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mercredi 4 décembre 2013

Transparence et respect: révélation de l'opération secrète sur la prostate de François Hollande en 2011

Colère d'Ayrault qui la déclare bénigne, sans aucun doigté

France Info contraint le président Hollande à se déboutonner 

Le député Hollande, alors âgé de 56 ans, a dû subir une opération de la prostate à l'hôpital Cochin à Paris, en février 2011, un mois avant de se lancer dans la course à la primaire socialiste pour l'élection présidentielle de 2012, alors qu'il n'est encore que président du Conseil général de la Corrèze.
François Hollande a d'abord subi des examens ambulatoires, ce qui lui a permis à l'époque de poursuivre ses déplacements. Puis, il a été hospitalisé une semaine, sans qu'aucune trace n'apparaisse dans son agenda.

"Il faut lui faire confiance mais a-t-on le choix ?", se demande Denis Demonpion. Pour lui, cette affaire pose la question de "l'éternel secret" et "le fait que l'on n'ait pas plus d'informations sur l'entourage médical clinique" des chefs d'Etat français. L'auteur du livre "Le Dernier Tabou, révélations sur la santé des présidents" demande des bulletins de santé plus explicites. 


Une intervention  "bénigne" entourée de secret

L'Elysée a dû confirmer cette intervention chirurgicale. Il s'agissait d'une "hypertrophie bénigne de la prostate", selon le communiqué publié dans la matinée par la présidence de la République. "A la suite de cette intervention, aucun suivi médical n'a été jugé nécessaire", est-il affirmé.

Le député UMP Bernard Debré, éminent spécialiste d'urologie, a confirmé avoir été au courant. 
Mais selon lui, François Hollande n'a pas caché cette événement, à son avis "minime". "Je suis astreint au secret médical. Ca s'est passé à l'hôpital Cochin, dans un service qui devait être le service d'urologie, dont j'étais le chef de service", a-t-il répondu. "Je ne vois pas qui a pu faire fuiter... Si, je crois que François Hollande ne s'en est pas caché, parce que certains journalistes l'ont vu".

Ces gouvernants qui nous manquent de respect

"Il n'y avait rien ! C'est comme si on disait : vous savez, François Hollande s'est fait opérer de l'appendicite à l'âge de 7 ans ans. Et alors ?", a minimisé Bernard Debré qui avait fait partie de l'équipe soignante de François Mitterrand, qui dissimula sa maladie jusqu'au 11 septembre 1992 quand il dut être opéré d'un cancer de la prostate.

Deux bulletins de santé mensongers du président Hollande ont été publiés par l'Elysée depuis son élection en mai 2012. 

Une mascarade de plus. Le premier l'avait été le 5 juin 2012, le second le 6 mars de cette année. Et alors?
"L'examen clinique et para-clinique s'est révélé normal", était-il évidemment écrit dans le communiqué publié par la présidence de la République. François Hollande s'est engagé à en publier un "tous les six mois". Et pourquoi pas,Le prochain est prévu avant l'été 2014.

Pourquoi faut-il que les politiciens vertueux blessent l'intelligence peuple?  
Dr. Ayrault : "Aucune raison d'être inquiet" 
"Je n'ai pas à donner des informations qui relèvent de la vie privée" du Président de la République. Jean-Marc Ayrault n'avait pas du tout envie d'être interrogé ce mercredi matin sur l'intervention subie deux ans et demi plus tôt par François Hollande. Sur RTL, ce mercredi matin, il a malgré tout confirmé l'information en assurant qu'"il n'était pas président de la République quand il a eu cette petite opération bénigne."
Mais il a dénoncé avec véhémence "une espèce de dérive", qui consiste à "rendre compte en permanence de tout" et être "toujours obligé d'étaler la vie privée". "En quoi cela a un rapport avec la campagne présidentielle ?", s'est-il emporté, simplement oublieux que la santé défaillante d'un président "a un rapport" certain avec la gouvernance d'un pays. "Je suis surpris qu'on fonctionne comme ça." 

Dès lors, peut-on croire un Premier ministre qui assure qu'il n'y a  "aucune raison d'être inquiet". Quelle crédibilité peut-on accorder à François Hollande qui s'est "engagé à la transparence."  Pour sa part, le Premier ministre a promis qu'il est "en forme". Tout comme François Hollande...
De son côté, François Bayrou, patron du MoDem, a estimé sur  Europe 1 que le "Président de la République, comme toute personne quelle que soit sa profession, a droit au respect de sa vie privée, dés l'instant que cela n'a pas de conséquence sur l'exercice de son mandat." Il s'est dit "étonné devant l'emballement." La solidarité du milieu fonctionne à plein. 
VOIR et ENTENDRE le sombre Ayrault perdre ses nerfs sur l'opacité (aller à 12' 30") 

U
n secret d'Etat mal gardé mis au jour après 18 mois 
Un  fait aussi "bénin" et une maladie aussi "banale" justifient-ils tant d'opacité et d'irritabilité de la gauche ? 
Pire: la gauche vertueuse et donneuse de leçons respecte-t-elle les Français en la maintenant dans l'ignorance?

Une tradition socialiste: F. Mitterrand, maître du mensonge

François Mitterrand restera le président socialiste issu du pétainisme
Occupation allemande - Mitterrand, son parcours vichyssois, ses relations avec l'extrême droite, dont son amitié indéfectible pour René Bousquet, organisateur de la rafle du Vél’ d'Hiv’.

1956 - 1957 :
 garde des Sceaux, il signe l'exécution de 45 condamnés à mort pour terrorisme, dans le cadre de la guerre civile en Algérie

1959 -
Faux attentat de l'Observatoire, dont Mitterrand se dit victime

1983 - 1986 -
Affaire des écoutes téléphoniques illégales par la cellule antiterroriste de l’Élysée: les victimes reconnues sont l'ex-journaliste du Monde Edwy Plenel (Mediapart), en pointe dans l'affaire Greenpeace, l'avocat Antoine Comte, défenseur des Irlandais de Vincennes, Jean-Edern Hallier (décédé) ainsi que sa famille (son fils, sa fille et son frère) à propos de l'ent cachée du président, et Joël Galipapa, collaborateur de Charles Pasqua, alors que 22 autres plaintes sont jugées infondées dont celles des journalistes Hervé Brusini (France 2) et Michel Cardoze (PCF, L'Humanité, France Inter et France 2) et celle de l'actrice Carole Bouquet.

1987 - 1989 :
Affaire Urba qui porte notamment sur les conditions d'attribution de marchés publics et concerne le financement occulte du Parti Socialiste. Condamnations d'Henri Emmanuelli, mentor de Benoît Hamon, pour "recel et complicité de trafic d'influence, reconnu coupable par la justice de complicité de trafic d'influence, et condamné en décembre 1997 à dix-huit mois de prison avec sursis et à deux ans de privation de ses droits civiques.)

1992 -
Hospitalisation en France de Georges Habache: vives réactions dans le monde politique français, Israël proteste contre l'accueil en France d'un "chef terroriste aussi cruel".

1993 -
suicide de son ancien Premier ministre Pierre Bérégovoy, soupçonné de corruption dans une affaire polémique de prêt1994 (7 avri) - suicide à l'Élysée d'un ami proche du Président, François de Grossouvre qui menaçait de révéler des secrets

1994 (1er mai)- soutien de F. Mitterrand au régime Hutu à l'origine du génocide au Rwanda

A partir du printemps 1983 - entretien financier de sa fille adultérine par l’État, Mazarine Pingeot et sa mère Anne logent avec François Mitterrand, dans un appartement de fonction d'un immeuble affecté à la Présidence de la République du quai Branly (7e arrondissement de Paris) de plus de 250 m2, spécialement rénové pour l’occasion. Pendant treize ans, huit "super-gendarmes" de la République veillent en permanence sur les deux femmes, qui s’installent ensuite dans le château de Souzy-la-Briche, résidence de villégiature de la République française mise à disposition du Premier ministre.


La maladie du président Mitterrand fut l'un des secrets les mieux gardés de l'Etat,sous les deux septennats du premier président socialiste de la Ve République, avec l'existence d'une enfant cachée, Mazarine Pingeot. C'est devenu depuis le symbole de la très grande discrétion des politiques sur leur état de santé. En 1992, dans un communiqué officiel, l’Elysée annonce que François Mitterrand doit être opéré d’un cancer de la prostate. Son médecin personnel révélera après sa mort, le 8 janvier 1996, que le candidat Mitterrand se savait atteint dès septembre 1981, avant son éléction du 10 mai 1981. 

Les bulletins de santé qu'il s'était engagé à publier tous les six mois étaient en fait falsifiés.
"Il est normal que la presse s'intéresse à la santé du président de la République", déclare pourtant François Mitterrand lors d'un entretien en décembre 1981 (voir la vidéo ci-dessous). Il mentait mêmeles yeux dans les yeux déjà, assurant même qu'il n'avait "jamais eu affaire, pour des choses sérieuses, à la médecine". 
En octobre 2012, son ancien Premier ministre, Pierre Mauroy, assurera sur Europe 1 avoir été informé dès 1980 du mal dont souffrait le futur président. "Voilà, j'ai un cancer de la prostate. Mais je vais en sortir", aurait alors déclaré le candidat à la présidentielle de 1981.
Moins le régime est démocratique, plus la santé du chef est camouflée 
Le culte du secret autour de la maladie d'un chef d'Etat est particulièrement vrai des régimes les moins démocratiques, nous montre une analyse publiée par Slate l'an dernier. Le site d'info en ligne s'attarde notamment sur les cas du Vénézuélien Hugo Chavez, décédé d'un cancer démenti à de nombreuses reprises, ou encore du Chinois Xi Jinping, un ancien "présidentiable" soudain disparu de la circulation pour raisons de santé. Selon ce site, la fragilisation d'un leader en autocratie est bien souvent l'opportunité que saisissent les élites pour bousculer le pouvoir en place et lancer une révolution. Et l'article de citer en exemple le Zaïrois Mobutu Sese Seko, défait par Kabila en 1997 après avoir publiquement exposé sa maladie.Le site étaye sa démonstration avec des exemples plus récents, ceux des révolutions ayant conduit aux chutes de Moubarak en Egypte, Ben Ali en Tunisie, et Ali Abdallah Saleh au Yémen. Une analyse qui permet également de voir d'un autre oeil les récurrentes mises en scène sportives et viriles de Vladimir Poutine... 
Pourtant, Slate va vite en besogne. Saleh a pris le risque d'annoncer en janvier 2012 qu'il va se rendre aux États-Unis pour des soins et il est toujours à la tête du Yemen. Quant à Moubarak, il fut hospitalisé après sa déchéance et lors de son procès.  Dans le cas de Ben Ali, le président est soupçonné d'une maladie supputée en 2003 pour affaiblir son pouvoir: comme Moubarak (85 ans), il est toujours en vie à 77 ans.
Tabou sociétal, omerta politique et fuitage politicien.
Pourquoi le président trompe-t-il délibérément notre confiance en promettant la transparence, alors qu'il est déjà entré dans la spirale du flou et du mensonge ? 
Le paraître des acteurs politiques  politiciens est une insulte à la démocratie, un manque de respect envers le peuple souverain. Peu lui chaut la prostate du président si elle est plus saine que sa moralité.

Aucun des protecteurs solidaires du président, membre du gouvernement ou simple militant, de gauche comme de droite, en défendant le mensonge, ne sort grandi et ne gagne le respect.
VOIR et ENTENDRE la ministre de la Santé dans le rôle de Mlle Cunégonde nous dire que "tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes" du mensonge et  nous lancer, non sans audace, "Circulez, y a rien à voir":

Si la dame est enrhumée, qu'elle se mouche !

VOIR et ENTENDRE le double jeu de France Info, révélateur de la cachotterie mais critique de la fouille de la vie privée des grands de ce monde, dont notre sort dépend pourtant largement: 

Santé des présidents : faut-il tout dire ? par FranceInfo


vendredi 7 juin 2013

Pierre Mauroy est mort et il concentre désormais toutes les vertus politiques

L'hommage de Lionnel Luca à Mauroy dépote
Sur Twitter, le député UMP des Alpes-Maritimes a apporté sa touche de vérité aux condoléances envers Pierre Mauroy, ancien Premier ministre socialiste décédé, dressant de son bilan un tableau moins idyllique.
Alors que l'ensemble de la classe politique a accompli son devoir en lui rendant hommage, vendredi, à Pierre Mauroy, décédé à l'âge de 84 ans, une voix discordante s'est fait entendre. 
Lionnel Luca, député UMP des Alpes-Maritimes, s'est fendu de trois tweets sans complaisance à l'égard de l'ancien Premier ministre, ce qui lui a valu de nombreuses réponses indignées d'internautes militants que la vérité dérange.

Le député a d'abord comblé une lacune grossière au panégyrique du socialiste pourtant responsable des trois dévaluations du Franc entre 1981 et 1983 "qui ont spolié les salariés".


Lionnel Luca ne peut pas non plus occulter la condamnation en 2011 de Pierre Mauroy pour une affaire d'emploi fictif à la mairie de Lille. Une affaire injustement oubliée selon lui, au regard des critiques adressées à Jacques Chirac.


Le devoir de mémoire à la socialiste est une glorification, dont bénéficie encore 'Gros Quinquin'. 

"Quand un homme politique de droite meurt l'hommage est toujours tempéré par ses échecs. Quand il est de gauche l'hommage est nord-coréen ! Normal !"



lundi 29 octobre 2012

France Télévisions: délit présumé de favoritisme chez les totalitaires

France Télévisions, service public mendiant et au-dessus des lois

France Télévisions,
danseuse du redevable

Le service public vit au-dessus de ses moyens

Les grèves à répétition rapportent aux nantis, mais coûtent aux contribuables.
 La ministre de la Culture a pointé devant les députés les économies à faire par France Télévisions sur la facture de télédiffusion acquittée à TDF.  Aurélie Filippetti ne peut éluder cette question brûlante à France Télévisions depuis que la société Itas Tim, un petit concurrent de TDF, a déposé plainte pour favoritisme contre GR1, une filiale de France Télévisions qui gère la diffusion de ses chaînes
La brigade financière s'interroge sur le fait que les appels d'offres européens n'ont pas été lancés, en 2010, sur 25 des 112 principaux sites de diffusion... Rémy Pflimlin, nommé en juillet 2010 à la tête du groupe France Télévisions, a pris le train en marche. Avant sa présidence, trois sites bretons avaient été irrégulièrement prolongés (Brest, Rennes et Vannes).
Les 35 heures n'auraient pas suffi. "Nous n'avons pas eu le temps, car le CSA a livré ses spécifications techniques trop tard", explique, en substance, la direction de France Télévisions, contactée par Le Point. Si nous avions dû lancer des appels d'offres européens pour l'ensemble des sites, nous n'aurions jamais pu tenir la date du basculement de la TNT en novembre 2011."  
Or, cette version est démentie par le CSA. Il affirme de son côté avoir livré les données au moins neuf mois à l'avance, et de manière générale, entre douze et dix-huit mois avant échéance des contrats de diffusion.

France Télévisions et le CSA se renvoient la responsabilité

Le délai de neuf mois minimum est une préconisation de l'Arcep que le CSA affirme avoir tenue, y compris pour les deux régions (Alsace-Lorraine et Basse-Normandie), pourtant les premiers à avoir opéré le mouvement de bascule de la fin de l'analogique vers le tout-numérique. Un délai visiblement suffisant donc pour se conformer au code des marchés publics. 
Paradoxalement, GR1 a quand même eu le temps de lancer 1 500 appels d'offres pour les sites à faible chiffre d'affaires du réseau secondaire, alors qu'il prétend avoir été trop juste pour s'occuper de 25 sites principaux, à fort chiffre d'affaires... Une pratique libérale comme les journalistes du SNJ des chaînes publiques les fustigent à longueur de programmes ?
Pour minimiser l'impact de ces irrégularités, France Télévisions se justifie en expliquant que "le code des marchés publics n'est pas forcément le moyen d'obtenir le meilleur prix" et qu'une "négociation de gré à gré est plus souple et permet d'optimiser encore le prix de la prestation". Ainsi la négociation n'est-elle pas totalement condamnée, lorsque les lucarnes sont éteintes. "En tout cas, il n'y a pas d'intentionnalité délictueuse de notre part", se défend la direction de France Télévisions. 
Mais si chacun à gauche se fait juge de la légitimité de la loi, ce sera assez vite la chienlit dans tous les domaines... Les citoyens pourraient être tentés de se faire justice face aux Rom ou aux délinquants de tout poil. Et s'écarter du code des marchés publics relève du pénal (article 432-14 du Code pénal) avec, à la clef, deux ans d'emprisonnement et 30 000 euros d'amende. Ça ne plaisante pas en dehors des quartiers.

Des appels d'offres au scénario connu à l'avance

Admettons que pour les régions Basse-Normandie et Alsace-Lorraine, la société GR1 ait été prise de court. Comment se fait-il que, parmi les 25 sites prolongés irrégulièrement, 14 d'entre eux se trouvent dans d'autres régions ?
Il s'agit des sites suivants : Angers, Brest, Chaumont, Épinal, Laval, Le Mans, Lorient, Nantes, Vannes, Vittel, Reims, Rennes, Sury, Troyes. Pour l'ensemble de ces sites, TDF et Towercast (filiale de NRJ, créée par Jean-Paul Baudecroux et Max Guazzini en juin 1981) ont été prolongés, sans qu'Itas Tim, dirigée par Gilles Bastard et Jean-Claude Duffaud, ait pu jouer sa carte. "Des contrats sont arrivés à échéance en 2012; or, GR1 n'a lancé aucun appel d'offres cette année, pourquoi ?" s'interroge Gilles Bastard. Cette fois, l'excuse "c'est la faute au CSA" ne peut être invoquée...

ans d'autres cas, les appels d'offres ont été lancés dans des conditions telles que seul l'exploitant du pylône peut remporter le marché. En effet, quand il ne s'écoule que 15 jours entre la date de réponse et la date de mise en service, aucune société concurrente ne peut, dans ce laps de temps, acheter un terrain, y ériger un pylône et y installer un émetteur. Ce qui fait le jeu de la société déjà en place. Le scénario de ce type d'appel d'offres est joué d'avance.

Tim, le concurrent empêcheur de tourner en rond

Tim n'a porté plainte qu'en mars 2012. Pourquoi si tard ? 
En fait, cette démarche judiciaire a été précédée d'une longue tentative de conciliation qui n'a pas abouti. Pour tenter de faire entendre raison à France Télévisions, Gilles Bastard s'en est remis à un intermédiaire. Un mandat de médiation a été confié à IMCA, la société d'un ancien responsable de l'Information à la mairie de Lille au temps de Pierre Mauroy et chargé de mission auprès de Hervé Bourges,  Pascal Josèphe, laquelle, après examen de la situation, a alerté Rémy Pflimlin sur le caractère discutable de la situation de GR1. Un rapport écrit a été remis à Rémy Pflimlin, mais les choses sont restées en l'état. 
En désespoir de cause, n'attendant plus rien de France Télévisions, Itas Tim, bien qu'ayant les reins fragiles, s'est résolu à saisir la justice contre l'un de ses clients. "Que l'on se comprenne bien, je ne réclame aucune indemnisation pour les irrégularités passées, souligne Gillles Bastard. Je souhaite simplement que GR1 lance les appels d'offres afin que tous les concurrents soient placés à égalité de chance."
Tim est une société jeune sur ce marché dominé par TDF, l'ancien opérateur public privatisé. Elle se distingue de TowerCast et One cast (filiale de TF1) qui, elles, ne construisent pas d'infrastructure et se font héberger sur les pylônes de TDF, à la façon de Free par France Télécoms. Si bien qu'elles sont dépendantes de TDF, qui récolte une grosse partie des revenus du contrat en frais d'hébergement... 
Or, Itas Tim devient en grossissant, un concurrent non négligeable depuis qu'il construit, petit à petit, sa propre infrastructure en érigeant des pylônes là où elle gagne des marchés. Pour faire baisser les prix de TDF, les multiplex des chaînes privées ont, fort logiquement, accueilli ce nouvel acteur à bras ouverts ! Au lancement, en avril 2009, Itas Tim ne disposait que de six sites et neuf fréquences. En décembre 2012, Itas Tim affichait 210 sites allumés représentant 750 fréquences. "Aujourd'hui, vingt millions de téléspectateurs reçoivent les chaînes TNT par notre biais", revendique Gilles Bastard.

Un litige en cours à Dijon 

Pourquoi GR1 se serait privé des bienfaits d'une mise en concurrence de TDF, l'acteur dominant du marché ? Contacté par Le Point, Francis Héricourt, le président de GR1, n'a pas souhaité le face à face, mais a communiqué par écrit pour expliquer qu'Itas Tim avait engagé de "nombreuses procédures à l'encontre de GR1, à peu près à chaque fois qu'ils n'ont pas été retenus sur des sites". "Les décisions rendues à ce jour ont toujours été en notre faveur," fait-il valoir. En somme, il s'agirait de mauvais perdants.
Or, l'hebdomadaire a  recherché les "nombreuses procédures" évoquées et il n'a trouvé qu'un seul recours engagé par Itas Tim contre l'appel d'offres de Dijon en janvier 2012. Le référé a été perdu par Itas Tim, mais l'affaire se poursuit sur le fond. 
"Le souci de France Télévisions est avant tout d'apporter, via la TNT, à un maximum de téléspectateurs un service de qualité et au meilleur coût", assure Francis Héricourt, le président de GR1. 
C'est toute la question : France Télévisions pouvait-elle espérer baisser sa facture de télédiffusion ? En 2010, le groupe, à l'époque dirigé par Patrick de Carolis, a déjà obtenu de TDF un rabais de 20 %. En métropole, le coût de la diffusion représente environ 40 millions d'euros par an, auxquels il faut ajouter 15 millions d'euros par an pour la situation particulière de l'outre-mer. Si la concurrence avait été totale et le code des marchés publics appliqué partout, pouvait-on faire mieux ?

Grappillages ou gros manque à gagner ?

France Télévisions minimise, assurant qu'au mieux, cela se serait traduit par "quelques dizaines de milliers d'euros" grappillés ici ou là. En somme, pas de quoi fouetter un chat. 

Mais Itas Tim estime que le groupe public aurait pu obtenir "15 à 20 % de réduction supplémentaire". Il faudrait pouvoir comparer ce que paie le privé, mais le secret des affaires ne permet pas d'obtenir les documents. La brigade financière en aura peut-être les moyens, encore que la faute est constituée par la méconnaissance des règles et non par rapport aux conséquences financières pour le contribuable
Enfin, un conflit d'intérêts se profile
Patricia Langrand, qui siège au conseil d'administration de France Télévisions au titre des "personnalités indépendantes" (sic), est l'épouse de Franck Langrand, qui dirige la division télévision de TDF, une société détenue à 42 % par un fonds américain...

mercredi 12 septembre 2012

La condamnation de H. Désir, une épine dans le pied du PS

Même pas mal à la "morale laïque" ? 



Entre symbole ou morale,
ils ont préféré un
premier secrétaire noir




Condamné en 1998 pour emploi fictif, et alors ?

Déjà proclamé élu par Elise Lucet au  JT de 13h de France 2, le futur patron du Parti socialiste (53 ans et deux enfants avec Anna Angeli, ... journaliste et maire adjointe de la ville PS du Pré Saint Gervais, 93brave les critiques de l'opposition, puisque les vertueux du PS avalent la couleuvre en silence. La nouvelle opposition lui rafraîchit pourtant la mémoire, rappelant la promesse du candidat Hollande de ne pas s'entourer de personnes ayant eu des démêlés avec la justice.


Le Parti socialiste s'est-il tiré une balle dans le pied en plaçant Harlem Désir à sa tête? 
Outre qu'il est mauvais comme la gale, le choix de l'actuelle patronne du PS, Martine Aubry, en concertation avec le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, peut paraître incongru, maladroit, voire annonciateur de dérives multiples. Le parcours de cet eurodéputé, battu à chaque tentative d'élection sur son seul nom,  comporte en effet un volet judiciaire, qui suscite la levée de boucliers de l'opposition contre l'Etat-voyou.


Poursuivi pour avoir bénéficié d'un emploi fictif de 1986 à 1987, alors qu'il dirigeait SOS Racisme, la justice indépendante a mis dix ans, en décembre 1998, pour condamner ce Désir-là à dix-huit mois de prison avec sursis et 30.000 francs d'amende (4.573 euros). Le moment choisi par la ministre de la Justice, Marylise Lebranchu, proche de Martine Aubry et, à 65 ans, actuelle ministre de la Réforme de l'État, de la Décentralisation et de la Fonction publique de Hollande, était approprié, puisque l'attention resta alors braquée sur le quartier du Mirail en banlieue toulousaine pendant 10 nuits de graves violences urbaines... Le protégé de ces dames était accusé d'avoir perçu illégalement au cours de cette période 202.560 francs (30.880 euros) de salaires, de l'Association régionale pour la formation et l'éducation des migrants (ARFEM), basée à ...Lille, dont Pierre Mauroy était encore le maire ! Il est vrai que Gros Quinquin a été lui ausi condamné pour " abus de confiance " dans une affaire d'emploi fictif à la communauté urbaine de Lille (CUDL) en 1992en faveur de Lyne Cohen-Solal... 


Acculé par les critiques de la droite,
Harlem Désir s'est expliqué mardi sur ses démêlés avec la justice. 

Rien de nouveau sous le soleil noir du PS
" On ne découvre rien me concernant. Ces condamnations concernent des faits, il y a 25 ans, quand j'étais jeune militant. La justice a tranché et je n'ai pas de commentaire à faire", a-t-il éludé, dans une langue de bois qui annonce de beaux moments républicains. C'est tout juste s'il reconnaît "une erreur" de jeunesse qui souligne sa proximité avec Christiane Taubira...

Et de passer au blanchiment de conscience. 
"Mais jamais ma probité n'a été mise en cause. [Puisque le juge l'a condamné !] Il n'y a pas eu d'enrichissement personnel", a certifié l'actuel numéro deux du PS, concédant toutefois que cet salissure judiciaire l'a  amené à s'interroger sur sa candidature.


Le PS, "parti de la morale" laïque...




Bachelay, à gauche, fait partie de la distribution:
Désir H. est sur le flanc gauche de la comploteuse du pacte de Marrakech


Une déclaration qui n'a pas apaisé l'opposition républicaine. 
"Comment le PS, parti démocratique, peut-il porter à sa tête un homme condamné pour de tels faits ? [ni Jean-Paul Huchon, ni Sylvie Andrieux  n'était donc disponible ?] François Hollande avait pris l'engagement de ne pas s'entourer de personnes jugées et condamnées. Qu'il demande à sa famille politique de revenir à la raison ", a réagi mercredi le député UMP de la Haute-Loire Laurent Wauquiez

Son collègue des Alpes-Maritimes, Lionnel Luca, connu pour son franc-parler, s'est quant à lui libéré par un tweet factuel: "18 mois de prison avec sursis et 30.000 francs d'amende pour “recel d'abus de confiance”, c'est le CV du nouveau patron du PS, le parti de la morale."






L'élu UMP du Nord Gérald Darmanin a également estimé qu' " après le congrès de Reims, où de graves soupçons de fraudes sont venus ternir sa légitimité de première secrétaire, Martine Aubry vient, dans la pure tradition des républiques socialistes, de désigner Harlem Désir, condamné par la justice en 1998, comme son successeur .

Du côté du Front national, la réprobation aussi est unanime. 
Ses condamnations pour emplois fictifs rappellent la haute morale républicaine de SOS Racisme, association vivant de subventions publiques et pourtant souvent mise en cause pour sa gestion ", a grondé la députée du Vaucluse, Marion Maréchal-Le Pen

Le vice-président du parti Louis Aliot a pour sa part fait d'une pierre deux coups en critiquant Harlem Désir, mais aussi son rival malheureux, le député de Paris Jean-Christophe Cambadélis.  "Les deux candidats potentiels étaient tous des ex-repris de justice et ex-membres fondateurs de SOS racisme ", a-t-il souligné.

N'y a-t-il donc personne de propre à la direction du PS ?

Etrange qu'un donneur de leçon aussi bien embouché que Jean-Luc Mélenchon ou un vigilant de la république bananière de l'envergure de Noël  Mamère ne se soit  répandu en postillons fétides sur cet abject sujet. 

mercredi 25 janvier 2012

Marcel Campion révèle de Strauss-Kahn ce que Mediapart ou Libération et Le Monde dissimulent

DSK m'a réclamé 5 millions de francs

Marcel Campion avait sollicité de l’homme politique un coup de main pour reprendre un parc de loisirs. Mais l’affaire ne s’est pas faite...
[Marcel Campion (1940) est un homme d'affaires qui fait fortune dans le milieu de la fête foraine.
Et Arrêt sur images (France 5) le démonte, tandis qu'il a ménagé Dominique Strauss-Kahn: "Il a notamment été placé en garde à vue lorsque des policiers ont trouvé un pistolet 357 Magnum dans sa voiture en 2009. [Il eût mieux valu qu'il eût une kalachnikov...] Il a été jugé en correctionnelle en 2010 pour avoir menacé des inspecteurs du travail et un policier qui constataient la présence de salariés non déclarés dans ses châlets de Noël au bas des Champs Elysées. Pour cette affaire il a été condamné à plusieurs amendes d'un montant total de 10 000 euros "
Le "sulfureux" forain, selon Daniel Schneidermann, est aussi un des gérants de la Foire du Trône et proche de Bertrand Delanoë. Il a installé la grande roue de Paris aux Tuileries et - ce que ne dit pas Schneidermann - soutient le Sidaction et la lutte contre le cancer. Son frère André Campion a été victime de home-jacking, attaque à domicile.]

Marcel Campion aime la ­castagne. Attablé dans sa guinguette éphémère érigée sur les Champs-Élysées derrière ses stands du marché ­de Noël, l’entrepreneur ­forain a ­décidé de balancer. Lui qui a été soupçonné si souvent de brasser de l’argent occulte ­accuse aujourd’hui DSK d’avoir voulu lui soutirer du cash. En dépit de quarante ans d’une carrière marquée par de nombreux coups d’éclat – une fête foraine dans le jardin des Tuileries, une grande roue place de la Concorde –, le ­patron des foires parisiennes est toujours considéré comme « infréquentable » par la classe politique. L’homme en souffre. De quoi aiguiser son envie d’en ­découdre avec, pourquoi pas, DSK.

VSD. Que s’est-il exactement passé entre Dominique Strauss-Kahn et vous ?

Marcel Campion. En 1990 (le 26 avril, NDLR), le tribunal de commerce de Paris avait ­accepté notre offre de reprise de Mirapolis, un parc ouvert trois ans plus tôt et qui se trouvait en faillite, le principal investisseur ne voulant plus continuer. Mes associés et moi étions très ­satisfaits de cette décision mais, peu de temps après, l’État a fait ­appel. Me Gérard Schulman, l’un des mes avocats, m’a fait part de son ­inquiétude. « Là, ça devient politique. Je vais appeler un ami avocat, proche du PS, qui les connaît bien », m’a-t-il dit. C’est comme ça que j’ai été mis en contact avec Me Francis Terquem. Celui-ci a organisé deux rendez-vous : le ­premier avec Alain Richard [autre élu PS du Val-d’Oise, NDLR], dans son bureau de l’Assemblée nationale, qui nous a opposé une fin de non-recevoir ; le second au Fouquet’s avec ­Dominique Strauss-Kahn. Je lui ai expliqué que, durant deux ans, mes associés et moi avions déjà relancé le parc de Mirapolis en y installant nos ­manèges et que nous, petits artisans, voulions continuer à défendre les emplois. Strauss-Kahn m’a coupé tout de suite. Le bla-bla, ça ne l’intéressait pas. Il m’a répondu : « J’interviens, mais pas pour rien. » Et il a levé la main en me montrant ses cinq doigts. J’ai dit : « Quoi ? Vous voulez 50 000 francs ? » « Non, 5  millions. » ­Voilà ce qu’il m’a répondu. J’étais estomaqué. Je lui ai dit : « Monsieur, vous allez un peu loin. » C’était une somme énorme. Pour 50 000 francs, peut-être qu’on aurait accepté. Mais là, c’était beaucoup trop d’oseille. Ce n’est pas moi qui ai proposé de l’argent et Me Terquem ne m’a pas amené à lui en me disant que DSK allait m’en ­demander !

VSD. Était-ce la première fois que vous vous ­retrouviez dans cette situation ?

M. C. C’est la seule fois où on m’a parlé d’argent. À une époque, je travaillais beaucoup avec les villes communistes. Bon, en contrepartie, fallait juste qu’on vende des places de la fête de l’Humanité. Dans des meetings de chiraquiens, ça m’est arrivé de prêter des barbes à papa. Mais une histoire comme celle-là, je n’en avais jamais vu. J’ai été ­choqué, à l’époque. J’avais ma vérité à moi : j’étais content d’avoir sauvé le truc ; on avait géré Mirapolis durant deux ans et on avait redressé la barque. Je pensais que, en m’adressant à un politique de haut niveau, il allait défendre l’emploi. Je n’ai pas donné suite à la proposition de Strauss-Kahn. Je me suis heurté à une volonté délibérée de laisser l’affaire péricliter. Les politiques se sont arrangés pour que la boutique ferme. Moi, j’ai eu immédiatement un contrôle fiscal. J’ai voulu affronter le système mais j’ai fini par abandonner. (En appel, après négociations entre les parties, c’est l’offre de reprise concurrente à celle de Marcel Campion qui sera ­finalement acceptée puis le parc de Mirapolis fermera définitivement ses portes en 1992, NDLR).

VSD. Pourquoi n'avez-vous pas raconté cette histoire avant ?

M.C. Mais je l'ai racontée une multitude de fois: à des amis, des politiques -de droite et de gauche-, des journalistes. Je n'ai jamais été pris au sérieux. [Marianne aime le sérieux: dernière nouvelle!] C'est comme si je crachaiS en l'air et que ça me retombait dessus. De 1996 à 2002 [gouvernement Lionel Jospin du 4 juin 1997 au 6 mai 2002], j'ai été la cible d'une entreprise de destruction menée par des journaux de gauche [ça n'existe pas: les media sont par définition soumis au pouvoir] qui me présentaient comme le porteur de valises de Jacques Chirac [le respectueux PS est-il capable de rumeur diffamatoire?] Il se disait aussi que je donnais des malLettes à Tibéri. Je n'ai jamais donné d'argent à Tibéri, Chirac ou à qui que ce soit. A chaque fois, j'ai porté plainte en diffamation ou envoyé des droits de réponse. J'argumentais en disant: vous feriez mieux d'aller voirce qui se passe chez vos amis de gauche et je citais cet épisode avec Strauss-Kahn. Ils m'attaquaient sur mes rapports avec la droite; moi, je leur expliquais comment la gauche avait voulu me prendre une valise. En réalité, j'arrive de rien, je ne suis pas un héritier [référence à Fabius ou Anne Sinclair ?], je suis un infréquentable. Après trente-cinq ans d'acharnement, j'en suis à mon vingt-neuvième contrôle fiscal. [De quoi faire ricaner Yannick Noah ?]

VSD. Le fisc vous réclame encore aujourd'hui encore 1 million d'euros...

M.C. Cette fois, ils ont regardé la météo§ J'ai droit à une rectification de recettes sur quatre années, basée sur l'ensoleillement. Ils appellent ça "un contrôle logarrythmique". Pour eux, il y a forcément plus de monde avec un rayon de soleil. Et l'hiver, ça donne quoi ?

VSD. Concernant DSK, la plupart des gens qui s'expriment requièrent l'anonymat. Pourquoi parlez-vous à visage découvert ?
M.C. Faut comprendre l'attitude de ceux qui n'osent pas parler. Cela occasionne beaucoupe d'ennuis. J'ai défié l'Etat pour défendre mon métier.J'ai fait des manifs dans toute la France, j'ai investi le Champs-de-Mars en 1983 [gouvernement Mauroy, le ministre de l'Économie et des Finances était le papa de la fille de... Martine Brochen-Aubry, Jacques Delors, et son ministre délégué chargé du Budget n'était autre que Laurent Fabius], les Tuileries en 1985 [quand le premier ministre était Fabius, Bérégovoy, son ministre de l’Economie, des finances et du budget et Henri Emmanuelli, le Secrétaire d’État chargé du Budget]. Si je n'avais pas affronté les politiques, ils ne m'aurais jamais réçu. Vis-à-vis de moi, ils n'ont aucun respect.

Document VSD (n°1795, du 19 au 25 janvier 2012)
Marcel Campion contre-attaque (atlantico.fr)
Dans un communiqué, le forain affirme que l'avocat de DSK [Me Richard Malka] était "certainement au courant des faits" relatés dans VSD cette semaine.