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mercredi 15 mars 2017

Hollande, président ou artiste de stand-up ?

La blague douteuse de François Hollande sur la Cour des comptes

Coluche aura été plus drôle et plus utile


Le président humoriste a encore fait un flop sur le dos de la Cour des comptes ciblée par une vanne de Hollande. Dans son rapport sur les dépenses publiques, la juridiction financière n'a pas épargné le pouvoir exécutif, notamment le gouvernement.

François Hollande s'est  laissé aller à la moquerie de cette juridiction, révèle le journal Le Figaro. L'humoriste s'est tourné vers sa cour pour trouver un public complaisant en la personne d'un valet socialiste éliminé par le suffrage populaire en Gironde. Le souverain a appelé auprès de lui ce battu et en a fait l'un de ses conseillers à  l'Élysée, avant de recaser ce bras cassé de la suite hollandienne  à la cour des Comptes, au tour extérieur. On a reconnu Vincent Feltesse. Ce bon à rien est un ex à tout: ancien président de la Communauté urbaine de Bordeaux (CUB), ancien député de la deuxième circonscription de la Gironde pendant ...deux ans (2012-2014) et ancien conseiller au palais de l'Élysée chargé des relations avec les élus et les formations politiques. 
Le Parquet National Financier a-t-il vérifié que l'activité de Feltesse comme coordinateur d'un programme de recherche en histoire financière entre la France et les États-Unis commandée par la Caisse des dépôts et consignation et rémunérée sur fonds publics correspond à un vrai travail ?
On s'interroge pareillement sur la réalité du travail fourni par Feltesse comme secrétaire de rédaction de la Revue d'économie financière, dont le programme éditorial est défini (tous les deux ans!) par un conseil présidé par le gouverneur de la Banque de France, Christian Noyer, haut fonctionnaire qui aura plu à tous les pouvoirs, alternance après alternance. Ainsi, Gilles Carrez, successeur (UMP/LR) de Jérôme Cahuzac (PS) à la présidence de la Commission des finances de l’Assemblée nationale, l'a-t-il fait membre du Haut Conseil des finances publiques de septembre 2015 à 2020, quand il aura 70 ans.
De Feltesse, il faut également savoir qu'en avril 2013, tout en se déclarant
"profondément laïc", il rendit publique son intention de verser 50.000 euros, au projet de grande mosquée prévue dans le quartier de La Bastide à Bordeaux, 
au titre de sa réserve parlementaire..
Hollande outrage la justice en la ridiculisant

"Je connais bien cette institution," commence le chef de l'État. Mais la suite: "Je l'ai choisie après l'ENA, pour pouvoir trouver le temps de faire de la politique... D'ailleurs, les membres y sont deux par bureau, pour que chaque personne puisse vérifier que l'autre n'est pas en train de dormir". 

Une telle sortie présidentielle honore-t-elle la fonction ?
Le Monde et Libération démontreront certes qu'elle l'a valorise, mais il reste que les magistrats de la rue Cambon risquent fort de rire jaune...

Car ce n'est pas la première fois que Hollande crache dans la soupe qui l'a nourri
VOIR et ENTENDRE le "privilégié" 'débiner' ce corps de magistrats dans lequel il a émargé : 

mercredi 21 décembre 2016

Hollande recase un conseiller, Feltesse, à la Cour des comptes, pour relever le niveau ?

Hollande récompense son conseiller battu à la présidence de la Communauté urbaine de Bordeaux et à la députation

Le protégé de Hollande a été nommé"conseiller maître" au sein de la juridiction administrative chargée du contrôle des comptes publics. 

La nomination a été officialisée en grandes pompes en Conseil des ministres, ce mercredi. Vincent Feltesse, conseiller de François Hollande en charge des relations avec les élus et les formations politiques, a été nommé  à la Cour des comptes. Vincent Feltesse, 49 ans, exercera les fonctions de "conseiller maître", soit le grade supérieur de l'institution, à partir du 16 janvier 2017.

Ce proche du chef de l'Etat s'est fait ouvrir une porte de sortie - ou un parachute doré - à quelques mois d'une élection présidentielle que François Hollande aura crainte au point de ne pas s'y présenter. Cette nomination arrange bien Vincent Feltesse, persona non grata en Aquitaine

Rejeté de Bordeaux et bien au-delà

© MaxPPP

Elu président de la Communauté urbaine de Bordeaux (CUB) à la suite de la démission d'Alain Rousset en juillet 2007, Feltesse est battu par Alain Juppé à la mairie de Bordeaux lors des municipales d'avril 2014, dès le premier tour, avec 22,58 % des voix, malgré les moyens de la CUB.
Dès juin 2011, et les primaires présidentielles socialistes, il coordonne la campagne de François Hollande sur le net et suit les questions relatives à l'économie numérique.

En avril 2013, il dit vouloir verser
50.000 euros, au titre de sa réserve parlementaire, au profit du projet de grande mosquée prévue dans le quartier de La Bastide à Bordeaux, tout en se déclarant néanmoins "profondément laïc". Grillé sur la région, il avait alors renoncé à être candidat aux élections législatives en Gironde. Il était pourtant suppléant de Michèle Delaunay, ministre déléguée auprès de la ministre des Affaires sociales et de la Santé, Marisol Touraine, chargée des Personnes âgées et de l'Autonomie.
 
Résultat de recherche d'images pour "vincent-feltesse"Un mois après la non-reconduction de Michèle Delaunay au gouvernement Valls, début avril 2014, il perd son siège de député au profit de sa titulaire. 

Mais après la perte de la présidence de la Communauté urbaine de Bordeaux (CUB), Hollande l'avait ramassé et nommé conseiller à l'Elysée en 2014 au vu de ses compétences (?) et d'un CV garni d'échecs.  

En octobre,
Vincent Feltesse a été destitué de la présidence du groupe socialiste bordelais. Les élus socialistes de Bordeaux n'ont visiblement plus voulu de Vincent Feltesse, suite à ses méthodes pour imposer sa candidature dans la 3e circonscription de Bordeaux, un bastion historique de la gauche, qui n’est autre que celui réservé à Noël Mamère, lequel avait expliqué que si Vincent Feltesse venait à se présenter dans la 3e circonscription, contre sa protégée, Naïma Charaï, il se porterait également candidat. Feltesse n'ayant pas renoncé à un coup de force, les élus du groupe avaient donc décidé de le destituer de sa présidence.

Ironie de la république exemplaire des copains et des coquins, il sera récompensé de ses rejets populaires et rejoindra en janvier un corps de l'administration dont est issu son parrain, qui avait rejoint la Cour des comptes à sa sortie de l'ENA. 
Avec un DEA d'histoire contemporaine... 

Ainsi, François Hollande fait-il mieux que ses prédécesseurs en plaçant ses serviteurs les plus mauvais aux meilleurs places de la haute administration.

mercredi 20 août 2014

Le changement, ce n'est toujours pas la "république exemplaire"

Quand Ségolène Royal fut condamnée pour des "licenciements abusifs" datant de 1997 

Un article de Libération passé à la trappe 
L'article censuré : lien 
librement commenté par Claude Fouchier le 15/04/2008 dans Mediapart 

"La cour d'appel de Rennes donne raison à deux ex-attachées parlementaires de l'ancienne députée, qui réclamaient le versement de plusieurs mois de salaires non payés".

"Mais pour bien comprendre cette histoire corne-cul des procès des assistantes parlementaires de Ségolène Royal, la voici : 

Le 21 avril 1997, Jacques Chirac dissout l'Assemblée nationale. Les services de l'Assemblée, qui paient les collaborateurs des députés envoient donc, le 10 mai 1997, aux trois assistantes de Ségolène Royal la notification de leur licenciement, en les dispensant de leur préavis de deux mois puisqu'elles n'ont plus d'employeur, préavis évidemment payé. Entre-temps la députée des Deux-Sèvres est repartie en campagne pour reconquérir son siège. Elle a besoin de ses collaboratrices et elle leur établit un CDD du 12 au 31 mai, date du second tour des élections législatives. Ségolène Royal est réélue, et le 2 juin, elle devient ministre déléguée chargée de l'enseignement scolaire mais son suppléant Jean-Pierre Marché, qui ne prend ses fonctions de député que le 5 juillet ne réembauche les trois collaboratrices qu'à ce moment-là. 

Celles-ci n'ont pas vu la couleur du CDD promis par Ségolène 
pas plus qu'elles n'ont été payées jusqu'à la date de leur réembauche par Marché alors qu'elles affirment qu'elles n'ont pas cessé de travailler pour Ségolène. 
En juillet 1998, elles saisissent le conseil de prud'hommes de Niort qui leur donne raison, le 15 février 1999, et condamne Ségolène Royal à leur payer le salaire du CDD, entre le 12 et le 31 mai, mais les déboute pour le salaire du mois de juin jusqu'au début juillet, estimant qu'il n'a pas assez d'éléments pour prouver qu'elles ont effectivement travaillé pour Ségolène. 

Pourquoi Ségolène Royal ne voulait-elle pas payer ses collaboratrices ? 
Parce qu'elle estimait qu'étant déjà payées par leur préavis, elles n'avaient pas à réclamer de salaires supplémentaires et, dans cette optique, elle les traitait de «malhonnêtes». Son avocat Jean-Pierre Mignard, l'un de ses plus vieux amis, parrain de deux de ses enfants, qui défend aujourd'hui les familles des électrocutés de Clichy, avait même renchéri en disant à la presse à Niort : «On ne peut pas avoir le beurre et l'argent du beurre.» 

L'affaire aurait pu s'arrêter là. Mais les relations s'étaient dégradées entre les collaboratrices et leur ancienne patronne au même rythme que se fissuraient celles de Ségolène avec son suppléant Jean-Pierre Marché, nouvel employeur des assistantes. Celles-ci faisaient alors appel de la décision des prud'hommes devant la cour d'appel de Poitiers et, pour faire bonne mesure, déposaient en outre, le 10 novembre 1999, une plainte contre Ségolène pour «recours au travail clandestin» devant le doyen des juges d'instruction de Niort. 
La ministre réagissait en déposant à son tour, 15 jours plus tard, une plainte pour «dénonciation calomnieuse» devant la même instance. La chambre sociale de la cour d'appel de Poitiers était alors contrainte avant de se prononcer sur le jugement des prud'hommes d'attendre les décisions de la justice pénale. Elle attendra jusqu'en 2005 ! Entre-temps, en effet, la procédure pénale continue à la vitesse du lumas, l'escargot en langue poitevine. Une juge d'instruction de Poitiers est enfin nommée et prend son temps. Jacques-André Grasseau, ancien bâtonnier du barreau de Poitiers, avocat des deux assistantes – car elles ne sont plus que deux, l'une d'entre elles ayant jeté l'éponge pour se faire embaucher par les amis politiques de Ségolène dans le Mellois –, n'en décolère pas : «Elle n'a jamais voulu instruire le dossier et a refusé tous les actes de la défense.» Toujours est-il que la juge rend finalement une ordonnance de non-lieu le 24 avril 2003.

Dans le même temps, la procédure de Ségolène sur la dénonciation calomnieuse est allée faire un tour à Paris où, là aussi, un non-lieu est prononcé. Tout le monde est donc renvoyé dos à dos.

«On m'a accusée de salarier des gens au noir, dira Ségolène Royal. La presse nationale a parlé de la députée qui emploie des travailleurs clandestins. On m'a salie. On ne sort pas indemne de telles accusations.» La chambre sociale de la cour d'appel de Poitiers, qui a patiemment attendu, confirme, le 1er février 2005, le jugement des prud'hommes. Tout semble donc terminé mais c'est sans compter sur l'opiniâtreté des deux anciennes collaboratrices de Ségolène qui se pourvoient en cassation le 15 décembre 2005. On en est là. L'une des assistantes, retirée dans son village près de Melle, semble être vaccinée contre la politique. La seconde, elle, persiste en ayant choisi d'autres parrains : elle est aujourd'hui la collaboratrice parlementaire de deux députés UMP des Vosges. 

[Et tout le monde en reçoit  de l'extrême gauche pour son grade]


Quant aux leçons de morale politique assénée par Jean-Pierre Raffarin, toujours dans le même bouquin (oct 2006) : Les «plaçous» de Raffarin, Jean-Pierre Raffarin, en récompensant Elisabeth Morin [reçue au concours d'inspecteur d'académie en 1995 - et non pas coopté comme les deux derniers premiers secrétaires du PS- et présidente du conseil régional de Poitou-Charentes, en 2002], a suivi une tradition bien française qui consiste à distribuer à ses amis politiques des «plaçous», comme on dit dans le Sud-Ouest, c'est-à-dire des bonnes places bien peinardes aux frais de la République [une pratique dont on ne peut faire le reproche aux trotskistes, puisqu'ils refusent d'exercer le pouvoir! Notre République n'est pas assez attrayante aux révolutionnaires...]. [Pour information à l'attention du trotskiste, battu à la mairie de Bordeaux, l'ex-député PS de Gironde Vincent Feltesse, a été aussitôt nommé conseiller "spécial" à l'Élysée. Sans parler de P. Moscovici. Lien PaSiDupes : Hollande recase ses "losers": Moscovici à l'Europe et Feltesse à l'Elysée]. Il a ainsi propulsé, entre autres, son ancien directeur de cabinet à la région, Christian Florek, un ancien moniteur de natation devenu prof de gym, qui suivait à Matignon les affaires de la région, à l'Inspection générale de l'Education nationale, chargeant ainsi un peu plus le «mammouth» [un militant syndiqué à SUD Education, détaché de l'Education nationale, aurait probablement représenté une charge plus légère]. Il a placé comme membres de section au Conseil économique et social Claude Bertaud, maire de Benassay, son ancien suppléant au Sénat, Daniel Bontoux, un prof de médecine raffarinien et on en passe... [Hollande a proposé à Alain Vidalies, l'ancien ministre des Relations avec le Parlement qu'il a débarqué, de devenir ambassadeur représentant la France au Bureau International du Travail (BIT) en janvier à Genève. En attendant, il est depuis juillet parlementaire en mission auprès de François Rebsamen, ministre du Travail. Quant à Ségolène Royal, ministre de l’Ecologie de Valls, elle tenterait de recaser Francis Rol-Tanguy, l’un de ses conseillers, à la tête de la RATP. Alors qu’il était directeur de l’Atelier parisien de l’urbanisme, F. Rol-Tanguy a pourtant été poursuivi suite à deux plaintes de l’inspection du travail pour travail dissimulé et non-paiement d’heures supplémentaires].
[Bienvenue dans les placards de la République! Inspection des Finances, des Affaires sociales (Igas), de l'Education nationale (Igen) ou de l'Administration (IGA)... Ces corps de contrôle, censés surveiller la bonne utilisation des deniers publics, sont devenus des usines à recaser les proches des politiques.]

Il [Raffarin] n'a pas non plus oublié sa proche famille. Il a nommé sa sœur Françoise Vilain, directrice de la chambre de commerce et d'industrie de la Vienne, au Conseil économique et social – qui joue comme l'inspection générale de l'Education nationale un rôle efficace d'office de placement –, en tant que présidente de la délégation aux droits des femmes et de l'égalité des chances entre les hommes et les femmes. La carte de visite de Françoise a pris la dimension d'une carte postale quand son petit frère l'a propulsée, juste avant de quitter le gouvernement, à l'Observatoire de la parité entre les femmes et les hommes, fonction gratuite celle-là mais qui fait toujours plaisir et montre qu'il n'y a pas que Ségolène qui s'occupe des femmes. Notons, au passage, que cet observatoire de la parité ne semble pas l'appliquer à lui-même puisqu'il compte 27 femmes sur 33 membres ! Quant à son frère aîné, Gérard, il l'a fait nommer conseiller au commerce extérieur dont il est le président du comité pour la région Poitou-Charentes, une fonction bénévole certes mais qui surprend, pour ne pas dire plus, les coopérateurs de la cave viticole de Neuville-de-Poitou qui ont à peine fini de payer l'ardoise de sa gestion «à l'international» quand il était leur directeur... Ah ! Jean-Pierre peut en remontrer à Ségolène sur le sens de la famille."

[Le collaborateur de Mediapart commet quelques menues omissions 
Ainsi, Lionel Jospin s'est fait exfiltrer de sa retraite pour siéger dans une commission de rénovation de la vie politique, tandis que l’ancien ministre des Affaires étrangères, 
Hubert Védrine, se retrouvait chargé d’un rapport sur l’Otan. 
Olivier Schrameck, directeur de cabinet du Premier ministre Lionel Jospin, a pris la tête du CSA
Jack Lang a été recasé à la direction l’Institut du monde arabe, avec vue imprenable sur la Seine et, avant d'attraper le maroquin de l'Ecologie, 
Marie-Ségolène Royal, la mère des enfants du président, avait atterri à la vice-présidence d'un "machin" dont nul ne sait à quoi il sert, la BPI (Banque publique d'investissement) en février 2013.

Les placards dorés de la République regorgent 
Les corps de contrôle de l'Etat comme les Inspections des Finances, des Affaires sociales (Igas), de l'Education nationale (Igen) ou de l'Administration (IGA) abritent de vieilles rosses à la réforme, autant de parasites à éradiquer de ces niches...

A l'Education, il a été mis fin au recyclage dans le corps des inspecteurs de l'académie de Paris des hauts-fonctionnaires sans point de chute à chacun des changement de majorité. Une économie de 775.000 euros par an.
Ainsi Christophe Borgel, conseiller de Jack Lang à l'Education nationale, avait-il était nommé en 2002 également avant la présidentielle. En 2011 et selon la Cour des comptes, la grille salariale des IAP n'entrait dans aucun cadre officiel et certains touchaient jusqu'à 4.500 euros net par mois. Et le pouvoir socialiste cherche comment réduire la dette publique ?

L
'IGAS (Inspection générale des affaires sociales) est un autre des repaires de responsables socialistes en fin de vie. La nomination de Dominique Voynet en qualité d'Inspectrice Générale des Affaires Sociales a d'ailleurs créé quelques remous. Ex-ministre de Lionel Jospin, maire PS de Montreuil depuis 2008, elle avait refusé de se représenter aux municipales à la fin d'un mandat au bilan plus que contesté. Dès l'annonce de cette arrivée, le président de l'Assemblée Générale Claude Bartolone est sorti de ses gonds, en qualifiant cette nomination de "golden parachute" pour une femme qu'il estime coupable d'avoir laissé Montreuil "en ruines, et la gauche divisée comme jamais".
L'IGAS planque aussi Aquilino Morelle, le proche conseiller de François Hollande qui a été limogé suite à une enquête menée par Mediapart qui évoque de possibles conflits d'intérêts du temps où Aquilino Morelle travaillait à l'IGAS, tout en étant rémunéré en parallèle par un laboratoire danois, Lundbeck. L'information est d'autant plus salissante que la plume du président a notamment travaillé sur le très médiatique rapport du Mediator.
On y retrouve aussi de nombreuses figures politiques connues, comme l'ex-secrétaire général de la CFDT, François Chérèque, en remerciement de Jean-Marc Ayrault pour ses bons et loyaux services. Chérèque a le loisir d’y croiser son ancien bras droit, Anoushesh Karvar. L’ancienne secrétaire adjointe de la centrale réformiste est membre de Terra Nova, think tank proche du PS, dont François Chérèque est le président... 
En 2006, la nomination à l’Igas de Dominique Barella, ancien président du Syndicat de la magistrature (SM), membre du PS, avait aussi fait jaser. Mais il faudrait avoir l'esprit mal tourner pour y voir une connivence de plus des magistrats avec le PS: d'ailleurs, Mediapart n'en voit aucune et l'indépendance de la justice derrière laquelle Taubira se retranche n'est pas une mascarade. ]


samedi 10 mai 2014

Hollande recase ses "losers": Moscovici à l'Europe et Feltesse à l'Elysée

Vincent Feltesse nommé conseiller à l'Élysée

Les dépenses de Hollande, hors "pacte" de stabilité de Valls


Battu à la mairie de Bordeaux, l'ex-député PS de Gironde Vincent Feltesse, a été nommé vendredi conseiller "spécial" à l'Élysée. 
Vincent Feltesse, 47 ans, avait été le directeur de la campagne numérique de François Hollande en 2012. 
Il était devenu député mi-2012, étant le suppléant de la socialiste Michèle Delaunay, dont le patrimoine est (officiellement) évalué à 5,4 millions d'euros, sortie du gouvernement avec l'arrivée de Manolo Valls.
Feltesse lui a rendu son siège au Palais Bourbon le 2 mai et s'est retrouvé perdant de tous côtés, Gros-Jean comme devant.

L'Elysée devient un asile pour chiens battus

Feltesse ne fera pas d'ombre à Hollande. Battu aux dernières élections municipales à Bordeaux par le maire UMP sortant Alain Juppé, l'ancien maire de Blanquefort de 2001 à 2012 a perdu dans la foulée la présidence de la Communauté urbaine de Bordeaux (CUB), qu'il détenait depuis 2007. "Il est très intelligent (et ça se voit aux photos), mais n'a pas tellement de réseau au sein du groupe socialiste", jugeait récemment un parlementaire anonyme du PS.

Salle d'attente pour Moscovici qui se fait attribuer une ..."mission" 

En dépit de son bilan calamiteux, l'ancien ministre de l'Économie vise un poste à la Commission européenne
En attendant, Hollande lui attribue une mission-bidon -et probablement bénévole - dont on ne sait encore rien. Ce n'est en fait qu'une astuce pour lui permettre de transmettre son siège à son suppléant sans passer par une législative partielle. Comme si l'ex-locataire de Bercy n'était pas demandeur, ceux qui mettent des mots dans la bouche de Hollande assurent qu'avant son départ du gouvernement François Hollande aurait "confié" à Pierre Moscovici: "Tu ne seras plus ministre, tu seras commissaire européen". Un échange que Pierre Moscovici confirme "à demi-mots" sur LCI lundi, évoquant des "responsabilités européennes" à venir, comme, justement, il le souhaitait.

L'ancien ministre de l'Économie retrouve aujourd'hui son fauteuil de député du Doubs.
 
Un fauteuil qu'il devrait logiquement remettre en jeu dans une élection législative partielle lors de son hypothétique départ pour Bruxelles, prévu en novembre. Le poste de commissaire européen ne rentre en effet pas dans les conditions lors desquelles un député peut transmettre son mandat à son suppléant (conditions énoncées dans l'article LO-176 du code électoral). 
Mais, au vu des résultats des élections municipales dans la circonscription de l'ancien ministre, tout porte à croire qu'une telle élection aurait été perdue par le PS. Or, avec le retour de Cécile Duflot à l'Assemblée, la majorité absolue du PS ne tient qu'à un siège: avec le départ de Moscovici, elle risquait donc d'être perdue.

Sachant que les ministres sortants sont nommés dans les commissions parlementaires, le changement de gouvernement ne leur imposera pas un retournement douloureux. Jean-Marc Ayrault siégera dans la commission des Affaires étrangères, Moscovici aux finances, Philippe Martin au Développement durable, sans les conflits d'intérêts assortis à un recyclage dans le privé, mais avec un bonus sur leur rémunération de représentant du peuple laborieux. 
Moscovici, ministre socialiste
en montre Jaeger Lecoultre,
a réussi sa vie...
Soit 7.100,15 € brut mensuel (quelques fois le SMIC), avec les avantages en nature, les indemnités (de fonction ou de résidence, par exemple), les prestations familiales et allocations diverses, les régimes spéciaux de sécurité sociale, de prêts et de retraite (à 62 ans en 2016: 2.700 euros nets par mois, en moyenne), et les budgets liés à la fonction.


Une misère par rapport au traitement du président de l'Assemblée nationale à hauteur de 14. 270,65 € brut. Et pour le socialiste Bartolone, représentant de la très défavorisée Seine-Saint-Denis, ce n'est pas le Pérou: ce n'est que "justice sociale"... Les dealers du 9.3 ne sont même pas envieux !


samedi 16 mars 2013

A Bordeaux, Hollande poursuit la campagne des municipales du PS engagée à Dijon

Le président de la République prend prétexte
de l'inauguration d'un pont de Bordeaux
pour soutenir son candidat à la municipale 2014

Le président de la République François Hollande a inauguré un pont levant sur la Garonne, baptisé Jacques-Chaban-Delmas 


En hommage à l'ancien maire gaulliste de de Bordeaux,
durant 48 ans 



Entouré de membres du gouvernement
Après Dijon pour "renouer" avec les Français, Hollande est arrivé sur la rive droite du pont vers 10h45 ce samedi matin, où il a été accueilli, selon l'agence Reuters, par le ministre des Transports, Frédo Cuvilliersorti à temps mais à la pelle des congères du Nord-ouest, et par la ministre gaffeuse locale, chargée des personnes âgées, Michèle Delaunay.

Les hôtes sont nommés accessoirement

Le maire UMP de Bordeaux, Alain Juppé, apparaît comme la cinquième roue du carosse, tandis que Vincent Feltesse, président PS de la Communauté urbaine de Bordeaux (CUB), maître d'ouvrage du pont et ccordonnateur de la campagne présidentielle de François Hollande sur Internet, s'affiche au second plan derrière le président, mais bien en évidence pour sa photo de candidat socialiste à la municipale de l'an prochain.


Certains sont relégués
La président du Conseil régional, Alain Rousset (PS), pressenti dans le gouvernement Ayrault, a estimé en janvier qu'il fallait cesser la "démagogie" sur la question du cumul des mandats qui, à ses yeux, n'est "pas un problème". "Pour moi le problème, ce n'est pas le cumul des mandats. Le problème, c'est quelle compétence a la classe politique pour ne pas être dirigée par les administrations ou par les lobbies". Il se dit "plutôt" favorable à "une limite sur le nombre de mandats" ...dans le temps.

La veuve de l'ancien Premier ministre Jacques Chaban-Delmas, Micheline, accompagnée de ses deux enfants, Valérie et Jean-Jacques, figuraient à la cérémonie.


Ruban et plaque inaugurale

François Hollande a ensuite été invité à faire abaisser la travée centrale mobile de ce pont de 443 mètres, longue de 117 mètres et culminant à 55 mètres en position haute, pour
permettre le passage des grands voiliers.

Juste avant, le pont avait ainsi pu laisser passer toute une grande parade nautique partie ensuite accoster plus en amont dans le centre-ville classé au patrimoine de l'UNESCO, dont le Belem, célèbre dernier trois mâts français, lui-même classé monument historique. 


François Hollande a ensuite coupé le traditionnel ruban avant d'entamer à pied la traversée du pont. Arrivé sur la rive gauche, il devait dévoiler la plaque inaugurale.


VOIR et ENTENDRE une allusion caustique du "sale mec", qui a déclenché quelques rires dans l’assistance, mais qui a aussi confirmé le motif réel de sa présence:


Il ne sait pas se tenir.


Cinquième pont bordelais 
D'un coût de 160 millions d'euros, ce pont, très caractéristique avec ses quatre pylônes de 77 mètres de haut, est le cinquième pont routier au-dessus de la Garonne à Bordeaux. 
Dû notamment à l'ingénieur Michel Virlogeux, l'ouvrage, dont la construction a commencé en octobre 2009, est destiné à fluidifier la circulation entre les quartiers en mutation de Bacalan (rive gauche) et Bastide (rive droite). 
On l'avait surnommé le pont "Ba-ba", du nom de ces quartiers, pendant sa construction.

Vincent Feltesse avait souhaité l'appeler pont Toussaint-Louverture
A celui du résistant Chaban, le socialiste aurait préféré le nom du général haïtien figure de la lutte contre l'esclavage. Le conseil municipal de Bordeaux a finalement choisi de lui donner, plus logiquement, le nom de l'ancien maire de la ville, à la suggestion de son successeur, Alain Juppé, tous deux anciens premiers ministres gaullistes.

La Manif pour tous était au rendez-vous de Hollande

On le sait peu, mais le Belem, ci-dessus, n'était pas seul de la partie...

La presse occulte certaines événements, telle la présence d' opposants à la filiation homosexuelle 

du Collectif "La Manif pour tous" par respect déontologique de la liberté d'expression, du droit à l'informaion pour tous et de la démocratie...

Après trois jours de festivités, le pont sera ouvert à la circulation lundi.



samedi 20 septembre 2008

La "Ligne Claire" est-elle bien claire et nette ?

Valls fait le pont
Le député socialiste Manuel Valls estime que "les conditions sont progressivement réunies pour un rassemblement" pour le ralliement des barons provinciaux socialistes derrière la présidente de Poitou-Charentes. Et-ce si clair et limpide?
A deux mois du congrès socialiste de Reims en novembre prochain, la valse des égos s’emballe : « et moi, et moi ! », entend-on de toutes parts….

Au départ, une répartition des rôles : le strauss-kahnien Pierre Moscovici qui brigue le poste de premier secrétaire en 2008, tandis que Strauss-Kahn se réserverait pour la présidentielle, en 2012.

Mais la « Ligne Claire », une motion pour le congrès de Reims, est élaborée, au motif que ‘le congrès du Parti Socialiste est mal engagé, dans la mesure où ses enjeux semblent devoir se concentrer sur la prise du pouvoir du parti dans la perspective des présidentielles et que le débat de fond s’en trouvera escamoté.
Et s’il faut mettre les points sur les ' i ', parce que, ‘ pire, les nécessités tactiques induites par cette lutte pour le pouvoir risquent d’engendrer une alliance des contraires qui brouillera un peu plus l’image du PS’.

Les ‘artistes’ fondateurs de la Ligne Claire ?
Gérard Collomb, sénateur - maire de Lyon ;
Jean-Noël Guérini, sénateur - Président du Conseil Général des Bouches-du-Rhône ;
Vincent Feltesse, Président de la Communauté urbaine de Bordeaux - maire de Blanquefort.

Leur motivation ?
Le PS n’a, en effet jamais totalement tranché entre ceux qui rêvent encore du Grand soir et ceux qui assument leur choix réformiste. Cette volonté de réforme, nous l’assumons totalement dans nos collectivités locales et c’est sans doute ce qui explique les victoires que nous remportons dans ces territoires.
Nos politiques sociales y sont audacieuses, notre engagement sur les questions environnementales fort ; nous nous situons souvent à l’avant-garde des grands projets urbains. Mais, dans le même temps, nous nous engageons pleinement sur le plan économique aux côtés des entreprises dans des politiques d’innovation et de développement qui nous permettent de créer de la richesse.
Ces politiques sont largement approuvées par nos concitoyens qui n’hésitent pas à nous confier des responsabilités au niveau local alors même que nous échouons à toutes les élections nationales.
C’est pourquoi nous pensons qu’il est urgent de mettre fin à la schizophrénie qui existe entre nos pratiques locales et un certain discours national. Ce sera là le plus sûr gage de pouvoir incarner une alternative à la politique aujourd’hui menée.
Nous souhaitons donc qu’avant d’être un débat sur les personnes, le congrès de Reims soit un congrès de clarification permettant de prendre pleinement en compte le monde moderne.
C’est pourquoi nous appelons toutes celles et tous ceux qui se reconnaissent dans cette ligne politique à rédiger et à signer avec nous, une contribution qui mettra la clarification au cœur de nos débats du prochain congrès.


Leurs suiveurs ?
Jean Germain, maire de Tours - 1er Vice-Président de la Région Centre ;
Jean Besson, dénateur de la Drôme - Vice-Président du Conseil Régional Rhône-Alpes ;
Michel Vauzelle, député des Bouches-du-Rhône - Président de la Région Provence-Alpes Côte d’Azur ;
Eugène Caselli, Président de la communauté urbaine de Marseille ;
Jean-Yves Le Drian, Président de la Région Bretagne ;
Alain Rousset, Président de la Région Aquitaine, Député de la Gironde ;
Philippe Esnol, maire de Conflans-Sainte-Honorine - conseiller général des Yvelines ;
Robert Alfonsi, Vice-Président du Conseil Régional PACA, - conseiller municipal de Toulon
Et Manuel Valls, député de l’Essonne - Maire d’Evry.

Or, la Ligne claire et Moscovici se découvrent des affinités
D’abord, Pierre Moscovici parle d’«un premier contact», mais un proche de Martine Aubry, lui, préfère évoquer une «réunion ubuesque». Moscovici, le député du Doubs, et Aubry, la maire de Lille, ne semblent alors pas franchement à la veille d’un accord. Une rencontre, tenue le 17 septembre peu après midi dans les locaux de la Communauté urbaine de Lyon (CUL), non loin de la rue de Solférino, en témoigne, qui ne présage pas d’une alliance imminente entre ces deux candidats plus ou moins déclarés à la succession de François Hollande.

Mais la «Ligne claire» se pousse sur le devant de la scène.
D’un côté, François Lamy, député de l’Essonne et lieutenant de Martine Aubry, et de l’autre, le strauss-kahnien Pierre Moscovici, avec deux représentants de la «Ligne claire», en l’occurrence, Manuel Valls, député-maire d’Evry, et le Marseillais Patrick Mennucci, ex-porte-bagages de Sa Cynique Majesté Royal, au temps de ses illusions présidentielles.
A l’ordre du jour, la position de Pierre Moscovici, résumée par l’intéressé : «J’ai un mandat confié par mon courant : travailler avec Martine Aubry et la Ligne claire. Avec une préférence de mon courant pour ma candidature.» Un postulat de départ qui n’a guère réussi à enthousiasmer les aubrystes… : «On a beaucoup parlé de la candidature de Pierre au poste de premier secrétaire, mais pas beaucoup des propositions faites à Martine. A part le fait qu’elle serait présidentiable dans la motion. Ça avait au moins le mérite de la franchise», résume François Lamy.
Les amis de le Ch’tite Aubry, qui, pas à pas, creuse son sillon, ne pouvaient se satisfaire d’espoirs à terme. François Lamy, encore : «Convoquer une réunion pour m’expliquer qu’on va faire une motion avec les strauss-kahniens, la Ligne claire et nous, dont Martine serait une des signataires, j’ai trouvé ça curieux et même loufoque. Il n’y a même pas eu de proposition faite à Martine sur sa place dans la motion…» Rien sur les idées et un projet commun : seulement une répartition des sièges et des strapontins. C’est que la place de numéro un serait dévolue au maire de Lyon, Gérard Collomb, un des principaux promoteurs de «la Ligne claire», mais le costume du candidat serait enfilé par Moscovici.

Plus conviviale encore le 17 septembre,
une menace était brandie : sans accord avec les amis de Martine Aubry, les animateurs de «la Ligne claire» et Pierre Moscovici rejoindraient Sa Cynique Majesté Royal. «Intox», assure le député du Doubs, qui s’était entretenu au téléphone avec la maire de Lille, un peu avant.
Alors Moscovici ressent la nécessité d’une mise en garde : «Je ne suis pas en train de rallier une motion Royal élargie. Toute rumeur me concernant est erronée
Jean-Noël Guérini, patron PS des Bouches-du-Rhône, mais battu à la mairie de Marseille, et artiste co-auteur de la «Ligne claire», intervient en renfort, rassurant «Tout est ouvert», dément-il à son tour tout en admettant qu’il «n’attendait pas grand-chose de cette réunion». Il annonce que rien n’est fait et qu’officiellement il ne prendra sa décision que lundi 22 septembre, «à 24 heures du dépôt des motions»...
A la veille du conseil national de synthèse, mardi 23, la situation ne s’est donc pas éclaircie. Commentaire d’un participant à la réunion : «Il nous reste cinq jours pour essayer de sauver le soldat socialiste…»

Les sauveurs ne seraient-ils pas plutôt à la recherche de sauveteurs ?
Qui sauvera la candidate échouée de la présidentielle ?