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lundi 29 octobre 2012

PS: Le Guen conteste la légitimité de l'équipe issue du congrès de Toulouse

Le député PS de Paris dénonce un congrès "surréaliste"


Jean-Marie Le Guen met en cause " la légitimité" du congrès du PS 

Son  coup de gueule  s'en prend à "des gens qui s’autoproclament". 
"Certains ministres sont fascinés par l’horlogerie interne. Il y a un décalage avec les problèmes réels des gens. Ce n’est pas rassurant", estime le député. 

Entretien de Public Sénat avec ce laissé pour compte du changement


A quoi sert ce congrès ?

C’est une bonne question… C’est une rencontre, c’est un moment de sympathie et de rassemblement. Mais je suis stupéfait de voir apparaître cet endroit comme un lieu qui serait amusant. Où est la légitimité de tout ça ? La procédure de désignation, des gens qui s’autoproclament, c’est surréaliste. On est dans une forme de gouvernance assez éloignée de nos formes traditionnelles qui faisaient envier le PS pour sa démocratie interne.

Le PS étant au pouvoir, n’est-il pas normal de montrer une unité des socialistes ?



Jack Lang et Jean-Marie Le Guen font la fête 
en Côte d'Ivoire avec le camarade  Gbagbo

 dans un quartier d'Abidjan en mars 2008

Il y a une partie compréhensible, du fait du contexte de crise et du fait d’être au pouvoir. Mais il y a des aspects inquiétants, du fait de cette autoproclamation. C’est un mode de régulation bizarre. J’ai voté pour la motion majoritaire, mais ce n’était pas avec un enthousiasme extrême. Cette motion, c’est l’auberge espagnole. On peut y dire tout et son contraire, on peut avoir voté contre le traité budgétaire européen. Le sens politique de tout ça est assez faible.



Que pensez-vous du rôle qu’ont joué certains ministres sur la question des équilibres internes en vue du congrès ?
Certains ministres sont fascinés par l’horlogerie interne. Il y a un décalage avec les problèmes réels des gens. Ce n’est pas rassurant. Certains sont toujours dans des jeux de parti, des jeux de congrès. Ça ne veut pas dire qu’ils ne sont pas en responsabilité, mais ils pensent que l’essentiel de la vie politique est lié aux problèmes internes du PS. Or, ce ne sont pas les manœuvres d’appareil qui feront les carrières de ces personnes, surtout quand le choc avec le réel devient aussi prégnant.

lundi 30 juillet 2012

Hollande reçoit le tyran du Bahreïn en catimini

Mais Fabius reproche à Sarkozy d'avoir reçu Assad
Le rideau de fumée de Fabius n'est pas assez opaque 


Le ministre des Affaires étrangères,
Laurent Fabius, a une bonne mémoire ancienne, mais moins fidèle sur le court terme. 
Il a déclaré aujourd'hui sur RTL que "le seul souvenir" qu'il avait de l'action de Nicolas Sarkozy sur la Syrie est d'avoir invité Bachar el-Assad en 2008 à Paris pour le 14 juillet. 

Le chef de la diplomatie réagissait à des propos attribués hier à l'ancien président par Le Parisien, mais démentis par son entourage. "On m'a critiqué sur la Libye mais moi, au moins, j'ai agi Il faut être beaucoup plus ferme contre le régime de Damas, beaucoup plus ferme", aurait déclaré Sarkozy, selon le quotidien.

"Il faudrait mettre cela sur le compte de propos de vacances", a réagi Fabius. "Parce que si on parlait de la Syrie, le seul souvenir que j'ai de l'action de M. Sarkozy avec M. Bachar al-Assad, c'est de l'avoir invité à présider les cérémonies du 14 juillet" en 2008, a-t-il ajouté.
Le président Jacques Chirac avait préféré se faire représenter
pour accueillir Bachar Al-Assad à l'aéroport d'Orly.
Jospin envoya Jean-Luc Mélenchon,
alors Ministre délégué à ...l'Enseignement professionnel.

Hollande se cache pour recevoir un dictateur arabe

C'était bien essayé, Monsieur Fabius !




La visite du dictateur  avait  été dissimulée à la presse. Donc aux Français...


Le 23 juillet 2012, le président de la République, François Hollande, a reçu à l'Élysée le roi du 
Bahreïn
, Hamad ben Issa el-Khalifa.


Mais une journaliste de l'AFP, Nadège Puljak, a révélé l'information,
en publiant sur Twitter une photo de du dissimulateur François Hollande raccompagnant le roi sur le perron de l'Élysée. 



L'invité de Hollande  est régulièrement accusé de réprimer dans le sang les manifestations
qui agitent ce riche pays du Golfe. Depuis le début de la contestation qui dure depuis mars 2011, 60 personnes seraient mortes selon Amnesty International. 



La semaine dernière, Nabeel Rajab, un opposant au régime bahreïni, a été condamné à 3 mois d’emprisonnement pour avoir publié un tweet en juin dernier dans lequel il critiquait le premier ministre du pays, Cheik Khalifa, au pouvoir depuis 1971. 


Pour mémoire: les dictateurs amis des socialistes    

Mitterrand et Kadhafi en Crète en 1984
Mitterrand Kadhafi

Mitterrand et Ben Ali
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Mitterrand et Castro
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Mitterrand et Déby
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Mitterrand et Biya
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Mitterrand et Milosevic
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Mitterrand et Moubarack
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Jospin et Moubarack
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Védrine et Moubarack
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Lang et Gbagbo
Lang et Gbagbo

Fabius et Ben Ali
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Jospin et Ben Ali
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DSK et Ben Ali
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Gbagbo et Jospin
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Castro et Lang
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Mme Mitterrand et Castro
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Mme Mitterrand et Chavez, Paris, 2005
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Mitterrand et Xiaoping
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samedi 28 juillet 2012

Sans concertation, Hollande annule la dette de la Côte d'Ivoire

La France endettée a-t-elle les moyens ?

Alassane Ouattara a remercié François Hollande pour l'annulation de la dette de son pays à l'égard de la France





"Rencontre cordiale
entre le président ivoirien Alassane Ouattara et François Hollande
 
à Paris", selon RFI



Alassane Ouattara est à Paris depuis le mardi 24 juillet. 
A l'issue de leur entretien d'une heure et quart, jeudi, les deux présidents se sont exprimés devant la presse dans la cour de l'Elysée.  
"Monsieur le président, je voulais vous remercier parce que nous avons signé avec le ministre des Finances avant hier (mardi) une annulation de la dette de la Côte d'Ivoire à l'égard de la France de 99,5%, c'est-à-dire plus de 3 milliards d'euros", a déclaré le président Ouattara. "Cela va nous permettre de renforcer les investissements dans les secteurs sociaux et je voudrais vous dire un grand merci", a-t-il ajouté. 
F. Hollande a remercié à son tour - en plaisantant -  M. Ouattara pour "ne pas avoir oublié les 0,5%" de la dette non annulés. 
"Nous voulons que la France et l'Afrique aient un partenariat dans la transparence et dans le respect" et "avec des principes qui sont ceux que nous posons dans les relations avec tous les pays du monde, c'est-à-dire la bonne gouvernance, la lutte contre la corruption, le respect des droits de l'Homme", a également affirmé le chef de l'Etat. 
Auparavant, les deux présidents s'étaient félicités de leur échange "tout à fait fructueux"[sic], au cours desquels ont également été évoquées "les perspectives de la coopération bilatérale franco-ivoirienne dans les années à venir", selon un communiqué de l'Elysée publié peu après.   Le cacao, le café, la canne à sucre, l’ananas, la banane, la noix de cajou et ... l'huile de palme sont des produits importants dans les exportations en Côte d’Ivoire, pays agricole, malgré la remise en cause des quotas par l'Organisation mondiale du commerceMais après avoir été classée troisième producteur mondial de café pendant près de trente ans, la Côte d’Ivoire connaît une baisse de production, passant au septième rang mondial. La principale ressource naturelle de la Côte d'Ivoire est le bois, mais le rythme de la déforestation n'inquiète apparemment pas les alliés écologistes de Hollande...

Cette annulation de dette
(signé par les ministres des Finances le 24 juillet, en présence du président Ouattara), "prépare la signature du contrat de désendettement-développement" (C2D). 
Sur 20 ans, 2,85 milliards d'euros seront affectés à des projets de développement dans "l'éducation, la formation, l'emploi, la santé, l'agriculture, le développement rural et la biodiversité, le développement urbain et l'eau, et les infrastructures de transports". 

Autre souci: la situation intérieure ivoirienne
La réconciliation en Côte d'Ivoire est en effet en panne plus d'un an après la fin de la crise postélectorale (décembre 2010-avril 2011, quelque 3.000 morts), et l'intervention de la force française Licorne qui avait permis l'installation de  Ouattara, élu face à l'ancien président Laurent Gbagbo. 
Selon l'Elysée, le Président Hollande a "salué l'implication personnelle du Président ivoirien dans la restauration de la sécurité sur l'ensemble du territoire ainsi que dans la réforme de l'armée". 
Il a également évoqué avec lui "la question de la réconciliation nécessaire entre les Ivoiriens, qui passe par le dialogue, la lutte contre l'impunité et la justice". A cet égard, le renforcement de l'Etat de droit et du système judiciaire en Côte d'Ivoire fera aussi partie des priorités de la coopération bilatérale", assure la présidence française. 
La situation au Mali n'a pas été occultée 
Le président Ouattara, qui préside actuellement la Cédéao (Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest), a dit espérer une résolution des Nations Unies "dans les tout prochains jours" pour "une éventuelle intervention militaire". 
Le président Hollande a réaffirmé que "dans le cadre d'une résolution du conseil des Nations-Unies, nous appuierons ce que les Africains auront eux-mêmes décidé". 
La Françafrique n'est plus tabou ?

Hollande creuse ainsi la dette publique française
L'annulation de la dette ivoirienne fait sans doute partie de la croissance...
Il dispose du fruit du travail des Français sans consulter le Parlement. 


Le candidat Hollande n'avait-il pas promis que, lui président, la concertation serait la règle ?
Et il recommencera avec la République 'démocratique du Congo: à qui le tour ?

Mais les ouvriers de PSA n'ont pas, quant à eux,  besoin d'aide de l'Etat français:
il faudrait sans doute qu'ils se délocalisent en Côte d'Ivoire... 

mardi 8 février 2011

Les grands de ce monde perdent parfois la tête

Et des préférences sexuelles, on ne discute pas

L
a gauche française est très stricte et puritaine


L'opposition fait du co-'jet-age' une affaire d'état

Michèle Alliot-Marie aurait voyagé à dos de chameau que le PS et Nono Mamère n'aurait rien trouvé à redire. Pas plus en fait qu'ils n'ont critiqué la production de CO2 par Cécile Duflot qui prend l'avion pour les Maldives dès qu'elle a un instant. Le cadeau d'un ami, nous certifiait-elle? Lien PaSiDupes
Etait-ce Ben Ali ou Fidel Castro, nul ne sait, mais le Canard enchaîné ne voulut d'ailleurs pas le savoir...

Mais le PS s'offusque de savoir que MAM fait du stop à Noël en Tunisie dans l'avion d'un ami tunisien. Ca ce n'est pas bien du tout !


Une franche camaraderie

Pas de compromission à gauche










Leonid Brejnev (URSS) était slave jusqu'au bout des lèvres: à gauche, son accueil à Dubcek est particulièrement chaleureux.

Mais Heinrich Honecker (RDA, à droite) savait aussi donner de sa personne. Le tchèque Gustav Husak ne se faisait pas prier non plus pour des étreintes publiques.


Au PS, Jack Lang ne serait pas du genre à embrasser Lolo Gbagbo sur la bouche.






Et au PCF, Georges Marchais n'était pas libre en 1980 d'aller, ou non, faire à Brejnev des démonstrations de tendresse. Et pourtant, n'a-t-il pas l'air épanoui au côté de Brejnev ?...





Et Mélenchon met la langue
pour prendre le PCF !




Les responsables politiques ont parfois la tête ailleurs.
Mais à gauche, c'est pour la bonne cause: la cause du peuple !

mercredi 19 janvier 2011

Tunisie: le PS a la mémoire courte

Le gouvernement doit-il demander pardon pour les socialistes ?

L'opposition accable la droite pour son respect de la légitimité

Tous les responsables politiques, de gauche comme de droite, ont été pris de vitesse par les événements.

D'abord, ils n'ont pas vu. Puis, ils n'y ont pas cru. Jamais ils n'ont imaginé que le général Ben Ali puisse être chassé par la rue.
La révolte tunisienne a pris le gouvernement au dépourvu. Frédéric Mitterrand nia que le régime de Ben Ali était une dictature et Bruno Le Maire estima que le satrape de Tunis était mal jugé, ce qui est vrai, et avec raison. Quant à la ministre des Affaires étrangères, la légitimiste Michèle Alliot-Marie, elle refusa de s'ingérer dans les affaires intérieures d'un état souverain, fût-il ancien protectorat français. Elle se limita donc à la proposition des services de la police française. Navrant disent les interventionnistes républicains !

La gauche met l'Internationale socialiste sous le boisseau

Histoire de faire oublier son implication, le PS serait bien inspirée de la mettre en veilleuse, plutôt que de réclamer des démissions ministérielles.

=> Le PS Pierre Moscovici déclarait le 11 janvier, le jour même de l'offre de services de MAM : "Sans remettre en cause le régime, il faut dire à Ben Ali que doivent être respectées certaines valeurs. Ce régime a assuré une efficacité économique. La France doit manifester de manière sereine, sans remettre en cause son amitié pour la Tunisie..." ! Quelle clairvoyance et quel courage exemplaires ! Mais, une fois Ben Ali en fuite, Moscovici a, bien sûr, aboyé avec la meute. Avec aplomb et sans vergogne, il a demandé que des têtes tombent ...au gouvernement français !

=> Mais nous avons un autre précédent illustre. Danielle Mitterrand, épouse du président de la République en exercice, ne soutenait-elle pas la dictature castriste ? Le PS, si prompt à donner des leçons, ne changera donc jamais.

Désirdavenir Royal rappelle quelles sont ses fréquentations à cette Internationale

Mue par sa vanité naturelle, la présidente du Marais poitevin a cru utile et opportun de rappeller qu'elle est vice-président de l'Internationale socialiste, sans toutefois relativiser cet insigne honneur de n'être que l'un des 35...

Mais forte de son expérience démocratique du Congrès socialiste de Reims, elle s'est offerte en "garantie" du bon déroulement des élections présidentielle et législative tunisiennes à venir.
VOIR et ENTENDRE le commentaire de Dominique Paillé sur Public Sénat, en réaction à cette offre de "caution" magique par la coquecigrue du marais poitevin:

Elle en a aussi profité, comme à son habitude, pour faire de la récupération et a sévèrement critiqué l'attitude du gouvernement français, jugeant notamment « scandaleuse » la proposition de la ministre des Affaires étrangères d'aider un régime et un parti socialistes. La Charentaise ménage la chèvre et le chou tunisiens et souhaite que le « droit de manifester puisse se faire en même temps que l'assurance de la sécurité". Un nouvel appel aux jeunes à descendre dans les rues, cette fois à Tunis ?

Sans bien sûr les nommer, elle s'en est également prise à des camarades socialistes, dans une tentative de valorisation, stigmatisant cette fois le probablement "scandaleux" directeur du FMI Dominique Strauss-Kahn qui vantait en 2008 la politique économique de la Tunisie.

=> A ses côtés, la promiscuité d'un autre vice-président, Pascal Affi N'Guessan du Front populaire ivoirien créé par Laurent Gbagbo (actuel usurpateur de la présidence de la Côte d'Ivoire), membre de plein droit, ne lui paraît nullement 'scandaleux'.

=> Elle devrait en outre pouvoir s'entendre avec Ben Ali, le président tunisien déchu, non pas tant parce que c'est désormais un 'dictateur' avéré, mais parce que c'est comme elle un socialiste international estampillé. La Tunisie de Ben Ali y a voix au chapître puisqu'elle est membre consultatif de cette honorable organisation de démocrates...

=> Elle y cotoie encore Mahamadou Issoufou, représentant du 'Parti nigérien pour la démocratie et le socialisme', alors que deux compatriotes français ont été pris en otage au Niger avant d'être tués.
Et Martine Aubry a-t-elle seulement un vague sentiment que le camarade nigérien n'est qu'un fantoche et que les membres ivoirien et tunisien 'abîment' ou 'salissent' l'Internationale socialiste ?

Lionel Jospin
en est membre honoraire.
Pierre Mauroy (ancien premier ministre de François Mitterrand et prédécesseur de Martine Brochen-Aubry à la mairie de Lille) fut président de l'Internationale socialiste de 1992 à 1999.
Comme ça, le compte est bon !

Comment peut-on devenir membre de l'Internationale socialiste ?

'Brutalement', avoue pudiquement François Hollande à Raphaëlle Duchemin ce matin sur France Info !
Pour autant, cet élan de sincérité de Flamby 1er est une litote indigne d'un candidat aux primaires socialistes.

Le socialiste Ben Ali est arrivé au pouvoir par un coup d'état

La 'révolution au Jasmin'
, selon l'hypocrisie socialiste, date de novembre 1987.
Le général Ben Ali s'appuya alors sur un rapport médical signé par sept médecins attestant de l'incapacité du président historique Habib Bourguiba d'assumer ses fonctions et le déposa pour sénilité, à l'âge de 84 ans. En tant que dauphin constitutionnel, il devenait ainsi président et chef suprême des forces armées. Dans une déclaration radiodiffusée, il annonça sa prise de pouvoir, déclarant que « l'époque que nous vivons ne peut plus souffrir ni présidence à vie ni succession automatique à la tête de l'État desquels le peuple se trouve exclu. Notre peuple est digne d'une vie politique évoluée et institutionnalisée, fondée réellement sur le multipartisme et la pluralité des organisations de masse ». L'action est par la suite justifiée par le fait que des mouvements intégristes préparaient un coup d'État.
Agé de 74 ans, Ben Ali était président depuis 23 ans, autant dire à vie, comme un autre démocrate socialiste, âgé de 65 ans, Laurent Gbagbo, président de Côte d'Ivoire depuis plus de 10, se maintenait au pouvoir contre la volonté du peuple. L'Internationale socialiste serait-elle constituée de tyrans ?

Or, si, comme le parti du très démocrate Laurent Gbagbo, le parti fondé par Ben Ali en 1988, le Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD), appartient, on le sait, à l'Internationale socialiste, dont le PS est l'un des fers de lance, l'exclusion du RCD vient seulement d'être demandée, le 18 janvier. Comique ? Pathétique, en fait, voire tragique: la révolution au jasmin a fait des dizaines de victimes, tombées sous les balles des forces de l'ordre socialiste.

VOIR et ENTENDRE le socialiste Razzie Hammadi se faire siffler le 13 janvier 2011 au cours d'un meeting de 'soutien au peuple tunisien' et 'contre la dictature', à la Bourse du Travail de Paris, alors qu'il se présente comme "tunisien" :



Le PS avait cru la jouer tout en finesse en envoyant le franco-tunisien en lieu et place de Pouria Amirshahi, le secrétaire national aux droits de l'homme. Le PS serait-il plus bassement politique que vertueusement 'droits de l'homme' ?

dimanche 2 janvier 2011

La peur, selon Roland Dumas, légitime l'islamisation de la France

«Islamophobie» : Roland Dumas fait craindre « une révolte » en France

La gauche n'a rien appris de l'entre-deux guerres

Le 19 mars 2010, Roland Dumas, ancien ministre socialiste des Affaires étrangères de François Mitterrand, après avoir rappelé la situation des Juifs pendant la Seconde guerre mondiale, mais avoir aussi fait l'impasse sur les conséquences tragiques du pacifisme français de l'entre-deux guerre (lien PaSiDupes) - tandis que l'Allemagne se ré-armait- dénonçait en France « un sentiment d’islamophobie ». Certes, les accords de Wengen, encore plus tragiquement que la ligne Maginot, rendent notre intégrité nationale toujours plus illusoire, mais restent les éternels pacifistes qui aujourd'hui encore polluent les esprits et entravent la prise des mesures politiques qui assureraient la survie de notre culture et donc de notre civilisation.

Lien PaSiDupes vers le point de vue d'Eric Zemmour

La France est soumise au régime socialiste de la peur

Le craintif octogénaire socialiste brandit la peur, se prononce contre une loi sur la burqa et craint un hypothétique « rapprochement de tous les éléments islamo-arabes » qui pourrait conduire à des troubles qui mettraient fin au «côté paisible de la France».

VOIR et ENTENDRE le socialiste Roland Dumas se donner des gages d'impartialité mais prendre partie:


A la judéophobie a fait place l'islamophobie envoyé par oumma

Face à des invités très majoritairement alignés sur la posture de Roland Dumas, la journaliste Elisabeth Levy fait front contre la thèse de l'islamophobie.

VOIR et ENTENDRE un Roland Dumas hautain et méprisant renvoyer E. Levy à ses manuels d'histoire (sélectionnés par la FSU ?)... et deux tentatives confraternelles de déstabilisation
Au passage, Frédéric Taddéi tente ainsi de ridiculiser E. Levy en évoquant la polygamie et Jean-François Kahn assimile la 'menace' des intégristes catholiques à la menace islamiste.

Clash Lévy VS Dumas sur la Flotilla [nws] Taddei 010610 CSOJ envoyé par peanutsie.

VOIR et ENTENDRE
un reportage de BFM-TV concernant les soutiens de Dumas et Verges au président socialiste Laurent Gbagbo, battu à la dernière présidentielle, la précédente remontant à ...10 ans (2000):


Côte d'Ivoire : Dumas et Vergès auprès de Gbagbo envoyé par BFMTV.


Comme Riton Emmanuelli (ou la girouette Jack Lang, avant que le vent ne tourne) cf. lien PaSiDupes, le PS est décidement fort impliqué au côté du camarade usurpateur ivoirien et historiquement nuisible au regard de notre propre histoire.

vendredi 31 décembre 2010

Le PS, jusqu'au cou en Côte d'Ivoire

Laurent Gbagbo reste lié aux socialistes français

Les liens historiques du PS avec le président sortant.

Laurent Gbagbo a reçu Roland Dumas, ancien président démissionnaire du Conseil constitutionnel et ancien ministre des Affaires Etrangères du président socialiste François Mitterrand, jeudi 30 décembre, à Abidjan. Celui-ci était arrivé le jour même de Paris en compagnie d’un autre avocat octogénaire français, Jacques Vergès.

Depuis l’élection présidentielle du 28 novembre, perdue par le président sortant ivoirien, des juristes africains et français se succèdent au palais et sur la chaîne de télévision publique, pour tenter de convaincre que Laurent Gbagbo a gagné. Abandonné par les états démocratiques, le président sortant dénonce régulièrement un « complot » dont il serait victime de la part de la France et des Etats-Unis du démocrate métis Obama, encourageant les manifestations et déclarations anti-françaises, malgré l'intérêt que lui portent encore ses conseillers blancs, outre Roland Dumas (PS), Jean-François Probst (majorité) ou Marcel Ceccaldi, l'avocat de Jean-Marie Le Pen.

Roland Dumas insinue
Il instillait le doute jeudi. « J'ai quelques indications que tout le monde n’est pas d’accord dans la communauté internationale. Elle se résume à quelques personnalités qui se mêlent de tout et dont on va examiner le cas. »

L’ancien chef de la diplomatie française des années Mitterrand n’est pas le premier socialiste à faire le voyage d’Abidjan. Juste avant les élections, le député socialiste Jack Lang s’y était rendu lui aussi. Un reportage télévisé sur sa tournée des boîtes de nuit en compagnie de Laurent, son « ami président » en 2008 est un succès sur Internet.
Mais, jeudi, l’ancien ministre de la culture a exhorté Laurent Gbagbo à « partir » et à « sortir par le haut », vantant ses « grandes qualités de cœur, d’engagement social, d’attachement à son pays ». (cf. PaSiDupes) Il n'a pas hésité d'ailleurs à pousser le bouchon un peu loin. « Il a été quand même l’homme qui a restauré la paix en Côte d’Ivoire et construit avec les autres leaders la démocratie », a-t-il prétendu.

Mardi, le député socialiste Pierre Moscovici avait regretté que Roland Dumas « prête son talent à ça ». « Je le regrette profondément, comme je regrette qu’il se soit trouvé encore il y a peu de temps des socialistes pour soutenir Laurent Gbagbo », a-t-il dit, se référant notamment au député Henri Emmanuelli.

Les intérêts croisés Laurent Gbagbo-France

Après dix années à se maintenir au pouvoir sur la base d'une seule élection présidentielle (2000), après le scrutin présidentiel tant attendu du 28 novembre 2010, le battu dénonça, « une campagne de suspicion et de dénigrement à sens unique dirigée contre les autorités ivoiriennes, menée par la majorité des media français. Ils sont les champions des donneurs de leçons ». Il est vraiment des nôtres, reconnaissaient les socialistes hexagonaux !

Le communiqué, signé également par le député François Loncle, avait été lu au journal de 20 heures de la télévision ivoirienne, alors que les frontières ivoiriennes étaient fermées, les media étrangers coupés et que certains journalistes français faisaient l’objet de menaces précises.

Opposant au président Houphouët-Boigny, il reçut de Mitterrand le statut de réfugié politique en France en 1982. Il crée, dans la clandestinité, le Front populaire ivoirien (FPI), membre de l’Internationale socialiste. De cette époque naît son amitié avec Guy Labertit, ancien 'Mr Afrique' du PS, présent à « l’investiture » de Laurent Gbagbo début décembre.

Le PS assure ne pas être le seul soutien à Gbagbo

Les soutiens français de Laurent Gbagbo ne viennent pas exclusivement de la gauche. Ces derniers jours, l’avocat Marcel Ceccaldi, ancien conseil de Jean-Marie Le Pen, expliquait à la télévision ivoirienne comment, juridiquement, Laurent Gbagbo était bien le gagnant.

Le député UMP Didier Julia, ancien soutien de Saddam Hussein, estime : « Ce n’est pas gaulliste pour la France de s’identifier à la position américaine – qui est anti Gbagbo – parce qu’ils n’ont jamais pu conquérir les marchés de Côte d’Ivoire. »

Un militant ivoirien anonyme d'Abidjan -ou de nulle part- témoigne de l'heure de gloire française sous Gbagbo : « Orange, Bouygues, Bolloré et récemment Total ont remporté des contrats fructueux sous sa présidence. Ces sociétés auraient, sans doute, étaient trés contentes de la victoire de Laurent Gbagbo. Mais, cela n’a pas été le cas. »

Gbagbo a choisi l’agence de communication Euro RSCG
Cette filiale du groupe Bolloré a assuré sa campagne présidentielle. Interrogé sur les raisons de ce soutien, l’un des fondateurs de l’agence, Jacques Séguéla a expliqué : « ¨Parce que Vincent Bolloré a des intérêts en Afrique et que de longue date, il a toujours conseillé Gbagbo. »

Laurent Bagbo a nécessairement validé l'affiche de l'agence, siglée « pour la paix, je choisis Gbagbo », où l’on pouvait voir, dans les rues d’Abidjan, « une victime de guerre » avec un moignon de bras gauche dans un bandage qui témoignait : « entre sauver mon bébé ou mon bras, j’ai choisi mon bébé ».

Mais Euro RSCG est mal apprécié aujourd'hui. Jacques Séguéla précise que « dès que les premiers incidents avaient commencé, tout le monde s’était retiré. Toute collaboration s’est instantanément stoppée. »

Côte d'Ivoire: ingérence de Roland Dumas et Jacques Vergès

Côte d'Ivoire: Laurent Gbagbo recrute deux avocats français pour sa défense

Roland Dumas, un ancien ministre des Affaires Etrangères de François Mitterrand, et l'avocat anti-colonialiste Jacques Vergès vont défendre Laurent Gbagbo.

Le chef d'Etat ivoirien contesté, chéri du PS depuis qu'il s'est déclaré opposant au « père » de l’indépendance de la Côte d’Ivoire, Félix Houphouët-Boigny, est président depuis octobre 2000, et en une seule élection présidentielle...
Lors de leur visite jeudi à Abidjan, les avocats ont offert leurs services au président déchu et dévoilé leur stratégie à l'issu d'un entretien avec Gbagbo: feu sur la France et la "fraude".

Arrivés un peu plus d'un mois après l'éclatement de la crise provoquée par Gbagbo qui refuse de céder le pouvoir, l'ex-ministre socialiste et le sulfureux ténor franco-algérien maoïste du barreau ont été reçus pendant environ une heure et demie par L. Gbagbo au palais présidentiel.

Jacques Vergès, 85 ans

A la sortie de cet entretien, l'avocat né d'un père réunionnais et d'une mère vietnamienne,
- proche des sanguinaires Khmers rouges
- et pro-palestinien, connu pour avoir défendu Tarek Aziz, le Premier ministre irakien de Saddam Hussein,
- également le révolutionnaire Carlos, l'auteur d'attentats vénézuélien,
- mais aussi bien Slobodan Milosevic, le dictateur serbe,
ou le nazi Klaus Barbie, « le boucher de Lyon », condamné pour crime contre l'humanité en 1987, a aussi défendu l'homme fort d'Abidjan.

Et l'usurpateur ivoirien "est devenu un symbole" pour Me Vergès, car Laurent Gbagbo " représente une Afrique nouvelle, une Afrique qui ne s'incline pas ", " et c'est ça qui est intolérable pour les dirigeants français", a estimé devant la presse le père de Françoise Vergès, politologue féministe et militante pour la mémoire de l'esclavage et frère jumeau de Paul Vergès (élu communiste de La Réunion).

Roland Dumas, 88 ans

Cet ex-président du Conseil constitutionnel (1995-2000) nommé par son ami Mitterrand, mais contraint à la démission en 2000 pour sa mise en cause dans l'affaire ELF, et qui est à l'origine d'un avis favorable à l'immunité judiciaire du Président de la République, a expliqué que les deux avocats allaient "s'occuper" de la crise post-électorale. "Nous allons faire un Livre blanc et puis nous allons prendre la défense des autorités en place".

Selon lui, une enquête s'impose y compris pour les crimes et délits de droit commun.
"Plus nous avançons, (...) plus nous savons qu'il y a eu des fraudes au deuxième tour des élections", a-t-il affirmé.
L'ancien ministre reprend le discours du camp Gbagbo et accuse: elles sont survenues "dans des secteurs contrôlés" par Alassane Ouattara, reconnu président par la communauté internationale des états démocratiques, mais privé de l'essentiel des leviers du pouvoir et retranché dans un hôtel d'Abidjan, malgré sa victoire à la présidentielle.

Outre l'ex-puissance coloniale française, une grande partie de la communauté internationale appelle Laurent Gbagbo, président sortant, proclamé élu par son Conseil constitutionnel, à céder la présidence à son rival, déclaré vainqueur par la commission électorale. La crise post-électorale a été marquée par de graves violences, qui ont fait 179 morts depuis la mi-décembre selon l'ONU.
C'est en s'appuyant sur des pièces détenues par le Conseil constitutionnel installé par Laurent Gbagbo que Me Vergès affirme que son client est victime d'un "coup d'Etat électoral organisé par le représentant de la France et le représentant des Etats-Unis [d'Obama] en Côte d'Ivoire", lesquels auraient, selon lui, "pris par la main le responsable de la Commission électorale indépendante (CEI)"...

Dumas et Vergès stigmatisent l'ONUCI

En fin de journée, par pure compassion, les deux avocats se sont rendus à l'hôpital militaire d'Abidjan auprès des blessés.

Propagande du camp Gbagbo
Roland Dumas et Jacques Vergès étaient conduits par une avocate de Laurent Gbagbo, une militante présidente des "femmes patriotes", Geneviève Bro Grébé.


La télévision d'Etat RTI, contrôlée par le régime Gbagbo, ainsi que des journaux qui lui sont favorables ont affirmé que la patrouille avait tiré sur une foule et blessé des civils.

Les blessés ont été exposés aux caméras et présentés comme des victimes d'une patrouille de l'Opération des Nations unies en Côte d'Ivoire (Onuci), lors d'un incident mercredi dans le quartier populaire d'Abobo (nord).
Témoin dont L. Gbagbo veut le départ, l'Onuci est accusée d'avoir " poussé le bouchon très loin, jusqu'à aller tirer sur des personnes aux mains nues ", a accusé l'avocate de Gbagbo, promettant des "suites judiciaires".

Une intox

La mission onusienne a réfuté avoir tiré sur la foule et évoqué des tirs de sommation, alors que ses Casques bleus étaient encerclés. Elle a exprimé "son indignation devant les manoeuvres de la RTI destinées à inciter une partie de la population à la haine".

Menaçant, Me Vergès lance une grave accusation contre la France

"Une agression militaire est préparée -de longue date - par la France et les Etats-Unis, afin de placer un gouvernement fantoche en Côte d'Ivoire, comme dans tant d'autres pays où des gouvernements de tirailleurs servent les intérêts français et américains sans mot dire", estime-t-il, plein de haine, dans un entretien à Rue89, le 31 décembre 2010.

Me Vergès promet de déplacer le conflit ivoirien sur le territoire français
" Nous sommes venus à la demande du président Gbagbo, et parce que nous voulions nous informer de la situation pour ensuite agir en France."
Alors que le PS a largement aidé à l'installation de Gbagbo au pouvoir et qu'Henri Emmanuelli, député PS des Landes, continue de le soutenir, "agir en France signifie surtout tenir des conférences de presse et rendre compte de ce nous constatons sur place", annonce Me Vergès.

Devoir de mémoire

Laurent Gbagbo s'est personnellement occupé de faire prodiguer des soins médicaux, aussi bien en France qu'en Côte d'Ivoire, à Mohamed Diawara, ministre ivoirien qui fut mêlé à l'un des plus gros scandales financiers de l'Afrique contemporaine : le détournement de 6,5 milliards de francs CFA au préjudice de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (Ceao).
A qui ont-ils bien pu profiter au début des années 80 ?

Roland Dumas est un habitué des tribuaux

- Décembre 1997: affaires ELF et des frégates de Taïwan
La juge Eva Joly découvre la commission de 45 millions de francs versée par Alfred Sirven depuis les fonds d’Elf. Puis, grâce à une dénonciation anonyme, elle comprend que celle-ci est revenue à la maîtresse de l'ancien ministre de Mitterrand (mort en 1995), Christine Deviers-Joncour. Janvier 2003, Christine Deviers-Joncour est condamnée à 18 mois de prison ferme et 12 avec sursis, Loïk Le Floch-Prigent et Alfred Sirven sont condamnés à trois ans d’emprisonnement ferme, mais la Cour d'appel de Paris relaxe Roland Dumas.

- Roland Dumas a été condamné, de manière définitive, à douze mois d'emprisonnement avec sursis et 150 000 euros d'amende pour complicité d'abus de confiance, dans le cadre de la succession du sculpteur Alberto Giacometti, la Cour de cassation ayant rejeté son pourvoi le 10 mai 2007.