POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est travail clandestin. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est travail clandestin. Afficher tous les articles

jeudi 8 septembre 2016

Travailleurs sans papiers, ils se mettent en grève sur un chantier parisien

Colère des salariés légaux...

La CGT est derrière la révolte des travailleurs clandestins qui ne passent pas par Pôle emploi, avec la complicité du gouvernement socialiste

La notion de "travailleurs de France" fait écho à celle de "musulmans de France".
Sont-elles l'une et l'autre supportables ?



La CGT est derrière la révolte des travailleurs clandestins qui ne passent pas par Pôle emploi, avec la complicité du gouvernement socialiste

Ces ouvriers maliens ne reprochent pas à leur employeur de leur avoir donné du travail. Mais parce que ce patron n'a pas appelé les secours, ils instrumentalisent cette faute - et non la fraude de leur embauche clandestine - pour revendiquer leur régularisation administrative et des conditions moins dangereuses de travail clandestin.

La semaine dernière, déjà, un travailleur illégal s'était blessé à l’œil avec un débris de chantier, raconte la CGT. Mais les 25 travailleurs maliens sans papiers affectés au démontage de l’ancien siège du groupe Michelin, avenue de Breteuil, dans le VIIe arrondissement de Paris, avaient tout de même continué le travail. 

La CGT les a incités à la grève, mercredi. 
La veille, l’un d’eux a été victime "d’un gros accident du travail", raconte encore une militante aux mains fines et blanches de l’union départementale de la CGT de Paris, Marilyne Poulain. "Il est tombé d’un échafaudage non adapté aux travaux en hauteur et s’est cassé le bras, avec fracture ouverte. Ses collègues ont alors voulu appeler les pompiers, mais l’employeur ne voulait pas. Ce sont donc eux qui ont finalement alerté les secours."
— Marilyne Poulain (@marilynepoulain) 7 septembre 2016
Pompiers, police, inspection du travail ont débarqué sur le chantier. 
Pas de quoi arranger les affaires de l’employeur. D’autant que, selon la CGT, les 25 salariés seraient tous sans papiers et «pas ou mal déclarés». «Ce qui fait désordre», pointe Marilyne Poulain. Point positif, souligne la syndicaliste, l’inspectrice du travail en charge du dossier a pu faire un contrôle du site alors que les salariés étaient en tenue de travail. De quoi prouver, par la suite, leur relation de travail. Contacté par Libération, leur employeur, la société MT BAT, spécialisée dans la démolition et domiciliée à Paris, n’a pas répondu. Le directeur de Capron, la société donneuse d’ordres située dans les Yvelines, n’a, lui, pas souhaité faire de commentaires sur l’affaire.

Pour les salariés, en revanche, c’en est trop. D’autant que le soir de l’accident, l’entreprise leur aurait demandé de ne plus venir travailler. Pour ne justement pas disparaître et pour se faire entendre, ils ont donc décidé de se mettre en grève. Après avoir contacté la CGT, ils ont installé, le lendemain matin, un piquet de grève dans la cour d’entrée du chantier, où les attendaient deux vigiles. Décidés à rester «jour et nuit», ils réclament une régularisation de leur situation administrative et des conditions de travail moins dangereuses. La CGT dénonce également l’absence de nombreux contrats de travail et de feuilles de paye pour ces salariés précaires.
"Certains d’entre eux sont présents en France depuis plus de dix ans, d’autres sont arrivés depuis moins de temps, quelques-uns sont demandeurs d’asile et la plupart sont dans des situations de vulnérabilité forte", résume la cégétiste, qui soutient les travailleurs illégaux contre ses compatriotes. Avant d’ajouter : "On est face à un cas emblématique d’exploitation très organisée avec des travailleurs contraints au travail dissimulé. Or, le droit actuel ne prend pas en compte ces salariés, [clandestins] puisqu’il ne permet pas de les régulariser. C’est une impasse."

Des travailleurs illégaux découverts un peu partout

Y a-t-il un ministre du Travail dans le pédalo de Hollande ?
Mars 2015: dame Taubira était aux irresponsabilités (2012-2016)
Un réseau de travailleurs illégaux démantelé en Bretagne
Six responsables d'une société... roumaine qui avait placé frauduleusement près de 250 intérimaires roumains et bulgares auprès d'entreprises du secteur agro-alimentaire de la Bretagne d'Yves Le Drian, président au four du ministère de la Défense et au moulin de la Région. Ils ont été interpellés et mis en examen fin mars 2016, a annoncé lundi le parquet de Rennes. Une fraude estimée à plus de 6 millions d'euros.

Y a-t-il un ministre du Travail dans le pédalo de Hollande ?
En juin dernier, des agents de l'Urssaf avaient décidé un contrôle qui ne devait pas créer de vagues et ont vérifié les papiers d'identité et les contrats de travail de la douzaine d'ouvriers qui s'activaient sur un chantier a priori insoupçonnable. A leur grande stupéfaction, deux salariés de 24 et 42 ans étaient en "situation irrégulière".
Des agents de l'Urssaf ont découvert deux travailleurs non déclarés sur le chantier de réhabilitation de leurs propres locaux, au siège régional de Bordeaux-Lac (Gironde), rapporte Sud Ouest mardi 14 juin. Ces deux salariés de nationalité italienne et originaires de Roumanie étaient employés par un sous-traitant spécialisé dans le domaine thermique.
En juin dernier, des agents de l'Urssaf ont décidé de contrôler les papiers d'identité et les contrats de travail de la douzaine d'ouvriers qui s'activaient sur le chantier. A leur grande stupéfaction, deux salariés de 24 et 42 ans étaient en situation irrégulière.
"Même si elles disposent d'un établissement en Europe, les entreprises étrangères ne peuvent se prévaloir de la mesure de détachement dans le cadre de la prestation de service international, rappelle un agent de l'Urssaf à Sud Ouest.

On attend la grosse colère de.. "P'tit Zizi"...
La ministre du Travail, Myriam El Khomri, une ressortissante marocaine, était travailleuse détachée à la loi Travail de Vall(depuis septembre 2015) et, pendant le débat, les travailleurs clandestins ont pu danser en rond, comme ils le faisaient du temps de ses prédécesseurs, François Rebsamen (avril 2014-septembre 2015) et... Michel Sapin (mai 2012–mars 2014).

Le redressement de la courbe du chômage des Européens n'est-il pas dans une impasse ?

mercredi 20 août 2014

Le changement, ce n'est toujours pas la "république exemplaire"

Quand Ségolène Royal fut condamnée pour des "licenciements abusifs" datant de 1997 

Un article de Libération passé à la trappe 
L'article censuré : lien 
librement commenté par Claude Fouchier le 15/04/2008 dans Mediapart 

"La cour d'appel de Rennes donne raison à deux ex-attachées parlementaires de l'ancienne députée, qui réclamaient le versement de plusieurs mois de salaires non payés".

"Mais pour bien comprendre cette histoire corne-cul des procès des assistantes parlementaires de Ségolène Royal, la voici : 

Le 21 avril 1997, Jacques Chirac dissout l'Assemblée nationale. Les services de l'Assemblée, qui paient les collaborateurs des députés envoient donc, le 10 mai 1997, aux trois assistantes de Ségolène Royal la notification de leur licenciement, en les dispensant de leur préavis de deux mois puisqu'elles n'ont plus d'employeur, préavis évidemment payé. Entre-temps la députée des Deux-Sèvres est repartie en campagne pour reconquérir son siège. Elle a besoin de ses collaboratrices et elle leur établit un CDD du 12 au 31 mai, date du second tour des élections législatives. Ségolène Royal est réélue, et le 2 juin, elle devient ministre déléguée chargée de l'enseignement scolaire mais son suppléant Jean-Pierre Marché, qui ne prend ses fonctions de député que le 5 juillet ne réembauche les trois collaboratrices qu'à ce moment-là. 

Celles-ci n'ont pas vu la couleur du CDD promis par Ségolène 
pas plus qu'elles n'ont été payées jusqu'à la date de leur réembauche par Marché alors qu'elles affirment qu'elles n'ont pas cessé de travailler pour Ségolène. 
En juillet 1998, elles saisissent le conseil de prud'hommes de Niort qui leur donne raison, le 15 février 1999, et condamne Ségolène Royal à leur payer le salaire du CDD, entre le 12 et le 31 mai, mais les déboute pour le salaire du mois de juin jusqu'au début juillet, estimant qu'il n'a pas assez d'éléments pour prouver qu'elles ont effectivement travaillé pour Ségolène. 

Pourquoi Ségolène Royal ne voulait-elle pas payer ses collaboratrices ? 
Parce qu'elle estimait qu'étant déjà payées par leur préavis, elles n'avaient pas à réclamer de salaires supplémentaires et, dans cette optique, elle les traitait de «malhonnêtes». Son avocat Jean-Pierre Mignard, l'un de ses plus vieux amis, parrain de deux de ses enfants, qui défend aujourd'hui les familles des électrocutés de Clichy, avait même renchéri en disant à la presse à Niort : «On ne peut pas avoir le beurre et l'argent du beurre.» 

L'affaire aurait pu s'arrêter là. Mais les relations s'étaient dégradées entre les collaboratrices et leur ancienne patronne au même rythme que se fissuraient celles de Ségolène avec son suppléant Jean-Pierre Marché, nouvel employeur des assistantes. Celles-ci faisaient alors appel de la décision des prud'hommes devant la cour d'appel de Poitiers et, pour faire bonne mesure, déposaient en outre, le 10 novembre 1999, une plainte contre Ségolène pour «recours au travail clandestin» devant le doyen des juges d'instruction de Niort. 
La ministre réagissait en déposant à son tour, 15 jours plus tard, une plainte pour «dénonciation calomnieuse» devant la même instance. La chambre sociale de la cour d'appel de Poitiers était alors contrainte avant de se prononcer sur le jugement des prud'hommes d'attendre les décisions de la justice pénale. Elle attendra jusqu'en 2005 ! Entre-temps, en effet, la procédure pénale continue à la vitesse du lumas, l'escargot en langue poitevine. Une juge d'instruction de Poitiers est enfin nommée et prend son temps. Jacques-André Grasseau, ancien bâtonnier du barreau de Poitiers, avocat des deux assistantes – car elles ne sont plus que deux, l'une d'entre elles ayant jeté l'éponge pour se faire embaucher par les amis politiques de Ségolène dans le Mellois –, n'en décolère pas : «Elle n'a jamais voulu instruire le dossier et a refusé tous les actes de la défense.» Toujours est-il que la juge rend finalement une ordonnance de non-lieu le 24 avril 2003.

Dans le même temps, la procédure de Ségolène sur la dénonciation calomnieuse est allée faire un tour à Paris où, là aussi, un non-lieu est prononcé. Tout le monde est donc renvoyé dos à dos.

«On m'a accusée de salarier des gens au noir, dira Ségolène Royal. La presse nationale a parlé de la députée qui emploie des travailleurs clandestins. On m'a salie. On ne sort pas indemne de telles accusations.» La chambre sociale de la cour d'appel de Poitiers, qui a patiemment attendu, confirme, le 1er février 2005, le jugement des prud'hommes. Tout semble donc terminé mais c'est sans compter sur l'opiniâtreté des deux anciennes collaboratrices de Ségolène qui se pourvoient en cassation le 15 décembre 2005. On en est là. L'une des assistantes, retirée dans son village près de Melle, semble être vaccinée contre la politique. La seconde, elle, persiste en ayant choisi d'autres parrains : elle est aujourd'hui la collaboratrice parlementaire de deux députés UMP des Vosges. 

[Et tout le monde en reçoit  de l'extrême gauche pour son grade]


Quant aux leçons de morale politique assénée par Jean-Pierre Raffarin, toujours dans le même bouquin (oct 2006) : Les «plaçous» de Raffarin, Jean-Pierre Raffarin, en récompensant Elisabeth Morin [reçue au concours d'inspecteur d'académie en 1995 - et non pas coopté comme les deux derniers premiers secrétaires du PS- et présidente du conseil régional de Poitou-Charentes, en 2002], a suivi une tradition bien française qui consiste à distribuer à ses amis politiques des «plaçous», comme on dit dans le Sud-Ouest, c'est-à-dire des bonnes places bien peinardes aux frais de la République [une pratique dont on ne peut faire le reproche aux trotskistes, puisqu'ils refusent d'exercer le pouvoir! Notre République n'est pas assez attrayante aux révolutionnaires...]. [Pour information à l'attention du trotskiste, battu à la mairie de Bordeaux, l'ex-député PS de Gironde Vincent Feltesse, a été aussitôt nommé conseiller "spécial" à l'Élysée. Sans parler de P. Moscovici. Lien PaSiDupes : Hollande recase ses "losers": Moscovici à l'Europe et Feltesse à l'Elysée]. Il a ainsi propulsé, entre autres, son ancien directeur de cabinet à la région, Christian Florek, un ancien moniteur de natation devenu prof de gym, qui suivait à Matignon les affaires de la région, à l'Inspection générale de l'Education nationale, chargeant ainsi un peu plus le «mammouth» [un militant syndiqué à SUD Education, détaché de l'Education nationale, aurait probablement représenté une charge plus légère]. Il a placé comme membres de section au Conseil économique et social Claude Bertaud, maire de Benassay, son ancien suppléant au Sénat, Daniel Bontoux, un prof de médecine raffarinien et on en passe... [Hollande a proposé à Alain Vidalies, l'ancien ministre des Relations avec le Parlement qu'il a débarqué, de devenir ambassadeur représentant la France au Bureau International du Travail (BIT) en janvier à Genève. En attendant, il est depuis juillet parlementaire en mission auprès de François Rebsamen, ministre du Travail. Quant à Ségolène Royal, ministre de l’Ecologie de Valls, elle tenterait de recaser Francis Rol-Tanguy, l’un de ses conseillers, à la tête de la RATP. Alors qu’il était directeur de l’Atelier parisien de l’urbanisme, F. Rol-Tanguy a pourtant été poursuivi suite à deux plaintes de l’inspection du travail pour travail dissimulé et non-paiement d’heures supplémentaires].
[Bienvenue dans les placards de la République! Inspection des Finances, des Affaires sociales (Igas), de l'Education nationale (Igen) ou de l'Administration (IGA)... Ces corps de contrôle, censés surveiller la bonne utilisation des deniers publics, sont devenus des usines à recaser les proches des politiques.]

Il [Raffarin] n'a pas non plus oublié sa proche famille. Il a nommé sa sœur Françoise Vilain, directrice de la chambre de commerce et d'industrie de la Vienne, au Conseil économique et social – qui joue comme l'inspection générale de l'Education nationale un rôle efficace d'office de placement –, en tant que présidente de la délégation aux droits des femmes et de l'égalité des chances entre les hommes et les femmes. La carte de visite de Françoise a pris la dimension d'une carte postale quand son petit frère l'a propulsée, juste avant de quitter le gouvernement, à l'Observatoire de la parité entre les femmes et les hommes, fonction gratuite celle-là mais qui fait toujours plaisir et montre qu'il n'y a pas que Ségolène qui s'occupe des femmes. Notons, au passage, que cet observatoire de la parité ne semble pas l'appliquer à lui-même puisqu'il compte 27 femmes sur 33 membres ! Quant à son frère aîné, Gérard, il l'a fait nommer conseiller au commerce extérieur dont il est le président du comité pour la région Poitou-Charentes, une fonction bénévole certes mais qui surprend, pour ne pas dire plus, les coopérateurs de la cave viticole de Neuville-de-Poitou qui ont à peine fini de payer l'ardoise de sa gestion «à l'international» quand il était leur directeur... Ah ! Jean-Pierre peut en remontrer à Ségolène sur le sens de la famille."

[Le collaborateur de Mediapart commet quelques menues omissions 
Ainsi, Lionel Jospin s'est fait exfiltrer de sa retraite pour siéger dans une commission de rénovation de la vie politique, tandis que l’ancien ministre des Affaires étrangères, 
Hubert Védrine, se retrouvait chargé d’un rapport sur l’Otan. 
Olivier Schrameck, directeur de cabinet du Premier ministre Lionel Jospin, a pris la tête du CSA
Jack Lang a été recasé à la direction l’Institut du monde arabe, avec vue imprenable sur la Seine et, avant d'attraper le maroquin de l'Ecologie, 
Marie-Ségolène Royal, la mère des enfants du président, avait atterri à la vice-présidence d'un "machin" dont nul ne sait à quoi il sert, la BPI (Banque publique d'investissement) en février 2013.

Les placards dorés de la République regorgent 
Les corps de contrôle de l'Etat comme les Inspections des Finances, des Affaires sociales (Igas), de l'Education nationale (Igen) ou de l'Administration (IGA) abritent de vieilles rosses à la réforme, autant de parasites à éradiquer de ces niches...

A l'Education, il a été mis fin au recyclage dans le corps des inspecteurs de l'académie de Paris des hauts-fonctionnaires sans point de chute à chacun des changement de majorité. Une économie de 775.000 euros par an.
Ainsi Christophe Borgel, conseiller de Jack Lang à l'Education nationale, avait-il était nommé en 2002 également avant la présidentielle. En 2011 et selon la Cour des comptes, la grille salariale des IAP n'entrait dans aucun cadre officiel et certains touchaient jusqu'à 4.500 euros net par mois. Et le pouvoir socialiste cherche comment réduire la dette publique ?

L
'IGAS (Inspection générale des affaires sociales) est un autre des repaires de responsables socialistes en fin de vie. La nomination de Dominique Voynet en qualité d'Inspectrice Générale des Affaires Sociales a d'ailleurs créé quelques remous. Ex-ministre de Lionel Jospin, maire PS de Montreuil depuis 2008, elle avait refusé de se représenter aux municipales à la fin d'un mandat au bilan plus que contesté. Dès l'annonce de cette arrivée, le président de l'Assemblée Générale Claude Bartolone est sorti de ses gonds, en qualifiant cette nomination de "golden parachute" pour une femme qu'il estime coupable d'avoir laissé Montreuil "en ruines, et la gauche divisée comme jamais".
L'IGAS planque aussi Aquilino Morelle, le proche conseiller de François Hollande qui a été limogé suite à une enquête menée par Mediapart qui évoque de possibles conflits d'intérêts du temps où Aquilino Morelle travaillait à l'IGAS, tout en étant rémunéré en parallèle par un laboratoire danois, Lundbeck. L'information est d'autant plus salissante que la plume du président a notamment travaillé sur le très médiatique rapport du Mediator.
On y retrouve aussi de nombreuses figures politiques connues, comme l'ex-secrétaire général de la CFDT, François Chérèque, en remerciement de Jean-Marc Ayrault pour ses bons et loyaux services. Chérèque a le loisir d’y croiser son ancien bras droit, Anoushesh Karvar. L’ancienne secrétaire adjointe de la centrale réformiste est membre de Terra Nova, think tank proche du PS, dont François Chérèque est le président... 
En 2006, la nomination à l’Igas de Dominique Barella, ancien président du Syndicat de la magistrature (SM), membre du PS, avait aussi fait jaser. Mais il faudrait avoir l'esprit mal tourner pour y voir une connivence de plus des magistrats avec le PS: d'ailleurs, Mediapart n'en voit aucune et l'indépendance de la justice derrière laquelle Taubira se retranche n'est pas une mascarade. ]


mardi 12 février 2013

Réseau de travail au noir démantelé en France

Les Bouches-du-Rhône, plaque tournante de la fraude

Dans ce département socialiste vertueux, on travaille plus pour payer moins 

Le réalité dépasse la propagande
Plusieurs sociétés de montage de serres agricoles avait monté un vaste réseau de travail clandestin.
Il a été démantelé et ce n'est pas grâce à Jean-Noël Guérini, son président. Cinq dirigeants d'une société française sont entendus par la Police aux frontières (PAF) de Marseille, a annoncé mardi la préfecture de police des Bouches-du-Rhône.

Plusieurs sociétés immatriculées en Italie ou en Bulgarie employaient illégalement en France de nombreux ouvriers bulgares, macédoniens, bosniaques et serbes.

L'enquête, ouverte à Lyon au mois d'août 2011
Les dégats de l'idéologie
Le 22 janvier, une quarantaine d'enquêteurs de la police de l'air et des frontières (PAF) sont intervenus dans les départements de la Drôme, de la Haute-Savoie, du Maine-et-Loire, des Bouches-du-Rhône et du Tarn-et-Garonne.


L'enquête a permis de remonter jusqu'à une grosse entreprise française soupçonnée d'employer de 50 à 60 personnes, de façon illégale, sans titre de travail, via des "faux sous-traitants" italiens,  a révélé la commissaire Marjorie Ghizoli, directeur zonal adjoint de la PAF Sud-Est.

Ce système de sous-traitance qualifié de "pérenne" par les enquêteurs aurait permis à l'entreprise, leader européen sur son secteur, de "réaliser des marges plus profitables que celles qu'ils auraient pu espérer en respectant le droit du travail français".
Poncif de la gauche bien-pensante

"L'enquête a permis de voir que ces sociétés italiennes ne travaillent que pour cette entreprise française, en toute illégalité. Et surtout, tous les éléments laissent penser que le donneur d'ordre [l'entreprise française] ne pouvait méconnaître la façon dont ces sociétés italiennes travaillaient.

"L'enquête, poursuivie sur commission rogatoire par les policiers des Brigades mobiles de recherche zonale de Lyon et Marseille, (a mis) en évidence de nombreuses infractions au droit du travail: dissimulation d'activité et de salariés, prêt illicite de main d'oeuvre (...), etc.", explique la préfecture dans un communiqué.

Les dirigeants du groupe français, dont le nom n'a pas été révélé, mais qui est "très connu", selon la police, ont été entendus par la police, puis laissés libres à l'issue de leur garde à vue. Il s'agit du groupe Richel, implanté à Eygalières (source La Provence en date du 13 février).

"Les investigations démontrent également que, dans le cadre d'une fausse sous-traitance manifestement bien organisée, toutes ces sociétés italiennes de montage dirigées par des ressortissants de l'ex-Yougoslavie ont pour donneur d'ordre un seul et unique client : un groupe français implanté dans la région de Tarascon, leader européen de la fabrication de serres et d'équipements horticoles", précise-t-on de même source.


Quatre dirigeants des sociétés italiennes de sous-traitants ont eux été mis en examen par un magistrat de Tarascon (Bouches-du-Rhône), désormais en charge du dossier.

"Ce fut une enquête longue et complexe, avec des montages financiers et légaux compliqués", conclut la commissaire Ghizoli. "Mais au final, le but paraît simple: casser les prix".

Autres fraudes célèbres dans les Bouches-du-Rhône
Lien PaSiDupes - Fraude: délivrance de faux certificats médicaux pour des sans-papiers
Lien PaSiDupes - " Le 'collectif' mafieux des frères Guérini de Marseille"

jeudi 13 septembre 2012

Tollé à l'Assemblée: Me Collard veut réserver les emplois d'avenir aux Français

La majorité de gauche refuse la priorité aux Français

A mains levées à l'issue d'un bref débat houleux

L'
hémicycle a rejeté mercredi l'amendement du député proche du FN qui propose de réserver les emplois d'avenir en priorité aux jeunes de nationalité française.

Une bronca s'est immédiatement élevée dans les rangs de la gauche lorsque le député a commencé à présenter son amendement. Il proposait que   "l'emploi d'avenir s'adresse en priorité aux jeunes de nationalité française, et subsidiairement aux citoyens des Etats membres de l'Union européenne". 

"Que vous ont fait les Français?" s'est exclamé l'avocat en guise de réponse. "Je n'ai pas à m'expliquer devant une assemblée qui, quand on se met à parler de la France, se met à hurler", a-t-il ajouté avant de regagner avec colère son banc. 

Des députés font de l'obstruction à la liberté d'expression

"C'est Monsieur Collard qui hurle parce qu'on s'oppose à sa conception de la société française", s'est exclamé le député apparenté socialiste de Martinique Serge Letchimy, habitué des affrontements à l'Assemblée. "Dans la société française, on ne fait aucune distinction de race, de couleur ou d'origine", a-t-il poursuivi, faisant fi des intérêts des salariés de nationalité française.
Ainsi la nationalité serait-elle devenue à gauche un problème de " race, de couleur ou d'origine".

Reprenant la parole dans un climat plus respectueux, Gilbert Collard a affirmé qu'
il faut "que ces emplois d'avenir, on les réserve aux Français parce que ce sont eux qui vont consentir les sacrifices nécessaires". 

Amalgame fallacieux

Cet avis n'a pas eu l'heur de plaire à Marie-George Buffet, la députée d'extrême gauche de Seine-Saint-Denis, qui a interprété les propos de l'avocat. "Cela sous-entendrait que seuls les citoyens de nationalité française participeraient au financement de ce dispositif. C'est faux ! Toute personne résidant sur le territoire français et payant des impôts participe au financement de ce dispositif", a lancé l'ancienne ministre qui fait l'amalgame entre résidents légaux et étrangers illégaux travaillant au noir et occupant des emplois clandestins en période de fort chômage.

dimanche 18 mars 2012

Jérôme Cahuzac, la droiture antithétique de François Hollande

Cahuzac, le mec bien qui dit tout haut ce que fait le "sale mec" Hollande

Cahuzac, le vertueux qui fait tache au PS
Brillant mais nerveux, chirurgien esthétique mais rocardien, le président de la commission des Finances ronge son frein depuis dix ans pour devenir ministre.

Au sein de l'équipe de campagne de François Hollande, Jérôme Cahuzac est responsable du « pôle budget, finances, fiscalité ». Voilà pour le rôle officiel. Mais ce député de 59 ans a une autre fonction : il est celui qui fait éclater la vérité (ou trahit l'inconscient socialiste). Atteint d'une forme d'incontinence rare en politique, il ne peut pas s'empêcher de dire ce qu'il pense vraiment. Faut que ça sorte.

Il a commencé par un acte manqué.
Début septembre, muni de la procuration de François Hollande, il vote par erreur en faveur du plan de rigueur du gouvernement.

Quelques semaines plus tard, il dit tout haut ce que les socialistes admettaient tout bas : « Le projet socialiste est une chose, le projet du candidat en sera une autre. » Et il insiste :
« François Hollande puisera dans ce programme mais ne pourra réaliser la totalité de ce programme car tout simplement les moyens du pays ne le permettent pas. »
Les 60 000 postes dans l'Education nationale ? Il est le premier à déclarer, l'air de rien, que les « créations » promises par François Hollande seront en fait des redéploiements.

« La permission d'aller pisser »

Son court-circuitage par Hollande sur un plateau de télévision a été la goutte qui a fait déborder le vase.
C'est « l'épisode 75% » du lundi 27 février. François Hollande venait d'annoncer, sur TF1, sa volonté de taxer à 75% les revenus supérieurs à un million d'euros par jour an. Invité au même moment sur France 2, Cahuzac est invité à fournir des précisions. Or, le candidat ne l'a pas informé de sa dernière improvisation et voici comment il réagit à cette annonce:

« Vous m'interrogez sur une déclaration que pour ma part je n'ai pas entendue. [...] J'attends de voir un peu ce qu'il en est vraiment. »

Pris de court et blessé de ne pas avoir été associé, Cahuzac se refuse à faire semblant de savoir : « Hollande ne va quand même pas demander à Cahuzac la permission d'aller pisser ! », s'époumone un autre chef de pôle, anonyme ou inventé par Rue 89. Mais Cahuzac ne renie pas sa franchise atypique au PS.

En politique, c'est pour l'austère Jospin qu'il a le plus de respect.
En littérature, plutôt que le stalinien Jean-Paul Sartre et co-fondateur de Libération, il place Camus, « l'écrivain de la vérité », au-dessus de tout. Certains sont passionnés par la justice ou l'égalité. Cahuzac, lui, se flatte de respecter la vérité.


Mai 68 ? « Une fête plus qu'un événement politique »

Ça ne l'empêche pas de se livrer à des propos sibyllins, des phrases tarabiscotées, des tournures à double sens, des ellipses et des réécritures du passé. Mais rien qui puisse entamer la douce illusion du « parler vrai ». C'est Rue 89, site avatar du journal Libération qui l'écrit...

On ne fait pas plus rocardien comme thème. Et c'est la filiation dans laquelle Cahuzac s'inscrit. Mais quand on lui demande pourquoi, il fait des mystères.
En réalité, il est tombé dans le rocardisme en sortant de chez ses parents : Guy Carcassonne était leur voisin de palier. Cahuzac est entré au PS en le suivant à la section socialiste du Ve arrondissement de Paris. On est en 1977. Il a 25 ans.

Pour lui, Mai 68 a été « plus une fête qu'un événement politique ». « Le lycée tournait en coopérative, on a appris l'autonomie », se souvient son copain de classe Daniel Scherman. Ils écoutent les Beatles et Brassens, n'ont pas de vocation affirmée. Cahuzac fera médecine « pour être utile ».


Charasse et les cigarettes Chevignon

Devenu chirurgien, il confie à ses amis sa satisfaction de « sauver vraiment des gens ». Mais ses camarades socialistes l'entendent regretter de ne pas avoir « fait Sciences-Po ». Armé de « quelques notes sur la santé publique », il s'invite dans la préparation de la candidature de Michel Rocard à la présidentielle de 1988.

Finalement, Rocard sera Premier ministre. Il choisit Guy Carcassonne comme conseiller. Qui suggère le nom de Cahuzac quand se forme le cabinet de Claude Evin. Le ministre de la Santé conserve un bon souvenir de ce chirurgien « volontaire » au « caractère entier ».

Il le charge de déminer une histoire de lait maternisé et de mener un bras de fer avec les laboratoires d'analyses médicales, avant de lui confier la préparation de la loi alcool-tabac. Il faut batailler ferme contre Charasse qui, comme ministre du Budget, avait la tutelle de la Seita.

« Quand on a finalement obtenu gain de cause, il s'est vengé en profitant d'une faille de la loi : la Seita a lancé les cigarettes Chevignon », se souvient Jean-René Brunetière, à l'époque directeur de cabinet d'Evin.


« C'est lui que je veux comme adversaire »

Dans ces circonstances, Cahuzac lui apparaît comme « un mousquetaire, un type qui fonctionne plus à l'instinct qu'au raisonnement sophistiqué ». Ses collègues l'entendent encore marteler : « L'escalier, pas l'ascenseur ! » L'un deux, Bruno Varet :
« Il a découvert que la politique l'amusait beaucoup plus que la chirurgie. »

Mais le gouvernement tombe.
Cahuzac traverse « une période de vache enragée », selon ses amis. Lui parle de « changement de vie qui ne regarde que [lui] ». Il finit par monter (avec sa femme) une clinique spécialisée dans les implants capillaires. Et quand Jospin se lance à la conquête de l'Elysée en 1995, Cahuzac se rend au QG et donne des coups de main sur les sujets de santé publique.

Ce candidat réunit les qualités qu'il aimerait posséder : « Droit, honnête, totalement sincère, très engagé, très volontaire, avec une vraie capacité de décision ». Il l'admire. Ils deviendront partenaires de tennis (« C'est moi qui gagnais. Mais lui s'est fait mal à l'épaule, moi au genou, et on n'a plus le temps. »)

Cahuzac a aussi pratiqué la course, le vélo, la chasse sous-marine, le golf, la boxe... Mais en 1996, il veut relever un autre type de défi : devenir député. « Ce qu'on peut faire sans être élu, je l'avais déjà fait. »

Il est parachuté dans le Lot-et-Garonne.
Un dîner chez Gérard Gouzes, maire de Marmande et parrain du PS départemental, tient lieu de cérémonie d'adoubement. Michel Gonelle, le maire RPR de Villeneuve-sur-Lot, est présent : « Il est bien, ce petit. Gérard, c'est lui que je veux comme adversaire. »


Le juge Bruguière en voiture blindée

Le « beau Jérôme » peut remercier la droite :
• aux législatives de 1997, il bénéficie de la « vague rose » et, dit-on, « de voix du RPR, qui avaient un vieux compte à régler avec le candidat UDF » ;
• en 2001, il devient maire de Villeneuve à la faveur d'une triangulaire, comme beaucoup d'autres ;
• s'il perd son siège de député en 2002, il le regagne en 2007 face « au pire candidat que l'on ait jamais eu », rigole-t-on à l'UMP : le juge Bruguière. « En voiture blindée, avec ses gardes du corps, il voyait 200 personnes tous les soirs. Qui repartaient avec la certitude qu'elles ne voteraient pas pour lui » ;
• en 2010, Sarkozy fait nommer un socialiste, Didier Migaud, premier président de la Cour des comptes, ce qui libère la présidence de la commission des Finances à l'Assemblée nationale. Cahuzac lui succède.

Ses qualités d'orateur impressionnent. Tout dans la tête, jamais de notes. « Si vous allez au Louvre avec lui, il peut remplacer les conférenciers », jure un ami. Il travaille beaucoup et tient à ce que ça sache. Il est jugé brillant, honnête, rugueux, hautain, arrogant, fier, castagneur, méprisant, quand tant de socialistes sont arrogants, mais paresseux.

L'UMP Gilles Carrez, rapporteur général de la commission des Finances, loue sa compétence : « Mais il est d'une spontanéité excessive : mon orgueil est blessé, je le montre à la télévision ; un jeune m'énerve, je vais le boxer. »


« Le tribunal a reconnu ma bonne foi »

Ses proches rapportent qu'il se voit déjà ministre du Budget. Il y a dix ans, il s'imaginait ministre de la Santé. « Il faut avoir une énorme humilité pour être ministre », avertit Michel Sapin, l'ami de 35 ans de François Hollande. « On est parfois rappelé à l'ordre par le dernier des sous-fifres de l'Elysée. Il y a peu de postes où l'on est autant soumis à l'autorité. »

A Solférino, on trouve qu'il « fait passer Manuel Valls pour un dangereux gauchiste ». Son adjointe aux Affaires sociales, Marie-Françoise Béghin, le trouve pourtant « vraiment de gauche et très humain » : « Villeneuve a été une des premières villes à parrainer des enfants menacés d'expulsion. »

A Paris, il a « employé quelqu'un qui n'avait pas ses papiers ». Ses ennemis ont cru le tenir. Ils étaient sûrs qu'il serait « coffré pour esclavage moderne ». A l'automne 2007, il est finalement jugé coupable de travail clandestin; mais dispensé de peine et d'inscription au casier judiciaire.
« J'ai dit la vérité. J'ai voulu aider quelqu'un. Le tribunal a reconnu ma bonne foi. » Il faut bien dire qu'il est alors député-maire de Villeneuve-sur-Lot...

Ses proches n'ont pas compris les sacrifices financiers puis familiaux faits au nom de sa carrière. Est-ce que l'engagement politique en vaut vraiment la peine ? « C'est une question qu'on peut se poser tous les jours », élude-t-il. On insiste. Il serre les mâchoires. « On ne va quand même pas céder le pas à la médiocrité. »
(d'après Rue 89)

Ce Jérôme Cahuzac est un cas au PS et pour Rue89 un extra-terrestre.

dimanche 22 novembre 2009

Besson dégaine un projet de loi contre les employeurs de sans-papiers

Les entreprises employant des travailleurs clandestins dans le collimateur
Occupation de chantier à La Défense
par des travailleurs clandestins, le 2 novembre 2009

Le ministre de l'Immigration a annoncé dimanche qu'il déposerait prochainement un projet de loi visant à durcir les mesures contre les entreprises qui, en toute connaissance de cause, emploient des travailleurs en situation irrégulière.

Ce texte, a précisé E. Besson sur France 5, sera un "arsenal complet de lutte contre les abus":
la "fermeture administrative des établissements employant des étrangers en situation irrégulière",

ou "l'inéligibilité à tout appel d'offres public ou privé de toute entreprise qui aurait employé" des sans-papiers.

Le projet de loi comportera également des mesures de dissuasion, tels

- une majoration des amendes à l'égard des entreprises fautives
- et le "remboursement des aides publiques".

"Plus de tartuferie en la matière"

"Si des étrangers en situation irrégulière sont exploités sur notre sol par des réseaux mafieux, c'est aussi parce qu'ils trouvent sur notre sol des employeurs et des exploiteurs qui abusent de leur situation", a expliqué le minsitre.

Conjointement, le ministre du Travail, Xavier Darcos, avait annoncé un peu plus tôt dans un entretien au Parisien-Aujourd'hui en France que les préfets pourraient prononcer la "fermeture administrative" des entreprises employant des travailleurs sans-papiers, "s'il est avéré que l'activité de l'entreprise est construite autour du travail illégal ou de l'emploi de travailleurs étrangers sans titre de travail".
Selon M. Darcos, "les employeurs d'étrangers en situation irrégulière seront dans le collimateur des inspecteurs du travail" et le gouvernement va "renforcer les contrôles et recourir à des sanctions qui touchent au porte-monnaie et à l'image de l'entreprise, afin d'avoir un effet dissuasif".

Protéger les demandeurs d'emploi inscrits

Le ministre du Travail avait souligné que le coût du travail illégal "est estimé à 4% du PIB, soit 60 milliards d'euros, l'équivalent du budget de l'Education nationale".

E. Besson a par ailleurs annoncé qu'il "allait prendre dans les 48 heures qui viennent une circulaire qui satisfera le Conseil d'Etat en précisant les critères" de la régularisation par le travail des sans-papiers.
Cette circulaire, a ajouté le ministre de l'Immigration, concernera un millier de personnes.


Il a cité trois conditions:
- présence en France depuis plus de cinq ans,
- déclaration depuis au moins un an;
- et exercice d'un "métier en tension", des métiers qui connaissent en France des difficultés de recrutement.

lundi 20 avril 2009

PaSiDupes demande pardon pour la Toquée Royal, mauvais patron

La « république juste » condamne Désirdavenir Royal en appel

Sa Cynique Majesté Royal ne sera pas séquestrée par ses employées

La justice de France a volé à son secours avant qu'elle ne soit « retenue » par des salariées en « colère saine ». La socialiste refusait de leur payer leur dû. Mais, jeudi 16 avril,
la Cour d'appel de Rennes a rendu une décision condamnant la candidate socialiste battue à l'élection présidentielle à verser plusieurs mois de salaires non payés -depuis 14 ans- à deux de ses attachées parlementaires, ayant travaillé pour elle entre 1995 et 1997.

Plus de dix années de procédure nécessaires pour faire cracher la candidate de la gauche sociale

La patronne socialiste, mais indigne, a longtemps résisté à la justice républicaine, sans que le MEDEF n'y fût jamais pour rien
. Elle est désormais obligée de s'acquitter des rémunérations de deux de ses anciennes collaboratrices. Pierre Bergé, le multi-milliardaire du luxe et socialiste des riches, va encore devoir cracher au bassinet.

-> Les deux assistantes, licenciées comme tous les autres attachés parlementaires en avril 1997 après la dissolution de l'Assemblée Nationale, affirmaient avoir pourtant continué à travailler pour Sa Cynique Majesté Royal sans recevoir les salaires correspondants.-au noir, donc- durant la campagne électorale des élections législatives de 1997, puis jusqu'en juillet, après son entrée dans le gouvernement Jospin.
Elle était alors devenue ministre déléguée à l'Enseignement scolaire : un exemple vivant de civisme pour les enfants des écoles...
N'est-elle pas pourtant du nombre de ceux qui considèrent que les ministres gagnent assez et ne devaient pas être augmentés?

-> Les salariées victimes de cette patronne socialiste, mais néanmoins indélicate, voire anti-sociale, avaient saisi en 1998 le Conseil des prud'hommes de Niort. Le début d'une procédure judiciaire qui durera dix ans, les prud'hommes n'ayant d'abord accédé à leur demande que sur une période d'environ trois semaines, le temps de la campagne électorale.

-> En 2001, Désirdavenir Royal fut déboutée de la plainte pour « diffamation » qu'elle avait osé déposer contre ses anciennes collaboratrices qui portaient plainte au pénal pour « recours au travail clandestin ». Mais en 2003, un juge qui ne devait certes pas être encarté au Syndicat de la Magistrature (SM) offrit à l'amère Royal un non-lieu.
Le 16 janvier 2007, le non-lieu fut cassé par la Cour de cassation qui condamna la bonne patronne Royal à payer 2 500 euros aux plaignantes, dans l'attente d'un nouveau procès. Il faut bien que les pauvres gens vivent.


-> Exploitées et insatisfaites, les victimes avaient dû saisir la Cour d'appel de Poitiers
qui, en février 2005, avait confirmé cette décision.«Je suis entièrement satisfaite de la décision de justice qui a reconnu qu'il y avait licenciement abusif. Je voulais juste récupérer mes bulletins de salaires et la somme correspondante», a déclaré l'une des ex-assistantes, Evelyne Pathouot. Ce n'est absolument «pas une vengeance envers Mme Royal», a-t-elle poursuivi.

L'arrêt avait ensuite été cassé en … janvier 2007 par la chambre sociale de la Cour de cassation, parce que la Cour d'appel n'avait pas pris en compte de nouvelles pièces versées par les deux plaignantes. L'affaire avait alors été renvoyée devant la Cour d'appel de Rennes. La patronne anti-sociale mais 'droit dans ses bottes' était alors le produit d'appel de la gauche exsangue et le juge soucieux de sa carrière.

-> De Niort à Poitiers et Rennes, en passant par la Cour d'Appel et la Cour de Cassation, et même les Prud'hommes, Sa Cynique Majesté Royal occupe les tribunaux plus que quiconque, sans compte les procès contre la presse. Etonnez-vous qu'elle soit aussi contre la réforme de la carte judiciaire ! L'amère de Melle n'a jamais assez de juridictions et pendant qu'elle les harcèle, les petits justiciables attendent et se plaignent du gouvernement...

Des maltraitances socio-professionnelles qu'Evelyne Pathouot a relatés dans un livre, «Ségolène Royal, ombre et lumière», paru le 8 février 2007 en pleine campagne électorale pour l'élection présidentielle.
L'ancienne assistante y raconte notamment comment, après son arrivée au gouvernement comme ministre déléguée à l'Enseignement scolaire, Sa Cynique Majesté Royal proposa à ses deux collaboratrices de Melle de les embaucher sur le budget de … l'Education Nationale.
«Nous étions surprises, car nous ne comprenions pas, même avec la meilleure volonté du monde, en quoi notre mission de propagande ségoliste à Melle pouvait se rapprocher du service public de l'Education nationale. […]
La légalité de ces contrats était incertaine car, même ministre déléguée, Ségolène ne pouvait passer outre certaines règles de recrutement de la fonction publique». Les jeunes femmes refusent le contrat, songeant déjà à alerter la presse sur les «curieuses conceptions du droit social» de la nouvelle ministre.

Après ce nouvel épisode, Evelyne Pathouot décide de mettre un terme à sa collaboration avec Ségolène Royal. Plusieurs mois après, n'ayant toujours pas perçu ses derniers salaires, elle décide de saisir les prud'hommes.
Ainsi comprenons-nous mieux que la FSU n'ait pas assez de postes gagés et en réclame toujours plus pour ses oeuvres diverses (la Ligue de l'Enseignement, par exemple), mais encore faudrait-il que les élèves de la fédération de parents obsédés du cartable trop lourd, la FCPE, en profitent aussi, si peu soit-il...


La toquée du pardon est-elle contrite ?


Nous avons observé que l'amère Royal souffre d'un TOC, celui du pardon. Elle a eu une crise à Dakar, sous le soleil sénégalais (lien PaSiDupes) , puis une dizaine de jours seulement plus tard, dans la fraîcheur parisienne pourtant. Elle adressa une lettre à Zapatero, premier ministre socialiste espagnol, sur la foi d'un texte de Libération, qu'elle tronqua et exploita à des fins douteuses. (lien PaSiDupes)

Rama Yade a quelque difficulté à pardonner à l' "incontournable" baveuse du paysage politique français suite à sa 'bavure' sénégalaise. (lien PaSiDupes) Mais nous devons néanmoins faire un effort de pardon, considérant qu'elle ne dispose probablement pas de toutes ses facultés mentales. Après tout, chacun sait que ses troubles remontent à l'enfance et qu'elle n'en finit pas de tuer le père (lien PaSiDupes)

Alors que Moscovici n'a pas la générosité facile (lien PaSiDupes), Xavier Darcos n'y est-il pas parvenu? (Lien PaSiDupes)

Or, suite à un empêchement passager qui lui interdit de faire elle-même de nouvelles excuses depuis sa chambre d'isolement d'une clinique parisienne (anonyme, comme il se doit, et nous floutons le nom 'Clinique Aimez-vous les unles autres') qui, de source officieuse, lui prodigue des soins médicaux intensifs,
nous nous arrogeons le droit de présenter les excuses de la France profonde des défavorisés pour les refus réitérés de la Toquée Royal de payer les petits salaires de ses employés.
Nous nous engageons pour elle à payer les intérêts des sommes non versées pendant toutes ces années d'arrogance et de mépris qui font remonter à nos lèvres le dégoût et soulèvent nos coeurs du 'vent de la révolte ».