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lundi 16 décembre 2019

Corinne Lepage va déposer plainte contre Bayrou pour "dénonciation calomnieuse"

L'ancien garde des Sceaux de Macron sous le coup de nouvelles poursuites en justice?

L'ex-ministre de l'Environnement de son ami Juppé s'apprête à déposer plainte contre François Bayrou pour "dénonciation calomnieuse"


Les malheurs du MoDem s'aggravent depuis l'affaire des emplois fictifs présumés de ses assistants d'eurodéputés. 
L'entourage de Monsieur Propre dénonce "un coup de communication médiatique" et aussi une plainte non-fondée, les propos dénoncés par Mme Lepage ayant été tenus confidentiellement devant les enquêteurs, dans le cadre des droits de la défense.

Entendu en septembre par la police sur cette affaire d'assistants détournés de leur fonction officielle, le président du MoDem a détourné l'attention en accusant Corinne Lepage de tentative pour "escroquer" les maires des communes bretonnes touchées par la marée noire de l'Amoco Cadiz en 1978. a-t-elle indiqué dimanche.  

Or, "des décisions de justice montrent le contraire. Il m'impute des faits calomnieux, alors que je suis une femme d'une totale probité", réplique l'avocate Corinne Lepage.
En 1996, la cour d'Appel de Versailles lui avait ordonné de rembourser 4,8 millions de francs d'honoraires aux communes bretonnes, mais C. Lepage avait obtenu finalement gain de cause auprès de la justice.

Le conflit personnel entre ces deux politiciens et anciens alliés est au coeur de l'affaire des assistants d'eurodéputés du MoDem

Ce qui vaut à Bayrou sa mise en examen début décembre à Paris pour "complicité de détournement de fonds publics".


Ex-eurodéputée en rupture avec le MoDem,
Corinne Lepage avait affirmé dans un livre de 2014 que le parti de Bayrou avait "exigé" d'elle de mettre un de ses assistants parlementaires européens à disposition du parti centriste, ce qu'elle avait refusé et ce que le MoDem dément.

Témoin clé de l'accusation dans cette affaire, elle a réitéré ces propos en juin 2017 et juin 2019 devant les enquêteurs, toujours à la recherche du document qu'elle assure avoir refusé de signer.

Pour la défense du MoDem, le seul engagement pris par C. Lepage, et respecté pendant deux ans jusqu'à leur rupture, était celui de contribuer à la dotation de la délégation française du parti centriste européen, l'ALDE.

Interrogé en septembre sur leurs versions contradictoires, Bayrou a mis en avant leur conflit personnel, évoquant notamment le contentieux d'honoraires qui était né entre l'avocate et des maires bretons proches de lui.

Ce contentieux avait contrecarré le souhait de C. Lepage de se présenter dans l'Ouest aux Européennes de 2009, selon plusieurs affidés du MoDem interrogés par les enquêteurs. Elle avait finalement été candidate et élue dans les circonscriptions du Nord.

lundi 13 mai 2019

Pourquoi les pressions sur la jeune femme en jupe, interdite de bus de la RATP ?

Paris XIXe, arrondissement de non-droit ?

L'usagère qui accuse un chauffeur de la RATP de l'avoir refusée dans son bus est visée par une plainte pour "dénonciation calomnieuse"

malka

La jeune femme qui clame son indignation maintient sa version des faits : le chauffeur de la RATP l'a discriminée parce qu'elle portait une jupe, a-t-elle répété, lundi.
"Je veux que la vérité soit dite", affirme Elise Bencheikh, 29 ans, qui n'a pas, quant à elle, l'intention de porter plainte.

Le 30 avril, vers 23h00 dans le XIXe arrondissement de Paris, la jeune femme et une amie attendent le bus. "On fumait une cigarette et on a vu le bus arriver au loin. Mon amie lui a fait signe pour qu'il s'arrête; on a jeté nos cigarettes. Le bus a ralenti et s'est arrêté pratiquement devant nous", raconte la jeune femme dans le cabinet de son avocat, Me Richard Malka.

"Les portes ne se sont pas ouvertes, et le bus est reparti. Il y avait un feu rouge quelques mètres plus loin, donc on a décidé de rattraper le bus. On a toqué à sa porte, et [le chauffeur] me dit "tu jetteras ta clope et tu n'as qu'à te rhabiller" ", rapporte-t-elle. "J'étais habillée en jupe, en collant et avec un manteau, et mon amie avait une veste en cuir assez courte avec une jupe", précise-t-elle.

La jeune femme n'avait pas l'intention de signaler les faits, mais son père a rapidement relaté l'incident sur Facebook, dans un texte effacé depuis, commençant par: "Je revendique mon islamophobie", et décrivant le chauffeur, comme "un barbu de type maghrébin".
Un message que la jeune femme ne partage pas totalement, tout en estimant "pas normal qu'on refuse de (la) laisser entrer dans un bus, qu'un chauffeur selon un avis subjectif décide de qui ou pas monte dans son bus, selon comment on est habillé... c'est choquant".

Info Panamza : "l’avocat de la pseudo-victime est un sioniste anti-islam"
VOIR et ENTENDRE le compte-rendu de CNews, avec une débauche de conditionnels de nature à discréditer l'usagère. 

"Fille d'un islamophobe revendiqué et salariée par un franc-maçon du Crif, Elise Bencheikh, conseillée par l'avocat pro-israélien de Valls et Fourest, ne portera pas plainte," note le site subversif Panamza. 
Et d'ajouter : "Des syndicalistes de la RATP font bloc pour soutenir leur collègue qui aurait simplement refusé de faire monter la femme de 29 ans après la station de bus."
Hicham Hamza, fondateur du site Panamza, mis en examen pour sa contre-enquête sur le Bataclan.

Seule l'identité du chauffeur est masquée : un indice ?

L'avocat du chauffeur, Me Samim Bolaky, avait expliqué la semaine dernière que son "client n'a aucune pratique religieuse affectant son activité professionnelle", qu'il avait marqué l'arrêt, mais que les deux jeunes femmes "continuaient à fumer devant les portes de son bus", qu'il n'avait donc pas ouvertes.
 
Me Bolaky a déposé une plainte pour "discrimination sur le fondement de l'appartenance, vraie ou supposée, à une religion déterminée", ainsi que pour "dénonciation calomnieuse" et pour "faux et usage de faux".

"J'ai subi un préjudice et en plus on m'accuse de mentir", a réagi Mme Bencheikh. "Mais, avec le recul, je me dis que ça peut permettre une enquête, et que ça pourra faciliter la vérité".
Une enquête interne a aussi été ouverte par la RATP.

Décrit par certains comme site d'investigation (et, pourquoi pas, modéré), Panamza écrit :
"Employeur de l'ultra-sioniste André Bercoff, Sud Radio n'a pas manqué (avec Nadia Remdana, à l'origine de l'affaire bidon du bar sexiste de Sevran) d'exploiter le filon de l'islamophobie.
"Idem pour RMC et RT France, médias sous contrôle israélien", selon Panamza.

mardi 29 janvier 2019

"Gilets jaunes" : plainte d'un syndicat policier contre la cagnotte de Renaud Muselier

Ce syndicat de policier "patriote" est "proche de l’extrême droite", estime Renaud Muselier

L’affaire de la cagnotte de soutien aux forces de l’ordre devient une bataille juridique
Renaud Muselier lors de ses voeux à la presse à Marseille.
Le syndicat France Police-Policiers en colère a porté plainte contre Renaud Muselier, qui a lancé le 8 janvier dernier une cagnotte en ligne pour soutenir les forces de l’ordre. 

Michel Thooris, secrétaire général du syndicat, demande "le blocage des fonds auprès de Leetchi.com ou la saisie à titre conservatoire de ces dons", rapporte LCI, chaîne de télévision d'information en continu du groupe TF1 (Bouygues), à qui il a été donné accès à ce courrier.

Renaud Muselier, président LR de la région PACA, annonce porter plainte en retour pour diffamation et dénonciation calomnieuse


Des policiers manifestent place de la République à Paris, le 22 octobre 2016. (archives)
"Je n’ai aucunement l’intention de laisser les policiers blessés être pris en otage par un syndicat politisé", lance dans un communiqué de presse vengeur, Renaud Muselier, 59 ans. Petit-fils de vice-amiral des Forces françaises libres déporté à Dachau pour faits de résistance, il étiquette France Police-Policiers-en-colère "syndicat d’extrême droite." 


Ce nouveau syndicat se présente comme cinquième puissance syndicale du Ministère de l'Intérieur et première force d'opposition de la Police Nationale ! Syndicat 100% Indépendant, 100% Autonome, 100% Corporatiste, 100% Apolitique, 100% Patriote, 100% Contestataire !

Renaud Muselier se défend aussi, affirmant que "la transparence dans la répartition des fonds est absolue." La cagnotte a permis de récolter près d’1,5 million d’euros. Il y a quelques jours, le président LR de la "région Sud" (ex-Paca) s’était engagé à verser un million d’euros de cette cagnotte aux policiers blessés.
"Le reste ira directement dans les orphelinats des forces concernées, les policiers, les gendarmes, les sapeurs pompiers, les pompiers de Paris et les marins pompiers de Marseille pour qui j’ai une affection toute particulière", affirmait l’élu.

Mais le grand gagnant de cette cagnotte est Leetchi...

Une partie des fonds collectés va être reversée à Leetchi…
Pour tout dire, Leetchi, la plateforme créée en 2009 qui héberge cette cagnotte, fait partie d’un groupe du même nom, qui emploie désormais près de 80 salariés, et à chaque cagnotte, la société prélève une commission, sauf si l’argent est dépensé chez un de ses partenaires commerciaux, comme la Fnac ou ...Amazon. "Leetchi applique une tarification claire et transparente, affirme la société. Nous prenons un pourcentage qui dépend du montant de la cagnotte. Notre commission nous permet de couvrir les frais techniques et bancaires liés aux participations et au transfert d’argent vers le bénéficiaire et garantit la qualité et la sécurité du service que nous mettons en œuvre."Cette commission s’élève à 4 % si la cagnotte ne dépasse pas les 2.000 euros, 2.9 % pour les cagnottes entre 2.000 et 200.000 euros et 1.9 % pour les autres. Ainsi, en l’état actuel de la cagnotte, environ 27.547 euros de la cagnotte destinée aux forces de l’ordre seront reversés à la société Leetchi.

Un vrai pactole pour Leetchi, quand on sait que le montant de la cagnotte de Renaud Muselier, qui sera close dans une quinzaine de jours, dépasse d’ores et déjà les cagnottes records de 2018 enregistrées sur la plateforme. En mars dernier, près de 1.278.064 euros avaient été collectés à destination des cheminots, en restant ouverte environ cinq mois. "La cagnotte de soutien aux forces de l’ordre lancée par Renaud Muselier est une première pour Leetchi, tant en termes de montant que de rapidité des dons collectés", reconnaît d’ailleurs la plateforme.


samedi 20 octobre 2018

Comptes de campagne de Mélenchon: les conseils de Sophia Chikirou n'avaient pas de prix !

Les coûteuses factures de Sophia Chikirou intéressent la police anti-corruption

L’ancienne conseillère de LFI est entendue par les policiers anti-corruption ce vendredi
La radio d'Etat, France Info (Radio France), révèle que la communicante facturait des prestations à des prix élevés lors de la présidentielle.

Sophia Chikirou va être entendue ce vendredi par les policiers anti-corruption de la police judiciaire, au lendemain de l’audition du chef de file de La France insoumise. Jean-Luc Mélenchon, ancien candidat à la présidentielle, a été entendu jeudi pendant cinq heures à Nanterre dans le cadre des enquêtes ouvertes par le Parquet sur les activités des assistants parlementaires européens de La France insoumise (LFI) et les comptes de la campagne présidentielle.

L’ancienne directrice de la communication de Jean-Luc Mélenchon détient une société nommée Mediascop, citée en mai par la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP), qui avait indiqué que le prix facturé pour onze prestations présentait "des écarts significatifs", évalués à plus de 35.000 euros au total, avec la grille tarifaire de cette société de communication. 200 euros la minute. 

Le signalement de la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP) a déclenché l’ouverture d’une enquête préliminaire pour soupçons de surfacturation visant Jean-Luc Mélenchon

Si elle a validé un total de 10.606.340 euros, la commission a rejeté quelque 435.000 euros de dépenses et de recettes des comptes du candidat en décembre 2017.

Radio France suggère que Sophia Chikirou a des pratiques n'ayant rien à envier aux entreprises libérales. Elle aurait ainsi facturé "pour près de 1,2 million d’euros de prestations, soit 11 % du budget total de la campagne" par le biais de son agence de communication. 

Sophia Chikirou aurait valorisé son propre "travail à près de 120.000 euros sur les factures de Mediascop, soit un salaire de 15.000 euros mensuels en moyenne pour huit mois de campagne" - combien de fois le SMIC ou les allocations d'un travailleur défavorisé - et facturé 200 euros la minute le "sous-titrage de vidéos publiées sur le compte Facebook du candidat".

Comme Macron, la militante d'extrême gauche déclare "assumer"
David Marais
"Nous sommes sereins car toutes les accusations sont fausses - encore des "fake news" - , basées sur des chiffres au mieux mal compris, au pire tronqués, voire manipulés, et cela ne pourra que devenir rapidement une évidence", a indiqué son avocat pénaliste (cabinet DMA associés, 25 Rue Saint Ferdinand à Paris 17e), David Marais, ci-contre, à propos de l’enquête préliminaire. "C’est d’ailleurs pour cela que nous avons porté plainte en septembre contre monsieur de Chalvron [l’un des deux rapporteurs chargés d’examiner les comptes de campagne LFI] pour dénonciation calomnieuse", a assuré l’avocat.

Cet avocat milite par ailleurs contre l'octroi de la présomption de légitime défense aux policiers :

mardi 30 janvier 2018

Marlène Schiappa, une secrétaire d'Etat sans foi, ni loi

Affaire Darmanin: le deux poids, deux mesures de la membre du gouvernement Philippe 

Schiappa appelle à la ...sérénité !

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Ca veut dire quoi la sérénité sur un tel sujet, dans un contexte de campagne contre le harcèlement sexuel et le viol ? N'est-ce pas - de la part de la secrétaire d'Etat à l'Egalité femmes-hommes -  une pose de salon parisien, à propos de l'enquête préliminaire suite à la réouverture d'une plainte pour 'viol' que conteste son collègue ministre des Comptes publics, Gérald Darmanin 
Le Parquet de Paris a en effet rouvert une enquête sur une accusation de viol visant le ministre des Comptes publics pour des faits présumés datant de 2009 que l'accusé nie farouchement. Une première plainte avait été classée sans suite. L'affaire remonte à 2009, alors que Sophie Spatz, ancienne call-girl, cherche à tout prix à faire effacer une condamnation qui la vise.
Si la loi s'appliquait aux grands, Darmanin n'atteindrait pas la fin du quinquennat.Depuis 2012, la loi est plus égalitaire, selon que vous êtes riche ou misérable : elle pévoit deux ans d’emprisonnement et 30.000 euros d’amende pour le fait "même non répété d’user de toute forme de pression grave dans le but réel ou apparent d’obtenir un acte de nature sexuelle". A côté de ça, sont assimilés à une agression sexuelle et donc punis de 5 ans de prison les baisers forcés, mains aux fesses ou encore les frottements.

L’arsenal juridique existe donc, pour protéger les femmes victimes de harcèlement.

Pourtant, seuls 5% des cas de harcèlement sexuels sont portés devant la justice, les femmes craignant parfois de mettre en péril leur carrière. Les faits peuvent leur donner raison : 93% des plaintes sont aussi classées sans suite, justice estimant ne pas avoir assez de preuves pour caractériser l’infraction.
 
Agressive comme un morpion, la secrétaire d'Etat à l'Egalité femmes-hommes nous a habitués à des réactions aussi vives que partisanes : à la moindre occasion, croyant accomplir sa mission, elle se lance à corps perdu sur tous les sujets mettant en cause les hommes et en perd la raison. Cette fébrilité militante la pousse à prendre des positions désordonnées, voire contradictoires: il faudrait donc, singulièrement à son poste, qu'elle tempère son exaltation adolescente et mûrisse vite. 
Schiappa, capable de dire que l'épisiotomie est une violence obstréticale faite au femmes.
Allumée,
la trentenaire n'a pas craint de déclarer devant la délégation aux Droits des femmes du Sénat, que l'épisiotomie est une violence faite aux femmes, alors que c'est un acte chirurgical pratiqué pour sauver la vie de l'enfant, lors d'un accouchement difficile. Il consiste à sectionner la paroi du vagin, la peau et les muscles superficiels du périnée afin de faciliter son passage. En affirmant que le taux d’épisiotomies est de 75% en France, Schiappa a démontré qu'elle a atteint son seuil d'incompétence, faisant sursauter des obstétriciens qui contestent que l'épisiotomie soit devenue la norme, alors qu'elle est progressivement écartée.
"En France, on a un taux d'épisiotomies à 75%, alors que l'OMS préconise d'être autour de 20-25%", a lancé la bécasse, avec assurance, citant une étude réalisée en 2013 auprès de 983 mères par l'association "Maman Travaille" qu’elle a fondé et organisé en réseau avec le concours de certaines mairies, un 
comble de sottise organisée.
Le 'factcheckeur' de France 2, Antoine Krempf, n'a pas frémi ! Pourtant, la dernière enquête périnatale, conduite en France par l’Inserm, faisait état d’
épisiotomie dans 27% des cas, alors que le chiffre était de 55% en 1995, ce qui montre que la pratique est en nette diminution.
Le simple fait que Marlène Schiappa, pour qui l'épisiotomie est une violence obstétricale faite au femmes, participe à la sérénité revendiquée... En  prenant le temps de mettre de l'ordre dans ses emballements et en se dégageant des influences néfastes de son entourage militant, la sous-ministre omniprésente gagnerait en cohérences intellectuelle et morale. Comme en respect et sérénité. 

La mouche du coche 
appelle en effet aujourd'hui à la "sérénité" et à "laisser la justice travailler". 
Difficile de prendre, moralement, la défense d'un collègue accusé de viol, sans trahir les femmes et le mouvement de libération de la parole des victimes. Interrogée sur France Inter, la sous-ministre s'y est essayée, se faisant la porte-parole d'un exécutif qui bafoue la détresse des femmes harcelées, violées, alors que des féministes réclament la démission du criminel présumé. 
Bien que féministe, Schiappa a rappelé que le gouvernement est solidaire, fût-ce en faveur des hommes contre les femmes : le Premier ministre Edouard Philippe conserve "toute sa confiance" à Gérald Darmanin et quand il s'exprima, samedi depuis Matignon, c'était "au nom du gouvernement" dont elle est un membre vibrionnant et solidaire.
 
Elle a appelé à respecter la présomption d'innocence de l'accusée comme de l'accusatrice, un tour de force. 
"Gérald Darmanin est présumé innocent à ce stade, mais la femme qui est accusée de dénonciation calomnieuse est présumée innocente aussi" [à ce stade ?], a-t-elle expliqué, avec un sens critique aiguisé... 

La sous-ministre sectaire ne prend plus parti (pour combien de temps?)
:
 "La justice, je l'ai toujours dit [sic], pour tout le monde, qu'on soit anonyme, ministre, chanteur, député, elle se rend devant les tribunaux", a-t-elle insisté.  

Alors qu'on lui demandait pourquoi Gérald Darmanin ne démissionne pas, Marlène Schiappa a répondu bille en tête, en amplifiant le problème pour ridiculiser la question : "La règle a été claire; elle a été expliquée par le Président et le Premier ministre: c'est à partir de la mise en examen. Sinon ça veut dire que vous pouvez décider de déposer plainte contre tous les membres du gouvernement dès demain et tous les membres du gouvernement vont devoir démissionner". "Si Gérald Darmanin était mis en examen pour viol, bien évidemment il devrait quitter le gouvernement". 

Et d'ajouter, pleine de sa propre importance : "Moi, j'appelle vraiment à la sérénité, à laisser la justice travailler".

Elle a par ailleurs dit "s'interroger" sur "l'exemple qu'on renvoie". 
Modèle de respect soudain dû aux accusés et à la présomption d'innocence, Schiappa s'est  citée en exemple : "Moi, je n'ai pas envie qu'on étale dans les journaux la vie ni du ministre, ni de la femme en l'occurrence qui a déposé une plainte parce que le message qu'on veut envoyer ça va être de dire: si vous déposez plainte, votre vie sera étalée dans les journaux", a-t-elle estimé, appelant la presse "à la retenue et à laisser la justice sereinement travailler". 

Une position également relayée par la ministre en charge des Affaires européennes Nathalie Loiseau,
quinqua qui ne connaît rien d'autre que la haute fonction publique.
"Ce qui me frappe en tant que citoyenne, c'est la dimension médiatique. Je ne peux pas m'empêcher de penser à l'entourage de l'accusatrice comme à l'entourage de la personne qu'elle accuse. Ce déballage assez obscène... Si la justice doit travailler sereinement, médiatiquement, il faudrait peut-être en faire un petit peu moins", a mis en garde sur LCP la jeune diplômée en communication et nouveaux media "via une validation des acquis de l’expérience passée à l’Université de Grenoble pendant un congé maternité". Des parents syndicalistes, dont un père trotskiste proche de Marc Blondel et de Daniel Gluckstein, ça ne peut que faciliter une validation des acquis... Le doctorat en lettres modernes, c'était une velléité, donc : ça exige du niveau ! 

La journaliste Audrey Pulvar s'est laissée prendre aux propos exemplaires de la "validée" :

A la différence du premier ministre, la sous-ministre botte en touche.
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Prise en sandwich entre ses convictions (?) et la solidarité gouvernementale, Marlène Schiappa s'est abritée derrière la séparation des pouvoirs pour ne pas prendre position. "Je suis très attachée à ce principe fondateur de la démocratie qui est la séparation des pouvoirs. Moi, j'appartiens au pouvoir exécutif, et il y a un pouvoir judiciaire. Je pense qu'il est important que le pouvoir judiciaire puisse travailler sereinement sans avoir telle ou telle déclaration qui pourrait être considérée comme une intervention et un non-respect de cette séparation des pouvoirs."
Edouard Philippe appartient-il en revanche au judiciaire ? Serait-il très détaché de ce principe fondateur de la démocratie qui est la séparation des pouvoirs ? A-t-il reçu le message de sa sous-ministre en clair ?

Une sous-ministre féministe en porte-à-faux

Schiappa ménage sereinement la chèvre et le chou.  
"Gérald Darmanin est présumé innocent à ce stade, mais la femme qui est accusée de dénonciation calomnieuse est présumée innocente aussi", estime-t-elle, sans prendre position et en se désolidarisant des femmes harcelées et violées pour se ranger au côté de sa hiérarchie masculine.
 
Dimanche, des féministes ont lancé une pétition en ligne demandant au Premier ministre de mettre fin aux fonctions de Gérald Darmanin. Les accrocs à la pétition - dont elle n'est pas seulement proche, puisqu'elle y recourut pour répondre à des élu-e-s nous indiquant que "personne ne se plaignait auprès d'eux du manque de places en crèches" - , font valoir que Richard Ferrand, François Bayrou, Marielle de Sarnez et Sylvie Goulard ont été "immédiatement poussés vers la sortie" lorsqu'ils ont été soupçonnés respectivement de favoritisme et d'emplois fictifs. Les violences faites aux femmes seraient-elles subalternes et négligeables ?

Initiée, selon Apolline de Malherbe, chroniqueuse  sur BFMTV, par Caroline de Haas, cette nouvelle pétition a rapidement recueilli 2.000 signatures. L'activiste mal dans sa peau, atteinte de pétitionnite, est en effet une militante féministe qui anime les réseaux sociaux et à laquelle s'identifient les plus hystériques d'entre elles. 

Ce viol n'est-il pas qu'un "droit de cuissage" (JF Kahn, à propos du viol de Nafissatou Diallo par DSK) pour service rendu, Mme Schiappa ?...  

Schiappa n'a pas ajouté au peu de crédit qui lui restait. 
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Téléfilm de France télévisions :
documentaire suivi de débat,
destiné aux soudards du peuple...
Et la défense de la cause des femmes au gouvernement, lors de ses prochaines interventions, a perdu en  crédibilité. Il y a encore peu, participant sans état d'âme aux condamnations médiatiques des hommes globalement accusés de harcèlement sexuel, que ce soit verbalement ou physiquement,  à quelque degré que ce soit, avant même que la moindre plainte ait été déposée et le moindre élément de preuve recueilli, Schiappa était beaucoup moins dans la retenue et la sérénité que depuis la mise en cause d'un collègue du gouvernement.

La membre militante du gouvernement ménage la chèvre et le chou.
Avec ce deux poids, deux mesures, Schiappa espère-t-elle obtenir les faveurs du chef du gouvernement ? Un telle soudaine sagesse lui permettra-t-elle de se faire valoir auprès de Macron ?
Postulat de départ : Darmanin est macron-compatible, il est donc quelqu'un d'insoupçonnable et comme sa responsabilité pénale ne sera jamais établie,  Schiappa aura raison, au final
Théorème : les puissants (et impuissants) sont poussés au harcèlement et au "viol" par des gourgandines défavorisées en besoin d'ascenseur social.
Conclusion : peu importent aux féministes les frotteurs et autres tripoteurs du métrodésormais, dès lors qu'un homme au sommet de l'Etat peut user des pouvoirs attachés à sa fonction pour combler sa misère affective. Le harcèlement sexuel n'est plus que peccadille et la voie est libre aux abus commis dans le métro et au boulot par les "gens qui ne sont rien". 

La responsable gouvernementale de l'égalité entre les genres discrimine :
L'ex-blogueuse fait l'impasse sur le harcèlement sexuel- et plus, si abus de pouvoir dans les instances gouvernementales : il peut perdurer sereinement dans les ministères. Elle ne mentionne jamais les risques encourus par les femmes au contact des hauts fonctionnaires :

mercredi 20 août 2014

Le changement, ce n'est toujours pas la "république exemplaire"

Quand Ségolène Royal fut condamnée pour des "licenciements abusifs" datant de 1997 

Un article de Libération passé à la trappe 
L'article censuré : lien 
librement commenté par Claude Fouchier le 15/04/2008 dans Mediapart 

"La cour d'appel de Rennes donne raison à deux ex-attachées parlementaires de l'ancienne députée, qui réclamaient le versement de plusieurs mois de salaires non payés".

"Mais pour bien comprendre cette histoire corne-cul des procès des assistantes parlementaires de Ségolène Royal, la voici : 

Le 21 avril 1997, Jacques Chirac dissout l'Assemblée nationale. Les services de l'Assemblée, qui paient les collaborateurs des députés envoient donc, le 10 mai 1997, aux trois assistantes de Ségolène Royal la notification de leur licenciement, en les dispensant de leur préavis de deux mois puisqu'elles n'ont plus d'employeur, préavis évidemment payé. Entre-temps la députée des Deux-Sèvres est repartie en campagne pour reconquérir son siège. Elle a besoin de ses collaboratrices et elle leur établit un CDD du 12 au 31 mai, date du second tour des élections législatives. Ségolène Royal est réélue, et le 2 juin, elle devient ministre déléguée chargée de l'enseignement scolaire mais son suppléant Jean-Pierre Marché, qui ne prend ses fonctions de député que le 5 juillet ne réembauche les trois collaboratrices qu'à ce moment-là. 

Celles-ci n'ont pas vu la couleur du CDD promis par Ségolène 
pas plus qu'elles n'ont été payées jusqu'à la date de leur réembauche par Marché alors qu'elles affirment qu'elles n'ont pas cessé de travailler pour Ségolène. 
En juillet 1998, elles saisissent le conseil de prud'hommes de Niort qui leur donne raison, le 15 février 1999, et condamne Ségolène Royal à leur payer le salaire du CDD, entre le 12 et le 31 mai, mais les déboute pour le salaire du mois de juin jusqu'au début juillet, estimant qu'il n'a pas assez d'éléments pour prouver qu'elles ont effectivement travaillé pour Ségolène. 

Pourquoi Ségolène Royal ne voulait-elle pas payer ses collaboratrices ? 
Parce qu'elle estimait qu'étant déjà payées par leur préavis, elles n'avaient pas à réclamer de salaires supplémentaires et, dans cette optique, elle les traitait de «malhonnêtes». Son avocat Jean-Pierre Mignard, l'un de ses plus vieux amis, parrain de deux de ses enfants, qui défend aujourd'hui les familles des électrocutés de Clichy, avait même renchéri en disant à la presse à Niort : «On ne peut pas avoir le beurre et l'argent du beurre.» 

L'affaire aurait pu s'arrêter là. Mais les relations s'étaient dégradées entre les collaboratrices et leur ancienne patronne au même rythme que se fissuraient celles de Ségolène avec son suppléant Jean-Pierre Marché, nouvel employeur des assistantes. Celles-ci faisaient alors appel de la décision des prud'hommes devant la cour d'appel de Poitiers et, pour faire bonne mesure, déposaient en outre, le 10 novembre 1999, une plainte contre Ségolène pour «recours au travail clandestin» devant le doyen des juges d'instruction de Niort. 
La ministre réagissait en déposant à son tour, 15 jours plus tard, une plainte pour «dénonciation calomnieuse» devant la même instance. La chambre sociale de la cour d'appel de Poitiers était alors contrainte avant de se prononcer sur le jugement des prud'hommes d'attendre les décisions de la justice pénale. Elle attendra jusqu'en 2005 ! Entre-temps, en effet, la procédure pénale continue à la vitesse du lumas, l'escargot en langue poitevine. Une juge d'instruction de Poitiers est enfin nommée et prend son temps. Jacques-André Grasseau, ancien bâtonnier du barreau de Poitiers, avocat des deux assistantes – car elles ne sont plus que deux, l'une d'entre elles ayant jeté l'éponge pour se faire embaucher par les amis politiques de Ségolène dans le Mellois –, n'en décolère pas : «Elle n'a jamais voulu instruire le dossier et a refusé tous les actes de la défense.» Toujours est-il que la juge rend finalement une ordonnance de non-lieu le 24 avril 2003.

Dans le même temps, la procédure de Ségolène sur la dénonciation calomnieuse est allée faire un tour à Paris où, là aussi, un non-lieu est prononcé. Tout le monde est donc renvoyé dos à dos.

«On m'a accusée de salarier des gens au noir, dira Ségolène Royal. La presse nationale a parlé de la députée qui emploie des travailleurs clandestins. On m'a salie. On ne sort pas indemne de telles accusations.» La chambre sociale de la cour d'appel de Poitiers, qui a patiemment attendu, confirme, le 1er février 2005, le jugement des prud'hommes. Tout semble donc terminé mais c'est sans compter sur l'opiniâtreté des deux anciennes collaboratrices de Ségolène qui se pourvoient en cassation le 15 décembre 2005. On en est là. L'une des assistantes, retirée dans son village près de Melle, semble être vaccinée contre la politique. La seconde, elle, persiste en ayant choisi d'autres parrains : elle est aujourd'hui la collaboratrice parlementaire de deux députés UMP des Vosges. 

[Et tout le monde en reçoit  de l'extrême gauche pour son grade]


Quant aux leçons de morale politique assénée par Jean-Pierre Raffarin, toujours dans le même bouquin (oct 2006) : Les «plaçous» de Raffarin, Jean-Pierre Raffarin, en récompensant Elisabeth Morin [reçue au concours d'inspecteur d'académie en 1995 - et non pas coopté comme les deux derniers premiers secrétaires du PS- et présidente du conseil régional de Poitou-Charentes, en 2002], a suivi une tradition bien française qui consiste à distribuer à ses amis politiques des «plaçous», comme on dit dans le Sud-Ouest, c'est-à-dire des bonnes places bien peinardes aux frais de la République [une pratique dont on ne peut faire le reproche aux trotskistes, puisqu'ils refusent d'exercer le pouvoir! Notre République n'est pas assez attrayante aux révolutionnaires...]. [Pour information à l'attention du trotskiste, battu à la mairie de Bordeaux, l'ex-député PS de Gironde Vincent Feltesse, a été aussitôt nommé conseiller "spécial" à l'Élysée. Sans parler de P. Moscovici. Lien PaSiDupes : Hollande recase ses "losers": Moscovici à l'Europe et Feltesse à l'Elysée]. Il a ainsi propulsé, entre autres, son ancien directeur de cabinet à la région, Christian Florek, un ancien moniteur de natation devenu prof de gym, qui suivait à Matignon les affaires de la région, à l'Inspection générale de l'Education nationale, chargeant ainsi un peu plus le «mammouth» [un militant syndiqué à SUD Education, détaché de l'Education nationale, aurait probablement représenté une charge plus légère]. Il a placé comme membres de section au Conseil économique et social Claude Bertaud, maire de Benassay, son ancien suppléant au Sénat, Daniel Bontoux, un prof de médecine raffarinien et on en passe... [Hollande a proposé à Alain Vidalies, l'ancien ministre des Relations avec le Parlement qu'il a débarqué, de devenir ambassadeur représentant la France au Bureau International du Travail (BIT) en janvier à Genève. En attendant, il est depuis juillet parlementaire en mission auprès de François Rebsamen, ministre du Travail. Quant à Ségolène Royal, ministre de l’Ecologie de Valls, elle tenterait de recaser Francis Rol-Tanguy, l’un de ses conseillers, à la tête de la RATP. Alors qu’il était directeur de l’Atelier parisien de l’urbanisme, F. Rol-Tanguy a pourtant été poursuivi suite à deux plaintes de l’inspection du travail pour travail dissimulé et non-paiement d’heures supplémentaires].
[Bienvenue dans les placards de la République! Inspection des Finances, des Affaires sociales (Igas), de l'Education nationale (Igen) ou de l'Administration (IGA)... Ces corps de contrôle, censés surveiller la bonne utilisation des deniers publics, sont devenus des usines à recaser les proches des politiques.]

Il [Raffarin] n'a pas non plus oublié sa proche famille. Il a nommé sa sœur Françoise Vilain, directrice de la chambre de commerce et d'industrie de la Vienne, au Conseil économique et social – qui joue comme l'inspection générale de l'Education nationale un rôle efficace d'office de placement –, en tant que présidente de la délégation aux droits des femmes et de l'égalité des chances entre les hommes et les femmes. La carte de visite de Françoise a pris la dimension d'une carte postale quand son petit frère l'a propulsée, juste avant de quitter le gouvernement, à l'Observatoire de la parité entre les femmes et les hommes, fonction gratuite celle-là mais qui fait toujours plaisir et montre qu'il n'y a pas que Ségolène qui s'occupe des femmes. Notons, au passage, que cet observatoire de la parité ne semble pas l'appliquer à lui-même puisqu'il compte 27 femmes sur 33 membres ! Quant à son frère aîné, Gérard, il l'a fait nommer conseiller au commerce extérieur dont il est le président du comité pour la région Poitou-Charentes, une fonction bénévole certes mais qui surprend, pour ne pas dire plus, les coopérateurs de la cave viticole de Neuville-de-Poitou qui ont à peine fini de payer l'ardoise de sa gestion «à l'international» quand il était leur directeur... Ah ! Jean-Pierre peut en remontrer à Ségolène sur le sens de la famille."

[Le collaborateur de Mediapart commet quelques menues omissions 
Ainsi, Lionel Jospin s'est fait exfiltrer de sa retraite pour siéger dans une commission de rénovation de la vie politique, tandis que l’ancien ministre des Affaires étrangères, 
Hubert Védrine, se retrouvait chargé d’un rapport sur l’Otan. 
Olivier Schrameck, directeur de cabinet du Premier ministre Lionel Jospin, a pris la tête du CSA
Jack Lang a été recasé à la direction l’Institut du monde arabe, avec vue imprenable sur la Seine et, avant d'attraper le maroquin de l'Ecologie, 
Marie-Ségolène Royal, la mère des enfants du président, avait atterri à la vice-présidence d'un "machin" dont nul ne sait à quoi il sert, la BPI (Banque publique d'investissement) en février 2013.

Les placards dorés de la République regorgent 
Les corps de contrôle de l'Etat comme les Inspections des Finances, des Affaires sociales (Igas), de l'Education nationale (Igen) ou de l'Administration (IGA) abritent de vieilles rosses à la réforme, autant de parasites à éradiquer de ces niches...

A l'Education, il a été mis fin au recyclage dans le corps des inspecteurs de l'académie de Paris des hauts-fonctionnaires sans point de chute à chacun des changement de majorité. Une économie de 775.000 euros par an.
Ainsi Christophe Borgel, conseiller de Jack Lang à l'Education nationale, avait-il était nommé en 2002 également avant la présidentielle. En 2011 et selon la Cour des comptes, la grille salariale des IAP n'entrait dans aucun cadre officiel et certains touchaient jusqu'à 4.500 euros net par mois. Et le pouvoir socialiste cherche comment réduire la dette publique ?

L
'IGAS (Inspection générale des affaires sociales) est un autre des repaires de responsables socialistes en fin de vie. La nomination de Dominique Voynet en qualité d'Inspectrice Générale des Affaires Sociales a d'ailleurs créé quelques remous. Ex-ministre de Lionel Jospin, maire PS de Montreuil depuis 2008, elle avait refusé de se représenter aux municipales à la fin d'un mandat au bilan plus que contesté. Dès l'annonce de cette arrivée, le président de l'Assemblée Générale Claude Bartolone est sorti de ses gonds, en qualifiant cette nomination de "golden parachute" pour une femme qu'il estime coupable d'avoir laissé Montreuil "en ruines, et la gauche divisée comme jamais".
L'IGAS planque aussi Aquilino Morelle, le proche conseiller de François Hollande qui a été limogé suite à une enquête menée par Mediapart qui évoque de possibles conflits d'intérêts du temps où Aquilino Morelle travaillait à l'IGAS, tout en étant rémunéré en parallèle par un laboratoire danois, Lundbeck. L'information est d'autant plus salissante que la plume du président a notamment travaillé sur le très médiatique rapport du Mediator.
On y retrouve aussi de nombreuses figures politiques connues, comme l'ex-secrétaire général de la CFDT, François Chérèque, en remerciement de Jean-Marc Ayrault pour ses bons et loyaux services. Chérèque a le loisir d’y croiser son ancien bras droit, Anoushesh Karvar. L’ancienne secrétaire adjointe de la centrale réformiste est membre de Terra Nova, think tank proche du PS, dont François Chérèque est le président... 
En 2006, la nomination à l’Igas de Dominique Barella, ancien président du Syndicat de la magistrature (SM), membre du PS, avait aussi fait jaser. Mais il faudrait avoir l'esprit mal tourner pour y voir une connivence de plus des magistrats avec le PS: d'ailleurs, Mediapart n'en voit aucune et l'indépendance de la justice derrière laquelle Taubira se retranche n'est pas une mascarade. ]