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jeudi 14 décembre 2017

Alstom: Macron met Montebourg hors de lui

GE ne respecte pas l'accord sur l'emploi, assure Montebourg

Nono n'a pas pris les garanties suffisantes et la France se fait berner

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Le géant américain de l'industrie General Electric (GE) ne respecte pas ses engagements sur l'emploi pris lors de l'accord de rachat en avril 2014 du pôle énergie d'Alstom, a dénoncé l'ancien ministre (2012-2014) de l'Economie Arnaud Montebourg, mercredi 13 décembre 2017, lors d'une audition à l'Assemblée. Il y a trois ans, le groupe Alstom avait vendu sa branche énergie, soit 70% de ses activités, l'Etat français en conservant 20%.
Le 4 novembre 2014, le ministre de l'Économie, de l'Industrie et du Numérique, Emmanuel Macron (août 2014-août 2016), autorisa l’investissement de General Electric dans Alstom.

Il y a deux ans, pour obtenir l'aval du gouvernement français au rachat du pôle énergie d'Alstom,
GE s'était engagé à créer 1.000 emplois nets en France d'ici à la fin 2018, sous peine d'une pénalité de 50.000 euros par emploi non créé.

En octobre dernier, l'ex-ministre du Redressement productif avait déjà exprimé sa colère devant des salariés de GE Hydro, branche du géant américain de l'énergie qui prévoit de supprimer 345 des 800 postes du site GE Hydro-Alstom de turbines hydroélectriques installé à Grenoble. Pour l'ancien patron de l'Industrie , "il reste quinze jours pour que l'État rachète les actions qu'il loue à Bouygues au sein d'Alstom". Et s'il ne le fait pas, il se prive de facto de juteux dividendes, polémiquait l'ancien ministre.
"Je ne peux pas considérer que l'accord a été respecté, puisqu'il y a déjà des pertes d'emploi qui ont été observées et donc le gouvernement doit faire respecter l'accord", a jugé Montebourg lors de son audition à l'Assemblée nationale par la commission d'enquête sur la politique industrielle.

En novembre, le solde était négatif de 590 postes, a récemment indiqué le président PS de la commission d'enquête de l'Assemblée sur la politique industrielle de l'Etat. 

"Les accords qui sont déloyalement exécutés doivent être sanctionnés et l'Etat a les moyens de le faire aujourd'hui", a encore jugé l'ancien élu, ajoutant que "c'était la première fois" que le gouvernement "avait trouvé un accord avec une sanction". 

Celui qui a préféré claquer la porte du gouvernement à l'arrivée de Manuel Valls,
Image associéeplutôt que de poursuivre son action, juge "utile" d'imposer à l'avenir "la nullité de l'accord" par "rétroactivité, en cas de manquement aux engagements.

Théoricien du patriotisme économique ressorti de sa retraite politique pour préserver l'emploi industriel qu'il avait livré aux mains du banquier Macron, ce partisan des nationalisations a également proposé que le gouvernement rachète les co-entreprises dans l'énergie entre Alstom et General Electric.
"Alstom peut racheter jusqu'en 2019 les activités (...) de la co-entreprise Alstom General Electric Renewable, qui comprend les turbines pour les barrages et l'énergie éolienne, et "dans laquelle figure l'entreprise GE Hydro", a-t-il assuré.

Un ministre négligent devenu président

Nono Montebourg a rappelé que le portefeuille d'Alstom, outre son activité ferroviaire, comprend "trois co-entreprises qui pèsent des milliards avec des droits de veto du gouvernement français". Les actions prêtées par Bouygues, 20%.

Ces co-entreprises seront vendues, révèle l'ancien ministre socialiste, citant le PDG d'Alstom, Henri Poupart-Lafarge.
"Je propose que le gouvernement se débrouille pour faire un accord de place avec l'ensemble des investisseurs pour racheter ces entreprises qui sont très profitables", a encore déclaré Montebourg. D'autant qu'une autre co-entreprise comprend les activités de turbines liées au nucléaire.

Macron, prognathe au regard louche
Plus largement sur l'application de l'accord de vente de 2014, l'ancien ministre s'est dit "extrêmement choqué de l'absence de suite tant du côté d'Alstom que du côté du gouvernement".
Nono Montebourg a aussi rappelé que le décret qu'il a lui-même pris le 14 mai 2014, en pleine affaire Alstom, donnait à l'Etat des moyens de s'opposer à des investissements étrangers dans des secteurs stratégiques français. "Je regrette qu'il n'ait plus servi après (...). Il faudrait revitaliser ce décret", a-t-il lancé.

Selon lui, "nous ne pouvons plus nous permettre d'accepter de vendre très facilement nos entreprises". "Pour retrouver le niveau de production industrielle dans notre pays, il faudrait mener la même politique pendant 10 à 15 ans, après les dégâts considérables de la crise de 2007-2008", a-t-il expliqué, faisant ainsi la leçon au président Macron.

La commission d'enquête de l'Assemblée sur la politique industrielle de l'Etat auditionnera jeudi la présidente de General Electric France, Corinne de Bilbao, et le PDG d'Alstom.

mercredi 18 octobre 2017

Mélenchon, en fureur : "Touche pas à mon portefeuille" !

Il ne faut pas titiller Jean-Luc Mélenchon... encore moins sur son patrimoine

L'épidermique meneur d'extrême gauche a un tabou, l'argent, quand c'est le sien

Le ministre de l'Economie a mis Mélenchon au défi de comparer son patrimoine au sien, mardi soir à l'Assemblée, voulant appeler à la pudeur certains pourfendeurs du projet de loi de finances 2018, "fait par les riches et pour les riches", selon les députés de la France insoumise.

Le député a dû revenir en séance pour se défendre, avec véhémence

Il avait négligé l'hémicycle et avait manqué l'allusion en direct...

"Je suis disponible", a commencé Mélenchon. "Peut-être que vous avez accordé trop d'importance à la propagande qui m'a attribué des voitures et des appartements", a ensuite lancé le caricaturiste en chef de La France Insoumise (LFI). 

"Je suis fier de mon compte en banque et je ne dois rien à personne. 
Je ne vous laisserai pas sous-entendre que quoi que ce soit puisse être suspect chez moi", a-t-il encore éructé.
Concluant avec sa subjectivité coutumière : "Je suis honnête".
Son honnêteté n'était pas encore en question, mais plutôt celui du niveau de sa tranche d'imposition. 

jeudi 23 mars 2017

Pierre Moscovici a aussi reçu des costumes offerts par un généreux ami

Le coup de pied dans la fourmilière fait sortir Moscovici

L'ancien ministre de l'Economie de Hollande se fait tailler un costard

C'est au tour de Pierre Moscovici, après Fillon et de l'épouse Macron de se faire épingler. Le Canard Enchaîné révèle que le Commissaire européen aux affaires économiques s'est fait offrir des costumes de luxe par un ami, lequel ami est de surcroît un intermédiaire pour l'approvisionnement en vins de l'Élysée et de Matignon. 

Les costards étaient achetées chez Arnys (LVMH), le tailleur de luxe qui habille des responsables politiques et pas seulement François Fillon. 

Qui est ce très jeune et
élégant collaborateur
à la droite du responsable socialiste ?
Les faits évoqués seraient antérieurs à 2012, année à partir de laquelle les parlementaires se sont trouvés dans l'obligation de faire connaître ces cadeaux aux pouvoirs publics. Mais la Haute Autorité pour la Transparence de la vie politique en sommeil, n'est pas en état de préciser si l'arrogant Moscovici a continué à se faire livrer des costumes sur mesures par Arnys, après 2012.
 
Pierre Moscovici confirme avoir reçu ces costumes

Rhabillé pour l'hiver, il se dit néanmoins totalement serein vis-à-vis de cette information. 
"Je ne suis pas du tout embarrassé par cela, dès lors que ce sont de vrais cadeaux par de vrais amis, dans un vrai cadre privé", a-t-il déclaré face à la presse à Bruxelles, mardi 21 mars. Car ces messieurs se font couramment offrir des costumes par des amis obligeants et, qui sait, des obligés...  

Le socialiste exemplaire suggère ainsi que, pour l'heure, il n'y a pas eu de conflit d'intérêts. 
Dans le cas de François Fillon, la presse et donc la justice, sont plus expéditives. Elles font savoir que le candidat a reçu de l'avocat Robert Bourgi des costumes d'une valeur totale de 13.000 euros, mais leurs fuites ne chiffrent la valeur des costards de luxe de l'ancien patron socialiste de Bercy.
 
Si elle soupçonne un possible trafic d'influence, s'agissant du candidat de la droite et du centre, la justice ne se presse pas en revanche d'enquêter sur l'origine du contrat de livraisons de vins et spiritueux au plus haut sommet de l'Etat. Qui a signé ou renouvelé ce contrat qui bénéficie au fournisseur en vins de Hollande, Ayrault, Valls et Cazeneuve et en costumes de Moscovici.

Ce trotskiste terriblement embourgeoisé devrait provoquer les réquisitoires indignés de ses virulents camarades trotskistes, Nathalie Arthaud et de Philippe Poutou, candidats à la présidentielle salis par ces soupçons  .

Trafic d'influence ou conflit d'intérêts,
la Commission européenne ne peut rester indifférente aux révélations et aux aveux qui accablent le commissaire Moscovici, en charge des affaires économiques et monétaires, à la Fiscalité et à l'Union douanière. L'import-export des vins et spiritueux en Europe est en effet de sa responsabilité...

samedi 18 mars 2017

Le ministre Macron a-t-il financé "En marche!" du candidat Macron ?

Le Parquet National Financier peut ignorer ce détournement de fonds publics présumé ?

Le Parquet National Financier ne tracasse que la droite,
sur incitation de la presse anarcho-révolutionnaire ou du gouvernement

Macron et El Khomri font ...marcher
la cuisine orientale !
Les chefs de file des députés LR et UDI, Christian Jacob et Philippe Vigier, ont repris les révélations d'un livre-enquête. C'est en vain que, le vendredi 25 janvier dernier, les élus ont dénoncé le "mensonge" et l' "imposture" d'Emmanuel Macronancien ministre de l’Économie qui aurait financé le lancement de son mouvement "A table !  En Marche!" sur des frais de représentation lorsqu’il occupait Bercy.
L’un des porte-parole de campagne présidentielle de François Fillon, candidat de la droite et du centre, Philippe Vigier, président du groupe centriste, avait déclaré lors d’une conférence de presse qu’il faisait une demande de "clarification" sur l’utilisation par Emmanuel Macron des frais de représentation lorsqu’il était ministre de l’Économie. 
Cette demande de transparence intervenait à la suite de la sortie du livre Dans l’enfer de Bercy : Enquête sur les secrets du ministère des Finances (JC Lattès, 2017) écrit par deux journalistes de Radio France, Marion L’Hour et Frédéric Says. Ils y racontent notamment que lorsqu’il a quitté Bercy, en août 2016, Emmanuel Macron avait déjà utilisé pour son compte 80 % de son enveloppe annuelle des frais de représentation (150.000 €), soit 120.000 €. 

Le Parquet financier considère-t-il que "120.000 €, c’est une petite somme ?

"Il y a des choses importantes qu’on a apprises hier (lundi 23 janvier), notamment au niveau des frais de bouche, puisque 120.000 € des crédits du ministre [détournement de fonds publics] à Bercy (ont été utilisés) pour des agapes En marche ! [conflit d'intérêts], pour réunir tel ou tel [corruption?], pour préparer sa campagne présidentielle", a ajouté l'élu centriste (et donc modéré) d’Eure-et-Loir. " Franchement, celui qui nous expliquait dans une déclaration, que pas un seul euro d’argent public serait utilisé pour sa campagne, manifestement, c’est un mensonge", a dénoncé Philippe Vigier. "Nous, on demande simplement la transparence"

Et Michel Sapin qui dit : "J’ai rien vu." 
"On n’a pas vu qu’il avait une ambition présidentielle et qu’il consommait quasiment à lui seul une immense partie des crédits de représentation du ministère, notamment des frais de bouche ? On va demander la clarification. C’est de l’argent public, 120.000 €, ce n’est pas une petite somme. A quoi ont servi ces 120.000 € ?" a demandé le responsable centriste. 

Sapin n'a rien vu et la HATVP ne veut rien savoir

Résultat de recherche d'images pour "frais de bouche de Macron"
Publié chez Flammarion
qui emploie la concubine
du trotskiste Besansenot
L'élu d'opposition suggère que "ce serait bien que la HATVP [Haute autorité pour la transparence de la vie publique] puisse nous apporter des éléments".
" Une imposture", selon Christian Jacob 
Interrogé dans les couloirs sur ces frais de bouche d’Emmanuel Macron, le chef de file des députés Les Républicains, Christian Jacob, a répondu à la presse qu'"Emmanuel Macron est l’incarnation de l’imposture, l’imposture sur toute la ligne". "Celui qui se prétend aujourd’hui l’ami des grands patrons et des grands media, qui était le conseiller aux affaires économiques de François Hollande au moment où il a imaginé la taxation à 75%, ne veut rien savoir. Celui qui méprise le peuple, qui a parlé d’ouvrières illettrées (GAD), de gens du Nord pratiquement alcooliques [il est d'Amiens et possède une villa au Touquet !]ou des autocars pour les pauvres, c’est révélateur. C’est une imposture", a asséné le député-maire de Provins (Seine-et-Marne). 

vendredi 17 mars 2017

Présidentielle : l'argent de Bercy aurait financé la campagne du candidat Macron, alors ministre

Macron a-t-il détourné de l'argent public pour financer son mouvement "En marche !" ?

Emmanuel Macron aurait pioché dans les coffres de Bercy pour se lancer dans la course à la présidentielle. 

Ces révélations sont contenues dans un livre-enquête consacré aux coulisses du ministère de l'Economie et des Finances dont le passage d'Emmanuel Macron à Bercy. Le député LR Christian Jacob et le député UDI Philippe Vigier ne les laissent pas tomber dans l'oubli. "Il y a des choses importantes qu'on a apprises, notamment au niveau des frais de bouche, puisque 120.000 euros des crédits du ministre à Bercy (ont été utilisés) pour des agapes En marche!, pour réunir tel ou tel, pour préparer sa campagne présidentielle", a lancé Philippe Vigier mardi 25 janvier lors d'une conférence de presse, qui demande des "clarifications" sur l'utilisation par le candidat à la présidentielle des frais de représentation lorsqu'il était ministre de l'Economie. 

Des interrogations sur les frais de représentation 

La grogne est née d'un article du Figaro qui a publié vendredi 20 janvier un extrait du livre des journalistes Marion L'hour et Frédéric Says, Dans l'enfer de Bercy. Selon cette enquête, "Emmanuel Macron a utilisé à lui seul 80% de l'enveloppe annuelle des frais de représentation accordée à son ministère par le Budget"
Or, "l'enveloppe annuelle des frais de représentation du ministère de l'Economie dépasse cent cinquante mille euros, soit au moins cent vingt mille euros utilisés en huit mois par le jeune ministre pour ses seuls déjeuners et dîners en bonne compagnie", détaillent les journalistes.  

Emmanuel Macron aurait reçu "des personnalités influentes" dans son bureau de Bercy, "qui n'avaient pas grand-chose à voir avec les attributions officielles du ministre". Pour Philippe Vigier et Christian Jacob, ces réunions ont servi de rampe de lancement au candidat Macron et son parti "En marche !". 
"Emmanuel Macron est l'incarnation de l'imposture, l'imposture sur toute la ligne", accuse le patron du groupe LR à l'Assemblée nationale. 

Selon RTL, Emmanuel Macron a réagi en affirmant qu'il avait toujours respecté les règles de la RépubliqueIl estime que les accusations portées contre lui relèvent de la diffamation.
Ce que ni la Commission des Finances de l'Assemblée, ni le chef du gouvernement, Bernard Cazeneuve, ni le Parquet National Financier n'a cherché à vérifier.

mardi 31 janvier 2017

Quand la croissance rebondit en 2016, elle recule !

Le "rebond" du quatrième trimestre: une farce, à l'heure de la primaire socialiste ?

A quoi ça sert une "accélération" de la croissance de l'économie française au quatrième trimestre, si elle est artificielle ? 

Hypnose gouvernementale de Sapin
par l'entremise des media
A la vérité, 2016 ne s'achève pas sur une meilleure note que 2015 mais déjà les marchands de sable de la presse partisane ont repris leur vente de rêves en entrevoyant "des éléments positifs en termes de consommation et d'investissement qui augurent d'un début d'année 2017 solide". On verra bien après les législatives...

L’Institut national de la statistique et des études économiques, l'INSEE, officine de Bercy, a resservi mardi la hausse de 0,4% du produit intérieur brut (PIB) du dernier trimestre 2016, bien qu'elle n'ait aucun sens sur le moyen terme, en ligne avec les attentes des économistes. Certains d'entre eux...

En charge de la production (gouvernementale), de l'analyse (politique) et de la publication des statistiques officielles en France, l'institut a confirmé dans le même temps le niveau de croissance du troisième trimestre, +0,2%, ce qui fait que, sur l'ensemble de l'an passé, le PIB de la France a progressé en moyenne de 1,1%, après +1,2% en 2015: une "progression" qui constitue une baisse.

Le PIB ressort en fait nettement en dessous de la moyenne de la zone euro

Afficher l'image d'origineAnnoncée à 1,7% en première estimation, le Produit Intérieur Brut est aussi "en deçà de l'objectif": en clair, il n'est finalement pas "en ligne avec les attentes des économistes"... Il a pourtant été revu à la baisse de 1,5% à 1,4% en cours d'année, retenu par le gouvernement. Au final, la croissance moyenne annuelle sur l'ensemble du quinquennat se limite à 0,75% par an.

Dans une déclaration, le ministre de l'Economie et des Finances Michel Sapin s'est néanmoins félicité que "2016 se termine sur une note positive, avec une activité qui accélère nettement au 4e trimestre."
"Pour la deuxième année consécutive, l’activité économique aura été dynamique et aura permis de faire reculer le chômage, tout en réduisant le déficit public", dont le niveau sera connu en mars (!), a raconté l'illuminé de Bercy.

"Avec 1,1% de croissance, nous avons créé beaucoup d'emplois", a-t-il assuré par la suite sur France Inter, en dépit des chômeurs déplacés en stage de formation, sans garantie d'embauche. L'illusionniste en gros sabots de Bercy fait référence à l'emploi salarié dans les secteurs marchands qui a augmenté de 178.700 sur les douze mois à fin septembre 2016, mais fait l'impasse sur 

La croissance du quatrième trimestre a été portée par la demande intérieure, qui y a contribué pour 0,6 point.

La prévision de croissance pour 2016 avait été revue à la baisse par l'Insee

Dès le début octobre 2016, l'INSEE ne prévoyait plus qu'une progression de l'activité de 1,3 % en 2016. Ses prévisionnistes avaient battu leur coulpe et Michel Sapin avait admis à demi-mots que l'objectif de 1,5% fixé par le gouvernement Valls ne serait pas atteint. Et il avait même maintenu la prévision de déficit. Au lieu du 0,3 % de hausse attendu de la croissance, l'activité a reculé de 0,1 %, savait-on déjà dans le courant de l'été.
 
A la rentrée, l'INSEE a donc revu à la baisse sa prévision de croissance sur l'année de 1,6 % à 1,3 %. Ce chiffre, sensiblement aussi terne que celui de 2015 (+ 1,2 %), plaçait encore la France à la traîne de l'économie de la zone euro, qui devrait croître de 1,6 % cette année. 

Des faits qui ne devraient pas permettre au gouvernement Cazeneuve, à Sapin et leur presse aux ordres, comme ils tentent encore de le faire, de nous endormir aujourd'hui avec des chiffres appréciés positivement mais sur une base revue à la baisse.

De quoi alimenter les rubriques de "fact-checkers", vérificateurs de faits et chiffres ?
 

mercredi 31 août 2016

Passation de pouvoirs: les vacheries de Sapin à Macron

Les piques à peine voilées de Sapin à Macron lors de la passation de pouvoirs 

Sapin n'a pas cessé de planter des banderillesau cours de la passation de pouvoirs, ce mercredi à Bercy. 

Le cuistre en chaussettes roses,
risée de l'Europe
Michel Sapin a lancé à Emmanuel Macron un appel à jouer "collectif" et à "gauche". Ce proche de Hollande passe pour porter la parole du président et c'est un message pauvrement codé que vient d'envoyer Michel Sapin à l'ex-ministre de l'Economie qui reprend sa liberté.
Faute d'amateurs et de personnalités compétentes, Sapin a accepté un ministère élargi de l'Économie et des Finances
alors qu'
à 64 ans il peine déjà à assumer une tâche déjà trop lourde aux seules Finances et comptes publics. Chacun garde en effet en mémoire que Sapin a été dépassé par la charge de ministre du Travail et de l'Emploi (mai 2012-mars 2014), échouant à concrétiser la promesse présidentielle de l'inversement de la courbe du chômage en 2013 et la reportant à 2014...

Sapin n'a pu dissimuler sa détestation de son brillant cadet
Après deux années de cohabitation tendue à Bercy, le discours prononcé par Michel Sapin était pour le moins aigrelet: le coup de pied de l'âne ! Après s'être félicité de la réunion de deux ministères, l'Économie et les Finances, entre ses mains, sans imaginer un instant le risque couru par Hollande, le bras cassé est entré dans le vif du sujet: 
"Je veux dire combien ton travail, au-delà de ta fougue à parler de tous les sujets, a été profondément utile", a-t-il amorcé. "Faire quelque chose, c'est forcément créer du débat", a ajouté le ministre, évoquant par la bande les remous engendrés par l'adoption de la loi Macron l'été 2015
"La France a besoin de talents, tu en fais partie, mais aussi de stabilité dans la gestion de son administration", a poursuivi l'ancien député bientôt de retour dans l'Indre, critiquant implicitement le choix d'Emmanuel Macron d'abandonner le navire gouvernemental. 

Michel Sapin a ensuite accordé peu de crédit aux ambitions présidentielles de son rival de Bercy : "Je suis persuadé qu'il y aura du Macron II ou du Macron III, mais il faudra attendre quelques années", a-t-il assuré, laissant penser qu'Emmanuel Macron pourrait revenir en politique sous l'étiquette de ministre, plutôt que celle de président, et dans quelques années seulement.
 
Juge de tout en Hollandie, Michel Sapin nie avoir fait claquer le string d'une journalistemais reconnaît un fondement à la révélation de sa grossièreté, admettant un "geste inapproprié." Le ministre menteur sur les chiffres du chômage a pourtant décidé que les faits n'ont pas "la gravité d'un harcèlement ou d'une agression sexuelle". 

La crainte que Macron ne reste pas "à gauche" et rejoigne le centre 

Michou Sapin a surtout adressé à Emmanuel Macron un appel à jouer à gauche. "Tu inscrits ta démarche dans une vision collective", dit-il. "Je ne sais pas pourquoi, j'ai le sentiment qu'on continuera à entendre parler de toi, et c'est tant mieux. Dans l'intérêt du progrès, des progressistes, et de la gauche", a-t-il déclaré devant un Emmanuel Macron manifestement sidéré qui a toussoté et détourné le regard. 

Le ministre déserteur du gouvernement a en effet déclaré le 19 août "qu'il n'est pas socialiste". "Bonne chance Emmanuel, je souhaite que la bonne chance pour toi soit une bonne chance pour nous tous", a-t-il douté, invitant là encore l'ex-ministre à ne pas changer de trottoir et à rester loyal à François Hollande.

dimanche 12 juin 2016

Une majorité de Français pour la démission d'Emmanuel Macron, selon Odoxa

Les mauvais sondages de commande s'accumulent sur le ministre de l'Economie 

Emmanuel Macron fait tanguer l
e gouvernement Valls   

Les entreprises de sondages ont de quoi rassurer Alain Juppé. 
Après avoir perdu des points le 2 juin dans un sondage Elabe, c'est au tour d'Odoxa de refléter une image négative des Français sur le ministre de l'Economie. Selon ce sondage pour CQFD et i-télé, publié vendredi 3 juin, les Français sont 52% à souhaiter qu'Emmanuel Macron démissionne du gouvernement. 

D'après cette enquête réalisée cette semaine, les sympathisants de gauche sont plus nombreux que ceux de droite à souhaiter le départ du ministre de l'Economie de Manuel Valls (55% contre 44%). 

La marche d'Emmanuel Macron à la croisée des chemins

Sa vision de l'avenir se brouille
Ces derniers jours ont été marqués par une altercation entre Emmanuel Macron et un militant de la CGT en tee-shirt ...noir à propos de son "costard" de ministre.

Puis ont surgi des révélations sur l'ISF (Impôt de solidarité sur la fortune) que le ministre de l'Economie de Hollande ne paie pas

Ces épisodes ajoutent à la singularité dérangeante du ministre de l'Economie, qui a lancé en avril un mouvement politique "ni de droite, ni de gauche" baptisé 'En marche !'. 
A la question de savoir s'ils sont choqués par les propos et les prises de position d'Emmanuel Macron, 61% des sondés ont répondu qu'ils ne le sont pas, de même que 72% des sympathisants de droite. 
A l'inverse, 51% des sympathisants de gauche le sont.

Macron fait-il si peur ?

Il y a un mois, le candidat Macron progressait dans les sondages. En mai, jour pour jour, le ministre de l'Économie confirmait sa bonne forme dans l'opinion. S'il représentait le PS face à Sarkozy, il pourrait affronter Marine Le Pen au second tour...

Selon une étude Ifop-Fiducial réalisée pour Sud Radio par questionnaire auto-administré en ligne du 25 au 28 avril, Macron enregistrait une forte progression de son potentiel électoral, et gagnait 6 points de plus face à Alain Juppé et 5 points de plus face à Nicolas Sarkozy par rapport à une enquête précédente réalisée du 11 au 14 mars, seulement un mois et demi plus tôt. Selon ce sondage, il aurait 22 % d'intentions de vote au premier tour, derrière Marine Le Pen qui obtiendrait 26 % (créditée de 28 % lors du précédent sondage dans cette même configuration), ce qui permettrait à la gauche, "pour la première fois depuis des mois", d'être au second tour dans cette configuration, note le sondage.
Mais c'était fin avril et, six semaines plus tard,  on constate un renversement de situation aussi imprévu que suspect. La "ségolénisation" du "meilleur espoir de la gauche" est-elle en marche ?

 

dimanche 8 mai 2016

2017: Montebourg prendra ses responsabilités, à commencer contre la loi travail...

...à défaut de dresser son bilan ministériel !

Si Montebourg était député, il ne voterait pas la loi travail

Le  très contesté texte de la loi travail est un "moins-disant social", explique l'ancien ministre Arnaud Montebourg. "La loi El Khomri a ce défaut méthodologique de n'avoir consulté personne" avant son arrivée à l'Assemblée nationale, fustige Montebourg, l'ancien avocat, devenu vice-président du conseil de surveillance d'Habitat et président du conseil de surveillance de NewWind, trublion français de l'énergie éolienne et solaire, dimanche sur France 2.

Voterait-il cette loi s'il était encore député? "Je ne voterais pas cette loi", répond l'ancien ministre de l'Economie, exhortant ses camarades frondeurs à suivre sa voie.

"S'il y a des responsabilités à prendre" en vue des échéances électorales de 2017, il les prendra"

C'est l'annonce du jour de l'ancien ministre du Travail (et du chômage) pompeusement chargé du Redressement productif (mai 2012-mars 2014), toujours sur France 2 dimanche, même si "le moment n'est pas venu".
Dans l'émission "13h15 Le dimanche", l'ancien avocat devenu entrepreneur décrit la politique comme "un système aujourd'hui bloqué, tombé dans le formol, en tout cas au plan national".

"Il va falloir certainement apporter un vent radical de transformation du monde politique", préconise l'ancien ministre.
Toujours membre du PS par "fidélité à ses convictions", Montebourg se positionne comme un recours du PS dans la déconfiture de Hollande et de la gauche en vue de la présidentielle de 2017. "S'il y a des responsabilités à prendre, dans une période où le pays s'interroge (...), je les prendrai", prévient Arnaud Montebourg. Mais, ajoute-t-il, "c'est une décision difficile à prendre, elle demande réflexion et travail. Je n'en suis pas là, nous n'en sommes pas là, le moment n'est pas venu", assure-t-il, bien qu'on le dise derrière le mouvement anarchiste et trotskiste "Nuit Debout", comme dans la mouvance des "frondeurs".

Ce renouveau, "je ne crois pas que ça passe par les appareils politiques", déclare Arnaud Montebourg. 
"La droite a trouvé une solution, la primaire. La gauche pour l'instant la refuse", regrette celui qui était arrivé troisième avec 17,19 % des voix, lors de la primaire de gauche de 2011, derrière François Hollande (39,17 %) et Martine Aubry ((30,42 %)), loin devant Manuel Valls (5,63 %). "La société n'est pas convoquée pour participer à la construction de la solution de l'année prochaine", déplore l'ex-ministre de l'Economie, alors que "les Français ont compris que la primaire est l'airbag anti-21 avril".

Dans un pays qui ne va, selon lui, pas mieux, contrairement à ce qu'affirme François Hollande, "vous avez besoin aujourd'hui d'un renouveau, avec des idées nouvelles, y compris iconoclastes", mais, regrette cet animateur de Nuit Debout, "l'ancienne génération dit non". 

Arnaud Montebourg s'en prend aussi à son successeur au ministère de l'Economie, le populaire Emmanuel Macron, qui s'est défini "ni à droite ni à gauche". "Je ne sais pas comment se définir avec une double négation, on ne se définit que positivement", lui rétorque Montebourg, même s'il y a "des solutions nouvelles à gauche et à droite". LIRE PaSiDupes: "Révélation: Montebourg, "principal défaut" du gouvernement !"

"Je serais prêt à discuter de ce qu'il (E. Macron, qui célèbrera la mémoire de Jeanne d'Arc ce dimanche, au côté du maire Les Républicains d'Orléans) propose", mais "je ne sais pas ce qu'il propose, je ne comprends pas ce qu'un ministre de l'Economie fait quand il fonde un mouvement politique: quand on est ministre de l'Economie, on a beaucoup de problème à régler", souligne Arnaud Montebourg, malgré son bilan.  LIRE PaSiDupes "Montebourg impute ses échecs à Bercy au "sarkhollandisme"
"

Si Montebourg était député, il ne voterait pas la loi travail

Toujours sur France 2, l'ancien ministre explique que s'il était encore député, il ne voterait pas la très contestée loi travail, un texte selon lui de "moins-disant social". "La loi [travail de Valls, portée par] El Khomri a ce défaut méthodologique de n'avoir consulté personne" avant son arrivée à l'Assemblée nationale, fustige Arnaud Montebourg.

"Pour moi, c'est une loi de moins-disant social: vous ne pouvez pas construire un contrat social en disant aux uns 'vous, on vous réduit' et aux autres 'vous, vous prenez tout'", explique
"Je ne voterais pas cette loi", répond l'ancien ministre de l'Economie de Hollande.