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lundi 30 avril 2018

Comptes de campagne 2017 : Macron aurait reçu des cadeaux

Corbière (LFI) relance l'accusation du candidat Macron qui a accepté  des "cadeaux" 

Macron aurait reçu illégalement des "cadeaux" durant sa campagne présidentielle, révèle 
ce proche de Mélenchon

S'appuyant sur des révélations de MediapartAlexis Corbière dénonce d'importantes remises sur la location de salles. 
"J'observe que le président Macron, concernant les comptes de campagne, il a eu des cadeaux, ce qui est totalement illégal de la part de grandes sociétés qui lui attribuaient des salles à bas prix", a dénoncé le député de Seine-Saint-Denis lors de l'émission "Dimanche en politique" sur France 3.

"Tout 'geste commercial' d'une entreprise à un candidat est totalement illégal," avait relayé samedi l'ancien trésorier du PS, Jean-François Debat, sur Twitter, soulignant que cela "entraîne l'inéligibilité du candidat".
"Inconcevable excuse de GL Events et du staff Macron. Et quid du contrôle des comptes de campagne?", s'était-il interrogé.

Mediapart met en cause la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques

La CNCCFP "a relevé les promotions exceptionnelles, parfois 'd'un pourcentage anormalement élevé'", accordées par le champion de l'événementiel GL Events à l'équipe de campagne d'Emmanuel Macron.

D'après le site trotskiste d'information en ligne, la note de la CNCCFP mentionne une facture pour la location de matériel à l'occasion d'un meeting le 10 décembre 2016, "subitement rabotée de plus de 9.000 euros pour passer de 39.490 euros à 29.663 euros".

"D'autres prestations ont aussi été sabrées à coup de -30%, -50%. Parfois même intégralement", affirme Mediapart. Ainsi, pour le meeting parisien du 12 juillet 2016, la location de la salle principale de la Mutualité, initialement facturée 14.129 euros, aurait ainsi fait l'objet d'une remise de 100%.
Deux meetings sont dans le collimateur des autorités, sans qu'elles réagissent pour autant : pour le premier, qui avait eu lieu le 10 décembre 2016 à la porte de Versailles, il aurait dû coûter 14.129 euros, mais En Marche ! aurait bénéficié d'une ristourne de 100%.
Le jour du meeting,
une nouvelle remise de 15.000 euros a été accordée au parti, et une autre de 9.000 euros quelques mois plus tard, toujours à la porte de Versailles.
Ces "remises (...) correspondent à une négociation commerciale habituelle avec un organisateur d'événements," n'a pas hésité à affirmer GL Events, sollicité par la CNCCFP,  en octobre.

L'expert-comptable de la campagne d'Emmanuel Macron a fait écho à cette excuse grossière en faisant valoir que ces promotions "sont normales et régulières dans une optique de fidélisation de la clientèle"...

"La commission s'est satisfaite de ces explications", gronde Mediapart.

Le site d'extrême gauche assure que son rival, François Fillon, n'a pas bénéficié de telles remises : une inégalité de traitement.
"Au cours de la campagne présidentielle, le mouvement est parvenu à tenir les coûts des différents événements grâce à une approche agressive des négociations commerciales", a de son côté expliqué l'Elysée sollicité par Mediapart.

Le co-fondateur de Mediapart s'est toutefois gardé d'interpeller le président Macron à l'occasion de son entretien, les yeux dans les yeux, sur BFM, avec le fraudeur.

Résultat de recherche d'images pour "Olivier Ginon Collomb Macron"
GL Events est une entreprise spécialisée dans l’événementiel, dirigée par Olivier Ginon (ci-dessus à droite, au côté de G. Collomb) et Olivier Roux, leurs fondateurs, dans le quartier de La Confluence à Lyon, ville dont Gérard Collomb était le sénateur-maire. CNews souligne qu'Olivier Ginon est un "proche de Gérard Collomb" et "aujourd'hui très en cour à L'Elysée", selon Mediapart.

jeudi 11 avril 2013

Le chameau de Hollande s'est fait dévorer

Le chameau malien offert à Hollande a fini en tagine


Le chef de l'État avait reçu l'animal en présent lors de sa visite au Mali.
 
Le chameau de l'Elysée ne
supporte aucune rivale
François Hollande considéra sans doute qu'il en avait déjà un  à la maison et le "chef de guerre" se résolut à abandonner son cadeau sur place, le confiant aux bons soins d'une famille malienne qui a fini par le dévorer à belles dents.

François Hollande porte décidément la poisse
Alors que le gouvernement est ébranlé par l'affaire Cahuzac, une autre nouvelle, certes anecdotique mais triste, est ainsi venue assombrir le ciel d'orage du président: son chameau a été sacrifié selon le rite musulman et croqué. C'est le magazine Valeurs actuelles qui le révèle en mars 2013.

L'animal avait été offert au chef de l'État lors de son arrivée au Mali, le 2 février. Il avait été accueilli avec ferveur par la population, après que plusieurs villes aient été reprises aux islamistes qui les occupaient mais s'étaient mis en sécurité en se retranchant en mobylettes et en pickups.

Un destin brisé

Hollande en moto-taxi en 2011
pour paraître jeune et dynamique... 
Le destin de l'encombrant - et bruyant - camélidé présidentiel aurait pourtant dû être plus souriant. L'Élysée avait annoncé que l'animal rejoindrait un zoo français, le temps de le faire vacciner. Le chef de l'État avait pourtant assuré qu'il s'en servirait "autant que possible comme moyen de transport", avec chauffeur.

VOIR et ENTENDRE l'impact de l'intervention malienne du chef de guerre français dans le monde, selon une vidéo d'animation qu'une société Taïwanaise:
Hollande et sa meuf à vélo
(été 2012)

Mais les chances de croiser le couple de Bidochon présidentiel à califourchon entre les deux bosses du chameau avaient vite sombré comme un sondage. Les services français avaient finalement décidé qu'il était plus sage de laisser le camélidé sur place et l'avaient confié à une famille malienne. Prudence ou sécurité, beaucoup s'interrogent encore.

Rupture aussi entre le maître et l'animal ?

Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense, avait reçu pour mission de donner des nouvelles du chameau à chaque Conseil des ministres. 
La semaine dernière, elles étaient alarmantes: les gardiens affamés devaient être des djihadistes.