POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est abeilles. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est abeilles. Afficher tous les articles

jeudi 9 août 2018

Arnaud Montebourg fait son miel

L'ancien ministre de Hollande est on ne peut plus flexible

Montebourg passe comme une fleur du Redressement productif à l'apiculture, via le mobilier

Démissionnaire du gouvernement Valls, cet ex-ministre de l'Economie stupéfia le monde économique en s'inscrivant dans une école de commerce, l'INSEAD, pour y suivre une formation courte (4 semaines) de ...management, pour laquelle il sollicita une ...bourse d'études. 

Ce délai lui permit de se reconvertir dans le privé, comme vice-président du conseil de surveillance de la chaîne d’ameublement Habitat, propriété d'un groupe exploitant aussi un site spécialisé dans la vente de bijoux et de diamants. Cette collaboration ne dura pas plus de 16 mois.

Celui qui brassa tant de vent à Bercy, en octobre 2015, s'orienta alors naturellement dans les ...éoliennes domestiques, comme actionnaire de la start-up New Wind. Il ne réussit pas mieux dans les moulins à vent qu'en politique, puisque la société fut mise en liquidation judiciaire en mars 2017.

Et voilà qu'en août 2018 Montebourg se tourne dare-dare vers les abeilles en voie d'extinction: un redressement de situation qui ne s'annonce pas gagnant.

Lors de la primaire citoyenne de 2017, avec 17,52 % des suffrages des sympathisants socialistes, il est le troisième homme, derrière Manuel Valls et Benoît Hamon. Retour manqué !

Depuis son deuxième retrait de la politique, Arnaud Montebourg a fait du repeuplement des abeilles son nouveau combat.

Une reconversion certes, mais aux relents de combat politique d'arrière garde. Arnaud Montebourg, le partisan du 'Made in France',  sous le quinquennat précédent, comme Trump, du 'Made in USA', a annoncé le lancement de sa propre marque de miel : "Bleu Blanc Ruche". Les abeilles ont le sens de l'humour ?

L'ancien ministre de l'Economie a passé un 'deal' avec les apiculteurs français. D'origine France garantie, la marquel entend "racheter du miel à des apiculteurs français à un prix supérieur au marché en contrepartie de quoi ceux-ci s'engagent à augmenter leur cheptel" d'abeille", a-t-il expliqué à la presse.

Le risque est que le névrotique instable démissionne de ce secteur, comme il a démissionné de partout ? 
Les abeilles ont désormais le bourdon.

jeudi 19 octobre 2017

Nicolas Hulot a autorisé le pesticide "tueur d'abeilles"

Le ministre écolo de Macron a signé en douce

En catimini, la caution écologiste gouvernementale de Macron vient d'autoriser un nouveau pesticide néonicotinoïde, le sulfoxaflor


Sa toxicité est pourtant en cause dans l'effondrement des populations d'insectes et leurs effets nocifs sur la santé humaine inquiètent. 
C’est une nouvelle bombe dans le dossier ultra-explosif des pesticides. Alors que tous les projecteurs sont braqués sur le glyphosate, substance active soupçonnée de toxicité dans l’herbicide Roundup de Monsanto   - dont la ré-autorisation (ou non) dans l’Union Européenne est en suspens - , le ministre d'Etat ouvre la voie aux néonicotinoïdes, une autre famille de pesticides dits "tueurs d’abeilles", et dont l’impact sur notre santé inquiète de plus en plus. 

Les industriels viennent de remporter une victoire à la Pyrrhus
Résultat de recherche d'images pour "mort des abeilles"On apprend qu'en septembre, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement, et du travail (Anses), a autorisé la mise sur le marché en France de deux pesticides (le Closer sur plusieurs fruits, légumes et plantes vertes, et le Transform sur des céréales à paille et sur le lin) contenant du sulfoxaflor, une molécule produite par l’entreprise américaine Dow AgroSciences. 
Ces deux autorisations "vident de sa substance l’interdiction des néonicotinoïdes" à partir du 1er septembre 2018 prévue par la loi sur la biodiversité de 2016, un engagement que le candidat Macron avait pourtant promis de maintenir

Résultat de recherche d'images pour "mort des abeilles" Les apiculteurs de l’Union nationale de l’apiculture française (Unaf) ont découvert l’affaire mardi au détour d’un rendez-vous à l’ANSES pour faire le point sur cette interdiction. 
Gilles Lanio s'étrangle en rapportant le traquenard : "A notre grande surprise, nous avons appris avant-hier qu’on va a priori arrêter l’usage des néonicotinoïdes, mais qu’on va les remplacer par un nouveau néonicotinoïde, le sulfoxaflor ! On nous dit : "C’est vrai, c’est un neurotoxique, il agit de la même façon, mais ça n’est pas un néonicotinoïde." C’est faux ! On se moque de nous, je n’en reviens pas. C’est scandaleux, honteux et irresponsable. Cela s’est fait en catimini, je ne sais pas qui a fait ce coup-là, mais c’est pas mal…"
Et ils s'alarment. "C’est extrêmement grave, nous sommes révoltés, abasourdis, assommés", a lancé Gilles Lanio jeudi matin, lors d’une conférence de presse prévue de longue date pour alerter une énième fois sur une année catastrophique pour les abeilles (la récolte de miel en 2017 est à nouveau inférieure à 10.000 tonnes).

Les apiculteurs allaient présenter un rapport détaillant comment elles sont toujours largement exposées aux néonicotinoïdes, encouragés par le système agricole français. 

Hulot laisse un produit "hautement toxique pour les abeilles" arriver sur le marché et dans notre alimentation

Résultat de recherche d'images
L’astuce du substitut est bien trouvée. Comme le fait Dow AgroSciences, il suffit de nier le fait que le sulfoxaflor est un néonicotinoïde, puisque ces derniers ont désormais mauvaise presse. Omniprésents dans l’environnement et dans le corps humain, leurs effets sur le développement du cerveau, en particulier des enfants, inquiètent notamment de plus en plus, mais ils sont aussi présents dans 75% des miels produits dans le monde. 
Et ce sont eux qui seraient les principaux responsables de l’effondrement de 80% en trente ans des populations d’insectes en Europe, comme le suggère une étude publiée mercredi dans la revue PLoS One. 
Pourtant, "plusieurs publications scientifiques établissent que le sulfoxaflor appartient bien à la famille des néonicotinoïdes", insiste l’UNAF. Dans un avis rendu en mai 2014, l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA), plutôt connue pour être permissive, a qualifié l’insecticide de "hautement toxique pour les abeilles". Et en septembre 2015, une décision de justice américaine, annulant l’autorisation du sulfoxaflor à la demande d’apiculteurs et d’ONG, lui reconnaissait aussi l’appartenance à la famille des néonicotinoïdes. 

Gilles Lanio est scandalisé par la duplicité des industriels et du gouvernement
Résultat de recherche d'images pour "abeilles pollinisation""On alerte l’Anses sur les dangers de cette molécule depuis 2015, ils nous ont dit : "Ne vous inquiétez pas, on ne va pas l’autoriser, et de toute façon on vous tiendra informés." On leur a reposé la question il y a quelques mois, tout allait pour le mieux. Et là, on apprend que l’affaire est passée en catimini. 

L’Anses avait pourtant la possibilité de lancer une consultation du public sur le sujet, elle ne l’a pas fait. C’est scandaleux, triste, pitoyable." 

L’UNAF s’inquiète aussi de la mise sur le marché du sulfoxaflor, alors qu’aucune étude n’a été menée sur sa teneur dans les pollens et nectars des fleurs. Or, avance le syndicat d’apiculteurs, cette molécule a toutes les chances de s’y trouver, puisqu’elle est systémique, comme les autres néonicotinoïdes : une fois absorbée par la plante, elle circule jusque dans sa fleur. Comme elle a une longue persistance dans la plante, on pourrait même en retrouver des résidus dans les récoltes. 

"Double langage du gouvernement Philippe
"Plus de vingt ans après l’arrivée des néonicotinoïdes en France en 1994, on continue de les homologuer à la légère en disant : "On verra bien après !" s’insurge Henri Clément, le porte-parole de l’Unaf. On mettra ensuite dix ou quinze ans à retirer ces produits toxiques et pendant ce temps, chaque année, il y aura 300.000 à 400.000 colonies d’abeilles qui mourront, sans compter l’impact sur les eaux, les pollinisateurs, etc..." 

L’affaire est d’autant plus scandaleuse, explique-t-il, "qu’on est toujours dans le double langage. D’un côté le gouvernement  dit : "On préserve l’environnement, les abeilles, on prend soin de la nature et de votre santé", et puis, par-derrière on poursuit cette politique d’agrochimie, avec tous les impacts qu’elle peut avoir sur le plan environnemental, de la santé etc... C’est inacceptable, pitoyable, pathétique et irresponsable, c’est un manque de courage des pouvoirs publics qui est lamentable, un manque de responsabilité vis-à-vis de l’avenir et des générations futures".
"En démocratie, ce ne sont pas les lobbys qui gouvernent", pas plus que les ONG 
L’UNAF demande à obtenir les données sur lesquelles s’est basée l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation et de l'environnement pour autoriser les produits Closer et Transform. Et demande que le sulfoxaflor – ainsi qu’un autre "néonic" non encore autorisé, le flupyradifurone – "soient intégrés de toute urgence dans le projet de décret définissant les substances actives de la famille des néonicotinoïdes présentes dans les pesticides, afin que l’interdiction prévue dans la loi biodiversité couvre cette molécule". 

Selon Delphine Batho, ce projet de décret n’a tout simplement pas lieu d’être.
Or, sa publication serait prévue dans les prochains jours, sans le sulfoxaflor.  "La loi sur la biodiversité dit que les produits à base de néonicotinoïdes seront interdits à partir de 2018, avec des dérogations possibles jusqu’au 1er juillet 2020, mais elle ne dit pas que le gouvernement doit prendre un décret pour dire quelles substances – ou molécules – entrant dans la composition de ces produits sont des néonicotonoïdes. Cette liste n’a pas de raison d’exister, car la réglementation des substances est de la compétence européenne. Il s’agit d’un stratagème des firmes pour contourner la loi interdisant les néonicotinoïdes", explique à Libération l’ancienne ministre de l’Ecologie de François Hollande et actuelle députée PS, en pointe dans la lutte contre les néonicotinoïdes

Résultat de recherche d'images pour "pesticide néonicotinoïde""Cette affaire ne date pas de ce matin. Depuis des semaines, on savait que ce projet de décret est très sujet à caution, c’est une peau de banane destinée à ce qu’on ait des problèmes avec l’Europe, estime encore Delphine Batho. Et en plus, comme par hasard, le sulfoxaflor n’y figure pas. Je demande le retrait immédiat de l’autorisation de l’Anses des deux pesticides qui en contiennent. 

Nicolas Hulot doit réagir vivement et faire respecter la loi et l’esprit de la loi, car en démocratie, ce ne sont pas les lobbys qui gouvernent," insiste Batho.

L'ANSES et les industriels auraient tordu le bras de Hulot 


Résultat de recherche d'images pour "fondation Hulot abeilles"
Dès qu’on a appris l’autorisation de mise sur le marché de l’Anses, on a contacté le cabinet de Hulot, révèle Gilles Lannio. Ils sont franchement embarrassés. Apparemment, eux aussi se seraient fait surprendre. Je ne m’explique pas cela. On entend un président de la République qui dit : "Je veux mettre tout le monde en ordre, on évite les couacs." Si ça n’en est pas un… On peut se demander aujourd’hui s’il y a un pilote dans l’avion sur ces sujets." 

Le cabinet de Nicolas Hulot confirme que le ministre a bel et bien apposé sa signature sur le décret
Ses collègues de l’Agriculture et de la Santé ont également signé ce texte "permettant de sécuriser l'interdiction des néonicotinoïdes, pour qu'elle soit opérationnelle au niveau européen"
Quant à l'autorisation  par l’ANSES des deux produits contenant du sulfoxaflor, le ministère de la Transition écologique "savait que c'était dans les tuyaux" : "Cela ne nous plaît pas du tout, donc on cherche des solutions". Une réaction officielle est prévue ce vendredi. 

Fin juin, le premier "couac" gouvernemental et le premier bras de fer entre Nicolas Hulot et l’un de ses collègues, avait concerné… les néonicotinoïdes. 
Résultat de recherche d'images pour "L'Apiculture Pour les Nuls"
Le ministre de l’Agriculture Stéphane Travert avait avoué sa volonté de revenir sur leur interdiction. Aussitôt contredit par Nicolas Hulot, le Premier ministre Edouard Philippe avait apparemment donné raison à l'écologiste… tout en laissant la porte ouverte aux lobbies. 
"La question politique de fond, la voici : quel est le pouvoir du ministère de l’Environnement par rapport au ministère de l’Agriculture ?," interroge Henri Clément. Depuis vingt-cinq ans, en règle générale, c’est toujours le ministère de l’Agriculture et sa cohorte de la FNSEA qui a le pouvoir sur toutes les décisions du monde agricole. 
Soyons clairs : dire l’inverse est une aberration. Nicolas Hulot est ministre d’Etat, on aimerait bien qu’il arrive à s’imposer face à Travert." S’il ne le faisait pas, sur cette nouvelle affaire, ce ne serait pas une couleuvre, qu’il avalerait, mais un anaconda."
Résultat de recherche d'images pour "abeilles pollinisation"
Sans Hulot et Macron, la terre continue de tourner

vendredi 18 mars 2016

Ségolène Royal dézingue Valls en ciblant Stéphane Le Foll

Le porte-parole du gouvernement n'a-t-il pas droit à la parole dans le périmètre Royal ?  

La parole éclatée du gouvernement

La ministre de l'Environnement réclame l'exclusivité dans son domaine.
Jalouse de ses attributions, Ségolène Royal n'a pas apprécié que son homologue à l'Agriculture s'empare de ses sujets de prédilection et l'a méchamment rappelé à l'ordre sur BFMTV ce jeudi 17 mars, critiquant les prises de position de Stéphane Le Foll sur Notre-Dame-des-Landes et les pesticides.

A quelques heures d'intervalles, le 21 février 2016, les ministres Ayrault et Royal ont affiché leurs divergences sur le périmètre de la consultation locale sur lequel F. Hollande s'est engagé le 11 février dernier, qui sera organisé d'ici la fin de l'année et qui décidera de l'avenir de l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Le ministre des Affaires étrangères, ancien Premier ministre et ex-député-maire de Nantes s'est déclaré en faveur d'une consultation limitée au département de la Loire-Atlantique. "Il faut que ce soit le périmètre le plus proche du territoire impacté", a déclaré Jean-Marc Ayrault sur France 3.
A l'inverse, Ségolène Royal s'est prononcée en faveur d'un référendum  élargi aux autres départements de la région. "Au départ, tout le monde était contre ce référendum et maintenant, ce référendum est réclamé", avait souligné la ministre de l'Environnement, faisant référence aux quatre départements limitrophes de la Loire-Atlantique qui avaient exigé d'être inclus dans cette consultation locale. "S'ils réclament de voter, on ne va pas s'en plaindre", avait-elle estimé, lors de l'émission Le Grand Rendez-Vous sur Europe 1/Le Monde/i-télé.

Le 15 mars, le premier ministre, Manuel Valls, a tranché en faveur d'une consultation en juin et limitée à la seule Loire-AtlantiqueUn arbitrage conforme au souhait des plus fervents partisans du projet, notamment le ministre des Affaires étrangères et ancien maire de Nantes, Jean-Marc Ayrault.
"On a choisi ce périmètre pour que le oui l’emporte, c’est le seul critère", a tempêté le maire (sans étiquette) de Notre-Dame-des-Landes, Jean-Paul Naud, co-président de l’association des élus opposés à l’aéroport.

Royal fait du projet controversé d'aéroport en Loire-Atlantique son domaine réservé

L'ex-épouse répudiée a jugé que les ministres n'ont pas à "donner des indications" sur ce que serait leur vote au référendum local. "Ce n'est pas aux membres du gouvernement de se prononcer", a jugé la ministre de l'Environnement. Stéphane Le Foll venait en effet de prendre position en favorable du projet, tandis que le secrétaire d'État à la Réforme et à la Simplification, l'écologiste Jean-Vincent Placé, avait également fait de même, en appelant en revanche à voter contre. "On ne peut pas à la fois restreindre (la) consultation au département de Loire-Atlantique et ensuite, quand on n'est pas de ce département de Loire-Atlantique, commencer à donner des indications (de vote), surtout quand on est membre du gouvernement", gronde Ségolène Royal.

Le Premier ministre a indiqué mardi que le référendum aurait lieu "avant l'été, au mois de juin"  et qu'il serait limité au seul département de Loire-Atlantique. Or, les opposants le considèrent comme plus favorable à l'adoption du projet et dénoncent donc un arbitrage partisan de Manuel Valls. Interrogée sur les propos de Jean-Vincent Placé (voir Emmanuel Cosse, manifestant contre NDDL, ci-dessus, et actuelle ministre du gouvernement), Ségolène Royal explique : "ce n'est pas que ça me choque, mais c'est un peu incohérent avec l'ordonnance", prise jeudi, qui prévoit la consultation en Loire-Atlantique. "Ceux qui ne sont pas dans ce département normalement n'ont pas leur avis à donner", estime-t-elle.

Le ministre n'est pas sur la même ligne que sa collègue
Il était favorable à un référendum élargi aux départements limitrophes et souligne qu'en tant qu'"organisatrice" et "médiatrice", Ségolène Royal doit "garder une attitude impartiale par rapport à cette question-là et faire en sorte que l'organisation de la consultation se fasse dans les meilleures conditions".

L'ordonnance sur le référendum, qui modifie le code de l'Environnement, doit être transmise pour consultation au Conseil national de la transition écologique (CNTE) qui réunit représentants d'ONG, collectivités, syndicats, patronat et parlementaires. "Si au cours de cette consultation, il y a des idées qui émergent et qui peuvent permettre d'avoir un critère objectif de consultation au-delà du département, pourquoi pas ?", estime Ségolène Royal. "À ce moment-là, nous en rediscuterons avec le Premier ministre pour dire : 'voilà ce qui ressort de la consultation, voilà comment je vois les choses, on en parle et on reprend une décision'", explique-t-elle.

La ministre de l'Environnement a également défendu son pré carré sur les pesticides

L'amère Royal a réagi sèchement à la lettre adressée par Stéphane Le Foll aux parlementaires, leur demandant d'éviter "l'interdiction brutale" de certains insecticides. Alors que l'Assemblée examine le projet de loi sur la biodiversité, le ministre de l'Agriculture a adressé aux députés un courrier pour leur demander de ne pas "interdire en France ce que les autres pays (de l'UE) autorisent". Les parlementaires doivent notamment se prononcer sur l'avenir des insecticides néonicotinoïdes, "tueurs d'abeilles" déclarés toxiques pour l'environnement et la santé. Dans sa lettre datée du 11 mars, Stéphane Le Foll estime également que les voies "alternatives ne présentent aucune garantie supplémentaire pour les pollinisateurs, bien au contraire".

Un procédé qui a "un peu surpris" Ségolène Royal, qui assure toutefois n'être "par du tout en colère". "Ça fait parti du débat, plus rien ne m'étonne en politique", explique-t-elle. Mais la ministre a souligné sur BFMTV que les néonicotinoïdes sont "non seulement nuisibles pour les pollinisateurs [comme les abeilles], mais qu'on se rend compte maintenant que ça a des perturbations aussi sur le cerveau des êtres humains". 

La peste prend de haut le sujet et le grand escogriffe 
"Je comprend sa préoccupation au sens où il défend les agriculteurs qui lui disent qu'ils ne peuvent pas faire autrement. Moi, je connais beaucoup d'agriculteurs qui commencent à faire autrement", a souligné l'énarque, estimant sa qualification supérieure à celle de son collègue d' 1 m 89 mais bac +2 (titulaire d'un BTS en produits agricoles et pourtant chargé de cours à l'université de Nantes de 1998 à 1999). Et de préciser: "On sait que maintenant il y a des substituts aux néonicotinoïdes et au glyphosate", un autre produit phytosanitaire dont elle "espère que bientôt ce sera interdit aussi pour l'agriculture car les premières victimes ce sont les agriculteurs, leurs familles et leurs enfants".

"Il vaut mieux dire clairement les choses et ensuite que les décisions soient prises dans l'intérêt général et surtout en regardant le futur, pas le passé", a méchamment taclé Ségolène Royal fustigeant "les combats d'arrière-garde sur le maintien notamment des pesticides". "Aujourd'hui, il y une femme sur 10 qui est touchée par le cancer du sein et on continuerait à faire comme si de rien n'était par rapport aux pesticides ? c'est inacceptable".