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mardi 23 mars 2010

La famille UMP, « rassemblée » et « solidaire » au gouvernement

Le retour des fils prodigues

Le petit remaniement d'après régionales a bien eu lieu: annoncé « technique », il est « politique ».

François Baroin, ministre du Budget
Le député-maire UMP de Troyes remplace Éric Woerth. Entre les deux tours des élections régionales, François Baroin, un Chiraquien, a été l'une des principales voix de la majorité à critiquer la politique d'ouverture à gauche et le rythme de ses réformes.

Georges Tron, secrétaire d'État à la Fonction publique
Député villepiniste et député UMP de l'Essonne, il précise que "Dominique de Villepin a parfaitement compris ma démarche".

Marc-Philippe Daubresse, ministre de la Jeunesse et des Solidarités actives
Né en 1953, cet ex-UDF est désormais UMP. Il fut secrétaire d'État au Logement de Jean-Pierre Raffarin (2004), puis ministre délégué au Logement et à la Ville (2004-2005). Avant sa nomination du 22 mars 2010, il était Secrétaire Général Adjoint de l'UMP, et parlementaire en mission auprès du Premier Ministre, chargé du Plan de relance.
Mission accomplie, Martin Hirsch souhaitait quitter ses fonctions de commissaire aux Solidarités actives contre la pauvreté, et haut commissaire à la Jeunesse. Il va être nommé président de l'Agence du service civique.

Éric Woerth reste au gouvernement
Le ministère du Travail, de la solidarité et de la Fonction publique lui échoue: un témoignage de confiance à celui qui finalement mènera la réforme des retraites. Xavier Darcos candidat de la majorité présidentielle battu en Aquitaine quitte le gouvernement , mais sera "prochainement appelé à d'autres responsabilités", précise l'Élysée.

L'arrivée de Georges Tron au gouvernement interpelle

En acceptant ce poste auprès d'Eric Woerth, ce proche de l'ancien Premier ministre Dominique de Villepin démontre que le clan des "villepinistes" n'en est plus à la vie, à la mort. Le Figaro dit pourtant mardi matin avoir trouvé un proche -qu'il ne nomme pas- du chef de l'État, qui ironiserait: "On va laisser Dominique de Villepin aussi isolé que Michel Jobert pendant sa traversée du désert". Il est vrai que Georges Tron a été d'un soutien sans faille pour Dominique de Villepin pendant le procès Clearstream fin 2009, mais c'est aussi un ancien collaborateur d'Édouard Balladur.

La presse fait en fait beaucoup de tapage inutile autour de cette nomination qui n'est tout de même pas une première. Depuis juin 2009, le ministre de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Pêche n'est-il pas Bruno Le Maire, ancien directeur de cabinet de Dominique de Villepin
Et puis, Villepin n'est pas Bayrou.
Il ne reste pas seul comme on le dit. Brigitte Girardin, présidente du club Villepin, Jean-Pierre Grand et François Goulard, Marie-Anne Montchamp et Hervé Mariton, par exemple, serrent les rangs.

Le complet gouvernement Fillon, à la date du 22 mars 2010
lien

mercredi 17 mars 2010

Régionales: les ministres qui sont allés à la conquête des régions

Le baromètre des ministres en campagne

Ils sont huit membres du gouvernement Fillon à briguer une présidence de région, le 14 et encore le 21 mars prochain. France-Soir a passé les chances au crible de ceux qui ne sont pas restés les bras ballants.

Ceux qui peuvent créer la surprise

Alain Joyandet
Le secrétaire d’Etat à la Coopération a creusé son sillon en Franche-Comté, où son ambition régionale rencontre un écho favorable. Soutenu par Nicolas Sarkozy, qui est venu lui rendre visite mardi dans le Doubs, il a bénéficié d’un petit coup de pouce en décembre pour lancer sa campagne en trombe : la grâce accordée aux deux Franc-Comtoises accusées de trafic de drogue en République dominicaine. A Noël, c’est Alain Joyandet qui est allé les chercher pour les ramener dans leurs familles.

Hervé Novelli
Pour avoir travaillé le terrain pendant plus d'un an, le secrétaire d’Etat au Commerce dit avoir tiré parti d’une campagne longue dans la région Centre. Il a d’abord dressé un état des lieux et nourri ses réflexions dans un blog, avant de mobiliser ses amis et de ratisser le terrain. Il a développé un style et créé une dynamique. Au point de ramasser la mise initiale, le 21 mars.

Ceux qui ont fort à faire
Valérie Pécresse
Le message de sa campagne a été parasité par la mise au jour du casier judiciaire chargé d’Ali Soumaré, chef de file du PS et que certains de ses colistiers (Karoutchi, Poniatowski et Delattre) ont exploité sans son aval. Révélant de légitimes initiatives que l'opposition a habilement détournées du fond du problème -le passé judiciaire des candidats qui -sauf en régime de démocratie bananière- ne peut être voilé, au point d'occulter les projets, cette affaire a contraint le chef de l’Etat à sortir de sa réserve pour conforter l'action de la ministre de l’Université. Une marque de confiance qu’il pourrait réitérer lors du prochain remaniement. Rama Yade est porte parole de campagne en Ide-de-France

Xavier Darcos
Incité par l’Elysée à briguer la présidence en Aquitaine qui lui avait échappé en 2004, le ministre du Travail ne décolle pas dans les sondages. D’après l’un d’eux, mené fin février pour Sud-Ouest, il serait devancé de 7 points au premier tour et largement battu au second (39 % des voix, contre 61 % au socialiste Alain Rousset), si tant est qu'on sache sur qui les abstantionnistes vont se décider à exercer leur droit de vote. Le soutien affiché du maire de Bordeaux, Alain Juppé, et du Premier ministre, François Fillon, lors de la présentation des listes pourrait permettre d’inverser la tendance.

Dominique Bussereau
Le secrétaire d’Etat aux Transports n’a accepté de porter la liste UMP en Poitou-Charentes que dans un esprit de mission. Eloigné par ses responsabilités et face à une rivale sortante, certes battue en 2007 et en 2009, mais fortement médiatisée, il a été contraint d'écourter sa campagne du fait de la tempête Xynthia qui a frappé la région, fin février, pour se concentrer à la tête du Conseil Général de Charente-Maritime à l'organisation du sauvetage et à l'assistance des sinistrés. Lui en sauront-ils gré ? Raffarin juge l'amère Royal prenable.

Alain Marleix
Brice Hortefeux ne lui a pas forcément fait un cadeau. En renonçant, l’automne dernier, à conduire la liste UMP en Auvergne, le ministre de l’Intérieur a propulsé le secrétaire d’Etat aux Collectivités locales dans une région où on le connaît peu, mais où il a abattu un travail considérable qui n'est pas passé inaperçu. Alain Marleix, qui n’a jamais perdu une élection, pourrait bien confirmer.

Valérie Létard
La secrétaire d’Etat au Développement durable a dû batailler pour obtenir l’investiture de l’UMP en Nord-Pas-de-Calais, une région où la gauche est traditionnellement forte et où Marine Le Pen (FN) tente de se faire une place depuis plusieurs élections. Selon un sondage mené fin février pour la très socialiste Voix du Nord, cette ex-UDF ne serait pas récompensée de ses efforts : elle n’arriverait qu’en deuxième position au premier tour, distancée de 7 points par la liste socialiste. Mais ce n'est pas prendre en compte de la triangulaire et des abstentionnistes: moins d’un électeur sur deux a voté.

Bruno Le Maire s'est révélé
Implanté dans l’Eure depuis les législatives de 2007 afin de pallier le retrait de Jean-Louis Debré, le ministre de l’Agriculture tente de s’enraciner en Haute-Normandie. Il y mène une campagne courageuse et a marqué des points contre la gauche.

mercredi 6 janvier 2010

Quatre artistes dans une nouvelle scène avec les sans-papiers grévistes

6.000 travailleurs sans papiers engagés dans le prochain film de J.-P. Thorn ?
Clandestins grévistes

On peut avouer ne pas connaître le fameux réalisateur Jean-Pierre Thorn.
Cinéaste engagé, il est en recherche de notoriété.
Il a tourné son premier court métrage, Emmanuelle, il y a 35 ans (1965) et son premier long en 1968 au coeur de …l'usine occupée de Renault-Flins dans le cadre des productions des Etats Généraux du Cinéma français.
Ce qui fait le militant n’en fait pas un artiste.
Passé ouvrier spécialisé à l'usine métallurgique Alsthom de St Ouen, l’activiste fit son retour dix ans plus tard, en 1978, en devenant co-animateur de la distribution d'un programme de 10 films intitulé "Mai 68 par lui-même". Les sans papiers lui offrent aujourd’hui une seconde chance à saisir, puisque Mai 68 n’a pas suffi à révéler son immense talent, malgré de nombreux films d'entreprises et émissions syndicales.

Il fait donc partie d’ une trentaine ( ?) d’artistes (selon les organisateurs producteurs de la manifestation), qui pressent le gouvernement de dénouer le conflit des 6.000 travailleurs demandeurs d'emploi sans papiers mais en grève depuis le 12 octobre à travers la France.

Dans les rôles principaux, des militants à l’abri du besoin.
Sur le devant de la scène, volant la vedette aux grévistes, on a droit au show habituel des vedettes saisonnières sur le retour, à défaut des Carole Bouquet ou de Jean Rochefort: Charles Berling, Juliette Binoche ou Guy Bedos et la marraine Balasko, qui n’a plus guère besoin de tourner et se libère facilement.

Les intermittents du spectacle médiatique ont partagé mercredi une galette des rois avec l'un des piquets de grève, non pas à l'entrée de leur usine ou de leur administration, mais dans un local du VIe arrondissement de Paris, pour rompre un "silence assourdissant" autour de cette lutte de près de trois mois. La frangipane, ça tient au corps des riches de la gauche caviar, mais pour les autres, c’est pas galette !
Il faut bien faire descendre la galette...

La comédienne Josiane Balasko (de son vrai nom Josiane Balasković)
, qui a souvent dénoncé par le passé l'indifférence à l'égard des sans-papiers, a une nouvelle fois exprimé sa colère. "Des gens qui travaillent depuis longtemps et qui n'ont droit à rien, c'est insupportable", a-t-elle affirmé, lapidaire.
"Récemment, le président de la République a dit 'redonnons un sens au mot fraternité'. Il l'a dit, nous, on est là pour le faire", a-t-elle insisté, en référence aux voeux de
Nicolas Sarkozy, le 31 décembre. PaSiDupes demande pardon pour la Jo à Sa Cynique Majesté Royal dont la célèbre « fraternitude » n’est pas arrivée aux oreilles sélectives de la militante à la casquette sur les yeux.


Tout est bon:
les tests ADN,
les mal-logés ou
les sans-abri,
et maintenant
les clandestins
grévistes

  • L'actrice Juliette Binoche lui a fait écho : "Continuez, on est avec vous. On espère que le gouvernement comprendra." C’est du ressenti.
  • L'acteur Charles Berling a fait part de son "admiration" pour ce mouvement. "J'ai le sentiment que ce qui se passe ici est important. On ne peut pas donner cette image-là de notre pays", a-t-il déclaré, avant de disparaître.
  • D’autres artistes en perte de vitesse, tels le comique Guy Bedos (avec ou sans talonnettes ?), le chanteur disparu Cali ou encore le réalisateur inconnu Jean-Pierre Thorn ont déploré que cette lutte soit très peu relayée dans les media, alors que ces travailleurs vivent, selon eux, une situation "hallucinante". Cette prestation pourrait leur valoir un César…
    "La solution, c'est de pas laisser des gens vivre dans des conditions indécentes, c'est de ne pas gaspiller de l'argent en achetant 90 millions de vaccins" contre la grippe A, a insisté Josiane Balasko, qui pratique l'amalgame comique mais n’a rien à faire des personnes à risque et encourage au boycottage de la vaccination. On comprend, dès lors, qu’il y ait des surplus...
    Côté cour, où les artistes ont fait leur apparition, des clandestins scandaient : "On vit ici, on travaille ici, on veut rester ici." Veni, vidi, vici n’a pas manqué de les inspirer, à moins que le souffleur ne soit venu leur dire leur texte.

    La Ligue des droits de l'homme n'est jamais loin sur ces coups-là et souligne le décalage qui perdure entre les sondages montrant, selon elle, qu' une majorité de chômeurs Français soutiendrait les travailleurs sans papiers mais dénoncerait le refus du gouvernement d'une régularisation à tout va.
    Pour Raymond Chauveau, l'un des responsables de la CGT, le problème des salariés sans papiers embauchés en toute connaissance de cause par des entreprises est maintenant publiquement posé.
    "Il faudra bien trouver une solution. Et la solution est du côté du gouvernement", a-t-il assuré. Les buldozers de la CGT et du PCF resteront cette fois au garage… Lire sans faute PaSiDupes au libellé ‘bulldozer, ceux du PCF, ci-dessous
    Ou celui-ci consacré à la CGT et les sans-papiers

  • Les syndicats demandent que le ministre du Travail, Xavier Darcos, et non plus celui de l'Immigration, ministre socialiste de l'ouverture, se saisisse du dossier. Est-ce que l’UNEF, la FCPE et la FSU veulent aussi reprendre Darcos ? Et si les citoyens vigilants constituaient désormais les gouvernements ?

    Après un signe de bonne volonté du ministre de l'Immigration, Eric Besson, qui a déjà élargi fin novembre les critères de régularisation, le gouvernement n'a plus varié sur ce dossier.

    dimanche 22 novembre 2009

    Besson dégaine un projet de loi contre les employeurs de sans-papiers

    Les entreprises employant des travailleurs clandestins dans le collimateur
    Occupation de chantier à La Défense
    par des travailleurs clandestins, le 2 novembre 2009

    Le ministre de l'Immigration a annoncé dimanche qu'il déposerait prochainement un projet de loi visant à durcir les mesures contre les entreprises qui, en toute connaissance de cause, emploient des travailleurs en situation irrégulière.

    Ce texte, a précisé E. Besson sur France 5, sera un "arsenal complet de lutte contre les abus":
    la "fermeture administrative des établissements employant des étrangers en situation irrégulière",

    ou "l'inéligibilité à tout appel d'offres public ou privé de toute entreprise qui aurait employé" des sans-papiers.

    Le projet de loi comportera également des mesures de dissuasion, tels

    - une majoration des amendes à l'égard des entreprises fautives
    - et le "remboursement des aides publiques".

    "Plus de tartuferie en la matière"

    "Si des étrangers en situation irrégulière sont exploités sur notre sol par des réseaux mafieux, c'est aussi parce qu'ils trouvent sur notre sol des employeurs et des exploiteurs qui abusent de leur situation", a expliqué le minsitre.

    Conjointement, le ministre du Travail, Xavier Darcos, avait annoncé un peu plus tôt dans un entretien au Parisien-Aujourd'hui en France que les préfets pourraient prononcer la "fermeture administrative" des entreprises employant des travailleurs sans-papiers, "s'il est avéré que l'activité de l'entreprise est construite autour du travail illégal ou de l'emploi de travailleurs étrangers sans titre de travail".
    Selon M. Darcos, "les employeurs d'étrangers en situation irrégulière seront dans le collimateur des inspecteurs du travail" et le gouvernement va "renforcer les contrôles et recourir à des sanctions qui touchent au porte-monnaie et à l'image de l'entreprise, afin d'avoir un effet dissuasif".

    Protéger les demandeurs d'emploi inscrits

    Le ministre du Travail avait souligné que le coût du travail illégal "est estimé à 4% du PIB, soit 60 milliards d'euros, l'équivalent du budget de l'Education nationale".

    E. Besson a par ailleurs annoncé qu'il "allait prendre dans les 48 heures qui viennent une circulaire qui satisfera le Conseil d'Etat en précisant les critères" de la régularisation par le travail des sans-papiers.
    Cette circulaire, a ajouté le ministre de l'Immigration, concernera un millier de personnes.


    Il a cité trois conditions:
    - présence en France depuis plus de cinq ans,
    - déclaration depuis au moins un an;
    - et exercice d'un "métier en tension", des métiers qui connaissent en France des difficultés de recrutement.

    lundi 19 octobre 2009

    Les agences de presse qui refusent la liberté d'expression à Frédéric Lefebvre

    Yves Clarisse, journaliste de l'agence R******, monte en première ligne

    La presse qui jouit d'une liberté absolue d'expression fait-elle un bon usage de son privilège dans le respect de la démocratie? Bien qu'ils ne soient pas élus, des journalistes tentent de réduire les porte-parole de partis au pouvoir et les élus du peuple au silence. Yves Clarisse ne cautionne plus (lire PaSiDupes), il signe lui-même sa charge contre la majorité victorieuse avec David Douillet dans les Yvelines, malgré les calomnies et polémiques qu'elle a oportunément lancées.

    La liberté d'expression à droite de plus en plus souvent contestée

  • Les échecs de l'opposition aux élections rendent la gauche irritable et intolérante.<br>L'AP juge que « le porte-parole de l'UMP, Frédéric Lefebvre, s'est livré lundi matin à une attaque en règle contre les médias [sic], estimant que la victoire de David Douillet dans les Yvelines était « la meilleure réponse » au « monde politico-médiatique », qui veut « déstabiliser le président de la République » ». Pour autant, à l'inverse, demandons-nous aux journalistes d' 'estimer' si F. Lefebvre « s'est livré » à « une attaque en règle contre les médias» ? Un porte-parole de la majorité n'a-t-il pas le droit de riposter. La presse engagée entend-elle instaurer un crime de lèse-presse ?

    A l'approche de la législative partielle des Yvelines, les media d'opposition ont développé des polémiques qui ont provoqué des divisions jusqu'au PS
    , interférant en outre avec le bon déroulement d'une législative partielle qu'ils annonçaient serrée. C'est sur un blog de journaliste étranger à Paris, C
    harles Bremner, correspondant du Times, journal de centre gauche et propriété de Rupert Murdoch), que le journal Le Monde est allé cherché l'accusation de « "république bananière" en voie d'instauration en France ».

    Les journalistes britanniques sont-ils les mieux placés pour la dénoncer ?
    Le professeur Roy Greenslade, dans une tribune du journal anglais Guardian Unlimited, fortement ancré à gauche, souligna que les 175 journaux de Murdoch à travers le monde avaient soutenu l'invasion de l'Irak par les États-Unis avec des titres provocateurs, mais Le Monde n'est pas regardant quand ça l'arrange.

    Des agences de presse qui prennent parti
    Aucune indignation ne s'est en revanche élèvée du côté des agences militantes quand « le député PS Arnaud Montebourg a déclaré dimanche qu' " une chèvre pourrait être élue avec l'investiture UMP à Neuilly ", en réponse au principal argument de l'UMP pour justifier la candidature de Jean Sarkozy à la tête de l'Établissement public d'aménagement de La Défense (Epad). "Jean Sarkozy n'a aucune légitimité" pour diriger l'Epad, a estimé M. Montebourg sur Canal +. » Pas même celle d'une élection attendue pour décembre (source lepoint.fr
    ) Les électeurs apprécieront le respect dans lequel les tient une certaine presse. Ils se souviendront aussi des propos du socialiste Montebourg au moment de glisser leur bulletin dans l'urne des régionales.

    VOIR et ENTENDRE Montebourg, le démocrate socialiste refuse aux électeurs le droit d'élire Jea Sarkozy à la tête de l'EPAD

    On aura noté comment l'odieux personnage flatte en revanche les jeunes de sa région quand c'est lui qui les place à des postes de responsabilités...

    La presse qui n'assume pas

    Elle n'est pas seulement insolente: elle n'a pas le courage de ses actes.
    Agoravox qui précise le 29 septembre dernier que son article est repris de Yahoo! Actualités, n'est sans doute pas un media...(lien)
    Mais le site d'extrême gauche est aussi virulent et accusateur que Marine Le Pen:
    « C’est
    Libération qui, mine de rien, nous rappelle que « dans le Washington Post, l’éditorialiste Eugene Robinson (prix Pulitzer 2009) a exprimé son incompréhension face au soutien d’une certaine élite francaise, en premier lieu celle du ministre de la Culture Frédéric Mitterrand (ministre s’étant lui-même autorepenti de ses coucheries avec des « garçons » en Thaïlande, dans La Mauvaise Vie, 2005) ». Remarquez l’éloquence des guillemets qui entourent le mot "garçons"...
    Certes il y a homosexualité et il y a pédophilie. On mélange trop souvent l’une et l’autre. L’homosexualité est une tendance sexuelle qui, si elle n’engage que des adultes consentants, n’a rien de répréhensible. La pédophilie est un crime. On ne parle pas là de coucher avec des mineurs de 16 ou 17 ans qui ont l’air d’en avoir cinq de plus, mais d’enfants incapables de s’opposer au désir d’un adulte. »
    (soulignement de PaSiDupes)
  • Et le 30/09/09, le site LePost publiait un article de 'Le coq hardi' (sous son pseudonyme) qui titrait « Pédophilie : Quand Frédéric Mitterrand payait pour des jeunes garçons »
    R******, qui demande des noms au porte-parole, en a quelques-uns!
  • Radio France n'est pas non plus un media ?
    Il publie pourtant ceci à propos du livre de Mitterrand-le-Neveu :
    «...Il a écrit tout ça dans Mauvaise vie, un livre publié en 2005 chez Robert Laffont, célèbre éditeur de la place de Paris. Lisons :

    J’ai pris le pli de payer pour des garçons [en rouge dans le texte] [...] Évidemment, j’ai lu ce qu’on a pu écrire sur le commerce des garçons d’ici .[...] Je sais ce qu’il y a de vrai. La misère ambiante, le maquereautage généralisé, les montagnes de dollars que ça rapporte quand les gosses n’en retirent que des miettes, la drogue qui fait des ravages, les maladies, les détails sordides de tout ce trafic. Mais cela ne m’empêche pas d’y retourner. Tous ces rituels de foire aux éphèbes, de marché aux esclaves m’excitent énormément […] On ne pourrait juger qu’un tel spectacle abominable d’un point de vue moral, mais il me plaît au-delà du raisonnable […] La profusion de jeunes garçons très attrayants et immédiatement disponibles me met dans un état de désir que je n’ai plus besoin de réfréner ou d’occulter. L’argent et le sexe, je suis au cœur de mon système, celui qui fonctionne enfin car je sais qu’on ne me refusera pas. » Présence profuse est traduit par 'consommation' pour les besoins de la cause des malfaisants.

    Sur son site, la radio de service public écrit encore :

    « Sa plume est précise comme la prose d'un reporter quand l'auteur décrit les garçons croisés et loués dans les bars de Thaïlande, elle devient éminemment romanesque quand il s'agit d'exprimer son passé, sa culpabilité et ses amours toujours contrariées. Coupable, Frédéric Mitterrand l'est depuis l'enfance. »

    Apologie de la pédophilie hurlent certains socialistes?

    Toujours dans « Côté Culture » (et non pas « Côté Moeurs »), France Inter écrit toutefois:
    « Il se décrit "bouchon au fil de l'eau, naufragé" et ne suit qu'un fil, un seul, la voie de l'affect. Lui reviennent en mémoire les garçons aimés sans retour et son grand amour qui l'a dévasté, il parle alors d'un "très vieux tonnerre qui roule encore". Mauvaise vie? Parce que sa haine de soi l'amène depuis l'âge de 25 ans à payer des hommes, sûr ainsi, de n'être jamais refusé. » Les « garçons » et ce n'est pas une accusation de pédophilie?

    Dans communiqué du 8/10/09, Nono Montebourg affirme avoir fait une "relecture minutieuse" des pages incriminées du livre "de confessions autobiographiques" de M. Mitterrand, "La mauvaise vie", où il relate ses expériences de tourisme sexuel.
    "Il paraît impossible que le Premier ministre et le président de la République puissent, ayant désormais connaissance de l'apologie [sic] comme de l'aveu par l'intéressé de pratiques sexuelles condamnables (...) maintenir en fonction un ministre ayant agi délibérément en violation des lois nationales et internationales", affirme-t-il.
    Selon lui, ces pratiques constituent "des infractions pénales, car relevant selon les termes de l'auteur de 'commerce' sexuel impliquant des 'gosses qui n'en retirent que des miettes' ". (site lepoint)

    La droite doit se protéger

    Le ministre du Travail, Xavier Darcos, a appelé les militants UMP à rester "solidaires" face à la "calomnie" menée par "les adversaires" et "les médias en particulier", samedi soir lors d'une fête de l'UMP Gironde à Mérignac.
    "Soyons solidaires, déterminés, c'est la meilleure façon de répondre à ce petit jeu de la calomnie, à cet effort de déstabilisation de notre camp organisé par les médias en particulier", a déclaré, lors de sa prise de parole, Xavier Darcos, candidat de l'UMP pour les régionales en Aquitaine.
    "Parce qu'il
    (Nicolas Sarkozy : NDLR) a dit que les régionales étaient une campagne nationale dans laquelle il s'engageait personnellement, évidemment, ce que font nos adversaires c'est d'essayer de nous déstabiliser pour que notre campagne devienne gênante, voire gênée", a affirmé le ministre au cours d'un atelier-débat intitulé "quel avenir pour l'Aquitaine ?"
    Xavier Darcos a appelé les militants à
    être "vigilants" et à ne pas se laisser "abuser par la campagne des petites phrases, des petites rumeurs et des mauvaises idées". (compte rendu de lepoint.fr )

    Mais qu'en dit aussi Yahoo! Actualités ?

    « ...Le ministre a qualifié cette campagne de "très dure contre nous, contre les ministres, contre le fils du Président (...)". "Un député ne peut plus s'exprimer sans qu'on nous persuade qu'il dit cela parce qu'il veut nuire à un autre. Lorsque Copé parle, on dit : c'est parce qu'il est mal avec le président de la République. Lorsque le Premier ministre ne répond pas, on dit qu'il boude ou qu'il est fâché avec l'Elysée", a-t-il poursuivi devant plus d'une centaine de militants. »
    Chacun peut observer que Darcos n'exagère rien et, à Poissy, les électeurs ont envoyé un message fort à l'opposition.

    Mais R****** abuse de son pouvoir

    Tout y passe
    « Ce scrutin législatif partiel [dans les Yvelines] s'est déroulé sur fond de polémique en raison de la promotion annoncée de Jean Sarkozy, le fils du président, à la tête du conseil d'administration de l'Etablissement public d'aménagement de La Défense (Epad), le premier quartier d'affaires d'Europe. » Cette polémique n'est évidemment pas le fait de la majorité, comme la présentation des fait pourrait le faire entendre.
  • Yves Clarisse remue encore l'affaire Mitterrand. Il y revient ad nauseam en citant F. Lefebvre à nouveau: elle « a commencé avec des journalistes qui ont essayé de faire croire – en prenant la roue de Marine Le Pen : formidable ! – que [le ministre de la Culture] était pédophile », a poursuivi le porte-parole de l'UMP.

    Pressé de citer le nom d'un média ayant accusé Frédéric Mitterrand de pédophilie, Frédéric Lefebvre a répondu : « Beaucoup de journalistes ont repris la musique ». Avant d'ajouter : « Je ne vais pas en citer un, c'est tout le monde, ou presque. »

    Le journaliste militant de R****** ne s'en tient pas là


    Refusant toute responsabilité dans la polémique, il fait précéder son commentaire personnel partisan les paroles du porte parole incriminé, orientant ainsi abusivement le jugement des lecteurs: « Et d'accuser les médias de faire le travail de l'opposition », de l'avis de Clarisse. Tout le monde est pourtant à même d'observer avec Darcos qu'ils « considèrent chaque matin qu'il faut trouver le sujet pour essayer de déstabiliser le président de la République. […] La presse court après Internet : il faut aller plus vite, sans vérifier. »
    Nous en avons encore la démonstration avec cette prise de position d'un journaliste supposé neutre, objectif et respectueux des Français...
  • jeudi 16 juillet 2009

    Mythique, le bac est chaque année historique !

    86%: nouvelle hausse pour les cancres français de l'Europe
    Plus de 86 % des 622.000 candidats ont obtenu leur baccalauréat lundi 13

    Mais la filière professionnelle, qui a bénéficié cette année pour la première fois d'une épreuve de rattrapage, obtient d'excellents résultats; elle est ainsi pour beaucoup dans ce nouveau record battu.

    Le ministre de l'Education nationale, Luc Chatel, avait évoqué un « excellent cru » ; ce sera en réalité un millésime historique. Un score largement supérieur à 2007 et 2008 (83,7 %), déjà qualifiées d'années fastes.
    Inflation des mentions au 1er groupe: 59,3 % ont obtenu une mention au bac général, 52,9 % au bac professionnel et 36,5 % au bac technologique. A quand du rab de mentions à l'issue des rattrapages (à partir de 8/20) du 2e groupe ?...

    Une mascarade, selon CGT Educ'action

    Les excellents résultats de cette cuvée 2009 doivent beaucoup à la montée en flèche des performances des candidats au baccalauréat professionnel (bac pro). Cette année, 87,1 % d'entre eux ont obtenu le précieux sésame, contre à peine 76, 6 % en 2008 et 77, 9 % en 2007. Un record pour la benjamine des filières (elle a été créée en 1985), qui peine encore à s'imposer comme un bac à part entière dans les esprits, d'autant qu'elle n'ouvre pas vraiment les portes de l'enseignement supérieur. Elle est en revanche appréciée dans le mond du travail.
    Faut-il voir un effet de cette toute nouvelle « épreuve de rattrapage » ? Cette année, les 127.662 candidats au baccalauréat professionnel ont pu bénéficier d'une deuxième chance : un oral pour les lycéens ayant obtenu entre 8 et 10. Cette nouveauté, destinée, selon l'ancien ministre de l'Education Xavier Darcos, à mettre tous les candidats au bac « à égalité » (le rattrapage existe pour les autres filières), avait été contestée par certains syndicats d'enseignants, comme la CGT Educ'action, qui avait appelé les jurys à « refuser de participer » à cette « mascarade (…) dévalorisant le diplôme ». Là n'est cependant pas la seule explication car, avant même le début du rattrapage, les candidats au bac professionnel s'étaient cette année illustrés par leurs bons résultats.

    Travailleurs, travailleuses des lycées, on vous spolie...

    Cette délivrance de passeports pour l'enseignement supérieur à 86 % des candidats est significative en comparaison des 63 % de 1995. Ces candidats-là étaient-ils donc peu doués par la nature ou moins bien dotés par l'Education Nationale ? Combien de procès devant les tribunaux en perspective, si ces défavorisés de la nation portent plainte aujourd'hui ? Après tout, ne les aurait-t-on pas privés d'une première chance précieuse dans la vie ?
    Bons résultats du bac pro
    Pour tenter de prévenir toute insinuation, le tout nouveau ministre de la rue de Grenelle s'était dès la semaine dernière senti obligé de prévenir que le diplôme ne serait pas bradé en cette année de bronca lycéenne. Il avait ainsi assuré n'avoir « donné aucune instruction »d'indulgence aux correcteurs. « Je ne pense pas que mon prédécesseur l'ait fait »,avait-t-il ajouté.
    Reste à savoir quel sera l'impact de la réforme qui leur permettra, dès l'an prochain, de tenter d'obtenir leur baccalauréat en trois ans au lieu de quatre.

    Une hauteur des résultats inversement proportionnelle du niveau

  • L'opinion est convaincue que la démocratisation et la massification de l'éducation sont incompatibles avec la qualité.
    En septembre 2008, un sondage TNS SOFRES-Logica pour France 2 et la presse quotidienne régionale réalisé montrait que, pour 60 % des personnes sondées, le niveau des élèves est moins bon qu'il y a vingt ans. Ce bilan négatif est par ailleurs partagé aussi bien par les jeunes (61 % chez les moins de 25 ans) que par leurs aînés (65 % chez les plus de 65 ans). Tous des réactionnaires élitistes ?
    Sont stigmatisés: la maîtrise de la langue française, la préparation à la vie professionnelle, la surcharge des classes, et les effectifs des enseignants.
    Sujet de satisfaction: les relations entre les parents et les professeurs, même si une majorité de sondés estiment que les enseignants manquent d'autorité avec leurs élèves.

  • Des signaux négatifs s'accumulent sur les performances de l'école en France. Réalisée dans 57 pays représentant 90 % de l'économie mondiale et publiée le 5 décembre 2007, l'enquête internationale PISA (Programme international pour le suivi des acquis des élèves) de 2006 montre que les compétences des élèves français de 15 ans se situent un peu en dessous de la moyenne des 30 pays de l'OCDE. C'était déjà le cas en 2003 et en 2000 lors des premières éditions de cette enquête. Les nouveaux résultats marquent un recul de plusieurs rangs dans les classements par domaines de compétences.
    En savoir plus : LIRE le rapport de l'OCDE/PISA (lien)

  • La rengaine du niveau est un sujet tabou

    Postulat
    : la réussite au bac de 86% des candidats et de 66% d'une classe d'âge ne signifieraient pas que le diplôme est bradé.


    Malgré les résultats de l'enquête PISA de l'OCDE, la pensée unique produit des raisonnements 'redoutables' comme celui-ci:<br>
    « En 1850, 1% d’une classe d’âge obtenait le baccalauréat. En 2009, 66,4%. Se réjouit-on d’une telle progression? Point. La session 2009 du premier diplôme universitaire – toutes séries confondues – atteint un niveau record de réussite (86%). Ce chiffre représente pour certains la preuve irréfutable, non, comme on pourrait légitimement le penser, de la qualité de notre enseignement secondaire, mais, bien au contraire, celle de son échec généralisé. Le paradoxe est redoutable. Il y a en France une tradition assez perverse d’(auto)dénigrement de notre système scolaire, où les bons chiffres deviennent suspects. Rien ne va plus: près de neuf élèves sur dix obtiennent leur bac! L’heure est grave. Il faudrait interroger les ressorts, enfouis au plus profond de notre inconscient collectif, qui nous font sans cesse douter de notre propre capacité à transmettre. Ou plutôt, de la valeur même de notre transmission dès lors qu’elle s’adresse au plus grand nombre. Car c’est bien de cela qu’il s’agit ici. » Un détail: au temps de ce 1% de réussite, le bac était-il comme aujourd'hui un diplôme de fin d'études ou un parchemin de valeur ?

    «L'orthographe, science des ânes »

    « Je lis ici ou là les remarques de quelques enseignants correcteurs du baccalauréat cette année. Un grief en particulier revient, lancinant: les lycéens ne maîtrisent plus l’orthographe. [Les profs non plus...] La belle affaire. [sic] Hervé Hamon , qui a beaucoup réfléchi sur la question, [rien de commun avec cet autre penseur illustre nommé Benoît!] notamment dans son livre «Tant qu’il y aura des élèves», cite Victor Bérard, professeur en Sorbonne: «Les trois quarts des bacheliers ne savent pas l’orthographe». C’était en 1899. Que, à 110 ans de distance, le même constat désolé revienne dans la bouche de ceux qui se sentent seuls légitimes du savoir qu’ils détiennent, pour mieux dénigrer celui de la génération qui les suit, laisse songeur. Et que l’orthographe soit restée le point névralgique de ce dénigrement, elle qui n’a jamais cessé d’incarner, semble-t-il, le saint graal qui distingue l’élite de l’ignorante turba – en dit long sur les motivations réelles de ceux qui déplorent le record de réussite au baccalauréat 2009.
    [L'évaluation de la qualité de l'orthographe est fonction de la période précédente: comparée à la période suivante, ell serait supérieure. En outre, aujourd'hui, l'aptitude à développer un raisonnement sain est manifestement autant en cause que l'orthographe.]

    Le coup très tendance du mépris

    "Cette rengaine montre d’abord une peur pathétique, un mépris malsain, d’une génération pour celle qui vient après elle, et qui doit, fatalement, la remplacer. Il y a là une crise profonde de la transmission — souvent interprétée, à tort, comme une crise d’autorité, laquelle n’en est au fond qu’un symptôme. [Des affirmations en guise de raisonnement mais qui ne sont que des sentiments] Comme si nous voyions la jeunesse incapable, par essence [!], de prendre la relève, indigne, même, de nous succéder [attention, délire]. Si le niveau baisse, non pas depuis trente ans, mais depuis plus de cent, depuis toujours en réalité, il est surprenant que l’humanité n’en soit pas revenue à l’âge de pierre. [Que l'âge de l'informatique nous en garde !]

    Cause du mal qui ronge l'école: la pensée unique que voici, que voilà !

  • « Nous voulons bien transmettre, mais à condition que les nouveaux venus n’aient pas l’audace de s’approprier librement ce savoir qui appartient à tous et à personne, et d’en faire ce qu’ils doivent: autre chose. Alors on se rattache à la sacro-sainte orthographe, valeur sûre et inaliénable mais dont la maîtrise n’en dit jamais très long sur la liberté de pensée de l’individu. L’orthographe n’est pas tout. »
  • Le deuxième enseignement de la rengaine a une dimension idéologique
    "Face à cette peur de ce que la jeune génération pourrait faire de notre patrimoine intellectuel, certains [ les nommer serait-il leur faire trop d'honneur? ] sont tentés de n’admettre que quelques élus dans le cercle, qu’ils rêvent fort restreint, des initiés. C’est la raison première qui les fait déplorer, contre toute raison, les résultats exceptionnels du baccalauréat 2009. Un diplôme n’a de valeur que s’il est attribué à quelques-uns, soigneusement sélectionnés pour leur capacité à reproduire les modes de pensée déjà en vigueur. Le nombre grandissant des lauréats est leur seul argument pour décréter la fabuleuse baisse du niveau, que contredisent toutes les études sérieuses sur le sujet. [Cette dernière affirmation sans références est tellement peu 'sérieuse' qu'elle est même inexacte. L'ensemble de ce verbiage ignore d'ailleurs ce que sont ces 'modes de pensée en vigueur' dans l'Education Nationale. Par son idéologie dominante, l'hégémonique FSU -fortement marquée à gauche- participe à l'élaboration des programmes, des directives et des sujets d'examen et pèse sur les consignes de correction et les jurys du bac.]

    Bref, on a compris que l'orthographe est donc une survivance bourgeoise, un instrument de domination, voire d'oppression, elle est inégalitaire et anti-démocratique... L'orthographe nouvelle rend plus libre. L'orthographe approximative n'est ni un handicap, ni une entrave à la compréhension, comme à la communication. A preuve ce qui suit: « Je n'aime pas l'écrit » et « Je n'aime pas les cris ». N'en sommes-nous pas passés de la civilisation de l'oral à celle de l'image ?...

    « Les diplômes, le baccalauréat en tête, ont perdu de leur valeur puisqu’un bachelier d’aujourd’hui n’accède plus au même statut social qu’un bachelier des années soixante. C’est incontestable. Mais l’effet est purement mécanique, dans une société où près de 40% d’une classe d’âge atteint désormais le niveau de la licence. Faut-il pour autant regretter que notre pays connaisse un niveau d’étude généralement plus élevé ? » Rien précisément ne dit ni ne prouve que le niveau soit plus élevé. Les bourgeois assurent justement le contraire.

    Monsieur Jourdain n'est pas mort !

    « Je demande aujourd’hui à mes élèves de troisième de maîtriser des notions de narratologie que je n’avais abordées, en mon jeune temps, au mieux, qu’au lycée. » Les 'didascalies' sont du même tonneau, mais elles ont toujours été étudiées, dès le collège, sans le savoir et sans pédanterie.

    Démocratie, démagogie et malheur pour tous

    « L’autre argument, plus pernicieux, prétend que si un nombre toujours plus grand de candidats obtient un diplôme donné, c’est bien qu’on le donne à n’importe qui. Le retournement est saisissant et en dit long sur l’idée que se font certains de la visée démocratique de notre école. [...La fameuse méritocratie républicaine... ] ne sert plus aujourd’hui qu’à la reproduction d’une aristocratie, intellectuelle et socioéconomique repliée sur elle-même. »
    [Mais le bas blesse]
    « Une fois démonté le mythe de la baisse du niveau, il reste néanmoins deux problèmes [...] D’abord le taux d’échec préoccupant des étudiants à l’université, notamment en première année. Il paraît soutenir, évidemment, l’argumentaire des Cassandre de l’école. Puisqu’un étudiant sur deux échoue en première année de licence, c’est bien qu’il n’était pas digne du diplôme qu’on lui a bradé en fin de secondaire. La solution ? Introduire une sélection à l’entrée de l’université: ainsi on verra bien qui «mérite» vraiment d’y entrer. En réalité, la sélection existe déjà, elle a nom «classes préparatoires» [CPGE] [rien n'a voir pourtant avec l'université !], lesquelles monopolisent la quasi totalité des étudiants dits les meilleurs. [Les doctorants seraient donc des nuls et tous les possesseurs socialistes d'un DEA aussi...] [Et le second problème, où est-il passé ?]

    Deux phénomènes conjoints peuvent expliquer les difficultés de l’université, sans pour autant remettre en cause la validité du baccalauréat.
    [!] Le premier ressort de l’orientation [et des COP (conseillers 'orientation psychologues) des CIO]. Nombre d’étudiants en échec sont ou bien des jeunes qui se sont engagés dans une filière sans en connaître tous les enjeux, ou bien des lauréats du baccalauréat professionnel qui, mal renseignés, viennent tenter leur chance là où ils croient voir les seules études valables, parce que leur bac, ils le savent bien, est toujours considéré de seconde catégorie, et parce que les IUT et DUT, qui devraient leur être réservés, accueillent les bacheliers des sections générales avec un peu trop d’empressement.[Et le second, qu'elle est-il et de quoi 'ressort'-il donc?]
    [Le niveau des bacs étant ce qu'il est, cette réorientation est en effet de la lucidité ou un repli stratégique qui démontre bien dans les faits ce que 'certains' veulent taire quand encore ils ne tentent pas de raisonner à vide.
    A propos,
    qui a appelé les jurys à « refuser de participer » à cette « mascarade [du rattrapage au bac pro] dévalorisant le diplôme »? N'est-ce pas la CGT Educ'action ? ] Comment le bac pro serait-il dévalorisé, quand les autres ne le seraient pas ?
  • mardi 23 juin 2009

    Les bandes violentes ne pourront plus sévir impunément

    Christian Estrosi dévoile son projet en faveur des personnes menacées

    Aperçu des principales propositions présentées ce mardi après-midi à l'Assemblée nationale...

    Le premier article de la proposition de loi donne le ton. Toute participation à «une bande ayant l'intention de commettre des violences» sera punie de trois ans d'emprisonnement et de 45.000 euros d'amende. Et lorsqu'un délit sera commis en réunion par plusieurs personnes dont l'une au moins est porteuse d'une arme, la condamnation pourra aller jusqu’à sept ans de prison et 100.000 euros d'amende. Des mesures strictes et spécifiques censées «adapter notre législation» à une «délinquance en constante mutation», selon le rapporteur de la proposition de loi, Christian Estrosi. En avril dernier, Nicolas Sarkozy avait confié au député-maire (UMP) de Nice le soin de rédiger une proposition de loi pour lutter contre le phénomène des «bandes violentes».
    Si les députés de la majorité suivent l'appel lancé par Frédéric Lefebvre, la proposition de loi pourrait être votée mercredi à l'Assemblée. Le porte-parole de l'UMP a en effet appelé dimanche les parlementaires à voter «à l'unanimité» ce texte.

    Les principales mesures prévues par la proposition de loi:

    -> La prison: Toute «participation à une bande ayant l’intention de commettre des violences ou des atteintes aux biens concertées, dont la définition est directement inspirée de celle de l’association de malfaiteurs» donnera lieu à une incrimination spécifique. Même s'il s'agit d'une participation temporaire, la personne encourra, selon les circonstances, jusqu'à trois ans de prison et 45.000 euros d'amende. Le texte précise qu'il ne s’agit «aucunement de réprimer le simple fait d’être en groupe avec une "bande de copains" et qu'il faut appartenir à ce groupement en connaissance de cause». Le fait de se retrouver inopinément à proximité de ce groupement n’est donc pas punissable. Reste à savoir comment les enquêteurs prouveront cette «intention».
    ->Le port d'arme: Le texte prévoit l'extension du délit de participation délictueuse à un attroupement en étant porteur d'une arme (trois à cinq ans de prison et 45.000 à 75.000 euros d'amende) à la personne qui, sans être elle-même porteuse d'une arme, participe volontairement à un attroupement où une ou plusieurs personnes portent des armes de manière apparente.

    -> La cagoule: La proposition instaure une circonstance aggravante nouvelle lorsque certaines violences sont commises par des personnes dissimulant volontairement leur visage (par exemple à l'aide de cagoules) afin d'éviter d'être identifiées. Cette mesure complète le décret du ministère de l’Intérieur qui interdit les cagoules dans les manifestations.
    -> La caméra: Le texte prévoit des modalités selon lesquelles les arrestations lors des opérations de maintien de l'ordre peuvent faire l'objet d'un enregistrement audiovisuel par les services de police judiciaire. Mais attention, la diffusion de ces enregistrements fait l'objet d'une nouvelle incrimination (un an de prison et 15.000 euros d'amende).
    ->Les profs: La proposition prévoit l'instauration d'une circonstance aggravante lorsque des atteintes aux personnes sont commises, sur les enseignants ou les personnels travaillant dans les établissements d'enseignement scolaire, dans l’exercice ou du fait de leurs fonctions. D’autre part, le texte prévoit de protéger spécifiquement les proches de ces personnels, ainsi que toutes les personnes chargées d’une mission de service public, dès lors que les violences seraient commises en raison des fonctions exercées.
    ->Les écoles: Outre les profs, les lieux d’enseignement seront également protégés. Une circonstance aggravante sera considérée lorsque des vols et des extorsions sont commis dans les écoles ou à proximité. Les intrusions dans un établissement scolaire seront punies d'un an de prison et 7.500 euros d'amende et de trois ans de prison et de 45.000 euros d'amendes si elles sont commises en réunion.

    Les amendements

    Plusieurs amendements à la proposition de loi sont également prévus.

  • Xavier Darcos doit présenter la fouille des cartables en séance publique. Il prévoit d'habiliter certains personnels à fouiller les cartable. De même, des portiques pourront être installés dans certains établissements.
  • Autre amendement, celui concernant les halls dimmeubles. Le député UMP Philippe Goujon a introduit une modification de la définition du délit d'attroupement dans les halls d'immeuble. Et une peine complémentaire telle que le travail d'intérêt général a été introduite par le rapporteur du texte, Christian Estrosi.
  • vendredi 19 juin 2009

    Le ministère a lancé son site de cours d’été pour les scolaires

    Accès gratuit, du CP à la terminale
    L’Académie en ligne, annoncée par Xavier Darcos, ministre de l’éducation nationale, le 22 janvier dernier, prend aujourd’hui forme avec l’ouverture de ce site. C’est un nouveau service proposé par le CNED (Centre National d'Enseignement à Distance).

    L’Académie en ligne (
    http://www.academie-en-ligne.fr/) est un site de ressources gratuites pour aider les jeunes dans leur scolarité et permettre aux parents de mieux les accompagner sur la voie de la réussite.

    Dès à présent, il propose des cours d’été, aux élèves du CP à la terminale, pour réviser les notions essentielles de l’année écoulée et préparer la rentrée. De nombreuses séquences s’appuient sur des documents audio, iconographiques ou des activités interactives. On peut y accéder par matière, par classe ou par mot-clé grâce à un moteur de recherche.

    Pour aller plus loin, le CNED propose des services complémentaires : tutorat, devoirs avec correction personnalisée, conseils et bilans pédagogiques (
    www.cned.fr/scolaire/cours-ete).

    En septembre
    , ces cours d’été feront place aux programmes de l’année complète dans les disciplines de l’enseignement général.
  • La FCPE considère que ce site ne peut convenir qu’aux gosses de riches et à ceux que les parents à bac +8 peuvent soutenir, parce qu’il ne permettra pas de mieux comprendre ce qui ne l’a pas été en cours dans l’année… C’est ignorer que le seul fait de présenter un même sujet d’une manière différente peut être déclencheur.
  • Plus positive, la PEEP salue en revanche l’initiative et cite le cas des enfants malades qui y trouveront de l’aide. A noter que de nombreux sites existent déjà.
    Nous en indiquons un, en langue anglaise (avec des aides), qui nous paraît assez complémentaire et qui pourra satisfaire tous ceux, hormis la FCPE, qui souhaitent concentrer leur effort sur le Royaume-Uni. Ils y trouveront des éléments de culture accessibles aux collégiens et lycéens, mais aussi des possibilités d’entraînement à la compréhension orale. Nous recommandons une visite à The UK at a Click.

  • lundi 20 avril 2009

    PaSiDupes demande pardon pour la Toquée Royal, mauvais patron

    La « république juste » condamne Désirdavenir Royal en appel

    Sa Cynique Majesté Royal ne sera pas séquestrée par ses employées

    La justice de France a volé à son secours avant qu'elle ne soit « retenue » par des salariées en « colère saine ». La socialiste refusait de leur payer leur dû. Mais, jeudi 16 avril,
    la Cour d'appel de Rennes a rendu une décision condamnant la candidate socialiste battue à l'élection présidentielle à verser plusieurs mois de salaires non payés -depuis 14 ans- à deux de ses attachées parlementaires, ayant travaillé pour elle entre 1995 et 1997.

    Plus de dix années de procédure nécessaires pour faire cracher la candidate de la gauche sociale

    La patronne socialiste, mais indigne, a longtemps résisté à la justice républicaine, sans que le MEDEF n'y fût jamais pour rien
    . Elle est désormais obligée de s'acquitter des rémunérations de deux de ses anciennes collaboratrices. Pierre Bergé, le multi-milliardaire du luxe et socialiste des riches, va encore devoir cracher au bassinet.

    -> Les deux assistantes, licenciées comme tous les autres attachés parlementaires en avril 1997 après la dissolution de l'Assemblée Nationale, affirmaient avoir pourtant continué à travailler pour Sa Cynique Majesté Royal sans recevoir les salaires correspondants.-au noir, donc- durant la campagne électorale des élections législatives de 1997, puis jusqu'en juillet, après son entrée dans le gouvernement Jospin.
    Elle était alors devenue ministre déléguée à l'Enseignement scolaire : un exemple vivant de civisme pour les enfants des écoles...
    N'est-elle pas pourtant du nombre de ceux qui considèrent que les ministres gagnent assez et ne devaient pas être augmentés?

    -> Les salariées victimes de cette patronne socialiste, mais néanmoins indélicate, voire anti-sociale, avaient saisi en 1998 le Conseil des prud'hommes de Niort. Le début d'une procédure judiciaire qui durera dix ans, les prud'hommes n'ayant d'abord accédé à leur demande que sur une période d'environ trois semaines, le temps de la campagne électorale.

    -> En 2001, Désirdavenir Royal fut déboutée de la plainte pour « diffamation » qu'elle avait osé déposer contre ses anciennes collaboratrices qui portaient plainte au pénal pour « recours au travail clandestin ». Mais en 2003, un juge qui ne devait certes pas être encarté au Syndicat de la Magistrature (SM) offrit à l'amère Royal un non-lieu.
    Le 16 janvier 2007, le non-lieu fut cassé par la Cour de cassation qui condamna la bonne patronne Royal à payer 2 500 euros aux plaignantes, dans l'attente d'un nouveau procès. Il faut bien que les pauvres gens vivent.


    -> Exploitées et insatisfaites, les victimes avaient dû saisir la Cour d'appel de Poitiers
    qui, en février 2005, avait confirmé cette décision.«Je suis entièrement satisfaite de la décision de justice qui a reconnu qu'il y avait licenciement abusif. Je voulais juste récupérer mes bulletins de salaires et la somme correspondante», a déclaré l'une des ex-assistantes, Evelyne Pathouot. Ce n'est absolument «pas une vengeance envers Mme Royal», a-t-elle poursuivi.

    L'arrêt avait ensuite été cassé en … janvier 2007 par la chambre sociale de la Cour de cassation, parce que la Cour d'appel n'avait pas pris en compte de nouvelles pièces versées par les deux plaignantes. L'affaire avait alors été renvoyée devant la Cour d'appel de Rennes. La patronne anti-sociale mais 'droit dans ses bottes' était alors le produit d'appel de la gauche exsangue et le juge soucieux de sa carrière.

    -> De Niort à Poitiers et Rennes, en passant par la Cour d'Appel et la Cour de Cassation, et même les Prud'hommes, Sa Cynique Majesté Royal occupe les tribunaux plus que quiconque, sans compte les procès contre la presse. Etonnez-vous qu'elle soit aussi contre la réforme de la carte judiciaire ! L'amère de Melle n'a jamais assez de juridictions et pendant qu'elle les harcèle, les petits justiciables attendent et se plaignent du gouvernement...

    Des maltraitances socio-professionnelles qu'Evelyne Pathouot a relatés dans un livre, «Ségolène Royal, ombre et lumière», paru le 8 février 2007 en pleine campagne électorale pour l'élection présidentielle.
    L'ancienne assistante y raconte notamment comment, après son arrivée au gouvernement comme ministre déléguée à l'Enseignement scolaire, Sa Cynique Majesté Royal proposa à ses deux collaboratrices de Melle de les embaucher sur le budget de … l'Education Nationale.
    «Nous étions surprises, car nous ne comprenions pas, même avec la meilleure volonté du monde, en quoi notre mission de propagande ségoliste à Melle pouvait se rapprocher du service public de l'Education nationale. […]
    La légalité de ces contrats était incertaine car, même ministre déléguée, Ségolène ne pouvait passer outre certaines règles de recrutement de la fonction publique». Les jeunes femmes refusent le contrat, songeant déjà à alerter la presse sur les «curieuses conceptions du droit social» de la nouvelle ministre.

    Après ce nouvel épisode, Evelyne Pathouot décide de mettre un terme à sa collaboration avec Ségolène Royal. Plusieurs mois après, n'ayant toujours pas perçu ses derniers salaires, elle décide de saisir les prud'hommes.
    Ainsi comprenons-nous mieux que la FSU n'ait pas assez de postes gagés et en réclame toujours plus pour ses oeuvres diverses (la Ligue de l'Enseignement, par exemple), mais encore faudrait-il que les élèves de la fédération de parents obsédés du cartable trop lourd, la FCPE, en profitent aussi, si peu soit-il...


    La toquée du pardon est-elle contrite ?


    Nous avons observé que l'amère Royal souffre d'un TOC, celui du pardon. Elle a eu une crise à Dakar, sous le soleil sénégalais (lien PaSiDupes) , puis une dizaine de jours seulement plus tard, dans la fraîcheur parisienne pourtant. Elle adressa une lettre à Zapatero, premier ministre socialiste espagnol, sur la foi d'un texte de Libération, qu'elle tronqua et exploita à des fins douteuses. (lien PaSiDupes)

    Rama Yade a quelque difficulté à pardonner à l' "incontournable" baveuse du paysage politique français suite à sa 'bavure' sénégalaise. (lien PaSiDupes) Mais nous devons néanmoins faire un effort de pardon, considérant qu'elle ne dispose probablement pas de toutes ses facultés mentales. Après tout, chacun sait que ses troubles remontent à l'enfance et qu'elle n'en finit pas de tuer le père (lien PaSiDupes)

    Alors que Moscovici n'a pas la générosité facile (lien PaSiDupes), Xavier Darcos n'y est-il pas parvenu? (Lien PaSiDupes)

    Or, suite à un empêchement passager qui lui interdit de faire elle-même de nouvelles excuses depuis sa chambre d'isolement d'une clinique parisienne (anonyme, comme il se doit, et nous floutons le nom 'Clinique Aimez-vous les unles autres') qui, de source officieuse, lui prodigue des soins médicaux intensifs,
    nous nous arrogeons le droit de présenter les excuses de la France profonde des défavorisés pour les refus réitérés de la Toquée Royal de payer les petits salaires de ses employés.
    Nous nous engageons pour elle à payer les intérêts des sommes non versées pendant toutes ces années d'arrogance et de mépris qui font remonter à nos lèvres le dégoût et soulèvent nos coeurs du 'vent de la révolte ».


    mercredi 18 mars 2009

    Le service minimum d'accueil se répand dans les écoles

    Xavier Darcos aura-t-il raison des dernières poches de résistance ?

    L’escalade des taux de participation aura-t-elle lieu ?

    Toutes les extravagances seront permises, mais les gentils organisateurs sont bien dans leurs rôles : nous en sommes aux pronostics et l’escalade est symptomatique : «De même ampleur» que le 29 janvier pour l'Elysée, «aussi importante», selon François Chérèque, «au moins aussi importante» chez Jean-Claude Mailly, voire «plus forte» du côté de Bernard Thibault...

    Or, la participation des enseignants du primaire à la grève de jeudi
    devrait être inférieure à celle du 29 janvier, selon les prévisions des syndicats et du ministère. Ce n’est pas l’usage, mais depuis que la Présidente de Région, aux prétentions nationales, Désirdavenir Royal, n’a rien pu faire pour leur CAMIF (siège social à Niort), les instits du SNU-ipp ont compris que les déclarations et les défilés ne préservent pas d’emplois.

    Le SMA apparaît comme une nécessité

    En multipliant les manifestations et les grèves, les syndicats auront réussi à rendre plus sensible encore la nécessité du service minimum d'accueil. La gauche a invoqué tous les prétextes pour ne pas l’organiser, au risque de mécontenter les familles auxquelles son obstination apporte un supplément de soucis d’adaptation familiale, de fatigues et de dépenses.
    Il aura fallu une série d'injonctions de la justice pour que la plupart des grandes villes qui en ont les moyens ne mettent pas plus longtemps de la mauvaise volonté politique à le mettre en place.
    La plupart ont maintenant décidé de mettre en oeuvre le service minimum d'accueil (SMA) dans les écoles. La dernière fois, déjà, le SMA avait été possible dans plus des trois quarts des grandes villes, y compris dans des municipalités socialistes, comme Nantes (Ayrault), Lille (Aubry), Angers, Grenoble, Strasbourg, Rennes, et cela malgré des grèves simultanées dans la fonction publique territoriale ou dans les transports.Seules quelques irréductibles - de gauche - refusent toujours d'appliquer le SMA, comme Lens (Pas-de-Calais) dont le député-maire PS, Guy Delcourt, est «plus que jamais déterminé à obtenir l'abrogation de la loi sur le SMA».
    Compréhension pour les petites communes

    A Paris, Bébert Delanoë a assuré que la mairie «appliquera naturellement» la loi lors de la journée de jeudi, tout en demandant aux parents de ne pas envoyer leurs enfants en classe. (lien PaSiDupes) : ce qui n’est rien moins qu’un appel à la désobéissance civile…
    A Marseille, la mairie UMP organise le SMA dans les quatre secteurs qu'elle a remporté, mais la gauche refuse de le mettre en place dans les quatre autres secteurs qu'elle détient. Si les électeurs n’y voient pas de la malveillance politique, c’est qu’ils sont maso de surcroît.

    Le compte des municipalités incapables
    A Montpellier (252000 hab. et PS), la municipalité a annoncé qu'aucune mesure ne pouvait être mise en place à temps, compte tenu des contraintes du SMA et de la nécessité d'informer les familles.
    A Metz (125000 hab.), Dominique Gros (PS) ne devrait pas non plus savoir l'organiser.
    S'agissant des petites communes, qui ont des difficultés à trouver du personnel d'encadrement, Xavier Darcos s'était engagé à arrêter les procédures judiciaires à leur encontre. «Le ministre est conscient de la nécessité de reprendre les textes d'application en fonction des particularités et de la taille des communes», avait indiqué un participant au premier comité de suivi de l'application de la loi.

    mardi 10 mars 2009

    LEP de Gagny: Gustave Eiffel vs. Jean-Baptiste Clément = 12 à 0

    Les profs ont-ils signé pour çà ?

    Une bande a mené une expédition punitive mardi matin au lycée Jean-Baptiste Clément de Gagny (9.3.-Seine-Saint-Denis), faisant une douzaine de blessés légers, apprend-on de la police en fin de journée.

    Les motifs de cette attaque ne sont pas encore élucidés

    Une vingtaine de jeunes ont fait irruption vers 10h30 dans l'enceinte du lycée Jean-Baptiste Clément et se sont rendus dans une salle de permanence, où ils ont frappé élèves et professeurs avec des … barres de fer et des …marteaux.
    "Il y a eu une douzaine de blessés, dont quatre conduits à l'hôpital par précaution", a-t-on précisé.
    Les agresseurs venaient du lycée technique (LEP) voisin Gustave Eiffel. Six d'entre eux ont été interpellés et placés en garde à vue dans les heures qui ont suivi, a indiqué le ministère de l'Intérieur dans un communiqué.
    Les "jeunes" de LEP sont souvent majeurs et, éventuellement, des "adultes"...

    Réactions officielles

    Le ministre de l'Education Nationale, Xavier Darcos, s'est rendu sur place et a condamné ces faits "avec la plus grande fermeté" en souhaitant que "leurs auteurs soient rapidement identifiés et interpellés".

    Exprimant sa "profonde indignation", la ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie, a assuré que des dispositions avaient été prises pour prévenir les risques de nouvelles violences dans l'établissement.

    Ce que nous allons entendre

    Côté professeurs syndiqués

    Manque de moyens en heures, en demi groupes et en postes.
    Programmes inadaptés : pas assez de rap, de hip-pop et de reggae.
    De délicieux jeunes gens qui n’ont jamais posé de problèmes.
    Le raid n’était pas prévisible et les nôtres n’ont rien fait de mal..
    Les barres de fer et les marteaux, çà ne fait mal que sur le coup.
    Certains professeurs ne sont peut-être pas assez ouverts et compréhensifs.
    Les jeunes reproduisent la société de violence dans laquelle ils vivent.
    Ces enfants ont des conditions de vie pas possibles : ce sont des victimes.
    La crise les frappe de plein fouet : il n’ont aucun espoir de trouver du travail.
    Ils sont bien à plaindre : au fond, ce sont c’est des pauvres gosses…

    Côté jeunes barbares

    On est de paisibles élèves assoiffés de savoir.
    On ne nous a pas donné notre chance.
    On nous a orientés en LEP de force : on se sent humiliés.
    Nous, on avait un projet professionnel ambitieux, une assiduité sans faille et des résultats prometteurs.
    La société est responsable : on nous a cassés.
    Les professeurs nous le disent toujours: avec Sarkozy, on est une génération perdue !
    Et Darcos, le bouffon, y veut casser l’éducation nationale !

    Pas de souci, la FSU a des solutions, mais ce sera cher :
    l’éducation, c'est forcément cher; ça n’a pas de prix.
    Comment, Sarkozy ne s’est pas encore rendu sur place ? Mais qu’est-ce qu’il fait donc ?
    A coup sûr, il méprise les jeunes et par-dessus tout les jeunes des quartiers. D’ailleurs il les méprise tous, tiens ! …