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vendredi 21 juin 2019

Immigration : une majorité de Français doute de la sincérité des "réfugiés"

Une enquête téléguidée par l'Elysée

Les entreprises de sondages savent humer l'air du temps politique

Résultat de recherche d'images pour "accueil refugies"
Jeunes bisounours bordelais
La légitimité des réfugiés est remise en cause partout dans le monde, confirme une étude Ipsos.

Seulement 43 % des Français
estiment, quant à eux, que la guerre ou les persécutions "constitue une raison suffisamment légitime pour se réfugier". 

La moitié des Français doute que les réfugiés soient de "vrais réfugiés", selon une étude parue jeudi 20 juin.

Celle-ci fait état d'une population française de plus en plus crispée et pessimiste sur les questions d'intégration. La France n'est pas plus stupide et humaniste que ses voisins, puisque la remise en cause de la légitimité des réfugiés est en hausse partout dans le monde selon l'entreprise Ipsos qui a mené cette enquête* sur près de 30 pays depuis 2017.

"54 % de la population mondiale
(contre 52 % en 2017) ne croient pas que les étrangers qui viennent dans leur propre pays sont de vrais réfugiés", précise l'étude publiée à l'occasion de la Journée mondiale des réfugiés. 
Un Français sur deux considère également que les migrations pour "sécurité économique et sociale" sont plus "crédibles" que "la recherche de refuge". Ce qui interpelle sur la pleine lucidité des sondés, s'agissant singulièrement de l'immigration "sociale" dans les pays les mieux-disants : répondent-ils avec le souci de coller à l'actualité marquée par la résistance du pouvoir actuel, sous couvert de catégories floues de nature discriminante ?

Les Français sans illusions sur la volonté d'intégration des réfugiés

Seuls 43 % des Français estiment qu'échapper à la guerre ou à des persécutions "constitue une raison suffisamment légitime pour se réfugier"? alors que le taux pour la population mondiale s'élève à 61 %, ce qui place les Français en bas du classement avec les ...Hongrois ! 

Les Français sont également les plus sceptiques concernant l'intégration des réfugiés. Ils sont 58 % à être convaincus que les réfugiés ne peuvent pas s'intégrer à la société d'accueil contre 47 % de la population mondiale.

VOIR et ENTENDRE
les accusations proférées sur la chaîne de télévision française d'information internationale en continu France 24 (saleté, etc) par les clandestins contre les responsables de leur accueil :

Enfin, la fermeture des frontières est de plus en plus considérée comme une "solution"
: ils auraient hésité à douter publiquement il y a deux ans, sous le régime socialiste, mais 42% de la population française y est aujourd'hui favorable, soit une augmentation de 2% en deux ans, à la satisfaction de Macron. C'est le Mexique qui a enregistré la plus haute progression de cette idée (+16%).

*Etude réalisée du 19 avril au 3 mai 2019 dans 28 pays, auprès de 18.027 personnes âgées de 18 à 64 ans.

lundi 23 janvier 2017

De la fracture au duel des deux gauches socialistes à la primaire de la... "Belle Alliance populaire"

Ce duel des deux gauches extrêmes menace le PS d’implosion 

Ces lycéens criant des "hourra !" et des "Benoît président!" sont-ils électeurs ?

L'ex-premier ministre enfariné, giflé et chahuté a perdu de sa superbe
Manuel Valls quitte la scène à la fin de son discours, le 22 janvier 2017 à la Maison de l'Amérique Latine à Paris.
Manuel Valls, sonné..., quitte la scène à la fin de son discours,
le 22 janvier 2017 à la Maison de l'Amérique Latine à Paris
Or, dimanche prochain, les électeurs devront choisir entre deux conceptions radicalement opposées de la gauche qu'avant le premier tour, l'arrogant Manuel Valls, présent au second tour, avait jugées " irréconciliables". Il est le challenger de son ancien ministre...

A 20 h 45, quand, président foireux de la Haute Autorité des primaires citoyennes, Thomas Clay annonce que Benoît Hamon vire en tête du premier tour, la péniche de bobos qui héberge pour un soir le QG du député PS des Yvelines chavire de joie en bord de Seine. La sono lance le tube hip hop qui a enfiévré les jeunes de ses meetings : Can’t Hold Us, de Macklemore et Ryan Lewis, ci-contre, de la Côte Est. Traduites, les paroles disent ceci : "Ce soir, c’est le bon soir/On se battra jusqu’à la fin/Alors on lève les mains en l’air comme si le plafond ne pouvait pas nous retenir." Tout est dit et reste à faire.

La dynamique que les sondages impulsèrent à l’éphémère ancien ministre de l’Education nationale
depuis plusieurs semaines s’est donc traduite dans les urnes dimanche 22 janvier. Benoît Hamon est arrivé en tête du premier tour avec 36,35 % des voix, 

suivi de Manuel Valls (31,11 %, à plus de cinq points)
et d’Arnaud Montebourg qui, avec 17,52 % des suffrages (selon des résultats provisoires distillés tout au long de la soirée de dimanche), stagne au fil des années, réalisant quasiment le même score qu’à la primaire de 2011. 
Dernier candidat déclaré - en catastrophe pour combler le vide laissé par le président qui avait renoncé - , Vincent Peillon, qui a mené une campagne haut perchée sans jamais réussir à convaincre de l'utilité de sa sortie de sa réserve helvétique, arrive loin derrière le trio de tête, avec 6,85 % des voix. Une humiliation pour le candidat de l'Elysée et donc pour Hollande qui avait préféré poursuivre ses voyages lointains et détourner le regard de Paris et des militants dont il avait pourtant été, avec Stéphane Le Foll au pied, le premier secrétaire pendant onze années dorées. 

Quant aux petits candidats, parce que non-socialistes
et donc méprisés de la presse nationale, soigneurs dévoués des éléphants du parti hégémonique, ils se partagent les miettes, avec 3,88 % pour François de Rugy (Parti écologiste), 1,97 % pour Sylvia Pinel (PRG) et 1,01 % pour Jean-Luc Bennahmias (Front démocrate). Moins de 7% qui pourraient se reporter sur Valls.

A l’issue d’une campagne éclair et taillée sur mesures pour Hollande, le président abdicataire sortant, cette primaire est une humiliation pour "Moi, je" qui braillait ses "fiers" "je refuse". Le brutal Valls est amené à débattre avec l'un de ses ministres les plus décalés et les moins expérimentés, un "frondeur".

La primaire, machine à perdre

Celui qui sort premier du chapeau n'a ni la tête de l'emploi, ni les comportements d'un président supposé représenter dignement les Français. Certes, Hollande lui a montré la voie de l'abaissement, mais Hamon est-il le mieux placé pour redorer l'image de la France ?

La (très) faible mobilisation au premier tour de la primaire à gauche et la fracture du PS en deux camps irréconciliables font planer la menace d’un échec à la présidentielle.

Les bras cassés du Parti socialiste sont dans le déni.
Les primaires sont des machines à gagner, assurait la Rue de Solférino (bientôt mise en vente).
 Elles peuvent toutefois se transformer en machines à perdre et les socialistes risquent fort d’en faire, cette année, l’amère expérience.

En 2011, la haine du président sortant Nicolas Sarkozy avait été assez puissamment orchestrée dans les media pour mobiliser les électeurs, malgré la crise (ou à cause de) la crise financière et économique depuis 2008, surmonter ambitions personnelles et divisions et offrir à François Hollande une rampe de lancement sécurisée à son pédalo présidentiel. Or, en novembre 2016, sa volonté de reconquête du pouvoir a permis à la droite de solder, au profit de François Fillon, la guerre des chefs qui la plombait depuis 2012.

Le premier tour de la primaire socialiste (et apparentés), dimanche 22 janvier, est en passe de consacrer le rejet du candidat le plus compromis par l'exercice autoritaire et solitaire du pouvoir. Une faible mobilisation, comme au premier tour (plus d'un million de participants manquent au rendez-vous), un PS fracturé en deux camps irréconciliables par un premier ministre hystérique et intolérant font craindre la désignation d'un candidat mal élu et, au bout du compte, la menace d’un échec retentissant lors du scrutin présidentiel, un cas de figure annoncé et démobilisateur. L'épouvantail des terroristes islamistes ou de l'extrême droite ne tient plus qu'à un fil.17
Bureau de vote à Tulle, Corrèze, le 22 janvier 2017
Les électeurs exemplaires ont boudé le scrutin "citoyen" dimanche. 
Les mots n'ont-ils plus de sens?... Au premier tour de la primaire de 2011, ils avaient été 2,6 millions. Le 22 novembre 2016, 4,3 millions avaient participé au premier tour de la primaire de la droite. Le 22 janvier, ill a d'abord été annoncé à 2 millions, puis de l’ordre de 1,6 millions, mais ne devrait pas atteindre 1,3 millions, malgré les tours de passe-passe encore en cours.

Et "quand c’est flou, c'est qu'il y a un loup…" (un "vice", une "tare", en clair)
Le fait même que la direction du PS n’a pas été en mesure de publier un résultat à peu près définitif dans les heures qui ont suivi un scrutin aussi peu mobilisateur ajoute encore le malaise à la confusion. Défaillance dans l’organisation ou insurmontable embarras à annoncer une participation très en deçà des objectifs espérés, chacun penche pour la seconde hypothèse. Comme on dit volontiers au PS, reprenant la fameuse phrase populaire de 2011 que Martine Aubry a dû entendre au bar du Commerce, devant une bonne bière bien fraîche: "quand c’est flou, c’est qu’il y a un loup"…

Cette mobilisation, près de deux fois inférieure à celle de 2011 et trois fois plus faible que celle de la droite il y a trois mois, traduit, sans conteste, les désillusions, les frustrations, les colères et la honte qui prévalent à gauche au terme du mandat de François Hollande qui, mois après mois, promis pendant cinq ans le redressement de la courbe de l'emploi.
Quel rôle positif son pompeux ministre de l'Industrie,  intitulé ministre du "redressement productif" le gracieux "Petit père des peuples" Montebourg a-t-il joué en 2013 pour sauver Vivarte aujourd'hui groupe menacé de disparition, corps (de salariés) et biens (de financiers) ?

Ce scrutin a justement sanctionné un quinquennat pour le moins décevant et un ministre qui l'a marqué pendant cinq ans au fer rouge. En plaçant Benoît Hamon en tête du premier tour, avec plus de 36 % des voix, et en accordant 17,5 % des suffrages à l'ambigu Arnaud Montebourg (partie prenante et critique du bilan auquel il a contribué), les électeurs ont donné une claire majorité aux "frondeurs" qui ont contesté de plus en plus vigoureusement l’action du président de la République et du gouvernement depuis trois ans, singulièrement lors du passage en force - à six reprises pour deux projets - de la loi Travail de Valls, portée par une femme kamikaze, Myriam El Khomri.

La seconde place de Manuel Valls confirme cette sanction. 
Ministre autoritaire et détesté à l'Intérieur, puis Premier ministre autocrate brutal à Matignon jusqu’en décembre 2016,  le candidat Valls a tiré des bords, de gauche et de droite, surjouant l'agneau de la fable et pensant ainsi amener le militant au centre en lui donnant le tournis, puis assumant à grands cris pour enfin se discréditer : l' "homme fort" du gouvernement, selon la presse aux ordres (malgré le recours abusif à l'article  49.3)  mais versatile, est devenu une girouette qui, de coups de menton en promesses trompeuses ("J'ai changé !") et de feintes métamorphoses en déclarations tonitruantes et obsessionnelles ("Nous sommes en guerre", neuf fois en moins de dix minutes, à la mi-novembre 2015), l'artiste transformiste paie aujourd’hui la facture de l’action menée sous sa responsabilité. Après tout, n'a-t-il pas lancé des "j'assume" à toute volée ?

Les termes de la déclaration du bourrin, dans la soirée du 22 janvier, laissent mal augurer de la suite.
En exerçant un chantage à la peur et au chaos, en assurant que le choix est désormais entre "une défaite assurée et une victoire possible", "entre des promesses irréalisables et 'infinançables' [le revenu universel] et une gauche crédible", il a creusé un peu plus le fossé entre deux camps socialistes qu’il jugeait, il y a peu, "irréconciliables". Quel que soit le vainqueur de ce duel, on voit mal comment les socialistes pourraient se rassembler de façon crédible et durable au lendemain du 29 janvier.

Les socialistes ont dès à présent tiré un trait sur l’élection présidentielle et ferraillent entre eux. Leur ambition ne semble plus être de désigner un candidat susceptible de l'emporter sur la droite, mais bien plutôt de sauver des positions personnelles, sous couvert de credo traditionnels et de "valeurs" éculées de la gauche sur le flanc, après ce que bon nombre d’entre eux considèrent comme les reniements du mandat de François Hollande et du gouvernement de Manuel Valls.
Afficher l'image d'origineDès le 22 janvier au matin, le premier secrétaire du PS, Jean-Christophe Cambadélis, assurait dans Le Parisien " qu’on sonne le glas du PS trop tôt"Il ne manque pas de candidats pour sonner le tocsin : Emmanuel Macron ou François Fillon, Marine Le Pen ou Jean-Luc Mélenchon. On comptes divers types de volée, mais toutes les tonalités sont susceptibles d'éteindre le PS. 
Le glas de la mort retentit trop tard pour les sourds...

vendredi 19 septembre 2014

Hollande entraîne la France dans sa 3e guerre en 2 ans...

Et déjà la première frappe contre l'Etat islamique en Irak

Deux avions de combat français ont ciblé des positions des djihadistes dans le nord-est de l'Irak
, vendredi 19 septembre 2014.

"Ce matin à 9 h 40, nos avions Rafale ont mené une première frappe contre un dépôt logistique des terroristes" de l'EI (Etat islamique ou Daesh, en arabe), a aussitôt fait savoir le président de la France, François Hollande, par communiqué. L'objectif a été "entièrement détruit"s'est félicité le chef de guerre qui ajoute que "d'autres opérations se poursuivront dans les prochains jours", en soutien à l'armée américaine d'Obama.
Les militaires français étaient prêts depuis quelques jours à intervenir.
Les premiers vols de reconnaissance ont commencé le 15 septembre, comme l'avait annoncé le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian depuis la base d'al-Dhafra, aux Emirats arabes unis, là où sont positionnés les Rafale qui interviennent en Irak.
VOIR et ENTENDRE le président Hollande annoncer ses frappes dès 7h00 ce matin...


Frappes en Irak : "D'autres actions" à venir... par francetvinfo

La France fait du zèle en devenant ainsi le premier pays à se joindre à la campagne aérienne lancée par les Etats-Unis
 le 8 août contre les djihadistes. La conférence internationale de Paris sur l'Irak s'était engagée dans sa déclaration finale à fournir une "aide militaire appropriée" aux autorités de Badgad pour les aider à lutter contre le Daesh, l'acronyme arabe de l'État islamique en Irak et au Levant (EIIL, aile radicale d'al-Qaïda). Jeudi, lors de sa conférence de presse, Hollande s'était flatté d'avoir donné son accord aux premières " opérations de protection aérienne" en Irak


Une décision prise sans consulter, ni même informer le Parlement, mais saluée par le président des Etats-Unis, Barack Obama, principale préoccupation du supplétif des Américains responsables de la déstabilisation du Proche Orient. C'est "dès la semaine prochaine" et cependant après coup, que le Premier ministre du président qui promettait dialogue et concertation informera le Parlement "des conditions de l'engagement français aux côtés des forces armées irakiennes et des Peshmerga", selon le communiqué.

VOIR et ENTENDRE Alain Marsaud sur l'annonce trompeuse de Hollande et l'incapacité de la France à livrer des armes aux Peshmerga (août 2014):



Ce matin "les frappes ont eu lieu sur des cibles fixes ce qui est plus facile", a commenté le général de réserve... A la vérité, Obama n'a nul besoin de la France dont les matériels sont obsolètes et les capacités militaires sont amoindries. Le président américain est seulement en recherche d'une légitimité internationale que la caution politique de Hollande lui apporte.

VOIR et ENTENDRE le général Trinquand (OR):

Dans cette opération politique de reconquête de sa self-estime,
le président français semble ignorer les forces américaines, lesquelles ont pourtant effectué Depuis le 8 et à la date du 17 août, les forces américaines ont lancé 174 raids contre des cibles djihadistes en Irak, y compris de nouvelles frappes près de Bagdad. Il refait le coup du Mali et de la Centrafrique où il aurait été appelé à l'aide et aurait, à lui tout seul, réglé leurs comptes aux islamistes.

De même que les Ukrainiens russophones de l'Est du pays avaient appelé la Russie à l'aide contre Kiev, 
les autorités irakiennes avaient sollicité l'appui militaire de la France

dans leur lutte contre l'EI, lors de la visite du président Hollande à Bagdad, le 12 septembre. Après s'être emparé de Mossoul, la deuxième ville irakienne, le 10 juin, le groupe djihadiste a en effet conquis la majeure partie des provinces sunnites du nord et de l'ouest de l'Irak.

Selon le ministère de la Défense, le dépôt logistique se situait dans la région de Mossoul. Il avait été repéré lors de vols de reconnaissance qui ont commencé lundi en territoire irakien. Le dispositif était constitué de deux avions de chasse équipés de bombes air-sol guidées par laser GBU 12, d'un avion de ravitaillement C-135 FR de l'armée de l'air et d'un avion de patrouille maritime Atlantique 2 de la marine nationale, chargé d'assurer le volet renseignement de cette mission et la première évaluation des bombardements.



Une décision politique pour une participation dérisoire


En août dernier 
sur BFMTV, le député UMP et ancien représentant spécial de la France pour l'Afghanistan et le Pakistan (2009)  Pierre Lellouche  avait réagi au bombardement américain des positions djihadistes, estimant déjà que "la solution n'est absolument pas militaire" en Irak. Inquiet du "risque de voir s'installer un Etat taliban à cheval sur l'Irak et la Syrie", l'ancien président de l'Assemblée parlementaire de l'OTAN (2004-2006) appellait la France à "faire quelque chose" et à essayer d'organiser "un front européen en alliance avec les pays musulmans modérés".
Le 11 août 2014 sur BFMTV, c'était Alain Marsaud, député UMP des Français de l'étranger et membre du groupe d'amitié France Irak qui réagissait à l'opération politique de Hollande, faisant valoir que "aujourd'hui, nous n'avons pas les moyens d'intervenir, hormis de livrer quelques équipements humanitaires, comme l'a fait le ministre des Affaires étrangères, mais c'est tout. [...] Nous, occidentaux [singulièrement les Américains], avons installé l'horreur absolue en Irak et en Libye, il faut savoir être responsable. En avons-nous les moyens, nous les Français? Certainement pas seuls. Il faut que le monde se réveille," a-t-il déclaré sur RMC.


Alain Marsaud: "Nous, occidentaux, avons... par rmc


La Syrie est devenue "le principal lieu de recrutement" des extrémistes, a martelé le chef de l'antiterrorisme américain. La France n'est donc pas à l'abri d'une 4e guerre...

lundi 30 décembre 2013

A l'Elysée, notre cauchemar fait des cauchemars

"François Hollande est hanté par trois cauchemars"

Nous ne résistons pas au plaisir de vous offrir ce texte de Bongobi
(Express Yourself), publié le 30 décembre 2013

A la veille des voeux aux Français, les nuits du président François Hollande seraient peuplées de cauchemars, conte Hervé Karleskind, sous la plume de Madame de Sévigné. 
A la veille du Nouvel An, François Hollande aurait perdu ses illusions, commente Madame de Sévigné. 

Paris, le 30 décembre, 

Vous me reprochâtes de ne vous écrire que de mauvaises nouvelles: j'ai donc laissé passer un peu de temps, en espérant que les cieux se montreraient plus cléments. En vain. 

Oserai-je vous donner quelques échos de la cour? Ils ne sont guère réjouissants: le comte d'Artois, toujours à écouter aux portes et à frayer au cul des bonnes, pardonnez ma mie l'extravagante licence de mes mots, raconte que le roi, après avoir peint du plus seyant rose le cours des choses, voit à présent tout en noir. Le voici hanté de cauchemars, au nombre de trois. 

Le voici hanté de cauchemars, au nombre de trois [seulement?]

Le premier l'a gagné dans la nuit qui suivit la Nativité. Il rêva en effet que, contrairement à ce qu'il avait ardemment souhaité, le nombre des désoeuvrés n'avait point désenflé, tout au contraire. Il s'éveilla, baigné de mauvaises humeurs, tremblant de froid et de fièvre. Il ne se rendormit plus jusqu'au petit matin blafard de ce coeur d'hiver, quand vint l'heure tant redoutée de l'audience de Monsieur de Monbeausapin. L'infortuné ministre avait une bien mauvaise nouvelle pour son roi qui lui confessa, en guise de préambule, qu'il avait passé une nuit exécrable. 

Hélas, les artifices du ministre, un homme rompu aux aphorismes de cour, ne lui furent d'aucun secours: il ne put que confirmer le sombre songe du roi. En dépit de ses efforts restés vains à juguler cette épidémie, le fidèle serviteur dut avouer, nolens volens, que le roi avait échoué, et que ses imprécations s'étaient perdues dans le vent des promesses non tenues. Le désoeuvrement grossissait encore, comme les rivières de Bretagne, ne laissant aucun répit. Le roi, pensa Monbeausapin, se trouvait beau d'avoir fait son miel de résolutions insensées, jouant les Rodomont pour terrasser cette hydre qui semblait se grossir des coups qu'il lui portait. 

Que pouvait-il mander à présent qui ne fasse penser à quelque piège abscons? 

La cour, toujours à sombrer dans la vanité, se gaussa de comparer le Flou à Héraclès, raillant son peu d'allant et décriant sa parole à présent ruinée. Cette calamiteuse nouvelle plaça le roi dans un embarras abyssal: n'avait-il pas prévu de prononcer son rituel discours de fin d'année tout à la gloire de son action et signifier ainsi à ses sujets qu'il était parvenu à faire reculer le monstre en lui tranchant quelques tentacules? Que pouvait-il mander à présent qui ne soit amphigourique, qui ne fasse penser à quelque piège abscons? 

Il convoqua sur le champ son aréopage de mages et de maîtres à penser à des fins de les enjoindre de trouver une formule magique propre à faire passer l'infâme potion qu'il allait devoir servir à ses sujets. 

Las, la nuit suivante, notre pauvre roi fit un deuxième cauchemar: vous vous souvenez, ma chère et tendre, qu'il avait promis que nos soldats ne perdraient pas de temps à mater les illuminés qui terrorisent l'un des plus pauvres pays de notre monde: la guerre serait courte et joyeuse, croyait-on innocemment. Là encore, le cauchemar du roi se vérifia. Nos armées, chichement pourvues, peinaient à défaire les rebelles au point que cette expédition prenait les allures d'un bourbier au coût exorbitant. Le Flou se montra du reste fort déçu du peu d'empressement des cours européennes à qui il avait tendu la sébile dans le dessein d'abonder les finances de cette croisade. 

Là aussi, la cour dauba. Qui parla d'échec, qui d'aventure insensée, qui encore de prestige perdu, qui, pour finir, d'humiliation. 

Le roi fit un troisième cauchemar 

En cette fin d'année, échaudé par tant de cruels revers, le roi en venait à redouter l'Epiphanie. Hanté par ses mauvais songes, ne craignait-il pas que les Rois mages vinssent à tourmenter ses nuits pour lui offrir des présents tout aussi empoisonnés que ceux que l'année qui s'achevait lui avait réservés? 

En cette période d'ordinaire apaisée par ce que l'on nomme parfois abusivement "trêve des confiseurs", je vous le donne en cent, je vous le donne en mille, le roi fit un troisième cauchemar. 

Il rêva que le Bref, son rival à présent déclaré, prononçait des voeux à l'adresse de ses anciens sujets, laissant entrevoir qu'il ne tarderait plus à remonter sur le trône. Le sommeil du roi fut alors gâté par un bien vilain songe: le Bref s'était introduit en son ancien château pour lui croquer un orteil en lui susurrant qu'il allait bientôt perdre des villes à pleine charretées et que le siège du Parlement de Strasbourg signerait une défaite tout aussi cuisante. 

Le roi a besoin de quiétude à des fins d'affronter la nouvelle année 

Ses gens racontent sous le manteau que le Flou s'éveilla en criant si fort que la maisonnée s'en fut toute chamboulée. Madame lui fit porter une potion apaisante: mais rien n'y fit. Le roi, hors de ses esprits, jura qu'il avait vu le Bref, déguisé en Méphisto, danser et chanter au pied de son lit de douleurs. 

Personne ne le crut, mais tout le monde s'accorda pour mander que le roi avait besoin de quiétude à des fins d'affronter une nouvelle année placée sous de bien mauvais augures. 

Pressé de livrer ses présages lors de notre dernier souper, le comte d'Artois à qui l'on demandait de peindre l'avenir du roi, se tira d'affaire par une pirouette. "Quel chemin devrait-il donc prendre pour en finir avec la guigne?", osa mander une petite baronne un peu effrontée. "Aucun, laissa tomber d'Artois, légèrement dédaigneux. Ses chemins ne mènent ni à Rome ni à Canossa: mais à une impasse".