POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est abus de langage. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est abus de langage. Afficher tous les articles

vendredi 17 octobre 2014

Organe de presse officieux de l'Elysée, Le Monde proclame son indépendance, une investigation républicaine et un secret des sources justes !

L'odieuse posture d'une presse de connivence

Le président de la Société des Rédacteurs du Monde est gratiné, celui-là!

Investigateur devant son téléphone,
décrypteur d'éléments de langage,
libre et indépendant !
En 2010, Gilles Van Kote désapprouva le vote serré du Conseil de surveillance, à 11 voix contre 20,  en faveur du projet de la triade Bergé-Pigasse-Niel. Ces riches à milliards étaient devenus les maîtres du Monde, en étant seuls en lice. Projet unique à la soviétique, scrutin contestable à une voix de majorité et recapitalisation d'un journal mal géré et coûteux par des entrepreneurs militants, rien n'y a fait. Quatre années plus tard, ce personnage (poseur ci-contre) conserve une forte adhérence à son poste, telle une crotte de nez desséchée, et donne encore des leçons de démocratie comme de déontologie professionnelle morveuse.

Amalgames et mauvaise foi

"Il n’existe pas de démocratie sans liberté de la presse. Il ne se conçoit point de presse libre et indépendante sans sources d’information, qu’elles soient officielles ou secrètes [L'individu défend la collusion de la presse et du pouvoir et en revendique la protection par le secret].  La Cour européenne des droits de l’homme a sanctuarisé cette évidence. [Or, premier abus de langage, sa convention définit cette liberté comme un droit qui comprend "la liberté d'opinion et la liberté de recevoir ou de communiquer des informations ou des idées sans qu'il puisse y avoir ingérence d'autorités publiques et sans considération de frontière."] Et pourtant, l’hebdomadaire Valeurs actuelles a choisi [n'est-ce pas sa liberté?], dans sa livraison du 16 octobre, de consacrer un article à nos collaborateurs [le terme est particulièrement bien approprié aux visiteurs du soir de Hollande à l'Elysée] Gérard Davet et Fabrice Lhomme, chargés de l’investigation [sic] au Monde et auteurs de nombreuses révélations sur des affaires sensibles, notamment celles dans lesquelles le nom de Nicolas Sarkozy est cité." [Le président de la Société des Rédacteurs du Monde, d'une part, tente ainsi de régir la liberté de la presse et de décider de ce que ses confrères ont la liberté -ou non- et, d'autre part, consacre la mission première du journal de salir l'opposition]

Des accusations qui se retournent contre l'inconscient dans sa bulle

"Au mépris de toutes les règles déontologiques" [sans doute engage-t-il maintenant sa propre auto-critique], une partie de leurs rendez-vous professionnels y sont détaillés, relatés par le menu. [Les investigateurs concurrents disent donc toute la vérité, rien que la vérité !] Valeurs actuelles ne conteste pas le fond de nos dernières révélations : la mise en cause de Nicolas Sarkozy dans l’affaire Bygmalion [d'une part, ce n'est pas le sujet et, d'autre part, si ça l'était, Le Monde se répand en mises en cause multiples qui, un, bafouent la présomption d'innocence et, deux, aboutissent à des non-lieu comme dans l'affaire Bettencourt !],

sur le financement illégal de la campagne présidentielle de 2012 [affaire non jugée]; l’ouverture d’une information judiciaire sur un soupçon de corruption, visant l’entourage de l’ancien président, en marge de contrats avec le Kazakhstan [listing de salissures du Monde à l'état de soupçons fétides sur lesquels la justice politique mène l'enquête et n'a pas abouti]. Valeurs actuelles ne conteste pas non plus nos révélations précédentes sur l’affaire dite "des écoutes ", dans laquelle M. Sarkozy a été mis en examen [cette instrumentalisation malsaine d'une mise en examen n'est rien d'autre qu'une manipulation de l'opinion et le mépris du Monde pour son lectorat, la justice et les justiciables, tous les "citoyens normaux" comme Sarkozy]. Faute de pouvoir réfuter nos informations sur le fond [c'est le rôle des juges...], l’hebdomadaire préfère s’en prendre à nos sources et tenter de discréditer notre travail. [Ainsi van Kote noie-t-il le poisson, sans répondre sur le sujet de fond, la dépendance de l'Elysée de ses "grands" reporters "indépendants"]

EMPÊCHER LE TRAVAIL D’INVESTIGATION DE NOS JOURNALISTES [sic]

[Valeurs Actuelles n'a pas ce pouvoir ! Et recevoir des informations en prêt-à-publier, est-ce de l'investigation et un "travail" honorable ?] 
Ce n’est malheureusement pas la première fois que Le Monde subit ce type d’attaque [Et victime, maintenant ! "Le Monde" à l'envers, quoi...]. Doit-on rappeler que Gérard Davet a été l’objet de surveillances téléphoniques, en 2010, dans l’affaire Bettencourt ? [Ce fut aussi le sort de nombreux élus, eux, tel Sarkozy depuis, comme sous la présidence socialiste de F. Mitterrand: pour alimenter aujourd'hui les papiers de Davet et Lhomme...] Doit-on redire que Gérard Davet et Fabrice Lhomme, ainsi que plusieurs confrères enquêtant comme eux sur l’affaire Bettencourt, ont été visés par des cambriolages suspects, jamais élucidés ? [Qui visent ces insinuations ? Le Monde remet-il en cause le jugement et l'indépendance des magistrats quand ils prononcent un non-lieu?] Doit-on souligner qu’ils ont été tous deux, très récemment, de même que leur famille, l’objet de menaces circonstanciées, ce qui leur a imposé d’être placés sous protection policière permanente depuis septembre [et aux frais de Marianne, plutôt que de leurs patrons nécessiteux, Bergé, homme d'affaires dans le luxe, Niel, le sulfureux entrepreneurs, et Pigasse, le banquier][Doit-on considérer cette anaphore ternaire comme un simple mimétisme minable dû à une fréquentation assidue de l'Elysée ?]   

Au vu de l’article de Valeurs actuelles, il apparaît maintenant que les faits et gestes de nos collaborateurs étaient surveillés et qu’ils ont été probablement suivis. Ces méthodes visent clairement à empêcher nos journalistes d’effectuer leur travail d’investigation [mot creux et inadapté à la réalité d'un travail de diffusion d'éléments de langage]. Elles constituent une atteinte au secret de nos sources totalement inacceptable [Ce qui est inacceptable, c'est le dévoiement par Le Monde de ce droit exorbitant utilisé à des fins de manipulation anti-républicaine de l'opinion]. Comme nous l’avions fait dans l’affaire des " fadettes", Le Monde va saisir la justice. Nous allons demander au parquet de Paris d’ouvrir une enquête pour espionnage et déposer une plainte pour diffamation et injure. [Ne tardez pas !] 

L’enjeu dépasse notre journal et nos journalistes [la vérité et le respect du citoyen-lecteur sont des enjeux supérieurs !] : la protection des sources ne constitue pas un privilège [sans mentionner les privilèges fiscaux attachés à la carte de presse, qui d'autre bénéficie du "secret professionnel" protégeant l'anonymat et garantissant la non-divulgation de l'identité des aigris qui acceptent spontanément de parler bénévolement, lorsque l'exigent ces volontaires de la revanche, de la vengeance et de la délation, les politiciens, syndicalistes, licenciés et cocus fuiteurs ? Le secret des sources de la presse est abusivement assimilé aux secrets médical, judiciaire et ...bancaire ! Il exclut les confidences et fuites présidentielles et assimilées], mais "une des pierres angulaires de la liberté de la presse[la clé de voûte au Monde étant l'argent], a jugé la Cour européenne des droits de l’homme. [Une contre-vérité: doit-on en effet rappeler à ce monsieur que la CEDH ne visait pas les sources d'origine publique et protège le droit à l'information saine et juste du peuple souverain ?] Sans sources d’information indépendantes [en provenance directe de l'Elysée ou de Matignon ?], sans moyens d’investigation  [des fins politiques justifient-elles tous les moyens ? Sans parler des subventions d'Etat], le journalisme ne peut plus s’exercer. Le Monde ne se laissera pas intimider et poursuivra sans relâche son travail d’enquête dans tous les domaines."

Gilles van Kote 
Journaliste au Monde  
Le jeudi 15 mai 2014, Gilles van Kote, journaliste au service Planète et président du Pôle d'indépendance, a été nommé directeur du Monde par intérim par les actionnaires du groupe, Pierre Bergé, Xavier Niel et Matthieu Pigasse.

    La méchante sensation d'écoeurement produite par les propos tenus dans cet éditorial éclabousse l'ensemble de la presse. 
    Van Kote contribue largement à sa déconsidération auprès du public et porte un rude  coup aux organes de presse en difficulté. 

     

mercredi 11 janvier 2012

DSK au Carlton et Lang à Maurice, les défavorisés jugeront

Le Fouquet's, c'est dépassé : "trop populaire" !

Jack et Monique Lang renoncent au Carlton, pour cause de défaillance de la tuyauterie ?

Les deux oisifs nantis ont passé les fêtes de Noël dans un prestigieux palace de l'Île Maurice.
C'est environ 12 000 euros que l'hôtelerie française n'aura pas !
Mais, grâce à eux, la planète s'est gorgée de CO2.
"Les Lang ne connaissent pas la crise", ont observé certains des hôtes du Royal Palm, ce prestigieux palace de l'île Maurice, où le couple Jack et Monique Lang a passé les fêtes de Noël.

Le "représentant particulier" de François Hollande dans son équipe de campagne a pu côtoyer le financier Marc Ladreit de Lacharrière et l'actrice Sandrine Kiberlain. Soins au spa de l'hôtel, petits plats dans les grands, crevettes sauvages cuisinées pour le couple...


Jack Lang s'est offert une semaine de grand luxe

Le montant de la note payée rubis sur l'ongle indignera-t-il la population laborieuse de Saint-Dié, Vosges ?

Est-ce pour éviter les clichés inopportuns d'un paparazzi ou d'un convive mal intentionné que le couple ne s'est pas mêlé à la foule des nantis ? Toujours est-il que le couple Lang a passé le dîner de Noël à l'abri des regards, dans salon particulier du restaurant. Tandis qu'à 8 000 kilomètres de là, François Hollande battait campagne.
Et que les Français défavorisés luttent contre la crise et tentent de joindre les deux bouts.


jeudi 29 décembre 2011

Les politiques pratiquent la langue de bois et le ... lapsus sexuel

Les fantasmes de nos élus



Le couple Merkozy




Il est loin le temps où les hommes politiques étaient connus pour leurs discours.
Est-ce l'entrée des femmes dans les hémicycles et assemblées qui explique désormais que nos dirigeants se libèrent ? Ils mettent de plus en plus en avant leur vie privée, ils en jouent et la mettent en scène pour susciter l’intérêt, pour séduire les électeurs. Qu'ils nous fassent fantasmer n'est certain, mais les unes et les autres projettent leurs fantasmes érotiques devant micros et caméras.

Le lapsus linguae
consiste à remplacer un terme attendu par un autre mot.
Banal, courant, le lapsus est souvent drôle. D'autant plus quand il est prononcé devant un micro ou une caméra et par une personnalité.
L'ancienne Garde des Sceaux Rachida Dati en a fait les frais. Interrogée, par Anne-Sophie Lapix dans "Dimanche Plus" sur la chaîne cryptée, sur les raisons d'un plan de licenciement dans l'Ain - mais aussi bien, c'était chez Lejaby, fabricant de lingerie féminine -, la députée européenne fustigea les fonds d'investissements étrangers, quand sa langue, très siollicitée, fourcha soudain: " Je vois certains qui demandent des taux de rentabilité à 20-25%, avec une fellation quasi nulle..."
C'est certes frustrant sur le fond et la maire du VIIe arrondissement, resta d'ailleurs de marbre et enchaînera. Mais, dans la forme, l'extrait de l'émission buzza ferme et fit près d'un million de bienheureux sur Internet.

VOIR et ENTENDRE un premier bêtisier politique 2011:

Cela n'arrive qu'à ceux et celles qui ont la langue déliée
Cécile Duflot, qui a la langue bien pendue, court donc plus de risques que Gro Eva Joly, dont l'haleine sentirait la choucroute, selon les uns, ou la saucisse de Francfort, selon les germanophobes.
Et les mauvaises langues Hamon et Mamère s'exposent à de pareils noeuds -séparément, sans doute- , tandis que les Lang (sic !) et Montebourg en sont plutôt aux prises de langues chargées d'animosité confraternelle. On est toutefois en droit de se demander à qui Nono Montebourg pensait quand, au bord de la déviance langagière, il utilisa le mot "impétrant"...

Quand à Claude Guéant, à qui réserve-t-il ses drôles de jouets ?
VOIR et ENTENDRE:
"Faire des lapsus, c'est banal et ça arrive à tout le monde", tempère le sexologue-sychosomaticien Sylvain Mimoun. Il ajoute cependant: "Le mot "collation" n'aurait fait réagir personne. Ce qui amuse le plus, c'est le sexe."
Etudié en premier par Freud, dans son livre "Psychopathologie de la vie quotidienne", paru en 1901, le lapsus est vu comme "l'émergence de désirs inconscients, d'un conflit intérieur et de pensées refoulées". Il revêt souvent un caractère sexuel.
Entre Lionel Jospin (PS) qui appelle Roselyne Bachelot (UMP) "Monsieur", en 2000, etPierre Bérégovoy (PS) qui annonce en 1992 une "baise" de l'impôt sur les sociétés, le plus célèbre restera sans doute le lapsus du député Robert-André Vivien, qui invitait ses collègues à "durcir leur sexe", au lieu de leur texte, à propos d'une loi sur la pornographie.

"La société actuelle est envahie de sexualité, beaucoup plus que la réalité d'ailleurs, poursuit Sylvain Mimoun. Les mots comme fellation, sodomie, les pratiques inhabituelles disons, sont devenus banals. Ils se disent plus facilement."

Jack Lang (PS), grand habitué des lapsus, a laissé une salle hilare quand, alors qu'il devait remettre la médaille des Arts et des Lettres à Georges Moustaki, il déclara: "Il n'est point besoin d'être long devant vous pour parler de Georges Moustaku." La réputation de cet obsédé est ainsi confortée !

VOIR et ENTENDRE un dernier bêtisier:


"La difficulté est la suivante: quand on est dans une émission ou devant un grand nombre de personnes, on est plus stressé. On essaye de faire attention à ce qu'on dit et c'est là que les pensées se parasitent", conclut le psychosomaticien.
"Dans le cas de Rachida Dati, je ne pense pas que ce soit choisi. Objectivement, même quelqu'un qui a envie de faire du buzz, surtout si c'est une femme politique, ne choisit pas le mot fellation."


Pulvar fantasme:
on attrape aussi les mouches
avec du vinaigre !



Le mot "mal placé" fait en tout cas parler de lui. "Nous n'avons jamais pratiqué l'inflation pour réussir", ont ironisé lundi les Gérard, organisateurs d'un palmarès éponyme qui récompense chaque année le pire du cinéma, sur Facebook.


Gérard de l'invité-juke-box dans lequel t'as juste à mettre une pièce pour qu'il te rejoue la même chanson:
Jean-Pierre Coffe pour "Mais enfin les enfants, c'est beau comme tout des cochons qui font l'amour, c'est naturel, c'est merveilleux des porcs qui
baisent."
Igor et Grichka Bogdanov pour "On nous demande toujours quel âge on a, mais c'est pas ça l'important. L'important, c'est cosmique. Nous, aujourd'hui, on a l'âge des étoiles."
Christophe Hondelatte pour "Non, mais si vous aimez pas mon disque, c'est parce que vous y connaissez rien en musique ! Mais bon, je m'en fiche, tous les artistes ont vécu ça... Les Brel, les Brassens, les Ferré, et maintenant moi... Mais en France, on adore mettre des étiquettes... Puisque c'est comme ça j'me casse !"
Fabrice Luchini pour "Quand j'étais tout gamin, et que je me tirais sur la tige, je... Mais bien sûr que je me tirais sur la tige, bien sûr, pourquoi vous riez ?"
Geneviève de Fontenay pour "Oooooh, mais alors, cette fille, elle est d'un vulgaire, mais regardez ces photos ! Je veux pas être vulgaire, mais elle se touche la chatte devant tout le monde ! C'est ça, le bon goût ?"

Cette fois, nous ne sommes plus dans le lapsus linguae, mais dans la langue de bois bandé.


mercredi 20 juillet 2011

Affaire DSK/Banon: Hollande « exige » d'être entendu

La police judiciaire s'exécute aussitôt


Il vaut mieux être socialiste et puissant

Sans délai, François Hollande a été entendu par la police judiciaire, mercredi 20 juillet à 15 heures, dans l'affaire Banon/DSK. Malgré les réductions de postes et l'engorgement des services administratifs dénoncés par la gauche, ce privilégié n'a pas eu à attendre et la police l'a reçu - illico presto - du jour au lendemain : le rêve des citoyens de base !


Les passe-droits socialistes

Selon ses termes à la sortie de l'audition, le candidat à la primaire a « exigé » d'être entendu le plus rapidement possible dans ce dossier.


Non seulement il nie en bloc avoir été informé, alors que Le Foll certifie que Hollande était le seul à être habilité à entendre ce type de turpitudes.

« Je n'ai en aucune manière à me justifier », estime-t-il en outre. En somme, certains Français – spécialement les socialistes - seraient au-dessus des lois. On constate d'ailleurs qu'il n'est déjà plus question des démêlés de Jack Lang avec la rumeur (lien PaSiDupes), alors qu'il est soupçonné de pédophilie au détriment de jeunes marocains, mais protégé par le silence de ses camarades et par l'auto-censure de la presse engagée, depuis des années.


Le candidat en a profité pour passer un message et polémiquer

En effet, Hollande a également mis en garde la presse contre " toute manipulation " politique, incitant clairement les journalistes à ne plus revenir sur le sujet et à désormais occulter son implication.

Les décrypteurs professionnels ont pourtant relevé que ses déclarations ont évolué sensiblement du déni intégral à la confirmation de sa mise au courant, en passant par un souvenir flou des faits qui lui ont été rapportés. Que nous réserve donc un rafraîchissement vraisemblable de mémoire ?

En attendant son auto-censure, la presse indépendante quoiqu'insolente, va verrouiller à l'émeri.

Alors que Tristane Banon, la jeune plaignante, qui accuse de tentative de viol le meilleur d'entre eux au PS dans les sondages et ne considère pas comme une grâce divine d'avoir à connaître la cuisse de Jupiter, sa mère, Anne Mansouret, a en effet déclaré à plusieurs reprises que des personnalités du PS étaient au courant de ces faits : elles ont donc détourné le regard et gardé le silence. Et de citer notamment François Hollande. "Il a demandé des nouvelles de ma fille et il ne l'a pas fait par hasard", avait observé Anne Mansouret en mai 2011.

Sans compter que des élues socialistes auraient préféré ne jamais croiser le chemin de DSK, telle Aurélie Filippetti.

Dans un échange d’e-mails en date de 2003 entre Aurélie Filippetti et Anne Mansouret, Aurélie Filippetti (élue des Verts au moment des faits) manifeste son soutien et conseille vivement à la jeune femme de porter plainte contre DSK, un homme qu’elle estime « dangereux pour les femmes ». « Je pense qu'il est important pour elle de porter plainte, car cela transférera sa culpabilité sur lui et non plus sur elle », écrit-t-elle. « En outre, précise-t-elle encore, c'est aussi bénéfique pour d'autres femmes qui éventuellement pourraient être victimes du satyre ».Lien Elle


François Hollande a cédé sur ses précédentes affirmations

Lundi, en campagne à Nice, il a admis que c'est " la mère de Tristane Banon qui (...) m'a dit qu'il était arrivé un incident [sic] à sa fille. Je lui ai dit: 'Allez porter plainte '". Sachant que la maman est une élue socialiste de l'Eure, on notera le savoureux vouvoiement qui en dit long sur l'ostracisme socialiste dont sont victimes les deux femmes. " Je ne pouvais pas aller porter plainte à la place de LA fille !", a finement ironisé le premier secrétaire à l'époque de la tentative de violences sexuelles et lui-même père de plusieurs jeunes filles.


Le candidat Hollande fuit les responsabilités
A Dijon, François Hollande a dit mardi ne pas "accepter" la " manipulation d'une affaire qui n'est pas la mienne, qui n'est pas celle du PS, à des fins politiques". Circulez, il n'y a rien à voir, ni dans le jardin Hollande, ni Rue de Solférino. DSK y est-il aussi un inconnu ?

Le candidat n'a pas usurpé son surnom de Flamby 1er

Hollande n'a diligenté aucune enquête en interne, malgré toute son implication dans le combat des femmes pour le respect et pour l'égalité avec les hommes, fussent-ils des butors libidineux, des soudards...

Ou des foireux.

mercredi 22 décembre 2010

Côte d'Ivoire: le socialiste Gbagbo s'incruste contre la volonté du peuple

Le président battu : «Je tends la main à monsieur Ouattara» !

Son vainqueur ferait un bon premier ministre...

Le président déchu refuse toujours de quitter le pouvoir

Debout derrière un pupitre, à côté du drapeau ivoirien, Laurent Gbagbo est apparu hier soir au 20 Heures de la RTI, la télévision officielle ivoirienne. C’est la première fois qu’il s’exprime publiquement depuis son refus d’admettre sa défaite électorale le 28 novembre au profit de son rival, Alassane Ouattara.

Il a le visage fatigué et consulte ses notes d’une voix assurée. « Je suis le président de la République de la Côte d’Ivoire, j’ai prêté serment, j’ai nommé un Premier ministre, le pays s’est remis aussitôt au travail et l’Etat fonctionne », lance-t-il. Il revient sur les péripéties qui ont marqué l’annonce des résultats et n’en démord pas : « J’ai remporté le scrutin avec 51,45 % des suffrages. Il revient au Conseil constitutionnel de proclamer les résultats »: à la Commission électorale indépendante, il ne reconnaît en effet qu’un rôle d’organisation et de contrôle du scrutin.

Laurent Gbagbo fait sa Ségolène Royal

Le président sortant accuse la commission internationale

« Elle a donné un spectacle affligeant, soutient-il. Elle a proclamé les résultats à l’hôtel du Golf, au QG de mon adversaire. Ils sont nuls. La communauté internationale a déclaré la guerre à la Côte d’Ivoire. Ce la n’est pas acceptable et ne sera pas accepté. »
Stigmatisant « ceux qui agissent contre les lois ivoiriennes et dénient au peuple ivoirien le droit de choisir ses dirigeants », il les rend responsables des « tueries, incendies et pillages » de ces derniers jours. « Le bilan est lourd, dit-il : vingt morts pour la seule journée de jeudi dernier, dont dix membres des forces de l’ordre. »


Dans un registre pacifiste, il poursuit : « On veut nous terroriser, mais je ne veux plus que le sang soit versé. Je ne veux plus de guerre qui peut s’étendre aux pays voisins. » Et il lance un appel au « calme et à la retenue » : « Nous avons demandé, par la voie diplomatique, le départ de l’Onuci et des forces françaises qui la soutiennent. Nous n’avons pas obtenu satisfaction. Ils partiront un jour. Nous ne voulons pas de morts inutiles. »

Il fait toutefois quelques concessions

Le sortant battu dans les urnes se dit prêt à accueillir un « comité d’évaluation », pour juger des résultats de la présidentielle, composé de l’UE, des Etats-Unis, mais aussi de l’Union africaine, de la Ligue arabe, de la Russie et de la Chine.
Ouattara ferait un premier ministre acceptable, comme DSK pour l'amère Royal.
S’adressant ensuite à son adversaire, Dominique Strauss-Kahn Alassane Ouattara, réfugié à l’hôtel du Golf depuis sa victoire, il lui demande de « regagner son domicile ». « Je tends la main à monsieur Ouattara et à l’opposition armée qui le soutient », conclut-il.

Quelques heures plus tard, une porte-parole d’Alassane Ouattara a répondu que Laurent Gbagbo continue de « ruser avec le monde » en proposant d’ouvrir le dialogue. « Il dit avec force qu’il est encore le président de la République de Côte d’Ivoire, ce qui est inacceptable », a-t-elle insisté.
« Il s’agit pour lui de reconnaître le verdict des urnes et de partir, tout simplement. »
La France a recommandé mercredi à ses ressortissants de quitter provisoirement la Côte d'Ivoire après le discours de Laurent Gbagbo qui mardi soir s'est réaffirmé président malgré la reconnaissance d'Alassane Ouattara par la communauté internationale.

En France, le PS reste très proche du dictateur

Certes, François Hollande s'est désolidarisé en 2004, se prononçant pour son exclusion de l'Internationale socialiste (IS) en ces termes: "Quand il y a des chefs d'Etat qui se comportent comme des dictateurs, ils n'ont aucune place dans les réunions socialistes au plan international".
Sa position est quelque peu ambigüe, car s'il a récemment officialisé son lâchage verbal, il a toutefois désapprouvé l'ultimatum de Nicolas Sarkozy sommant le président autoproclamé ivoirien de quitter le pouvoir (lien Le Figaro
),
Mais le 'Mr Afrique du PS' soutient Gbagbo (lien PaSiDupes) : Guy Labertit était présent à l'investiture de l'usurpateur ivoirien (lien Jeune Afrique)

Et l'ami fidèle Jack Lang (ici avec Gbagbo et le socialiste Jean-Marie Le Guen, à droite), qui a certes commencé par réitérer son soutien au dictateur dont il est un proche (cf. photo ci-contre et lien PaSiDupes) l'a finalement largué.
Dans un entretien d'avril 2008 à Rue89 et un reportage de la RTI diffusé par Bakchich,
Lang a d'abord affirmé que Gbagbo est "un homme de gauche" et dit qu'il considérait Laurent Gbagbo comme « un humaniste », se fiant à son « intuition ». Lang raconte: "J'ai dit à Laurent : « Si tu es si populaire, allons donc se promener dans les quartiers populaires. » Et on a descendu cette magnifique rue, en toute décontraction, avec un dispositif de sécurité très léger. Il y avait une sorte d'enthousiasme et de respect dans les regards des Ivoiriens qu'on a croisés. On est ensuite allés en boîte, elle s'appelle le Queen's [qui appartient au footballeur Didier Drogba, ndlr]. Vous savez, la Côte d'Ivoire est un des pays où la musique bouge le plus."
Souvent Lang varie
Mi-décembre 2010, l’ancien ministre socialiste Jack Lang, commandeur dans l’ordre du mérite ivoirien depuis mars 2008, a écrit à Lolo Gbagbo pour lui demander de céder la place au président élu Alassane Ouattara... ""La suite logique serait que Laurent Gbagbo s'en aille", déclare-t-il.

VOIR et ENTENDRE Jack Lang pérorer sur l'honneur:


Gbagbo, nouveau Sankara?
Gbagbo tient sa réputation de "patriote" à la situation de rébellion et d'invasion par des troupes venant du Nord et notamment du Burkina Faso. Sur leur illustre président, les Burkinabè (Burkina Faso) tirent deux conclusions principales :
- Sankara était patriote et avait de bons objectifs pour son pays
- mais s’y prenait très mal pour les atteindre.
Autre divergence entre Gbagbo et Sankara, le fait que quasiment personne n’a jamais accusé Sankara, ou son entourage, de s’être enrichi personnellement. Ce dont ne peut se prévaloir Gbagbo...

Ouattara, "candidat de l’étranger"
Les media de la gauche française font campagne contre le président élu.
Parce que cet ancien économiste au FMI est plus libéral et peut compter sur un soutien international des pays démocrates, dont celui du Président Obama, ils jettent le doute sur Ouatara.
Notre gauche s'interroge "objectivement" sur la question de
savoir si le « nationalisme » de Gbagbo sert mieux les intérêts de la Côte d'Ivoire que « l’internationalisme » de Ouattara
? ... L'internationalisme n'est plus ce qu'il était !

De grands principes démocratiques il n'est plus question à gauche.

dimanche 1 novembre 2009

Chirac : son renvoi en correctionnelle ne présume pas sa culpabilité

Etait-il indispensable de le poursuivre ? Les avis sont partagés

À un mois de son 77e anniversaire et quelque 30 ans plus tard

Dix ans après l’ouverture du dossier, grande première pour un ancien président de la Ve République de 1995 à 2007 : Jacques Chirac a appris le 30 octobre qu’il sera traduit en justice dans les mois qui viennent pour "détournement de fonds" et "abus de confiance" dans le dossier des 21 emplois présumés fictifs à la mairie de Paris lorsqu'il était maire de Paris entre 1977 et 1995.

De quoi est-il présumé innocent ?

A la fin des années 90, alors que Jacques Chirac avait accédé à la présidence de la République et bénéficiait de ce fait d'une quasi totale immunité, des accusations avaient surgi concernant de supposés emplois de complaisance à la mairie.
Au passage, certains proches ont été inquiétés ou condamnés par la justice, parmi lesquels l'ancien chef de cabinet du maire, Michel Roussin, et surtout l'ancien adjoint aux Finances de la mairie, un certain Alain Juppé, condamné à 14 mois de prison avec sursis.

Protégé par sa fonction jusqu'à la fin de son second mandat, en mai 2007, Jacques Chirac avait alors été entendu à cinq reprises par la juge d'instruction entre novembre 2007 et juillet 2008.

Le
16 juin 2007 (un mois après la fin de son mandat), cette immunité arrive à son terme.
  • Le 19 juillet 2007, Jacques Chirac est entendu une première fois par la justice dans ses bureaux de la rue de Lille sur l’affaire des emplois fictifs du RPR. Dans cette affaire, il a été entendu par les juges en tant que témoin assisté.
  • Convoqué pour une seconde audition le 21 novembre 2007, Jacques Chirac se voit notifier sa mise en examen par la juge Xavière Simeoni du pôle financier du tribunal de Paris dans le cadre de l'affaire des chargés de mission de la ville de Paris employés au cabinet de celui qui était alors maire de la ville.
  • Le 30 octobre 2009, Jacques Chirac est renvoyé devant le tribunal correctionnel par la juge Xavière Simeoni. En théorie, l'accusé risque jusqu'à 10 ans de prison pour ces délits.

    Les pressions
  • Depuis les années 1990, des personnalités politiques de gauche comme Jack Lang, Noël Mamère ou Arnaud Montebourg ont réclamé la fin de « l'immunité présidentielle ».
  • Et voici dimanche le premier sondage BVA M6 réalisé auprès des Français. Il tendrait à montrer qu'une large majorité des sondés (72%) estimerait que la "justice doit le poursuivre comme n'importe quel citoyen". Seuls 26% d'entre eux pensent que "la justice devrait le laisser tranquille, car ces histoires sont anciennes".

    Les charognards

    Parti socialiste: Il est «légitime que la justice puisse s’appliquer à tous de la même manière». Le parti socialiste a réagi par la voix de sa secrétaire nationale à la justice, Marie-Pierre de la Gontrie. Elle note que «les faits concernés sont anciens, notamment du fait du régime de la responsabilité pénale du Chef de l’Etat empêchant toute poursuite dans le cours de son mandat». Elle ajoute qu' «il est légitime que la justice puisse s’appliquer à tous de la même manière, pour «établir les responsabilités de chacun».
    De même, Benoît Hamon, porte-parole du Parti socialiste, a néanmoins considéré, dimanche au cours de l'émission "Europe-1/Le Parisien Aujourd'hui en France, qu’il est normal que justice passe." Il a également jugé que "l'image de la France eût été écornée si Jacques Chirac avait été épargné", considérant que c'était le "signe d'une démocratie moderne" qu'un ancien président de la république soit un justiciable comme un autre.
    Cette "affaire démontre l’importance d'un juge d'instruction indépendant", selon Benoît Hamon, qui a en outre considéré que rien ne justifiait une réforme, "s'il n'y a pas d'indépendance préalable du parquet".
  • Dans le sillage du Front national et la gauche radicale, les écologistes sont les plus virulents. Ils approuvent ce renvoi de Jacques Chirac, tel le député Verts Noël Mamère qui se dit haut et clair satisfait : “A un moment donné il faut qu’on s’explique sinon on est dans une république bananière. Donc j’entends les cris d’orfraie qui sont lancés par certains. Il est normal que Chirac s’explique, oui”. Cette obsession de la "république bananière" ne le positionnerait-elle pas définitivement en "banane suprême" de la république ?
  • L’amer Mamère est en bonne compagnie avec le Che-Besancenot (NPA).
    Le leader trotskiste du NPA dit attendre que «le procès de Jacques Chirac ne soit pas uniquement le procès de "Supermenteur" (il a ses références culturelles: la marionnette de l'ex-président dans les Guignols !) mais aussi le procès de l'immunité présidentielle». Selon lui, la décision «donne l'espoir que le scandale des emplois fictifs puisse enfin aboutir» et «l'espoir d'une première brèche du système de l'immunité présidentielle». Il faut que les présidents de la République, «que ce soit Jacques Chirac ou l'actuel président (Nicolas Sarkozy)», puissent être «jugés en temps et en heure, comme tout un chacun». S’ils sont de droite, les Français sont donc réputés coupables et n’ont pas même droit à la présomption d’innocence !...
  • "C'est une décision qui ne réjouit personne", a renchéri Pierre Moscovici (PS), mais "la justice doit être égale pour tous".
  • "Il est normal que la justice soit la même pour tous", a commenté Chantal Jouanno (sous-ministre à l'Ecologie).

    Ceux qui font la part des choses

  • Jean-Pierre Grand, député UMP (villepiniste): «Je ressens comme un acharnement malsain. C'est d'ailleurs ce que me disent les gens dans ma ville. Jacques Chirac ne mérite pas ça. Au départ, on lui reprochait quelque 500 emplois fictifs, maintenant plus que 21 et on le renvoie en justice... A l'arrivée qu'est-ce qui restera? Zéro emploi? En tout cas, on aura usé physiquement et moralement un homme pendant des mois et des mois».
  • Jean-François Lamour, député UMP, ancien ministre de Jacques Chirac: «A titre personnel, j'aurais préféré que le président Chirac soit à l'écart de tout cela. L'acharnement n'est jamais souhaitable. Il faut que chacun aborde ce dossier avec sérénité. Mais Jacques Chirac démontrera que, pour chacun des éléments du dossier, il a des réponses à apporter. Je remarque qu'il y a débat au sein même de la justice sur ce dossier...»
  • Henri Cuq, député UMP des Yvelines. Selon cet élu estampillé chiraquien, l'ancien président «avait le droit de vivre en paix». «Je regrette profondément cette décision parce que je considère qu'aujourd'hui Jacques Chirac avait le droit de vivre en paix», a déclaré Henri Cuq sur RTL.
  • Dominique Paillé. «Jacques Chirac est un personnage que les Français aiment bien. Il est dommage qu'en sa fin de carrière personnelle, il soit renvoyé en correctionnelle», a déclaré le porte-parole adjoint de l'UMP sur France Info. «Simplement, on peut regretter cette issue». Dominique Paillé s'est dit «surpris dans la mesure où cela ne correspondait pas aux réquisitions». Toutefois, a-t-il souligné, «il est tout à fait logique que la justice fasse son oeuvre, nous sommes dans un pays démocratique et de droit».
  • Xavier Bertrand. Selon le secrétaire général de l'UMP, «le parquet a dit qu'il n'y avait pas lieu selon lui de renvoyer. Ce n'est pas une affaire qu'on découvre aujourd'hui», a-t-il expliqué sur RTL avant l'annonce du renvoi de Jacques Chirac devant la justice. «Comme il y a déjà eu des jugements, en ce qui me concerne, même si vous savez que normalement on a pas à prendre part dans un dossier comme celui-ci, je pense qu'il n'est pas utile de revenir encore et encore en arrière».
  • André Vallini, député PS, ancien président de la commission Outreau: «Si la justice doit être égale pour tous, elle doit aussi avoir un sens. Et pour avoir un sens, elle ne doit pas passer trop tard», a déclaré le député de l'Isère dans un communiqué.
  • Désirdavenir Royal. «Ce sont des affaires très anciennes. Jacques Chirac sans doute a beaucoup de choses à se reprocher si la justice le poursuit. Mais en même temps, il a aussi donné beaucoup au pays. Aujourd’hui, c’est un homme qui mérite d’être tranquille. Et en même temps, il faut que la justice soit la même pour tous» a-t-elle estimé sur Europe 1. Ambigü ?...
  • De Corrèze, François Hollande a certes tenu à parler d’affaires du passé: “Il y a un malaise. Chacun le comprend… malaise de voir l’ancien président de la République ainsi mis devant une situation inédite, et puis, il y a un malaise puisque les affaires remontent à très loin”.
  • Jacques Chirac a reçu dimanche le soutien de plusieurs autres personnalités, dont celui de Patrick Devedjian (ministre de la Relance), qui fut son avocat, et a estimé que le renvoi de M. Chirac n'était pas "une si bonne chose que ça", s'agissant "d'un président à la retraite et pour l'image de la France", même si cela donne "le sentiment que la justice est la même pour tous".
  • Il faut surtout saluer la prise de parole de sa fille adoptive, Ahn Dao Traxel, qui a décidé de sortir de sa réserve habituelle pour dénoncer une décision "injuste".
    "Je trouve que c'est injuste et choquant", a déclaré Ahn Dao Traxel. "Condamner cet homme serait injuste", a dit la fille adoptive de Jacques et Bernadette Chirac.
    Domiciliée à Boissy-la-Rivière (Essonne), elle a expliqué avoir travaillé durant vingt ans, de 1980 à 2000, à la mairie de Paris comme agent de bureau, "sans jamais avoir bénéficié d'un passe droit, alors qu'il (M. Chirac) aurait pu (lui) donner une fonction passe partout de chargé de mission s'il l'avait souhaité".
    Ahn Dao Traxel, qui fait "confiance à la justice dans cette affaire", a dit "partager l'avis de Ségolène Royal" selon laquelle "il a mérité d'être tranquille". Elle a mis en outre l'accent sur l'action de son père adoptif sur la scène internationale, citant notamment son refus à la guerre en Irak aux côtés des Américains.

    Y aura-t-il un acharnement judiciaire contre ce serviteur de la nation

    Rien n’est moins sûr. Tous, peu ou prou, qu'ils soient de droite ou de gauche, étaient partagés entre deux commentaires: "la justice doit être la même pour tous", et une reconnaissance de l'action internationale de l'ancien chef de l'Etat.
  • Symptomatique du revirement de l’opinion, en estimant "normal et justifié" que M. Chirac "réponde de ses actes", Arnaud Montebourg (PS), un de ses principaux détracteurs, a jugé que c'était "trop tard". Et d'ajouter que l'ancien président "a rendu des services à la nation quoi qu'on pense de lui".
  • L'ancien ministre du budget de François Mitterrand, Michel Charasse, a été plus tranchant dans sa désapprobation de la décision, longtemps après les faits. Selon lui, elle risque de "porter atteinte à l'image de la France". Il a considéré aussi que l'action de M. Chirac n'avait "pas été indigne pour la République".
  • Quant à l'opinion publique, elle a tranché: Jacques Chirac est aujourd'hui, avec 76% d'opinions favorables, l'homme politique le plus populaire du pays.

    Qui est la juge Xavière Siméoni ?

    Née le 25 novembre 1952, Xavière Simeoni a commencé sa carrière comme greffière, au bas de la hiérarchie judiciaire avant d'entrer dans la magistrature en 1984. Elle a effectué toute sa carrière à l'instruction, d'abord à Evry (Essonne), de 1985 à 1992, puis à Paris, où elle s'est affirmée au pôle financier, de 1999 à 2000, puis à partir de 2003. Magistrate corse et discrète, fuyant les media et la notoriété, décrite par ses collègues comme travailleuse et opiniâtre, Xavière Simeoni a travaillé sur des affaires importantes, sans jamais être attaquée ou critiquée publiquement par les avocats.

    L’affaire de tout une vie

    L'affaire Chirac a été sans doute le dossier de sa carrière : c'est elle qui a commencé à l'instruire en 1998, avant de le reprendre après une éclipse, pour mettre en examen l'ancien président en 2007 et le renvoyer finalement devant un tribunal. Après le départ du juge Philippe Courroye du pôle financier, en 2007, elle a repris certains des dossiers de celui-ci, notamment celui où Christophe de Margerie, patron du géant pétrolier Total, est mis en examen pour une affaire de corruption présumée en Iran, ainsi que l'affaire du programme de l'ONU en Irak "Pétrole contre nourriture" pour laquelle Charles Pasqua est poursuivi.
    Xavière Simeoni a parfois eu du mal à trouver sa place au pôle financier, où ses relations avec un magistrat plus connu, Renaud Van Ruymbeke, se sont avérées difficiles dans le dossier visant une vente de frégates à Taïwan en 1991. Alors qu'elle était cosaisie de l'affaire, Renaud Van Ruymbeke ne l'a en effet pas informée qu'en 2004 le vice-président d'EADS, Jean-Louis Gergorin, était venu lui faire de pseudo-"révélations", qui se devaient se révéler être une supercherie et provoquer l'affaire Clearstream.
    La juge Simeoni a aussi instruit les affaires de présumées opérations de corruption menées par Thalès à l'étranger et des délits d'initié présumés à EADS, toujours en cours, où elle a mis en examen plusieurs anciens dirigeants du consortium aéronautique, dont son ancien coprésident exécutif français Noël Forgeard.