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jeudi 26 juillet 2018

Benalla, suspendu quinze jours, mais intégralement payé en mai

Mis à pied quinze jours, mais de service et payé, c'est le monde nouveau de Macron

La retenue de salaire se fera sur les reliquats de congés lors du solde de tout compte avant licenciement,
 a déclaré devant la commission d’enquête du Sénat le directeur de cabinet du président de la République, Patrick Strzoda. Une combine pour être agréable au protégé du président.

Alexandre Benalla, l’ex-chargé de mission de l’Elysée, dont le passage à tabac de manifestants, place de la Contrescarpe à Paris, le 1er mai, a certes été suspendu quinze jours en mai pour ces violences physiques, mais il a malgré tout été intégralement rémunéré, contrairement aux déclarations faites précédemment par l’Elysée. C’est ce qu’a déclaré le directeur de cabinet du président de la République, Patrick Strzoda, lors de son audition, mercredi 25 juillet, par la commission d’enquête instituée sur l’ "affaire Benalla" par la commission des lois du Sénat.

"M. Benalla a touché pour le mois de mai son salaire intégral", a admis M. Strzoda devant la commission d’enquête, ajoutant que "les quinze jours de suspension feront l’objet d’une retenue sur les droits à congés qu’il avait en reliquat au titre de l’année 2017". Il a précisé que cela aurait lieu lors du solde de tout compte avant licenciement.
Strzoda confirme un peu plus tard:
"Il y a retenue sur salaire puisqu’il a droit à des congés que nous devons lui payer. Ils ne seront pas payés et ce sera l’équivalent de quinze jours de travail."

Comment l'Elysée justifie-t-il cette faveur, bien que Macron parle de "trahison" ?

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"C’est une mesure de gestion dans la mesure où le décret de 1986 précise que la suspension, c’est avec le maintien du traitement. Et donc, si on veut vraiment qu’il y ait une sanction financière, en terme de gestion, on a ce recours [de ne pas lui payer une partie de ses congés dus]."

Dans une déclaration officielle en date du jeudi 19 juillet, le porte-parole de l’Elysée, Bruno Roger-Petit, avait assuré, que M. Benalla avait été "mis à pied pendant quinze jours », du 4 au 22 mai, "avec suspension de salaire".

Vendredi 20 juillet, trois mois après avoir eu connaissance des faits, la présidence de la République a annoncé avoir engagé "la procédure de licenciement" de Benalla.

Par ailleurs, avant les déclarations de M. Strzoda au Sénat le mardi 24 juillet, Philippe Vigier et Lise Magnier députés UDI, (Constructifs) et Eric Woerth, LR, président de la commission des finances, ont adressé une demande écrite à M. Strzoda de plusieurs documents au nom des "pouvoirs de la commissi Lise Magnier on d’enquête" : le contrat de travail de M. Benalla, la sanction prononcée à son égard en mai 2018 et sa lettre de licenciement. La lettre a été remise le 25 juillet au matin à l’Elysée, ils attendent la réponse.

"Strzoda a en effet éludé les réponses à plusieurs reprises:
"Quels sont les avantages dont il bénéficie ? Je ne pourrai pas répondre à cette question car on touche au cœur de l’organisation" de l’Elysée. Interrompu par les protestations de députés d’opposition, il s'est défaussé : "Ces informations sont connues de la Cour des comptes, qui nous contrôle chaque année, et elles sont connues de la mission parlementaire de la Commission des finances. Donc, ces informations sont à votre disposition."Philippe Vigier a immédiatement contesté, sur son compte Twitter :

Contrairement à ce qu’affirme devant la commission des lois, ni @lise_magnier ni moi, les rapporteurs spéciaux de la mission « Pouvoirs publics » ne disposons des informations sur la rémunération et les avantages accordés à @afpfr 1/2

ayant refusé de répondre à la question de la commission des lois, nous allons écrire sans délai à @Elysee afin d’obtenir ces informations @afpfr 2/2

"Contrairement à ce qu’affirme Strzoda devant la Commission des lois, ni Lise Magnier [députée de la Marne], ni moi, les rapporteurs spéciaux de la mission “Pouvoirs publics”, ne disposons des informations sur la rémunération et les avantages accordés à Alexandre Benalla. Strzoda ayant refusé de répondre à la question de la commission des lois, nous allons écrire sans délai à l’Elysée afin d’obtenir ces informations."



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Suite de l'audition de au cours de laquelle le directeur de cabinet du Président de la République a menti : avec @lise_magnier et @ericwoerth nous écrivons à @Elysee notamment pour demander la rémunération et les avantages d' !

Les auteurs de la lettre dénoncent la dérobade de M. Strzoda et affirment :
"Ces éléments ne figurent pas dans les réponses que vous avez faites au questionnaire budgétaire envoyé en juillet 2017 par Philippe Vigier, rapporteur spécial des crédits pour 2018 de la mission 'Pouvoirs publics'. "
"Face à ce manque d’informations", les signataires demandent à Patrick Strzoda les copies "de l’ensemble des fiches de paie de M. Benalla depuis mai 2017, ainsi que de tous les autres chargés de mission du cabinet présidentiel ; de son contrat de travail et tous les avenants éventuels ; de la sanction prononcée à son égard en mai 2018 ; de sa lettre de licenciement".

mercredi 2 mai 2018

1er Mai 2018 : des exactions syndicales déjà en 2009, Boulevard de l'Hôpital à Paris

"La mobilisation contre le CPE atteint une ampleur inégalée", titrait Le Monde

L'arrivée sur le Boulevard de l'Hôpital est le déclencheur traditionnel des débordements de l'extrême gauche

Les nervis de la CGT ne sont-ils pas vecteurs de violences ?
"Il est impensable que le premier ministre reste arc-bouté sur sa position", estima alors le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault, place d'Italie en direction de la place de la République, avec les mêmes syndicats, pour la plupart : Bernard Thibault (CGT), François Chérèque (CFDT), Jean-Claude Mailly (FO), Bruno Julliard (UNEF), Jacques Voisin (CFTC), Gérard Aschieri (FSU), Alain Olive (UNSA), Annick Coupé (Solidaires) - avaient pris la tête de cortège, derrière une banderole réclamant le "retrait du contrat première embauche", rapportaient Le Monde.fr avec AFP et Reuters | 27.03.2006 à 21h34 • Mis à jour le 28.03.2006 à 21h36

Dès le départ du cortège,
une centaine de casseurs avaient tenté de pénétrer dans un supermarché du boulevard de l'Hôpital et brisé les vitres d'un café adjacent. D'autres heurts étaient à déplorer, vers 16 heures, à l'arrivée du cortège, place de la République. 
Des manifestations qui rappelaient celles de mai 2002 et novembre 1995.

Les syndicats récidivent : la police n'a rien appris


Les casseurs ne sont pas que des"jeunes" révolutionnaires
Manifestation du 5 juillet 2016 à Paris contre la Loi Travail : situé à Paris sur le chemin des manifestants, l'hôpital de la Pitié Salpêtrière avait été protégé par des CRS. Des "casseurs" s'étaient attaqués à l'hôpital Necker-Enfants malades lors de la manifestation précédente du 14 juin. La façade avait été taguée et des vitres brisées.

14h16 - Quelques groupes refusent de se soumettre à la fouille obligatoire pour pénétrer dans la zone de la manifestation. La manifestation devait démarrer à 14h, il se peut que le coup d'envoi ait pris un peu de retard du fait du haut niveau de sécurité imposé [en 2016]. 
Si elle l'avait voulu, la préfecture de police de 2018 aurait pu renouveler son blocage de juillet 2016 :
Une manifestation sauvage a été bloquée par la police. Après une assemblée générale à la Bourse du travail à Paris, des opposants ont décidé de manifester entre la place Denfert-Rochereau et la place d'Italie pour protester contre la "mise en cage du droit de manifester", rapporte Libération (en juillet 2016).
5 juillet 1016, à 14h34 - Certains manifestants qui refusaient les fouilles ont finalement réussi à rejoindre le cortège sans être contrôlés, rapporta une journaliste du Monde présente sur place.

En 2016, les "casseurs" s'étaient déjà infiltrés entre les forces de police et la tête du cortège : rien de nouveau sous le soleil macronien :



Des violences avaient déjà été déclenchées par des  anti-capitalistes Boulevard de l'Hôpital 


Des fous furieux s'en étaient pris à l'hôpital Necker, donc aux enfants malades qui y sont soignés.
Comme toujours depuis le début des manifestations contre la loi Travail, des débordements ont émaillé le cortège parisien du mardi 14 juin. Abribus, horodateur et vitrines de magasins n'ont pas résisté au passage de quelques "milices de fascistes", aurait-on dit, si la droite extrême avait été impliquée, venus dans le seul but de tout briser sur leur passage entre la place d'Italie et les Invalides.

VOIR et ENTENDRE
l
e reportage sur les violences de manifestants anti-loi Travail du 14 juin (73 interpellations en France):

C'est cette attaque, très symbolique de l'esprit révolutionnaire, qui a scandalisé de très nombreux internautes. L'hôpital Necker a en effet été la cible de jets de projectiles, comme le montre la photo tweetée par ce journaliste du Monde. "Ne travaillez jamais", peut-on lire sur l'inscription anarchiste laissée sur la façade...
Cette gauche barbare française qui attaque un hôpital a sûrement des leçons d'humanisme à donner à propos du conflit israélo-palestinien, mais la France profonde réprouve totalement qu'ils s'en prennent à des enfants. 
D'autres, mieux informés, ont rappelé que c'est dans cet établissement que le fils du couple de policiers tués à Magnanville était hospitalisé.
hopital necker
Ces violences ont également été dénoncées par plusieurs responsables politiques. La ministre de la Santé a évoqué une "attaque insupportable" tandis que Philippe Vigier, patron des députés UDI, demande des "sanctions exemplaires". A-t-il déposé une proposition de loi dans ce sens ?
La direction des hôpitaux parisiens a annoncé que "15 baies vitrées ont été cassées". "Une plainte est déposée", a ajouté l'APHP. Peut-elle préciser quelles suites lui ont été données ? 
Quel "soutien aux professionnels de santé mobilisés auprès des patients", Marisol Touraine (PS) a-t-elle concrètement apporté ?
Quant au ministère de l'Intérieur, il n'a rien appris...