lundi 7 janvier 2019

L'exécutif se radicalise face aux Gilets jaunes et se fait qualifier d' "ultra"

L'exécutif a fanfaronné sur la baisse de régime du mouvement et s'est exposé à un retour de flamme

Le premier ministre E. Philippe a annoncé des mesures anti-casseurs après les violences qui ont émaillé les manifestations de "gilets jaunes",  samedi 5 janvier à Paris et en régions.


Edouard Philippe veut "une nouvelle loi" durcissant les sanctions contre "les casseurs" et les manifestations "non déclarées", bien que les dernières l'aient été. Et autorisées. Trompé par les media qui ont instrumentalisé les fêtes de fin d'année pour clamer que la révolte sociale s'essoufflait, Macron a baissé la garde et Castaner n'a pas mobilisé les effectifs en nombre suffisant pour faire face au regain de colère, ce samedi 5 janvier. A  vouloir protéger les bâtiments institutionnels prioritairement, dans leur immense arrogance, ils ont sous-estimé les risques prévisibles sur les trajets des deux défilés de l'après-midi à Paris, se félicitant de surcroît de ce qu'ils ont pris pour une fracture entre Gilets jaunes.

L'exécutif amateur a eu tout faux et réagit en montrant les muscles
"Aujourd'hui, si l'on veut défendre la liberté de manifester (...), il faut faire évoluer notre droit et compléter notre dispositif législatif", a-t-il annoncé sur le plateau du 20 Heures de TF1, ce soir.

Cette nouvelle loi contre les "agitateurs" sera inspirée par les mesures prises contre le hooliganisme

Résultat de recherche d'images pour "hooliganisme"Le "monde nouveau" voulu par Macron prend pour référence les troubles qui ont secoué le milieu du football dans les années 2.000. Les Gilets jaunes acquièrent ainsi le statut de hooligans...
Les "casseurs identifiés" n'auront plus le droit d'accéder aux manifestations. Ce nouveau dispositif prendra la forme d'un "fichier dédié", a précisé Matignon qui ne réalise pas que le "fichier S" est déjà une vaste fumisterie. Cette loi pourrait être débattue à l'Assemblée nationale dès "le début du mois de février", estime Edouard Philippe, soit après quatre mois d'"insurrection" sociale... 

Résultat de recherche d'images pour "cantona  kick"Le premier ministre a également annoncé la mobilisation de 80.000 agents de forces de l'ordre samedi 12 janvier, pour l'acte 9 des "gilets jaunes", soit le niveau du dispositif de la mi-décembre. Pour le coup, Macron veut taper fort, s'il doit mettre avoir plus d'un policier derrière chaque manifestant ! 
5.000 policiers et gendarmes seront déployés à Paris avec pour mission de procéder à de nombreuses interpellations. Macron montre le bâton...

Les agitateurs définis par Castaner, demi-ministre ultra de l'Intérieur, "n'auront pas le dernier mot", a menacé le locataire de Matignon. Edouard Philippe estime même que, depuis le début du mouvement, "plus de 1.000 condamnations" ont été prononcées, sur les "5.600 gardes à vue".

"Investir dans du nouveau matériel, être plus mobile", le premier ministre a indiqué que
la doctrine du maintien de l'ordre sera revue en France. "Ceux qui profitent des manifestations pour casser changent leurs pratiques ; nous devons donc faire évoluer nos méthodes".

La France va-t-elle basculer dans l'ultra-droite ou l'ultra gauche ?

samedi 5 janvier 2019

Depuis l'Elysée, Griveaux s'en prend aux Gilets jaunes : ils "veulent renverser le gouvernement"

Le pouvoir cherche-t-il la baston ?

Benjamin Griveaux a estimé que le mouvement des "gilets jaunes" est le fait "d'agitateurs qui veulent l'insurrection" 

Benjamin Griveaux est revenu sur la poursuite du mouvement des "gilets jaunes" à la sortie du Conseil des ministres.
Au fond, "ils veulent renverser le gouvernement," a affirmé le porte-parole du gouvernement, ce vendredi.


En ce début d'année, la première résolution du gouvernement est l'affrontement. 
Benjamin Griveaux est revenu sur la poursuite du mouvement des "gilets jaunes" ce vendredi à la sortie du premier Conseil des ministres de l'année. Alors que Macron a apporté des "réponses concrètes et rapides" aux revendications sur le pouvoir d'achat, selon le gouvernement, les manifestants qui restent mobilisés, sont engagés "dans un combat politique et ne veulent pas participer au débat national", affirme Griveaux au nom du gouvernement Philippe.

Lettre ouverte au chef de l'Etat

Ce vendredi, le collectif de gilet jaunes "La France en Colère" a adressé une lettre ouverte au président de la République dans laquelle ils lui demandent de les recevoir à l'Elysée. Le groupe, lancé par Priscillia Ludosky et Eric Drouet, a dit son refus de participer au 'grand débat national' de diversion, de division et d'instrumentalisation voulu par Macron. Les auteurs de la lettre y voient un "piège politique pour tenter de noyer le sujet qui terrifieMacron :  ce qu'ils veulent est la mise en place du "référendum d'initiative citoyenne".
"La colère va se transformer en haine si vous continuez, de votre piédestal, vous et vos semblables, à considérer le petit peuple comme des gueux" - Extrait de la lettre
L'exécutif a entrepris de dresser les Français les uns contre les autres

Benjamin Griveaux a ainsi stigmatisé certains éléments du mouvement dont "certains seraient des "agitateurs" qui veulent l'insurrection et, au fond, renverser le gouvernement"

En même temps, le porte-parole a appelé les Français à participer "activement" au grand débat national auquel se refuse une portion des Gilets jaunes qui refusent qu'il soit encadré par le pouvoir.

Il s'est dit en outre "prêt à discuter avec des gens sincères [les bons parmi les méchants] qui ne font pas d'instrumentalisation politique [ceux qui sont "constructifs"...] de la difficulté que connaissent nos concitoyens", pour le coup instrumentalisés de manière éhontément populiste.
Griveaux en est enfin arrivé au compte-rendu du Conseil des ministres

Le porte-parole du gouvernement est également revenu sur la politique menée ces 18 derniers mois : "Pour beaucoup de nos concitoyens, les choses n'ont pas réellement changé dans leur vie et dans leur quotidien (...); ils n'ont pas connu de changement suffisamment substantiel et concret dans leur vie de tous les jours". 
Griveaux a ainsi assuré que Macron souhaite aller "plus loin, plus fort, plus radicalement" dans la transformation du pays. Ce qui fait souci, au vu de son recours abusif à l'article 49.3 et aux ordonnances.
"Nous devons aller au bout de l'envie de changement des Français car c'est cette envie qui nous a portés au pouvoir" - Benjamin Griveaux
Une partie des "gilets jaunes" appelle par ailleurs à se mobiliser pour un Acte VIII ce samedi 5 janvier à Paris, mais aussi en régions. Lors du rassemblement prévu dans la capitale, la lettre ouverte au président de la République sera lue par des "gilets jaunes" devant l'Hôtel de Ville, à 14 heures.

A Paris, la préfecture de police a indiqué avoir reçu deux déclarations de manifestations : la première pour un rassemblement sur les Champs-Elysées suivi d'un déplacement vers la place de la Bourse et la seconde pour un cheminement au départ de l'Hôtel de ville en direction de l'Assemblée.

samedi 14 mai 2016

Guérilla urbaine à Rennes: l'extrême gauche agresse la police en plein "état d'urgence" anti-terroriste

Honteux article du Point : "Ces violences répondent à la violence de l'État

L
a maire PS de Rennes désigne les "ultra radicaux," sans nommer l'extrême gauche
Faut-il abandonner la rue aux insurgés d'extrême gauche ?

tandis que la police tente de neutraliser la manifestation interdite au lendemain de violents affrontements et de graves dégradations.
A Rennes, les forces de l’ordre ont déployé les grands moyens pour contenir les 700 activistes bravant l'autorité de l'Etat républicain, samedi 14 mai 2016.  La police avait permis l'accès au  centre de la capitale bretonne, mais les consignes étaient de les y retenir... Bravant l'interdiction des autorités qui avaient mis en garde contre une manifestation "à hauts risques" et avaient confiné les citoyens respectueux de l'Etat de droit dans leurs maisons, entre 500 et 700 anti-républicains se sont rassemblées l'après-midi dans le centre de Rennes "contre les violences policières".
 
Les forces de l'ordre avaient de leur côté déployé environ 500 hommes, des canons à eau et un hélicoptère pour cerner l'esplanade Charles-de-Gaulle, où les manifestants se sont réunis. La mission des forces de l'ordre était de les empêcher de gagner le centre historique où des commerces et des banques avaient été les cibles des anti-libéraux et où l'hôtel de ville et des commissariats, symboles de la République, avaient été endommagés par l'ultra gauche, dans la nuit de vendredi à samedi

Samedi, peu avant 17 heures, les forces de l'ordre ont réussi à empêcher quelque 700 manifestants de défiler, après les avoir laisser pénétrer dans la zone interdite. "Ces violences répondent à la violence de l'État, à la précarité, à l'usage de l'article 49.3 pour faire passer la loi travail, à quoi s'ajoutent les violences policières", justifie Hugo Poidevin, membre de l'Union des étudiants communistes (UEC). Le pouvoir socialiste redonne vie à ces membres du Mouvement Jeunes communistes de France, qui revendique 15000 adhérents étudiants, sur toute la France jusqu'ici entraîné dans le déclin du PCF. Le PS entend ainsi contrebalancer la montée du FN...
Un enseignant venu de Lannion a de son côté dénoncé une "classe politique déconnectée des réalités quotidiennes et un gouvernement qui s'est fait élire à gauche pour mener une politique de droite". 

Un oeil perdu
 
Ultra gauche de combat, cagoulée et équipée de lunettes de chantier
Beaucoup d'étudiants communistes, mais aussi des membres du NPA ou des syndicats Solidaires et SUD
Les manifestants étudiants ne sont pas infiltrés par des "casseurs", mais bien par des professionnels de la subversion. Ses activistes ont tenté de forcer les barrages de police installés à chaque accès de l'esplanade Charles-de-Gaulle et ont été repoussés par des tirs de grenades lacrymogènes. "Il y a un profond malaise et il faut repenser toutes les bases de la société", déclare Lise, 22 ans, étudiante en géographie, qui répète les "éléments de langage" des radicaux et dénonce les tirs de grenades et les charges des policiers "sans sommation", estime-t-elle, malgré l'interdiction de se rassembler et en dépit de l'état d'urgence. 

Emmanuelle Lefêvre, membre d'un collectif de parents d' "enfants mutilés" lors de manifestations, a de son côté dénoncé l'usage "d'armes de guerre" [sic] comme les lanceurs de balles de défense (LBD: le plus connu est celui produit par la marque Flash-Ball) lors des manifestations. 
2012: 1 blessé21 septembre 2012, un supporter de Montpellier perd un œil après un tir de LBD, selon son avocat, une vidéo contredit la version policière : l'IGPN ouvre une enquête!
2013: 4 blessés6 février 2013, à Strasbourg, un métallurgiste belge d'Arcelor Mittal venu manifester perd l'usage de son œil à la suite d'un tir.Au moins deux personnes (une femme et un jeune homme) ont perdu un œil à la suite de tirs au visage lors des débordements ayant suivi certains manifestants de la Manif pour tous, opposés au mariage et à l'adoption pour les couples de même sexe.Un jeune homme a perdu l'usage d'un œil à la suite d'un tir au visage sur la ZAD de Notre-Dame-des-Landes la même année.
2014: plusieurs dizaines de blessés22 février 2014, à Nantes, trois militants ont perdu l'usage d'un œil lors de la manifestation contre le projet d'aéroport "Jean-Marc Ayrault" à Notre-Dame-des-Landes. Durant cette manifestation, les forces de police ont fait usage du LBD équipé d'un viseur. D'autres mutilations ont été répertoriées des suites de tirs de LBD (nez cassé, oreille arrachée) ainsi que des dizaines de blessures, notamment sur un journaliste indépendant touché au thorax.
2016 (en cours): 2 blessés28 Avril 2016, à Rennes, un étudiant a perdu l'usage d'un œil lors des manifestations contre le projet de réforme du Code du Travail.28 Avril 2016, à Marseille, une lycéenne a été blessée à l'abdomen, avec nécessité de soins hospitaliers, lors des manifestations contre le projet de réforme du code du Travail. Une plainte pour violence policières a été déposée par la famille.
Des attaques "aux institutions et à la société"

Le Point ne tient pas les promesses de son titre aussi racoleur que scandaleux. 
"La fermeté est montée d'un cran", a de son côté déclaré samedi matin Patrick Dallennes, préfet de la zone de défense ouest pour justifier l'interdiction de cette manifestation, susceptible de donner lieu à des violences et des débordements comme Rennes en connaît presque systématiquement depuis plusieurs semaines en marge des défilés. "Nous ne sommes plus dans le cadre d'une opposition à la loi travail, mais face à des gens qui cherchent à attaquer les institutions et la société", a ajouté le représentant du gouvernement, faisant référence aux dégradations perpétrées dans la nuit de vendredi à samedi sur des devantures de banques, de commerces et un commissariat à Rennes. 

Une "action commando", selon le préfet, qui faisait suite à l'évacuation d'une salle municipale occupée depuis plus d'une semaine par des partisans de Nuit debout et des opposants à la loi El Khomri. 

Le Point avait promis d'aller à la "rencontre des manifestants", mais se fait, au finale, porte-parole du pouvoir socialiste.


dimanche 4 janvier 2015

Défiance: Duflot déterre la hache de guerre contre la loi Macron

Duflot appelle à l'insurrection: "mettre en échec la loi Macron est un devoir", lance-t-elle

Quand Royal sentait se lever "un vent de révolte"


"Le choc de confiance promis a laissé place à un choc de défiance, qui dégénère aujourd'hui en vent de révolte", affirmait la présidente aigrie de Poitou-Charentes. "Le choc de confiance promis a laissé place à un choc de défiance", lançait la socialiste Ségolène Royal dans Le Monde, en février 2008. Après seulement huit mois de pouvoir, Sarkozy subissait les remontrances de sa rivale laminée à la présidentielle. Cette fugitive ex-ministre (moins d'un an) de l'Environnement de Mitterrand dressait la liste des sujets qui fâchaient, pour souligner "l'inquiétude" latente des Français : "stagnation des salaires, croissance faible, hausse des prix, déficits publics"... Un bilan qui mènera, disait-elle, à la "récession", si le président ne change pas de "cap". "Je dis à Nicolas Sarkozy : il est encore temps". Elle ne dit plus rien ! Alors que Hollande zigzague et titube, Cécile Duflot a pris la relève...

L'écologiste anti-tout est passée à l'attaque

Cécile Duflot s'est dite hostile à la politique du gouvernement.
L'ancienne ministre de François Hollande cible la loi Macron qui sera débattue à partir du 26 janvier à l'Assemblée Nationale. La meneuse d'Europe Ecologie-les Verts (EELV) y voit une mauvaise loi, archaïque, assure-t-elle dans le Journal du Dimanche, et elle n'est pas la seule.

L'ancienne ministre du Logement accuse le gouvernement de "passage en force"
 en proposant dans le texte "d'alléger par ordonnances toutes les mesures du code de l'environnement qui viendraient soi-disant gêner l'activité et la croissance". 

L'ex-ministre démissionnaire du Logement éreinte la loi Macron et appelle à la mettre en échec

Alors que, saisissant l'occasion de l'hébergement de la conférence mondiale sur le climat en fin d'année par la France, désignée pays hôte de la 21e conférence climat en 2015 (Paris Climat 2015) lors de la Convention de Varsovie (COP19) sur les changements climatiques, le président compte faire de 2015 l'An 1 de son quinquennat pour l'écologie et reçoit ...Nicolas Hulot, écologiste "équilibré" à l'Elysée. 
Alors, l'ayatollah Verts riposte en assénant que le texte du ministre de l'Économie est "un grand bon en arrière écologique". "On tourne le dos à la modernité dont notre pays a besoin", assure Cécile Duflot.

Depuis son départ du gouvernement en avril lors de la nomination de Manuel Valls à Matignon, l'écologiste radicale ne cesse de pilonner depuis son livre assassin contre l'exécutif cet été.   Cécile Duflot s'attaque de nouveau aux zigzags politiques de François Hollande, en l'occurrence le projet de loi Macron, affirmant au JDD que ce projet de loi va "marquer un net recul idéologique du quinquennat". 
Ce qu'elle propose, en termes généraux et flous, est d'"inventer un nouveau modèle social écologique, capable de répondre aux deux grands défis de notre époque: le dérèglement climatique et la montée des inégalités"... Il ne manque que l'inventrice.

La loi Macron, "un grand bond en arrière"

"Le gouvernement démarre cette année avec un texte paré des atours de la modernité. La loi Macron serait un ‘coup de jeune pour la France'», déclare la députée EELV de Paris en citant les termes de Hollande dans ses voeux aux Français le 31 décembre. Mais il faut refuser ce «tour de passe-passe idéologique», insiste-t-elle. "Non, la loi Macron n'est pas moderne. Elle est même d'un certain point de vue un grand bond en arrière, une occasion manquée de changer de modèle".

"Un recul écologique"

"Beaucoup de critiques, souvent justes, ont ainsi pointé les risques sociaux du texte. Mais chose peu dite, ce projet de loi peut également marquer un net recul écologique du quinquennat" et "vient fragiliser le modèle environnemental français, déjà en retard", écrit-elle, tout en rappelant que la taxe poids lourd, inventée par Jean-Louis Borloo au Grenelle de l'environnement de 2007 a été abandonnée par Ségolène Royal, ministre de l'Écologie de Valls. 
"En prônant le transport par car", ajoute-t-elle, le projet de loi Macron "va renforcer le transport routier, premier facteur d'émissions de gaz à effet de serre" et "organise la concurrence entre le rail et la route".

"Un renoncement social"

Outre la "cécité écologique", Cécile Duflot pointe aussi "un renoncement social" avec l'extension du travail du dimanche, "véritable régression et menace pour la cohésion sociale". "En facilitant le licenciement et en affaiblissant le code du travail, cette loi prend le risque à court terme d'accroître le chômage" et "en matière de logement, elle encourage les pratiques spéculatives de 'la vente à la découpe' qui menace les locataires aux faibles revenus", prévient-elle encore.

"Mettre en échec cette loi est un devoir"


"Au final, le texte baptisé loi pour l'activité et la croissance, porté par Emmanuel Macron, est en fait
un catalogue fourre-tout de vieilles idées des années 1980 enfouies dans les cartons de Bercy. Leur prétendue modernité est un recul", juge encore l'ancienne ministre. "A la vérité, on tourne le dos à la modernité dont notre pays a besoin". 
"C'est pourquoi mettre en échec cette loi est un devoir pour tous ceux qui ont encore de l'espoir et veulent inventer le siècle qui vient. Parce que parfois le sursaut se fonde d'abord sur un refus", insiste-t-elle.

Cécile Duflot-la-nuisance

Lundi matin, le président s'accordera deux heures de prise de parole sur France Inter (service public). Selon le JDD, l'Elysée n'aurait d'ailleurs pas eu à insister pour qu'une large partie de l'entretien porte sur le climat et l'écologie. L'occasion pour lui de répondre à son ancienne ministre, qui ne veut plus de "grands discours" mais "un passage à l'action".

Tout est-il bon à jeter dans le Macron ?

Le texte du ministre de l'Economie Manuel Macron crispe une partie du groupe socialiste, à l'image de l'ancien ministre révoqué Benoît Hamon et de la maire de Lille Martine Aubry, tous deux campant
sur la rive gauche du PS. 

En revanche, au risque de justifier la critique d'une UMPS par le FN, 
des députés UMP comme Hervé Mariton et Frédéric Lefebvre se sont déclarés  séduits.

vendredi 31 octobre 2014

Entre Mali et Niger, Burkina-Faso plongé dans la tourmente

Le "démocrates" occidentaux renouvelleront-ils leurs erreurs du "printemps arabe"?

Une insurrection de la rue est-elle nécessairement populaire?


Chaos à Ouagadougou
Le Burkina-Faso s'est enflammé et la crise a provoqué l'intervention des militaires. Des tirs ont retenti aux abords de la présidence dans la nuit de jeudi à vendredi. Des soldats de la garde présidentielle en interdisaient l'accès, s'étonne un journaliste de l'AFP...

Le président Blaise Compaoré a promis une transition au 
Burkina Faso mais a refusé de démissionner. Au lendemain de violentes émeutes contre le régime, assemblée nationale incendiée, télévision publique prise d'assaut, province soumise à la violence, appels à la démission du président, l'armée dit avoir pris le pouvoir.
Les troubles ont fait une trentaine de morts et plus de 100 blessés, a indiqué l'opposition, sans préciser si le bilan est national ou ne concerne que Ouagadougou. Les observateurs étrangers ne confirment que quatre morts et six blessés graves dans la capitale.

Depuis vendredi matin, la stabilité du pays est compromise

Les insurgés ont pris la télévision d'assaut
Les responsables de l'opposition n'on pas clairement réagi à la prise de contrôle par les militaires, mais font du départ de B. Compaoré un "préalable non négociable". "Nous nous réveillons aujourd'hui avec une situation de confusion totale", a jugé un député d'opposition, Ablassé Ouédraogo, interrogé par Radio France Internationale (RFI).

Le chef d'état-major des armées Nabéré Honoré Traoré a annoncé la création d'un "organe de transition", chargé des pouvoirs exécutifs et législatifs, dont l'objectif est un retour à l'ordre constitutionnel "dans un délai de douze mois".

Au cours d'une allocution télévisée, le président Blaise Compaoré a déclaré avoir "compris" le message de la rue et avoir pris "la juste mesure des fortes aspirations au changement".
Arrivé au pouvoir par un coup d'Etat en 1987, il n'a toutefois pas évoqué une éventuelle démission, se disant à l'inverse "disponible" pour "ouvrir des pourparlers" pour "une période de transition" à l'issue de laquelle il "(transmettra) le pouvoir au président démocratiquement élu".

Dans un communiqué du Département d'Etat, les Etats-Unis ont salué jeudi soir la "décision" du président Compaoré de "former un gouvernement d'unité nationale pour préparer des élections nationales et de transférer le pouvoir à son successeur démocratiquement élu". Washington "regrette" par ailleurs "la perte de vies humaines" et appelle les parties à éviter toute violence supplémentaire.

Le rival de Compaoré sort du bois


Deux des "1500 manifestants" qui ont forcé
 l'entrée de l'Assemblée nationale
Jeudi soir, l'un des principaux responsables de l'opposition, un parent du précédent président anti-impérialiste, panafricaniste et tiers-mondiste burkinabè, Bénéwendé Sankara, a été le premier à qualifier  la prise de pouvoir de l'armée de "coup d'Etat". Un couvre-feu est désormais imposé "sur l'ensemble du territoire de 19h à 6h". Il est plus ou moins sérieusement respecté à Ouagadougou.

Ancien membre du Comité de défense de la révolution (CDR), Sankara, a réagi aux déclarations de B. CompaoréLe départ du président est "un préalable non négociable", a lancé cet adversaire arrivé deuxième derrière le président élu en 2005, avec 4,88 % des suffrages. "Pendant 27 ans, Blaise Compaoré a roulé tout le monde dans la farine. Là, il est encore en train de duper, de ruser avec le peuple", a-t-il accusé.
Le président burkinabè a levé jeudi soir l'état de siège qu'il avait décrété dans l'après-midi.

Les insurgés ont un général favori 

Selon le camp dans lequel se range la presse occidentale, la prise de pouvoir de l'armée serait assez mal acceptée par les manifestants, qui dénoncent la personnalité du chef d'état-major, qualifié de "pion du pouvoir" par Mohamed Rabo, un étudiant de 26 ans, qui "réclame" Kouamé Lougué, un général en retraite au fort capital de sympathie.

Mais l'un des personnages-clés du mouvement de protestation est un général...
"Nous voulons Lougué", criait hier une femme, qui a souhaité garder l'anonymat! En quelques heures, jeudi 30 octobre, le général à la retraite Kouamé Lougué est devenu le favori des "dizaines de milliers" (?) qui ont scandé son nom alors qu'ils marchaient sur le palais présidentiel.
Le militaire est à l'interface des parties. C'est, semble-t-il, grâce à sa présence que les négociations ont pu s'ouvrir avec les militaires. Jeudi, l'homme a rencontré l'état-major des armées du pays. Quelques heures plus tôt, il avait été reçu par le Mogho Naba, le "roi" des Mossi, une autorité morale et coutumière vénérée dans le pays en tant que représentant du soleil. Enfin, dans la soirée, il s'est entretenu avec les chefs de file de l'opposition.
Pourtant, selon RFI, le général Lougué aurait affirmé "[ne pas avoir] bougé de chez [lui] depuis ce matin, [ne pas avoir] parlé avec la population". Lougué ne remet par ailleurs pas en question l'autorité du chef de l'Etat. Toutefois, il déclarait alors "que l'important à [s]es yeux [était] que l'armée se range du côté de la population"...
Dans un rassemblement jeudi après-midi, les manifestants ont demandé à Kouamé Lougué, ancien chef d'état-major et ministre de la Défense jusqu'à son limogeage en 2003de prendre le pouvoir.

Vers un 'Printemps noir' ?

La stabilité du pouvoir dérange les ambitieux de l'opposition 
Blaise Compaoré, lui-même Mossi, a participé à trois putschs, dont le dernier lui a permis d'arriver au pouvoir. Malgré deux septennats (1992-2005) puis deux quinquennats (2005-2015) et 27 ans de règne, il souhaitait se maintenir aux affaires après 2015, ce que ne lui permettait pas la Constitution.

Jeudi, l'opposition a mobilisé ses militants contre la volonté du président de faire réviser l'article 37 de la Loi fondamentale qui fixe à deux le nombre maximum de quinquennats présidentiels. Le régime avait tenté en vain de calmer les esprits en annonçant l'annulation du vote du projet de révision constitutionnelle, prévu jeudi.

Les opposants menacent de renversement l'un des régimes les plus stables de la région.
Mercredi, Emile Pargui Paré, président du Mouvement du peuple pour le socialismefusionné au Mouvement du peuple pour le progrès (MPP), annonçait déjà un "printemps noir au Burkina Faso, à l'image du printemps arabe", au lendemain de manifestations monstres qui avaient vu des centaines de milliers de personnes - un million, selon l'opposition - descendre dans la rue à Ouagadougou pour dénoncer un "coup d'Etat constitutionnel".

L'Union africaine (UA) a appelé "toutes les parties concernées à faire preuve de la plus grande retenue". 
L'Union européenne a lancé un appel à "engager rapidement un dialogue" et à mettre fin aux violences. 
La France, ancienne puissance coloniale et partenaire du Burkina Faso, qui joue un rôle-clé dans l'instable zone sahélienne, a plaidé pour un "retour au calme".

Frontalier de l'Algérie, le Burkina-Faso a recensé 15,3 % d'animistes, 23,2 % de chrétiens et 60,5 % de musulmans.

lundi 12 mai 2014

Ukraine: c'est le gouvernement transitoire qui dénonce le référendum populaire à l'Est

Kiev, Illégitime, nie pourtant la volonté populaire de séparation

La population mobilisée vote massivement pour la Russie
89,07 % de oui dans la région de Donetsk. Ce sont les résultats officiels publiés dimanche soir par les séparatistes russo-phones, qui organisaient un référendum d'auto-détermination dans deux régions de l'Est de l'Ukraine.

Le taux de participation à ce scrutin souligne la détermination du peuple
75 % de participation. Le dépouillement a été particulièrement rapide car les bureaux de vote ont fermé vers minuit et les résultats ont été annoncés dans la foulée par Roman Lyagin, directeur du comité électoral de la République de Donetsk.

Les résultats de Louhansk, l'autre région consultée, ne sont pas encore connus. 
Avant même le scrutin, ces démocrates avaient décidé que ce référendum serait illégal

Ils sont attendus avant lundi en fin de matinée.

En tout, 7,3 millions de personnes étaient appelées aux urnes.

Désaveu des Européens, notamment François Hollande

Le choix populaire est pour eux "nul et non avenu" car il pose des limites à l'expansionnisme européen et ne donnera lieu à aucune conséquence politique, affirment-ils.

Le gouvernement auto-proclamé des rebelles de Kiev est en revanche illégal
Il n'est pas issu d'un vote démocratique, mais d'une insurrection de la rue.
Il est transitoire, puisque que les élections présidentielles n'ont pas encore eu lieu: elles sont prévues pour le 25 mai prochain.