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lundi 22 octobre 2018

La presse serre les rangs face aux insultes de Mélenchon

Une vingtaine de rédactions solidaires condamnent les attaques de Mélenchon contre la presse

Cette presse est-elle pour autant irréprochable et respectable ?

Une vingtaine de sociétés de journalistes (SDJ) a apporté lundi son "soutien sans réserve" aux journalistes de Radio France, Médiapart et France 3, pris pour cible par le patron de la France insoumise, Jean-Luc Mélenchon.

Le chef de file de LFI désigne les initiateurs de ses problèmes, la macronie : 
"Il y a des gens qui agissent délibérément contre nous avec des informations fausses comme de faire croire qu’on peut mettre en ­ligne une vidéo en dix minutes, insiste Ugo Bernalicis, député du Nord, en référence aux soupçons de surfacturation des pres­tations de publication sur le Web des discours de Mélenchon. "On n’a pas souhaité cette escalade, mais on ne va pas laisser ces mensonges sans aucune réaction", renchérit M. Bompard.

Les intouchables, extrême gauche politique et presse progressiste et révolutionnaire, rivalisent sur le thème de la respectabilité et du respect. "Nous condamnons de la manière la plus ferme les propos outranciers, injurieux et menaçants de Jean-Luc Mélenchon envers la presse. Ces attaques systématiques et sans fondement, selon eux, ne déshonorent que leur auteur", estiment les organisations, dont l'Agence France-Presse,  dans un communiqué.

Après une enquête à charge - dont France Info s'est fait une spécialité autour de la tête de gondole Elise Lucet - sur des soupçons de surfacturation lors de la campagne présidentielle 2017, la "personne sacrée" du meneur de la France insoumise s'en est pris aux journalistes de la radio, les traitant d'"abrutis", "menteurs et tricheurs", ce qui a amené le groupe Radio France à annoncer samedi le dépôt d'une plainte. Ce sont des qualificatifs que l'on peut attribuer à l'excité (ainsi qu'à des Corbière ou Obono) par la pensée, mais qu'il n'est pas correct de jeter à la figure.


Le syndicat FO de Radio France a d'ailleurs annoncé samedi qu'il va porter plainte contre Mélenchon, alors que, le patron de ce syndicat, Pascal Pavageau, s'est lui-même rendu coupable de jugements cinglants sur 126 de ses propres cadres, fichés "bêtes", "francs-maçons", "complètement dingues", "niais", "anarchistes", "ordures", "homosexuels" ou "trotskistes"...

Le syndicat d'extrême gauche SNJ-CGT de Radio France s'est senti obligé de condamner des propos "inacceptables et dangereux".
"En choisissant l’invective, Jean-Luc Mélenchon a choisi de se placer sur le terrain du pourrissement", a déploré en réponse le ­syndicat SNJ-CGT de Radio France. "Si demain un ou une journaliste de Radio France se faisait physiquement agresser par une ­personne habitée d’une 'haine juste et saine' et qui aurait mal interprété votre appel à 'pourrir' des 'abrutis', quelle serait alors votre réaction ?", a demandé la société des journalistes de Radio France. 
Sur Twitter, certains journalistes ont relayé, par solidarité, le mot-clé #jesuisunabruti.

La toute nouvelle Alliance de la presse d'information générale, qui regroupe 305 journaux, a également condamné "fermement toutes les accusations et incitations à la violence formulées à l'égard des professionnels qui, chaque jour, exercent leur mission d'information avec une exigence toujours accrue et dans le respect d'un cadre légal et déontologique rigoureux".

Mélenchon a en outre dénoncé une violation du secret de l'enquête sur ses comptes de campagne par Mediapart

Résultat de recherche d'images pour "Mélenchon eructe"
Il a fustigé "l'ignominie" pour un article sur ses relations avec sa communicante Sophia Chikirou, patronne de la société Mediascop, soupçonnée des surfacturations.

Dans la foulée, une seconde altercation a éclaté quand Mediapart a publié, vendredi soir, un article détaillant "les premières découvertes des perquisitions Mélenchon". Le site affirme notamment que « plus de 12.000 euros en liquide" ont été découverts "au domicile d’un des plus anciens proches du leader insoumis", mais, surtout, il précise que Sophia Chikirou était "présente" le matin de la perquisition au domicile personnel de Jean-Luc Mélenchon. "
Le patron de La France insoumise et la communicante en­tretiennent en réalité de longue date, selon nos informations, une relation extraprofessionnelle ", écrit Mediapart.

Fabrice Arfi, coauteur de l’article, admet qu’évoquer une telle relation est " délicat", car elle relève de la vie privée, mais il "assume" d’avoir voulu "faire sauter le verrou d’une hypocrisie". Pour le journaliste de Mediapart, préciser le lien entre M. Mélenchon et Mme Chikirou est pertinent "en amont, car M. Mélenchon se dit le seul décisionnaire, et en aval, car si on devait découvrir que cet argent est problématique, il serait susceptible d’être concerné". D’autres media n’ont pas choisi de mettre en avant cet élément. "Il ne paraît pas évident que tracer les éventuels liens personnels entre Mme Chikirou et M. Mélenchon soit nécessaire", estime par exemple Céline Pigalle, la directrice de la rédaction de BFM-TV.


En représailles, l’ancien candidat a appelé ses partisans à contre-attaquer en visant les journalistes de France Info : 

"Pourrissez-les partout où vous pouvez. (…) Il faut qu’à la fin il y ait des milliers de gens qui se disent “Les journalistes de Franceinfo sont des menteurs, des tricheurs” ", a-t-il notamment dit, dans une ­vidéo publiée sur Facebook, les qualifiant aussi "d’abrutis". 
Dans une note de blog publiée dimanche, l'histrion a demandé "un débat public ­contradictoire avec nos diffamateurs de ­Radio France sur une chaîne comme BFM qui n’appartient pas au gouvernement".

Dans une nouvelle vidéo, Jean-Luc Mélenchon a qualifié Mediapart de « torchon » et d’« officine de la police et des juges ». Il a ­dénoncé la « misogynie » à l’encontre de ­Sophia Chikirou, assurant : « Elle n’est pas ma compagne et elle n’est pas soupçonnée d’enrichissement personnel. » Le député et les dirigeants LFI ont même appelé leurs « amis » à se désabonnerdu média en ligne. « Ce n’est pas tolérable que les procès-verbaux de la perquisition se retrouvent dans la presse avec des éléments sur la vie intime des gens. C’est la manifestation d’une volonté de nuire », maintient M. Bompard.

Il a également manifesté son mépris pour la journaliste de France 3 Véronique Gaurel dont il s'est moqué de l'accent, la semaine dernière, avant de s'excuser vendredi d'avoir blessé la régionale, en expliquant qu'il avait cru qu'elle-même se moquait de lui.

Les SDJ signataires du communiqué sont celles de 
Résultat de recherche d'images pour "Mélenchon stalinien"
M6, L'Express, France 2, Le Figaro, franceinfo.fr, Télérama, Les Echos, Franceinfo TV, Premières lignes, AFP, Libération, TF1, Le Parisien, BFM TV, TV5 Monde, France 3 national, JDD, RTL, Le Point, France Inter, Radio France, Challenges, ainsi que les sociétés des rédacteurs de l'Obs, du Monde et d'Europe 1. On notera des doublons, puisque Le Monde, c'est aussi Télérama, et le JDD appartient au même groupe qu'Europe 1, outre pas moins de sept d'entre eux qui appartiennent au même service d'Etat...

samedi 20 octobre 2018

Avec Mélenchon, Chikirou voulait devenir 'première dame'

Mediapart révèle la relation "extra-professionnelle"  du matamore et de sa conseillère

Le trotskiste Mélenchon s'en prend à Mediapart, site ...trotskiste !

Promotion canapé...
La tête de gondole de 'La France insoumise' (LFI) entretient une relation avec la dirigeante franco-algérienne de Mediascop, société au cœur de l'enquête sur les comptes de campagne de Jean-Luc Mélenchon, affirme Mediapart dans une enquête publiée vendredi soir. 

"Je m'attendais à une chose bien glauque," admet Mélenchon
Depuis cette publication de Mediapart, vendredi 19 octobre, Mélenchon multiplie crise de colère sur pétage de plombs sur son compte Facebook. "A ce niveau d'agression et d'ignominie, il n'y a plus besoin d'argumentation", écrit le leader de La France insoumise.


Que révèle Mediapart ?

L'article fait état des "premières découvertes des perquisitions Mélenchon". Quand, mardi 16 octobre,  les policiers sont arrivés à 7 heures du matin au domicile personnel de Jean-Luc Mélenchon, ils ont découvert Sophia Chikirou, la très matinale conseillère en communication de ce dernier et dirigeante de la société de conseil Mediascop, au cœur de l'enquête sur les factures gonflées de campagne de La France insoumise lors de la présidentielle.

"Le patron de La France insoumise et la communicante entretiennent en réalité de longue date, clame Mediapart, une relation extra-professionnelle", précise le site de presse caniveau. "Celle-ci pourrait relever de la seule vie privée des deux intéressés, mais prend désormais, à la lueur des investigations judiciaires, une dimension d'intérêt général", précise le site d'information.

Victime d'un système "Macronie-Parquet-media"

Mediapart enfonce le clou : "Si l'enquête devait confirmer le soupçon qui a présidé à son ouverture, cela signifierait que les sommes incriminées perçues par madame Chikirou l'auraient été à l'occasion d'une campagne présidentielle dirigée par un homme politique avec lequel elle partage une relation intime régulière."

Mélenchon dénonce un système "macronie-Parquet-media" : "Je m'attendais à quelque chose de ce type. Des 'fuites' qui confirment ce que nous savons sur le coup monté qu'est cette opération contre La France insoumise et contre moi personnellement," vitupère-t-il sur son compte Facebook. 
Il rappelle qu'il a été interrogé, vendredi après-midi, lors d'une conférence de presse, sur la nature de sa relation avec Sophia Chikirou. Et il écrit : "En toute hypothèse, à l'état civil et aux impôts, je suis célibataire. Et jusqu'à cet article, je me croyais seul auteur de ma vie privée." Même pas acteur ?


Chikirou entendue par la police anticorruption

"Mediapart prétend avoir violé le secret de l'instruction et disposer d'une information concernant la présence chez moi de quelqu'un. Bravo Mediapart ! Quelle enquête, quelle investigation ! Mais quel rapport avec le dossier ?" interroge le député de Marseille.

Edwy Plenel, le fondateur de Mediapart, a répondu à ces attaques sur Twitter : "En 10 ans de révélations d'intérêt public, Mediapart a subi les campagnes de dénigrement des soutiens de Sarkozy, Valls, Cahuzac, Fillon, Le Pen, Hollande, Macron et maintenant Mélenchon," se victimise le trotskiste qui mène un combat révolutionnaire de dénigrement des républicains de droite comme de gauche.

Sophia Chikirou, dont l'entreprise est soupçonnée d'avoir surfacturé ses prestations auprès du candidat Mélenchon, dont elle était la directrice de communication lors de la campagne de 2017, a été entendue vendredi par la police anti-corruption.
Dans une enquête publiée vendredi, France Info, chaîne publique de Radio France, est revenu sur ce dossier en évoquant des facturations de Mediascop "très élevées", pour un montant total de près de 1,2 million d'euros, "soit 11% du budget total de la campagne". Sujet d'une prochaine émission d'investigation d'Elise Lucet ?

Comptes de campagne de Mélenchon: les conseils de Sophia Chikirou n'avaient pas de prix !

Les coûteuses factures de Sophia Chikirou intéressent la police anti-corruption

L’ancienne conseillère de LFI est entendue par les policiers anti-corruption ce vendredi
La radio d'Etat, France Info (Radio France), révèle que la communicante facturait des prestations à des prix élevés lors de la présidentielle.

Sophia Chikirou va être entendue ce vendredi par les policiers anti-corruption de la police judiciaire, au lendemain de l’audition du chef de file de La France insoumise. Jean-Luc Mélenchon, ancien candidat à la présidentielle, a été entendu jeudi pendant cinq heures à Nanterre dans le cadre des enquêtes ouvertes par le Parquet sur les activités des assistants parlementaires européens de La France insoumise (LFI) et les comptes de la campagne présidentielle.

L’ancienne directrice de la communication de Jean-Luc Mélenchon détient une société nommée Mediascop, citée en mai par la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP), qui avait indiqué que le prix facturé pour onze prestations présentait "des écarts significatifs", évalués à plus de 35.000 euros au total, avec la grille tarifaire de cette société de communication. 200 euros la minute. 

Le signalement de la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP) a déclenché l’ouverture d’une enquête préliminaire pour soupçons de surfacturation visant Jean-Luc Mélenchon. 

Si elle a validé un total de 10.606.340 euros, la commission a rejeté quelque 435.000 euros de dépenses et de recettes des comptes du candidat en décembre 2017.

Radio France suggère que Sophia Chikirou a des pratiques n'ayant rien à envier aux entreprises libérales. Elle aurait ainsi facturé "pour près de 1,2 million d’euros de prestations, soit 11 % du budget total de la campagne" par le biais de son agence de communication. 

Sophia Chikirou aurait valorisé son propre "travail à près de 120.000 euros sur les factures de Mediascop, soit un salaire de 15.000 euros mensuels en moyenne pour huit mois de campagne" - combien de fois le SMIC ou les allocations d'un travailleur défavorisé - et facturé 200 euros la minute le "sous-titrage de vidéos publiées sur le compte Facebook du candidat".

Comme Macron, la militante d'extrême gauche déclare "assumer"
David Marais
"Nous sommes sereins car toutes les accusations sont fausses - encore des "fake news" - , basées sur des chiffres au mieux mal compris, au pire tronqués, voire manipulés, et cela ne pourra que devenir rapidement une évidence", a indiqué son avocat pénaliste (cabinet DMA associés, 25 Rue Saint Ferdinand à Paris 17e), David Marais, ci-contre, à propos de l’enquête préliminaire. "C’est d’ailleurs pour cela que nous avons porté plainte en septembre contre monsieur de Chalvron [l’un des deux rapporteurs chargés d’examiner les comptes de campagne LFI] pour dénonciation calomnieuse", a assuré l’avocat.

Cet avocat milite par ailleurs contre l'octroi de la présomption de légitime défense aux policiers :

lundi 30 avril 2018

Comptes de campagne 2017 : Macron aurait reçu des cadeaux

Corbière (LFI) relance l'accusation du candidat Macron qui a accepté  des "cadeaux" 

Macron aurait reçu illégalement des "cadeaux" durant sa campagne présidentielle, révèle 
ce proche de Mélenchon

S'appuyant sur des révélations de Mediapart, Alexis Corbière dénonce d'importantes remises sur la location de salles. 
"J'observe que le président Macron, concernant les comptes de campagne, il a eu des cadeaux, ce qui est totalement illégal de la part de grandes sociétés qui lui attribuaient des salles à bas prix", a dénoncé le député de Seine-Saint-Denis lors de l'émission "Dimanche en politique" sur France 3.

"Tout 'geste commercial' d'une entreprise à un candidat est totalement illégal," avait relayé samedi l'ancien trésorier du PS, Jean-François Debat, sur Twitter, soulignant que cela "entraîne l'inéligibilité du candidat".
"Inconcevable excuse de GL Events et du staff Macron. Et quid du contrôle des comptes de campagne?", s'était-il interrogé.

Mediapart met en cause la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques

La CNCCFP "a relevé les promotions exceptionnelles, parfois 'd'un pourcentage anormalement élevé'", accordées par le champion de l'événementiel GL Events à l'équipe de campagne d'Emmanuel Macron.

D'après le site trotskiste d'information en ligne, la note de la CNCCFP mentionne une facture pour la location de matériel à l'occasion d'un meeting le 10 décembre 2016, "subitement rabotée de plus de 9.000 euros pour passer de 39.490 euros à 29.663 euros".

"D'autres prestations ont aussi été sabrées à coup de -30%, -50%. Parfois même intégralement", affirme Mediapart. Ainsi, pour le meeting parisien du 12 juillet 2016, la location de la salle principale de la Mutualité, initialement facturée 14.129 euros, aurait ainsi fait l'objet d'une remise de 100%.
Deux meetings sont dans le collimateur des autorités, sans qu'elles réagissent pour autant : pour le premier, qui avait eu lieu le 10 décembre 2016 à la porte de Versailles, il aurait dû coûter 14.129 euros, mais En Marche ! aurait bénéficié d'une ristourne de 100%.
Le jour du meeting,
une nouvelle remise de 15.000 euros a été accordée au parti, et une autre de 9.000 euros quelques mois plus tard, toujours à la porte de Versailles.
Ces "remises (...) correspondent à une négociation commerciale habituelle avec un organisateur d'événements," n'a pas hésité à affirmer GL Events, sollicité par la CNCCFP,  en octobre.

L'expert-comptable de la campagne d'Emmanuel Macron a fait écho à cette excuse grossière en faisant valoir que ces promotions "sont normales et régulières dans une optique de fidélisation de la clientèle"...

"La commission s'est satisfaite de ces explications", gronde Mediapart.

Le site d'extrême gauche assure que son rival, François Fillon, n'a pas bénéficié de telles remises : une inégalité de traitement.
"Au cours de la campagne présidentielle, le mouvement est parvenu à tenir les coûts des différents événements grâce à une approche agressive des négociations commerciales", a de son côté expliqué l'Elysée sollicité par Mediapart.

Le co-fondateur de Mediapart s'est toutefois gardé d'interpeller le président Macron à l'occasion de son entretien, les yeux dans les yeux, sur BFM, avec le fraudeur.

Résultat de recherche d'images pour "Olivier Ginon Collomb Macron"
GL Events est une entreprise spécialisée dans l’événementiel, dirigée par Olivier Ginon (ci-dessus à droite, au côté de G. Collomb) et Olivier Roux, leurs fondateurs, dans le quartier de La Confluence à Lyon, ville dont Gérard Collomb était le sénateur-maire. CNews souligne qu'Olivier Ginon est un "proche de Gérard Collomb" et "aujourd'hui très en cour à L'Elysée", selon Mediapart.

jeudi 4 janvier 2018

Les comptes de campagne présidentielle de Marine Le Pen ont été validés

La Commission des comptes de campagne autorise donc le remboursement au FN de plus de 10 millions d'euros

"Sans ça, on était au fond du trou"
, 
INFO E1 - Les comptes de campagne de Marine Le Pen pour la présidentielle ont été validés
admet l'un des fidèles de Marine Le Pen, alors que le Front national connaît des difficultés financières. Outre que tombent les menaces de sanction, elle aura droit au remboursement prévu par la loi pour les candidats qui ont atteint le second tour. Une information qui devrait être publiée la semaine prochaine au Journal Officiel.

Plus de 10 millions de remboursement. 
L'État va en effet bientôt verser 10.691.775 euros à Marine Le Pen pour rembourser ses frais, soit le maximum de ce qui est prévu pour une candidate ayant atteint le second tour. 
Les banques ayant refusé tout prêt au FN, la candidate avait dû emprunter de l'argent à son parti et à Cotelec, le micro-parti fondé par Jean-Marie Le Pen. 

Le FN  peinera à sortir de ses difficultés financières

La commission des comptes refuse en effet de lui rembourser les intérêts sur ces emprunts, arguant qu'il ne s'agit pas de contrats bancaires classiques, et le FN est donc néanmoins pénalisé.

Le soulagement est néanmoins palpable dans l'entourage de la présidente du FN, temporairement. Depuis le mois de novembre, Marine Le Pen et plusieurs dirigeants du FN ont été sommés par HSBC et la Société générale de fermer leurs comptes. 

Un recul en nombre de voix aux législatives 2017 par rapport à celles de 2012 a également entraîné un manque à gagner de quelque 800.000 euros pour la formation politique. A tel point qu'en décembre, sa présidente avait appelé ses sympathisants à donner dans le cadre d'un "emprunt patriotique". 
Dans ce contexte, le remboursement à venir de l'État ne peut que conforter les finances du parti et maintenir une offre politique large.

samedi 12 août 2017

Présidentielle 2017 : les comptes de campagne du candidat socialiste interpellent

Les dépenses de campagne de Benoît Hamon, posent questions

Chiffrées à plus de 15 millions d'euros,  Julien Dray a demandé "des comptes" mercredi au candidat à l'élection présidentielle.

Résultat de recherche d'images pour "frais de campagne 2017"Éliminé dès le premier tour avec 6,36% des voix, Benoît Hamon a pourtant été le candidat le plus dépensier, juste derrière Emmanuel Macron (16,698 millions d'euros) lors de la dernière élection présidentielle.

Rapporté au nombre de voix, chaque bulletin aura donc coûté 6,58 euros au candidat socialiste, soit trois fois plus que pour la majorité des "grands candidats", a fait chiffré Julien Dray, ancien membre de la MNEF et mis en cause dès 1982, notamment par l'avocat Claude Duval, dans une affaire d'abus de biens sociaux, détournements de fonds publics et abus de confiance,.
Dans le procès des emplois présumés fictifs  qui profiteront à un vivier de jeunes espoirs socialistes (dont Jean-Marie Le Guen ou le pseudo-étudiant non-diplômé Manuel Valls) issu de l'Unef-ID, ainsi qu'Harlem Désir dans le cadre du financement de SOS Racisme, qui implique cette mutuelle étudiante, Jean-Christophe Cambadélis avait été condamné à six mois d'emprisonnement avec sursis et 20.000 euros d'amende. Quant à Dominique Strauss-Kahn, alors avocat d'affaires au printemps 1997, il avait été rémunéré 600.000 francs TTC par la MNEF (devenue LMDE): des financements qui ne seront pas allés aux étudiant(e)s les plus défavorisé(e)s... La baisse de cinq euros des APL par Macron paraît aujourd'hui encore dérisoire, à quiconque n'en est pas bénéficiaire. Aucune charge ne fut retenue contre Julien Dray...
Un ratio qui pose question dans un parti en proie aux difficultés financières. "Nous sommes un certain nombre à avoir beaucoup d'interrogations sur la manière dont a été géré ce budget", a affirmé Julien Dray mercredi sur LCI. 
Le directeur de la campagne de Ségolène Royal en 2007 réclame un audit "correct et honnête". "C'est beaucoup de sous pour un résultat très modeste", a grondé le porte-parole du Parti socialiste, faisant l'impasse sur le secrétaire général du parti, Jean-Christophe Cambadélis (avril 2014-juin 2017).

Les socialistes du PS réclament des comptes à leur ex-camarade 

De la "Belle Alliance populaire", Benoît Hamon est allé créer son courant, devenant tête de gondole du "Mouvement du 1er Juillet", 
soutenu dans cette aventure par les écologistes radicaux Cécile Duflot et Yannick Jadot (EELV), l'essayiste mondain Raphaël Glucksmann, le journaliste trotskiste Edwy Plenel et Thomas Porcher, membre du collectif 'Les Économistes atterrés' ("ne se résignent pas à la domination de l'orthodoxie néolibérale"...), et rejoint par des élus de la gauche du PS, le député Régis Juanico, l'ancienne députée Dominique Bertinotti, le député européen Guillaume Balas, un proche des frondeurs Christian Paul, Laurent Baumel et Emmanuel Maurel,
et les anciens députés
Barbara Romagnan, chassée du Palais Bourbon par une jeune candidate 'La République en marche', et Mathieu Hanotin, suiveur d'Anne Hidalgo, Martine Aubry et Christiane Taubira au mouvement "Dès demain", où on retrouvera bientôt Luc Carvounas, ex-directeur de campagne de Claude Bartolone et qui, le 4 juillet 2017, vota contre la confiance au gouvernement d'Édouard Philippe,
ainsi que les écologistes Karima Delli, ex-activiste des collectifs 'Jeudi noir' ou 'Sauvons les riches', ou l'ayatollah écologiste
Christophe Najdovski, soutien de Yannick Jadot, pour boucler la boucle,
avec pour objectif la refondation de la gauche rassemblée en France, à partir de 6%. "C'est la moindre des choses que de venir s'expliquer", a poursuivi le conseiller régional d'Ile-de-France."On ne peut pas dépenser l'argent et s'en aller. C'est la moindre des règles de politesses, quand vous dépensez l'argent qui ne vous appartient pas, qui appartient pour une part aux militants du Parti socialiste, ou qui va être gagé sur son patrimoine".

Résultat de recherche d'images pour "frais de campagne 2017"Les réunions publiques - dont le grand meeting à Bercy le 19 mars - ont coûté 6,1 millions d'euros, 40,5% des ressources du candidat socialiste : un tragédie dont les media se seraient fait l'écho, s'il s'était agi d'un candidat de la droite. 

Les tracts, affiches et autres propagandes imprimées ont également fait grimper la facture de 3,1 millions d'euros, soit 20,5% des frais. 

Benoît Hamon a également misé sur l'audiovisuel : 990.000 euros ont été dépensés pour produire du contenu vidéo. "Je me dis : ils ont dû payer des choses très cher", ironise Julien Dray.

Les dirigeants de la campagne de Benoît Hamon rejettent ces soupçons confraternels.

"Nous n'avons en aucune manière à rougir de l'argent perçu et utilisé", assure dans ...Libération Régis Juanico, ex-trésorier de campagne du candidat PS, Mathieu Hanotin, ancien co-directeur de campagne et Bastien Recher, adjoint au maire du XIe arrondissement de Paris, chargé du Logement et de l'Habitat, et ex-secrétaire général administratif de la campagne, en affirmant que "la campagne de Benoît Hamon a été sérieuse et sobre". Elle aurait été soutenue par une poignée de grands donateurs, aussi fortunés qu'anonymes de la gauche radicale, et libre de tout lobby.

"Oui, Benoît Hamon a dépensé 6,58 euros par voix gagnée quand Emmanuel Macron n'en a dépensé qu'1,9", admettent-ils. Mais, changeant de registre, "avec un parti divisé, la déloyauté inédite de nombreux dirigeants socialistes (...) et une campagne électorale éclair", comme voulue par le président sortant éliminé avant d'avoir pu prétendre à concourir, celui qui était alors député des Yvelines "avait toutes les raisons de compenser les difficultés par des dépenses supplémentaires", se défendent-ils.

"Ce choix n'a pas été fait et les dépenses sont restées dans le budget initial prévu", affirment-ils, soulignant que le niveau des dépenses au premier tour est "inférieur à celui des principaux candidats des élections de 2007 et de 2012", et que Benoît Hamon a été "le seul candidat à avoir fait le choix très net de publier la liste intégrale de ses grands donateurs". A la vérité, en Martinique, le candidat socialiste ne dévoilera que le nom de son premier gros donateur comme il s’y était engagé,  l’épouse du réalisateur Costa-Gavras, la productrice de six films de Mehdi Charef, Michèle Rey-Gavras, qui a donné 4.600 euros.

"Qu'affirme-t-on ici en creux ?" : "que le politique devenu gestionnaire doit attirer et séduire à moindres frais un électeur transformé en client et consommateur. Eh bien non. Nous préférons encore perdre une élection que sombrer dans ce cynisme"... C'est tout ce qu'on ose encore dire quand on est totalement désavoué et laminé...

Résultat de recherche d'images pour "frais de campagne 2017"
Ce coeur-là battit-il toujours ?
Après avoir lui-même prétendu se porter  candidat, l'écologiste Yannick Jadot a volé au secours de son camarade. Pour l'écologiste internationaliste, classiquement, ces accusations seraient "une opération de diversion" (quand l'accusation d'amalgame n'est pas recevable...) qui permettrait d'éviter "de faire l'audit du quinquennat calamiteux" de François Hollande. L'un n'empêchant nullement l'autre. 

93% des Français devront néanmoins contribuer au remboursement d'une partie des sommes dépensées par Benoît Hamon pour sa campagne. En effet, l'ex-candidat à l'Elysée peut prétendre au remboursement par l'Etat (c'est qui ?) d'environ 8 millions d'euros, attribué à chaque candidat ayant rassemblé plus de 5 % des voix au premier tour (47,5 % du plafond autorisé au premier tour).

Quelles aides publiques pour les partis en 2017 ?

Résultat de recherche d'images pour "frais de campagne 2017"Les candidats reçoivent tous une avance forfaitaire de 153.000 euros sur le remboursement de leurs frais de campagne. La somme versée par l’Etat (!) dépend ensuite du score obtenu par chacun à l’élection.

Selon les résultats définitifs annoncés par le ministère de l’Intérieur, La République en marche a obtenu près de 6,4 millions de suffrages. Le parti pourra donc bénéficier d’une aide de plus de 9 millions d’euros au titre de son nombre de voix.

Résultat de recherche d'images pour "frais de campagne 2017"Un gros manque à gagner est à prévoir pour le PS (1,68 million de voix) qui n’obtiendra que 2,4 millions d’euros. Au cours des cinq dernières années, le PS, arrivé en tête aux législatives de 2012, avait eu droit à 12,8 millions d’euros par an pour les 8 millions de voix récoltées. En 2017, cette enveloppe sera donc cinq fois plus petite.

Moitié moins que les 5 millions d’euros versés au parti Les Républicains pour lses 3,57 millions d’électeurs. 

Quels financements dégagés par l’obtention de sièges à l’Assemblée ? 
Si on se fie aux projections du second tour des élections législatives et sur la base de 37.000 euros par élu, les députés devraient rapporter entre 740.000 et 1,1 million d’euros au PS, entre 15 et 16,8 millions d’euros à LREM et entre 2,6 et 3,7 millions d’euros à LR. Là aussi, les financements du PS vont être significativement réduits puisque le total des deux enveloppes d’aides aux partis politiques ne devrait pas excéder les 3,5 millions d’euros, contre près de 25 millions d’euros après les élections de 2012.

Un gisement d'économies possibles par l'Etat... d'autant que ce sont 50% de Français qui sont contribuables !

samedi 1 juillet 2017

François Ruffin (LFI), élu député en trichant ?

François Ruffin aurait enfreint les règles du code électoral

Candidat de la France Insoumise dans la 1re circonscription de la Somme, lors des élections législatives du début du mois de juin, 
le réalisateur aurait continué à faire campagne la veille du scrutin,

Résultat de recherche d'images pour "francois ruffin melenchon"
alors que la loi l'interdit formellement, rapporte France 3 Hauts-de-Seine.

Si le candidat ne s'est effectivement pas montré la veille du vote, ses équipes n'ont quant à elles pas cessé de faire campagne, révèle France 3. Porte-à-porte et manifestations de soutien auraient été organisés le samedi, dans sept communes de la circonscription.

Ces manœuvres ne sont pas proscrites, selon l'entourage LFI de François Ruffin.
Débraillé, donc insoumis !
"Ça a été vu avec notre avocat et la préfecture et c'est autorisé", a-t-il raconté (ci-contre, siégeant à la gauche du futur président de l'Assemblée, François de Rugy). Une information confirmée par la préfecture de la Somme et par le ministère de l'Intérieur. Le porte-à-porte est donc autorisé la veille d'un scrutin, seul le tractage est formellement prohibé, tout comme salir les adversaires en dernière minute. Des conditions qui, selon certains témoins, n'auraient pourtant pas été respectées par les militants du mouvement de François Ruffin "Picardie Debout".

Les comptes de campagne du réalisateur subversif de "Merci Patron" suscitent également quelques interrogations. 

Résultat de recherche d'images pour "francois ruffin melenchon"50% de son budget proviendrait de donations, ont découvert ses adversaires, alors que le règlement les limite à 20%. 
France 3 précise tout de même que ces 20% ne s'appliquent qu'aux dons en liquide. La mandataire financière du candidat de la France Insoumise aurait d'ailleurs dû en renvoyer une grande partie pour demander en échange un chèque.

Ruffin "ne vivra pas avec le Smic"

"Il a d’autres sources de revenus"... a indiqué son camarade du groupe La France insoumise à l’Assemblée, Alexis Corbière, qui ironise sur la promesse de son collègue, un bien "bel exemple".
Le journaliste-réalisateur François Ruffin, élu député de la 1ère circonscription de la Somme, a en effet clamé qu’il se paiera au Smic, réservant le reste de ses revenus "à des oeuvres".
"Non, mais il ne vivra pas avec le Smic, François Ruffin. Il a d’autres sources de revenus. Il gardera l’équivalent d’un Smic sur sa pension de parlementaire", a précisé A. Corbière, interrogé sur le sujet par RTL.

"Moi je n’ai pas de patrimoine, je n’ai aucune famille qui a de l’argent, je ne possède rien à part un vélo. Je suis dans une situation comme beaucoup de gens. (...) Je ne m’enrichirai certainement pas mais j’aurai des conditions de travail qui me permettront d’avancer comme parlementaire", a poursuivi le député de Seine-Saint-Denis.
"Il faut que chacun soit dans une réalité qui fait qu’il ne voit pas ses conditions de rémunération baisser et je ne crois pas que ce soit le cas de François Ruffin», a-t-il également insisté.

Incivilités au Palais Bourbon

Mardi 27 juin, les députés du groupe La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon et François Ruffin ne se sont pas levés dans l'Hémicycle et ont refusé d'applaudir le nouveau président à la fin de son discours inaugural au "perchoir".

L'insoumission des noeuds  
Pour la première séance de la législature, ces deux nouveaux députés "insoumis" ont décidé de s'opposer frontalement à la majorité présidentielle. Quelques heures auparavant, rejetant les "codes vestimentaires qui nous sont imposés" à l'Assemblée nationale, Jean-Luc Mélenchon, Alexis Corbière, François Ruffin ou encore Bastien Lachaud ont siégé dans l'Assemblée nationale sans cravate.