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mardi 21 janvier 2020

L'enquête sur le financement de la campagne de Macron à Lyon, classée sans suite

"Aucun détournement de fonds publics n'a été caractérisé" : pas de preuves, donc pas de faute ! 
Pas vu, pas pris...

Résultat de recherche d'images pour "Macron PAS vu pas pris"
"Les infractions évoquées dans la plainte initiale ne sont pas constituées",
"selon une source", écrit benoîtement L'Express.

L'enquête ouverte en juin 2018 sur le possible financement par la ville et la métropole de Lyon de la campagne présidentielle de Macron a été classée sans suite, a-t-on appris lundi de source proche du dossier (sic), en confirmant une information du quotidien régional Le Progrès

Autre chose ?
Résultat de recherche d'images pour "Macron Penicaud CES La Vegas"Et l'opération levée de fonds en faveur du candidat Macron à Las Vegas, par l'entremise de Muriel Pénicaud au Salon du numérique (Consumer electronics show, CES) de 2016 ?



Malgré 381 000 € d’argent public ?

vendredi 22 novembre 2019

A Amiens, aux ex-Whirlpool, Macron raconte des salades, croyant se refaire la cerise

Macron face à la colère des salariés, après les photos mises en scène avec les enfants des écoles

Macron, face à ses manquements et insuffisances


Résultat de recherche d'images pour "2019 Macron a Amiens Whirlpool"
"Comment avez-vu pu être aussi naïf ?"

lui reproche vendredi un salarié licencié : "le repreneur a menti !
Macron a mis deux ans avant de se montrer à nouveau, mais c'est pour dire que le président ne peut pas tout ! Il a donc affronté la colère d'ex-salariés de l'usine Whirlpool d'Amiens et du député François Ruffin, élu de la circonscription.

Le chef de l'Etat s'était affiché en octobre 2017 pour une visite avec un repreneur, lequel avait été largement aidé par Bercy. Mais cette entreprise de confiance (WN) de l'industriel picard Nicolas Decayeux a été liquidée en août 2019, faute de débouchés commerciaux. Alors, elle n'employait déjà plus que 182 salariés.

"Le repreneur s'est planté mais c'est trop facile de mettre ça sur le dos de l'Etat", a rétorqué Macron dans un langage qui se veut populaire, pour se faire comprendre des salariés qui lui reprochent de s'être laissé "berner", de ne pas avoir suivi l'affaire et de n'avoir donc pas vu venir l'échec de la reprise. C'est-à-dire manque de clairvoyance, négligence et incompétence.

Les échanges ont été vifs, rappelant sa venue sur le parking de l'usine entre les deux tours de la présidentielle de 2017, après que Marine Le Pen l'avait défié par une visite surprise aux salariés le même jour. Il est revenu vendredi dans l'usine pour faire le dos rond et dire qu'il n'oublie pas les salariés de nouveau sur le carreau, malgré les garanties qu'il avait apportées d'une reprise par un entrepreneur sérieux qui a reçu 7,5 millions d'euros de subventions publiques contre la reprise d'environ la moitié des 290 salariés. De l'argent public jeté par les fenêtres et des vies brisées.

"Une reprise, il y a toujours une part de risque", a raconté Macron

maintenant cinquante ans passés, les hommes et les femmes qui lui avaient accordé leur confiance n'en croient pas leurs oreilles ce matin : ce président qui appelle les Français à être positifs et entreprenants, "en même temps" leur dresse son "constat d'échec" et pis, c'est comme ça, on n'y peut rien au sommet de l'Etat. Et la presse leur reproche de l'avoir  "sans cesse interrompu" !

"Je regrette tous les jours d'avoir mis la signature du syndicat sur cette reprise", a lancé, dépité, l'ex-Whirlpool Frédéric Chanterelle, délégué CFDT, syndicat réformiste et béni-oui-oui.
"Cette reprise, j'ai uniquement l'impression que ça a été un montage entre vous et Whirlpool et un repreneur véreux. Vous aviez dit que c'était un projet fiable", a renchéri Patrick Sinoquet, de la CFDT. Raison de plus pour le suivre de près...
"Arrêtez d'être parano !", leur lance l'arrogant Macron. 
"Le repreneur, c'est pas un copain à moi [On parle comme ça dans le peuple, au moins dans les romans]. On l'a aidé, sinon vous me l'auriez reproché, argue le banquier victimisé. Tout a été vérifié, assure-t-il même, sans preuve : vérifier et ne rien voir, n'est-ce pas la preuve d'une incompétence ? (...) 

Et de prendre le parti du repreneur
: "Il a raté son affaire, est-ce qu'il a fait fortune sur notre truc [sic] ?" interroge-t-il, avec légèreté et indifférence. En cas de fraude, "il sera jugé, il y aura une condamnation", a-t-il encore assuré, bien qu'il ne soit pas juge.

Ce qui n'empêche pas - 
après avoir confirmé l'aide de l'Etat au repreneur - l'inconséquent Macron d'admettre que Nicolas Decayeux, patron de WN, a reçu "un salaire (...) aberrant" au point qu'a été lancée une procédure pénale. 

"Vous vous grandiriez auprès des salariés et auprès de moi à admettre que vous avez merdé"

"Pas vous personnellement, mais que l'Etat a merdé", a lancé François Ruffin. 
"Je fais pas ça pour me refaire la cerise" (se refaire une figure), a répliqué l'archaïque Macron, se voulant apaisant. "J'ai mis la pression sur les ministres sur ce dossier comme je ne l'ai pas fait pour d'autres". Au risque de perdre un peu plus la face, il doit maintenant citer les noms des entreprises qu'il a abandonnées à leur sort.

"L'engagement que je prends est que l'ensemble des salariés de Whirlpool retrouvent des perspectives et de l'emploi", a ajouté le beau parleur en faisant allusion à deux projets de reprise, ainsi que le projet de "l'Increvable" pour fabriquer des machines à laver réparables, défendu par F. Ruffin.

VOIR et ENTENDRE cette scène en (très) petit comité, dans un hangar entre deux autres, loin des cris des salariés et militants en colère, et entouré de la préfète qui distribue la parole, la secrétaire d'Etat Agnès Pannier-Runacher en charge de la... reconquête industrielle (!), et la députée Barbara Pompili, ex-EELV, désormais réélue députée en 2017 avec le soutien de La République en marche, dont elle a intégré le groupe LREM à l'Assemblée nationale...

"Je veux que dans le trimestre qui vient on réussisse à faire avancer les choses,  "précise"-t-il (si on peut dire), y compris en investissant sur le site pour réindustrialiser", a-t-il ajouté, sans autre précision de montant et de délai, promettant cette fois un suivi assuré par la ministre Agnès Pannier-Runacher ainsi qu'une cellule psychologique". "J'ai toujours tenu mes paroles", a-t-il asséné devant un public peu réactif...

"Rendez-vous dans un an !", a-t-il conclu, sur une note d'allégresse, l'une des salariées - tout aussi guillerette - espérant pouvoir alors "boire le champagne" avec lui... 

Chat échaudé craint l'eau froide
Atmosphère nettement plus circonspecte cependant sur le parking de l'usine à l'issue de la visite: "on a envie d'y croire mais on a été tellement berné qu'on est méfiant car des promesses, tout le monde peut en faire", a ainsi mis en garde Corinne Bizet, une ex-Whirlpool non reprise par WN. 
"Il y a eu des annonces, maintenant on attend des actes. Mais on a tellement été baladé que là, je ne m'attends plus à rien...", a renchéri Farid Baaloudji, 22 ans de Whirlpool et un an de WN, pendant que Pannier-Runacher, se félicitant en langue de bois d'énarque des "échanges francs, directs, dans le respect", affirmait: "Il n'y aura plus de doute quand chacun aura retrouvé un travail". Dans un an ou deux et à cinquante ans ? 
Suffira-t-il de traverser la rue ?

samedi 29 juin 2019

Des fonctionnaires "fantômes" dans le Var, comme en Corse

Payés depuis plus de 20 ans

Une trentaine de fonctionnaires territoriaux seraient salariés, 
sans aucune affectation

Résultat de recherche d'images pour "heure sieste"Parfois depuis plusieurs dizaines d’années, révèle la Chambre régionale des comptes. Un peu comme les responsables syndicaux... 
 
Si certains serviteurs de l’Etat se dévouent sans compter à la cause commune, d'autres en sont empêchés... Voyez ces fonctionnaires du Var, qui touchent un salaire à ne rien faire depuis plusieurs décennies, selon un rapport de la Chambre régionale des comptes Provence-Alpes-Côte d’Azur publié lundi dernier et dont Var-Matin ne fait que révéler les bonnes pages, tout en se la jouant presse d'investigation. 
Le document souligne que "le centre de gestion du Var rémunère toujours une trentaine d’agents privés d’emploi", et provenant principalement des communes de La Seyne-sur-Mer et de Toulon ou encore de Cogolin. En cause, l’engagement légal de l’administration de payer ses agents, pendant deux ans (à taux plein, puis avec retenues), même lorsqu’un changement d’organisation ou d’affectation les prive d’emploi concret au quotidien.

Des agents "dormants"... qui continuent à progresser automatiquement dans l'échelle des salaires

Image associée
Les fonctionnaires concernés sont rattachés au centre de gestion de la fonction publique, et payés par lui, mais c’est la commune qui les employait à l’origine qui prend, in fine, la dépense en charge. Une situation à cheval sur deux administrations qui facilite les évitements et l’allongement des procédures de requalification, ou de nomination sur de nouveaux postes... À tel point que certains sont sans affectation et rattachés au centre de gestion depuis 1989 !

Le rapport fait également état du traitement administratif de ces fonctionnaires "fantômes". Etant considérés "en position d’activité", ces derniers "ont pu bénéficier d’avancements d’échelons et de reclassements statutaires"! Le rapport cite même une lettre dans laquelle un de ces agents sollicite l’obtention d’un grade supérieur, "se sentant désavantagé dans le déroulement de [sa] carrière par rapport aux anciens de [ses] collègues", qui l’ont obtenu...

Des "stratégies individuelles" particulièrement audacieuses.
Résultat de recherche d'images pour "fonctionnaires au travail"
Lucide sur le comportement de ces fonctionnaires, la Chambre régionale des comptes souligne des "stratégies individuelles", parfois particulièrement audacieuses, comme celle d'un des agents concernés, adjoint administratif, qui a même bénéficié de son salaire pendant huit ans (de 2009 à 2017), alors qu’il était par ailleurs "gérant d’une société commerciale dans les Hautes-Alpes". Enfin, le document met en avant la logique imperturbable de ces fonctionnaires au moment de prendre leur retraite: "une part importante [d’entre eux] ne demande pas leur admission à la retraite dès l’obtention de l’âge légal de départ, mais attend bien souvent la limite d’âge, restant de ce fait à charge encore plus longtemps pour le centre de gestion". Pourquoi se priver? Et de Mitterrand à Hollande, le nombre de fonctionnaires a augmenté de 40%...

Un coût supérieur à million d’euros par an, en argent public

Ce coût pourrait baisser légèrement, grâce à la mise en place de la dégressivité des rémunérations dans ces situations, prévue par une loi de 2016. Mais pour l’instant, la Chambre "ne peut que constater la faible incitation du centre de gestion au reclassement des intéressés, du fait de la prise en charge de l’essentiel de la dépense par la collectivité d’origine". Dans sa réponse au rapport d’observations, le président du centre de gestion de la fonction publique du Var n’évoque d’ailleurs pas le problème de ces fonctionnaires fantômes. Ils ne sont visibles qu'après minuit...

Parmi les autres reproches faits par la Chambre régionale des comptes: la surévaluation "systématique des prévisions de dépense" et "l’absence de prise en compte de ses résultats excédentaires", ainsi que, plus étonnant, l’absence de comptabilité analytique globale, qui rend l’établissement incapable de connaître le coût de revient de ses missions.

jeudi 10 janvier 2019

Les présidents d’autorités administratives indépendantes ne sont pas des bénévoles...

Des salaires à faire passer les Gilets jaunes au rouge  
La publication du salaire de la présidente de la Commission nationale du débat public, Chantal Jouanno, a provoqué de vives réactions

A Dubaï, le footballeur Bilal Franck Ribéry s'est fait servir une côte de boeuf nappée d'or, au prix de 1.200 euros (ci-contre). Les 'Gilets jaunes', mangeurs de merguez aux ronds-points, en sont restés estomaqués... Or, plus discrets, mais tout autant à vomir, d'autres se goinfrent aux frais du contribuable.

Macron s'est-il également gavé aux frais de la princesse ?
Ses opposants lui reprochent aujourd'hui d'avoir organisé de très nombreux repas au cours des 8 mois précédant son départ de Bercy pour attraper des soutiens influents par la gueule, avec de l'argent public.
Ce sont au total 120 000 euros qui ont été dépensés en frais de représentation pour alimenter la campagne d'En Marche!, son propre mouvement. L'ancien ministre s'en est défendu. 

Moins d’un mois après la décision d’Emmanuel Macron, l'organisation d'"un grand débat national" sur les questions que portent les 'gilets jaunes' a fait resurgir le sujet des rémunérations faramineuses des membres de comités Théodule.

Lundi 7 février, une publication numérique consacrée aux actualités politique, économique et médiatique en France et publiée à Paris par le groupe de presse Indigo Publications, des lettres quotidiennes d'information destinées à un public professionnel, La Lettre A révéla que Chantal Jouanno est rémunérée 14.710 euros brut par mois en tant que présidente de la CNDP, un montant proche de ce que gagnent le président de la République et le premier ministre (15.140 euros brut mensuel) et qui a provoqué de nombreuses réactions d'indignation. A une semaine de l'ouverture du Grand débat national, la présidente de la Commission nationale du débat public (CNDP), une  AAI organisation quasi-non gouvernementale - créée en février 1995, a annoncé qu’elle se retire à la suite de la polémique portant sur sa rémunération. 

La France compte 18 autorités administratives indépendantes (AAI) :
  • Autorité de contrôle des nuisances sonores aéroportuaires (ACNUSA), la plus grosse consommatrice d'argent public
  • Autorité de la concurrence, qui dispose d'un pouvoir de sanction
  • Autorité de régulation de la distribution de la presse (ARDP), depuis 2011
  • Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP)
  • Autorité de régulation des jeux en ligne (ARJEL)
  • Autorité de sûreté nucléaire (ASN)
  • Comité d’indemnisation des victimes des essais nucléaires (CIVEN)
  • Commission d’accès aux documents administratifs (CADA)
  • Commission de régulation de l’énergie (CRE) dont le président "indépendant" est nommé par décret du président de la République, pour six ans 
  • Commission du secret de la défense nationale (CSDN)
  • Commission nationale de contrôle des techniques de renseignement (CNCTR)
  • Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) avec un pouvoir de recommandation
  • Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CCFP)
  • Commission nationale du débat public (CNDP) qui détient un pouvoir de réglementation, consistant à organiser un secteur d’activité en établissant des règles.
  • Contrôleur général des lieux de privation de liberté (CGLPL)
  • Défenseur des droits (qui recherche des compromis entre l’administration et les administrés)
  • Haut Conseil de l’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur (HCERES)
  • Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP)
Il faut y ajouter les 8 autorités publiques indépendantes (API)  :
  • Agence française de lutte contre le dopage (AFLD)
  • Autorité de régulation des activités ferroviaires et routières (ARAFER)
  • Autorité des marchés financiers (AMF) disposant d’un pouvoir de sanction (des amendes importantes) : son président est nommé par le président de la République, mais également affublé d'un commissaire du gouvernement désigné par le ministre chargé de l'Economie, tous au top des rémunérations des API
  • Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA), avec le pouvoir de désignation des directeurs des chaînes de télévision publiques et un pouvoir de sanction pouvant aller jusqu'à la suspension de l’autorisation d’émettre d’une radio qui ne respecterait pas ses obligations, pendant une journée.
    Le président de ce Collège est désigné par le président de la République : il nommera en 2019 le remplaçant d'Olivier Schrameck
  • Haut Conseil du commissariat aux comptes (H3C)
  • Haute autorité de santé (HAS)
  • Haute autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur internet (HADOPI)
  • Médiateur national de l’énergie.
La République nourrit grassement ses fonctionnaires les gloutons
"C’est un salaire qui est fixé par les autorités. C’est le salaire des présidents de la CNDP, quels qu’ils soient. (…) Donc ça ne dépend pas de moi et ça n’est pas lié à cette mission, au grand débat national", a tenté de se justifier sur le plateau de Franceinfo, lundi 7 février, Chantal Jouanno, celle qui devait organiser le débat-bidon qui doit distribuer des sucres rapides aux 'Gilets jaunes' et les relâcher la faim au ventre.

Un salaire important, mais fixé par arrêté : ça change tout ?
De fait, le salaire de C. Jouanno est en effet fixé par arrêté et peut évoluer chaque année. Il est d’ailleurs passé de 154.985 euros annuels en 2016 à 176.518 euros en 2019, soit une revalorisation de 13,9 %. Rien à voir avec le point d'indice des fonctionnaires, ces gueux qui forment la jeunesse de demain... Il n’est pas négocié par les présidents successifs de la CNDP et ne dépend pas de l’organisation du "grand débat", qui relève des missions conférées à celle-ci. Mais alors, de qui dépend-elle?

Enfin, le fabuleux salaire perçu par Jouanno est juste comparable à ce que perçoivent la plupart des présidents d'autorité administrative indépendante, même si la présidente de la CNDP se situe dans la tranche supérieure : huit président·e·s d’AAI perçoivent plus que Jouanno et dix-sept touchent moins. Sachant que, dans la vraie vie, les femmes gagnent en moyenne 16,7 % de moins que les hommes. Jouanno peut-elle comprendre une Smicarde ?

La rémunération très variable des président·e·s d’autorités administratives indépendantes

Rémunération brute annuelle des président·e·s des 26 autorités administratives indépendantes pour l’année 2019 (tous ne sont pas des emplois à temps plein).
0 k€25 k€50 k€75 k€100 k€125 k€150 k€175 k€200 k€225 k€25…AMFASNHASCREArjelACArcepCSACNDPHadopiCNCTRCNILDDDHcéresAraferAcnusaCGLPLHATVPCNCCFPH3CMNECSDNCADAAFLDCivenARDP
Haute Autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur Internet
 Rémunération du président en 2019 : 175 045 €

Le salaire de Chantal Jouanno représente un peu plus de 5 % des dépenses de la CNDP
Au vu de la part des rémunérations des présidents, rapportées du total des dépenses de leurs autorités, les inégalités sont plus manifestes encore. Représentant un peu plus de 5 % des dépenses de la CNDP, le salaire de Chantal Jouanno est le poste le mieux payé de toutes les AAI ayant moins de 4 millions d’euros de dépenses annuelles. Les postes de présidents de la Commission nationale de contrôle des techniques de renseignement (CNCTR) et de l’Autorité de contrôle des nuisances sonores aéroportuaires (Acnusa) sont également très bien rémunérés – et représentent respectivement 5,8 % et 7,6 % des dépenses.
 
La Cour des comptes a critiqué la maîtrise financière des autorités
 
Un rapport publié en décembre 2017 dénonce certaines situations. 
Résultat de recherche d'images pour "sangsue"
On peut notamment y lire, concernant l’Autorité de Contrôle des Nuisances Aéroportuaires (Acnusa), que la "rémunération du président, comparable à celle des fonctions administratives publiques les plus élevées, paraît sans commune mesure avec le budget de l’autorité (1,2 million d’euros) et le nombre de personnels encadrés (douze). Elle consomme en moyenne plus de 11 % du budget total de l’autorité au cours de la période sous revue".

Sous Macron, les dépenses de ces autorités ont progressé de 10,8 % entre 2017 et 2019, passant de 478 M€ à 530 M€
Dans l’ensemble, les personnels de ces autorités bénéficient d’une " rémunération attractive, plus avantageuse, et donc plus onéreuse, que celle des autres services de l’Etat", expliquent les auteurs du rapport. En 2016, les vingt-six AAI employaient 3.096 personnes, un chiffre qui a atteint 3.320 employés en 2018, soit une progression de 7,2 %. De même, les dépenses de ces autorités ont progressé de 10,8 % entre 2017 et 2019, passant de 478 millions d’euros à 530 millions d’euros. Des augmentations dues essentiellement au fait qu’un certain nombre d’autorités aurait vu ses champs d’intervention et/ou ses missions s’élargir au fil du temps.

Un rapport d’une commission d’enquête du Sénat, publié en octobre 2015, avait également critiqué les dépenses croissantes des autorités indépendantes, ainsi que leur « prolifération », menant à un « délitement de l’Etat ». Au-delà de l’aspect financier, le rapport du sénateur Jacques Mézard (Parti radical de gauche) dénonce également des problèmes manifestes de conflits d’intérêts et de transparence. Une partie des membres de ces autorités, en effet, ne respectent pas leurs obligations de déclaration de patrimoine. Depuis la fin de 2015, neuf de ces autorités ont été supprimées.

Si
, mardi 8 janvier,  elle a annoncé son retrait du pilotage du "grand débat national", mais Chantal Jouanno conserve la présidence de la Commission nationale du débat public (CNDP), sa très chère AAI.

mardi 4 décembre 2018

Pendant l'insurrection, Brigitte Macron change moquettes et rideaux de l'Elysée

La momie de l'Elysée n'y voit aucune provocation...

La légèreté de l'anorexique fait gronder les manants


Nemo, le chien du président, a ruiné les moquettes de l'Elysée

Denormandie glousse parmi les courtisans 

Frivole Marie-Antoinette, Brigitte Macron change les moquettes et les rideaux de l'Elysée. Et même un peu plus, après avoir  déjà changé la vaisselle.

La retraitée a du temps libre et tue l'ennui en dépensant l'argent public

Croyez-vous qu'elle se consacre à ses bonnes oeuvres, quand elle n'est pas en voyage, sautant d'avion en avion et de continent en continent, sans produire de CO2 et alourdir la facture écologique ? 
La sexagénaire veut donner un coup de jeune à l’Elysée ! Les travaux ont débuté le 22 novembre, entre deux mobilisations de Gilets jaunes qui sont venus à Paris hurler leur colère sous le poids des taxes qui les accablent. Mais le palais est bien isolé et le couple a décidé de profiter de sa position dominante. 

La dépense engagée s'élève à 500.000 euros - en attendant de combler la dette publique - et fait grincer des dents dans le contexte de révolte populaire sous ses fenêtres, puisqu'il est demandé toujours plus d'efforts aux Smicards.


Les horloges de l'Elysée ne doivent pas tourner rond, car
la locataire par alliance du président par défaut ne maîtrise pas son agenda : le grand âge la pousse à agir sans délai, avant qu'il ne soit trop tard, mais le moment de la rénovation du château est aussi mal choisi que les hausses de taxes sur le petit peuple : tabac, CSG, permis de conduire, gaz, électricité ou carburants. La pression fiscale a augmenté de 22% pour les plus pauvres, depuis janvier 2018;

Des travaux commencés à l’Elysée le 22 novembre dernier doivent durer jusqu’au 15 janvier prochain. 

Un pompier devant des voitures en feu, lors des manifestations des « gilets jaunes », samedi 1er décembre à Paris.

Rien ne doit entraver le prince, ni la décence et la compassion requises quand des  sacrifices sont imposés aux plus défavorisés et que la grogne sociale prend de l’ampleur en France, dans les rues en feu. La rénovation des lieux a été annoncée de longue date et c'est comme les mesures annoncées pendant la campagne présidentielle.

Dès septembre, l’exécutif a fait savoir que le couple Macron ne se souffre plus sous les ors de la République : ils ne sont plus aux normes environnementales, pensez-vous ? Eh bien, non! La frivole Brigitte veut rafraîchir cette résidence présidentielle.  
Le Figaro explique que la moquette, les rideaux, les tentures et l’assise des sièges vont être changés. Un chantier qui mobilise 120 personnes. Coût estimé : 500.000 euros. Et c’est là que le bât blesse. Le coût n’a jamais été caché par l’Elysée, qui avait assuré que les travaux seraient financés en partie par la vente des produits dérivés, raillés lors de leur présentation il y a quelques mois. La salle des fêtes de l'Elysée, le jardin d'hiver, le salon Napoléon III - plus de 1000 mètres carrés au sein du palais - seront fermés pour restauration.

Mais sur les réseaux sociaux, de nombreuses voix s’élèvent face à ce que certains qualifient de "travaux de décoration" et leur coût,
alors que la baisse du pouvoir d’achat est l’un des problèmes pointés par les "gilets jaunes".


Brigitte impose le 'style Trogneux'



Vu son look de "cagole péroxydée" épinglé par la presse britannique, il y a tout à craindre.
A-t-elle pensé au successeur et aux frais qu'il va devoir à nouveau engager pour réparer les dégâts ?


Pas de quoi perturber Brigitte Macron, qui justifie ces travaux dans les colonnes du Monde daté du 30 novembre dernier. "On avait l’impression que l’Elysée était devenu une forteresse qui se protégeait de l’extérieur, avait-elle pressenti, à la veille de l'insurrection sociale qui a embrasé Paris, tandis que l'Elysée était protégé par l'essentiel des forces de l'ordre mobilisées.


On va alléger, épurer. Il faut que la lumière entre", justifie la locataire, pour encore trois ans et demi, si tout se passe bien. Le Monde estime que "les changements sont déjà visibles", citant des tapis, des chaises, des bureaux, des tapisseries ou des tableaux qui ont été déplacés, rendus aux différents organismes responsables de leur conservation, ou qui sont "tout simplement" arrivés, tout seuls, pour embellir l’Elysée.

Le Monde fait valoir que de nombreux éléments sont seulement prêtés au couple présidentiel, qui a affiché son goût pour l’art moderne de la première moitié du XXe siècle et l’art contemporain. "Le président veut que ce qui se passe à l’extérieur se voit à l’intérieur, que le bâtiment soit de son temps." Au moment où Paris brûle, cette exigence est de très mauvais augure.


Jupiter pense que, si on craint l’art, on ne fera pas bouger la société. C’est très pompidolien", explique au Monde Pierre-Olivier Costa, directeur du cabinet de Brigitte Macron. "Pompidolien" ou pas, ces travaux tombent au plus mauvais des moments…


Macron est-il un déménageur qui s'ignore.
Pour l'heure, il risque de se faire déménager.

vendredi 17 mars 2017

Présidentielle : l'argent de Bercy aurait financé la campagne du candidat Macron, alors ministre

Macron a-t-il détourné de l'argent public pour financer son mouvement "En marche !" ?

Emmanuel Macron aurait pioché dans les coffres de Bercy pour se lancer dans la course à la présidentielle. 

Ces révélations sont contenues dans un livre-enquête consacré aux coulisses du ministère de l'Economie et des Finances dont le passage d'Emmanuel Macron à Bercy. Le député LR Christian Jacob et le député UDI Philippe Vigier ne les laissent pas tomber dans l'oubli. "Il y a des choses importantes qu'on a apprises, notamment au niveau des frais de bouche, puisque 120.000 euros des crédits du ministre à Bercy (ont été utilisés) pour des agapes En marche!, pour réunir tel ou tel, pour préparer sa campagne présidentielle", a lancé Philippe Vigier mardi 25 janvier lors d'une conférence de presse, qui demande des "clarifications" sur l'utilisation par le candidat à la présidentielle des frais de représentation lorsqu'il était ministre de l'Economie. 

Des interrogations sur les frais de représentation 

La grogne est née d'un article du Figaro qui a publié vendredi 20 janvier un extrait du livre des journalistes Marion L'hour et Frédéric Says, Dans l'enfer de Bercy. Selon cette enquête, "Emmanuel Macron a utilisé à lui seul 80% de l'enveloppe annuelle des frais de représentation accordée à son ministère par le Budget"
Or, "l'enveloppe annuelle des frais de représentation du ministère de l'Economie dépasse cent cinquante mille euros, soit au moins cent vingt mille euros utilisés en huit mois par le jeune ministre pour ses seuls déjeuners et dîners en bonne compagnie", détaillent les journalistes.  

Emmanuel Macron aurait reçu "des personnalités influentes" dans son bureau de Bercy, "qui n'avaient pas grand-chose à voir avec les attributions officielles du ministre". Pour Philippe Vigier et Christian Jacob, ces réunions ont servi de rampe de lancement au candidat Macron et son parti "En marche !". 
"Emmanuel Macron est l'incarnation de l'imposture, l'imposture sur toute la ligne", accuse le patron du groupe LR à l'Assemblée nationale. 

Selon RTL, Emmanuel Macron a réagi en affirmant qu'il avait toujours respecté les règles de la RépubliqueIl estime que les accusations portées contre lui relèvent de la diffamation.
Ce que ni la Commission des Finances de l'Assemblée, ni le chef du gouvernement, Bernard Cazeneuve, ni le Parquet National Financier n'a cherché à vérifier.