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jeudi 14 novembre 2019

La restauration de ND de Paris peut-elle porter la marque de Macron?

"Qu'il ferme sa gueule" : le représentant de Macron s'en prend à l'architecte en chef de Notre-Dame


Jean-Louis Georgelin fait la guerre à l'architecte en chef de Notre-Dame, une concertation à la Macron...

"Soit 'je restaure à l'identique, ça sera moi', soit on fait une flèche contemporaine et ça sera un autre", avait prévenu l'architecte.
Alors que Macron souhaite laisser sa marque sur la cathédrale Notre-Dame, à l'occasion de la restauration du bâtiment ravagé par un incendie, dont l'enquête n'a toujours pas déterminé la cause, l'architecte en chef du monument veut que la flèche de la cathédrale de Paris soit reconstruite à l'identique. De quoi s'attirer les foudres du général Jean-Louis Georgelin, missionné par le président pour piloter le chantier.
Le militaire l'a prié de "fermer sa gueule" pour permettre, selon lui, d'avancer "sereinement', dans l'optique présidentielle.

J’appelle le Général #Georgelin à redescendre d’un étage pour commencer et l’invite à démissionner. 
Une telle méprise de l’avis des uns et des autres est caractéristique du nouveau monde Macron.

L'architecte en chef de Notre-Dame, Philippe Villeneuve, s'était prononcé dès le mois de juin pour une restauration à l'identique de la flèche de Viollet-le-Duc, détruite lors de l'incendie qui a ravagé la cathédrale le 15 avril. Le président de la République avait pour sa part exprimé sa volonté d'inscrire un "geste contemporain" sur l'édifice emblématique. Avec le goût dont Macron a fait preuve pour la réfection de la salle des fêtes de l'Elysée, toutes les inquiétudes sont permises.

Mercredi, devant la commission des affaires culturelles de l'Assemblée nationale, le général Georgelin n'a pas caché son irritation face aux convictions de Philippe Villeneuve. "Quant à l'architecte en chef, je lui ai déjà expliqué plusieurs fois, et je le referai, qu'il ferme sa gueule et que nous avancions en sagesse pour que nous puissions sereinement faire le meilleur choix pour Notre-Dame, pour Paris, pour le monde", a lancé le très peu serein général Georgelin en réponse à la question d'un député. L'intéressé, maître d'œuvre du chantier, n'était pas présent dans la salle. Cependant, il s'était de nouveau, le matin même dans les colonnes du Figaro, prononcé pour une reconstruction à l'identique de la flèche.

Nommé par Emmanuel Macron "préfigurateur de l'établissement public chargé de la conservation et la restauration de la cathédrale Notre-Dame de Paris", Jean-Louis Georgelin a par ailleurs confirmé l'objectif de cinq ans de travaux fixé par le chef de l'État. "Les 5 ans, on les obtiendra par la rigueur du chantier, le choix des bonnes expertises", a-t-il souligné. Marche ou  crève ! 
C'est "début 2021" que sera discutée l'orientation du chantier, notamment pour la flèche détruite. D'ici là, il souhaite "apaiser le tohu-bohu" dans la communication autour des travaux.

Le général Georgelin était devant les députés pour les informer de l'avancée des opérations. "La cathédrale est toujours en état de péril", a-t-il prévenu. "La phase de sécurisation de l'édifice n'est pas terminée. Elle ne sera terminée que quand l'ancien échafaudage de la flèche aura pu être démonté". Avec l'arrivée de l'hiver, "nous ne sommes pas à l'abri d'un fort coup de vent qui pourrait déstabiliser cet échafaudage", a aussi souligné le général Georgelin.

Par ailleurs, "la cathédrale ne semble plus être émettrice de plomb vers l'extérieur du chantier", a-t-il assuré.

"Je suis dans la restauration de ce qui existe", avait expliqué l'architecte Philippe Villeneuve à la mi-octobre sur RTL. "Le futur, c'est soit 'je restaure à l'identique, ça sera moi', soit on fait une flèche contemporaine et ça sera un autre", avait ajouté l'architecte, au chevet de la cathédrale depuis 2013.

mardi 4 décembre 2018

Pendant l'insurrection, Brigitte Macron change moquettes et rideaux de l'Elysée

La momie de l'Elysée n'y voit aucune provocation...

La légèreté de l'anorexique fait gronder les manants


Nemo, le chien du président, a ruiné les moquettes de l'Elysée

Denormandie glousse parmi les courtisans 

Frivole Marie-Antoinette, Brigitte Macron change les moquettes et les rideaux de l'Elysée. Et même un peu plus, après avoir  déjà changé la vaisselle.

La retraitée a du temps libre et tue l'ennui en dépensant l'argent public

Croyez-vous qu'elle se consacre à ses bonnes oeuvres, quand elle n'est pas en voyage, sautant d'avion en avion et de continent en continent, sans produire de CO2 et alourdir la facture écologique ? 
La sexagénaire veut donner un coup de jeune à l’Elysée ! Les travaux ont débuté le 22 novembre, entre deux mobilisations de Gilets jaunes qui sont venus à Paris hurler leur colère sous le poids des taxes qui les accablent. Mais le palais est bien isolé et le couple a décidé de profiter de sa position dominante. 

La dépense engagée s'élève à 500.000 euros - en attendant de combler la dette publique - et fait grincer des dents dans le contexte de révolte populaire sous ses fenêtres, puisqu'il est demandé toujours plus d'efforts aux Smicards.


Les horloges de l'Elysée ne doivent pas tourner rond, car
la locataire par alliance du président par défaut ne maîtrise pas son agenda : le grand âge la pousse à agir sans délai, avant qu'il ne soit trop tard, mais le moment de la rénovation du château est aussi mal choisi que les hausses de taxes sur le petit peuple : tabac, CSG, permis de conduire, gaz, électricité ou carburants. La pression fiscale a augmenté de 22% pour les plus pauvres, depuis janvier 2018;

Des travaux commencés à l’Elysée le 22 novembre dernier doivent durer jusqu’au 15 janvier prochain. 

Un pompier devant des voitures en feu, lors des manifestations des « gilets jaunes », samedi 1er décembre à Paris.

Rien ne doit entraver le prince, ni la décence et la compassion requises quand des  sacrifices sont imposés aux plus défavorisés et que la grogne sociale prend de l’ampleur en France, dans les rues en feu. La rénovation des lieux a été annoncée de longue date et c'est comme les mesures annoncées pendant la campagne présidentielle.

Dès septembre, l’exécutif a fait savoir que le couple Macron ne se souffre plus sous les ors de la République : ils ne sont plus aux normes environnementales, pensez-vous ? Eh bien, non! La frivole Brigitte veut rafraîchir cette résidence présidentielle.  
Le Figaro explique que la moquette, les rideaux, les tentures et l’assise des sièges vont être changés. Un chantier qui mobilise 120 personnes. Coût estimé : 500.000 euros. Et c’est là que le bât blesse. Le coût n’a jamais été caché par l’Elysée, qui avait assuré que les travaux seraient financés en partie par la vente des produits dérivés, raillés lors de leur présentation il y a quelques mois. La salle des fêtes de l'Elysée, le jardin d'hiver, le salon Napoléon III - plus de 1000 mètres carrés au sein du palais - seront fermés pour restauration.

Mais sur les réseaux sociaux, de nombreuses voix s’élèvent face à ce que certains qualifient de "travaux de décoration" et leur coût,
alors que la baisse du pouvoir d’achat est l’un des problèmes pointés par les "gilets jaunes".


Brigitte impose le 'style Trogneux'



Vu son look de "cagole péroxydée" épinglé par la presse britannique, il y a tout à craindre.
A-t-elle pensé au successeur et aux frais qu'il va devoir à nouveau engager pour réparer les dégâts ?


Pas de quoi perturber Brigitte Macron, qui justifie ces travaux dans les colonnes du Monde daté du 30 novembre dernier. "On avait l’impression que l’Elysée était devenu une forteresse qui se protégeait de l’extérieur, avait-elle pressenti, à la veille de l'insurrection sociale qui a embrasé Paris, tandis que l'Elysée était protégé par l'essentiel des forces de l'ordre mobilisées.


On va alléger, épurer. Il faut que la lumière entre", justifie la locataire, pour encore trois ans et demi, si tout se passe bien. Le Monde estime que "les changements sont déjà visibles", citant des tapis, des chaises, des bureaux, des tapisseries ou des tableaux qui ont été déplacés, rendus aux différents organismes responsables de leur conservation, ou qui sont "tout simplement" arrivés, tout seuls, pour embellir l’Elysée.

Le Monde fait valoir que de nombreux éléments sont seulement prêtés au couple présidentiel, qui a affiché son goût pour l’art moderne de la première moitié du XXe siècle et l’art contemporain. "Le président veut que ce qui se passe à l’extérieur se voit à l’intérieur, que le bâtiment soit de son temps." Au moment où Paris brûle, cette exigence est de très mauvais augure.


Jupiter pense que, si on craint l’art, on ne fera pas bouger la société. C’est très pompidolien", explique au Monde Pierre-Olivier Costa, directeur du cabinet de Brigitte Macron. "Pompidolien" ou pas, ces travaux tombent au plus mauvais des moments…


Macron est-il un déménageur qui s'ignore.
Pour l'heure, il risque de se faire déménager.

lundi 17 septembre 2018

Macron pousse un jeune jardinier au chômage à se recycler dans... l'hôtellerie-restauration

Battu en 2022, Macron se réorientera-t-il à Pôle Emploi ?

De quel droit Macron pousse-t-il un jeune jardinier chômeur vers l'hôtellerie-restauration ?

Il suffit de "traverser la rue" pour trouver un emploi dans cette branche, assure le président de la République. L'hôtellerie-restauration est en effet l'un des secteurs qui offrent de nombreuses opportunités, mais il souffre d'une image d'exigence qui ne convient pas au premier venu rencontré dans les jardins de l'Elysée.

"Je traverse la rue, je vous trouve un travail," lance Macron, satisfait de lui, à un jeune chômeur qui l'interpelle au cours de la visite des jardins de l'Elysée, lors des Journées du patrimoine. Le jeune homme, qui manifeste un intérêt évident pour les métiers de l'horticulture, au point de consacrer son dimanche à la découverte des parterres fleuris du palais présidentiel, s'est fait échauder par le président par défaut et ré-orienter d'office, en un tour de bêche. La difficulté du jeune homme à trouver l'emploi d'horticulteur qui lui plairait n'a pas fait mouche sur le locataire des lieux qui considère que ses concitoyens, ces "gens qui ne sont rien", sont des pions interchangeables. Les animaux des abattoirs ont des sentiments, mais les chômeurs en ont-ils ? 

Jupiter a une solution toute trouvée pour tout...
D'après la dernière enquête sur les besoins de main-d'œuvre en 2018, réalisée par Pôle emploi, l'hébergement et la restauration prévoyaient cette année 286.642 recrutements, faisant de cette branche le deuxième pôle de recrutement national, comme le souligne l'Union des métiers et des industries de l'hôtellerie (Umih). Le secteur est d'ailleurs prêt à signer 100.000 embauches "tout de suite", dont la moitié en CDI, assure Roland Héguy, président de l'Umih.

La personne humaine peut-elle s'épanouir dans n'importe quelle métier ? La recherche d'emploi n'est peut-être pas aussi simple que l'expérience qu'en a l'ex-banquier.  "Je traverse la rue, je vous trouve un travail," lance Macron à un jeune chômeur inquiet de son avenir.

Les métiers les plus recherchés sont ceux où les candidats sont plusieurs sur la même offre de travail, notamment garçon de café ou serveur de restaurant (troisième métier le plus recherché, tous secteurs confondus), aide et apprentis de cuisine ou encore cuisiniers. Ces emplois sont particulièrement recherchés en Provence-Alpes-Côte d'Azur (45.383 projets de recrutements), Auvergne-Rhône-Alpes (41.510) et Ile-de-France (39.301). Problème: selon les employeurs, 50% de ces projets d'embauche s'accompagnent de "difficultés" (8 points de plus qu'en 2017). 

A l'inverse, parmi les difficultés à l'embauche,  l'Umih cite "la pénurie de candidat" et "l'inadéquation des profils avec les besoins du secteur". Ces difficultés se font nettement ressentir pour les postes de chefs cuisiniers, maîtres d'hôtel et cuisiniers.

Les problèmes de recrutement sont anciens dans l'hôtellerie-restauration et c'est particulièrement vrai cette année. Selon l'Umih, 50.000 emplois de saisonniers ne trouvaient pas preneurs cet été. "Depuis deux, trois ans, nous sommes confrontés à cette difficulté, mais cette année, la pénurie de saisonniers est historique", confiait récemment Hervé Becam, président confédéral de l'Umih. Cet été, un restaurant réputé dans l'Aude avait justement fait parler de lui en annonçant sa fermeture, faute de salariés.

Castaner défend la réaction de Macron face à un chômeur : "Vous préférez la langue de bois ?"

La question ou non de 'langue de bois' n'est pas le sujet. 



Des migrants pour travailler

Un cumulard vante les propos irresponsables de Macron sur le chômage.
Invité sur le plateau du 'Grand Jury' RTL-Le Figaro-LCI, le secrétaire d'Etat chargé des relations avec le parlement est revenu sur les propos du président face à un jeune homme sans emploi dimanche, mais Castaner a fait un hors sujet. Il a servi le poisson de la table 13 à la table 1 qui a commandé de la viande. 
Le délégué général de LaRem, Christophe Castaner, a défendu le langage de "vérité" du président conseilleur de ce jeune chômeur"Je préfère un président de la République qui dit la vérité", a-t-il commenté.

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L'hôtellerie-restauration sert souvent les plats tout chauds au gouvernement pour mettre en lumière le paradoxe du marché du travail français où le taux de chômage reste élevé (9,1%), mais où des entreprises peinent à recruter. L'argument lui a largement servi lors des débats sur la réforme de la formation et de l'apprentissage.
Mais malgré tous les efforts de communication sur ces opportunités d'emplois dans l'hôtellerie-restauration, les chômeurs ne se précipitent pas. Bas salaire, précarité (avec un usage accru de CDD), horaires décalés, importante charge de travail, mauvaises perspectives d'évolution… 

Castaner a toutefois modéré ses applaudissements, estimant que l'exemple illustrait la nécessité de la formation pour réorienter les personnes dans l'impasse.  "Le mépris, c'est de traiter les gens par l'allocation : moi, je suis pour l'émancipation", a-t-il ajouté. L'image du secteur n'attire pas. Peut-on exiger de certains d'entre eux, diplômés dans d'autres filières - comme le jeune horticulteur interpellé par Emmanuel Macron - de se projeter comme plongeur au fond d'un café du XIXe arrondissement de Paris… 

Cet été, les représentants de l'hôtellerie-restauration ont d'ailleurs fait pression sur le gouvernement pour qu'il facilite le recrutement de migrants  - somaliens ou érythréens ? - dans ces métiers. "Les restaurateurs et les hôteliers sont dans les 'starting-blocks'. On attend maintenant du gouvernement qu'il donne des papiers à ces personnes. La formation, le boulot, on est là pour les fournir", avait affirmé dans Le Parisien Didier Chenet, président du Groupement national des indépendants (GNI) hôtellerie-restauration. Il ne précisait néanmoins pas pour quel salaire et quelle durée...
Des propos relayés par Roland Héguy, le président de l'Umih, sur franceinfo: "la priorité, c'est qu'on est capable d'accueillir tout le monde à partir du moment où ils sont en situation de pouvoir travailler. Après, peu importe s'ils sont migrants ou réfugiés".

jeudi 10 mars 2016

Claude Bartolone provoque la polémique en décorant son frère à l'Assemblée

Conflits d'intérêts et mafia? La Justice va devoir élargir ses investigations aux réseaux Bartolone

Claude Bartolone "se croit chez lui", tonne Bernard Debré.

Ca pue à gauche, semble dire Taubira
"Je ne veux plus de cette décoration ! Si ça fout le bordel, je n'en veux pas. Moi, je n'ai rien demandé"! Restaurateur, le frère de Claude Bartolone semblait découvrir le 11 février dernier que la cuisine politicienne a parfois des relents aigres. Alors qu'il a été décoré il y a quatre mois de l'ordre national du mérite, Renato Bartolone doit enfin recevoir sa médaille jeudi 10 mars. Problème, Claude Bartolone, président de l'Assemblée nationale profitant de sa fonction, a organisé pour la remise une réception dans les salons de la présidence de l'Assemblée nationale au palais Bourbon, selon son agenda, et confirmant une information du Canard enchaîné.

"Il n'en fallait pas plus à une partie de l'opposition pour crier au scandale." 

L'AFP (et Orange) s'en prennent ainsi à l'opposition qui a conservé sa dignité
, à la différence des suppôts médiatiques de l'Etat-PS. "Je suis sans voix. Après on va aller pointer du doigt tous les responsables politiques", a déploré le député Les Républicains Bernard Debré. La décoration n'est pas en cause. C'est la réception qui est "dérangeante et désagréable", selon l'ancien ministre, qui a ajouté qu'"il n'a qu'à faire ça chez lui, dans son restaurant. Claude Bartolone se croit tout permis et chez lui".


Le député Les Républicains Denis Fasquelle, cité par Le Figaro, a pour sa part adopté un autre angle pour exprimer sa désapprobation : "Cela ne me choque pas, dès lors que les frais ne sont pas pris en charge par l'Assemblée nationale. Ca sera à vérifier".

Claude Bartolone doit remettre à son frère Renato sa médaille de chevalier  (1er grade) dans l'Ordre national du mérite pour ses "34 ans de services" en tant que restaurateur, en tant que patron du Marco Polo...
Lien PaSiDupes (9 décembre 2015): "La petite tambouille des frères siciliens Bartolone"

Claude Bartolone épinglé par Mediapart


Il n'en fallait pas plus au site trotskiste pour crier au scandale, aurait pu commenter l'AFP.
Le 8 mars dernier, le site Mediapart avait fini par épingler Claude Bartolone pour n'avoir pas déclaré en 2014 une part qu'il détenait en 2012 dans le restaurant de son frère. Il n'était pas tenu à le faire d'après la Haute autorité pour la transparence.

Dans le modèle de "déclaration d'intérêts et d'activités" que les parlementaires doivent remplir figure une rubrique sur "les participations financières directes dans le capital d'une société à la date de l'élection". Or, souligne Mediapart, Claude Bartolone, élu PS de Seine-Saint-Denis, apparaît "jusqu'en novembre 2012 au capital du restaurant" Marco Polo, rue Saint-Sulpice (VIe arrondissement de Paris), près du Sénat. Le 15 novembre de cette année-là, Bartolone a en effet vendu sa dernière part pour 15,24 euros, sa valeur nominale.

Interrogée par l'Agence de presse officielle, la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP), créée par les lois post-affaire Cahuzac fin 2013, indique toutefois avoir donné pour consigne aux parlementaires qui l'avaient interrogée en janvier 2014 de mentionner les participations "à cette date-là". Il n'y a "aucun problème" avec la déclaration du président de l'Assemblée, a-t-on insisté à la Haute autorité.
Or, depuis décembre 2013, la HATVP est présidée par Jean-Louis Nadal, ancien procureur général près la Cour de cassation (2004-2011), et né en Tunisie comme les deux frères Siciliens...
Ce magistrat a connu son heure de gloire en s'en prenant aux syndicats policiers et au ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux, à ceux qui "affich[ent] pour la justice une forme de mépris".

Ce magistrat est vraiment des leurs, si on considère qu'en 2004 Jean-Louis Nadal avait d'abord écrit une note juridique à l'attention de l'État
conseillant de recourir à un compromis dans cette affaire, pour finalement requérir en 2011 -après le changement de majorité- l'ouverture d'une enquête à l'encontre de Christine Lagarde devant la Cour de Justice de la République, en marge de la contestation de l'arbitrage rendu en 2008.
Mediapart s'interroge en outre sur la cession, dans le passé, d'autres parts de ce restaurant par Claude Bartolone puisque, jusqu'au début des années 2000, le député socialiste possédait la moitié du Marco Polo.
Ses 249 autres parts ont été vendues à son frère "sans que l'on puisse savoir exactement quand, ni surtout pour quel montant" car "les comptes de l'année 2001 n'ont jamais été publiés", contrairement à ceux des autres années, précise le site.

Interrogé par Mediapart, Renato Bartolone a déclaré les avoir rachetées pour "2.000 ou 3.000 euros" au total. Ces cessions "ont toujours été faites sans plus-value, ni moins-value et à la valeur symbolique des titres", a affirmé au site d'investigation le directeur de cabinet du président de l'Assemblée.

La HATVP a déclaré à l'AFP n'avoir "aucun commentaire à faire" sur ces cessions, puisqu'elles sont en rapport avec des déclarations de patrimoine antérieures à 2012 -fournies à une commission antérieure-, sur laquelle la Haute autorité n'a pas de pouvoir de contrôle: les pièces n'ont jamais été produites...

jeudi 17 décembre 2015

A Bercy, Sapin jette des milliards d'euros de TVA par les fenêtres

Dette publique non maîtrisée et gaspillage du fruit de l'impôt... 

Cohérence: S. Royal met la pression sur 
la grande distribution pour qu'elle lutte contre le gaspillage alimentaire, mais Bercy gaspille la TVA...
B.Obama et F.Hollande ont dîné en grand équipage, lors de la COP21,
lundi 30 novembre, à L'Ambroisie, un grand restaurant parisien de la place des Vosges
Tandis que, le 27 août dernier, la ministre de l’Ecologie stigmatisait la filière, Michel Sapin laissait filer l'argent public.  La Cour des comptes a présenté ce mercredi ses conclusions sur l'efficacité de la taxe sur la valeur ajoutée. Si elle reste l'impôt le plus rentable de France, la TVA pourrait rapporter bien davantage à l'Etat. 
Un festin dans les poubelles
de L'Ambroisie
Or, Valls et Sapin cherchent pourtant désespérément à financer les dépenses publiques en nous faisant les poches. La dernière ? Une campagne menée par sa presse, à l'instigation du gouvernement, pour supprimer le taux réduit de TVA, qui coûte plus qu'il ne rapporte, mais supprimer le taux particulier à 2,1 % (médicaments remboursables par la sécurité sociale ou certains spectacles) et celui à 5,5 % (produits alimentaires, équipements et services pour handicapés, abonnements gaz et électricité, fourniture de repas dans les cantines scolaires, etc... ) - loi de finances pour 2014 (art. 6), votée par les margoulins de la majorité présidentielle, c'est les faire passer à 7, voire 10%... 

Dans un récent rapport, la Cour des comptes critique l'inefficacité de la baisse de la TVA dans la restauration. 
Tous les Français, peu ou prou, connaissent la TVA: c'est en effet l'impôt qui grève lourdement leur budget au quotidien, mais qu'ils sentent le moins passer et qui rapporte le plus aux caisses de l'Etat. 156 milliards d'euros en sont attendus en 2016.
Claude Bartolone en a eu un pic de tension (lien PaSiDupes)...  Il a pris 10 jours d'arrêt maladie, à compter du lendemain des Régionales qu'il a perdues  pour la gauche en Ile-de-France... 

Une incohérence de plus des bras cassés au pouvoir

La Maison de l'Amérique latine, 
la cantine des socialistes
Cet impôt qui frappe tous les consommateurs également, riches ou pauvres, n'était déjà pas populaire. Or, ce rapport de la Cour des Comptes ajoute encore une couche au débat parlementaire sur la taxe tampon controversée (et les couches pour enfants ou vieillards et malades hospitalisés) ou encore le scandale du site révolutionnaire Mediapart qui réclamait, en vain, des contribuables un surcroît de charge fiscale par alignement sur celui des media traditionnels, imprimés et donc de bénéficier d'un taux réduit. 

Les recettes de l'Etat pourraient pourtant être encore bien plus élevées. 
Ce mercredi, la Cour des comptes a publié un rapport sur l'efficacité du dispositif, lequel est assimilable à la gabegie des républiques bananières. Ses conclusions sont particulièrement critiques. Au moment de sa création, la TVA avait l'avantage de sa simplicité, synonyme d'efficacité. 
Mais elle a été peu à peu détournée de sa finalité. A la différence de la presse qui ne manque jamais une occasion de salir le quinquennat précédent, la Cour ne prend par les cinq dernières années en référence, mais les media devraient rapidement corriger cette lacune... Depuis le 1er janvier 2014, le taux intermédiaire a en effet déjà été élevé à 10% dans la restauration, contre 7% auparavant. 
Alors qu'elle devait initialement se contenter d'alimenter le budget de l'Etat, la TVA a subi de profonds changements, des retouches à portée politique, à des fins de redistribution ou de compétitivité. Autant de réformes qui ont fini par ébrécher son assiette et entailler ses recettes.
Au final, les pertes se chiffrent, selon le rapport, à plusieurs milliards d'euros. 
Pour aider le ministère des Finances à lutter contre son propre gaspillage, la Cour des comptes souligne trois écueils majeurs
1. Des choix inefficaces 
Difficile d'y voir clair, il est vrai, dans le fonctionnement de la TVA. Il existe aujourd'hui tout un éventail de taux qui alourdissent son recouvrement et sa compréhension. Au total, la Cour des comptes recense quelque 150 mesures dérogatoires qui représentent un manque à gagner global de 48 milliards d'euros. Le rapport ne préconise pas l'unification des taux, qui ne serait pas forcément légitime. Des taux réduits peuvent tout à fait être justifiés par des considérations sociales. 
Mais la Cour recense certaines incohérences, et surtout des choix inefficaces. Le taux réduit pour la restauration par exemple maintenu sous la présidence de François Hollande. Outre son coût élevé (2,6 milliards d'euros par an), il n'aurait permis de créer que 6.000 à 9.000 emplois entre 2009 et 2012, pour un coût par emploi compris entre 175.000 et 262.000 euros. Mais surtout, les entreprises n'en n'ont pas du tout profité pour diminuer les prix à la consommation. Le rattrapage des salaires de la restauration n'a permis de répercuter la baisse des taux (fixé à 10%) qu'à hauteur de 20% sur la note des clients, selon le rapport. 20% qui n'ont toutefois pas seulement profité aux ménages les plus aisés, puisque la restauration rapide attire les familles à revenus modestes proportionnellement davantage que les nantis. 


Le restaurant L'Ambroisie possède 3 étoiles Michelin.

2.
Un système trop facile à contourner 
De nombreuses entreprises parviennent d'ailleurs, sans difficulté, à échapper au reversement de la TVA. Il existe tout un arsenal de logiciels capables de refacturer a posteriori une transaction pour éviter de payer à l'Etat ce qu'il réclame. Une technique qui favorise également le travail au noir. Au total, bien que très difficile à chiffrer, la fraude diminuerait les recettes de TVA d'au moins 10 milliards d'euros. Le gouvernement a promis de s'attaquer à ce problème. Le 1er octobre, le ministre des Finances Michel Sapin a annoncé l'obligation pour les professionnels de s'équiper d'un logiciel d'encaissement agréé, censé rendre impossible la manipulation. Et puis, nombre de sites de e-commerce, de petite taille, ne s'inscrivent pas auprès de l'administration française. Un rapport sénatorial publié en septembre dernier révélait que sur 715.000 sites de commerce en ligne au sein de l'Union européenne, seuls 979 étaient correctement enregistrés en France.  Il n'empêche que Sapin ne peut lancer la chasse aux fraudeurs avant d'avoir assaini la gestion de la TVA depuis Bercy.

3. L'inconstance des politiques menées
Le gouvernement Valls est visiblement tenté d'actionner le levier de la TVA pour financer une ou plusieurs mesures économiques. Le prélèvement a l'avantage d'être particulièrement indolore pour les consommateurs, les premiers payeurs. Pour se justifier, l'exécutif socialiste évoque incidemment le 1er mars 2012, quand Nicolas Sarkozy fit voter sa TVA sociale. Son principe était simple: il s'agissait de porter le taux normal de TVA de 19,6% à 21,2% pour financer des baisses de charges accordées aux entreprises et à la relance de l'économie et ainsi lutter contre le chômage. Autrement dit, il s'agissait de redonner des marges d'investissement aux entreprises pour maintenir l'emploi et le pouvoir d'achat des ménages. 
Mais, la différence réside dans les engagements mensongers du candidat de la gauche en campagne présidentielle, le candidat Hollande avait promis de supprimer le dispositif. En septembre dernier, il concédait avoir fait une erreur à ce sujet...

L'excuse classique : la France n'est pas la seule à avoir mis en oeuvre ce mécanisme de dévaluation fiscale

Et excuse juste pourrie, puisqu'elle est le seul pays à ne pas en faire le meilleur usage possible...

La gauche caviar s'empiffre Chez Laurent,

autour de François Hollande

De nombreux pays européens, dont l'Allemagne, ont déjà franchi le pas. Le rapport reconnaît des effets bénéfiques de court terme. Les exportations étant exonérées de TVA, la hausse du taux, couplée à une baisse des charges productives, permettent de conférer aux entreprises françaises un avantage comparatif vis-à-vis des partenaires commerciaux. Néanmoins, cet effet a tendance à s'estomper sur le long terme. Parce que les pays voisins finissent toujours, eux aussi, à adapter leur fiscalité. Pour la Cour des comptes, la France aurait tout-à-fait pu miser sur ce levier. Ses taux restent aujourd'hui inférieurs à la moyenne européenne. Mais l'urgence serait moins présente désormais, depuis que la mise en place du CICE et du Pacte de responsabilité "ont réduit l'acuité du débat sur la dévaluation fiscale en France".
On ne sait pas chiffrer la perte pour la France
Mais le manque à gagner total est évalué à 168 milliards d'euros dans l'ensemble de l'Union européenne. Certains avancent toutefois que les plus importants manques à gagner sont réalisés, "sans surprise" selon Le Point, par les plus grandes économies européennes, l'Italie (47,5 milliards d'euros), l'Allemagne (24,8 milliards d'euros) et la France (14 milliards d'euros); soit déjà la moitié à quatre. De la Grèce ne parlons pas... Retenons seulement que si la France est la bonne élève de la classe européenne, la suppression des taux réduits ne presse pas... 
D'autant qu'en matière de gaspillage alimentaire, entre 90 et 140 kg de nourriture par habitant sont perdus chaque année sur l’ensemble de la chaîne (de la production à la consommation).

mercredi 9 décembre 2015

La petite tambouille des frères siciliens Bartolone

Un conflit d'intérêts de plus éclabousse le PS, de l'Assemblée nationale au gouvernement Valls

Renato, le frère de Claude Bartolone, décoré de l'ordre national du mérite
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Mafia socialiste: le grand frère, parrain de son cadet
Le ministre de l'Economie a décidé de décorer le frère du président de l'Assemblée nationale,  pour les "34 ans de services" de ce restaurateur dont l'établissement gastronomique est fréquenté par des responsables politiques.  Lorsque l'ex-président socialiste du très populaire département de Seine-Saint-Denis parle de son frère, il lance tout de go: "C'est celui qui a réussi dans la famille". Mais pas tout seul... Et les résultats de la Régionale en Ile-de-France pourrait le confirmer en envoyant Claudio à la plonge.la promotionde l'entreprise de son frère. 

Le 20 aout 2015, RTL révéla un conflit d'intérêts familiaux:  Claudio Bartolone fait la promotion de l'entreprise de son frère. La radio confiait en effet que "Claude Bartolone y déjeune régulièrement et invite ses amis du Palais Bourbon et du Parti socialiste à déguster un plat de pâtes qui n'excède pas les 22 euros."

Et ça marche ! En salle, il n’est pas rare de déguster son plat de pastas à deux tables de Jane Birkin ou à côté d’Alice Taglioni, d’Audrey Tautou, d’Omar et Fred ou de Catherine Deneuve. Le dessinateur Sempé, grand habitué du lieu leur a même fait des dessins spécialement pour leurs menus !

Et v
endredi, pendant que les fours étaient encore tièdes, 
Claude Bartolone  a fait chevalier de l'ordre national du mérite son frangin, le restaurateur Renato Bartolone. Ce qui ne manque pas de sel, c'est que l'Etat-PS a publié dimanche, un décret révélant que la décoration provient du contingent du ministre de l'Economie, Emmanuel Macron.

Si ce petit commerce de bouche est connu des responsables politiques, c'est bien grâce à Claudio Bartolone
Un lieu très chic qui ne reçoit pas les "sans dents" de Hollande,
ni  les "illettrés" bretons de Macron (électeurs de Le Drian)
Situé rive gauche, rue de Condé dans le VIe arrondissement, à deux pas de l'Assemblée nationale et du Sénat, "Le Marco Polo" est surtout couru par les nantis de gauche, mais des parlementaires de droite s'y fourvoient parfois, ignorant que la politique socialiste est une grosse tambouille familiale. Dernièrement, c'est la mésaventure du député de droite Thierry Solère, resté coincé dans les toilettes du restaurant, qui donnait à croire au microcosme que Claudio avait tout intérêt à le garder en otage au chaud, le temps de la campagne. 

L'indécence des frères Bartolone atteint sur son site internet des limites que la déontologie socialiste ne cesse de repousser, puisque le Marco Polo ne manque pas de faire sa promotion en affichant les photos de ses illustres clients, François Hollande en tête.

"Plus je travaillais, plus mon frère faisait toutes les bêtises de la terre"
Pourtant, le succès de Renato Bartolone n'était pas gagné. "Plus je travaillais, plus mon frère faisait toutes les bêtises de la terre", se souvient Claude Bartolone. En septembre, le président de l'Assemblée nationale et candidat à la présidence de l'Ile-de-France se voyait encore vainqueur du scrutin et  confiait aux étudiants de l'Essec: "Nous étions ensemble au lycée Turgot et j'entends encore mon professeur de maths de l'époque me dire “Monsieur Bartolone voulez-vous descendre à l'étage du dessous pour calmer votre frère”.  

Un jour de 1979, un "riche" investisseur (italien) a proposé à Renato Bartolone de s'occuper de la gestion d'un restaurant italien du VIe arrondissement. "Mon frangin gérait le restaurant; le gars était en Italie et en France pour jouer au casino", raconte Claudio, à sa façon. Et de poursuivre l'histoire de sa famille sicilienne: "Un soir, il a perdu et il est venu voir mon frère pour lui dire 'J'ai perdu, je vends le restaurant' ". Ca tombait bien: comme si c'était convenu par contrat... tacite !

A l'époque, le député socialiste s'apprêtait à acheter son premier appartement. "J'ai été voir le banquier pour lui dire de me refuser mon prêt. Ce que j'avais à ma disposition pour acheter cet appartement je l'ai prêté à mon frère et depuis ce jour là, il a arrêté de faire la java et il a travaillé comme un dingue. Ça explique la relation que nous avons". Travailler plus pour gagner plus, en somme...

La success story du cadet bon à rien
En octobre 2011, pendant la campagne présidentielle que les sondages donnait gagnante pour le PS, c'est
sur une pleine page que le magazine de la commune de Noisy en Seine-Saint-Denis célébra l'ouverture d'une trattoria chic en centre-ville. Et la revue du maire de s'enthousiasmer pour le caractère bucolique des lieux : "La cour intérieure est bordée par un jardinet où poussent des lavandes (en plastique du 93 !), un olivier (bien acclimaté...) et des cyprès. En salle, des portes en bois anciennes ont été détournées en d'élégants miroirs"... La trattoria Marco Polo est situé en plein coeur de la ville et à proximité du quartier d'affaires, mais quand Noisy-Le-Grand devint la 21e ville sur 40 conquise par Les Républicains dans le bastion de gauche de la Seine-Saint-Denis, les socialistes accusèrent le Front de Gauche d'avoir fait gagner la droite et commencèrent à craindre la contagion lors des régionales. D'autant que des membres du gouvernement avaient fait campagne, telle Christiane Taubira, ainsi que... Claude Bartolone, qui a un sens des affaires aussi poussé que son esprit de famille  !


Bartolone et l'augmentation du taux de TVA dans la restauration rapide

Pour avoir rédigé un rapport critique sur la baisse de la TVA dans la restauration rapide, le député PS Thomas Thévenoud - celui qui souffre de "phobie administrative" au moment de payer ses impôts - s'était placé au centre de violentes attaques de la part de certains acteurs de la restauration. Il avait McDo dans le collimateur
Depuis le premier janvier 2014, le taux de TVA pour la restauration rapide a été relevé de 7% à 10%, c'est-à-dire aligné au niveau des restaurants servant des plats cuisinés ou fabriqués en vue d’une consommation immédiate. Le mérite en revient à Claudio.  Le président de l'Assemblée, Claude Bartolone, affublé de son président de groupe PS, Bruno Le Roux, avaient volé en soutien au joueur de Scrabble pendant les séances de l'Assemblée. Alors, surpris ?