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dimanche 8 juillet 2018

Emmanuel Macron devant le Congrès de Versailles : une mise en vedette à 4 ou 500.000 euros

Un "pognon de dingue" pour un caprice jupitérien


Le président de la République convoque à nouveau son Congrès à Versailles, un an après avoir usé pour la première fois de cette prérogative offerte depuis 2008 au chef de l'Etat par la Constitution.

C'est un chiffre qui irrite ceux qui s'opposent à la tenue d'un nouveau congrès à Versailles, ce lundi 9 juillet. Le coût de l'opération de com' présidentielle s'élèverait à 286.000 euros, pour donner au peuple l'illusion que les 577 députés et 348 sénateurs convoqués sont derrière lui. La captation audiovisuelle représente plus du tiers du coût prévisionnel.
Si le coût augmente encore inutilement la dépense publique, il serait toutefois 7.000 euros inférieur à celui de l'an dernier (293.000 euros en 2017). Quels sont donc les nouvelles ristournes consenties au président, après celles dont le candidat avait été gratifié en campagne?

"De la communication politique à 500.000 euros"

Pour l'An II de son quinquennat, comme l'an dernier, les députés de la France insoumise ont décidé de boycotter l'invitation, refusant d'entendre "le monarque" sans débat possible.
Quelques députés des Républicains ne s'y rendront pas non plus, dénonçant le coût et l'inutilité du discours. 
"C'est juste de la communication politique à 500.000 euros, par respect je n'irai pas", a ainsi déclaré le député LR de Moselle Fabien Di Filippo.
"Cela coûte extrêmement cher. On parle tout de même de 400.000 euros", dénonce de son côté le député du Morbihan Paul Molac, qui sera le seul élu LREM à ne pas se déplacer à Versailles.

L'Elysée se défend en indiquant que le président ne fait que profiter d'une disposition de la réforme constitutionnelle de 2008. Elle permet au chef de l'État de prendre la parole devant les deux chambres du Parlement réunies et "sa déclaration peut donner lieu, hors sa présence, à un débat qui ne fait l'objet d'aucun vote". Beaucoup de bruit pour rien.

lundi 30 avril 2018

Comptes de campagne 2017 : Macron aurait reçu des cadeaux

Corbière (LFI) relance l'accusation du candidat Macron qui a accepté  des "cadeaux" 

Macron aurait reçu illégalement des "cadeaux" durant sa campagne présidentielle, révèle 
ce proche de Mélenchon

S'appuyant sur des révélations de MediapartAlexis Corbière dénonce d'importantes remises sur la location de salles. 
"J'observe que le président Macron, concernant les comptes de campagne, il a eu des cadeaux, ce qui est totalement illégal de la part de grandes sociétés qui lui attribuaient des salles à bas prix", a dénoncé le député de Seine-Saint-Denis lors de l'émission "Dimanche en politique" sur France 3.

"Tout 'geste commercial' d'une entreprise à un candidat est totalement illégal," avait relayé samedi l'ancien trésorier du PS, Jean-François Debat, sur Twitter, soulignant que cela "entraîne l'inéligibilité du candidat".
"Inconcevable excuse de GL Events et du staff Macron. Et quid du contrôle des comptes de campagne?", s'était-il interrogé.

Mediapart met en cause la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques

La CNCCFP "a relevé les promotions exceptionnelles, parfois 'd'un pourcentage anormalement élevé'", accordées par le champion de l'événementiel GL Events à l'équipe de campagne d'Emmanuel Macron.

D'après le site trotskiste d'information en ligne, la note de la CNCCFP mentionne une facture pour la location de matériel à l'occasion d'un meeting le 10 décembre 2016, "subitement rabotée de plus de 9.000 euros pour passer de 39.490 euros à 29.663 euros".

"D'autres prestations ont aussi été sabrées à coup de -30%, -50%. Parfois même intégralement", affirme Mediapart. Ainsi, pour le meeting parisien du 12 juillet 2016, la location de la salle principale de la Mutualité, initialement facturée 14.129 euros, aurait ainsi fait l'objet d'une remise de 100%.
Deux meetings sont dans le collimateur des autorités, sans qu'elles réagissent pour autant : pour le premier, qui avait eu lieu le 10 décembre 2016 à la porte de Versailles, il aurait dû coûter 14.129 euros, mais En Marche ! aurait bénéficié d'une ristourne de 100%.
Le jour du meeting,
une nouvelle remise de 15.000 euros a été accordée au parti, et une autre de 9.000 euros quelques mois plus tard, toujours à la porte de Versailles.
Ces "remises (...) correspondent à une négociation commerciale habituelle avec un organisateur d'événements," n'a pas hésité à affirmer GL Events, sollicité par la CNCCFP,  en octobre.

L'expert-comptable de la campagne d'Emmanuel Macron a fait écho à cette excuse grossière en faisant valoir que ces promotions "sont normales et régulières dans une optique de fidélisation de la clientèle"...

"La commission s'est satisfaite de ces explications", gronde Mediapart.

Le site d'extrême gauche assure que son rival, François Fillon, n'a pas bénéficié de telles remises : une inégalité de traitement.
"Au cours de la campagne présidentielle, le mouvement est parvenu à tenir les coûts des différents événements grâce à une approche agressive des négociations commerciales", a de son côté expliqué l'Elysée sollicité par Mediapart.

Le co-fondateur de Mediapart s'est toutefois gardé d'interpeller le président Macron à l'occasion de son entretien, les yeux dans les yeux, sur BFM, avec le fraudeur.

Résultat de recherche d'images pour "Olivier Ginon Collomb Macron"
GL Events est une entreprise spécialisée dans l’événementiel, dirigée par Olivier Ginon (ci-dessus à droite, au côté de G. Collomb) et Olivier Roux, leurs fondateurs, dans le quartier de La Confluence à Lyon, ville dont Gérard Collomb était le sénateur-maire. CNews souligne qu'Olivier Ginon est un "proche de Gérard Collomb" et "aujourd'hui très en cour à L'Elysée", selon Mediapart.

lundi 30 décembre 2013

Tarifs du gaz annulés par le Conseil d'Etat pour le chauffage collectif

Comment les socialo-écolo vont-ils réduire la dette publique en accumulant les bévues?

Le Conseil d'Etat a jugé illégaux les arrêtés sur la réglementation des tarifs du gaz entre juillet et décembre 2012. 

Il estime que les particuliers en chauffage collectif ont été favorisés.
L'impact défavorable des annulations ce lundi des arrêtés gouvernementaux fixant les tarifs réglementés du gaz de GDF Suez sera limité aux consommateurs bénéficiant d'un chauffage collectif au gaz. La décision de la haute juridiction administrative, similaire à l'annulation prononcée début octobre des tarifs pour le premier semestre 2012, est due à une inégalité de traitement.

Le Conseil d'État a reconnu une "méconnaissance du principe d'égalité", jugeant "qu'il n'existait en l'espèce ni différence de situation ni motif d'intérêt général justifiant une telle différence de traitement", indique-t-il dans un communiqué.

Depuis mi-2010, les tarifs concernés (B2I, B2S et TEL) sont différents à la suite d'une décision du gouvernement Fillon visant à protéger les particuliers à faibles revenus, et qui a conduit à appliquer des tarifs plus élevés aux bâtiments sans usage d'habitation avec une consommation similaire.

Un rattrapage chiffré à 30 euros

Mais l'Association nationale des opérateurs détaillants en énergie (Anode), organisation qui regroupe des concurrents de GDF Suez, avait contesté cette décision en justice. Comme pour le premier semestre 2012, l'arrêt du Conseil d'Etat contraint le gouvernement à reprendre "dans un délai d'un mois" un nouvel arrêté corrigé, qui entraînera une facture rectificative défavorable aux particuliers concernés.

Mais la plupart des 11 millions de ménages français abonnés au gaz, qui se trouvent en tarif de base (B0 et B1, correspondant à moins de 30.000 KWh par an) ou en offres de marché, ne sont pas concernés. Après l'annulation des tarifs du premier semestre 2012, le gouvernement a saisi le 19 novembre les instances concernées d'un nouveau projet de décret, qui prévoit déjà un rattrapage.

Ce rattrapage représentera en moyenne environ 30 euros taxes comprises par foyer au chauffage gaz collectif, échelonné dans les charges de chauffage, selon une source gouvernementale. Les clients professionnels bénéficieront eux d'une légère ristourne.

mercredi 31 juillet 2013

La facture énergétique des ménages ne cesse de s'alourdir en 2012: beaucoup plus en 2013 ?

Les Français ont dépensé 3200 euros en gaz, électricité et carburant, soit une hausse de 6%

Nombre
 de familles a reçu des ajustements souvent importants


Le coût de l'énergie a augmenté de 200 euros en 2012, pour atteindre 3.200 euros par ménage, confirme le ministère de l'Écologie et de l'Énergie. Cela représente une hausse de plus de 6%. Et cela pourrait être bien plus en 2013 comme le montrent les factures de régularisation.


Le dictature écolo nous coûte
de plus en plus cher
Après quinze mois de socialisme, toutes les excuses sont avancées pour expliquer le bond de la facture énergétique: hiver interminable, printemps maussade, hausse du prix du pétrole - dont l'impact est moindre en France du fait de sa production nucléaire - et énergies de substitution embryonnaires. 

Ce gouvernement promet de sanctionner les possesseurs de voitures diesel
, mais
la voiture électrique qu'il cherche à nous vendre ne dispose toujours pas du réseau de bornes électriques nécessaire!  Le gouvernement veut créer un réseau de 5.000 bornes de recharge, ...en trente minutesHollande et l'âne Martin réfléchiraient (si, si...) à la création "d'un opérateur dans les infrastructures de recharge", capable de gérer un maillage territorial, car il reste simplement à gérer la question du financement, sachant qu'une borne coûte entre 35.000 et 40.000 euros.



Or, 
les tarifs d'électricité augmentent de 5% ce jeudi 1er août. Et autant le 1er août 2014.

Une hausse de 6% en 2012



Cette augmentation  s'expliquerait par celle des prix de l'énergie (+5,2% en 2012, soit 2,5 fois plus que l'inflation) et par une année 2012 légèrement plus froide que d'habitude.  

Pourtant, si les prix de l'électricité et du gaz ont en moyenne augmenté respectivement de 6,1 % et de 10,3 % dans la zone euro, les tarifs ont grimpé moins vite en France.

Les Verts (EELV) nous disent pourtant en retard sur nos voisins en économies d'énergie. 
Mais les chiffres actuels ne démontrent-ils pas que nos centrales nucléaires nous assurent non seulement  une grande indépendance énergétique, mais aussi des prix à la consommation parmi les plus bas en Europe?


"Au total, les ménages français consacrent ainsi 91 milliards d'euros courants à leurs achats d'énergie en 2012, soit plus de 8% de leurs dépenses totales", argumente le ministère de l'Ecologie dans son baromètre annuel. 
La facture par habitant avoisine donc les 1.400 euros en moyenne sur l'année et concerne toutes les énergies : électricité, gaz, fuel, etc.

Une escroquerie intellectuelle
La hausse de notre facture ne fait pas de doutemais ce malgré une baisse par ERDF de ses prix de 2,5% pendant les mois d'été de juin et juillet. La nouvelle méthode de calcul des tarifs de l'électricité avait mené à un différentiel cumulé de 40 millions d'euros, en faveur des clients, sur l'ensemble de la période 2009-2012: comment Philippe Martin explique-t-il qu'au final les hausses impactent autant nos budgets ?
Et, malgré la ristourne d'ERDF, la CRE (Commission de régulation de l'énergie ), au final, la CRE prévoit encore une hausse des prix de l'électricité de 6 % en moyenne par an d'ici à 2016.

Est-ce parce que la facture d'une Europe particulièrement vulnérable est à la hausse que le gouvernement socialo-écolo doit imposer aux Français des tarifs que ne justifient pas son réseau de centrales nucléaires ?