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jeudi 2 janvier 2020

Affaire de la Légion d'honneur : le gouvernement Philippe se justifie de la récompense au patron de BlackRock

Le sondeur Elabe va-t-il faire grimper la popularité de l'exécutif d'autant
pour ce haut-fait de concussion présumée ?

Le premier secrétaire du PS a dénoncé une nomination "tout sauf anecdotique" 

Résultat de recherche d'images pour "Jean-François Cirelli Le Maire"Les critiques s'amoncellent après le choix d'Edouard Philippe, en charge de la réforme Macron des retraites, de récompenser le président pour la France du géant américain de gestion de fonds de pensions et pas que : BlackRock est devenu le plus important gestionnaire d'actifs au monde, avec près de 6.960 milliards USD fin septembre 2019. En effet, le bras droit de Macron a aussitôt nommé son patron pour la France (depuis 2015), ainsi que la Belgique et le... Luxembourg, Jean-François Cirelli, à l'Ordre de la Légion d'honneur, bien que membre du Conseil de surveillance de Vallourec (depuis 2009), une promotion, alors qu'est débattu le passage d'un système de retraite solidaire à un régime par points sur le modèle américain. 

Plus que la réforme des retraites en France, ce qui intéresse BlackRock au plus au point et pour dire vrai, c'est la loi du 22 mai 2019 relative à la croissance et la transformation des entreprises, dite loi PACTE, supposée améliorer la performance des TPE et des PM. Au final, et quelle que soit le coeur de cible du géant américain, la présence du banquier Macron à l'Elysée est une bonne affaire pour BlackRock. Et inversement ? La succession de Cirelli serait pour Macron un poste de choix pour Macron en fin de présidence, si elle n'est pas précipitée...

Jeudi 2 janvier 2020, le premier secrétaire du PS Olivier Faure a dénoncé une nomination "tout sauf anecdotique". 

Olivier Faure a estimé sur France 2 que la Légion d'honneur du patron de BlackRock France, révèle le "côté obscur de la réforme des retraites" et, selon lui, le choix du "camp des fonds de capitalisation". "Que feront les 300.000 Français qui gagnent plus de 10.000 euros par mois et qui cotisent aujourd'hui pour 3 milliards d'euros dans le système solidaire ? Ils s'échapperont vers un système différent qui sera le système par capitalisation", a pronostiqué le député de Seine-et-Marne. Cirelli n'est-il pas pourtant membre du Club des juristes, association présidée par le socialiste  Bernard Cazeneuve ?

C'est "un nouveau coup de poignard dans le dos des Français parce que c'est un système que nous avons voulu solidaire" et "c'est ce système là qu'on est en train de détruire progressivement avec la complicité de BlackRock", a insisté le patron du PS. "Je vois le Canard Enchaîné qui révèle à quel point BlackRock a été depuis l'élection du président Macron l'invité permanent de ce pouvoir-là, et qui aujourd'hui est décoré, donc c'est tout sauf une anecdote, c'est effectivement le choix d'un camp, celui des fonds de capitalisation", a-t-il encore dénoncé.

Une critique venue de tous les camps politiques, hormis LR
La promotion du chevalier Cirelli au rang d'officier a également été vivement critiquée par le PCF, l'ONG Attac France, ainsi que Nicolas Dupont-Aignan, le président de Debout la France.

Agnès Pannier-Runacher, en charge de la basse besogne, casquette sur les yeux

Résultat de recherche d'images pour "BlackRock"
La secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Economie et des Finances, Bruno Le Maire, un chiraquien, comme Jean-François Cirelli, a défendu cette nomination, arguant laconiquement que Jean-François Cirelli "rend service à notre pays". Invitée de BFMTV et RMC, la secrétaire d'État auprès du ministre du très effacé Bruno Le Maire à Bercy a défendu jeudi cette décoration. Réagissant aux critiques suscités par sa nomination, Agnès Pannier-Runacher a jugé "pas correct" que Jean-François Cirelli (i-dessus) fasse l'objet d'un tel discrédit. "Ça fait 40 ans qu'il travaille pour le public, il a été l'un des collaborateurs les plus proches de M. Raffarin. (...) C'est quelqu'un qui a travaillé au FMI, qui a travaillé au ministère de l'Économie et des Finances, qui a été collaborateur du Premier ministre, qui a été dirigeant d'une grande entreprise qui s'appelle GDF-Suez et qui, aujourd'hui, sert la cause de la France, justement, en disant que la France est un pays où il fait bon investir", a-t-elle affirmé. 

Résultat de recherche d'images pour "cirelli Runacher"
Agnès Pannier-Runacher (ci-contre) n'a pas non plus hésité à avancer que, selon les chiffres de Bercy, la France est depuis deux ans la "première destination pour les investissements étrangers" dans l'industrie et dans les centres de recherche et développement. "A ce titre, le monsieur qui représente en France BlackRock et qui parle en termes positifs de la France, comme un endroit où on peut investir, où on peut créer des activités, a une valeur pour notre pays. Il rend service à notre pays", a estimé la secrétaire d'Etat aux oeillères qui n'évoque pas les accusations de pressions douces et continues sur la réforme des retraites en devenir. 

Jean-François Cirelli, ancien dirigeant de GDF-SUEZ, puis d'Engie, et actuel président de la branche française de BlackRock, après avoir conseillé Jean-Pierre Raffarin (un rallié à Macron), a été nommé officier par l'Edouard, premier ministre droit dans ses bottes tenues à bouts de bras par BlackRock, qui l'a couché sur son contingent au Journal officiel pour le 1er janvier: en macronie, le Père Noël du pouvoir trouve des cadeaux sous son propre sapin.

vendredi 22 février 2019

Ascoval et l'"itinérance mémorielle" ont donné naissance au mouvement des Gilets jaunes

Le Maire se fait berner, Xavier Bertrand la joue volontariste et Macron a les Gilets jaunes 

Octobre 2018 : l'offre d'Altifort jugée "solide" par Bruno Le Maire

Emmanuel lors de sa visite à Vallourec en 2015 alors qu'il était ministre de l'économie. / © FRANCOIS LO PRESTI / AFP
Macron, en visite à Vallourec en 2015,
alors qu'il était ministre de l'économie.
Le ministre de l’Economie Bruno Le Maire avait fait confiance au groupe belge Altifort, qui proposait un "projet crédible et viable", selon lui, pour la reprise de l’aciérie Ascoval de Saint-Saulve (Nord), même si des fragilités persistent, selon le gouvernement, qui a dit vouloir régler ces sujets d'ici "début décembre". Le maître de Bercy redonnait ainsi un nouvel espoir aux salariés, avant Noël. 

Interrogés en fin de réunion à Bercy, plusieurs responsables syndicaux avaient même fait part de leur soulagement. "On a franchi un pas aujourd'hui", avait commenté Bruno Kopzcinski, CFDT, porte-parole de l'intersyndicale d'Ascoval : "Cela va permettre de rechercher des financements. Cela va prendre plus de temps que prévu et il reste encore pas mal de choses à valider. On peut dire que c’est un nouveau sursis qui est accordé à Ascoval avec une nouvelle physionomie et des nouveaux acteurs autour de la table. Je regrette que l’on ait perdu énormément de temps et aujourd’hui nous redémarrons à zéro."

La question restait de savoir si les salariés allaient reprendre le travail ?
"Il va y avoir une assemblée générale dans l’après-midi pour prendre l'avis de tous les salariés." En effet, les sidérurgistes d'Ascoval ne travaillaient plus depuis le 23 octobre et avaient bloqué le site de production de Vallourec à Aulnoye-Aimeries (Nord) pour mettre la pression sur le groupe et le gouvernement.

Altifort avait présenté une offre de reprise de l'usine de production d'aciers de moyenne et haute gamme
Ce qui impliquait que Vallourec, principal client et désormais premier actionnaire d'Ascoval, maintiendrait pendant un an et demi son niveau de commandes. Or, spécialiste des tubes en acier sans soudures, près de Valenciennes, Vallourec avait refusé cette demande, alors que l'Etat est actionnaire à 17%. Ses comptes étaient dans le rouge, avec une perte nette de 307 millions d'euros sur le premier semestre, pour un chiffre d'affaires de 1,09 milliard.
Cette décision a obligé le gouvernement et Altifort à travailler sur une proposition alternative, sans Vallourec. 150 à 200 millions d'euros sont nécessaires pour que le projet d'Altifort tienne la route, ce qui oblige à rechercher de nouvelles sources de financement, que ce soit auprès des banques ou bien auprès d'investisseurs. Ce qui paraissait fort délicat, les financiers n'ignorant pas que la production ne trouve pas preneurs. 

Présent à la réunion, le président LR de la région des Hauts-de-France Xavier Bertrand avait rappelé que la région mettrait "12 millions d'euros" dans l'opération, et Valenciennes métropole "10 millions d'euros" : "L’Etat a changé de regard et de position sur le dossier : tant mieux. Sans l’Etat, on ne pourra pas sauver l’avenir de l’industrie de l’acier. Ce n’est pas encore gagné quand même."
A propos de Vallourec, il précisait aussi que "le gouvernement dit 'laissez Vallourec en dehors', mais dans ces cas là, que Monsieur Crouzet, président du directoire de Vallourec depuis 2009, se taise. Ce qu’il a dit dans le Journal du Dimanche est scandaleux. Si tout le monde joue le jeu, l’usine pourra être sauvée."
Tout ce mépris a donné le mouvement des Gilets jaunes
Du 5 au 11 novembre, le président de la République a parcouru les lieux marquants de la Grande Guerre pour le
Centenaire de la guerre 14/18: une "itinérance mémorielle" qui se révéla une déroute dans le contexte social et politique déjà tendu de début novembre et qui conduisit au mouvement des Gilets jaunesLe parcours du combattant du quadragénaire qui n'a pas les casernes traversa la Moselle, la Meurthe-et-Moselle, la Meuse, la Marne, les Ardennes et enfin les Hauts-de-France. L'Elysée voulait "briser la vitre qui sépare traditionnellement le président du pays"...
Une erreur d'appréciation a fait que le "souverain républicain" s'est trouvé face à un peuple incontestablement remonté contre sa politique et contre sa personne même. Venu célébré la paix, il ne récoltera que trouble et agitation. Dès Pont-à-Mousson, la situation a commencé à se tendre : les premiers manifestants ont fait leur apparition sur le parcours du "président des riches", élu par défaut. A Albert, dans la Somme, une semaine avant son arrivée, nombre de citoyens ignoraient pourtant encore tout de son passage.
Mais à Verdun, il était attendu et une nouvelle difficulté fit son apparition : les interpellations directes. Par un retraité sur la hausse du carburant qui cristallisait déjà la majorité des mécontentements : "vous sentez le malaise en France qui monte?" 
A Charleville-Mézières, devant la préfecture des Ardennes, des centaines de personnes hostiles sont accoudées aux barrières de sécurité qui les tiennent à distance respectable. En visite à l'usine PSA toute proche, Emmanuel Macron finit à pied les quelques mètres, et c'est à ce moment que Josiane, cheveux courts grisonnants, aide-soignante de 57 ans, lui lâche un "Pourquoi vous nous massacrez ? Je suis jamais descendue dans la rue, jamais. Mais maintenant, avec vous, je suis obligée". Les reproches pleuvent comme obus à Verdun, par un syndicaliste à l'usine MCA de Maubeuge dans le Nord, par des retraités avant d'entrer dans un EPHAD de Rozoy-sur-Serres dans l'Aisne : "j'ai travaillé pendant 44 ans et je n'ai pas 1100 euros de retraite", explique l'un d'eux à qui Macron explique que tous doivent faire des efforts. Toutes les premières doléances étaient énoncées.
A Albert, vendredi 9 novembre,  Macron préféra ne pas entendre les manifestants : les gendarmes mobiles les avaient évacués avant son arrivée. Il n'hésitera pourtant pas à déclarer : "J'ai été élu en me faisant secouer et ça continuera jusqu'au bout", se félicitant d'avoir "senti le pays en profondeur", dans "ses attentes, ses envies, ses angoisses, ses colères"...
Dans une usine Renault près de Maubeuge, Macron trouvera même le moyen de tenir des propos controversés sur le maréchal Pétain, mais s'emportera contre la "boîte à folie" des "polémiques inutiles", assurant qu'encore une fois il n'a pas été compris.
Macron contournera Valenciennes et Vallourec, après s'être rendu sur le site de production de Toyota à Onnaing, près de Valenciennes (Nord), en janvier, en marge du sommet "Choose France" organisé au château de Versailles.
S'adressant au personnel de l'usine Renault, le chef de l'Etat a eu la surprise de se faire prendre à partie par un syndicaliste de Sud, par ailleurs hué par des camarades syndiqués à la CFDT. Un échange musclé s'en est suivi :

- Samuel Beauvois : « Vous n’êtes pas le bienvenu monsieur Macron ici.

Emmanuel Macron : Bonjour monsieur. Vous n’êtes pas apparemment majoritaire.

- Vous prenez dans la poche des ouvriers aujourd’hui monsieur Macron. Ce que monsieur Ghosn nous donne d’une main, vous allez reprendre dans notre poche.

- Je vais vous expliquer que non, mais restez là monsieur.

- Votre service d’ordre est en train de me sortir.

- Venez avec moi si vous voulez. Je vous écoute. Donc il faut que vous ayez la courtoisie de m’écouter.

- Mais on réussit sans vous, monsieur Macron. Les salariés ici, ça fait 40 ans qu’ils sont ici. Ils ont réussi sans vous. Aujourd’hui, vous êtes en train de prendre aux salariés, vous êtes en train de prendre aux retraités, aujourd’hui monsieur Macron.

- Si vous êtes venu faire un meeting politique, c’est autre chose.

- Non, je ne fais pas un meeting politique. Vous n’êtes pas le bienvenu ici. Ça fait 27 ans que je suis chez Renault, 27 ans. C’est Renault qui me nourrit aujourd’hui. Ce n’est pas monsieur Macron.

- Soit vous avez la courtoisie d’écouter, on peut y aller. Je vais essayer de vous expliquer pourquoi je suis là et pourquoi je crois à l’inverse de ce que vous dites, et pourquoi j’ai le sentiment que dans cette salle, il y a une large majorité qui croit l’inverse de ce que vous dites. »
"Je suis le premier à dire lorsqu’un site industriel n’a pas d’avenir. Je l’ai fait en un autre temps pour Whirlpool à Amiens. Et on a trouvé une solution de reprise et une autre option de développement. Là, je pense qu’il peut y avoir un avenir pour le site d’Ascoval", affirma le président de la République à la veille de son "itinérance mémorielle" dans le Grand Est et les Hauts-de-France.

Février 2019 : le repreneur d'Ascoval avoue ne pas avoir les fonds 

Des salariés de l'aciérie d'Ascoval à Saint-Saulve (Nord), le 19 décembre 2018, après la validation par le Tribunal de grande instance de Strasbourg du plan de cession de l'entreprise au groupe Altifort.
Le président des Hauts-de-France, Xavier Bertrand, veut toujours y croire : "ça se tend mais ce n'est pas fini", assure-t-il, à propos de l'entreprise actuellement en redressement judiciaire.

Altifort a en effet admis jeudi ne pas disposer des financements nécessaires pour son projet de reprise de l'aciérie de Saint-Saulve, dans le Nord, pourtant validé en décembre.

"Altifort nous a confirmé qu'il ne pourrait verser aucun des fonds sur lesquels il s'était engagé, ni les dix millions de fonds propres, ni les 25 millions de levée de fonds", a précisé une source anonymée au cabinet du ministre de l'Economie, Bruno Le Maire. "Même les dix millions de fonds propres, ils ne sont pas en mesure de les donner", a ajouté cette source: "On a pris acte de cela. En l'espèce, Altifort a trompé tout le monde", avoue l'entourage de l'ancien candidat à la présidentielle. 

Résultat de recherche d'images pour "Macron ascoval""La décision que nous avons prise avec tous les salariés, c'est de travailler à une nouvelle reprise en démarchant tous les industriels qui peuvent être intéressés", a dit Bercy. "Nous referons un point en début de semaine prochaine dans le même format, avec les salariés, les députés, le président de la région Xavier Bertrand, pour voir où nous en sommes." 

Les élus de la région, bien que déçus de l'annonce d'Ascoval, continuent cependant à les mener en bateau.   Bertrand clame qu'il veut toujours y croire. "Je continue à me battre pour sauver Ascoval" en cherchant "d'autres repreneurs", "soit en plus d'Altifort, soit à la place d'Altifort", a déclaré le don Quichotte. 

"Tout doit être fait pour intégrer de nouveaux partenaires", a renchéri le communiste Fabien Roussel (PCF).  

Le patron d'Altifort, Bart Gruyaert, a, lui, assuré qu'il "ne jette pas l'éponge" et qu'il "se concentr[ait] à trouver une solution" financière d'ici à l'audience du tribunal de Strasbourg, le mercredi 27 février. 

Les 281 salariés, dont les emplois devaient être sauvés, ont laissé éclater leur colère

© Ascométal" 

Et je veux que les habitants du Valenciennois, et tout particulièrement de Saint-Saulve, le sachent : j’y veille tout particulièrement. Les choses seront faites, tout simplement parce que celles et ceux qui travaillent là le méritent", se vanta encore le chef de l’Etat, le 5 novembre.
Et de mettre en cause au passage "l’irresponsabilité collective", qui consiste selon lui à "être toujours du côté de ceux qui crient et de ne jamais essayer d’expliquer" les raisons des difficultés économiques. Macron expliqua donc encore que, concernant Ascoval, " il y a un vrai travail à faire pour consolider (les) débouchés, trouver des partenaires et des financements".
Il était intarissable, passant de la pommade à tous, en assurant qu’il "sait ce que l’on doit au maire de Valenciennes, au maire de Saint-Saulve, à l’ensemble des élus du territoire et aux salariés et à leurs organisations syndicales, à qui (il) veut rendre hommage". Repassant constamment son oral manqué du concours d'entrée à l'Ecole normale supérieure (ENS) - il faut en effet commencer par réussir l'écrit, auquel il échouera à deux reprises - , il  poursuivit : "Lorsqu’on a montré qu’il y avait un avenir possible, ils ont tous voté la reprise du travail dès le lendemain. C’est le signe de leur responsabilité et de leur attachement à leur outil de travail. Donc, c’est ce qu’on leur doit ", insista le bonimenteur.

Quatre mois plus tard : "On nous l'a fait à l'envers" !

Résultat de recherche d'images pour "Macron ascoval"
Devant l'usine, les salariés ont appris la nouvelle avec sidération, souvent par la presse. "J'aimerais comprendre comment un dossier appuyé par trois cabinets d'experts différents a pu valider un plan avec des fonds non présents", s'est interrogé Bruno Kopczynski, porte-parole de la coordination syndicale et élu CFDT. 

"On est dépités ! On nous avait promis monts et merveilles (...) et au final on n'aura rien (...) Altifort nous l'a fait à l'envers; en réalité il n'y a rien, rien de concret", a lâché Vincent, 51 ans, agent de maintenance. "Je ne sais pas ce qu'on va devenir maintenant." 

Le 19 décembre, la justice avait mis fin à un interminable suspense en validant la reprise par Altifort pour un montant de 152 millions d'euros, avec le sauvetage de 281 emplois à la clé. La reprise se décomposait ainsi : 47 millions d'euros de fonds publics "sous forme de prêt" (Etat, Région et Valenciennes-Métropole), 35 millions d'apport d'Altifort, 40 millions de crédit-bail pour le financement d'un futur train à fil et 30 millions d'affacturage. Selon l'avocat d'Ascoval, Guilhem Bremond, trouver une autre solution pour Altifort d'ici l'audience du 27 février relèverait du "miracle".
Le groupe Altifort avait repris l'aciérie de Saint-Saulve le 1er février 2019.

En plus d'Ascoval, le Belge 
Asco Industries opère des usines à Dunkerque (Nord), Hagondange (Moselle), Fos (Bouches-du-Rhône), Le Marais (Loire) et Custines (Meurthe-et-Moselle). 
La fermeture de l'aciérie d'Hagondange est annoncée "dans moins de deux ans", les sites du Marais et de Custines devraient rattachés au site belge Steeltec et le groupe suisse d'acier Schmolz et Bickenhbach a ajouté le site Ascométal de Fos-sur-Mer, en redressement judiciaire, à son offre de reprise.
Et les principaux clients d'Asco sont l'européen Airbus, l'Américain Boeing, le Canadien Bombardier Aéronautique et le brésilien EmbraerEt pourtant, Ascoval se meurt.
Dans le détail, Asco est, notamment, l'un des partenaires des projets Airbus A400M, Lockheed Martin F-35 et de l'Airbus A380, dont le programme est un échec commercial et dont Airbus a annoncé, le 14 février 2019, la fin de la production pour 2021.

Le volontarisme de notre élite politique, fantasme ou fumisterie ultime ?

vendredi 26 octobre 2018

Ascoval : Macron, prêt à accepter l’offre du franco-belge Altifort

Bercy veut seulement s’assurer que l’offre d’Altifort est "sérieuse"

Alors que le président hâbleur poursuit sa tournée des capitales européennes, 
le gouvernement souhaite s’assurer des garanties de la seule offre de reprise pour le site d’Ascoval

La Belgique a boudé le Rafale au profit de son rival américain, mais le groupe franco-belge Altifort se dit intéressé par la reprise de l'une des aciéries les plus modernes d'Europe à Saint-Saulve (Nord), France. La nouvelle secrétaire d'Etat à l'Economie, Agnès Pannier-Runacher, 44 ans, se contentera de vérifier que ce partenaire stratégique est "sérieux", a-t-elle expliqué ce vendredi.

"C’est notre travail de savoir si cette offre est sérieuse", a-t-elle déclaré à la presse, d'un air important, avant une réunion à Bercy avec les dirigeants d’Altifort et les administrateurs du site en redressement judiciaire.
"Il y a un projet de reprise (...) mais c’est un projet que l’on doit examiner pour être sûrs que la solution est pérenne", a-t-elle ajouté. "On ne peut pas revenir devant les salariés dans un an en leur disant finalement que ça n’a pas marché", a-t-elle commenté, peu avare de propos inutiles.

La veille avait demandé un avis indépendant sur la situation économique du site où presque 300 emplois sont menacés. 

Dans un exécutif qui enfile les erreurs et contre-performances, mais assure qu'il "assume", à l'instar de son chef de file, "ce serait irresponsable de notre part. Ce serait ne pas les respecter", n'a pas hésité a raconter encore Pannier-Runacher, borderline avec la démagogie. 
Selon elle, "l’élément bloquant, c’est les clients. C’est d’être sûrs que l’on a suffisamment de volumes qui peuvent être vendus à des clients qui existent". En matière électorale et de remaniement gouvernemental, Macron manque aussi de clients: l'ex-banquier est-il donc le mieux placé pour résoudre ce problème industriel ? 

La secrétaire d’Etat n’a pas souhaité préciser de date à laquelle le gouvernement pourra disposer de cette évaluation

Ex-administratrice indépendante et présidente du comité d’audit du groupe Elis et du groupe Bourbon, elle a demandé au cabinet Roland Berger un ...rapport sur la situation économique du site, demandée et sa rencontre par la suite avec les représentants du personnel d’Ascoval. 
L’aciérie de Saint-Saulve (Nord), qui compte 281 employés, est menacée de disparition depuis la liquidation judiciaire en février de son principal actionnaire, Ascq Industries, et s’est vue accorder cette semaine un sursis de deux semaines par la justice.
Vue de l'avion.
Ses principaux clients sont Airbus, Boeing, Bombardier Aéronautique et Embraer. Asco est, notamment, l'un des partenaires des projets Airbus A380, Airbus A400M et Lockheed Martin F-35. Ce dernier vient d'être préféré, on l'a dit, au Rafale français...
Vallourec, spécialiste des tubes en acier sans soudures et dont l’Etat est actionnaire à 17%, a refusé
en début de semaine cette demande, la jugeant "contraire à la préservation (de ses) intérêts" et suscitant la colère des syndicats et des élus locaux.

Le groupe Altifort, basé dans la Somme, a présenté une "offre ferme" de reprise, s’engageant à maintenir l’ensemble des emplois et en créer de nouveaux, mais il demande au principal client désormais premier actionnaire, le sidérurgiste français Vallourec, de maintenir son niveau actuel de commandes pendant un an et demi. En 2016, le sidérurgiste Vallourec a cédé 60 % de son aciérie qui fabrique des tubes en acier au groupe Asco Industries - société familiale fondée en 1954 et établie à Zaventem, en Belgique - prenant alors le nom d'Ascoval.

jeudi 15 mars 2018

Valenciennes : un député peut-il se faire agresser impunément, s'il est FN ?

L'AFP semble douter : le député FN Sébastien Chenu "se dit victime" d'un "lynchage"

C'était lors d'une manifestation de la CGT...

Après avoir été bousculé par des militants de la CGT métallurgie aux cris de "dehors les fachos!", l'élu frontiste du Nord a annoncé qu'il allait déposer plainte.
Ce jeudi matin 15 mars, bien qu'il arborât son écharpe tricolore de député, pour tout dire, du Canton de Valenciennes-Nord, notamment, le député du Front national Sébastien Chenu a été bousculé par des militants de la CGT "en marge" [sic] d'une manifestation de la CGT métallurgie, a constaté un journaliste de l'AFP. Constat qui ne justifie pas son affirmation, en titre, de la réalité de l'agression...
"Dehors les fachos!", ont d'abord scandé les manifestants, qui l'ont ensuite "poussé vigoureusement".

L'élu du Nord a dû chercher refuge dans une agence de voyage sur la place d'Armes, principale place de la ville.

Une dizaine de policiers sont intervenus ensuite pour protéger le député et le magasin où il est resté une quinzaine de minutes.

"C'est scandaleux d'agresser un élu de la nation. J'ai reçu des coups au visage, au bras et aux jambes, par des gros bras de la CGT, alors que j'étais paisiblement en train de discuter avec des manifestants, dont des retraités. Je porterai plainte, un élu portant son écharpe tricolore ne peut être agressé de la sorte", a réagi le porte-parole du Front national auprès de l'AFP.

La CGT métallurgie organisait une manifestation pour dénoncer notamment la fermeture d'une ligne de production chez Vallourec.

La CGT dément tout "lynchage"

De "poussé" à repoussé", puis "viré"...
"J'étais calme, je ne demandais aucune prise de parole. Pourtant, je n'étais pas le bienvenu", a-t-il expliqué par la suite à Franceinfo alors qu'il se rendait chez son médecin "pour faire établir un certificat médical". "J'ai évité de peu un lynchage", assure-t-il, écrit l'AFP. 

Une "version" (selon l'AFP) démentie par l'union locale de la CGT, qui reconnaît que M. Chenu n'était "pas invité au rassemblement" et qu'il a été accueilli par "quelques mots doux", mais "il n'y a pas eu de violence"
"On le connaît, il fait le coup à chaque fois, accuse le syndicat d'extrême gauche; il vient provoquer, et attend qu'on parle de lui pour se faire de la pub", a déploré l'organisation syndicale.

L'indignation du FN

Sur Twitter, le parlementaire a dénoncé des "milices CGT" et écrit attendre "une condamnation du leader de la CGT Philippe Martinez".

Sébastien Chenu demande de son côté l'examen des caméras de vidéosurveillance installées sur la place "pour retrouver (ses) agresseurs", rapporte la chaîne de service public. 
Sur Twitter, lés élus du FN,comme lui, à commencer par Marine Le Pen, se sont également insurgés.




Au mois de décembre, un autre député FN, Ludovic Pajot, avait fait l'objet d'une agression. 
"Dans le cadre d'une sortie dans un bar de Béthune, j'ai soudainement été pris à partie par un groupe d'individus dont certains se revendiquant de l'extrême-gauche antifa", avait expliqué le benjamin de l'Assemblée nationale (25 ans) sur son compte Facebook.

Un député peut-il se faire impunément agresser par l'extrême gauche, qu'elle soit syndicale ou associative ?
Et la liberté de la presse consiste-t-elle à prendre parti contre un député démocratiquement élu, en jetant la suspicion sur ses déclarations et des faits publics ?

samedi 10 mars 2018

Peugeot Japy : Valentigney, ville morte

Baisse du taux de chômage peu crédible quand les entreprises licencient: Castorama, Tupperware, Vallourec, Pimkie et Ford-Blanquefort, et maintenant Peugeot-Japy

"Pour la défense des salariés, ne pas laisser détruire le savoir-faire historique de ces derniers et l’outil industriel Peugeot Japy !"

Résultat de recherche d'images pour "Valentigney ville morte"
Telle est l’invitation de la Ville de Valentigney pour un rassemblement, ce samedi 10 mars 2018 à 14h, devant l’usine Peugeot Japy, rue des graviers à Valentigney (ville PS jusqu'en mars 2014 dans le pays de Montbéliard, présidé par l'ex-ministre de l'Economie, Pierre Moscovici, PS, pendant quatre ans, de 2008 à 2012), pour une opération "ville morte", dans le Doubs, en région Bourgogne-Franche-Comté.

L'entreprise en sous-traitance automobile est en fait l'héritière de plus d'un siècle d'industrie locale. Elle a débuté comme filature textile de la famille d'industriels Japy avant de se convertir à l'automobile avec la famille Peugeot qui en est restée propriétaire jusqu'au début des années 2000, a rappelé M. Beugin. Cette usine fabrique aujourd'hui des pièces de boîtes de vitesse, principalement pour General Motors et PSA.

La situation actuelle résulte des difficultés de sa maison mère, le groupe haut-savoyard Maike Automotive, alors qu'elle-même est "parfaitement viable", a estimé Dany Beugin, élu FO au comité d'entreprise. Sept industriels ont déposé des dossiers de reprise pour les trois entreprises du groupe de décolletage Maike Automotive dans la Vallée de l'Arve. Toutes les activités seraient maintenues mais des emplois indirects seraient supprimés.

Les trois organisati​ons syndicales de l’usine Peugeot Japy de Valentigney informent

Résultat de recherche d'images pour "Valentigney ville morte""Notre usine emploie actuellement 312 salariés embauchés, 5 salariés ​en apprentissage et environ 190 intérimaires. Soit environ 500 salariés.

Depuis le 8 ​février 2018, nous sommes en redressement judiciaire. [son sort sera examiné le 15 mars par le tribunal de commerce de Grenoble (Isère), a indiqué l'intersyndicale FO-CFDT-CFE-CGC]. Depuis le 25 février 2018, nous avons connaissance des offres de deux repreneurs. D'une part, Farinia, spécialiste français de la forge-fonderie et fournisseur de Peugeot Japy, a déposé une offre qui prévoit 58 licenciements. D'autre part, 4A Industrie, association entre un ancien dirigeant de Peugeot Japy et le patron de la Fonderie du Poitou Fonte dans la Vienne, doit remettre son dossier la semaine prochaine. 

L’offre la plus précise annonce une reprise que de 260 salariés. Les négociations seront donc difficiles. Nous appelons donc toute la population à les soutenir dans une grand manifestation samedi 10 mars 2018 à 14h, départ usine Peugeot Japy, arrivée Place de la République : 
pour limiter les licenciements et proposer un plan de départ volontaire pour les salariés en fin de carrière 
pour le paiement des congés, y compris des heures supplémentaires 
pour refuser le chantage qui nous est fait sur nos acquis sociaux : "ou vous acceptez de perdre vos droits, ou on laisse fermer l’usine !" 

Mais qui donc a mis I’usine en difficulté ? 
– les salariés qui faisaient des heures sup et acceptaient que le paiement en soit différé ? 
– ou bien les actionnaires qui voulaient l’argent tout de suite, sans investir, ni même entretenir les machines ? On ne peut pas laisser détruire ni l’industrie ni les hommes qui la font !

Nous nous adressons à : 
– toutes les organisations syndicales, Unions départementales, Unions locales et syndicats de toutes les usines et de tous les services,
– à tous les élus également, toutes les organisations et associations qui veulent nous défendre. Toutes les organisations et structures qui veulent reprendre cet appel peuvent le faire pour assurer le succès de cette manifestation afin de nous aider dans les négociations avec les repreneurs".

samedi 3 mars 2018

Emplois menacés chez Vallourec : Macron décevra-t-il Bertrand ?

Bertrand exprime sa "totale incompréhension" à Bruno Le Maire

Xavier Bertrand a réagi à l’annonce de Vallourec de fermer une ligne de production sur le site de Saint-Saulve (Nord) 

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employant 164 salariés, dans un courrier adressé samedi au ministre de l’Economie, Bruno Le Maire. "C’est avec une vive émotion et une totale incompréhension que nous avons appris la fermeture de la ligne de finition de tubes chaudières",  écrit le président de la région Hauts-de-France, dans ce courrier daté de jeudi et cosigné par Xavier Bertrand (divers droite), Valérie Létard (sénatrice UC du Nord) et Laurent Degallaix (président UDI de Valenciennes Métropole). 

Le fabricant de tubes sans soudure Vallourec a annoncé mercredi la fermeture, affirmant que cette activité subit 'de plein fouet la baisse continue des volumes dans l’énergie électrique conventionnelle, et ce dans un environnement extrêmement concurrentiel". 
Cette annonce intervient alors que des discussions sont en cours pour le sauvetage de l’aciérie Ascoval de Saint-Saulve, près de Valenciennes (depuis les années 70), dans lesquelles Vallourec est partie prenante avec l’Etat et le groupe suisse Schmolz + Bickenbach. "Lors de nos nombreuses rencontres" au sujet de la "restructuration d’Ascoval", en présence de la direction du groupe Vallourec, "il n’a jamais été question" d’un "nouveau plan social laissant présager "une éventuelle fermeture d’une ligne de production”, ont regretté les signataires. 

"Face à la brutalité de cette décision, nous nous interrogeons sur la stratégie du groupe et la transparence des déclarations qui nous sont faites", ont-ils ajouté, réclamant au ministre des "solutions concrètes" pour "l’ensemble des salariés concernés et le devenir du site". 
"La colère, le sentiment de trahison sont grands dans le Valenciennois, parmi les salariés, la population et les élus locaux à qui revient la charge d’assumer les conséquences sociales et économiques de tels choix", a pour sa part réagi Michelle Gréaume, sénatrice PCF du Nord, dans un courrier adressé également au ministre de l’Economie. 
Dans un communiqué, Philippe Eymery, conseiller régional FN, a dénoncé quant à lui "les jeux irresponsables de meccanos industriels" qui "engendrent casse sociale," ainsi que les "ambivalences d’un Etat faible sans politique industrielle coordonnée"

Après l’annonce mercredi de la fermeture de cette ligne, les salariés du site de Saint-Saulve ont décidé en assemblée générale d’engager une grève reconductible, a indiqué Jean-Claude Triboulet, délégué CFDT.  "Jeudi et vendredi l’usine était à l’arrêt et une nouvelle réunion est prévue lundi avec les salariés", a-t-il affirmé.

En janvier 2013, les socialistes Batho et Montebourg posaient en VRP du nucléaire à Vallourec

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En déplacement en Bourgogne à l’usine Vallourec, Arnaud Montebourg et Delphine Batho annoncèrent la création d’un fonds de plus de 150 millions d’euros pour les PME du nucléaire, les deux ministres se posant encore une fois, en VRP du nucléaire.

Sans doute conditionné par la forte présence, à Montbard, d’entreprises nucléaires dans son fief électoral bourguignon, Arnaud Montebourg, le ministre du "Redressement productif", pour ne pas dire de l'Industrie, n’avait d’yeux que pour une énergie encore restée sans alternative dans le monde d'aujourd'hui et qu’il cherchait à faire durer, faute de substitut. Quant à la priorité de Delphine Batho, en tant que ministre de l’Environnement, elle aurait pu être de voler au secours de la filière des renouvelables, qui avait perdu plus de 15.000 emplois les années précédentes, du fait d’un manque de soutien gouvernemental, et d’aider la France à rattraper son retard en ce domaine. Bon gré, mal gré, elle était contrainte d’apporter son appui à une filière industrielle décriée, mais sans équivalent.

Selon Arnaud Montebourg, ce fonds prévoyait de créer près de 110.000 emplois, soit presque autant que le nombre d’emplois directs dans le nucléaire actuellement. Ce soutien à la filière montrait bien que le gouvernement n'avait pas acquis les moyens d'atteindre l’objectif affiché de réduire la part du nucléaire à 50% d’ici 2025. Il s’agissait là d’aider les entreprises du nucléaire à maintenir leur capacité de production et de limiter notre dépendance aux fournisseurs voisins, notamment d'électricité, la "transition énergétique" annoncée n'étant pas assurée, pas plus que la nécessaire reconversion des travailleurs du nucléaire.

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En juin 2015,
le ministre français de l'Économie, Emmanuel Macron, visitait une usine du groupe (ci-dessus) et estimait alors que Vallourec devait "articuler" son plan social avec ..."un nouveau plan industriel". En même temps, il incriminait des "pratiques de dumping chinoises" dans la sidérurgie. L'Etat était alors présent au capital de Vallourec dont il détenait indirectement près de 7,5 % du capital, via Bpifrance et la Caisse des dépôts.

En février 2016Macron, ministre de Hollande, annonçait une augmentation de capital d'un milliard d'euros souscrits par Bpifrance (organisme public français de financement et de développement des entreprises) et Nippon Steel qui prennent de ce fait une participation de 15 % chacun dans l'entreprise, mais le groupe Vallourec annonça bientôt une suppression de mille postes dans un contexte de chute du prix de pétrole et de faible demande pour les équipements ...para-pétroliers.

La sûreté nucléaire d'alors ne faisait que se dégrader, selon Sortir du nucléaire, qui continue, cinq ans plus tard, à développer une psychose des risques nucléaires, sans disposer pour autant d'éléments nouveaux étayant sa thèse. 
Au printemps 2015, Vallourec - société anonyme à directoire et conseil de surveillance - annonce la suppression de deux mille postes dans le monde, du fait du contexte de baisse d'investissement dans les industries ... pétrolière et gazière, lié à la baisse des cours dont plusieurs centaines en France.