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samedi 16 mai 2009

Des syndicalistes envahissent GDF-Suez : 74 interpellés

La CGT fait la course à l’échalote avec SUD

Des militants syndicalistes de GRDF, filiale de distribution de GDF Suez, ont fait irruption jeudi 14 mai au siège de l'Association française du gaz, l'Unemig, organisation professionnelle de leur secteur, à Paris. Effrayés par le nombre et l’attitude des envahisseurs, les employés ont appelé la police et les manifestants ont été interpellés à leur sortie du bâtiment.

La manifestation avait été tenue à l'appel de Sud et de la CGT.
Sur les 74 interpellés, quarante ont été placés en garde à vue dans un commissariat d'arrondissement et parmi eux les principaux responsables des syndicats CGT de l'Energie en Ile-de-France.

La sanction de la violence ?

  • Mise à sac des bureaux de l'Association française de gaz (AFG), qui regroupe les grandes entreprises du secteur du gaz, hébergée au siège de l'Union nationale des employeurs de l'industries gazières (Unemig): "Ils ont abîmé des bureaux, une salle de réunion. Il y a eu des dégâts d'ordinateurs et de mobiliers, qui ont été choquants pour le personnel, et des responsables locaux ont appelé la police", a indiqué Michel Astruc, vice-président de l'Unemig.
  • Selon le ministère de l'Intérieur, ces mesures de garde à vue ont été prises à la suite de trois plaintes déposées pour dégradations volontaires, violences volontaires et menaces réitérées à l’encontre de responsables de l'association.
    La brigade criminelle a été saisie par le procureur de Paris dans cette procédure pour "dégradations de biens et mise en danger de la vie d'autrui".
  • Michèle Alliot-Marie, qui souligne son attachement à la liberté d'expression et au dialogue social, rappelle que la violence ne saurait pour autant être admise comme une forme normale de contestation syndicale.
  • Les contrevenants auraient logiquement dû répondre des dégradations commises dans le bâtiment de l'Association française du gaz, l'Unemig, où ils ont pénétré sans autorisation dans l'après-midi. Mais les 74 agents d'ERDF-GRDF interpellés jeudi après-midi à Paris dans les locaux du patronat du gaz ont été remis en liberté quelques heures plus tard.
  • Le pouvoir est-il répressif comme le prétend l'opposition?
    Pour l’impunité en France, il suffit d’être syndicaliste. Qu’adviendrait-il de Monsieur-tout-le-monde, si, en cas de désaccord, il saccageait l’appartement de son juge ou du syndicaliste qui lui coupe le courant

    Surenchère de la CGT sur SUD

    Les revendications syndicales ne sont pas claires, voire contradictoires.

  • Pour les uns, depuis fin mars, les salariés de GDF Suez, conduits par les syndicats concurrents, CGT et SUD, mènent diverses actions pour demander des augmentations de salaires.
  • Pour les autres, l'annonce du plan de stock-options dont devaient bénéficier deux dirigeants du groupe Gérard Mestrallet et Jean-François Cirelli, a servi de prétexte, bien qu’ils y aient renoncé.
    Une enquête préliminaire de police a été ouverte en avril par le parquet de Paris à la suite de coupures volontaires.
  • Personne n’est responsable
  • Selon une commerçante du quartier qui, dans la crainte de représailles, témoigne sous couvert d'anonymat, une coupure de courant est intervenue "entre 15 heures et 17h30", dans tout le quartier autour de la rue de Courcelles, siège de l'Unemig.
  • Selon le porte-parole de la CGT Energie, si ERDF n'a pas pu confirmer cette information, "il est fort possible que des coupures d'électricité aient eu lieu, car les bâtiments du patronat sont des cibles", pour obtenir la réouverture de négociations salariales de la branche énergie. Par contre, "les dégradations ne sont pas des méthodes de la CGT", a-t-il observé, en dépit de la photo.

    Ni la CGT ni SUD ne veut lâcher le morceau
  • Les durs de la Fédération Sud-Energie donnent une version soft des faits. "74 agents d'ERDF-GRDF,[…] s'apprêtaient à tenir une assemblée du personnel devant le 23 bis rue de Vienne", assure le syndicat, sans se moquer des usagers ! Et des électeurs des Européennes...
    Ils affirment aussi que certains "ont été embarqués par la police, sous un prétexte inconnu"… Aux innocents les mains pleines !
  • Pour le vice-président de l'Unemig, "on assiste à quelques manifestations particulièrement vives pour ne pas dire violentes alors que dans le même temps les négociations qui se sont produites au niveau de la branche professionnelle et de l'entreprise ont permis de régler la plupart des difficultés rencontrées ces derniers temps". "Il ne faut pas assimiler les auteurs de ces actes avec la majorité des collaborateurs qui sont au travail", a-t-il ajouté, conciliant….
    Pour faire bonne mesure, de leurs victimes, les agresseurs de Sud et de la CGT ont condamné les méthodes "irresponsables" d'"intimidation et de répression" utilisées par "le patronat et les pouvoirs publics".

    Pour mémoire…
  • Faits rapportés par La Dépêche :
    "Hier [28/04/09], vers 15h30, une cinquantaine d'hommes cagoulés ont investi le quatrième étage de la direction régionale, rue Sébastopol, quartier Compans-Caffarelli, à Toulouse. La suite des événements fait l'objet de versions divergentes.
    «Des individus sont entrés cagoulés, témoigne une employée. Certains semblaient avoir trop bu. Ils ne sont restés que quelques minutes mais ils ont cassé les vitres, jeté des ordinateurs, des imprimantes et des dossiers par les fenêtres. Personne n'a été violenté mais on a eu très peur. On a préféré sortir pour éviter que ça s'envenime».

    Une autre s'emporte : «Il faut rappeler que tous nos emplois sont protégés, qu'il n'y a aura pas de licenciements. Franchement, par rapport à tout le chômage qui sévit actuellement, on n'est pas les plus malheureux».

    De leur côté, les syndicats minimisent le saccage.
    «Le personnel est effectivement monté dans les étages, confirme Marc Courdés, de la CGT Mines-Energie. Mais, il y a juste eu quelques papiers qui ont volé, quelques courants d'air.»

    Ci-contre, on reconnaît Olivier Besancenot, leader non pas d’un syndicat (SUD), mais du Nouveau Parti anticapitaliste, tout juste sorti de chez les Molex, en fin d'après-midi sur le site de la direction régionale d'ERDF, rue Sébastopol, le 23/05/09: un "rapace", oui ou non ?
  • A noter encore ce titre de L'Est Républicain : « ERDF veut créer 400 emplois d'ici à 2012 » (26 avril à 06h).
  • samedi 2 mai 2009

    Des syndicalistes privent des dizaines de milliers de parisiens de gaz

    7500 foyers pris en otages par des syndicalistes extrémistes
    L'opposition comprend les actions illégales radicales !

    Ce n'est d'ailleurs rien d'autre qu'un coup de ce "vent de révolte" que Sa Cynique Majesté Royal appelait de ses voeux à la rentrée 2008.
    Mais, dans la culture syndicale, les grévistes respectaient leur instrument de travail et les exactions étaient rares.

    Désormais, les partis politiques de gauche n'exercent aucune régulation sociale et déclarent comprendre les actions illégales, tels des sabotages (de caténaires SNCF, par exemple) que la presse d'opposition qualifie de 'jeux', et jusqu'aux violences physiques qui se multiplient sous forme de séquestrations de patrons. Ils partagent avec les syndicats révolutionnaires la responsabilité de la violence: ils font de l'incitation, les uns dans leurs discours extrémistes et leur soutien logistique, les autres par leurs justifications politiciennes. Cette complicité inquiète jusqu'aux syndicats, quand ils sont démocratiques et privilégient le dialogue.

    Les syndicalistes d'ErDF ET GrDF revendiquent
    Ils réclament des hausses de salaire de 5%, une prime de 1500 euros, ainsi que l'arrêt de projets d'externalisation d'emplois.
    En grève depuis la fin du mois de mars, certains salariés d'ERDF et GrDF trouvent acceptable d'employer la manière forte pour figer GDF: couper les vannes. Le service de l'intérêt général a trouvé son terme: les nostalgiques de GDF conservent leurs réflexes de salariés d'entreprises nationalisées et, par leurs méthodes, justifient les privatisations.


    Pourquoi 1500 euros?
    Outre que Désirdavenir Royal avait inventé "la prime au vote Ségolène" pour acoler des fans socialistes, elle avait inscrit dans son projet socialiste de campagne présidentielle, le SMIC à 1500 euros... Certes, elle s'était après coup prononcée personnellement contre, mais voulut en revanche doubler la prime pour l'emploi ... Ces 1.500 euros sont donc le monstre du Loch Ness de la gauche archaïque.

    Des abus de pouvoir

    En effet, en début de semaine -notamment-, 13.000 foyers avaient déjà été ainsi privés de gaz dans le département de l'Essonne. Cette fois, c'est au tour de Paris, où 7500 foyers sont pareillement victimes du même abus de pouvoir depuis vendredi soir, dans les 9e et 18e arrondissements. A l'origine de la coupure, la fermeture d'une vanne, probablement par des salariés grévistes radicaux.

    Des cibles à l'aveuglette?

    "Il y a des coupures depuis quinze jours, mais celle-ci est la plus grosse depuis le début du conflit, après celle qui a touché Corbeil la semaine dernière également en raison d'un acte de malveillance, et dont 12.000 clients ont été victimes [ les électeurs du maire UMP, S. Dassault, étaient sanctionnés]. Les autres coupures ont en général touché environ un millier de clients", a dit le porte-parole. Selon lui, il s'agit de la première coupure de gaz dans Paris intra-muros depuis le début du conflit, mais pas la première de l'histoire !

    Les profils sociologiques des arrondissements visés diffèrent sensiblement.
    Les salariés s'en sont pris sans discernement aux 'riches' du 9e arrondissement, sans surprise, mais aussi à la population moins favorisée du très socialiste 18e. Une répétition de l'agression du quartier populaire de Strasbourg par les 'Black blocks'? Les anarcho-révolutionnaires auraient-ils des comptes à régler avec les éléphants gras et mous du PS ?

    On pense aussitôt à une célébration musclée de la Fête du Travail.
    Mais le rassemblement des manifestants du 1er Mai, qui promettait d'ébranler le pouvoir, n'a allumé qu'un pétard mouillé. Il aura donc suscité un baroud d'honneur au lendemain de ce pschitt syndical.

    Enfin, la date des derniers sévices perpétrés pendant ce long weekend du 1er Mai fournit un indice plausible sur les bonnes intentions des syndicalistes. Les deux arrondissements sont en effet touristiques et la recherche de perturbations de l'industrie du tourisme a pu aussi mo-ti-ver les dangereux malfaisants, alors que les restaurateurs viennent précisément de bénéficier d'une baisse de TVA. Parmi les victimes figurent des particuliers, mais aussi des patrons-artisans, dont des restaurateurs, qui ont besoin de gaz pour leur cuisine et leurs clients.

    Les salariés honnêtes s'appliquent maintenant à remettre les installations en service, foyer par foyer, pour limiter les risques encourrus par les usagers. Selon un porte-parole de GrDF, le gaz devait être rétabli samedi soir pour le 18ème arrondissement et "dans la journée de dimanche pour le 9ème", la société mobilisant "80 agents d'astreinte pour passer chez chaque client opérer le rétablissement". "Il ne faut surtout pas que le client tente de se ré-alimenter tout seul", a-t-il souligné.

    Les pouvoirs publics doivent-ils déléguer aux juges?

  • Les juges à nouveau sollicités
    Samedi, la société GrDF, filiale GDF Suez qui s'occupe de la distribution de gaz, a annoncé qu'elle portera plainte contre X "à la suite d'un acte de malfaisance".
  • S'il est concevable que les autorités puissent se sentir impuissantes contre les phénomènes naturels du type tornades, il est en revanche difficile d'admettre qu'elles le soient contre les saboteurs qui se qualifient ironiquement de 'citoyens' ?

    Encore un abus de langage d'ailleurs

    Au vu de leurs pratiques, chacun est à même de constater que les « désobéissants » ne sont pas 'citoyens'. Les syndicalistes hors-la-loi se mettent délibérément au ban de la cité. Ce sont des ennemis mortels de la démocratie et de tous les démocrates.