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dimanche 30 novembre 2014

Burkina Faso: un soldat français fait le sacrifice de sa vie dans un accident

Tribut payé par les militaires de l'opération Barkhane contre les islamistes au Sahel 

Un membre des forces spéciales de l'armée de terre française est décédé samedi au Burkina Faso 

dans un accident d'hélicoptère, annonce dimanche le ministère de la Défense.
L'adjudant Samir Bajja, âgé de 38 ans et natif de Nîmes (Gard), membre du 4e régiment d'hélicoptères des forces spéciales de l'armée de terre, appartenait au Service des essences des armées, précise le ministère.
Le sous-officier se trouvait à bord d'un hélicoptère Caracal pour un vol nocturne d'entraînement lorsque l'appareil s'est écrasé. Il a été tué sur le coup, deux autres membres de l'équipage ont été blessés.

L'accident est survenu dans la région de Ouagadougou, selon la source militaire française.
L'adjudant, engagé depuis 16 ans dans l'armée, avait notamment servi en Côte d'Ivoire, en Afghanistan, au Tchad et au Mali.

C'est le deuxième soldat français à mourir au Sahel depuis le lancement, le 1er août dernier, de l'opération Barkhane contre les groupes armés terroristes dans la bande sahélo-saharienne.

jeudi 24 juillet 2014

Un avion d'Air Algérie abattu au nord du Mali

51 Français à bord: représailles islamistes ?

Ansar Dine s'est-il inspiré du "crash" de l'avion M17 de Malaysia Airlines abattu par erreur en Ukraine ?

Laurent Fabius déclare que l'avion "s'est probablement écrasé". Tout seul, les conditions météorologiques étant mises en cause. Pour le criminologue Alain Bauer, "le contexte de la météo difficile dans le secteur traversé par l'avion rend l'hypothèse de l'accident la plus plausible". Mais il pointe du doigt les contrôles de sécurité parfois poreux de l'aéroport de Ouagadougou...2014 sera une année noire pour le transport aérien avec déjà plus de 730 décès contre 210 en 2013. La multiplication des crashs ces derniers jours, ne doit pas faire oublier que l'avion reste le moyen de transport le plus sur au monde, avec un accident pour 2,4 millions de vols en 2013.

La zone du "crash" présumé se situe à proximité de Gao, Mali


La présence des troupes françaises de l'opération Serval au nord du Mali permet d'évoquer la possibilité d'un attentat, hypothèse actuellement murmurée, mais rejetée. "Un an après 'Serval', les djihadistes sont de retour au Mali", ceux que la France était censée avoir chassé, titrait Le Monde déjà en février. Les djihadistes ont repris pied dans un certain nombre de zones, réparties sur l'ensemble du nord du Mali. Le Monde signalait une série d'incidents contre les forces françaises, tchadiennes ou maliennes – sous forme d'attentats-suicides, de tirs de roquettes ou d'armes légères, de pose de mines – ne laissaient pas d'inquiéter, alors que la force internationale au Mali, la Minusma, a pourtant déployé 6.000 hommes sur le terrain.
Le 20 février, près de Tessalit, un hélicoptère français de reconnaissance a été touché par plusieurs balles tirées du sol. Un membre de l'équipage a été blessé. L'appareil a pu se poser, mais la rumeur qu'il avait été abattu n'a pas été longue à se propager jusqu'à Bamako. (lien)

Des pourparlers sont en outre en cours entre une délégation touareg et les autorités locales.
Où sont passés les missiles sol-air 
Ansar Dine, dirigé par le chef touareg Iyad ag Ghali, est aujourd'hui le plus visible sur le terrain. Ses membres se sont réinstallés dans leur zone d'influence traditionnelle au nord de Kidal, près de la frontière algérienne.

Tinzawaten, côté algérien, l'autre fief d'Ansar Eddine et des autres groupes islamistes, s'avère être une base importante dans le cadre du retour des djihadistes au Mali. A Tassissat, à 30 km au nord ouest de Abeybera, s'était tenue la réunion d'AQMI déclenchant la campagne d'assassinat contre les "collabos" des Français.

Il a pu aussi se trouver un passager "malveillant": une action terroriste à l'intérieur de l'avion apparaît plus vraisemblable.

L'Elysée se flatte de sa réactivité par l'installation "immédiate"d'une ...cellule de crise !

dimanche 26 décembre 2010

Le Cameroun soutient le socialiste Gbagbo ?

« Par sentiment anti-français », qui plus est ?

En octobre 2011, ce sera le tour des Camerounais d'élire leur président et la crise post-électorale en Côte-d'Ivoire pourrait faire école. Alors, à Yaoundé (Cameroun), on en est déjà à la répétition générale. Qui s'étonnera que les partisans de Ouattara critiquent le forcing de Laurent Gbagbo, mais la mauvaise foi des Camerounais est prometteuse: il dénoncent déjà une ingérence étrangère présumée dans les élections ivoiriennes. Jean Claude Awono, écrivain, explique : « Ce qui se passe aujourd'hui en Côte d'Ivoire intéresse tous les Africains, car ce qui arrive à nos frères là-bas pourrait aussi bien arriver au Cameroun. »

Les démocrates camerounais optent pour l'usurpateur ivoirien

Au-delà de la cristallisation du sentiment nationaliste et panafricaniste, la presse française mobilise sur le devoir de mémoire anti-colonialiste. Pour Jean-Michel Nintcheu, député du Social democratic front (SDF), principal parti de l'opposition, créé en 1990 pour défier la dictature monopartiste ultra-conservatrice de l'Union Nationale Camerounaise (UNC) devenu le Rassemblement Democratique du Peuple Camerounais (RDPC) du Président Paul Biya depuis l' Independance : « La rue camerounaise, qui semble soutenir majoritairement M. Gbagbo, n'est pas fondamentalement pro-Gbagbo, mais plutôt anti-française. »
Du Benoît Hamon pur jus ?
Pour que ce soit bien clair en effet, précisons que le SDF a été admis à l’Internationale socialiste au Congrès de Paris en 1999...
Lien PaSiDupes sur l'implication des socialistes français

En vérité, les plus impliqués dans l'affaire ivoirienne, avant la population, ce sont d'abord les partis d'opposition camerounais.
Ils font monter la pression. Ainsi, d'un côté, le Mouvement africain pour la nouvelle indépendance et la démocratie (Manidem) envisage une marche ces prochains jours pour soutenir Laurent Gbagbo et, d'autre part, l'Union des populations du Cameroun (UPC) qui a pris le parti du président ivoirien sortant a adressé, le 4 décembre, une lettre de félicitation pour son « éclatante victoire qui est le couronnement d'une lutte du peuple ivoirien. »

Mais l'élection d'Ouattara divise le SDF présidentiel.
Alors que le parti a officiellement reconnu la victoire du Président Gbagbo, le député Jean-Michel Nintcheu invite Gbagbo à quitter le pouvoir: « les présidents africains, Paul Biya en tête, gagneraient à apprendre la culture de l'alternance. »

Pour Rue89, la presse, c'est le peuple

Le site français ne craint pas l'amalgame et fond la rue dans les media, assurant que, pas plus qu'eux, elle n'échappe à l'engouement pro-Gbagbo. Rue89 se plaît à suggérer une communauté de vues. Ce serait donc la même chose de titrer « Coup d'Etat électoral contre coup d'Etat constitutionnel » (Le Messager) ou « Un fauteuil pour deux » (Mutations) que de faire sa Une avec « La crise ivoirienne secoue le SDF »(La Nouvelle Expression) ou « Tout sur les accords qui ont vidé le pouvoir de Laurent Gbagbo » (Emergence).

Rue89 prend ses désirs pour la réalité
Entre ceux qui voient dans l'attitude de la communauté internationale une ingérence qui ne vise qu'à écarter Laurent Gbagbo du pouvoir, et les autres qui pensent que le sortant est un mauvais perdant, la mobilisation des Camerounais se ferait sentir jusque dans les rues.
Rue89 se croit autorisé à titrer « Le Cameroun soutient Gbagbo 'par sentiment antifrançais' »
Pour preuve, il cite Céline, une célèbre étudiante :
« Laurent Gbagbo a publiquement accepté de respecter le verdict des urnes. Il ne doit pas ressortir aujourd'hui la carte du nationalisme parce qu'il a perdu. »
Et sélectionne Eric, un décrypteur concurrent, trouvé dans la rue:
« La communauté internationale doit respecter les institutions ivoiriennes. C'est le Conseil constitutionnel qui proclame les résultats définitifs. Et cette institution a proclamé Gbagbo vainqueur. Il faut respecter ce résultat. »
La situation au pays des éléphants enflamme visiblement les rues de Yaoundé !

D'autres réalités sur lesquelles Rue89 ne s'attarde pas

=>
L'Union africaine suspend la Côte d'Ivoire et conditionne sa réintégration à l'entrée en fonction "effective" d'Alassane Ouattara en tant que président.

=>
Mercredi, le Conseil de sécurité de l'ONU lui a également apporté son soutien sans équivoque à Ouattara.

=> Enfin, si "ingérence étrangère" il y a, elle n'est pas seulement le fait de la France - et des Etats-Unis du président démocrate et métis Obama (dont le papa était un Noir originaire du Kenya), car des discussions se sont ouvertes entre des pays africains membres de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) et les Etats-Unis sur un éventuel renforcement des effectifs de la mission de l'ONU en Côte d'Ivoire (ONUCI), qui compte actuellement près de 9 000 hommes), appuyés par les 900 soldats ...français de l'opération Licorne, non pas à titre français, donc. Sa présence en Côte d'Ivoire remonte à 2002, dans le cadre des accords de défense signés entre les deux pays le 24 août 1961. Mais son rôle a été redéfini en force d'interposition. La France, puis la CEDEAO (Communauté des États d'Afrique de l'Ouest) ont envoyé d'importants contingents militaires pour séparer les belligérants ivoiriens et pour éviter guerre civile et massacres.

Un accord signé le 24 janvier 2003 à Marcoussis par toutes les forces politiques prévoyait simultanément le maintien du chef de l'État en exercice, le président Laurent Gbagbo, la mise en place d'un gouvernement de réconciliation nationale intégrant des représentants de la rébellion du nord et la mise en œuvre d'un programme abordant les principaux sujets de fond à l'origine de la crise ivoirienne (nationalité, propriété foncière rurale, éligibilité, restructuration de l'armée, désarmement de la rébellion). L'objectif était la tenue d'élections démocratiques à la fin de l'année 2005, mais le scrutin présidentiel fut repoussé d'année en année, Gbagbo manœuvrant déjà pour tenter de se maintenir au pouvoir par tous les moyens, jusqu'en 2010.
Le 4 avril 2004, l'opération des Nations unies en Côte d'Ivoire (ONUCI, 6 240 hommes) prend le relais des contingents de la CEDEAO, aux côtés de la force Licorne qui reste en soutien sous commandement français (4 600 hommes).

Tout ce qu'il faut savoir de l'implication française
Le 6 novembre 2004, l'aviation gouvernementale ivoirienne effectua un raid aérien sur la position française de Bouaké. On déplora 9 morts et 37 blessés parmi les soldats français. Les forces françaises ripostèrent, neutralisant, sans le détruire, l'ensemble des forces aériennes ivoiriennes sur la base de Yamoussoukro. Le président J.Chirac donna l'ordre de destruction des moyens aériens militaires ivoiriens, afin d'empêcher toute nouvelle attaque des Forces armées nationales de Côte d'Ivoire (FANCI) contre l'armée « rebelle » des Forces nouvelles (dont le secrétaire général est ...Guillaume Soro), dans le nord du pays, soutenues par le Burkina Faso voisin, et d'interdire d'autres agressions contre les positions françaises.
Les troupes françaises ont été ramenées de 5000 à 2400 militaires en août 2007, puis à 1800 hommes en mars 2008. Le 31 juillet 2008, le Conseil de sécurité de l’ONU a prolongé, pour six mois, les mandats de l'ONUCI et de l’opération Licorne. Ceux-ci sont ainsi prolongés jusqu’au 31 janvier 2009, dans le but de sécuriser l'élection présidentielle qui s'est tenue le 30 novembre 2008.
Cette force française de réaction rapide de troisième rang participe au maintien de la Paix en Côte d'Ivoire, en complément de l'ONUCI (Opération des Nations unies en Côte d'Ivoire) et agit en soutien de la force onusienne.

Les présidentielles ivoiriennes, façon congrès PS de Reims
Le 4 décembre 2010, alors que Marie-sEGOlène Royal Laurent Gbagbo contestait les résultats du deuxième tour de l'élection présidentielle du 28 novembre et se maintenait au pouvoir, son premier ministre, Guillaume Soro, remit sa démission à Martine Aubry Alassane Ouattara (lui aussi président élu de la République) qu'il reconnaissait ainsi vainqueur légitime du second tour de l'élection. Le président Ouattara le reconduisit alors dans ses fonctions de Premier ministre et Soro forma son nouveau gouvernement le 6, dans lequel il détient également le portefeuille de la Défense.
Le 8 décembre, Soro qualifia Laurent Gbagbo de tricheur et de dictateur et demanda à la communauté internationale de faire pression pour que Gbagbo quitte le pouvoir.

Le président camerounais Paul Biya (1933- )

Il est le second président de la République du Cameroun, depuis ...28 ans au pouvoir (novembre 1982).
En décembre 2007, il annonça pourtant son intention de modifier la Constitution qui limitait le mandat présidentiel à 2 exercices. De nombreuses organisations, comme Amnesty International, ont critiqué le régime de Paul Biya, accusé de restreindre les libertés fondamentales des Camerounais.

Le président sème le chaos pour garder le pouvoir
Obsédé par sa « révision constitutionnelle », Paul Biya souffle le chaud et le froid: accusé de la mort d'une centaine de manifestants au cours de la semaine de révolte du 25 février 2008, il est prêt à tout pour « apaiser les esprits » de ses sujets. Le 27 février, il promettait que « force resterait à la loi » et que les « apprentis sorciers qui manipulent la jeunesse » seraient impitoyablement châtiés, puis il offrit une défiscalisation des produits de première nécessité, une diminution des droits de douanes sur le ciment et aux fonctionnaires une revalorisation salariale de 15%.
Paupaul ne sait pas comment financer de telles pochettes surprises, alors « il donne les grandes orientations » et se concentre sur l'Assemblée Nationale où il a fait élire, en juillet dernier, une écrasante majorité RDPC (son parti) pour faire sauter l'article de la Constitution qui verrouille le nombre de mandats présidentiels.

14 juillet 2010
Le président Sarkozy convia son homologue camerounais au sommet « familial » du 13 juillet 2010, avec les autres chefs d'Etat africains concernés par le cinquantenaire de l'indépendance (Sénégal, Tchad, République centrafricaine, Congo, Gabon, Niger, Mauritanie, Mali, Burkina Faso, Côte d'Ivoire, Bénin, Togo et Madagascar). Après qu'il ait courtoisement tergiversé longuement, la présence de Paul Biya fut éclipsée par celle de sa femme Chantal, la « Lionne du Cameroun », tandis que le président de la Côte d'Ivoire, le socialiste Laurent Gbagbo, fut le seul sur les 14 qui déclina l’invitation: il envoya son ministre de la Défense.

Les sympathies de Rue89 (et du journal Le Monde) vont aux deux dictateurs à vie dont les similitudes de comportements troubleraient pourtant n'importe quel démocrate.
La position du journal Libération est, pour sa part, plus flottante. D'un côté, il qualifie Gbagbo de "président sortant de la Côte d'Ivoire, très isolé", mais, de l'autre, titre à des fins de politique politicienne hexagonale sur la dénonciation par Gbagbo d' "un 'complot' mené par la France" (que Libération explicite ensuite en "ingérence de Paris et de Washington")...

mercredi 22 décembre 2010

Côte d'Ivoire: le socialiste Gbagbo s'incruste contre la volonté du peuple

Le président battu : «Je tends la main à monsieur Ouattara» !

Son vainqueur ferait un bon premier ministre...

Le président déchu refuse toujours de quitter le pouvoir

Debout derrière un pupitre, à côté du drapeau ivoirien, Laurent Gbagbo est apparu hier soir au 20 Heures de la RTI, la télévision officielle ivoirienne. C’est la première fois qu’il s’exprime publiquement depuis son refus d’admettre sa défaite électorale le 28 novembre au profit de son rival, Alassane Ouattara.

Il a le visage fatigué et consulte ses notes d’une voix assurée. « Je suis le président de la République de la Côte d’Ivoire, j’ai prêté serment, j’ai nommé un Premier ministre, le pays s’est remis aussitôt au travail et l’Etat fonctionne », lance-t-il. Il revient sur les péripéties qui ont marqué l’annonce des résultats et n’en démord pas : « J’ai remporté le scrutin avec 51,45 % des suffrages. Il revient au Conseil constitutionnel de proclamer les résultats »: à la Commission électorale indépendante, il ne reconnaît en effet qu’un rôle d’organisation et de contrôle du scrutin.

Laurent Gbagbo fait sa Ségolène Royal

Le président sortant accuse la commission internationale

« Elle a donné un spectacle affligeant, soutient-il. Elle a proclamé les résultats à l’hôtel du Golf, au QG de mon adversaire. Ils sont nuls. La communauté internationale a déclaré la guerre à la Côte d’Ivoire. Ce la n’est pas acceptable et ne sera pas accepté. »
Stigmatisant « ceux qui agissent contre les lois ivoiriennes et dénient au peuple ivoirien le droit de choisir ses dirigeants », il les rend responsables des « tueries, incendies et pillages » de ces derniers jours. « Le bilan est lourd, dit-il : vingt morts pour la seule journée de jeudi dernier, dont dix membres des forces de l’ordre. »


Dans un registre pacifiste, il poursuit : « On veut nous terroriser, mais je ne veux plus que le sang soit versé. Je ne veux plus de guerre qui peut s’étendre aux pays voisins. » Et il lance un appel au « calme et à la retenue » : « Nous avons demandé, par la voie diplomatique, le départ de l’Onuci et des forces françaises qui la soutiennent. Nous n’avons pas obtenu satisfaction. Ils partiront un jour. Nous ne voulons pas de morts inutiles. »

Il fait toutefois quelques concessions

Le sortant battu dans les urnes se dit prêt à accueillir un « comité d’évaluation », pour juger des résultats de la présidentielle, composé de l’UE, des Etats-Unis, mais aussi de l’Union africaine, de la Ligue arabe, de la Russie et de la Chine.
Ouattara ferait un premier ministre acceptable, comme DSK pour l'amère Royal.
S’adressant ensuite à son adversaire, Dominique Strauss-Kahn Alassane Ouattara, réfugié à l’hôtel du Golf depuis sa victoire, il lui demande de « regagner son domicile ». « Je tends la main à monsieur Ouattara et à l’opposition armée qui le soutient », conclut-il.

Quelques heures plus tard, une porte-parole d’Alassane Ouattara a répondu que Laurent Gbagbo continue de « ruser avec le monde » en proposant d’ouvrir le dialogue. « Il dit avec force qu’il est encore le président de la République de Côte d’Ivoire, ce qui est inacceptable », a-t-elle insisté.
« Il s’agit pour lui de reconnaître le verdict des urnes et de partir, tout simplement. »
La France a recommandé mercredi à ses ressortissants de quitter provisoirement la Côte d'Ivoire après le discours de Laurent Gbagbo qui mardi soir s'est réaffirmé président malgré la reconnaissance d'Alassane Ouattara par la communauté internationale.

En France, le PS reste très proche du dictateur

Certes, François Hollande s'est désolidarisé en 2004, se prononçant pour son exclusion de l'Internationale socialiste (IS) en ces termes: "Quand il y a des chefs d'Etat qui se comportent comme des dictateurs, ils n'ont aucune place dans les réunions socialistes au plan international".
Sa position est quelque peu ambigüe, car s'il a récemment officialisé son lâchage verbal, il a toutefois désapprouvé l'ultimatum de Nicolas Sarkozy sommant le président autoproclamé ivoirien de quitter le pouvoir (lien Le Figaro
),
Mais le 'Mr Afrique du PS' soutient Gbagbo (lien PaSiDupes) : Guy Labertit était présent à l'investiture de l'usurpateur ivoirien (lien Jeune Afrique)

Et l'ami fidèle Jack Lang (ici avec Gbagbo et le socialiste Jean-Marie Le Guen, à droite), qui a certes commencé par réitérer son soutien au dictateur dont il est un proche (cf. photo ci-contre et lien PaSiDupes) l'a finalement largué.
Dans un entretien d'avril 2008 à Rue89 et un reportage de la RTI diffusé par Bakchich,
Lang a d'abord affirmé que Gbagbo est "un homme de gauche" et dit qu'il considérait Laurent Gbagbo comme « un humaniste », se fiant à son « intuition ». Lang raconte: "J'ai dit à Laurent : « Si tu es si populaire, allons donc se promener dans les quartiers populaires. » Et on a descendu cette magnifique rue, en toute décontraction, avec un dispositif de sécurité très léger. Il y avait une sorte d'enthousiasme et de respect dans les regards des Ivoiriens qu'on a croisés. On est ensuite allés en boîte, elle s'appelle le Queen's [qui appartient au footballeur Didier Drogba, ndlr]. Vous savez, la Côte d'Ivoire est un des pays où la musique bouge le plus."
Souvent Lang varie
Mi-décembre 2010, l’ancien ministre socialiste Jack Lang, commandeur dans l’ordre du mérite ivoirien depuis mars 2008, a écrit à Lolo Gbagbo pour lui demander de céder la place au président élu Alassane Ouattara... ""La suite logique serait que Laurent Gbagbo s'en aille", déclare-t-il.

VOIR et ENTENDRE Jack Lang pérorer sur l'honneur:


Gbagbo, nouveau Sankara?
Gbagbo tient sa réputation de "patriote" à la situation de rébellion et d'invasion par des troupes venant du Nord et notamment du Burkina Faso. Sur leur illustre président, les Burkinabè (Burkina Faso) tirent deux conclusions principales :
- Sankara était patriote et avait de bons objectifs pour son pays
- mais s’y prenait très mal pour les atteindre.
Autre divergence entre Gbagbo et Sankara, le fait que quasiment personne n’a jamais accusé Sankara, ou son entourage, de s’être enrichi personnellement. Ce dont ne peut se prévaloir Gbagbo...

Ouattara, "candidat de l’étranger"
Les media de la gauche française font campagne contre le président élu.
Parce que cet ancien économiste au FMI est plus libéral et peut compter sur un soutien international des pays démocrates, dont celui du Président Obama, ils jettent le doute sur Ouatara.
Notre gauche s'interroge "objectivement" sur la question de
savoir si le « nationalisme » de Gbagbo sert mieux les intérêts de la Côte d'Ivoire que « l’internationalisme » de Ouattara
? ... L'internationalisme n'est plus ce qu'il était !

De grands principes démocratiques il n'est plus question à gauche.

vendredi 26 septembre 2008

RSF - Jean-François Julliard, élu en remplacement de Robert Ménard

Robert Ménard cède la place à un proche
Robert Ménard lâche le poste de secrétaire général de Reporters sans frontières (RSF) qu'il occupe depuis 23 ans; Jean-François Julliard, élu, lui succède.

Âgé de 35 ans, Jean-François Julliard (ci-dessus) est marié et père de deux enfants.
Il travaille à Reporters Sans Frontières depuis la fin des années 90. Après un DESS (comme tout le monde à gauche) en journalisme, il est tout naturellement devenu chercheur pour ...l’Afrique.

Robert Ménard essaie de faire bonne figure :
Il déclare:
« Jean-François Julliard, qui vient d’être élu, occupera désormais le poste de secrétaire général. Il travaille depuis plus de dix ans à mes côtés au sein de Reporters sans frontières. Il en connaît parfaitement les rouages, les méthodes, la philosophie. Il lui apportera son enthousiasme, celui d’une génération de militants rompus à la mondialisation et à Internet. Je ne souhaite qu’une chose : qu’il fasse de Reporters sans frontières une organisation toujours plus efficace pour défendre nos confrères maltraités, torturés, emprisonnés et, plus généralement, cette liberté de la presse sans laquelle il n’y a pas de liberté. »


Le cinéma continue !

C’est donc après des études … de cinéma et d’audiovisuel avant de trouver sa voie de petit reporter, au Congo et ailleurs en Afrique (Tintin est le surnom de Ménard) , que Jean-François Julliard a commencé à militer à Reporters Sans Frontières à 25 ans, en 1998. Il est devenu chercheur de coups médiatiques pour l’Afrique, puis responsable de la recherche de l’organisation en 2004. « Les urgences ne manquent pas, a-t-il déclaré. Moussa Kaka emprisonné au Niger, l’Afghanistan (auquel il faudrait pourtant retirer notre assistance, selon l’opposition) ou le 60e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’homme : nos priorités iront vers toujours plus d’efficacité. »

Qui dit nouvelle tête dit changements ?

Un train peut en cacher un autre, mais derrière Jean-François Julliard de RSF ne se cache pas Julliard Jean-François, journaliste au Canard Enchaîné, un homonyme. Que ni l'un ni l'autre ne soit le fils caché de Jacques Julliard (Nouvel Observateur), ne nous regarde pas...
> Le petit plus de Julliard, celui de RSF ?
Il appartient à la génération d'Internet et dispose des connaissances nécessaires dans le domaine technologique pour développer de nouveaux angles d'attaques.
> Le fond reprend ainsi ses droits sur la forme médiatique, se prend-on à penser, et le petit reporter Julliard annonce d'ailleurs son intention de rapporter des images ou des témoignages des zones d'actions. Quoi de plus naturel puisqu’il possède une formation de journaliste. Il est d'ailleurs rédacteur en chef, d’un hebdomadaire mural de RSF.

Tous les moyens restent pourtant bons pour toucher l'opinion publique
Le militant n'hésite pas à se mettre personnellement en danger pour prôner la liberté d'expression: chinois, ce kamikaze? Mais alors tibétain !... Adepte des opérations coups-de-poing qui sont, selon lui, l'un des meilleurs moyens de faire passer un message, Jean-François Julliard mettra RSF en scène de toutes les manières possibles pour sensibiliser la planète à l'importance des droits du journaliste.

En février 2001, il est interpellé à Tunis et expulsé de Tunisie après avoir distribué des exemplaires du mensuel interdit Kaws el Karama, publié par Jalal Zoghlami (dont le frère, Taoufik Ben Brik, qui a collaboré à de nombreux journaux francophones, en particulier le Nouvel Observateur, est un opposant déclaré au régime du président Ben Ali).
Il semble donc que la défense des journalistes par RSF est directement subordonnée à leur opposition aux régimes en place qui ne sont pas suffisamment orientés à la convenance des déstabilisateurs politiques.

En octobre 2001, alors qu'une délégation de Reporters sans frontières s'opposaient à la visite du président du Burkina Faso, Blaise Compaoré, l'accusant d'être responsable de l’assassinat du journaliste Norbert Zongo, il est projeté au sol par des policiers en civil après avoir été aspergé de gaz lacrymogène pendant une manifestation devant le siège du Parti socialiste à Paris. Telle est l'image d'Epinal.

Le lundi 24 mars 2008, durant la cérémonie d'allumage de la flamme olympique à Athènes, et en compagnie de Robert Ménard (ici au centre, en rupture de stock de T-shirts) et Vincent Brossel (responsable du Bureau Asie-Pacifique à Reporters Sans Frontières, ci-contre à gauche) , il dérange volontairement le discours du président du comité d'organisation olympique chinois Liu Qi, en arborant une banderole représentant les anneaux olympiques remplacés par des menottes, principal logo de RSF contre les manquements aux droits de l'homme soutenus en Chine par ... Sa Cynique Majesté Royal.

Sont-ils frères?
Toute ressemblance entre Jean-François Julliard et le rejeton Bruno Julliard, ancien meneur de l'UNEF réinséré adjoint à la jeunesse à la mairie socialiste de Paris, serait évidemment purement fortuite.
Alors Jean-François ne serait donc pas non plus le fils de l'ancienne maire socialiste du Pyu-en-Velay, déboulonnée par un jeune et fringand ministre de ...Sarkozy.

Au total, ce Jean-François de RSF est relativement mystérieux: on ne sait guère de lui que ce qu'il n'est pas...

vendredi 29 février 2008

Lutte contre le tabagisme: le Burkina-Faso est-il plus évolué?

Nous avons plus à apprendre des pays "sous développés" que nous ne croyons.

LE CORPS DU FUMEUR
L'espérance de vie d'un fumeur est réduite de 20 à 25 ans. Les effets du tabac sur le corps humain sont les suivants:
1- Affaiblissement du système immunitaire:
à l'image de ce qu'entraîne le SIDA et expose à des maladies graves de la peau et une chute- des cheveux.
2- Cataracte:
C'est un vieillissement prématuré du cristallin de l'oil qui peut conduire à la cécité (aveuglement).
3- Rides:
Le tabac détruit la vitamine A de la peau et entraîne des rides.
4- Surdité:
Le tabac entraîne une surdité par destruction des vaisseaux sanguins de l'oreille.
5- Cancer de la peau
6- Caries, jaunissement des dents
7- Maladies respiratoires:
Comme la bronchite chronique, les abcès du poumon, les difficultés respiratoires et surtout l'emphysème 15 dans lequel le poumon devient tout noir à la radio pulmonaire.
8- Ostéoporose:
Par fragilité de l'os responsable de maux de dos fréquents et des fractures suite aux petits mouvements.
9- Maladies du cour :
Le tabac accélère le rythme cardiaque et augmente le risque d'hypertension.
10- Ulcère d'estomac:
Le tabac contribue à l'apparition de cette maladie et l'aggrave avec des difficultés de traitement.
11- Coloration brun-jaunâtre des doigts par accumilation du goudron sur les ongles
12- Cancer chez la femme
Notamment le risque accru de cancer du col, de l'uterus, et des seins.
13- Stérilité masculine:
Le tabac altère le sperme, ce qui entraîne une impossibilité d'avoir des enfants et augmente le risque d'avoir des enfants mal formés. La stérilité est plus fréquente chez le fumeur.
14- Inflammation de la peau:
Appelée encore psoriasis qui donne des tâches rougeâtres suintantes et accompagnées de démangeaisons
15- Maladies des vaisseaux sanguins:
Avec difficultés de circulation sanguine responsable d'amputations des mains et des pieds.
16- Cancer à plusieurs endroits:
poumons (16a), nez (16b), bouche et de la langue(16c), le foie (16d), le pancréas (16e), le sein (16f).

DE NOMBREUSES AUTRES CONSEQUENCES SONT FREQUENTES CHEZ LES ENFANTS
Petit poids de naissance:
A cause de la mauvaise nutrition de l'enfant dans le ventre de sa mère.
Prématurité:
L'enfant arrive plutôt que prévu à cause du tabac. Il est immature pour faire face aux nombreuses maladies.
Mort subite du nourrisson:
C'est le décès le plus fréquent et inexpliqué des petits enfants des fumeurs.
Infection de la sphère ORL:
par exposition au tabagisme des parents
Paralysie de la face:
qui est une complication de l'infection ORL.
Méningite:
qui est également une complication de l'infection ORL.