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jeudi 9 août 2018

Arnaud Montebourg fait son miel

L'ancien ministre de Hollande est on ne peut plus flexible

Montebourg passe comme une fleur du Redressement productif à l'apiculture, via le mobilier

Démissionnaire du gouvernement Valls, cet ex-ministre de l'Economie stupéfia le monde économique en s'inscrivant dans une école de commerce, l'INSEAD, pour y suivre une formation courte (4 semaines) de ...management, pour laquelle il sollicita une ...bourse d'études. 

Ce délai lui permit de se reconvertir dans le privé, comme vice-président du conseil de surveillance de la chaîne d’ameublement Habitat, propriété d'un groupe exploitant aussi un site spécialisé dans la vente de bijoux et de diamants. Cette collaboration ne dura pas plus de 16 mois.

Celui qui brassa tant de vent à Bercy, en octobre 2015, s'orienta alors naturellement dans les ...éoliennes domestiques, comme actionnaire de la start-up New Wind. Il ne réussit pas mieux dans les moulins à vent qu'en politique, puisque la société fut mise en liquidation judiciaire en mars 2017.

Et voilà qu'en août 2018 Montebourg se tourne dare-dare vers les abeilles en voie d'extinction: un redressement de situation qui ne s'annonce pas gagnant.

Lors de la primaire citoyenne de 2017, avec 17,52 % des suffrages des sympathisants socialistes, il est le troisième homme, derrière Manuel Valls et Benoît Hamon. Retour manqué !

Depuis son deuxième retrait de la politique, Arnaud Montebourg a fait du repeuplement des abeilles son nouveau combat.

Une reconversion certes, mais aux relents de combat politique d'arrière garde. Arnaud Montebourg, le partisan du 'Made in France',  sous le quinquennat précédent, comme Trump, du 'Made in USA', a annoncé le lancement de sa propre marque de miel : "Bleu Blanc Ruche". Les abeilles ont le sens de l'humour ?

L'ancien ministre de l'Economie a passé un 'deal' avec les apiculteurs français. D'origine France garantie, la marquel entend "racheter du miel à des apiculteurs français à un prix supérieur au marché en contrepartie de quoi ceux-ci s'engagent à augmenter leur cheptel" d'abeille", a-t-il expliqué à la presse.

Le risque est que le névrotique instable démissionne de ce secteur, comme il a démissionné de partout ? 
Les abeilles ont désormais le bourdon.

samedi 3 mars 2018

Emplois menacés chez Vallourec : Macron décevra-t-il Bertrand ?

Bertrand exprime sa "totale incompréhension" à Bruno Le Maire

Xavier Bertrand a réagi à l’annonce de Vallourec de fermer une ligne de production sur le site de Saint-Saulve (Nord) 

Résultat de recherche d'images pour "Montebourg Batho Vallourec"
employant 164 salariés, dans un courrier adressé samedi au ministre de l’Economie, Bruno Le Maire. "C’est avec une vive émotion et une totale incompréhension que nous avons appris la fermeture de la ligne de finition de tubes chaudières",  écrit le président de la région Hauts-de-France, dans ce courrier daté de jeudi et cosigné par Xavier Bertrand (divers droite), Valérie Létard (sénatrice UC du Nord) et Laurent Degallaix (président UDI de Valenciennes Métropole). 

Le fabricant de tubes sans soudure Vallourec a annoncé mercredi la fermeture, affirmant que cette activité subit 'de plein fouet la baisse continue des volumes dans l’énergie électrique conventionnelle, et ce dans un environnement extrêmement concurrentiel". 
Cette annonce intervient alors que des discussions sont en cours pour le sauvetage de l’aciérie Ascoval de Saint-Saulve, près de Valenciennes (depuis les années 70), dans lesquelles Vallourec est partie prenante avec l’Etat et le groupe suisse Schmolz + Bickenbach. "Lors de nos nombreuses rencontres" au sujet de la "restructuration d’Ascoval", en présence de la direction du groupe Vallourec, "il n’a jamais été question" d’un "nouveau plan social laissant présager "une éventuelle fermeture d’une ligne de production”, ont regretté les signataires. 

"Face à la brutalité de cette décision, nous nous interrogeons sur la stratégie du groupe et la transparence des déclarations qui nous sont faites", ont-ils ajouté, réclamant au ministre des "solutions concrètes" pour "l’ensemble des salariés concernés et le devenir du site". 
"La colère, le sentiment de trahison sont grands dans le Valenciennois, parmi les salariés, la population et les élus locaux à qui revient la charge d’assumer les conséquences sociales et économiques de tels choix", a pour sa part réagi Michelle Gréaume, sénatrice PCF du Nord, dans un courrier adressé également au ministre de l’Economie. 
Dans un communiqué, Philippe Eymery, conseiller régional FN, a dénoncé quant à lui "les jeux irresponsables de meccanos industriels" qui "engendrent casse sociale," ainsi que les "ambivalences d’un Etat faible sans politique industrielle coordonnée". 

Après l’annonce mercredi de la fermeture de cette ligne, les salariés du site de Saint-Saulve ont décidé en assemblée générale d’engager une grève reconductible, a indiqué Jean-Claude Triboulet, délégué CFDT.  "Jeudi et vendredi l’usine était à l’arrêt et une nouvelle réunion est prévue lundi avec les salariés", a-t-il affirmé.

En janvier 2013, les socialistes Batho et Montebourg posaient en VRP du nucléaire à Vallourec

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En déplacement en Bourgogne à l’usine Vallourec, Arnaud Montebourg et Delphine Batho annoncèrent la création d’un fonds de plus de 150 millions d’euros pour les PME du nucléaire, les deux ministres se posant encore une fois, en VRP du nucléaire.

Sans doute conditionné par la forte présence, à Montbard, d’entreprises nucléaires dans son fief électoral bourguignon, Arnaud Montebourg, le ministre du "Redressement productif", pour ne pas dire de l'Industrie, n’avait d’yeux que pour une énergie encore restée sans alternative dans le monde d'aujourd'hui et qu’il cherchait à faire durer, faute de substitut. Quant à la priorité de Delphine Batho, en tant que ministre de l’Environnement, elle aurait pu être de voler au secours de la filière des renouvelables, qui avait perdu plus de 15.000 emplois les années précédentes, du fait d’un manque de soutien gouvernemental, et d’aider la France à rattraper son retard en ce domaine. Bon gré, mal gré, elle était contrainte d’apporter son appui à une filière industrielle décriée, mais sans équivalent.

Selon Arnaud Montebourg, ce fonds prévoyait de créer près de 110.000 emplois, soit presque autant que le nombre d’emplois directs dans le nucléaire actuellement. Ce soutien à la filière montrait bien que le gouvernement n'avait pas acquis les moyens d'atteindre l’objectif affiché de réduire la part du nucléaire à 50% d’ici 2025. Il s’agissait là d’aider les entreprises du nucléaire à maintenir leur capacité de production et de limiter notre dépendance aux fournisseurs voisins, notamment d'électricité, la "transition énergétique" annoncée n'étant pas assurée, pas plus que la nécessaire reconversion des travailleurs du nucléaire.

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En juin 2015,
le ministre français de l'Économie, Emmanuel Macron, visitait une usine du groupe (ci-dessus) et estimait alors que Vallourec devait "articuler" son plan social avec ..."un nouveau plan industriel". En même temps, il incriminait des "pratiques de dumping chinoises" dans la sidérurgie. L'Etat était alors présent au capital de Vallourec dont il détenait indirectement près de 7,5 % du capital, via Bpifrance et la Caisse des dépôts.

En février 2016, Macron, ministre de Hollande, annonçait une augmentation de capital d'un milliard d'euros souscrits par Bpifrance (organisme public français de financement et de développement des entreprises) et Nippon Steel qui prennent de ce fait une participation de 15 % chacun dans l'entreprise, mais le groupe Vallourec annonça bientôt une suppression de mille postes dans un contexte de chute du prix de pétrole et de faible demande pour les équipements ...para-pétroliers.

La sûreté nucléaire d'alors ne faisait que se dégrader, selon Sortir du nucléaire, qui continue, cinq ans plus tard, à développer une psychose des risques nucléaires, sans disposer pour autant d'éléments nouveaux étayant sa thèse. 
Au printemps 2015, Vallourec - société anonyme à directoire et conseil de surveillance - annonce la suppression de deux mille postes dans le monde, du fait du contexte de baisse d'investissement dans les industries ... pétrolière et gazière, lié à la baisse des cours dont plusieurs centaines en France.

jeudi 14 décembre 2017

Alstom: Macron met Montebourg hors de lui

GE ne respecte pas l'accord sur l'emploi, assure Montebourg

Nono n'a pas pris les garanties suffisantes et la France se fait berner

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Le géant américain de l'industrie General Electric (GE) ne respecte pas ses engagements sur l'emploi pris lors de l'accord de rachat en avril 2014 du pôle énergie d'Alstom, a dénoncé l'ancien ministre (2012-2014) de l'Economie Arnaud Montebourg, mercredi 13 décembre 2017, lors d'une audition à l'Assemblée. Il y a trois ans, le groupe Alstom avait vendu sa branche énergie, soit 70% de ses activités, l'Etat français en conservant 20%.
Le 4 novembre 2014, le ministre de l'Économie, de l'Industrie et du Numérique, Emmanuel Macron (août 2014-août 2016), autorisa l’investissement de General Electric dans Alstom.

Il y a deux ans, pour obtenir l'aval du gouvernement français au rachat du pôle énergie d'Alstom,
GE s'était engagé à créer 1.000 emplois nets en France d'ici à la fin 2018, sous peine d'une pénalité de 50.000 euros par emploi non créé.

En octobre dernier, l'ex-ministre du Redressement productif avait déjà exprimé sa colère devant des salariés de GE Hydro, branche du géant américain de l'énergie qui prévoit de supprimer 345 des 800 postes du site GE Hydro-Alstom de turbines hydroélectriques installé à Grenoble. Pour l'ancien patron de l'Industrie , "il reste quinze jours pour que l'État rachète les actions qu'il loue à Bouygues au sein d'Alstom". Et s'il ne le fait pas, il se prive de facto de juteux dividendes, polémiquait l'ancien ministre.
"Je ne peux pas considérer que l'accord a été respecté, puisqu'il y a déjà des pertes d'emploi qui ont été observées et donc le gouvernement doit faire respecter l'accord", a jugé Montebourg lors de son audition à l'Assemblée nationale par la commission d'enquête sur la politique industrielle.

En novembre, le solde était négatif de 590 postes, a récemment indiqué le président PS de la commission d'enquête de l'Assemblée sur la politique industrielle de l'Etat. 

"Les accords qui sont déloyalement exécutés doivent être sanctionnés et l'Etat a les moyens de le faire aujourd'hui", a encore jugé l'ancien élu, ajoutant que "c'était la première fois" que le gouvernement "avait trouvé un accord avec une sanction". 

Celui qui a préféré claquer la porte du gouvernement à l'arrivée de Manuel Valls,
Image associéeplutôt que de poursuivre son action, juge "utile" d'imposer à l'avenir "la nullité de l'accord" par "rétroactivité, en cas de manquement aux engagements.

Théoricien du patriotisme économique ressorti de sa retraite politique pour préserver l'emploi industriel qu'il avait livré aux mains du banquier Macron, ce partisan des nationalisations a également proposé que le gouvernement rachète les co-entreprises dans l'énergie entre Alstom et General Electric.
"Alstom peut racheter jusqu'en 2019 les activités (...) de la co-entreprise Alstom General Electric Renewable, qui comprend les turbines pour les barrages et l'énergie éolienne, et "dans laquelle figure l'entreprise GE Hydro", a-t-il assuré.

Un ministre négligent devenu président

Nono Montebourg a rappelé que le portefeuille d'Alstom, outre son activité ferroviaire, comprend "trois co-entreprises qui pèsent des milliards avec des droits de veto du gouvernement français". Les actions prêtées par Bouygues, 20%.

Ces co-entreprises seront vendues, révèle l'ancien ministre socialiste, citant le PDG d'Alstom, Henri Poupart-Lafarge.
"Je propose que le gouvernement se débrouille pour faire un accord de place avec l'ensemble des investisseurs pour racheter ces entreprises qui sont très profitables", a encore déclaré Montebourg. D'autant qu'une autre co-entreprise comprend les activités de turbines liées au nucléaire.

Macron, prognathe au regard louche
Plus largement sur l'application de l'accord de vente de 2014, l'ancien ministre s'est dit "extrêmement choqué de l'absence de suite tant du côté d'Alstom que du côté du gouvernement".
Nono Montebourg a aussi rappelé que le décret qu'il a lui-même pris le 14 mai 2014, en pleine affaire Alstom, donnait à l'Etat des moyens de s'opposer à des investissements étrangers dans des secteurs stratégiques français. "Je regrette qu'il n'ait plus servi après (...). Il faudrait revitaliser ce décret", a-t-il lancé.

Selon lui, "nous ne pouvons plus nous permettre d'accepter de vendre très facilement nos entreprises". "Pour retrouver le niveau de production industrielle dans notre pays, il faudrait mener la même politique pendant 10 à 15 ans, après les dégâts considérables de la crise de 2007-2008", a-t-il expliqué, faisant ainsi la leçon au président Macron.

La commission d'enquête de l'Assemblée sur la politique industrielle de l'Etat auditionnera jeudi la présidente de General Electric France, Corinne de Bilbao, et le PDG d'Alstom.

dimanche 19 novembre 2017

Arnaud Montebourg continue son cinéma, officiellement

Nono récidive dans le cinéma...

Il rêve maintenant de s'étaler sur tous les écrans de France

Il a été avocat. On l’a connu homme politique, puis ...entrepreneur (Habitat): l'ancien ministre va bientôt faire ses débuts officiels de comédien au cinéma !

L’ancien ministre de l’Économie et candidat à la primaire de la gauche début 2017 Arnaud Montebourg fera une apparition dans la suite de la comédie "Neuilly sa mère !".


Résultat de recherche d'images pour "Montebourg "Neuilly sa mère !""
Le long-métrage, dont la réalisation a été confiée à Gabriel Julien-Laferrière et Djamel Bensalah, sortira pour l’été 2018, neuf ans après le premier de la série qui racontait le choc des cultures entre un gamin issu de l'immigration et sa tante de Neuilly-sur-Seine. Au casting : Samy Seghir, Jérémy Denisti, Denis Podalydès, Valérie Lemercier, François-Xavier Demaison et la mégère Sophia Aram.


Le cabotin jouera son propre rôle : un prof de Science-po - qui a échoué au concours d'entrée de l'ENA - issu d'une famille arabe algérienne par sa mère. Les scènes ont déjà été tournées il y a quelques jours dans les locaux de l’Institut d’études politiques de Paris. On ne sait rien de plus sur cette apparition.


A sa sortie en 2009, "Neuilly sa mère !" avait attiré 2,5 millions de spectateurs. Le film racontait l’histoire d’un jeune de cité contraint de déménager chez sa tante à Neuilly-sur-Seine, quartier chic de Paris.


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Au revoir...  Adieu !
S'il tient à s'exhiber, on peut l'aider à se vautrer: boycottons ce film !
Résultat de recherche d'images pour "Montebourg "Neuilly sa mère !""
La dure vie d'artiste, ici, avec Filippetti, son ex-épouse 
En octobre 2015, en effet, il a fait son entrée au capital de New Wind, une start-up conceptrice d'éoliennes domestiques. Il injecta 56.000 euros au capital et alors qu'il était devenu président du conseil de surveillance, sa société fut mise en liquidation judiciaire en mars 2017. 
L'ancienne ministre de la Culture, Aurélie Filippetti, qui donna naissance en septembre 2015 à leur fille, Jeanne, née deux mois avant terme, jugea bon d'en profiter pour le quitter, début 2017.

Le groupe sidérurgique Ascometal (ex-Usinor), proche du dépôt de bilan

Le rafistolage franco-français d'Arnaud Montebourg n'a pas tenu
Le groupe sidérurgique français Ascometal, en grandes difficultés financières, devrait déposer son bilan en début de semaine prochaine


Son placement en redressement judiciaire se précise, selon une information du Figaro, samedi. Le fabricant d’aciers spéciaux (pour la mécanique, l’automobile, l’industrie des hydrocarbures) qui emploie près de 1.550 salariés, devrait "se déclarer en cessation de paiement dans les prochains jours" auprès du tribunal de grande instance de Strasbourg, a déclaré Cyril Brand, élu CFDT de l’entreprise. Cette procédure judiciaire, synonyme d’un dépôt de bilan, pourrait être engagée dès lundi, précise-t-il.

L’objectif est de trouver "un repreneur sérieux" pour Ascometal l’entreprise, 
Résultat de recherche d'images pour "Montebourg Ascometal"a-t-il ajouté. Cette nouvelle a été annoncée par la direction vendredi en comité central d’entreprise (CCE). "Il y a encore des discussions" avec les partenaires, notamment "sur le calendrier". La direction d’Ascometal, entreprise détenue par un consortium d’investisseurs majoritairement français, et qui possède des sites sidérurgiques à Hagondange (anciennement Sollac, Moselle), Dunkerque (anciennement Usinor, Nord) et Fos-sur-Mer (anciennement Solmer, Bouches-du-Rhône), n’avait pas confirmé samedi midi. 

Le ministère de l’Economie a assuré "suivre le dossier de près". 
"On travaille avec l’entreprise pour trouver un repreneur", a ajouté Bercy. 

Le socialiste Montebourg n'a rien réussi de durable

Résultat de recherche d'images pour "CGT Ascometal"Ascometal, ancienne filiale d’Usinor, avait déjà été placée en redressement judiciaire en mars 2014, avant d’être reprise en mai 2014 par Frank Supplisson, associé à des investisseurs français et européens, sous la houlette du ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg.
L'offre franco-française avait le soutien de l'Etat et de la CGT, le premier syndicat de l'entreprise.
 
Résultat de recherche d'images pour "montebourg sauve Ascometal"
Le tribunal de commerce de Nanterre avait choisi l'offre de reprise française, portée par l'énarque Supplisson (actuellement adjoint aux sports à la mairie de Montargis) et l'industriel Guy Dollé (ex-directeur général d'Arcelor), pour le groupe sidérurgique Ascométal. Preuve qu'en toutes circonstances et dans tous les domaines, les juges sont compétents ?

Le sauveteur socialiste n’a toutefois pas permis à l’entreprise de rebondir. 
"Cela fait trois ans qu’on se contente de survivre", a souligné Cyril Brand. "On est très inquiet. Il faut qu’on trouve un repreneur sérieux et qu’on sorte de cette situation". 

Compte parmi ses clients Renault, Bosch, Fiat, Toyota, BMW ou la SNCF, le groupe a changé de patron fin 2016, deux ans et demi après avoir repris le poids lourd des aciers spéciaux avec la nomination d’Alex Nick, à la place de Frank Supplisson. A. Nick était auparavant directeur des produits longs d’ArcelorMittal North. 
Selon Le Figaro, le groupe a réalisé en 2016, 377 millions d’euros de chiffre d’affaires contre encore 500 millions d’euros en 2015, selon le site du groupe. 

Le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire, avait évoqué la fragilité financière du groupe

En octobre, au cours d’un entretien, le ministre de Macron avait critiqué les choix effectués par Arnaud Montebourg en 2014. "Il y avait une proposition d’achat par des investisseurs étrangers solides". 

Mais le 'redresseur improductif' "a préféré bâtir de bric et de broc une solution franco-française qui est tombée quelques années plus tard" et "qui menace désormais les salariés", avait-il accusé.

mercredi 26 avril 2017

Forte hausse du chômage en mars, à la veille de la présidentielle

Hollande et Macron n'auront pas assuré le redressement de la courbe de l'emploi

Le nombre de demandeurs d'emploi en catégorie A a enregistré une hausse de 1,3% en mars

Macron devra rendre compte de l'augmentation 
de 43.700 demandeurs d'emploi en catégorie A en mars par rapport au mois précédent. C'est la plus forte hausse depuis janvier 2013, quand Hollande promettait l'inversion de la courbe du chômage dès décembre. 
Le chômage a connu, en mars, une augmentation de +1,3% des demandeurs d'emploi sans activité supplémentaires, s'établissant à 3,51 millions en métropole, a annoncé ce mercredi le ministère du Travail, au nom de sa ministre du Travail, de l'Emploi, de la Formation, la potiche Myriam El Khomri.

Résultat de recherche d'images pour "michel sapin redressement courbe emploi"Une contre-performance accablante pour un gouvernement qui pendant cinq ans n'a pas cessé de se mettre le doigt dans l'oeil (cf. Michou Sapin, ci-contre), annonçant toujours une embellie pour le mois suivant. Le quinquennat, que Hollande, Montebourg, Sapin et Macron avaient axé sur la lutte contre le chômage ne pouvait connaître une issue plus lamentable.

Les mauvaises excuses à la politique de l'ex-ministre Macron

Le hâbleur fatal à l'économie française
Cette augmentation est essentiellement due aux nombreux contrats courts non renouvelés, raconte-t-on cette fois au gouvernement, faisant basculer des personnes exerçant une petite activité dans la catégorie des chômeurs sans aucune activité. Une possibilité que les "bras cassés" socialistes n'avait pas envisagée.

Résultat de recherche d'images pour "redressement courbe emploi"Cette hausse ultime du quinquennat socialiste vient annihiler la soi-disant tendance positive sur les trois premiers mois de l'année (+ 41.000 chômeurs depuis janvier).

Des chiffres en hausse sur cinq ans

En prenant en compte l'Outre-mer, la hausse est de 1,2%, 
Résultat de recherche d'images pour "redressement courbe emploi"pour un total de 3,77 millions de personnes sans activité inscrites sur les listes de Pôle emploi. Mais sur un an, le nombre de chômeurs baisse de 0,9%, comme en métropole. 

En revanche, comptant les demandeurs d'emploi exerçant une petite activité, les statistiques reculent  de 0,2% sur un mois, avec 5,5 millions de personnes, mais augmentent sur un an (+0,9%).

Le nombre de chômeurs a continué à se dégrader chez les seniors, (+1,1% sur un mois, +3,7% sur un an). 

Les moins de 25 ans n'ont pas été épargnés, avec une hausse de 1,2% sur un mois mais un recul de 5,8% sur un an. Pourquoi ne jamais assumer la hausse du chômage sur cinq ans, malgré la priorité donnée aux jeunes par Hollande?

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Le nombre de chômeurs de longue durée (de plus d'un an), petite activité comprise, reste inchangé, a un niveau élevé, avec 2,48 millions de personnes concernées.

jeudi 16 mars 2017

Sauve-qui-peut au PS: Montebourg appelle Mélenchon à retirer sa candidature

Il faut sauver le soldat Hamon !

Arnaud Montebourg voit venir la Bérézina socialiste...

Soutien du candidat socialiste à l'élection présidentielle Benoît Hamon, l'ancien ministre de l'Economie de Hollande a appelé le leader de "La France insoumise" au retrait de sa candidature, pour tenter  d'éviter la disqualification du Parti socialiste au second tour.
"Il reste plus d'un mois de discussions. Il est parfaitement possible qu'il y ait des comportements qui évoluent", a piteusement suggéré jeudi matin l'ancien flambant ministre du Redressement productif sur France Inter.

"J'appelle au retrait de la candidature de Jean-Luc Mélenchon pour nous permettre d'être au deuxième tour", a-t-il ajouté. "Nous en avons besoin; nous sommes devant le mur de l'Histoire."

Ce qui pourrait faire renoncer le candidat d'extrême gauche

Arnaud Montebourg a fait appel à "son intelligence, son extrême culture et sa vision de la société française et de ses risques, parce que c'est un homme intelligent et j'ai beaucoup d'estime pour lui." Mis c'est à l'évidence un peu juste...
"Il a été ancien ministre socialiste de Lionel Jospin; il est attaché au rôle historique que la gauche a dans l'Histoire", a-t-il estimé, après cinq années d'échecs successifs du quinquennat Hollande auquel il a lui-même participé. Benoît Hamon "est devant (...) Nous avons les moyens, je crois, de convaincre l'un de s'effacer au profit de l'autre dans l'intérêt de la France [!] et de ce que nous pouvons faire ensemble". Sauf, que les Français ont déjà eu cinq ans pour voir !

A l'heure actuelle, Benoît Hamon arrive en quatrième position dans les intentions de vote pour le premier tour de l'élection présidentielle, devançant Jean-Luc Mélenchon de seulement deux points. Ce qui, compte-tenu de la marge d'erreur possible,  permettrait à Mélenchon d'appeler au retrait de Hamon.
L'idée d'une alliance Hamon-Mélenchon, soutenue par une partie de l'électorat du parti hégémonique à gauche, inquiet d'une absence au second tour, a été enterrée fin février :  les deux prétendants à l'Elysée ont en effet souligné des divergences importantes, notamment sur la question européenne.

Montebourg prône ainsi la "réconciliation", tandis qu'en février 2016, Valls avait parlé de "deux gauches irréconciliables", suggérant que Mélenchon, c'est pire que Marine Le Pen. On peut désormais parler de deux gauches sectaires dans le même pétrin.

lundi 23 janvier 2017

De la fracture au duel des deux gauches socialistes à la primaire de la... "Belle Alliance populaire"

Ce duel des deux gauches extrêmes menace le PS d’implosion 

Ces lycéens criant des "hourra !" et des "Benoît président!" sont-ils électeurs ?

L'ex-premier ministre enfariné, giflé et chahuté a perdu de sa superbe
Manuel Valls quitte la scène à la fin de son discours, le 22 janvier 2017 à la Maison de l'Amérique Latine à Paris.
Manuel Valls, sonné..., quitte la scène à la fin de son discours,
le 22 janvier 2017 à la Maison de l'Amérique Latine à Paris
Or, dimanche prochain, les électeurs devront choisir entre deux conceptions radicalement opposées de la gauche qu'avant le premier tour, l'arrogant Manuel Valls, présent au second tour, avait jugées " irréconciliables". Il est le challenger de son ancien ministre...

A 20 h 45, quand, président foireux de la Haute Autorité des primaires citoyennes, Thomas Clay annonce que Benoît Hamon vire en tête du premier tour, la péniche de bobos qui héberge pour un soir le QG du député PS des Yvelines chavire de joie en bord de Seine. La sono lance le tube hip hop qui a enfiévré les jeunes de ses meetings : Can’t Hold Us, de Macklemore et Ryan Lewis, ci-contre, de la Côte Est. Traduites, les paroles disent ceci : "Ce soir, c’est le bon soir/On se battra jusqu’à la fin/Alors on lève les mains en l’air comme si le plafond ne pouvait pas nous retenir." Tout est dit et reste à faire.

La dynamique que les sondages impulsèrent à l’éphémère ancien ministre de l’Education nationale
depuis plusieurs semaines s’est donc traduite dans les urnes dimanche 22 janvier. Benoît Hamon est arrivé en tête du premier tour avec 36,35 % des voix, 

suivi de Manuel Valls (31,11 %, à plus de cinq points)
et d’Arnaud Montebourg qui, avec 17,52 % des suffrages (selon des résultats provisoires distillés tout au long de la soirée de dimanche), stagne au fil des années, réalisant quasiment le même score qu’à la primaire de 2011. 
Dernier candidat déclaré - en catastrophe pour combler le vide laissé par le président qui avait renoncé - , Vincent Peillon, qui a mené une campagne haut perchée sans jamais réussir à convaincre de l'utilité de sa sortie de sa réserve helvétique, arrive loin derrière le trio de tête, avec 6,85 % des voix. Une humiliation pour le candidat de l'Elysée et donc pour Hollande qui avait préféré poursuivre ses voyages lointains et détourner le regard de Paris et des militants dont il avait pourtant été, avec Stéphane Le Foll au pied, le premier secrétaire pendant onze années dorées. 

Quant aux petits candidats, parce que non-socialistes, 
et donc méprisés de la presse nationale, soigneurs dévoués des éléphants du parti hégémonique, ils se partagent les miettes, avec 3,88 % pour François de Rugy (Parti écologiste), 1,97 % pour Sylvia Pinel (PRG) et 1,01 % pour Jean-Luc Bennahmias (Front démocrate). Moins de 7% qui pourraient se reporter sur Valls.

A l’issue d’une campagne éclair et taillée sur mesures pour Hollande, le président abdicataire sortant, cette primaire est une humiliation pour "Moi, je" qui braillait ses "fiers" "je refuse". Le brutal Valls est amené à débattre avec l'un de ses ministres les plus décalés et les moins expérimentés, un "frondeur".

La primaire, machine à perdre

Celui qui sort premier du chapeau n'a ni la tête de l'emploi, ni les comportements d'un président supposé représenter dignement les Français. Certes, Hollande lui a montré la voie de l'abaissement, mais Hamon est-il le mieux placé pour redorer l'image de la France ?

La (très) faible mobilisation au premier tour de la primaire à gauche et la fracture du PS en deux camps irréconciliables font planer la menace d’un échec à la présidentielle.

Les bras cassés du Parti socialiste sont dans le déni.
Les primaires sont des machines à gagner, assurait la Rue de Solférino (bientôt mise en vente).
 Elles peuvent toutefois se transformer en machines à perdre et les socialistes risquent fort d’en faire, cette année, l’amère expérience.

En 2011, la haine du président sortant Nicolas Sarkozy avait été assez puissamment orchestrée dans les media pour mobiliser les électeurs, malgré la crise (ou à cause de) la crise financière et économique depuis 2008, surmonter ambitions personnelles et divisions et offrir à François Hollande une rampe de lancement sécurisée à son pédalo présidentiel. Or, en novembre 2016, sa volonté de reconquête du pouvoir a permis à la droite de solder, au profit de François Fillon, la guerre des chefs qui la plombait depuis 2012.

Le premier tour de la primaire socialiste (et apparentés), dimanche 22 janvier, est en passe de consacrer le rejet du candidat le plus compromis par l'exercice autoritaire et solitaire du pouvoir. Une faible mobilisation, comme au premier tour (plus d'un million de participants manquent au rendez-vous), un PS fracturé en deux camps irréconciliables par un premier ministre hystérique et intolérant font craindre la désignation d'un candidat mal élu et, au bout du compte, la menace d’un échec retentissant lors du scrutin présidentiel, un cas de figure annoncé et démobilisateur. L'épouvantail des terroristes islamistes ou de l'extrême droite ne tient plus qu'à un fil.17
Bureau de vote à Tulle, Corrèze, le 22 janvier 2017
Les électeurs exemplaires ont boudé le scrutin "citoyen" dimanche. 
Les mots n'ont-ils plus de sens?... Au premier tour de la primaire de 2011, ils avaient été 2,6 millions. Le 22 novembre 2016, 4,3 millions avaient participé au premier tour de la primaire de la droite. Le 22 janvier, ill a d'abord été annoncé à 2 millions, puis de l’ordre de 1,6 millions, mais ne devrait pas atteindre 1,3 millions, malgré les tours de passe-passe encore en cours.

Et "quand c’est flou, c'est qu'il y a un loup…" (un "vice", une "tare", en clair)
Le fait même que la direction du PS n’a pas été en mesure de publier un résultat à peu près définitif dans les heures qui ont suivi un scrutin aussi peu mobilisateur ajoute encore le malaise à la confusion. Défaillance dans l’organisation ou insurmontable embarras à annoncer une participation très en deçà des objectifs espérés, chacun penche pour la seconde hypothèse. Comme on dit volontiers au PS, reprenant la fameuse phrase populaire de 2011 que Martine Aubry a dû entendre au bar du Commerce, devant une bonne bière bien fraîche: "quand c’est flou, c’est qu’il y a un loup"…

Cette mobilisation, près de deux fois inférieure à celle de 2011 et trois fois plus faible que celle de la droite il y a trois mois, traduit, sans conteste, les désillusions, les frustrations, les colères et la honte qui prévalent à gauche au terme du mandat de François Hollande qui, mois après mois, promis pendant cinq ans le redressement de la courbe de l'emploi.
Quel rôle positif son pompeux ministre de l'Industrie,  intitulé ministre du "redressement productif" le gracieux "Petit père des peuples" Montebourg a-t-il joué en 2013 pour sauver Vivarte aujourd'hui groupe menacé de disparition, corps (de salariés) et biens (de financiers) ?

Ce scrutin a justement sanctionné un quinquennat pour le moins décevant et un ministre qui l'a marqué pendant cinq ans au fer rouge. En plaçant Benoît Hamon en tête du premier tour, avec plus de 36 % des voix, et en accordant 17,5 % des suffrages à l'ambigu Arnaud Montebourg (partie prenante et critique du bilan auquel il a contribué), les électeurs ont donné une claire majorité aux "frondeurs" qui ont contesté de plus en plus vigoureusement l’action du président de la République et du gouvernement depuis trois ans, singulièrement lors du passage en force - à six reprises pour deux projets - de la loi Travail de Valls, portée par une femme kamikaze, Myriam El Khomri.

La seconde place de Manuel Valls confirme cette sanction. 
Ministre autoritaire et détesté à l'Intérieur, puis Premier ministre autocrate brutal à Matignon jusqu’en décembre 2016,  le candidat Valls a tiré des bords, de gauche et de droite, surjouant l'agneau de la fable et pensant ainsi amener le militant au centre en lui donnant le tournis, puis assumant à grands cris pour enfin se discréditer : l' "homme fort" du gouvernement, selon la presse aux ordres (malgré le recours abusif à l'article  49.3)  mais versatile, est devenu une girouette qui, de coups de menton en promesses trompeuses ("J'ai changé !") et de feintes métamorphoses en déclarations tonitruantes et obsessionnelles ("Nous sommes en guerre", neuf fois en moins de dix minutes, à la mi-novembre 2015), l'artiste transformiste paie aujourd’hui la facture de l’action menée sous sa responsabilité. Après tout, n'a-t-il pas lancé des "j'assume" à toute volée ?

Les termes de la déclaration du bourrin, dans la soirée du 22 janvier, laissent mal augurer de la suite.
En exerçant un chantage à la peur et au chaos, en assurant que le choix est désormais entre "une défaite assurée et une victoire possible", "entre des promesses irréalisables et 'infinançables' [le revenu universel] et une gauche crédible", il a creusé un peu plus le fossé entre deux camps socialistes qu’il jugeait, il y a peu, "irréconciliables". Quel que soit le vainqueur de ce duel, on voit mal comment les socialistes pourraient se rassembler de façon crédible et durable au lendemain du 29 janvier.

Les socialistes ont dès à présent tiré un trait sur l’élection présidentielle et ferraillent entre eux. Leur ambition ne semble plus être de désigner un candidat susceptible de l'emporter sur la droite, mais bien plutôt de sauver des positions personnelles, sous couvert de credo traditionnels et de "valeurs" éculées de la gauche sur le flanc, après ce que bon nombre d’entre eux considèrent comme les reniements du mandat de François Hollande et du gouvernement de Manuel Valls.
Afficher l'image d'origineDès le 22 janvier au matin, le premier secrétaire du PS, Jean-Christophe Cambadélis, assurait dans Le Parisien " qu’on sonne le glas du PS trop tôt". Il ne manque pas de candidats pour sonner le tocsin : Emmanuel Macron ou François Fillon, Marine Le Pen ou Jean-Luc Mélenchon. On comptes divers types de volée, mais toutes les tonalités sont susceptibles d'éteindre le PS. 
Le glas de la mort retentit trop tard pour les sourds...