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mercredi 5 décembre 2012

Autoroutes: et encore un augmentation "juste" !

Les tarifs des péages autoroutiers vont augmenter de 1,18% à 2,29% en 2013


Cela porte à 11% la hausse en cinq ans
Dans le détail, les Autoroutes du Sud de la France (ASF) appliqueront une hausse de 2,24% pour les voitures, Escota (réseau d'autoroutes Estérel, Côte d'Azur, Provence et Alpes) de 1,74%, APRR (Autoroutes Paris-Rhin-Rhône) de 1,94%, Area (société des autoroutes Rhône-Alpes) de 1,94%, Sanef (Nord et Est) de 1,71%, SAPN (Paris-Normandie) de 2,29%, SAPN A14 de 1,18% et Cofiroute (centre-ouest) de 1,92%.
Et tous paieront, riches et pauvres
Les hausses sont calculées en fonction de l'inflation et des contrats de plan passés avec l'Etat, qui fixent pour plusieurs années le montant des investissements prévus sur le réseau.

Selon les réseaux et les régions,
les automobilistes ne subiront pas la hausse équitablement.

L'AFP ne dit pas tout...

Après une hausse moyenne de 2,6% en 2012, Pierre Moscovici a validé cette nouvelle hausse du prix des péages. Selon un calcul du tableau des propositions de hausses transmis par la Direction des infrastructures de transports (DIT) au Comité des usagers, cette augmentation n'est pas pondérée en fonction du rendement des huit réseaux.


Le secteur privé qui gère et entretient 8.000 kilomètres d'autoroute a-t-il  vraiment besoin d'encore augmenter les tarifs ? 

En effet, les réseaux n'ont jamais été autant utilisés. De plus, outre que l'Etat ne parvient pas à réduire durablement le prix des carburants à la pompe, la crise frappe déjà lourdement les automobilistes au portefeuille. Six ans après la privatisation des autoroutes pour 15 milliards d'euros - un prix bradé selon l'UFC-Que Choisir qui l'estimait à l'époque à 22 milliards - "la hausse des tarifs garde le même rythme, comme pour la rentabilité des sociétés d'autoroutes", assure à pour 20 Minutes Arnaud de Blauwe, rédacteur-en-chef-adjoint du mensuel Que Choisir de l'UFC.

Thierry Saniez, délégué général de l'association de consommateurs CLCV, explique à 20 Minutes que c'est une mauvaise nouvelle à deux titres
- d'abord, ces hausses sont plus élevées que l'inflation et il va y avoir un problème d'accès aux autoroutes. 
- ensuite, il y a un problème de transparence

Les usagers trouvent 
normal d'avoir un paiement (entretien, personnel, sécurité, ou même des provisions pour l'avenir) mais ils doivent être mieux informés ". 
De plus une enquête-satisfaction d'UFC-Que Choisir de juin 2012, les usagers se disaient néanmoins moyennement satisfaits du réseau à péage. Un véritable avertissement pour les sociétés concernées, dont le gouvernement n'a fait aucun cas.
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vendredi 14 août 2009

Restauration: Eric Ciotti réclame un moratoire sur la baisse de la TVA

Le député UMP se fait l'écho des FrançaisSuite à un accord de l'U.E. obtenu de haute lutte et sur plusieurs années par le gouvernement Fillon, la TVA est passée au 1er juillet de 19,6% à 5,5% dans la restauration. En contrepartie, les restaurateurs s'étaient notamment engagés à baisser les prix de certains produits et créer des emplois.
Or, de l'avis de tous, la "majorité des établissements" de restauration n'a pas respecté les engagements de la profession, notamment en matière de baisse des prix.

A l'écoute de la population, le député UMP des Alpes-Maritimes Eric Ciotti réclame donc un "moratoire" sur la baisse de la TVA à 5,5% dans la restauration.
"Force est aujourd'hui de constater que si certains restaurateurs exemplaires ont respecté leur engagement ce n'est pas le cas de la majorité des établissements", observe Eric Ciotti. "Il apparaît en effet que seule une minorité propose de véritables menus à un taux de TVA réduit à 5,5%. L'INSEE a indiqué que les prix dans les restaurants et les cafés n'ont baissé respectivement que de 1,3% et 0,7% en juillet par rapport à juin", souligne-t-il.
"Alors que l'immense majorité de nos concitoyens est confrontée à des difficultés économiques importantes en raison de la crise mondiale dans laquelle nous nous trouvons, il est choquant que l'effort qui est demandé à chacun ne soit pas observé par certains professionnels qui bénéficient pourtant d'une mesure financière favorable", estime le député.

Le président du Conseil Général des Alpes-Maritimes annonce avoir écrit au Premier ministre François Fillon pour lui demander de suspendre l'application de la mesure gouvernementale en faveur des restaurateurs. Il demande que la baisse de la TVA soit assortie "d'un engagement contractuel individualisé pris par chaque établissement et non par des organisations professionnelles".

Hervé Novelli apprécie peu pour sa part que la portée de cet acquis gouvernemental soit affaiblie par les restaurateurs, ses principaux bénéficiaires, et qu'un élu de la majoritaire se fasse le héraut de la dénonciation du manque de civisme des restauratueurs et de la portée relative de la mesure.

Le secrétaire d'État au Commerce, à l'Artisanat, aux PME, au Tourisme, aux Services et à la Consommation fait néanmoins observer que la baisse de TVA doit également permettre de créer des emplois, d'améliorer le pouvoir d'achat des employés et de moderniser les infrastructures dans la restauration. Or, l'évaluation des progrès dans ces domaines sont encore peu perceptibles. En revanche, les estivants ne constatent guère de baisses sur les prix. PaSiDupes a constaté que tel restaurant qui affichait une baisse sur un menu l'appliquait sur celui des trois qui était le moins attractif et semblait destiné à la clientèle anorexique.

On dit aussi que certains restaurants ont commencé à facturer 1 euro la carafe d'eau. Il nous a été également rapporté qu'à Borme-les-Mimosas, ville fleurie du Var à proximité de Toulon et du Fort de Brégançon, il était demandé 7 euros pour une glace en cornet à emporter.

Si on fait abstraction des critiques du villepiniste Hervé Mariton qui, sur Europe-1, a critiqué jeudi 13 la baisse de la TVA dans la restauration, pour des raisons plus politiques et en rapport avec les niches fiscales, il faut néanmoins rappeler que la baisse de la TVA coûte 2,35 milliards d'euros aux finances publiques, un pactole pour la restauration, mais sans retombée visible pour le consommateur.

Les engagements non respectés

Le PS a peu d'inscrits à son grand raoût d'été de La Rochelle, mais ce n'est pas une raison pour croire que les socialistes ne vont pas faire un festin des patrons de restaurant indélicats une fois qu'ils auront régalé leurs pique-assiettes.

  • Les syndicats professionnels défaillants ou complices?
    Ils se sont en effet engagés à faire baisser les prix de 11,8 % sur une sélection de produits parmi les plus consommés (une entrée, un plat, un dessert, un plat du jour, un menu, une eau minérale, un café...) qui représentent un tiers de leur activité. Sur un menu à 20 euros, le client fera alors une économie de 2,40 euros. Un café en salle dont le prix était de 1,60 euro passera à 1,40 euro. Mais au nom de la lutte contre l'alcoolisme, cette baisse ne peut s'appliquer aux boissons alcoolisées. Les patrons des cafés, brasseries et restaurants restent toutefois libres de baisser ou non leur prix et de choisir les produits sur lesquels ils appliquent leur baisse.
  • Les voeux pieux
    "J'espère que les restaurateurs vont jouer le jeu. Il nous faut délivrer un message fort pour améliorer notre image et retrouver la confiance de nos clients. La baisse doit donc être immédiate, significative et lisible", prévient Christine Pujol, présidente de l'Union des métiers de l'industrie hôtelière (UMIH), principal syndicat de la restauration en France. "Cet engagement se fait sur la base du volontariat sans contrôle ni sanction", regrette Thierry Saniez, délégué général de l'association nationale de consommateurs et usagers (CLCV). "Le consommateur doit rester vigilant [!], nous le sommes aussi et continuons à effectuer des relevés de prix dans différents départements. La profession devra, quoi qu'il en soit, rendre des comptes aux pouvoirs publics".

    => Puisque les restaurateurs s'entendent pour détourner la baisse de la fiscalité à leur seul profit, la profession, qui a milité et prétendu défendre le pouvoir d'achat, se doit maintenant de mettre de l'ordre dans sa cuisine interne.
  • vendredi 13 février 2009

    Total, poule aux œufs d’or des syndicats et associations

    La gauche lorgne le pactole capitaliste

    La bonne gestion de Total excite la concupiscence des collectivistes

    Embauches supplémentaires, taxe exceptionnelle, aide aux énergies renouvelables ou soutien au pouvoir d'achat: associations, syndicats et dirigeants politiques ont chacun une suggestion sur l'emploi des profits record de Total.
    Le pétrolier français Total a en effet dégagé en 2008 le plus gros profit jamais réalisé par un groupe français, à 13,9 milliards d'euros, grâce aux prix élevés du pétrole brut, et malgré un recul de son activité au 4e trimestre, a annoncé le groupe jeudi. Mais c’était avant la crise économique internationale qui, de l’avis de tous, connaîtra un pic en France en 2009. Sachant que, dans l’industrie automobile française, Renault résiste moins mal que Peugeot pour avoir anticipé en économisant, la gauche républicaine réussira-t-elle à empêcher Total de prendre les devants et à la mettre sur le flanc ? C’est à craindre aussi sûrement que les effets directs de la crise.

    Interrogé sur France Info, Martin Hirsch a envisagé qu’entre autres possibilités Total pourrait être incité à utiliser son bénéfice 2008 pour créer des emplois supplémentaires en 2009, au plus fort de la crise. Quoi de plus naturel de la part du Haut commissaire aux Solidarités actives.
    Avec la crise, "on doit tous adapter nos comportements et nos moyens. Il ne peut pas y avoir que l'Etat, que les syndicats, que les gens en difficulté" qui fassent des efforts, a-t-il déclaré.

    Le directeur général de Total, Christophe de Margerie, a souligné que son groupe avait procédé à 9.000 recrutements dans le monde en 2008, sur un effectif de 96.400 employés.

    De son côté, le président du Conseil Régional de Guadeloupe, Victorin Lurel (PS), qui au départ admettait sur France Info que les manifestants étaient quelque peu exigeants, a demandé au groupe pétrolier de "reverser aux Antillais une partie de cette ‘pwofitasyon’" (exploitation outrancière).
    "A défaut d'un versement spontané par le groupe Total, V. Lurel, favorable à l’interventionnisme étatique, demande à l'Etat d'aller au bout de ses intentions en attaquant Total en justice".
    Le député PS rappelle que Total est majoritaire dans la SARA, Société antillaise de raffinerie des Antilles, « au coeur du scandale du prix du carburant aux Antilles ». Il rend la société pétrolière française responsable de tous les maux de l’île et pointe « un monopole de fait dans l'approvisionnement du carburant » en Guadeloupe, Martinique et Guyane, alors qu’en fait, l’ignorerait-il, les pétroliers s'entendent entre eux, préfèrent payer une amende plutôt que de déposer leurs comptes annuels au greffe du tribunal et importent le pétrole , déjà raffiné et sans taxes grâce à de faux bordereaux, directement de "Sainte-Lucie" (Etat des Caraïbes, membre du Commonwealth) qui stocke en grande quantité, permettant de jouer sur les prix .

    Haro sur Total

    La taxe carbone, ce serait bien, mais la peau de Total, ce serait mieux…
    Pour sa part, tout bêtement, Désirdavenir Royal attend de Total "de la redistribution vers les consommateurs et on pourrait très bien imaginer une prime à la cuve payée par Total pour que les Français payent moins cher leur fioul". Ainsi, la Gelée Royal envisage-t-elle sereinement de tuer la poule aux œufs d’or et de placer Total en situation de faiblesse face à Sainte-Lucie.

    En s’y mettant à tous, ainsi 2009 pourrait bien être moins favorable à Total, ses actionnaires et ses salariés, que 2008.
    > Mentionnons les victimes d’AZF qui à la nouvelle que Total gagne encore de l'argent reconsidèrent dès présent les montants de leurs indemnités.
    > Les bénéfices de Total ne doivent pas masquer les problèmes à venir. Ils interviennent au lendemain de l'annonce de 216 suppressions d'emplois à Hutchinson, filiale de Total spécialisée dans l'isolation et l'étanchéité.
    "Une partie des salariés de Hutchinson, qui travaillent pour la filière automobile, sont aussi touchés par du chômage partiel et perdent du salaire. Total pourrait compenser à 100%", a souligné Charles Foulard, délégué CGT du groupe.
    > Les associations de consommateurs demandent plutôt un coup de pouce pour le pouvoir d'achat. Pour la CLCV, Total devrait participer "à un fonds pour aider les ménages confrontés à la hausse des prix de l'énergie".
    > Quant à la gauchisante UFC Que Choisir, elle a réclamé "une taxe exceptionnelle" pour aider "le pouvoir d'achat des ménages les plus modestes" et relancer "le chèque transport".
    > Le réseau "Sortir du nucléaire" a estimé "juste et nécessaire" d'appliquer une "taxe exceptionnelle" sur les profits de Total en faveur des énergies renouvelables. Ce réseau est surtout motivé par l’affaiblissement de Total qui s’oriente actuellement vers le nucléaire et apprend le métier avant de s’associer.

    On constate ainsi que les intérêts de l’Outre Mer ne sont pas véritablement au centre des préoccupations avouables des interlocuteurs des media.

    Lire aussi
    l’article précédent de PaSiDupes.