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samedi 11 octobre 2014

Plusieurs manifestations contre les gaz de schiste en France

Les écolos radicaux se seraient opposés au chemin de fer

Des collectifs conservateurs ont cherché à bloquer 
la recherche de gaz de schiste 
Plusieurs rassemblements contre les gaz de schiste se sont déroulés ce samedi  un peu partout en France , notamment à Narbonne (Aude) et Auch (Gers) à l'occasion de la troisième journée internationale contre la "fracturation hydraulique", seul mode d'extraction actuellement connu des hydrocarbures "non conventionnels", mais contre aussi toute avancée en matière de recherche et d'extraction. 
A Narbonne, entre 300 et 600 extrémistes, en fonction des évaluations de la police ou des organisateurs, ont défilé dans le centre en fin de matinée à l'appel d'une vingtaine de collectifs de Languedoc-Roussillon. Des militants du PCF et d'autres composantes du Front de gauche, ainsi que des écologistes d'EELV, des militants d'Attac et de la Confédération paysanne encadraient le rassemblement.
Les activistes ont le plus souvent couplé ce combat avec celui contre le projet d'accord de libre-échange transatlantique (TAFTA). 

Un colloque anti-Tafta

Les intéressés locaux qui s'opposent aux gaz de schiste sont mobilisés depuis plusieurs années contre le permis d'exploration accordé en 2008 à la société scandinave, Lundin Petroleum, et ils s'activent à l'approche d'un possible renouvellement de ce permis qui expire le 30 octobre. 

Les militants d'ATTAC qui combattent le projet TAFTA étaient présents et s'apprêtaient à tenir un colloque anti-Tafta dans l'après-midi. 

A Auch, ils étaient 100 et 200 anti-schistes et anti-tafta mêlés, rassemblés place de la mairie. Le maire de la ville est le suppléant de Philippe Martin, ministre PS de l'Écologie de J.-M. Ayrault, pendant huit mois, en 2013-2014. 
Alain Joannès d'Attac justifiait le lien anti-schistes et anti-tafta en estimant que "le TAFTA devrait instaurer des tribunaux supra-nationaux devant lesquels des entreprises pourraient faire condamner une loi française hostile aux gaz de schiste"

Une exploration d'hydrocarbures "non conventionnels"

Autour des stands d'information mis en place par les manifestants, on remarquait des traits d'esprit sur les banderoles : "Nous ne sommes pas maso-schistes", "Gaz de schiste, non merci", mais aussi des tournures élégantes : "L'Europe nous brise, le Tafta nous les brise"

Lille a eu également un petit groupe de manifestants  en début d'après-midi sur la Grand'Place. Membres du collectif "houille-ouille-ouille", ils sont hostiles aux gaz de schiste, mais aussi à l'extraction du gaz de couche de charbon dans la région Nord-Pas-de-Calais. Un paradoxe dans une région qui a construit sa richesse sur les énergies fossiles pendant  plusieurs siècles et sur plusieurs générations.

Mais des idéologues obtus de la décroissance constituent des collectifs d'extrême gauche qui jouent sur les peurs et dénonçant de méchants industriels soupçonnés de vouloir arracher des permis de recherche qui pourraient, disent-ils, déboucher sur une exploration d'hydrocarbures "non conventionnels", bien que la loi interdise depuis 2011 la fracturation hydraulique. L'utilisation intensive et la pollution des réserves d'eau ainsi que l'émission de gaz à effet de serre font actuellement l'objet de vives controverses alarmistes.
 
Les gaz de schiste sont pourtant naturels

Face aux arguments des opposants écologistes, le pouvoir hésite à passer à côté d'un moyen de diminuer les importations énergétiques et d'augmenter les revenus du pays. Pour cette raison, dans certains pays comme la France, la recherche et la production du gaz de schiste font l'objet en 2013 d'un moratoire.
Mais, on ne le dit pas assez, la loi de 2011 autorisait la recherche de gisements et l'étude de procédés nouveaux qui donneraient accès à cette nouvelle énergie alternative au nucléaire.

L'exploitation du gaz de schiste est indispensable à l'Europe pour compenser le déclin amorcé de sa production de gaz naturel conventionnel. Jean-François Cirelliprésident de l’association Eurogas (Union Européenne pour l’Industrie du gaz naturel) et numéro deux du groupe énergétique GDF-Suez, déplore que, bien que le développement du gaz de schiste ait la capacité d’accroître les réserves mondiales de gaz et puisse compenser un déclin de la production sur le long terme, il ne bénéficie pas d’un cadre suffisamment incitatif pour se développer. 

Par ailleurs, selon de nombreux économistes, la chute du prix du gaz aux États-Unis due à l'essor de la production de ces gaz non conventionnels profite à l'économie américaine au détriment des Européens. Ceci est particulièrement notable dans le secteur de la chimie et de la pétrochimie, avec un écart de compétitivité croissant de part et d’autre de l’Atlantique et des transferts de capacités considérables depuis l’Europe et l’Asie vers les États-Unis

Une chance de progrès que ces collectifs entravent.
La société russe Gazprom a annoncé en octobre 2009 qu'elle envisage l'achat d'un producteur américain de gaz de schiste pour acquérir une expertise qu'elle pourrait utiliser pour développer le potentiel de la Russie. L'italien ENI a acquis une participation dans Quicksilver Resources. Le pétrolier français avait bénéficié d'un permis d'exploration du sous-sol dans une zone de 4 327 km2 située entre Montélimar et Montpellier, abrogé en octobre 2011. 
La compagnie pétrolière française Total exploite déjà des gaz profonds en mer, mais doit se rapprocher de la Chine et du Qatar, qui deviennent ses premiers actionnaires, pour rester dans la course. 
Total a en outre acquis un intérêt de 40 % dans deux permis d'exploration et de production de gaz de schiste outre-Manche. Il prévoit de lourds investissements afin de devenir, en 2015, le plus important producteur d'hydrocarbures du pays. On l'a compris, il doit investir à l'étranger et employer de la main d'oeuvre non française, un manque à gagner pour l'économie et l'emploi en France.  

Pourquoi les tarifs du gaz vont-ils encore augmenter en 2014 ?

Outre l’augmentation des tarifs réglementés prévue au 1er janvier 2014 
pour 9 millions de foyers, les abonnés vont désormais payer une taxe intérieure sur la consommation de gaz naturel (TICGN), au titre de la taxe carbone. Selon un récent rapport parlementaire de Christian Eckhert, alors député PS, la hausse correspond à 1,41 euro du mégawattheure en 2014, 2,93 euros en 2015 et 4,45 euros en 2016. Pour un ménage se chauffant au gaz, la hausse du gaz provoquée par la seule taxe carbone avoisinerait au bas mot 7,5% sur trois ans.
Ce 1er octobre, la hausse mensuelle du prix du gaz a été de 3,9 %
Une hausse est également attendue en novembre. En effet, depuis le début de l'année 2013, les prix réglementés du gaz sont revus chaque mois - et non plus tous les trimestres - de manière à en lisser les variations. Le poids des taxes sur le gaz représente environ 16 % du montant final du kWh TTC.

Dans l'attente d'énergies renouvelables suffisantes et afin que la durée de vie de ses réacteurs nucléaires passe de trente à quarante ans, EDF s'est engagée dans un grand programme de travaux de 55 milliards d'euros d'ici à 2025. L'ampleur du chantier exige que l'entreprise puisse augmenter ses marges de manœuvre financières: l'année dernière, une seule des trois augmentations de tarif d'électricité a été appliquée - le 1er août 2013 - mais une hausse de 2 % environ est envisagée pour cet automne. 

samedi 4 mai 2013

Les bienfaits du nucléaire pour les comptes publics de Hollande

Areva remporte un "méga-contrat" en Turquie

Hollande fait commerce du nucléaire
L'information a été révélée par le ministère turc de l'Energie 
La Turquie a attribué au groupe nucléaire français Areva, en association avec le japonais Mistubishi Heavy Industries (MHI), le marché de la construction de sa deuxième centrale nucléaire. En jeu, un premier contrat, chiffré à plus de 15 milliards d'euros, pour quatre réacteurs Atmea-1, d'une puissance légèrement inférieure aux EPR. 


Première vente de réacteurs pour Areva depuis 2007

Ce contrat, qui a été validé définitivement vendredi, est une belle victoire pour Areva, qui essuyait les échecs à répétition depuis cinq ans. Il représente la première vente de réacteurs depuis 2007 et un accord avec la Chine. Par la suite, "le contrat du siècle" (20 milliards pour 4 réacteurs) avec Abu Dhabi avait échappé à Areva en 2009. Une déconvenue suivie par la catastrophe de Fukushima, qui a freiné les programmes nucléaires dans beaucoup de pays, sans oublier les multiples dérapages de coût et de délais dans la construction d'EPR en Finlande et en France. 

Outre Areva, le contrat concerne aussi GDF Suez, en tant que futur exploitant de la centrale. Le groupe, qui gère déjà via sa filiale Electrabel un parc de 7 réacteurs en Belgique, va ainsi conserver ses compétences dans le nucléaire sur le long terme, puisque ses réacteurs belges sont appelés à fermer d'ici 2025 dans le cadre d'une sortie du royaume de l'atome. En attendant l'officialisation, les deux entreprises françaises ont vu leurs actions grimper à la bourse de Paris (+ 2,44% pour Areva, + 0,83% pour GDF Suez). L'état français est actionnaire à hauteur de 14,33 % dans Areva et le Commissariat à l'énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA), un organisme public, à 68,88 %. 
Et GDF-Suez est actionnaire d'Areva.

L'un des rares contrats entre la Turquie et une entreprise française

Hollande participe au développement du nucléaire industriel dans le monde
Dans un but de réduction de sa dépendance à l'énergie russe et iranienne, la Turquie a annoncé son intention de lancer la construction de trois centrales d'ici à cinq ans. Ankara a déjà conclu un accord avec la Russie pour une première centrale à Akkuyu, dans le sud du pays. Cette autre centrale fournie par Areva et MHI se situera sur le site de Sinop, tout au nord de la Turquie. Relancée fin janvier 2013, les relations économiques entre la France et la Turquie restent difficiles en raison des crises diplomatiques entre les deux pays (désaccord sur le génocide arménien et sur l'entrée dans l'UE). Ce serait l'un des rares grands contrats d'Etat attribués récemment par Ankara à une entreprise française

Selon le calendrier défini par les deux parties,
le coup d'envoi des travaux de construction sur le site de Sinop devrait intervenir en 2017, pour une mise en service des quatre tranches étalée entre 2023/2024 et 2028.
Rendez-vous pour la reprise des manifestations socialo-écolo après 2017 ! 
Ni Cécile Duflot (EELV), ni Sortir du Nucléaire n'a encore pas bougé une seule oreille...

lundi 10 décembre 2012

La gauche sociale augmente le tarif du gaz à nouveau au 1er janvier

Même si GDF ne participe pas à la nationalisation de Florange ?...

Montebourg aurait eu une dette envers GDF-Suez

Arnaud Montebourg avait annoncé sa détermination à exproprier l'Indien L. Mittal et à nationaliser le site ArcelorMittal de Florange, dans son bras de fer pour obliger le géant mondial de l'acier à céder davantage d'activité qu'il n'est disposé à le faire. Le ministre du Redressement productif avait alors indiqué qu'il pourrait vendre 1% de GDF Suez pour financer cette nationalisation éventuelle du site de L. Mittal à Florange.

Ayrault carbonise Montebourg,
mais asphyxie aussi le budget
des Français au gaz

Au final, Montebourg cède dans son bras de fer avec le Premier ministre
GDF-Suez n'aura pas à lâchera le 1%, mais poursuivra néanmoins à étouffer les Français.
 
Le tarif du gaz appliqué aux ménages français augmentera de 2,4% en France le 1er janvier prochain, a annoncé Delphine Batho lundi la ministre de l'Ecologie et de l'Energie .

"Maintenant", c'est quand,
pour le changement ?
Cette décision intervient après l'annulation par le Conseil d'Etat du plafonnement à 2% d'une hausse survenue fin septembre, contesté à la fois par GDF Suez et ses concurrents.
"Si on appliquait les factures de rattrapage laissées par le précédent gouvernement et par les décisions récentes du Conseil d'Etat, on aurait dû appliquer au 1er janvier prochain une hausse de 4,0%", a polémiqué Delphine Batho sur France Inter, sept mois après.
"Nous avons demandé à GDF de renégocier ses contrats d'approvisionnement. Donc c'est ce qui permet de limiter ce mouvement à 2,4%", a-t-elle constaté.

Le gouvernement appliquera une nouvelle formule de calcul des tarifs 

La ministre l'a laissé entendre mais semble pas en savoir plus en attendant les conclusions de Bercy et la conférence de presse.

Delphine Batho a également dit que les tarifs sociaux du gaz et de l'électricité seront étendus à 830.000 "personnes" de plus (défavorisés égaux ou non) et que la charge pèserait sur un plus grand nombre de Français. Les retraités inclus, bien que leurs pensions, elles aussi, soient gelées !
Mais "c'est une mesure de lutte contre la précarité énergétique et pour limiter l'impact de cette hausse sur les catégories populaires les plus exposées aujourd'hui", a-t-elle fait valoir, incitant ainsi à la polygamie et à la séparation des couples.

GDF-Suez n'a pas souhaité commenter ces informations dans l'immédiat.
Le groupe, dont l'Etat détient 36% du capital, s'appuie sur la loi pour formuler ses demandes de hausses des tarifs réglementés pour les ménages, qui concernent quelque 9 millions de foyers et sur l'accord du gouvernement.

La formule actuelle doit permettre de couvrir les coûts de GDF Suez en prenant en compte ses frais d'approvisionnement, de transport, de stockage, de commercialisation et de distribution.

Le groupe a indiqué en octobre avoir obtenu des prix plus favorables lors des dernières négociations qu'il a menées avec certains de ses fournisseurs en gaz.
Ses contrats à long terme d'approvisionnement sont majoritairement indexés sur les prix du pétrole et, la loi prévoyant la répercussion des coûts dans les tarifs, ces derniers suivent partiellement les hausses de cours du brut.

Le PDG du groupe Gérard Mestrallet, a cependant indiqué jeudi qu'une nouvelle formule intégrerait une plus grande part de tarifs du gaz calée sur les prix de marché, nettement plus bas que ceux du pétrole.
Dans la formule actuelle, cette part atteint 26%.

Troisième hausse du gaz en six mois 

Août 2012
L'application d'un nouveau mode de calcul ne réglerait toutefois pas les recours sur le fond déposés devant le Conseil d'Etat par GDF Suez et ses concurrents contre la hausse de 2% à la fin septembre et celle de 2% supplémentaires survenue cet été.

La Commission de régulation de l'énergie (CRE) avait estimé fin septembre que la hausse des tarifs du gaz aurait dû atteindre 6,1% cet automne pour couvrir les coûts de GDF Suez. 
Cette commission que l'on dit indépendante est constituée de cinq personnes. Son président est nommé pour un mandat de six ans par décret du président de la République après avis des commissions du Parlement compétentes en matière d’énergie (la commission des affaires économiques de l’Assemblée nationale et la commission de l’économie, du développement durable et de l’aménagement du territoire du Sénat).
Les commissaires sont nommés pour deux d'entre eux par les présidents du Sénat et de l’Assemblée nationale pour quatre ans et pour les deux autres par décret après avis des commissions du Parlement compétentes en matière d’énergie pour deux ans.

GDF Suez a pour sa part chiffré à 185 millions d'euros le manque à gagner lié au plafonnement des tarifs en 2012.

Le groupe et ses concurrents, regroupés au sein de l'Association nationale des opérateurs détaillants en énergie (ANODE), ont obtenu cet été l'annulation d'un gel des tarifs décidé par le précédent gouvernement et, en conséquence, une hausse rétroactive.

jeudi 29 novembre 2012

Florange: Hollande ouvre la boîte de Pandore des nationalisations

Le patronat condamne le projet de rachat des hauts fourneaux par l'Etat

Le patronat vole au secours de l'économie libérale
Il juge  "scandaleux" le projet du gouvernement de nationaliser le site et la fait savoir avant l'expiration samedi du délai imposé à ArcelorMittal pour éviter la fermeture des hauts fourneaux de Florange (Moselle)

La menace brandie par le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg,  si ArcelorMittal ne se soumet pas, fait frémir les entrepreneurs français. Elle "est tout simplement et purement scandaleuse", a estimé Laurence Parisot, présidente du MEDEF sur RTL.
"S'il s'agit par de tels propos, tout simplement d'exercer une pression, de faire du chantage, dans le cadre d'une négociation, c'est inadmissible", a-t-elle ajouté.

Ce n'est pas à l'Etat "de commencer à dire à chaque entreprise de France: 'voilà votre stratégie' (car) seul l'entrepreneur peut savoir ce qui est rentable ou pas", a-t-elle martelé.
La patronne des patrons a tenté d'enfoncer un coin entre François Hollande et le ministre. "Il faut raison garder" et "je ne doute pas que le président de la République soit beaucoup plus raisonnable que le ministre (Arnaud) Montebourg", a-t-elle déclaré.

Le dossier d'expropriation est désormais entre les mains de l'Elysée

Le président Hollande a convoqué le PDG du groupe mardi pour une "discussion franche et ferme". Le président socialiste juge qu'une nationalisation "fait partie de la discussion".

De son côté, le gouvernement campe sur ses positions
Les ministres se montrent solidaires du ministre du Redressement productif. Ils ont pour tâche de véhiculer l'idée que l'Etat a les moyens financiers, le cas échéant, de nationaliser.

"J'approuve, je soutiens (son) volontarisme", a déclaré le ministre de l'Intérieur Manuel Valls
Tout aussi peu concernée, sa collègue de l'Ecologie Delphine Batho assurait après les propos de Mme Parisot que "tout le gouvernement (était) mobilisé" sur ce dossier.

"Si le président de la République me demande de trouver de quoi nationaliser ce site, nous trouverons", a ajouté le ministre du Budget, Jérôme Cahuzac. Soumises à l'impôt, les classes moyennes sont à nouveau placées sous la menace. 

Le poker menteur du gouvernement

Montebourg avait envisagé devant l'Assemblée nationale, mercredi, l'"usage de participations de l'Etat, parfois dormantes" pour financer l'opération.
Selon la CFDT, l'Etat aurait vendu 1% de GDF Suez pour financer l'opération.Lien Europe 1

Mercredi soir, des syndicalistes - dont la CFDT, proche du gouvernement - rapportaient, après une rencontre avec  Montebourg, que la décision de nationaliser Florange, si ArcelorMittal venait à refuser de vendre l'ensemble du site, est prise.

Jeu de chaises musicales
"made in France":
un repreneur russe
contre un Indien
 
Mais le ministère, qui affirme disposer de deux repreneurs intéressés, dont l'un prêt à injecter 400 millions d'euros, a tempéré ces propos plus tard dans la soirée, indiquant que Montebourg s'en tient aux hypothèses avancées jusque-là, sans faire état d'une décision ferme.

Plusieurs scénarios restent donc sur la table d'ici samedi
L'une est la cession volontaire par L. Mittal de la totalité du site en vente.
L'autre est  le rachat par l'Etat du site, pour le céder ensuite à un repreneur.

D'ici là, les salariés ne relâchent pas la pression. 
Des cégétistes d'ArcelorMittal sont rassemblés devant le ministère de l'Economie, à Paris le 28 novembre 2012

Une dizaine de métallos militants CFDT, FO et CGT campaient toujours jeudi sur le parvis du ministère du Redressement productif, battu par des vents "glacials" (éventuellement "glaciaux", pour ceux qui ne sont pas journalistes à bac +8 !)

"L'attente de la décision est hyper longue. Les dernières heures sont les plus longues", témoignait Marc Michel, technicien qualité. Il se dit "confiant" mais "reste sur ses gardes".

vendredi 20 juillet 2012

Les entreprises françaises aux Jeux olympiques de Londres

Médaillées avant l'ouverture des JO

1- Le groupe informatique Atos, dirigé par l'ancien ministre Thierry Breton, sera le chef d'orchestre du Technology Operations Centre, le centre de contrôle des 94 sites olympiques, dédiés ou non à la compétition. Ce centre supervise et contrôle les systèmes informatiques qui délivrent en temps réel aux médias du monde entier, les résultats de l’ensemble des Jeux Olympiques et Paralympiques.

2- Le groupe GDF Suez a inauguré, en 2010, la centrale énergétique du parc Olympique et conçu, via sa filiale Cofely, le réseau urbain de chauffage et de climatisation du nouveau quartier de Stratford, l'est londonien, et du Parc Olympique.  

3- Pour assurer le confort à l'intérieur du village olympique, l'entreprise Compte R, basée à Arlanc en Auvergne, fournit une chaudière à bois d'une capacité de 3.000 kWh pour chauffer le village.

4- La société Serge Ferrari, basée en région Rhône Alpes, fournit le textile technique qui couvre le toit du stade olympique de Londres ainsi que l'arène de water polo et le vélodrome 

5- Les sportifs et VIP qui se restaureront au Club France ne seront pas vraiment dépaysés : c'est Fauchon, le célèbre traiteur de la place de la Madeleine, à Paris, qui a été chargé du "catering".

6- EDF est le fournisseur officiel de l'électricité des JO. 

7- Filiale de Keolis, Govia gérera la ligne de métro rapide "Javelin" qui reliera en 7 minutes la gare de Saint-Pancras à celle de Stratford où se situe le village olympique. En France, Keolis, dont le capital est détenu à 70% par la SNCF, exploite, entre autres, le réseau de transports urbains des villes de Lyon, Rennes et Bordeaux

8- Le spécialiste de l’évènementiel GL Events fournit des structures et des gradins temporaires pour la compétition. 

9- L'entreprise Normalu Barrisol SAS basée au sud de Mulhouse fournit une installation de 600m² de plafond tendu pour le centre aquatique, comme cette installation illustrée sur le site de la PME.

10- Veolia propreté, qui a renouvelé en 2010 le contrat de recyclage et de gestion des déchets du centre de Londres, contribue à la préparation du site olympique notamment grâce à son usine locale de traitement des déchets qui assurer la production d'énergie pour 48.000 foyers.

11- La PME Laporte Ball Trap située à Biot, dans les Alpes-Maritimes, est le fournisseur officiel et exclusif des épreuves de tir sur plateau d'argiles. 

12- Certains Britanniques, comme la Princesse Camilla, sont friands de Ping Pong, mais la ville de Londres a décidé de faire découvrir ce sport au plus grand nombre en organisant le "Ping London", avec Cornilleau, une PME implantée en Picardie qui fournira 300 tables de tennis de table. 

13- Le leader européen du drapeau est français. La PME Doublet, installée à Avelin dans le Nord, a remporté le contrat de fourniture des 12.000 drapeaux olympiques.

14- La compagnie ferroviaire Eurostar, contrôlée par la SNCF, est "fournisseur officiel des services ferroviaires internationaux" de ces JO. Elle transportera notamment les délégations française et belge dans leur voyage vers la capitale britannique.



Hervé Novelli était le secrétaire d'État chargé du Commerce, de l'Artisanat, des PME, du Tourisme et de la Consommation, auprès de la ministre de l'Économie, de l'Industrie et de l'Emploi, du dernier gouvernement Fillon.

mercredi 16 février 2011

Guigou, l'amie de son ami Aziz Miled, est donc l'amie de MAM

Le Canard enchaîné efface de la photo certains amis de Aziz Miled

Le tri sélectif de l'information par la presse d'opposition


Premier acte du complot
Mercredi dernier, le Canard enchaîné accuse la ministre des Affaires étrangères et son conjoint d'avoir utilisé entre Noël et le Jour de l'An un avion appartenant à Aziz Miled, décrit par le journal satirique comme un proche de Belhassen Trabelsi, beau-frère de l'ex-président Ben Ali.

Deuxième acte de la pièce
Mediapart et le Canard enchaîné repartent à l'attaque le mercredi suivant, faisant état du coup de téléphone de courtoisie de la ministre française depuis le sol de Tunisie à son président, alors que la 'rue arabe' commençait de bouger.
Les organes de presse du trotskiste Edwy Plénel et des libertaires du Canard trouvèrent aussi à redire à une transaction entre ...les parents de Michèle Alliot-Marie et un grand patron tunisien.

Troisième acte
Le 16 février, le Parti socialiste réclame la démission de la ministre des affaires étrangères. L'affaire est bouclée.

Les hyènes socialistes se déchaînent

Le patron galeux des députés socialistes, Jean-Marc Ayrault, a jugé que la ministre n'avait "cessé de mentir aux Français", appelant la chef de la diplomatie et son compagnon, Patrick Ollier, ministre des relations avec le Parlement, à la démission.

Des propos relayés par le porte-parole poisseux du PS, Benoît Hamon. "Il y a un mensonge de Mme Alliot-Marie, une affaire qui mélange intérêt de la France et intérêts privés", estime-t-il. "La conclusion normale, comme dans toute démocratie moderne, c'est normalement la séparation entre les intérêts privés et l'intérêt général et pour que la clarté puisse être faite, il faudrait maintenant que Mme Alliot-Marie s'en aille. Dans toute démocratie moderne, un ministre impliqué à ce point serait déjà parti."

Martine Aubry, premier secrétaire fielleuse du PS, a appelé Nicolas Sarkozy à "prendre des sanctions" après "ces révélations insupportables". "Je dis au président de la République : pour ce qui reste du quinquennat, je vous demande de reprendre votre mission qui est de défendre la République et de demander à vos ministres de défendre et de respecter la République", a-t-elle lancé devant des journalistes lors d'un déplacement dans les Hauts-de-Seine. "Regardez Eric Woerth, on nous a dit que c'est un homme honnête, aujourd'hui on nous explique qu'il est normal de se faire payer ses vacances par un dictateur ou un chef d'entreprise étranger, moi je suis désolée je n'ai jamais eu ces pratiques".

Laurent Fabius, le fétide ancien premier ministre socialiste, estime également que "ça commence à faire trop". Pour lui, "chaque semaine qui passe, chaque jour qui passe apporte un nouvelle information, un démenti par rapport aux allégations précédentes, etc." Pour lui, "l'image de la politique étrangère de la France n'est pas bonne". "Aux Etats-Unis, le voyage récent de M. Sarkozy chez M. Obama, on ne l'a même pas remarqué", "en Afrique depuis le désastreux discours de Dakar (...), des proclamations à l'égard de M. Gbagbo, finalement rien ne sort", "en Chine, (on devait) avoir des relations très efficaces, je ne les vois pas, au Brésil, idem". Le PS a attendu qu'ils soient ou dans l'illégalité ou en fuite pour éliminer Gbagbo et Ben Ali de l'Internationale socialiste, dont Sa Cynique Majesté Roral est l'un des 36 vice-présidents.

Pour les Verts et dès le 9 février, Nono Mamère estima que ces nouvelles révélations posent "la question du maintien de François Fillon à Matignon" .

Les galeux ne nous disent pas tout

Ce proche du clan Ben Ali, qui est reproché à MAM, a eu l'occasion de croiser d'autres personalités politiques françaises, parmi les plus vertueuses.

Ainsi, celle qui condamnait récemment les vacances tunisiennes de Michèle Alliot-Marie en ces termes : "Ça commence à faire trop ! Non seulement Mme Alliot-Marie, ministre des affaires étrangères, va passer ses vacances en Tunisie (...), mais en plus, on apprend maintenant qu'à l'occasion de ce séjour, une transaction financière a été opérée par ses parents avec l'homme d'affaires qui les a hébergés". Cette hypocrite n'est autre qu'une homologue de MAM, une ministre socialiste de François Mitterrand, sa Garde des Sceaux, la sémillante Elisabeth Guigou !
La députée socialiste oubliait de préciser que l'"homme d'affaires" en question est le vice-président du conseil de surveillance et l'un des financiers de l'Institut de prospective économique du monde méditerranéen (Ipemed) : une association loi 1901 créée en 2006 et parrainée par... Elisabeth Guigou, dont le mari, Jean-Louis Guigou, en est par ailleurs le délégué général...

L'ex-Garde des Sceaux a tenté de se justifier mercredi 16 février. "Ce think tank organise des séminaires, des colloques mais n'a aucune espèce d'activité commerciale, industrielle ou financière liée aux activités des entreprises dont les cotisations financent l'Ipemed", a-t-elle expliqué avec embarras.

Le PS a des liens avec un proche du dictateur tunisien

"Une affaire qui mélange intérêt de la France et intérêts privés", disait Hamon?
Aziz Miled finance l'institut dont plusieurs membres du comité de parrainage, dirigé par Elisabeth Guigou, toute ancienne ministre de la justice qu'elle est, et consort, sont pour la plupart des responsables socialistes français et italiens, car outre Alain Juppé, on retrouve Hubert Védrine (ci-contre, secrétaire général de la présidence de la République sous Mitterrand; ministre des Affaires étrangères de Jospin) et Romano Prodi (prédecesseur de Berlusconi, il fut mis en minorité au Sénat sur sa politique en Afghanistan et contraint à la démission), tous - à les en croire - compromis avec l'homme d'affaires tunisien proche du dictateur Ben Ali.

Le responsable de l'Institut pour l'international est le dénommé Jean-Marie Paintendre qui s'occupe également de l'international à la CNCE, Caisse d'Epargne. Aucun risque de conflits d'intérêts ?

Signalons aussi que, depuis le 1er décembre 2009, le président du conseil de surveillance est Gérard Mestrallet, PDG du groupe industriel GDF Suez et ancien chargé des affaires ...industrielles auprès du ministre de l'Économie et des Finances ...Jacques Delors, le papa de ...la Ch'tite Aubry !

=> Quant au frère cadet de Gérard, Patrick Mestrallet, il est PDG d'établissements financiers en Afrique de l'Ouest, mais ni le Canard enchaîné, ni Mediapart ne soupçonne l'aîné de conflit d'intérêts.
D'ailleurs, suspectent-ils les frères Guérini ? Lien PaSiDupes

Ils ont partagé les mêmes valeurs
Selon les statuts, cet institut commun a pour mission de "rapprocher par l'économie les pays du bassin méditérranéen". Le texte précise aussi qu'il est "financé par des entreprises méditerranéennes et des personnes physiques qui partagent ses valeurs".

Mais les vertueux renient maintenant leur bienfaiteur...
Dans un communiqué daté du 14 février, les membres du comité de parrainage politique ont viré avec le vent de l'Histoire et affirment haut et fort qu'ils "[saluent] et [soutiennent] la rupture historique qui vient de s'opérer en Tunisie, et l'extraordinaire courage de son peuple". Ils précisent également que "l'Europe doit être au rendez-vous de ce chapitre de l'histoire méditerranéenne et mondiale que la révolution tunisienne est en train d'écrire".

Quand on est socialiste et vertueux, on sait prendre le train de l'Histoire en marche...
Après ces "révélations insupportables" de PaSiDupes, Ayrault, Hamon, Fabius et Aubry devraient logiquement "prendre des sanctions" et inviter Védrine et la paire Guigou à descendre du bureau national en marche.

samedi 16 mai 2009

Des syndicalistes envahissent GDF-Suez : 74 interpellés

La CGT fait la course à l’échalote avec SUD

Des militants syndicalistes de GRDF, filiale de distribution de GDF Suez, ont fait irruption jeudi 14 mai au siège de l'Association française du gaz, l'Unemig, organisation professionnelle de leur secteur, à Paris. Effrayés par le nombre et l’attitude des envahisseurs, les employés ont appelé la police et les manifestants ont été interpellés à leur sortie du bâtiment.

La manifestation avait été tenue à l'appel de Sud et de la CGT.
Sur les 74 interpellés, quarante ont été placés en garde à vue dans un commissariat d'arrondissement et parmi eux les principaux responsables des syndicats CGT de l'Energie en Ile-de-France.

La sanction de la violence ?

  • Mise à sac des bureaux de l'Association française de gaz (AFG), qui regroupe les grandes entreprises du secteur du gaz, hébergée au siège de l'Union nationale des employeurs de l'industries gazières (Unemig): "Ils ont abîmé des bureaux, une salle de réunion. Il y a eu des dégâts d'ordinateurs et de mobiliers, qui ont été choquants pour le personnel, et des responsables locaux ont appelé la police", a indiqué Michel Astruc, vice-président de l'Unemig.
  • Selon le ministère de l'Intérieur, ces mesures de garde à vue ont été prises à la suite de trois plaintes déposées pour dégradations volontaires, violences volontaires et menaces réitérées à l’encontre de responsables de l'association.
    La brigade criminelle a été saisie par le procureur de Paris dans cette procédure pour "dégradations de biens et mise en danger de la vie d'autrui".
  • Michèle Alliot-Marie, qui souligne son attachement à la liberté d'expression et au dialogue social, rappelle que la violence ne saurait pour autant être admise comme une forme normale de contestation syndicale.
  • Les contrevenants auraient logiquement dû répondre des dégradations commises dans le bâtiment de l'Association française du gaz, l'Unemig, où ils ont pénétré sans autorisation dans l'après-midi. Mais les 74 agents d'ERDF-GRDF interpellés jeudi après-midi à Paris dans les locaux du patronat du gaz ont été remis en liberté quelques heures plus tard.
  • Le pouvoir est-il répressif comme le prétend l'opposition?
    Pour l’impunité en France, il suffit d’être syndicaliste. Qu’adviendrait-il de Monsieur-tout-le-monde, si, en cas de désaccord, il saccageait l’appartement de son juge ou du syndicaliste qui lui coupe le courant

    Surenchère de la CGT sur SUD

    Les revendications syndicales ne sont pas claires, voire contradictoires.

  • Pour les uns, depuis fin mars, les salariés de GDF Suez, conduits par les syndicats concurrents, CGT et SUD, mènent diverses actions pour demander des augmentations de salaires.
  • Pour les autres, l'annonce du plan de stock-options dont devaient bénéficier deux dirigeants du groupe Gérard Mestrallet et Jean-François Cirelli, a servi de prétexte, bien qu’ils y aient renoncé.
    Une enquête préliminaire de police a été ouverte en avril par le parquet de Paris à la suite de coupures volontaires.
  • Personne n’est responsable
  • Selon une commerçante du quartier qui, dans la crainte de représailles, témoigne sous couvert d'anonymat, une coupure de courant est intervenue "entre 15 heures et 17h30", dans tout le quartier autour de la rue de Courcelles, siège de l'Unemig.
  • Selon le porte-parole de la CGT Energie, si ERDF n'a pas pu confirmer cette information, "il est fort possible que des coupures d'électricité aient eu lieu, car les bâtiments du patronat sont des cibles", pour obtenir la réouverture de négociations salariales de la branche énergie. Par contre, "les dégradations ne sont pas des méthodes de la CGT", a-t-il observé, en dépit de la photo.

    Ni la CGT ni SUD ne veut lâcher le morceau
  • Les durs de la Fédération Sud-Energie donnent une version soft des faits. "74 agents d'ERDF-GRDF,[…] s'apprêtaient à tenir une assemblée du personnel devant le 23 bis rue de Vienne", assure le syndicat, sans se moquer des usagers ! Et des électeurs des Européennes...
    Ils affirment aussi que certains "ont été embarqués par la police, sous un prétexte inconnu"… Aux innocents les mains pleines !
  • Pour le vice-président de l'Unemig, "on assiste à quelques manifestations particulièrement vives pour ne pas dire violentes alors que dans le même temps les négociations qui se sont produites au niveau de la branche professionnelle et de l'entreprise ont permis de régler la plupart des difficultés rencontrées ces derniers temps". "Il ne faut pas assimiler les auteurs de ces actes avec la majorité des collaborateurs qui sont au travail", a-t-il ajouté, conciliant….
    Pour faire bonne mesure, de leurs victimes, les agresseurs de Sud et de la CGT ont condamné les méthodes "irresponsables" d'"intimidation et de répression" utilisées par "le patronat et les pouvoirs publics".

    Pour mémoire…
  • Faits rapportés par La Dépêche :
    "Hier [28/04/09], vers 15h30, une cinquantaine d'hommes cagoulés ont investi le quatrième étage de la direction régionale, rue Sébastopol, quartier Compans-Caffarelli, à Toulouse. La suite des événements fait l'objet de versions divergentes.
    «Des individus sont entrés cagoulés, témoigne une employée. Certains semblaient avoir trop bu. Ils ne sont restés que quelques minutes mais ils ont cassé les vitres, jeté des ordinateurs, des imprimantes et des dossiers par les fenêtres. Personne n'a été violenté mais on a eu très peur. On a préféré sortir pour éviter que ça s'envenime».

    Une autre s'emporte : «Il faut rappeler que tous nos emplois sont protégés, qu'il n'y a aura pas de licenciements. Franchement, par rapport à tout le chômage qui sévit actuellement, on n'est pas les plus malheureux».

    De leur côté, les syndicats minimisent le saccage.
    «Le personnel est effectivement monté dans les étages, confirme Marc Courdés, de la CGT Mines-Energie. Mais, il y a juste eu quelques papiers qui ont volé, quelques courants d'air.»

    Ci-contre, on reconnaît Olivier Besancenot, leader non pas d’un syndicat (SUD), mais du Nouveau Parti anticapitaliste, tout juste sorti de chez les Molex, en fin d'après-midi sur le site de la direction régionale d'ERDF, rue Sébastopol, le 23/05/09: un "rapace", oui ou non ?
  • A noter encore ce titre de L'Est Républicain : « ERDF veut créer 400 emplois d'ici à 2012 » (26 avril à 06h).
  • dimanche 1 février 2009

    EPR: l’opposition s’élève contre le choix d'un second site

    Dernière polémique en date de la gauche extrême

    La mise en chantier d'un deuxième EPR
    (European Pressurized Reactor) de nouvelle génération, après celui en construction à Flamanville (Manche), que Nicolas Sarkozy annonça en juillet a été confiée à EDF, associée à GDF Suez.
    "Le président de la République confirme le lancement de la réalisation d'une deuxième centrale nucléaire de type EPR en France", lit-on dans le communiqué de l'Elysée.

    Ce deuxième réacteur sera construit à Penly en Seine-Maritime
    EDF sera majoritaire dans la société réalisatrice et GDF Suez sera associé au projet, précise le communiqué de l’Elysée. La construction devrait commencer en 2012 pour un raccordement au réseau en 2017 .
    "Ce soutien conforte la stratégie industrielle engagée par le groupe sur le long terme dans le développement de moyens de production sans CO2", s'est félicité le P-DG d'EDF, Pierre Gadonneix, dans un communiqué. "C'est également une excellente nouvelle pour l'ensemble de la filière nucléaire et pour l'emploi en France."

    GDF-Suez apprend le métier

    L'Elysée a un moment envisagé de lancer deux réacteurs supplémentaires, pour attribuer l'un à EDF et l'autre à GDF Suez, avait hasardé le quotidien Les Echos du 22 janvier.
  • Le communiqué de l'Elysée suggère plutôt que GDF Suez pourrait participer au troisième EPR. "Dans la perspective du développement ultérieur de la filière, l'Etat reconnaît la volonté de GDF Suez d'assumer la maîtrise d'ouvrage et l'exploitation de l'EPR suivant", apprend-on dans le communiqué.
    GDF Suez, dont la naissance a eu lieu le 22 juillet 2008, après deux ans et demi de fiançailles entre GDF et Suez, s'est engagé à détenir et exploiter des unités nucléaires de nouvelle génération à l'horizon 2020.
    "C'est un atout incontestable pour la France de posséder deux grands acteurs du nucléaire, sur son territoire et à l'étranger", a déclaré Gérard Mestrallet, PDG de GDF Suez, dans un communiqué publié vendredi.
    "GDF Suez se félicite du soutien de l'État dans (sa) volonté d'être reconnu comme maître d'oeuvre et exploitant d'un prochain EPR en France lorsque celui-ci sera décidé par les autorités françaises", a-t-il ajouté.
  • A Abou Dhabi, en partenariat avec Total et Areva, le groupe a proposé la construction et l'exploitation de deux EPR, un projet qu'il aurait eu du mal à concrétiser s'il n'avait pas obtenu de participer au deuxième EPR français.
    "Il ne serait sans doute pas très facile d'expliquer à Abou Dhabi que nous voulons opérer des centrales nucléaires dans le pays (...) si nous n'étions pas considérés comme en mesure de construire un réacteur nucléaire en France", soulignait fin 2008 Gérard Mestrallet lors de l'assemblée générale des actionnaires du groupe.
  • Le groupe exploite sept réacteurs en Belgique d'une capacité de 5.800 mégawatts (MW) et détient une participation dans deux réacteurs en France qui représentent une capacité de 1.100 MW.

    EDF veut défendre son statut de numéro un

    De son côté, EDF est déterminé à défendre son statut de premier exploitant nucléaire mondial - avec environ 66 gigawatts (GW) installés et 58 réacteurs en France. L'électricien français a fait du nucléaire de nouvelle génération la clé de son développement à l'international, notamment dans le cadre du rachat de British Energy et de la moitié des actifs nucléaires de l'américain Constellation.
    Pierre Gadonneix déclarait le 11 décembre que le groupe capitaliserait sur l'ensemble des EPR qu'il prévoit de construire - dix d'ici à 2020 -, qu'il ferait des "clones" de Flamanville et qu'il ne participerait à des projets nucléaires que s'il les pilotait.
    Il avait indiqué il y a une semaine que le groupe étudiait l'implantation d'un nouveau réacteur EPR sur quatre sites potentiels - Flamanville, Creys-Malville (Isère), Penly (Seine-Maritime) et Chooz - mais qu'il considérait ces deux derniers comme prioritaires. Il avait ajouté que dans l'hypothèse où il se verrait confier la construction d'une centrale nucléaire, il envisageait d'associer au projet "un électricien allemand".
    D'autres groupes pourraient être associés au nouveau réacteur de Penly, indique l'Elysée. "D'autres partenaires, désireux de partager l'investissement et l'approvisionnement électrique seront invités à y participer", lit-on dans le communiqué.

    Les polémistes professionnels ne nous disent pas tout

    La plupart des acteurs politiques, économiques et sociaux de Haute-Normandie, ont salué, vendredi 30 janvier, 'la formidable bouffée d'oxygène' que constitue, selon eux, cette décision. Du PCF au PS…

    Les milieux économiques
    se sont également félicités de cette décision, tout comme la plupart des syndicats. "Cela va dans le sens de la modernisation nécessaire du parc nucléaire", a affirmé
    Philippe Saunier, secrétaire adjoint de l'union départementale CGT. Mais la duplicité de la syndicale ne se dément en aucun cas et, ici encore, elle souligne que son organisation sera …"vigilante sur les conditions d'exécution du chantier" !
  • Une décision contestée par le réseau Sortir du nucléaire
    Tous, à l'exception des écologistes

    Pour Stéphane Lhomme, porte-parole du réseau Sortir du nucléaire, cette décision est néanmoins un non-sens, alors que les réacteurs EPR de Flamanville et en Finlande accumulent les difficultés de construction.

    Les organismes signataires de la charte du Réseau Sortir du nucléaire
    comprennent en particulier des associations nationales (les Amis de la Terre-France, Agir pour l'Environnement, etc.) ou locales (Stop Golfech, etc...), des syndicats (la Confédération Paysanne, SUD Rail, etc), et des partis politiques nationaux (Les Verts, la LCR, etc.). Le Réseau "Sortir du nucléaire" a d'ailleurs dénoncé le processus du "Grenelle de l'environnement".

    "Face à l'argument de l'emploi, en pleine crise, on ne peut pas faire grand-chose", a toutefois concédé
    Alain Corréa, animateur local du réseau, non sans ambiguïté.

    "Des études montrent que les économies d'énergie et les énergies renouvelables créent jusqu'à 15 fois plus d'emplois que le nucléaire. Le projet de construire de nouveaux EPR n'est donc pas seulement irresponsable sur le plan environnemental, il est aussi absurde sur le plan économique", a déclaré l'association écologique dans un communiqué catégorique.


  • Tous, à l'exception des écologistes… et de Greenpeace

    Membre du Réseau Sortir du nucléaire jusqu'en 2007, Greenpeace est bien dans le ton du moment et parle de "déni de démocratie". Avec l'accord du PCF et du PS ! "Le lancement d'un 2e EPR est le choix du prince : aucune concertation, aucune rationalité économique, aucune évaluation indépendante des coûts", se plaint ainsi l'association écologiste.
    Ajoutons que la première tranche de deux réacteurs à eau pressurisée de 1 300 MW chacun, ont été mis en service en 1990 et 1992. De quel princes était-ce alors le choix ? Des socialistes Michel Rocard et Pierre Bérégovoy

  • Une décision qui oppose les Verts et le PCF
    Jean-Pierre CACHEUX, le maire de Penly, 355 habitants sur la Communauté de communes du Petit Caux, est ravi. Trois mille emploi pendant les travaux sur sa commune et plus de 700 ensuite à demeure (670 salariés d'EDF et 170 salariés d'entreprises prestataires), ça ne se refuse pas. Il a d’ailleurs bataillé dur pour gagner le cocotier. Il se flatte même d’avoir fait mieux que le maire précédent qui avait échoué à faire pleuvoir la manne nucléaire sur la région, à l’époque où à l'origine le site devait accueillir quatre réacteurs 1300 MW.
    Or, il s’est placé au cœur de la polémique que les media honnêtes font supporter à tous, sauf lui. Car, ce qui les embarrasse, c’est que ce maire qui fâche les Verts, est communiste…
    « C'est une compensation extraordinaire d'aménagement du territoire pour notre région qui souffre de la crise de l'automobile', a également déclaré le maire PCF de Dieppe, Sébastien Jumel. 'On avait raté le premier [attribué en 2004 à Flamanville, dans la Manche] parce que les socialistes n'étaient pas très chauds, cette fois l'union a été totale', s'est-il réjoui.

    Quatre réacteurs sont annoncés à Paluel, un peu plus au sud, toujours sur le littoral.