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vendredi 20 juillet 2012

Les entreprises françaises aux Jeux olympiques de Londres

Médaillées avant l'ouverture des JO

1- Le groupe informatique Atos, dirigé par l'ancien ministre Thierry Breton, sera le chef d'orchestre du Technology Operations Centre, le centre de contrôle des 94 sites olympiques, dédiés ou non à la compétition. Ce centre supervise et contrôle les systèmes informatiques qui délivrent en temps réel aux médias du monde entier, les résultats de l’ensemble des Jeux Olympiques et Paralympiques.

2- Le groupe GDF Suez a inauguré, en 2010, la centrale énergétique du parc Olympique et conçu, via sa filiale Cofely, le réseau urbain de chauffage et de climatisation du nouveau quartier de Stratford, l'est londonien, et du Parc Olympique.  

3- Pour assurer le confort à l'intérieur du village olympique, l'entreprise Compte R, basée à Arlanc en Auvergne, fournit une chaudière à bois d'une capacité de 3.000 kWh pour chauffer le village.

4- La société Serge Ferrari, basée en région Rhône Alpes, fournit le textile technique qui couvre le toit du stade olympique de Londres ainsi que l'arène de water polo et le vélodrome 

5- Les sportifs et VIP qui se restaureront au Club France ne seront pas vraiment dépaysés : c'est Fauchon, le célèbre traiteur de la place de la Madeleine, à Paris, qui a été chargé du "catering".

6- EDF est le fournisseur officiel de l'électricité des JO. 

7- Filiale de Keolis, Govia gérera la ligne de métro rapide "Javelin" qui reliera en 7 minutes la gare de Saint-Pancras à celle de Stratford où se situe le village olympique. En France, Keolis, dont le capital est détenu à 70% par la SNCF, exploite, entre autres, le réseau de transports urbains des villes de Lyon, Rennes et Bordeaux

8- Le spécialiste de l’évènementiel GL Events fournit des structures et des gradins temporaires pour la compétition. 

9- L'entreprise Normalu Barrisol SAS basée au sud de Mulhouse fournit une installation de 600m² de plafond tendu pour le centre aquatique, comme cette installation illustrée sur le site de la PME.

10- Veolia propreté, qui a renouvelé en 2010 le contrat de recyclage et de gestion des déchets du centre de Londres, contribue à la préparation du site olympique notamment grâce à son usine locale de traitement des déchets qui assurer la production d'énergie pour 48.000 foyers.

11- La PME Laporte Ball Trap située à Biot, dans les Alpes-Maritimes, est le fournisseur officiel et exclusif des épreuves de tir sur plateau d'argiles. 

12- Certains Britanniques, comme la Princesse Camilla, sont friands de Ping Pong, mais la ville de Londres a décidé de faire découvrir ce sport au plus grand nombre en organisant le "Ping London", avec Cornilleau, une PME implantée en Picardie qui fournira 300 tables de tennis de table. 

13- Le leader européen du drapeau est français. La PME Doublet, installée à Avelin dans le Nord, a remporté le contrat de fourniture des 12.000 drapeaux olympiques.

14- La compagnie ferroviaire Eurostar, contrôlée par la SNCF, est "fournisseur officiel des services ferroviaires internationaux" de ces JO. Elle transportera notamment les délégations française et belge dans leur voyage vers la capitale britannique.



Hervé Novelli était le secrétaire d'État chargé du Commerce, de l'Artisanat, des PME, du Tourisme et de la Consommation, auprès de la ministre de l'Économie, de l'Industrie et de l'Emploi, du dernier gouvernement Fillon.

mardi 13 décembre 2011

Comme si la crise de la dette ne suffisait pas à la droite

Villepin en rajoute, confrontant Sarkozy à une nouvelle donne à droite

Dominique de Villepin a créé la surprise dimanche en se portant candidat pour 2012.



Experts et politiques l'attendaient non-candidat à la présidentielle
L'ancien premier ministre n'a pas hésité à se lancer officiellement dans sa première campagne.
Lundi, le patron de République solidaire a choisi son moment pour créer la surprise.
" On ne peut pas franchir le pont d'Arcole tous les jours ", dit Alain Juppé à propos de son ancien directeur de cabinet, Dominique de Villepin, lequel n'a visiblement pas écouté le conseil de son ami Juppé. Il a choisi de se présenter malgré tout. Il pense que la remontée dans les sondages de Nicolas Sarkozy ne l'expose plus au reproche de mettre son camp en danger face à un possible 21 avril à l'envers, qui verrait le candidat de la majorité devancé par la candidate du Front national.

Le quatorzième candidat
Après la déclaration de candidature d'Hervé Morin, pour le centre droit, de François Bayrou, pour le centre tout court, celle de Dominique de Villepin change-t-elle la donne pour Nicolas Sarkozy ?

Outre qu'elle embarrasse Bayrou, elle change le contexte dans la majorité.
Certes, le principal danger au centre était incarné par la candidature de Jean-Louis Borloo. Si ce danger a été écarté, il n'en reste pas moins que les points totalisés par Hervé Morin et Dominique de Villepin peuvent coûter cher au président sortant au premier tour de la présidentielle. Surtout ajoutés au score de François Bayrou, dont la progression dans les sondages consécutifs à ses apparitions groupées à la télévision est suivie de près à l'Élysée.

Encore faudrait-il que Dominique de Villepin se présente vraiment
"C'est pas une bonne nouvelle pour Nicolas Sarkozy mais, heureusement pour lui, M. de Villepin est un velléitaire et n'ira pas jusqu'au bout ", a pronostiqué lundi Marine Le Pen, rejoignant au moins sur ce point les commentaires "off" de l'Élysée.

Le chef de l'État sait bien que son vieil ennemi aura bien du mal à récolter les parrainages nécessaires et à financer sa campagne, qu'il devra rembourser si son score est inférieur à 5%. " Je lui souhaite bien du courage ! En 2002, nous avions eu un mal fou à réunir les signatures d'Alain Madelin", se souvient Hervé Novelli.

"C'est quelqu'un qui a une vision très légitimiste de nos institutions, et il ne fera rien contre nous", voulait croire, il y a peu, le ministre de l'Intérieur, Claude Guéant. L'Élysée pense malgré tout que le temps du rassemblement viendra, forcément.

D'autres proches avancent aussi quelques explications. " Villepin a compris que l'on pouvait se servir des medias comme d'un glaive ou d'un bouclier, là il s'en sert comme bouclier ", analyse un ami du président, qui y voit rgb(51, 51, 255)un moyen pour Villepin de se protéger des "affaires" . Un élu, proche des deux hommes, raconte que lors de leur dernière entrevue, Villepin a plaidé pour un gouvernement d'union nationale. “Il faut renverser la table, créer un électrochoc politique”, a dit Villepin au président», raconte celui-ci. "Évidemment, Villepin aurait pu trouver sa place dans ce gouvernement, et je pense qu'il l'espérait", ajoute-t-il. Mais l'idée, jugée impraticable, n'a jamais été envisagée par l'Élysée. "Du coup, Dominique de Villepin a été obligé de se présenter", conclut ce dernier.

Angoisses des Français

Mais cette nouvelle donne ne change pas la stratégie de Nicolas Sarkozy.

Le président aurait atteint un "palier" dans les sondages. Et son action européenne lui profite moins qu'il y a un mois. Même si l'image de François Hollande s'est abîmée ces dernières semaines, il reste encore le favori de l'élection.

Face à cette situation toujours mouvante dans l'opinion, Sarkozy entend continuer à garder l'initiative
" Il réunira le sommet Pôle emploi le 18 janvier, à l'Élysée", confie un proche. "Ce sera l'un des grands rendez-vous de la rentrée", prévient son entourage. Après les négociations européennes qui ont occupé l'automne, le président veut répondre à l'angoisse économique principale des Français. Aujourd'hui, il est d'ailleurs en Haute-Savoie, pour rappeler qu'avant le slogan de François Bayrou ("Acheter français"), il a confié à Yves Jego une mission sur le "Made in France".

dimanche 5 décembre 2010

Flop de l'affaire d'Etat: la cambrioleuse de l'amère Royal arrêtée

La voleuse est-elle une immigrée clandestine ?

'Collectif' ou réseau ?


L'adolescente de 14 ans soupçonnée d'avoir cambriolé le domicile de Sa Cynique Majesté Royal à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine) a été interpellée.
Cette adolescente a été arrêtée vendredi avec deux autres personnes, en flagrant délit de «vol avec effraction», lors d'un cambriolage à Neuilly-sur-Seine. Ses complices ont également été arrêtés: ce sont un garçon «prétendument mineur» et une jeune femme majeure qui semblait «faire le guet».

Cambrioleuse multi-récidiviste et ...mineure
Lors de la garde à vue de l'adolescente, les enquêteurs ont constaté que ses empreintes digitales correspondaient à celles trouvées chez la présidente socialiste de la région Poitou-Charentes et qu'elles figuraient au fichier national des empreintes digitales.
Déjà interpellée à plusieurs reprises auparavant, l'adolescente, déjà connue des services de police, se déclare enceinte et les médecins qui l'ont examinée lors de sa garde à vue parlent d'une «possibilité» de grossesse, sans avoir pu confirmer son état.avait donné à chaque fois une identité et un âge différents.
Elle a été transférée à la police judiciaire des Hauts-de-Seine et sa garde à vue prolongée.

Des professionnels venus d'ailleurs
Aucun des membres du trio n'a avoué de participation à la « mise à sac » (Libération) mercredi de l'appartement de la battue et rebattue socialiste.
A chaque arrestation, l'adolescente avait donné une identité et un âge différents. La preuve de l'âge et de la nationalité de la principale suspecte, qui dit être née en Italie et parle le serbe et l'italien, n'est pas démontrée. «Elle a donné sept dates de naissance différentes et plusieurs prénoms: Natacha, Laura, Natacha-Laura», selon la même source.
Lien PaSiDupes vers le réseau yougoslave Fehmi Hamidovic qui torturait des enfants voleurs dans de nombreux pays européens, dont la France

L'instrumentalisation socialiste

Plusieurs responsables socialistes ont dénoncé le nouveau cambriolage de l'appartement de l'ancienne candidate battue à l'Elysée depuis mercredi.

"Une mise en scène glauque pour m'intimider"
Il s'agit en effet de la troisième intrusion au domicile de Désirdavenir Royal et elle a eu lieu deux jours après l'annonce de la candidature de cette dernière à la primaire présidentielle du PS. (lien PaSiDupes)
Quant à la visite de l'appartement de Pierre Bergé, un proche de la parano du marais poitevin, elle est intervenue la veille de l'ouverture du Téléthon que le multimilliardaire socialiste avait gravement sali. (lien PaSiDupes)
Il semblerait donc qu'à force de squatter l'actualité les people nantis et néfastes attirent simplement sur eux la concupiscence et la vengeance des pauvres gens.

Les acteurs politiques et des media, suggérant une complicité, ont également accusé le pouvoir de passivité dans la recherche des coupables. Or, d'une part la cambrioleuse a été arrêtée deux jours plus tard et d'autre part la méthode socialiste du cambriolage de propagande est éculée. En 2007, Sophie Bouchet Petersen, une proche de l'amère Royal, comme Pierre Bergé, avait en effet déjà été victime d'un pseudo cambriolage resté sans suites.

=> Maître Mignard, parrain de plusieurs enfants Hollande-Royal, s'interroge sur un lien éventuel entre les différents cambriolages
subis par sa cliente: "L'esprit de la mise en scène est exactement le même". Il devient urgent que l'amère Royal change le scénariste de son prochain film présidentiel.

Les baveurs socialistes font tout un flan de ce cambriolage

Sans autre élément que leur malveillance, les responsables politiques du PS et la presse militante étaient-ils autorisés à supputer d'éventuels mobiles politiques ? Mercredi soir, les socialistes n'avaient pas tardé à réagir.

=> Mais pour Jack Lang, ancien ministre et député PS du Pas-de-Calais, ce cambriolage est "déplorable". Pas plus...

=> "C'est scandaleux", a déclaré Laurent Fabius. "Vraiment je trouve ça très, très choquant et j'espère qu'on va trouver enfin, parce que ce n'est pas la première fois, les gens qui font ça", a insinué l'ex Premier ministre socialiste.

=> Proche de Sa Cynique Majesté Royal, Jean-Louis Bianco, s'interroge sur les "mobiles de ce vol". Il aura intérêt à se voiler cacher la face quelques semaines pour ces propos. " L'absence de vol, couplé à la proximité du délit avec une annonce de sa candidature aux primaires du Parti Socialiste, conduit à s’interroger sur d'éventuels mobiles politiques", a en effet supputé le député PS des Alpes, qui doit se sentir crétin ce soir. (lien video LCI)

=> La candidate à la primaire socialiste a également reçu le soutien anonyme du Parti socialiste. "Le Parti Socialiste apporte son total soutien à Ségolène Royal à la suite du nouveau cambriolage qui s'est produit à son domicile, les précédents n'ayant toujours pas été élucidés", indique le PS dans un communiqué.
A la vérité, l'auteure présumée du cambriolage d'août 2006 a été arrêtée. (lien L'Express) Le PS ne reçoit pas le Nouvel Observateur, gratuitement Rue de Solférino ? Lien du Nouvel Obs
En août 2006, après le second cambriolage de l'appartement Royal, une empreinte avait été retrouvée sur place. Une Serbe, en fuite depuis, avait été identifiée. Or, elle a commis un autre cambriolage en Suisse, cette fois, et elle a été confondue par ses empreintes digitales. La police suisse a alors informé la France officiellement. "Est-ce la même jeune femme qui s'est rendue, à nouveau, le 27 juin 2008 dans l'appartement de Ségolène Royal ?", demande LCI (lien).

Malgré les progrès des enquêtes, un communiqué du PS polémique et exige des résultats. "Nous demandons que tous les moyens soient mis en oeuvre pour retrouver les auteurs de ce cambriolage dans les meilleurs délais" ...

Affaire d'Etat avortée
  • Une "tentative d'intimidation à la veille d'une réunion importante"
    "Ce qui est inquiétant, c'est le mode opératoire, c'est-à-dire que ça se déroule juste après le départ de son fils aîné, vers 20H30, alors qu'elle revient de Poitou-Charentes", souligne Me Jean-Pierre Mignard, l'avocat de la poitevine sur RTL. "Donc les visiteurs prennent un risque extrêmement important ou alors ils sont très bien renseignés", insinue-t-il.
    "Une mise en scène particulière". Le diabolique scenario continue. "Les boucles d'oreille de la petite fille de Ségolène Royal sont mises en évidence sur un lit", souligne-t-il. Est-ce un fait politique ? "Je pense que ça peut l'être", répond prudemment l'avocat, un professionnel de la rouerie.
    D'ailleurs la présidente de la région Poitou-Charentes a porté plainte ce lundi. Elle a récédemment déclaré à RTL qu'elle pensait être "soit sur écoute, soit pistée" et parle "d'officines" et de "barbouzes".
  • Sa Cynique Majesté Royal ne se réjouit pas des arrestations
    Elle a demandé samedi soir « à ceux qui déclarent coupable une jeune adolescente de 14 ans de se calmer et d'attendre la fin de l'enquête ».
    Lien LCI
    Deçue de sa célérité , elle ne félicite pas le Service départemental de police judiciaire (SDPJ-92): « Il faudra notamment savoir si des empreintes extérieures au domicile sont une preuve suffisante et si une adolescente de 14 ans, seule, a la force de fracturer une porte fenêtre» en rez-de-jardin, ajoute l'entourage de l'amère Royal.

    Selon Hervé Novelli, "pour Sarkozy, Ségolène Royal est un vrai cadeau de Noël"
    (lien LCI)


  • jeudi 18 mars 2010

    Les sujets tabous qui divisent les alliés du 2e tour

    Plus d'un casus belli, une fois les électeurs pris au piège de la fusion

    Les décrypteurs distingués font l'impasse sur les sujets qui fâchent les camarades d'un jour. Les Français devront garder à l'esprit comment la presse militante a fait de la rétention d'information pour les inciter à élire ceux qui augmentent leur fiscalité pour ne rien faire, pendant 4 ans comme depuis 12 ans.

    PaSiDupes rappelle ce qui bloquera les régions à gauche

    Le Parti socialiste et Europe Ecologie (EE) affichent une belle entente (lire pourtant PaSiDupes)
    que la p'tite maire de toutes les gauches arrose lourdement. Elle a visiblement un chagrin à noyer:
    tous les désaccords actuellement passés sous silence vont resurgir et créer des heurts sans fins.

    Europe Ecologie est bien moins triomphaliste
    Les écologistes n'arrivent déjà plus à digèrer leurs abandons. Ils ont mis toute leur énergie à arracher les postes clefs qui leur permettront de porter la guerre dans les assemblées régionales. Les régionaux n'ont pas fini de se désoler des violents affrontements et blocages que leur vote aura entraîné. Pire que le compte des ordres et des contre-ordres, ils doivent se préparer à combler les pertes. La fusée de la fiscalité n'est pas encore arrivée sur orbite !

    => Les sujets existent dans les régions où le PS a déjà assimilé des écologistes dans ses listes
    dès le premier tour (Bretagne, Poitou-Charentes…), mais ce ne sont souvent que des dissidents alibis, destinés à faire de la figuration.
    => Dans plusieurs régions, en revanche, de profonds désaccords subsistent sur des dossiers sur lesquels les Verts promettaient de rester intransigeants (nucléaire, aéroports…).


    Voyons de quels côtés l'horizon est déjà le plus menaçant
    à savoir avant de glisser son bulletin dans l'urne !

    Région Rhône-Alpes

    Les écologistes, en position de force avec 17,8 %, semblaient déterminés à ne pas lâcher de lest. Ils exigeaient que les aides économiques attribuées aux entreprises et aux laboratoires de recherche soient conditionnées à des critères tournés vers la conversion écologique. Ils demandaient aussi qu'aucune subvention ne soit donnée aux routes et aux aéroports, alors que le conseil régional est actionnaire à 5 % de l'aéroport de Lyon-Saint-Exupéry... De la gabegie à la socialiste est annoncée ! Enfin, ils prônaient la sortie du nucléaire dans cette région, qui concentre le plus grand nombre de centrales installées. Et ce, alors que GDF-Suez a notamment présélectionné le Rovaltain, autour de Pierrelatte (Drôme), pour son projet de nouveau réacteur Atméa. Encore de l'argent offert par le contribuable au Mistral...
    Région Aquitaine

    Entre Europe Ecologie et le PS, la ligne à grande vitesse (LGV) reste le principal sujet de discorde. Les Verts, qui étaient alliés d'Alain Rousset, le président socialiste de la région, sont en effet vent debout contre les deux futures lignes qui devraient relier Bordeaux à Toulouse et à l'Espagne. Un projet jugé à la fois trop coûteux - 800 millions d'euros pour la région, selon leurs estimations -et dévastateur pour l'environnement. Europe Ecologie milite pour un aménagement des lignes existantes et un report des investissements sur le réseau local. Sauf que la formation, restée sous le seuil des 10 %, n'est pas en position de force. « La LGV n'est pas négociable », martèlent les proches d'Alain Rousset. Mais tout va bien; ils n'ont que des sujets d'entente. La Ch'tite Aubry pavoise et la presse se charge de berner l'opinion...

    Région Centre

    L'aéroport de Tours, qui accueille trois lignes Ryanair, était un enjeu de campagne avant le second tour: ce scandale ne l'est plus jusqu'au 21 au soir. Pour rallier les écologistes, le président sortant, François Bonneau (PS), a laissé entendre qu'il arrêterait de subventionner la compagnie aérienne, qui est la seule opératrice régulière sur cet aéroport (Londres, Porto, Marseille), et qui jouit de privilèges bafouant une concurrence loyale souhaitée par l'Union Européenne. Hervé Novelli s'engouffre dans la brèche puisque cette position met à mal le tour de table de l'aéroport, composé de deux autres collectivités PS.

    Région PACA (Provence-Alpes-Côte d'Azur)

    Face au score mirobolant de l'extrême droite (bien au-delà des prévisions des instituts de sondage manipulateurs), Europe Ecologie a fait le choix de la fusion avec la liste socialiste. Les écologistes réclamaient l'annulation des aides de la région au projet de réacteur thermonucléaire Iter à Cadarache (Alpes-de-Haute-Provence) et le gel des programmes routiers. Ils n'ont pas obtenu satisfaction concernant Iter. « La région va continuer à accompagner ce programme de recherche et de développement si important notamment pour nos universités », a prévenu Michel Vauzelle, tête de liste PS. Un lycée dédié est déjà sorti de terre à Manosque et les tracés routiers depuis Fos-sur-Mer engagés. Mais un programme d'isolation thermique des logements datant d'avant 1975 sera lancé en contrepartie: un cataplasme rose sur une jambe de bois exotique. C'était l'une des revendications de consolation d'EE.
    Par ailleurs, les infrastructures de transports routiers devraient voir la part de leur financement baisser au profit du ferroviaire. Or, la CGT a déjà manifesté contre le ferroutage (lien PaSiDupes), une idée pourtant relancée par le ministre Gayssot, un communiste... (Lire PaSiDupes).
    Les écolos seraient-ils tombés d'accord avec le PS sur la suppression de la décharge d'Entressen (Istres, PS) et l'incinérateur des déchets de la communauté urbaine de Marseille (PS) à Fos-sur-Mer (PS) ?
    Europe Ecologie compte-t-elle régler plus facilement le problème de la anse putride de Ferrières à Martigues, maintenant que la municipalité (PCF, pro-Front de gauche) a milité contre la liste Vauzelle, le patron socialiste sortant, pour lequel appellent à voter dimanche les écolos et les frontistes (de gauche), comme un seul camarade ?...

    Que les abstentionnistes prennent peur est donc tout à fait concevable
    , mais leur intérêt se trouve dans les urnes: le bulletin Mariani est nettement plus sûr !

    Région Pays de la Loire

    Europe Ecologie a fusionné avec la liste du socialiste Jacques Auxiette, grand vainqueur du premier tour (34,3 %). Mais chacun se demande comment aborder leur désaccord de fond sur le transfert de l'aéroport de Nantes vers Notre-Dame-des-Landes. Les socialistes, à quelques exceptions près, ont toujours soutenu ce projet, porté par l'Etat, tandis que les écologistes ont toujours milité contre. « Il va falloir trouver des compromis sans trahir nos électeurs », dit Jean-Philippe Magnen, tête de liste EE. Or, « pas un euro » du Conseil régional ne doit être attribué à l'aéroport, selon lui, pas même pour les dessertes routières et ferroviaires. Les caténaires vont encore souffrir dans la zone et les usagers de la SNCF auront tout loisir de goûter au muscadet du Pays nantais...
    => A noter qu'à aucun moment le Front de gauche n'est mentionné par le PS: quantité négligeable destinée à faire l'appoint dans les urnes et encore bien davantage dans les Conseils Régionaux.

    => RAPPELS DIVERS de PaSiDupes

    mercredi 17 mars 2010

    Régionales: les ministres qui sont allés à la conquête des régions

    Le baromètre des ministres en campagne

    Ils sont huit membres du gouvernement Fillon à briguer une présidence de région, le 14 et encore le 21 mars prochain. France-Soir a passé les chances au crible de ceux qui ne sont pas restés les bras ballants.

    Ceux qui peuvent créer la surprise

    Alain Joyandet
    Le secrétaire d’Etat à la Coopération a creusé son sillon en Franche-Comté, où son ambition régionale rencontre un écho favorable. Soutenu par Nicolas Sarkozy, qui est venu lui rendre visite mardi dans le Doubs, il a bénéficié d’un petit coup de pouce en décembre pour lancer sa campagne en trombe : la grâce accordée aux deux Franc-Comtoises accusées de trafic de drogue en République dominicaine. A Noël, c’est Alain Joyandet qui est allé les chercher pour les ramener dans leurs familles.

    Hervé Novelli
    Pour avoir travaillé le terrain pendant plus d'un an, le secrétaire d’Etat au Commerce dit avoir tiré parti d’une campagne longue dans la région Centre. Il a d’abord dressé un état des lieux et nourri ses réflexions dans un blog, avant de mobiliser ses amis et de ratisser le terrain. Il a développé un style et créé une dynamique. Au point de ramasser la mise initiale, le 21 mars.

    Ceux qui ont fort à faire
    Valérie Pécresse
    Le message de sa campagne a été parasité par la mise au jour du casier judiciaire chargé d’Ali Soumaré, chef de file du PS et que certains de ses colistiers (Karoutchi, Poniatowski et Delattre) ont exploité sans son aval. Révélant de légitimes initiatives que l'opposition a habilement détournées du fond du problème -le passé judiciaire des candidats qui -sauf en régime de démocratie bananière- ne peut être voilé, au point d'occulter les projets, cette affaire a contraint le chef de l’Etat à sortir de sa réserve pour conforter l'action de la ministre de l’Université. Une marque de confiance qu’il pourrait réitérer lors du prochain remaniement. Rama Yade est porte parole de campagne en Ide-de-France

    Xavier Darcos
    Incité par l’Elysée à briguer la présidence en Aquitaine qui lui avait échappé en 2004, le ministre du Travail ne décolle pas dans les sondages. D’après l’un d’eux, mené fin février pour Sud-Ouest, il serait devancé de 7 points au premier tour et largement battu au second (39 % des voix, contre 61 % au socialiste Alain Rousset), si tant est qu'on sache sur qui les abstantionnistes vont se décider à exercer leur droit de vote. Le soutien affiché du maire de Bordeaux, Alain Juppé, et du Premier ministre, François Fillon, lors de la présentation des listes pourrait permettre d’inverser la tendance.

    Dominique Bussereau
    Le secrétaire d’Etat aux Transports n’a accepté de porter la liste UMP en Poitou-Charentes que dans un esprit de mission. Eloigné par ses responsabilités et face à une rivale sortante, certes battue en 2007 et en 2009, mais fortement médiatisée, il a été contraint d'écourter sa campagne du fait de la tempête Xynthia qui a frappé la région, fin février, pour se concentrer à la tête du Conseil Général de Charente-Maritime à l'organisation du sauvetage et à l'assistance des sinistrés. Lui en sauront-ils gré ? Raffarin juge l'amère Royal prenable.

    Alain Marleix
    Brice Hortefeux ne lui a pas forcément fait un cadeau. En renonçant, l’automne dernier, à conduire la liste UMP en Auvergne, le ministre de l’Intérieur a propulsé le secrétaire d’Etat aux Collectivités locales dans une région où on le connaît peu, mais où il a abattu un travail considérable qui n'est pas passé inaperçu. Alain Marleix, qui n’a jamais perdu une élection, pourrait bien confirmer.

    Valérie Létard
    La secrétaire d’Etat au Développement durable a dû batailler pour obtenir l’investiture de l’UMP en Nord-Pas-de-Calais, une région où la gauche est traditionnellement forte et où Marine Le Pen (FN) tente de se faire une place depuis plusieurs élections. Selon un sondage mené fin février pour la très socialiste Voix du Nord, cette ex-UDF ne serait pas récompensée de ses efforts : elle n’arriverait qu’en deuxième position au premier tour, distancée de 7 points par la liste socialiste. Mais ce n'est pas prendre en compte de la triangulaire et des abstentionnistes: moins d’un électeur sur deux a voté.

    Bruno Le Maire s'est révélé
    Implanté dans l’Eure depuis les législatives de 2007 afin de pallier le retrait de Jean-Louis Debré, le ministre de l’Agriculture tente de s’enraciner en Haute-Normandie. Il y mène une campagne courageuse et a marqué des points contre la gauche.

    mardi 24 novembre 2009

    Amendement de la TVA : le Sénat rappelle les restaurateurs à leur parole donnée

    Les Français roulés dans la farine réclament leur part de la pizza

    Rappel à l'ordre

    La commission des Finances du Sénat a lancé lundi un avertissement aux restaurateurs en votant à l'unanimité un amendement au projet de budget 2010, visant à rétablir à 19,6% le taux de TVA sur la restauration qui avait été réduit à 5,5% en juillet.
    En août, Eric Ciotti réclamait déjà un moratoire: lire PaSiDupes

    L'amendement "frondeur", déposé par quatre sénateurs, le sénateur Jean-Jacques Jégou et trois de ses collègues centristes, avait été adopté dans le cadre du projet de loi de finances pour 2010.
    Les signataires jugeaient que la baisse de la TVA n'était pas justifiée "dans le contexte budgétaire tendu que notre pays connaît et face au risque de creusement de notre déficit public".
    Lors de l'examen du projet de budget par l'Assemblée, plusieurs députés de la majorité comme de l'opposition avaient eux aussi émis des réserves sur la baisse du taux de la TVA.
    Les socialistes et quelques centristes avait voté l'amendement contre les restaurateurs. L'UMP a voté pour. Le groupe communiste et apparenté s'est abstenu.


    Les engagements du secteur


  • Le porte-parole du gouvernement, Luc Chatel, a parlé mardi matin "d'avertissement" sur Europe 1, en admettant que cette mesure qui coûtera près de trois milliards d'euros par an à l'Etat n'avait produit aucun résultat significatif.
    => Attendue de longue date par les restaurateurs (lien PaSiDupes), la baisse du taux de TVA à 5,5% est intervenue le 1er juillet. Or, d''après les relevés de l'INSEE, les prix dans le secteur n'ont pratiquement pas bougé en septembre après une diminution de 0,2% en août et un recul de 1,3% en juillet.
    => Par ailleurs, il n'y a guère de signe des 40.000 créations d'emplois promises: après avoir créé 68.000 emplois entre 2005 et 2008 selon les chiffres du Synhorcat, syndicat de la profession, le secteur a perdu 9.000 emplois depuis le début de l'année en conséquence de la crise.
    => Les discussions sur les augmentations de salaires n'ont pas donné les résultats attendus.

    Sur la question de savoir s'il était possible que le gouvernement décide un jour de revenir sur la mesure, Luc Chatel a refusé de répondre. "Ce coup de semonce a montré que le gouvernement tenait au respect des engagements", a-t-il toutefois réaffirmé.
    D'autant que le gouvernement a bataillé pour obtenir cette baisse de TVA de Bruxelles. Lire PaSiDupes

    Motivation des sénateurs

  • Selon le Sénat, "les engagements ne sont pas complètement tenus", a-t-il souligné. Selon lui, il y a une baisse des prix de l'ordre de 1,5% dans la moitié des restaurants. "Dans le contexte budgétaire tendu que notre pays connaît et face au risque de creusement de notre déficit public, cette baisse de la TVA pour les restaurateurs décidée en juillet ne nous semble pas justifiée, d'autant plus que les consommateurs n'ont pas vu de résultats probants sur les prix pratiqués par les restaurateurs", explique l'exposé des motifs de l'amendement.
    "C'est sûrement une façon de rappeler que c'est une mesure coûteuse (réclamée par la profession) et que la situation des finances publiques est préoccupante", avait ajouté le Sénat. La mesure représente un manque à gagner annuel de 3 milliards d'euros pour l'Etat.

    Les points de vue
  • Président du groupe UMP au Sénat, Gérard Longuet avait reconnu que ce vote visait à "adresser un coup de semonce" aux restaurateurs. Mais il avait toutefois relevé que la commission des Finances, lorsqu'elle a adopté cet amendement, "était rassemblée à la moitié de ses membres".
  • Le porte-parole du gouvernement Luc Chatel a parlé mardi matin "d'avertissement" sur Europe 1, en admettant que cette mesure qui coûtera près de trois milliards d'euros par an à l'Etat n'avait produit aucun résultat significatif.
    "Les engagements ne sont pas complètement tenus", a-t-il souligné. Selon lui, il y a une baisse des prix de l'ordre de 1,5% dans la moitié des restaurants.
  • Pour le PS , Nicole Bricq a également déclaré: "On ne se fait pas d'illusion, cet amendement ne sera pas voté en séance, mais on a été unanime en commission".
  • En revanche, la sénatrice UMP Catherine Dumas, présidente du Club parlementaire de la table française, avait jugé l'amendement "très prématuré" et souligné qu'il "pourrait être très mal vécu par la profession".
  • Christine Pujol, présidente de l'UMIH, principal syndicat de restaurateurs, avait aussitôt réagi en déclarant qu'elle n'osait "pas imaginer" que le Sénat adopte l'amendement.
  • Le Synhorcat, deuxième syndicat de restaurateurs, avait estimé pour sa part que l'amendement risquait de remettre en cause les négociations en cours pour augmenter les salaires. Ce qui s'appelle du chantage. Lire PaSiDupes

    Cet amendement est intervenu un peu plus d'un mois après la convocation à Bercy des syndicats de restaurateurs par le gouvernement mécontent des baisses superficielles de prix constatées et de la paralysie des négociations salariales. Lire PaSiDupes
  • Le secrétaire d'Etat au Commerce chargé de la restauration, Hervé Novelli, avait alors donné aux restaurateurs jusqu'au 30 novembre pour signer un accord sur les salaires.
    Il avait également fixé rendez-vous aux restaurateurs le 15 décembre pour tirer un "bilan définitif" sur la baisse des prix.
    Selon l'INSEE, les additions ont en effet diminué de 1,46% entre le 1er juillet et le 30 octobre.

    Simple coup de semonce du Sénat

  • Le secrétaire d'Etat au Commerce Hervé Novelli a fait le déplacement dans la nuit au Sénat pour obtenir le rétablissement de la TVA à bas taux.
    "Il faut que les restaurateurs fassent un effort (...) mais on ne peut pas revenir sur un contrat d'avenir qui a été conclu avec la profession", a-t-il dit.
  • Dans la nuit de lundi à mardi, le Sénat a rejeté l'amendement au projet de budget 2010 visant à rétablir à 19,6% le taux de TVA dans la restauration, qui avait été réduit à 5,5% en juillet.
    "Ne tirez pas l'échelle maintenant, ce serait trop tôt" a demandé
    la ministre de l'Economie Christine Lagarde exhortant les sénateurs à repousser l'amendement. "J'applaudis des deux mains", car "ce coup de semonce ce n'est pas un tir, vous ne coulez pas le système, vous dites attention, n'allez pas jusqu'à la cible pour l'instant", a-t-elle ajouté.
  • mercredi 23 septembre 2009

    UMP: les régions qui pourraient basculer en 2010

    Entre quatre et sept ?

    Voici les pronostics, tels que les présente Le Figaro
    :


    Xavier Bertrand a dénombré quatre régions, peut-être cinq, qui pourraient basculer à droite en 2010. Expert électoral de l'UMP, Alain Marleix (ci-contre à droite) pousse le pronostic jusqu'à six, voire sept.

    Champagne-Ardenne

    Avec 31 % aux européennes, l'UMP y a réalisé son meilleur score dans une région de gauche, devançant de 3 points le cumul des voix du PS (15,9 %) et d'Europe Écologie (11,8 %). En 2004, la région, qui avait toujours été à droite, n'a été emportée par le PS que de justesse et à la faveur d'une triangulaire avec le FN. Député UMP des Ardennes, Jean-Luc Warsmann dispose des meilleures chances de victoire face au sortant Jean-Paul Bachy.

    Paca

    Avec 30,4 % aux européennes, la majorité devance largement la somme des voix du PS et des Verts (19,8 %). Pour fédérer les suffrages de l'UMP, qui souffre de la rivalité des deux grosses fédérations des Bouches-du-Rhône et des Alpes-Maritimes, la candidature du maire de Toulon et ministre Hubert Falco (notre photo) était idéale face au socialiste Michel Vauzelle, en place depuis 1998. L'UMP devra compter avec Jean-Marie Le Pen, qui mène sa dernière campagne. En 2004, le FN avait réuni 20 %. Aux européennes, son score est tombé à 10,7 %, de quoi imposer une nouvelle triangulaire en 2010.

    Basse-Normandie

    Un président en place depuis 18 ans et une triangulaire avec le FN : en 2004, la Basse-Normandie passait pour la première fois à gauche. Depuis, le socialiste Philippe Duron a repris son siège de député du Calvados à Brigitte Le Brethon, en 2007, et lui a arraché la ville de Caen l'an passé. Pour affronter son successeur à la région, Laurent Beauvais, l'UMP avait désigné le sénateur de l'Orne Alain Lambert. Mais celui-ci a déclaré forfait en dénonçant la candidature, bien vue à l'Élysée, du maire centriste de Deauville Philippe Augier. De quoi relancer les divisions à droite, alors que l'UMP avait devancé les socialistes aux européennes (27,1 % contre 15,5).

    Pays de la Loire

    François Fillon avait perdu la région en 2004. Roselyne Bachelot (notre photo) devait relever le gant en 2010. Avec 27,7 % aux européennes et un PS devancé par les Verts, le pari semblait possible. Trop, au goût de la ministre de la Santé, peu encline à quitter le gouvernement en cas de victoire. Christophe Béchu, président UMP du conseil général de Maine-et-Loire, a été sollicité par Nicolas Sarkozy pour la remplacer. Sa candidature aurait l'aval du très influent Philippe de Villiers.

    Centre

    Aux européennes, l'UMP y a réuni 29,4 %, PS et Europe Écologie 29,9 % à eux deux. La partie sera donc difficile pour Hervé Novelli. D'autant qu'en 2008, la gauche a gagné Blois et le conseil général d'Indre-et-Loire. Le secrétaire d'État en charge du Commerce espère cependant que l'effondrement du FN (5,8 % aux européennes) lui épargnera la triangulaire qui avait facilité la reconduction de la gauche en 2004.

    Ile-de-France

    Quels que soient les résultats nationaux, une victoire en Ile-de-France aurait des vertus salutaires pour la majorité. Les européennes ont conforté la tête de liste UMP Valérie Pécresse (notre photo). Non seulement la majorité y réalise son quatrième meilleur score, avec 29,6 %, mais les Verts devancent très largement le PS (20,9 % contre 13,6). Un vrai handicap, pour le socialiste Jean-Paul Huchon, qui brigue un troisième mandat. La droite pourrait cependant connaître une difficulté équivalente : le centriste André Santini, évincé du gouvernement en juin, a annoncé vouloir conduire sa propre liste.

    Franche-Comté

    Il l'assure, Alain Joyandet ira au combat. Mais le secrétaire d'État à la Coopération ne cache pas que la règle de non-cumul ministère-présidence de région l'agace. Pas parce qu'il souhaite rester membre du gouvernement, assure-t-il, mais parce que, « pour une petite région comme la Franche-Comté, ça compte, d'avoir un ministre à sa tête ». En 2004, les Francs-Comtois avaient élu l'ancien président PS de l'Assemblée Raymond Forni, mettant fin à vingt-deux ans de règne de la droite. Marie-Guite Dufay, qui lui a succédé à sa mort en 2008, n'a pas sa notoriété. Aux européennes, l'UMP a recueilli 28,9 %, loin devant le PS (17,4) et les Verts (14,5).

    Ajoutées aux deux actuelles (Alsace et Corse) et sans compter les 4 de l'Outre-Mer,
    on pourrait approcher l'équilibre entre la droite et la gauche, avec 6 à 9 sur 22 Mais depuis que Xavier Bertrand (à droite) a officialisé la règle du non-cumul, rien n'est réellement figé.

    vendredi 14 août 2009

    Les défaitistes doutent de la croissance du PIB au 2e trimestre

    La France serait-elle condamnée à ne plus jamais sortir de la récession ?
    La consommation des ménages, en hausse de 0,2 % au premier trimestre, a encore progressé de 0,3 % en avril-juin tandis que les exportations se sont redressées de 1,0 % après leur chute de 7,1 % les trois mois précédents. La consommation des ménages n'a pas faibli et pourtant la gauche avait fait misé sur sa dégradation.
    De plus, puisqu'il est entendu que rien ne peut doit aller bien, dès la première semaine de juillet, la presse militante avait déjà prédit une saison estivale déplorable: les Français n'ont plus les moyens, annonçait-elle. En Aquitaine, l'avant-saison devait être « maussade » (avril 2009). Le 31 juillet 2009, on lisait pourtant: « Saison 2009 : la clientèle française compense un peu le manque d'étrangers » (lien
    ). Et encore: « Ce sont bien les Français qui permettraient de maintenir l’activité. » Les Français ne sont donc pas aussi déprimés qu'on se plaît à le dire, ni aussi inquiets de l'avenir que les étrangers.
    Mais, le 14 août, Le Figaro se refusait toujours de positiver: «
    Entre la crise et la grippe A, le tourisme déprime". Les chiffres ne parlent pas à tous. Mais peut-être que certains ne font pas vendre autant que les autres...

    Pas de souci: les hôteliers savent compenser: « Si les taux d'occupation restent nettement orientés à la baisse (- 7% ?), les prix moyens toutes catégories confondues sont demeurés stables, situation qui tranche avec les tendances observées depuis le début de l'année. D'ailleurs, "Activité hôtelière au mois de juillet 2009 : la saison estivale moins fortement impactée par la crise » annonçait Veille Info Tourisme, le 6 août 2009. Et TourMag.com confirme: «Eté: bilan excellent pour l'hôtellerie française ».
    Alors, qui faut-il croire ? Les prévisionnistes ne se sentent-ils pas un peu ridicules ?

    Maintenant que le produit intérieur brut de la France progresse de 0,3 % au deuxième trimestre, cette croissance est qualifiée d' « inattendue » par ceux qui n'ont de cesse que de dénigrer la politique gouvernementale. Or, la statistique forcément - « provisoire » au milieu de l'année ! - publiée pourtant par l'INSEE souligne la fin de récession sur les 12 derniers mois.
    Cette performance, due à la consommation soutenue des ménages et à des exportations en progrès, permet d'espérer que la contraction du PIB sur l'ensemble de l'année sera de l'ordre de 2 % ou un peu plus. Un commentaire d'agence de presse n'est en revanche pas inattendu: R****** observe que 2%, c'est « en tout cas moins que les -3 % que le gouvernement envisageait auparavant »... L'expérience de la surprise sur un PIB en progression de 0,3% n'enseigne ni la modestie ni l'objectivité à ces journalistes mal inspirés par leur engagement politique.

    L'
    Allemagne ait également annoncé une croissance de 0,3 % alors que les économistes prévoyaient, comme en France, un repli de 0,3 %. Les Cassandre ne peuvent s'en prévaloir comme d'une excuse et le gouvernement n'a pas démérité pour autant. Les socialistes français, comme les espagnols ou les britanniques, doivent en revanche tirer les conséquences de leurs archaïsmes idéologiques. Dans l'ensemble de la zone euro, le PIB continue d'ailleurs à se replier de 0,1 % après sa violente contraction de 2,5 % sur les trois premiers mois de l'année.

    Martine Aubry a admis que « c'est un chiffre évidemment très positif qui nous surprend et qui nous réjouit ». A la vérité, les propos ont été tenus par la ministre de l'Économie, Christine Lagarde, qui a dévoilé la bonne nouvelle sur RTL.
    Sur un an, le PIB n'est plus négatif que de -2,6 %, après -3,4 % au premier trimestre. « On a un moteur consommations qui tient, un secteur exportations fort contributeur [...] et puis des investissements des entreprises publiques qui soutiennent », a-t-elle ajouté. Pendant ce temps, les socialistes sont à la plage.

    La sinistrose pèse sur l'investissement
    Les campagnes de dénigrement et la frilosité des acteurs financiers retardent la reprise.

  • Ainsi, l'investissement a continué de baisser (-1,0 % après -2,6 %), avec un recul de 0,9 % pour les entreprises non financières et une baisse de 1,8 % pour l'investissement des ménages, essentiellement en immobilier.
  • En revanche, l'investissement public a progressé de 0,1 %, après une baisse de 0,9 % au premier trimestre, en raison des dépenses financées par le plan de relance qui, selon Christine Lagarde, « commence à porter ses fruits ».

    Que peut-on raisonnablement prévoir?

    Le PIB avait baissé de 1,3 % au premier trimestre — chiffre révisé par rapport à une précédente estimation d'experts (?) de -1,2 % — et de 1,4 % sur les trois derniers mois de 2008.
    Selon l'Insee, l'acquis de croissance s'établissait à -2,4 % à la fin juin, ce qui correspondrait à la variation du PIB en fin d'année en cas de croissance zéro aux troisième et quatrième trimestres.
    « Si on reste dans cette situation, on peut tendre vers un résultat de -2,2 % ou -2,3 % à la fin de l'année, ce qui ferait un chiffre beaucoup moins négatif que les -3 % évoqués jusqu'ici », observe Philippe Waechter, directeur de la recherche chez Natixis Asset Management.
    « Il est un peu précoce [prématuré?] de parler de retour à la croissance mais il ne faut pas bouder notre plaisir. Que ce soit en France ou en Allemagne, la chute est enrayée, le point bas a été touché en février ou mars et là, on est sur des niveaux de stabilisation. C'est une bonne nouvelle et cela peut éviter une dégradation trop importante du marché du travail », ajoute-t-il.

    Au total, alors que la contribution des stocks est restée négative (-0,6 point après -0,7 point), le commerce extérieur a contribué à hauteur de 0,9 point au PIB du deuxième trimestre.
  • Restauration: Eric Ciotti réclame un moratoire sur la baisse de la TVA

    Le député UMP se fait l'écho des FrançaisSuite à un accord de l'U.E. obtenu de haute lutte et sur plusieurs années par le gouvernement Fillon, la TVA est passée au 1er juillet de 19,6% à 5,5% dans la restauration. En contrepartie, les restaurateurs s'étaient notamment engagés à baisser les prix de certains produits et créer des emplois.
    Or, de l'avis de tous, la "majorité des établissements" de restauration n'a pas respecté les engagements de la profession, notamment en matière de baisse des prix.

    A l'écoute de la population, le député UMP des Alpes-Maritimes Eric Ciotti réclame donc un "moratoire" sur la baisse de la TVA à 5,5% dans la restauration.
    "Force est aujourd'hui de constater que si certains restaurateurs exemplaires ont respecté leur engagement ce n'est pas le cas de la majorité des établissements", observe Eric Ciotti. "Il apparaît en effet que seule une minorité propose de véritables menus à un taux de TVA réduit à 5,5%. L'INSEE a indiqué que les prix dans les restaurants et les cafés n'ont baissé respectivement que de 1,3% et 0,7% en juillet par rapport à juin", souligne-t-il.
    "Alors que l'immense majorité de nos concitoyens est confrontée à des difficultés économiques importantes en raison de la crise mondiale dans laquelle nous nous trouvons, il est choquant que l'effort qui est demandé à chacun ne soit pas observé par certains professionnels qui bénéficient pourtant d'une mesure financière favorable", estime le député.

    Le président du Conseil Général des Alpes-Maritimes annonce avoir écrit au Premier ministre François Fillon pour lui demander de suspendre l'application de la mesure gouvernementale en faveur des restaurateurs. Il demande que la baisse de la TVA soit assortie "d'un engagement contractuel individualisé pris par chaque établissement et non par des organisations professionnelles".

    Hervé Novelli apprécie peu pour sa part que la portée de cet acquis gouvernemental soit affaiblie par les restaurateurs, ses principaux bénéficiaires, et qu'un élu de la majoritaire se fasse le héraut de la dénonciation du manque de civisme des restauratueurs et de la portée relative de la mesure.

    Le secrétaire d'État au Commerce, à l'Artisanat, aux PME, au Tourisme, aux Services et à la Consommation fait néanmoins observer que la baisse de TVA doit également permettre de créer des emplois, d'améliorer le pouvoir d'achat des employés et de moderniser les infrastructures dans la restauration. Or, l'évaluation des progrès dans ces domaines sont encore peu perceptibles. En revanche, les estivants ne constatent guère de baisses sur les prix. PaSiDupes a constaté que tel restaurant qui affichait une baisse sur un menu l'appliquait sur celui des trois qui était le moins attractif et semblait destiné à la clientèle anorexique.

    On dit aussi que certains restaurants ont commencé à facturer 1 euro la carafe d'eau. Il nous a été également rapporté qu'à Borme-les-Mimosas, ville fleurie du Var à proximité de Toulon et du Fort de Brégançon, il était demandé 7 euros pour une glace en cornet à emporter.

    Si on fait abstraction des critiques du villepiniste Hervé Mariton qui, sur Europe-1, a critiqué jeudi 13 la baisse de la TVA dans la restauration, pour des raisons plus politiques et en rapport avec les niches fiscales, il faut néanmoins rappeler que la baisse de la TVA coûte 2,35 milliards d'euros aux finances publiques, un pactole pour la restauration, mais sans retombée visible pour le consommateur.

    Les engagements non respectés

    Le PS a peu d'inscrits à son grand raoût d'été de La Rochelle, mais ce n'est pas une raison pour croire que les socialistes ne vont pas faire un festin des patrons de restaurant indélicats une fois qu'ils auront régalé leurs pique-assiettes.

  • Les syndicats professionnels défaillants ou complices?
    Ils se sont en effet engagés à faire baisser les prix de 11,8 % sur une sélection de produits parmi les plus consommés (une entrée, un plat, un dessert, un plat du jour, un menu, une eau minérale, un café...) qui représentent un tiers de leur activité. Sur un menu à 20 euros, le client fera alors une économie de 2,40 euros. Un café en salle dont le prix était de 1,60 euro passera à 1,40 euro. Mais au nom de la lutte contre l'alcoolisme, cette baisse ne peut s'appliquer aux boissons alcoolisées. Les patrons des cafés, brasseries et restaurants restent toutefois libres de baisser ou non leur prix et de choisir les produits sur lesquels ils appliquent leur baisse.
  • Les voeux pieux
    "J'espère que les restaurateurs vont jouer le jeu. Il nous faut délivrer un message fort pour améliorer notre image et retrouver la confiance de nos clients. La baisse doit donc être immédiate, significative et lisible", prévient Christine Pujol, présidente de l'Union des métiers de l'industrie hôtelière (UMIH), principal syndicat de la restauration en France. "Cet engagement se fait sur la base du volontariat sans contrôle ni sanction", regrette Thierry Saniez, délégué général de l'association nationale de consommateurs et usagers (CLCV). "Le consommateur doit rester vigilant [!], nous le sommes aussi et continuons à effectuer des relevés de prix dans différents départements. La profession devra, quoi qu'il en soit, rendre des comptes aux pouvoirs publics".

    => Puisque les restaurateurs s'entendent pour détourner la baisse de la fiscalité à leur seul profit, la profession, qui a milité et prétendu défendre le pouvoir d'achat, se doit maintenant de mettre de l'ordre dans sa cuisine interne.