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mardi 24 octobre 2017

Glyphosate : Ségolène Royal se lâche contre Nicolas Hulot

Cette peste de Royal aurait évidemment fait autrement et mieux...

Sur le  glyphosate, pesticide décrié comme elle, l'ancienne ministre de l'Ecologie a tenu à tacler son successeur

Royal Ségolène, octobre 2017,
après quatre mois de travaux
L'ancienne ministre de l'Ecologie n'a pas retenu ses coups contre Nicolas Hulot dans l'émission Punchline ('Le mot de la fin', en français) animée par Laurence Ferrari sur CNews, lundi 23 octobre.
Lors de la passation de pouvoirs en juin dernier, si Ségolène Royal (PS) avait délivré à Nicolas Hulot, son successeur  un brevet de  "très bon ministre", mais elle avait aussi tiré une "petite sonnette d'alarme, pour l'aider", non sans "paternalisme", sur plusieurs sujets dont la résistance à Bercy - sans compter le ministère de l'Agriculture -, la Guyane et le glyphosate.

Nicolas Hulot est trop mou (plus mou que le "président normal"?)

Depuis, 
Royal a changé de ton.
"Il n'y a pas de raison que la France ramollisse sa position parce que sinon ça sera le château de carte: tout va s'écrouler."

Elle en profite pour vanter sa propre période.  
Résultat de recherche d'images pour "Pacte ecologique Segolene Royal candidats presidentielle"

"Si la France, qui a reçu la COP21, qui est exemplaire dans le domaine environnemental, passe de l'opposition à l'autorisation, même sur une période très courte, c'est un très mauvais signal et les pollueurs chimiques vont en profiter", a notamment mis en garde Ségolène Royal.

En matière de mollesse, Royal est pourtant la reine. Si ses déclarations sont cassantes, elles ne sont pas nécessairement suivies d'effets.
Fin août 2008, alors que le bureau national du PS annonçait son accord avec l'idée d'une taxe carbone, Ségolène Royal se déclara hostile à la contribution climat-énergie et fut alors taclée par les Verts : signataire du Pacte écologique de Nicolas Hulot durant la campagne présidentielle de 2007, elle fut alors accusée de manquer à sa parole.
En 2011, elle se déclara pour un arrêt de la construction du réacteur nucléaire de troisième génération EPR de Flamanville. "Moi, j'arrête Flamanville", avait juré la candidate à la primaire socialiste, dans l'hypothèse où elle accèderait à l'Elysée, vendredi 23 septembre face à la rédaction de Libération. Celle qui se posait en résistante face à "un lobby EDF qui bloque tous les projets d'énergies renouvelables" accepta de participer au gouvernement de Hollande, bien qu'en 2012, celui-ci, comme candidat, se soit déjà déclaré favorable à la poursuite de sa construction.
En octobre 2014, alors que sa mise en place avait été repoussée à début 2015, Ségolène Royal mit fin à l'écotaxe qu'elle défendait.
Elle reviendra également, fin 2014, sur l'interdiction des feux de cheminée en Ile-de-France.

La sexagénaire ressort ses 
sacs plastique sur la voie publique

Elle avait alors peiné à imposer les sacs biodégradables sur le marché et prétend aujourd'hui qu'elle les aurait fait progressivement passer dans les moeurs dès juillet 2016
Le gouvernement espérait le remplacement des sacs en plastique par les sacs biosourcés, c'est-à-dire composés de matières végétales, à 30 % en 2017, 40 % en 2018, 50 % en 2019 et 60 % en 2025. Mais, ce n'est pas le cas et par chance.
Or, les impacts environnementaux de la fabrication d’un sac biodégradable sont plus importants que ceux d’un sac plastique. A base notamment d'amidon de maïs, ils sont liés aux cultures agricoles (soumises aux contraintes d'approvisionnement en eau, aux aléas climatiques ou à l'épandage de pesticides, etc.), alors que les impacts environnementaux des sacs plastiques sont liés au pétrole. Or utiliser des ressources liées à la nourriture humaine peut poser des problèmes et pas seulement dans les pays en voie de développement. Il faut de grandes surfaces agricoles, des engins de récolte, des silos de stockage, etc. Enfin, dans une filière d’incinération, les sacs biodégradables brûlent moins bien et apportent moins d’énergie lors de la combustion.
Depuis le 1er janvier 2017, sont néanmoins interdits, sur les marchés, chez le primeur, le fromager ou le poissonnier, y compris dans les grandes surfaces, les sacs plastique ultrafins à usage unique utilisés dans les rayons fruits et légumes, en application de la loi sur la transition énergétique, dont l'amère Royal fait grand casIronie de cette alternative écolo, les sacs biosourcés sont à 32% de fécule de pomme de terre... Et il en faut des étendues. Sans OGM, de surcroît !
Dans la pratique, "nous écoulons nos stocks de sacs plastique avant de mettre les nouveaux en place," ont commencé à opposer les commerçants sous la pression de leurs clients. Plutôt que les sacs homologués 'Royal', d'autres sont passés aux sacs en papier kraft. Mais certains rechignent: "les sacs biodégradables, nous les payons 1,20 euro le paquet de 50 contre 1 euro les 100 pour les sachets de base, c'est une grosse différence...", soit 7 centimes l'unité, a calculé une commerçante.

VOIR et ENTENDRE Ségolène Royal marquer sa différence avec Nicolas Hulot :
L'écologie punitive, ça fait se lever un "vent de révolte"
En février 2008, l'amère Royal sentait se lever un "vent de révolte"; en 2017, elle ne sent plus rien.
Plusieurs mesures répressives ont été prises par l’Etat pour limiter la commercialisation de sacs à usage unique en plastique. Et le pouvoir socialiste n'a rien à envier à Bruxelles en matière de réglementation pointilleuse et irritante. Depuis le 1er juillet 2016, seuls des sacs plastique réutilisables, d’une épaisseur de plus de 50 microns, ou composés d’autres matières que le plastique (papier, tissu…) peuvent être distribués en caisse. Et depuis le 1er janvier 2017, cette interdiction s’applique aussi aux autres sacs mis à disposition dans les lieux de vente (rayons fruits et légumes, fromagerie, boucherie…). Pour ces derniers, seuls restent autorisés les sacs en plastiques compostables en compostage domestique et biosourcés, avec une teneur minimale en matière végétale qui augmente dans le temps, on l'a vu, le reste provenant toujours de dérivés du pétrole.En définitive, les sacs en plastique sont donc toujours présents et aucune étude ne montre que leur distribution aurait été significativement réduite depuis l’entrée en vigueur de la nouvelle réglementation.Selon le ministère de l'Écologie, 17 milliards de sacs plastiques sont encore utilisés chaque année en France. 100 milliards en Europe. Quant aux coton-tiges de Ségolène Royal, c'est comme le string qu'elle interdisait à l'école... 
Il n'empêche qu'elle ressasse toujours ses propres déconvenues en tentant de les faire passer pour des réussites.

Royal a la tête dans le sac. Les "fact checkers" pourraient le lui retirer mais, si libres et indépendants soient-ils, les journalistes sont soucieux de conserver leur abattement fiscal de 7.650 euros, à l'heure du harcèlement fiscal des classes moyennes, des fonctionnaires ou des retraités. 
Outre que le transformation du sac "biodégradable" perturbe le compost naturel (il met entre 6 et 12 mois), lors de la Journée mondiale sans sac plastique du 3 juillet, l'association France Nature Environnement s’est interrogée sur le bilan des interdictions françaises mises en œuvre depuis 1 an dans les lieux de distribution.

On aura en outre noté que l'ambassadrice chargée des pôles arctique et antarctique a dû consacrer plus de temps à la chirurgie esthétique qu'aux bébés phoques, pendant ces quatre derniers mois. En effet, Royal combat les effets de la nature sur elle et elle s'est visiblement faite retendre les chairs et sià l'automne (de sa vie), elle paraît dix ans de moins qu'au printemps dernier, elle ne peut plus sourire. Une fonction dont la grincheuse n'abuse pas.
A Laurence Ferrari sur le plateau de Punchline ce lundi 23 octobre, Ségolène Royal a révélé avoir été confrontée à un cas de harcèlement. Evidemment au ...sein de son ministère. Que du bio, mais dégradant.

mercredi 31 août 2016

Passation de pouvoirs: les vacheries de Sapin à Macron

Les piques à peine voilées de Sapin à Macron lors de la passation de pouvoirs 

Sapin n'a pas cessé de planter des banderillesau cours de la passation de pouvoirs, ce mercredi à Bercy. 

Le cuistre en chaussettes roses,
risée de l'Europe
Michel Sapin a lancé à Emmanuel Macron un appel à jouer "collectif" et à "gauche". Ce proche de Hollande passe pour porter la parole du président et c'est un message pauvrement codé que vient d'envoyer Michel Sapin à l'ex-ministre de l'Economie qui reprend sa liberté.
Faute d'amateurs et de personnalités compétentes, Sapin a accepté un ministère élargi de l'Économie et des Finances
alors qu'
à 64 ans il peine déjà à assumer une tâche déjà trop lourde aux seules Finances et comptes publics. Chacun garde en effet en mémoire que Sapin a été dépassé par la charge de ministre du Travail et de l'Emploi (mai 2012-mars 2014), échouant à concrétiser la promesse présidentielle de l'inversement de la courbe du chômage en 2013 et la reportant à 2014...

Sapin n'a pu dissimuler sa détestation de son brillant cadet
Après deux années de cohabitation tendue à Bercy, le discours prononcé par Michel Sapin était pour le moins aigrelet: le coup de pied de l'âne ! Après s'être félicité de la réunion de deux ministères, l'Économie et les Finances, entre ses mains, sans imaginer un instant le risque couru par Hollande, le bras cassé est entré dans le vif du sujet: 
"Je veux dire combien ton travail, au-delà de ta fougue à parler de tous les sujets, a été profondément utile", a-t-il amorcé. "Faire quelque chose, c'est forcément créer du débat", a ajouté le ministre, évoquant par la bande les remous engendrés par l'adoption de la loi Macron l'été 2015
"La France a besoin de talents, tu en fais partie, mais aussi de stabilité dans la gestion de son administration", a poursuivi l'ancien député bientôt de retour dans l'Indre, critiquant implicitement le choix d'Emmanuel Macron d'abandonner le navire gouvernemental. 

Michel Sapin a ensuite accordé peu de crédit aux ambitions présidentielles de son rival de Bercy : "Je suis persuadé qu'il y aura du Macron II ou du Macron III, mais il faudra attendre quelques années", a-t-il assuré, laissant penser qu'Emmanuel Macron pourrait revenir en politique sous l'étiquette de ministre, plutôt que celle de président, et dans quelques années seulement.
 
Juge de tout en Hollandie, Michel Sapin nie avoir fait claquer le string d'une journalistemais reconnaît un fondement à la révélation de sa grossièreté, admettant un "geste inapproprié." Le ministre menteur sur les chiffres du chômage a pourtant décidé que les faits n'ont pas "la gravité d'un harcèlement ou d'une agression sexuelle". 

La crainte que Macron ne reste pas "à gauche" et rejoigne le centre 

Michou Sapin a surtout adressé à Emmanuel Macron un appel à jouer à gauche. "Tu inscrits ta démarche dans une vision collective", dit-il. "Je ne sais pas pourquoi, j'ai le sentiment qu'on continuera à entendre parler de toi, et c'est tant mieux. Dans l'intérêt du progrès, des progressistes, et de la gauche", a-t-il déclaré devant un Emmanuel Macron manifestement sidéré qui a toussoté et détourné le regard. 

Le ministre déserteur du gouvernement a en effet déclaré le 19 août "qu'il n'est pas socialiste". "Bonne chance Emmanuel, je souhaite que la bonne chance pour toi soit une bonne chance pour nous tous", a-t-il douté, invitant là encore l'ex-ministre à ne pas changer de trottoir et à rester loyal à François Hollande.

jeudi 27 août 2015

Gaspillage alimentaire : Ségolène Royal se trompe encore d'adversaire

La ministre s'en prend aux petits  gaspilleurs et néglige les gros: les ménages, élections obligent !

La grande distribution entre en résistance

La ministre croyait trouver un moyen de se valoriser mais pédale à nouveau dans le Nutella. Dans sa croisade contre la pâte à tartiner, Ségolène Royal avait déjà décroché la palme des reculades, après avoir déclenché la colère des lobbies de l'huile de palme et des responsables politiques italiens en critiquant Nutella qui en France, représente 330 personnes en Haute-Normandie. A Villers-Ecalles, en Seine-Maritime, l'usine Nutella produit 155 millions de pots par an, soit un tiers de la production mondiale. "Il faut replanter massivement des arbres, parce qu'il y a eu une déforestation massive qui entraîne aussi du réchauffement climatique. Il faut arrêter de manger du Nutella, par exemple, parce que c'est de l'huile de palme," avait exorté Royal. Mais, accompagnée de sa fille, Agnese Renzi -épouse du camarade socialiste Matteo- avait ostensiblement commandé et mangé une crêpe au Nutella et à la chantilly, geste dont se sont beaucoup amusés les media italiens. Tant et si bien qu'en deux jours de fronde du groupe Ferrero, la battue de la présidentielle 2007 avait senti le rance: les gravissimes conséquences sanitaires et environnementales de la pâte à tartiner italienne, en plus de sa timide condamnation du désherbant Rondup, lui apparurent tout à coup moins dignes de sa royale colère qu'au départ de sa campagne. Elle recycla piteusement le patinage dans la semoule en rétropédalage dans le Nutella:
.
De plus en plus amère, Royal passe donc des portiques électroniques au gaspillage alimentaire

Les portiques électroniques !


Après avoir torpillé définitivement les portiques autoroutiers prévus pour la taxe poids lourds - par crainte d’un blocus des routiers- le pouvoir socialiste a préparé leur démantèlement partiel mais, à l'approche des régionales en décembre, il se hâte à vitesse limitée, car la ministre de l'Environnement n'a pas renoncé à faire payer les camions étrangers qui traversent la France. Pour enterrer les portiques qu'elle juge "coûteux", la sournoise prémédite de les obliger à "utiliser les autoroutes plutôt qu'à encombrer les routes", en faisant payer l'autoroute aux camions, l'État "pourra en prélever une partie".

De surcroît, la ministre de l’écologie est de plus en plus virulente contre le gaspillage alimentaire. 
Ségolène Royal a convoqué la grande distribution jeudi 27 août, décidée à leur " mettre la pression" pour parvenir à un accord contre ce fléau, qu’elle a jugé ' tout simplement insupportable". La réunion devait déboucher sur une convention d’engagements volontaires de la part des distributeurs, la plupart des grandes marques s’étant immédiatement déclarées prêtes à signer un tel document. "Auchan est pleinement favorable à cette approche pragmatique, qui permet de s’appuyer sur les actions déjà entreprises, de partager les bonnes pratiques et de structurer la démarche", s’est réjouie l’enseigne, tandis que le groupe Casino (Géant, Franprix, Monoprix, Leader Price...) a indiqué qu’il " signera la convention (...) afin de réaffirmer son engagement dans la lutte contre le gaspillage alimentaire". Autrement dit, les cibles de Mme Royal sont sereines, puisqu'elles ne l'ont pas attendue pour s'engager dans cette lutte qui en fait les gaspilleurs les plus modérés.

Des consignes ministérielles déjà en vigueur du plein gré des enseignes...
Leur concurrent Carrefour a aussi précisé qu’il signerait le texte jeudi au ministère. Tout comme le Groupement des Mousquetaires (Intermarché et Netto), qui affirme avoir "toujours été favorable aux dispositions législatives sur la lutte contre le gaspillage alimentaire". Sans oublier de préciser que ses enseignes "appliquent depuis déjà plusieurs années les mesures prévues dans la loi sur la transition énergétique".
De la même manière, Auchan et Casino ont tenu à souligner que la plupart des engagements que va leur réclamer Ségolène Royal sont déjà pratique courante dans leurs magasins. Ainsi, Auchan indique que 100 % de ses hypermarchés " pratiquent chaque jour le don avec différentes associations : Restaurants du cœur, banques alimentaires, épiceries sociales, Secours populaire... » Pour Casino, "c’est 100 % des hypers, 80 % des supermarchés et plus de 180 magasins Monoprix" qui ont déjà établi une convention avec une association caritative. A l’échelle du groupe, 4.300 tonnes de produits ont été redistribuées en 2014, soit l’équivalent de 8,6 millions de repas.

"La ministre fait son cinéma"
S’estimant injustement montrées du doigt, d’autres enseignes ont réagi plus vertement à la convocation de Ségolène Royal, comme le  PDG de Système U, Serge Papin -proche du PS-  qui s’est dit jeudi matin sur RTL "un petit peu surpris du ton employé par la ministre, nous désignant comme seuls coupables ".
"La grande distribution dans son ensemble est le premier distributeur aux banques alimentaires, c’est quand même 120 millions de repas qui sont distribués chaque année, et c’est en croissance…"

Michel-Edouard Leclerc, PDG de l’enseigne E.Leclerc, a quant à lui ironisé sur cette réunion qui a lieu "parce que c’est la rentrée politique !" "La ministre fait son cinéma", a-t-il lancé jeudi matin sur Europe 1. Le responsable a avancé que sa marque distribue déjà "26.000 tonnes de denrées alimentaires sous forme de dons aux associations, dont 6.000 tonnes aux banques alimentaires" .

"Il faut que l’Etat s’engage. (...) Il faut doter ces associations. (...) Il manque des frigos, des camions, des bénévoles, probablement un peu de soutien salarial et organisationnel. (...) Donnez les moyens aux collectivités locales d’obtenir le tri dans les écoles, dans les cantines, dans les lieux où l’Etat donne de l’alimentation."

Encore une ministre socialiste qui n'étudie pas ses dossiers
La Fédération des entreprises du commerce et de la distribution (FCD) estime que la grande distribution est "le premier donateur aux associations", avec 31 % des dons, et souligne que le secteur n’est responsable que de 5 à 10 % du gaspillage alimentaire en France, loin derrière la restauration (15 %) ou les ménages (70 %). Elle a par ailleurs augmenté depuis deux ans de 3 % ses dons de repas aux associations et amélioré de 15 points son taux de recyclage des déchets, selon une étude parue mercredi, et menée par l’Essec (école de commerce), PwC (cabinet d’audit) et la FCD.
La ministre s'est encore plantée. Au chapitre des initiatives, Leclerc, Intermarché et Système U soulignent avoir noué des partenariats avec la start-up "Zéro gâchis" pour instaurer des rayons spéciaux pour les produits à date courte, vendus à tarifs réduits, jusqu’à - 70 %. Quant aux deux enseignes Auchan et Casino,  elles font valoir qu’elles mènent déjà en magasins des actions de sensibilisation, en distribuant des brochures anti-gaspillage ou en permettant aux clients de mieux maîtriser leurs achats : vente en vrac, petits conditionnements...

De son côté, Nicolas Chabanne, le responsable des "Gueules cassées", a proposé à la ministre et à la FCD de généraliser l’utilisation d’étiquettes " antigaspi", qui permettent d’indiquer de manière très visible que le produit est proche de sa date limite de consommation. Ces étiquettes portent la mention " - 50 % Stop au Gaspi ! Bon à consommer, pas à jeter ! ". Lancées il y a huit mois, "elles marchent très bien dans les magasins qui les utilisent", a affirmé N. Chabanne. Depuis l’année dernière, ce collectif a aussi convaincu des centaines de points de vente de commercialiser des fruits, légumes, fromages et céréales présentant des défauts mais propres à la consommation.
L'opération anti-gaspi de Mme Royal est-elle voué au retentissant fiasco de sa précédente campagne contre... le string à l'école ?

Savoir si la première mesure gouvernementale ne serait pas de virer ses bouches à nourrir inutiles... 
Pensez plutôt ! La majorité claironne que le gouvernement aurait réussi le tour de force de la stabilisation des chiffres du chômage, malgré 1.900 demandeurs d'emploi de plus. Or, le poste de ministre du Travail reste vacant: son titulaire, François Rebsamen, a remis sa démission le 19 août et n'a toujours pas été remplacé au 28 août, malgré une obligation d'abandon dès le 27 juillet, pour cause de non cumul des mandats. Il ne pourrait trouver preneur avant le 9 septembre, de l'aveu du maire de Dijon. Ce ministère est-il vraiment indispensable ?

vendredi 10 juillet 2015

Ordre moral: la gauche prétend encadrer les relations hommes-femmes

Le pouvoir socialiste s'en prend au harcèlement de rue 

Le gouvernement a présenté ce jeudi son plan pour lutter contre le harcèlement de rue dans les transports en commun
Le gouvernement socialiste veut réglementer les rapports publics entre "genres". 
Le crocodile vit dans les régions chaudes,
notamment en Afrique ou en Egypte 
 
Une des mesures phares est le lancement à l'automne d'une campagne de... sensibilisation. Comment réagir, que l'on soit victime ou témoin ? Difficile de "normer" le bon comportement à tenir dans la rue, quand on est victime de harcèlement machiste, mais il existerait pourtant des conseils pour ceux qui sont témoins d'agressions de la part de ces hommes -des cumulards- qui, de surcroît, refusent probablement de vider leur vessie debout... 

Riposter ou rester stoïque? Quelle femme ne s'est pas posée la question face à des manques de respect, des insultes, une main aux fesses ou un regard déplacé d'un ou plusieurs inconnus dans le métro ou le bus, notamment. D'après un rapport publié en avril par le Haut conseil à l'égalité entre hommes et femmes, 100% des utilisatrices des transports en commun ont subi, au moins une fois dans le vie, du harcèlement sexiste ou une agression sexuelle. Pour pallier les tentatives de contact abusif, c'est-à-dire non consenti, le gouvernement a annoncé ce jeudi une série de mesures dont le dispositif phare est une campagne de sensibilisation sur Internet à l'automne prochain.   Oui, une main aux fesses est une agression sexuelle, alors qu'il semble s'imposer dans les mentalités que sucer n'est pas tromper !

Y a-t-il une bonne manière de réagir lorsqu'on est victime de harcèlement de rue ? 
Difficile à dire tant est grande l'inventivité des gros lourds et floue l'arsenal juridique. Les victimes méconnaissent leurs droits à ce jeu qui ne respecte aucune règle: les plaintes pour des insultes ou des mains aux fesses- qui relèvent pourtant de l'agression sexuelle au même titre que les "frottements" - sont rarissimes.

Etre directe avec son harceleur
Faut-il réagir et répondre à son harceleur comme le conseille le blog féministe Hypathie? L'auteur explique qu'être directe et se mettre en avant déconcerte souvent les auteurs de ces attaques. "Généralement, lorsqu'on répond à un mec qui nous insulte parce qu'on ne lui a pas dit bonjour ou qu'on ne l'a pas regardé, il lâche assez rapidement l'affaire. Même chose lorsqu'on demande à haute voix à un homme d'arrêter de 'malencontreusement' nous toucher les fesses dans le métro", note Jeanne qui -par perversité naturelle masquée- n'imagine pas que cela puisse arriver, et pas un instant ne pense non plus à celles qui fantasment un inavouable frôlement, furtif et exceptionnel, qui leur prouverait qu'elles existent, le temps d'une station à l'autre.
Encore faut-il oser prendre l'entourage à témoin. "Je suis toujours impressionnée par ces filles qui, même seules, ont le cran de se rebeller, explique Marie qui préfère jouer la carte d'une apparente indifférence. "Face à des insultes, je ne réagis pas. Généralement, ça se calme assez vite. Le problème de répondre, c'est qu'on ne sait jamais à qui on a affaire." Et puis, "les gens pensent vraiment que c'est de la drague", qu'ils sont dans leur rôle d'hommes (voire de femmes)
Les réactions varient également en fonction du contexte - le lieu, l'heure, la présence ou non de témoins ... - et du caractère de chacune. "Ca dépend de mon humeur, précise Marion. Si j'ai eu une très mauvaise journée, il y a plus de chance pour que je rentre dans le lard de mon harceleur. Au contraire, si je suis à la 'cool', les insultes vont moins me toucher et je peux plus facilement passer au-dessus." Pour certaines femmes, la peur se double également d'un sentiment de honte. "Je suis plutôt de nature discrète, alors faire un esclandre au milieu du métro, c'est un peu la double peine", reconnaît Marie.

"Les harceleurs sont des lâches", assure le blog féministe.  Cette affirmation ne fait aucun doute, selon ces militantes. Insulter une femme parce qu'elle refuse de laisser son numéro de téléphone ou lui toucher les fesses à son insu n'est pas un signe de virilité. Mais parfois cette lâcheté se double d'une agressivité. Mais ce qui dérange, dans cette démonstration, c'est le parti-pris de ces féministes qui n'envisagent pas que le harceleur soit une harceleuse. Car il s'agit bien de guerre des sexes, quelque soit l'angle d'approche de la "problématique", comme on dit désormais pour donner de l'importance à un "problème".
 
Or, s'il y a bien un point commun dans tous les témoignages, c'est l'indifférence collective. Dans l'immense majorité des cas, de peur des coups ou de prolongements avec la police et la justice, les témoins n'interviennent pas. "C'est de la lâcheté, et l'absence de réaction des autres leur donne bonne conscience, s'emporte Jeanne. Quand je me fais insulter ou qu'on me siffle, les gens pensent vraiment que c'est de la drague?" Depuis que les populations sont mélangées et que la femme est à nouveau considérée comme inférieure, les faits divers ne sont pas exceptionnels, comme en avril 2014, où une jeune femme a subi une agression sexuelle dans un métro sans que personne ne vienne à son secours.

Des réactions de témoins sont labellisées "bonnes" 
Il serait plus facile de réagir comme témoin  que lorsqu'on est victime: ne pas fermer les yeux, ce qui reste à démontrer quand on est spectateur soudain, sans connaissance de ce qui précède. Comme l'a expliqué récemment le Projet Crocodiles, cette tentation de ne rien faire s'explique par de multiples raisons: nous sommes mal à l'aise, nous ne savons pas comment intervenir ou nous attendons que d'autres interviennent. "Le pire, c'est qu'il m'est déjà arrivé de ne pas intervenir alors que moi-même j'ai souffert d'être livrée à moi-même dans ce genre de situation", confie une jeune femme anonyme et probablement inventée pour les besoins de la cause: le secret des sources -comme le floutage-autorise (encourage) tous les abus. C'est cette dilution de la responsabilité qui pousse certaines à changer leurs habitudes pour éviter - ou tout du moins essayer d'éviter - le harcèlement: dans les banlieues ou non, les jeunes musulmanes apprennent très tôt à ne pas porter de jupes ou de robes le soir, à sortir systématiquement accompagnée ou même à arrêter de prendre les transports en commun.

Les réponses au harcèlement sont pourtant assez évidentes, encore faut-il se sentir concerné. Projets Crocodiles répertorie les multiples moyens d'aider une victime: apostropher directement le harceleur ou détourner son attention pour laisser à la personne harcelée le temps de fuir, faire semblant de connaître la victime pour ne pas la laisser seule ou, au minimum, si on ne se sent pas le courage d'intervenir seul, prévenir une personne compétente (le conducteur du bus, le chef de gare ou la police). Et se souvenir, que ne pas intervenir, c'est finalement cautionné.

La très conservatrice Ségolène Royal avait pointé strings et décolletés 

Plus coincée que Mémère, tu meurs. 
Lors de son passage au ministère de l'Education nationale, elle craignait que le string n'envahisse les cours de récréation comme les méduses les côtes de France ou la gale à la frontière franco-italienne. A la charnière du XXIe siècle, les jeunes filles n'hésitaient pas à arborer ce dessous féminin en le laissant dépasser d'un pantalon taille basse: de quoi tourner la tête des garçons et les détourner de leurs études. Il fallait sauvegarder les scores mirobolants du bac. A son instigation, certains responsables d'établissements scolaires partirent en guerre des boutons  contre ce sous-vêtement partagé.

Au ministère de l'Education nationale, Ségolène Royal, l'ancienne ministre déléguée chargée de l'Enseignement scolaire, s'en était affligée: "A ma dernière réunion de parents d'élèves, des cas ont été signalés, des chefs d'établissement ont réagi en l'interdisant à l'école. C'est une bonne chose. Aux yeux
des garçons, le string réduit les jeunes filles à leur postérieur" , avait décrypté Mémère. Et la députée socialiste des Deux-Sèvres d'accuser les provocatrices: "Après, on s'étonne que les adolescentes soient victimes d'attouchements ou de violences sexuelles... Ces ados sont, malheureusement, à l'image de la société qu'on leur propose; une société où le corps de la femme s'exhibe comme une vulgaire marchandise." Quinze ans plus tard, Lolo Rossignol est sur la même ficelle  ligne. 

Autre risque majeur, selon les mères-la-pudeur, le décolleté  ?
Les Femens ont envoyé 
les plus moches à Pépère
Le jeudi 24 avril 2014, Ségolène Royal avait réagi à un article du Point, dans lequel le "règlement intérieur" de son ministère actuel, pondu par la ministre de l'Ecologie, était dévoilé. La récidiviste menaçait de représailles tout contrevenant à un certain nombre d'interdictions étonnantes, comme celle faite aux membres de son cabinet d'emprunter le couloir adjacent à son salon lorsqu'elle y déjeune pour cause de nuisances sonores. Mais la règle qui a fait le plus réagir est celle qui proscrit les... décolletés.
Sur son compte Twitter, Ségolène Royal a pourtant démenti avec vigueur cette "rumeur ridicule". 
Une "rumeur" visiblement moins "ridicule" qu'il n'y paraît. Pour vérifier, le Grand Journal de Canal Plus a envoyé l'un de ses journalistes au ministère, qui a pu constater que les fonctionnaires refusaient de s'exprimer ou niaient l'existence d'une telle interdiction lorsqu'elles étaient filmées. En caméra cachée, l'une d'entre elles reconnaît pourtant qu'il est bien interdit de porter un décolleté...
VOIR et ENTENDRE la caméra cachée de Canal Plus qui contredit Ségolène Royal:

Où en sont les "chèques contraception" de Ségolène? 
Royal a-t-elle ordonné un bilan de son opération médiatique ?

jeudi 24 avril 2014

Ségolène Royal censure les décolletés: l' "'indifférenciation des sexes" fait du chemin au gouvernement

La ministre de l'Ecologie nie
Son personnel serait contraint de porter une tenue décente dans le ministère. 

Le retour de "Calamity Royal",
craint Le Point 

L'hebdomadaire Le Point révèle en effet que "la nouvelle ministre de l'Écologie interdit les décolletés, se fait systématiquement annoncer par un huissier et impose un règlement intérieur impitoyable..."

L'indifférenciation des sexes serait entrée en vigueur au ministère de la rombière.

Le personnel féminin est sous le choc: il a reçu l'obligation de porter une tenue décente dans les locaux du ministère de l'Ecologie, dont l' "interdiction des décolletés". Ségolène Royal impose-t-elle un code vestimentaire dans son ministère ?

L'ex-concubine de "Pépère" est depuis longtemps une mère-la-pudeur 
Sans que lui vienne à l'esprit le moindre risque d'assimilation en pleine polémique sur le voile à l'école laïque, Mémère avait fait diversion, dénonçant le port du string qu'elle avait jugé comme une "atteinte à la dignité de la femme". En 2003, au ministère de l'Enseignement scolaire, elle avait fait parler d'elle en bataillant non pas contre les violences urbaines, tels les dommages à abribus (cf. son fils défavorisé, Julien, vandale), mais contre…le bizutage. Elle affirmait aussi qu' "aux yeux des garçons, le string réduit les jeunes filles à leur postérieur [...] . et concluait: "Après, on s'étonne que les adolescentes soient victimes d'attouchements ou de violences sexuelles."  

Mais S. Royal a un sens affirmé et "juste" des priorités: contre les Femen aux seins nus, elle n'a en revanche jamais édicté aucun oukaze...

La sexagénaire nie en bloc

Ségolène Royal a d'abord admis qu'il existe bien un "règlement intérieur sur proposition des services, qui est destiné à l'interne et ne donne pas lieu à commentaires externes".Le sinistre
Quelques heures plus tard, la ministre a fini par démentir cette information catégoriquement dans deux tweets, dénonçant une "rumeur ridicule".

Retour du stalinisme? Co-working imposé et cigarette interdite dans les jardins 

"Calamity Royal" a  remonté le rideau de fer au gouvernement
Les règles du ministère de l'Ecologie sont désormais empreintes de totalitarisme. Le Point précise qu'aucun collaborateur de la ministre ne peut avoir un bureau à lui -ou elle- tout seul. Le sinistre Jean-Louis Bianco, 71 ans, conseiller spécial (?), s'est vu imposer le co-working, comme aux autres: il devra  partager avec un chargé de mission. En open-space ?

Enfin, le personnel n'a pas le droit de fumer dans la cour et le jardin du ministère si Ségolène Royal est dans les parages. 

Ses collaborateurs se sont vu interdire l'accès au couloir adjacent à la salle à manger de la ministre lorsque Sa Majesté Royal déjeune. 

Peu après sa nomination, L'Express écrivait déjà que certains collègues ministres de S. Royal ont été frappés par sa froideur distante: pour les saluer, l'ancienne candidate à la présidentielle, bien que battue à plate couture, leur tend la main et refuse désormais de faire la bise à ses collègues du gouvernement, ne leur accordant plus qu'une poignée de mains

A l'austérité, Mémère ajoute une couche de  puritanisme qu' il y a 50 ans l'austère Yvonne de Gaulle aurait certainement jugé ringard et rigide. Aujourd'hui, on dit liberticide.

L'information suscite des réactions diverses, entre stupéfaction et hilarité:


VOIR et ENTENDRE  Najat Vallaud-Belkacem, ministre des Droits des Femmes, qui ne peut se tenir de rire:  


vendredi 24 octobre 2008

Le professeur qui s'était suicidé suite à l’ accusation d’un élève était innocent

« Une bien triste affaire », selon l'honorable JDD… Vendredi, le collégien menteur a avoué avoir abusé les enquêteurs.
L'adolescent de Saint-Michel (Aisne) , âgé de 15 ans, doit désormais être mis en examen et présenté à un juge pour enfants pour "dénonciation calomnieuse". Et c’est tout ? Le magistrat avait immédiatement placé l’enseignant en garde à vue suite à une plainte pour coups et blessures déposée par les parents de cet élève menteur, alors que l’accusé n'avait pas commis les faits qui lui étaient reprochés. La justice est lente, mais sait parfois ne pas prendre le temps de la réflexion. Le petit jeune aura gardé un mois son terrible secret "L'élève a menti." C’est en ces termes que lors d'une conférence de presse organisée vendredi 24 à Laon, Francis Les, l'avocat de la famille de Jean-Luc Bubert, le professeur du collège César-Savart de Saint-Michel (Aisne), a révélé que la victime de cet élève n’était pas coupable du coup de poing que l’élève l’accusait de lui avoir porté. L’innocent avait été retrouvé pendu à son domicile quelques heures après sa garde à vue. Le jeune homme a finalement avoué aux enquêteurs, au cours de sa garde à vue, avoir inventé de toutes pièces les accusations aux conséquences tragiques qui avait conduit son professeur au désespoir. « Des accusations qui vont désormais lui coûter une mise en examen », s’apitoie déjà le JDD, respectueux de la mémoire de l’enseignant... Les jeunes savent qu’ils ont la loi avec eux Les professeurs firent l’objet d’accusations et de coups et blessures redoublés, dès l’instant qu’une certaine ministre déléguée à l'Enseignement scolaire, entre 1997 et 2000, se fit un nom en faisant campagne contre le racket, mais aussi en traquant les strings dans les lycées et en chassant le bizutage dans les écoles (loi de juin 1998). Le drame vient de ce que Marie-sEGOlène Royal désigna les enseignants comme des menaces potentielles mais permanentes dans sa défense médiatisée des droits de l'enfant et dans sa lutte contre la violence à l'école (loi de juin 1998 relative à la prévention et à la répression des infractions sexuelles ainsi qu'à la protection des mineurs). Les parents et enseignants ne surent plus comment ne pas s'exposer à des poursuites et les jeunes firent bien savoir qu’ils étaient conscients du pouvoir qui leur était dévolu.
VOIR et ENTENDRE Dès avant la présidentielle, les électeurs attentifs étaient prévenus par ses actes et ses propos dissuasifs... Le Parcours de Ségolène Royal I-tele envoyé par omar95 Seule circule la version de l’élève Retenu, sans témoin, par son professeur à la fin d'un cours d'EPS pour justifier un retard, l'élève exploita la situation et la loi. Il assura avoir reçu "un coup de poing pour avoir refusé de remettre son carnet de correspondance". En père responsable, non pas de l’éducation qu’il aurait due à son fils mais du respect qui lui est dû, le géniteur porta alors bravement plainte pour coups et blessures contre l'enseignant, qui, devant les enquêteurs, nia farouchement les faits. La société médiatique fait des morts Le fait qu’outre sa mise en garde à vue l’institution organisât sa confrontation avec la présumée soi-disant victime, fut une manière de déjuger le professeur : sa parole d’éducateur était mise en balance avec celle d’un irresponsable. L’enseignant était suspect et sa personne humiliée. A la fin de la mise en présence, le procureur de la République de Laon, Olivier Hussenet prit cependant ses responsabilités et estima qu'il n'existait "aucune raison de poursuivre l'enseignant". On sait maintenant que bafouer l’honneur d’un homme respectable peut avoir des conséquences tragiques. L’institution se défend Selon les honorables psychologues et institutionnels post-soixante-huitards, les accusations portées contre Jean-Luc Bubert n’auraient alors joué qu’un rôle d'"élément déclencheur" dans son suicide ! Raisonnement de ceux qui n’ont de l’honneur qu’une notion livresque et idéologique, mais aucun ressenti personnel. Lorsqu’un enseignant est précipité dans ce type de situation imprévisible et injuste, on fouille dans sa vie, plutôt que dans celle de la famille de l’élève perturbé. Si l’éducateur ne peut décemment pas être traité d’ivrogne ou de déséquilibré notoire, on déclare qu’il traversait précisément une période délicate sur le plan personnel. L’homme, âgé de 38 ans, était notamment en instance de divorce, avait-on appris …de sources judiciaires, lentes mais bavardes. Combien d’enseignants en instance ou divorcés sont donc en effet, en puissance, des brutes incontrôlables, nous dirait Sa Cynique Majesté Royal, si elle n’était pas exclusivement préoccupée de sa propre sortie du frigidaire et fort peu de celle de l’enseignant...
Une mise au point courageuse mais tardive Qu’il n’a pas été donné à Jean-Luc Bubert d’entendre.
  • Le procureur de la République, Olivier Hussenet, corroborait vendredi les propos de l'avocat de la famille du défunt. "Tout au plus le professeur a-t-il empoigné le menton de l'élève, avec une certaine rudesse, pour lui faire relever la tête", indique-t-il. Jamais Jean-Luc Bubert "ne lui a porté ni un coup de poing, ni même une gifle, et ne lui a pas cassé une dent", ajoute-t-il.
  • Me Francis Les a lui parlé d'"un gâchis immense dans l'Education Nationale qui se répète trop souvent". "On n'a pas tiré les leçons du procès d'Outreau", a ajouté l'homme de loi. A son côté, Jean Bubert, le père de la victime, a annoncé qu'il allait se porter partie civile. "L'objectif premier est atteint: rendre son honneur à mon fils", a-t-il également lancé aux journalistes, en espérant être compris. Suggère-t-il que l’honneur de la presse est en cause ? Il n’aurait pas tort. Et encore ne parle-t-il pas de charognards.
  • Que dire du certificat médical de complaisance pour coup de poing et dent cassée ? Quant à l’honneur du chef d’établissement qui ne s’est pas porté garant de son professeur ? La protection des enseignants contre la diffamation. Ne voilà-t-il pas un ‘honorable’ mot d’ordre de grève de la FSU, syndicat d’enseignants pousés au suicide…