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dimanche 3 février 2013

Les Egyptiens ne veulent plus de Morsi, leur sauveur islamiste

L'opposition égyptienne appelle au départ du président Morsi

Le "printemps arabe" était pourri



Le Front du salut national (FSN), principale coalition de l'opposition égyptienne, appelle à la démission du président Mohamed Morsi.
Cette annonce survient au lendemain de la diffusion d'une vidéo de violences policières contre un manifestant.

L'opposition égyptienne a donc intensifié sa pression samedi en déclarant s'associer aux appels au départ du président Mohamed Morsi, également mis en difficulté par la diffusion d'images de brutalités policières contre un manifestant dénudé.

Le Front du salut national (FSN) a affirmé "se ranger totalement au côté des appels du peuple égyptien et de ses forces vives à une chute du régime de la tyrannie et (à la fin de) l'hégémonie des Frères musulmans", dont est issu M. Morsi.

Cette déclaration a été publiée au terme d'une réunion du FSN, après une nuit de violences devant le palais présidentiel, au cours de laquelle une personne a été tuée et des dizaines d'autres blessées.


L'opposition a aussi réclamé une "enquête indépendante" sur les "crimes" des forces de l'ordre dans les manifestations qui ont fait près de 60 morts depuis un peu plus d'une semaine, afin que le chef de l'Etat et son ministre de l'Intérieur, Mohamed Ibrahim, soient poursuivis en justice.

Le FSN a également appelé à poursuivre la vague de manifestations contre le pouvoir.
Jusqu'à présent, les revendications de l'opposition portaient sur la formation d'un "gouvernement de salut national" ou encore des amendements à la Constitution adoptée en décembre. Le FSN n'abandonne pas ces revendications ni un possible débat avec le pouvoir, mais son communiqué exclut de "discuter de la question du dialogue" (...): l'arrêt de l'effusion du sang est un préalable au dialogue, comme l'est que ses responsables rendent des comptes et que les revendications (de l'opposition) soient satisfaites".

Les manifestants qui défilent dans les rues du pays depuis plus d'une semaine scandent souvent des slogans similaires à ceux de la révolte qui a provoqué la chute de l'ancien président Hosni Moubarak en février 2011, comme "Dégage".

L'opposition accuse Morsi et les Frères musulmans de chercher à monopoliser le pouvoir et à établir un régime autoritaire et religieux. Mais les partisans du président rappellent qu'il a été démocratiquement élu.

La présidence clame dans un communiqué son attachement "à protéger la liberté d'expression et de rassemblement" et sa volonté de mener à bien "l'évolution démocratique" du pays.

"Images choquantes"


Des images de brutalités policières lors d'une manifestation vendredi soir ont fini de décrédibiliser les propos du pouvoir.

La vidéo montre des policiers anti-émeutes battre un homme avec des matraques, le bousculer et lui retirer ses vêtements, avant de le traîner nu sur le sol, puis l'embarquer dans un fourgon blindé posté près du palais du chef de l'Etat.
La présidence s'est déclarée "attristée par les images choquantes de certains policiers traitant un manifestant d'une manière qui n'est pas conforme à la dignité humaine et aux droits de l'Homme". L'opposition évoqué des "images horribles" rappelant l'ère Moubarak.

Le ministère de l'Intérieur a présenté des excuses, évoqué un "acte isolé" et annoncé l'ouverture d'une enquête. Le ministre s'est dit "prêt à démissionner si cela arrange le peuple".
Le Parquet assure que l'homme avait été appréhendé en possession de cocktails Mololov et de bidons d'essence. L'homme, Hamadah Saber Mohamed Ali, un ouvrier de 50 ans, a affirmé à la télévision avoir été "malmené" et déshabillé par des manifestants, puis avoir résisté aux policiers, avant de comprendre "qu'ils essayaient de (le) sauver"...
Deux de ses proches ont ensuite déclaré à la télévision qu'il mentait car il faisait "l'objet de beaucoup de pressions" et qu'il avait peur.

Samedi dans la matinée, des manifestants ont jeté des pierres et des bouteilles contre le convoi du Premier ministre Hicham Qandil sur la place Tahrir, selon une télévision locale. Le bureau du chef du gouvernement a indiqué que M. Qandil avait "fait face à des jeunes et des agitateurs".
Autour du palais présidentiel, dont le mur d'enceinte était couvert de graffitis anti-Morsi, le calme revenu dans la journée a fait place samedi soir à un nouveau rassemblement.
Plusieurs centaines de manifestants, jeunes pour la plupart, ont jeté des pierres, des cocktails Molotov et des feux d'artifice en criant "Dégage". Les seules forces de sécurité présentes se trouvaient à l'intérieur de l'enceinte et ont tiré en l'air.


Les "black bloc", ces nouveaux révolutionnaires égyptiens prêts à employer la force


Tout le monde en parle en Égypte mais personne ne sait encore vraiment qui ils sont. Les Black bloc, nouveaux opposants très actifs contre le régime de Morsi, défendent  les manifestants, par la force si nécessaire. Et en Lybie ?

Bien connus dans les démocraties molles, ils s’habillent en noir et sont cagoulés. C'est ainsi qu'en avril 2009, les habitants de Strasbourg les ont découvert à la faveur du Sommet de l'OTAN (lien PaSiDupes). 
Depuis moins d’une semaine, en Egypte, un groupe mystérieux se présentant comme le “Black bloc” (bloc noir) a fait une apparition remarquée dans les rues et sur les réseaux sociaux. Opposés au régime du président Mohamed Morsi, ses membres disent vouloir défendre, par tous les moyens, les manifestants face aux islamistes et aux forces de l’ordre.
Le 24 janvier, veille du deuxième anniversaire du début de la révolte contre l’ex-président Hosni Moubarak, ce mouvement, inspiré des mouvements libertaires occidentaux des années 1980, a annoncé sa création officielle dans une vidéo postée sur YouTube. Le clip, tourné de nuit à Alexandrie, montre des jeunes masqués dont la mission, disent-ils, est de lutter “contre le régime tyrannique fasciste [des Frères musulmans] et leur bras armé”.
Cagoulés afin de ne pas être identifiés par les forces de l’ordre, ces groupuscules éphémères se sont joints aux manifestations qui secouent plusieurs villes égyptiennes comme le Caire, Alexandrie ou Mansoura depuis près d’une semaine. En France, alors que Nicolas Sarkozy voulait interdir le port de la cagoule et des foulards, la gauche avait pris leur parti - Lien PaSiDupes : " La cagoule interdite aux manifestants en France, comme en Allemagne : le décret "anti-cagoules" est applicable "
Nous sommes là pour vous protéger. Nous ne voulons attaquer personne”, ont affirmé certains d’entre eux lors d’un rassemblement place Tahrir vendredi dernier, en prétendant n’appartenir à aucun groupe ou parti politique.
LE CLIP OFFICIEL DES BLACK BLOC SUR YOUTUBE

Une réaction des civils révoltés par la violence



Pour Sarah Othman, activiste égyptienne, leur apparition constitue une réaction des civils dépassés par la violence dont ils sont victimes, notamment après l’attaque subie par des manifestants pacifiques pendant le siège du palais présidentiel début décembre. Sept personnes avaient alors été tuées par des “gros bras” envoyés par la Confrérie pour chasser les opposants.



Le pouvoir n’a procédé à aucune arrestation dans les rangs islamistes, alors que des factions issues des Frères musulmans ou des salafistes ont participé à plusieurs incidents violents. Ils ont notamment assiégé Media City et incendié le siège du parti d’opposition al-Wafd au Caire.

Les anciens slogans “Selmia, Selmia” (pacifique, pacifique) scandés dans les manifestations qui ont fait chuter le régime de Moubarak semblent s’éloigner. De plus en plus de manifestants commencent à douter de l’efficacité d’une opposition pacifique.Ils ne veulent plus rester les bras croisés”, explique Sarah Othman.



De plus, malgré la chute de Moubarak, la police est toujours accusée de violations systématiques des droits de l’Homme, alimentant l’hostilité de la population à son égard. Amnesty International, s'appuyant sur des témoignages, a condamné en début de semaine " l'usage par les services de sécurité d'une force létale [...] y compris contre des manifestants qui ne représentaient pas de menace imminente".



L’émergence soudaine des Black bloc n’est donc "pas bizarre”, selon Nagad el-Borai, un avocat et activiste politique. Interrogé sur la chaîne de télévision privée CBC, il affirme que leur motivation est née de la déception face au régime actuel, qui est devenu un “régime dictatorial religieux” qui “raisonne de la même façon que l’ancien régime de Moubarak.



Un avis que ne partage pas Samir Shehata, professeur de sciences politiques arabes à l’université de Georgetown. Cet observateur de la vie politique égyptienne depuis une dizaine d’années avoue avoir été surpris par l’apparition des Black Bloc. Ces jeunes sont avant tout les éléments les plus radicaux parmi les jeunes révolutionnaires, estime-t-il.



Ces jeunes en noir n’ont pas investi que la rue égyptienne. 
Alors qu’ils se défendent d’être sur les réseaux sociaux, le Black bloc a au moins deux pages Facebook qui les tolère (et ne les bloque pas comme des comptes de petits blogs français !). En quelques jours, chacune a déjà rassemblé plus de 30 000 fans. Derrière le slogan “chaos contre l’injustice”, des messages appelant la population à les soutenir sont postés régulièrement.
Sur Twitter, tel compte , très actif et suivi par 20 000 personnes, donne des nouvelles en direct des manifestations en cours dans le pays.

De nombreuses images et vidéos ont aussi commencé rapidement à circuler : on voit des groupes de jeunes hommes défendre à plusieurs reprises des manifestants mais aussi s’opposer violemment aux forces de police.

TOUS LES PARTIS S'ACCORDENT SUR LA NÉCESSITÉ D'UN DIALOGUE NATIONAL
Par Sonia DRIDI, correspondante FRANCE 24 au Caire
Premières arrestations


Face à ces protestataires d’un genre nouveau,
la réaction ne s’est pas fait attendre du côté du pouvoir : des officiels des Frères musulmans, ainsi que les media du pouvoir les accusent -non sans raison- d’être des anarchistes responsables de nombreuses violences et destructions. Ils auraient notamment tenté d’incendier le palais présidentiel et auraient attaqué plusieurs QG des Frères.


Selon Said Al-Lawindi, expert au centre d’études stratégiques d’Al-Ahram interrogé par FRANCE 24, ce groupe est “une conséquence de l’absence de conscience politique en Égypte, en particulier des jeunes. On disait exactement le contraire il y a deux ans, lors du "printemps arabe"... Il redoute que les violences dont ils sont responsables ne bloquent la possibilité d’un dialogue national aujourd’hui essentiel.


Face à la tension croissante, le procureur général d’Égypte a ordonné mardi "l'arrestation de toute personne suspectée d'appartenir à ce groupe". Il a accusé l’organisation de constituer ”un groupe organisé qui mène des actions terroristes”.

170 manifestants habillés en noir ont déjà été arrêtés depuis samedi, même s’il n’est pas certain qu’ils appartiennent tous au Black bloc. Le 30 janvier, au moins quatre militants présumés ont été arrêtés, alors qu’ils tentaient de manifester devant les bureaux du procureur général dans le centre du Caire.



Cependant, certains craignent que les agissements de ces électrons libres ne puissent accentuer la spirale de la violence en Égypte. 

Plusieurs pages de groupes révolutionnaires sur Facebook ont ainsi mis en garde face à ces Black bloc et encouragé leurs partisans à ne surtout pas les rejoindre. D’après eux, ils seraient issus des Frères musulmans et tenteraient uniquement de saboter le mouvement de protestation. “Il ne faut pas commencer à utiliser la violence, il faut trouver comment en sortir”, prévient Sarah Othman.



Pour le blogeur Mahmoud Salem (alias @sandmonkey), ces groupuscules représentent “un ennemi idéal pour le régime et délégitimisent tous les manifestants pacifiques”.


Samir Shehata se dit quant à lui inquiet d’un tel phénomène, “dans la mesure où il peut être utilisé par le pouvoir pour discréditer les manifestants et leurs demandes qui sont pourtant tout à fait légitimes”.

Sans risque de se tromper beaucoup, on peut l'appeler indifféremment totalitarisme ou fascisme.

lundi 30 juillet 2012

Hollande reçoit le tyran du Bahreïn en catimini

Mais Fabius reproche à Sarkozy d'avoir reçu Assad
Le rideau de fumée de Fabius n'est pas assez opaque 


Le ministre des Affaires étrangères,
Laurent Fabius, a une bonne mémoire ancienne, mais moins fidèle sur le court terme. 
Il a déclaré aujourd'hui sur RTL que "le seul souvenir" qu'il avait de l'action de Nicolas Sarkozy sur la Syrie est d'avoir invité Bachar el-Assad en 2008 à Paris pour le 14 juillet. 

Le chef de la diplomatie réagissait à des propos attribués hier à l'ancien président par Le Parisien, mais démentis par son entourage. "On m'a critiqué sur la Libye mais moi, au moins, j'ai agi Il faut être beaucoup plus ferme contre le régime de Damas, beaucoup plus ferme", aurait déclaré Sarkozy, selon le quotidien.

"Il faudrait mettre cela sur le compte de propos de vacances", a réagi Fabius. "Parce que si on parlait de la Syrie, le seul souvenir que j'ai de l'action de M. Sarkozy avec M. Bachar al-Assad, c'est de l'avoir invité à présider les cérémonies du 14 juillet" en 2008, a-t-il ajouté.
Le président Jacques Chirac avait préféré se faire représenter
pour accueillir Bachar Al-Assad à l'aéroport d'Orly.
Jospin envoya Jean-Luc Mélenchon,
alors Ministre délégué à ...l'Enseignement professionnel.

Hollande se cache pour recevoir un dictateur arabe

C'était bien essayé, Monsieur Fabius !




La visite du dictateur  avait  été dissimulée à la presse. Donc aux Français...


Le 23 juillet 2012, le président de la République, François Hollande, a reçu à l'Élysée le roi du 
Bahreïn
, Hamad ben Issa el-Khalifa.


Mais une journaliste de l'AFP, Nadège Puljak, a révélé l'information,
en publiant sur Twitter une photo de du dissimulateur François Hollande raccompagnant le roi sur le perron de l'Élysée. 



L'invité de Hollande  est régulièrement accusé de réprimer dans le sang les manifestations
qui agitent ce riche pays du Golfe. Depuis le début de la contestation qui dure depuis mars 2011, 60 personnes seraient mortes selon Amnesty International. 



La semaine dernière, Nabeel Rajab, un opposant au régime bahreïni, a été condamné à 3 mois d’emprisonnement pour avoir publié un tweet en juin dernier dans lequel il critiquait le premier ministre du pays, Cheik Khalifa, au pouvoir depuis 1971. 


Pour mémoire: les dictateurs amis des socialistes    

Mitterrand et Kadhafi en Crète en 1984
Mitterrand Kadhafi

Mitterrand et Ben Ali
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Mitterrand et Castro
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Mitterrand et Déby
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Mitterrand et Biya
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Mitterrand et Milosevic
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Mitterrand et Moubarack
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Jospin et Moubarack
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Védrine et Moubarack
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Lang et Gbagbo
Lang et Gbagbo

Fabius et Ben Ali
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Jospin et Ben Ali
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DSK et Ben Ali
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Gbagbo et Jospin
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Castro et Lang
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Mme Mitterrand et Castro
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Mme Mitterrand et Chavez, Paris, 2005
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Mitterrand et Xiaoping
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samedi 5 février 2011

François Fillon: pas de quoi fouetter MAM

Les pères fouettards de la gauche sont-ils irréprochables?

Michèle Alliot-Marie garde "toute la confiance" du Premier ministre et du Président

François Fillon a maintenu jeudi "toute la confiance" du Premier ministre et du Président de la République à la ministre des Affaires étrangères, Michèle Alliot-Marie, qui subit actuellement une cabale de l'opposition, pour avoir partagé le jet privé d'un homme d'affaires tunisien lors de ses vacances de Noël.
Ci-contre, Ben Ali et Mitterrand

Les destinations estivales préférées des dirigeants communistes français

L'Egypte
Mitterrand à Louxor et avec le président égyptien

Les héritiers de François Mitterrand ont la mémoire courte
Le président socialiste, ce n'est un secret pour personne, jouait volontiers les pharaons nababs dans un hôtel de luxe en Egypte.

La Mer Noire

Juillet 1964 - Secrétaire général du PCF de 1930 à 1964, soutenu par Jacques Duclos et Benoît Frachon, Maurice Thorez (ci-dessus au centre, avec Léon Blum à sa droite) est mort à Istanbul, sur la Mer Noire, à l'âge de 64 ans, lors d'une escale du navire qui le conduisait comme chaque été en vacances en ...URSS.
Avant de devenir ministre de la fonction publique de 1945 à 1947 et vice-Président du conseil en 1947, ce mineur intégra les cadres du parti communiste et rencontra Staline à Moscou dès l'âge de 25 ans. Il ne quitta le gouvernement qu'en mai 1947, sous Ramadier, au début de la Guerre froide. Partisan de la lutte "classe contre classe", Thorez est en effet toujours resté fidèle à l'Internationale communiste et admiratif de Staline.

Après la mort du 'démocrate' Staline, auprès duquel Ben Ali est un enfant de choeur, il a été le seul avec Mao à encore citer le "petit père des peuples" au XXème congrès du PCUS de février 1856, ce qu'il a continué de faire même après la lecture, à la fin du même mois, du rapport Khrouchtchev.

Le PCF va faire ramener sa dépouille mortelle en France à bord d'un ...Tupolev soviétique
!
Un peu plus sur les rapports privilégiés et secrets entre le dictateur Staline et le patron du PCF: lien Le Point
Ne confondre avec aucune socialiste contemporaine

Les vacances de Marchais (PCF) en Roumanie avec Ceaucescu
Extrait de « La France et la Roumanie communiste », par Gavin Bowd

Et la presse ne mouftait pas non plus quand Sartre trouvait le bilan de l'URSS "globalement positif" ou quand les maoïstes aujourd'hui aux responsabilités du PS vantaient la République populaire de Chine alors qu'elle faisait subir à ses intellectuels une sévère rééducation dans des camps de travail.
Le trotskiste lambertiste Jospin a-t-il eu des états d'âme pour s'asseoir sur les droits de l'homme avant de signer un contrat en Chine en 1998 ? Libération avait des indulgences qui lui ont passé...

A Cuba


Il a un frère ingénieur informaticien dont l'épouse, Laurence, figurait sur la liste de l’UMP Antoine Rufenacht au Havre en mars 2008. Sa sœur est hôtesse de l’air. Vous avez deviné? Non ? Evidemment, non! Indice: il est proche du tendre Joey Starr. Toujours pas ? On le surnomme « le Tintin de la politique ». Rien à faire ? Sa compagne, union libre oblige (mais avec un enfant, Roman) s’appelle Stéphanie Chevrier. C'est une éditrice de Flammarion et elle subvient aux besoins du ménage. Dans la famille de « l’Amélie Poulain de la vie politique », le père est le petit facteur à temps très partiel de Neuilly, Olivier Besancenot.

Leurs vacances à trois se passent souvent à Auribeau, dans le très populaire Lubéron... Mais l'employé de La Poste a passé deux semaines de vacances, en avril 2008, à Cuba (où il a rencontré la veuve et la fille de Che Guevara ainsi qu’un responsable du PC cubain) et au Vénézuela, où il a été reçu par le ministre chargé des Affaires européennes. Evidemment, ses amis lui ont laissé tout payer de sa poche... C'est grâce à la vente des calendriers ?

Tout ce beau monde n'aura pas à démissionner: soit ils sont morts, soit
ils refusent tout devoir et n'ont que des droits.

Egypte: les démocrates prennent le risque de l'islamisme

"Si Moubarak tombe, les islamistes prendront le pouvoir"

Mise en garde d'un maître de conférences à Sciences Po

Interrogé sur LCI le 5/02/2011, Frédéric Encel, intervenant à l'Institut des hautes études de défense nationale (IHEDN), est formel:
les manifestants anti-Moubarak exposent l'Egypte et le Proche-Orient à une prise de pouvoir par des proches des Frères musulmans si ils parviennent à faire chuter le président égyptien.

VOIR et ENTENDRE ce docteur en géopolitique de l’université de Vincennes à Saint-Denis et spécialiste du conflit israélo-palestinien :
La presse 'démocratique' occidentale qui milite pour la prise du pouvoir par la rue est-elle consciente de favoriser l'arrivée au pouvoir des islamistes et de participer ainsi à la création d'un nouvel état totalitaire sur le modèle iranien ?
Lien PaSiDupes sur l'appel des Frères musulmans au coup de force
Si les journalistes nostalgiques de mai 68, et les jeunes exaltés qui en ont été frustrés, croient pouvoir faire la révolution par plume et micros interposés, depuis leurs salles de rédaction confortables et lointaines, ils devraient mesurer la portée de leurs actes inconsidérés et les conséquences historiques d'un changement brutal de régime au Proche-Orient.
Les apprentis sorciers laïcs et 'politiquement corrects' de la révolution sont-ils vraiment conscients de leurs responsabilités ?

samedi 29 décembre 2007

Charm-el-Cheikh réussira-t-elle à Sarkozy mieux qu'aux autres?

Si Sarkozy réhabilite les lieux, la presse ne s'y sera pas distinguée..
Le président français Nicolas Sarkozy et sa compagne Carla Bruni sont allés trouver du repos à Charm el-Cheikh après Louxor mardi. Les mesures de sécurité ont été renforcées avant l'arrivée de M. Sarkozy et de ses proches dans cette grande cité balnéaire au bord de la mer Rouge, a précisé un responsable égyptien de la sécurité. Nicolas Sarkozy et ses proches seront rejoints à Charm el-Cheikh par le chef de la diplomatie française Bernard Kouchner, ministre des Affaires Etrangères, mais son épouse, Christine Ockrent, ne sera pas du voyage, suite aux pressions de syndicats de journalistes! Ils séjourneront dans une agréable villa située dans une vaste bande littorale, propriété du cheikh d'Abou Dhabi, et aura un accès direct à la mer.

Les photographes de la presse qui lui fait le procès de la médiatisation de ses activités du président sont sur place et le traquent pour mieux le critiquer. Le harcèlement des photographes a déjà perturbé ses vacances à Wolfeboro aux Etats-Unis cet été, et c'est au son de tirs de sommation que les forces de l'ordre égypienne ont dû les éloigner de l'embarcation du chef de l'Etat en Egypte. Le président français se trouvait alors avec sa compagne Carla Bruni au large de Charm el-Cheikh, a indiqué un responsable de la sécurité.
L'embarcation des photographes s'est ensuite éloignée et Nicolas Sarkozy a pu reprendre sa détente en mer. «C'est un chef d'Etat, il est normal que les mesures de sécurité soient draconiennes», a souligné le responsable égyptien à l'attention de la presse française... Un journaliste de France 24 a été interpellé jeudi et sa carte mémoire effacée après avoir pris en photo la villa de vacances de M. Sarkozy, dont les abords ont été bouclés. Des photographes se sont aussi vus confisquer leur matériel.

Ce sont aussi les abords de la propriété du cheikh d'Abou Dhabi qu'il convient de sécuriser. Le renforcement du dispositif a été voulu par les autorités égyptiennes, indique-t-on dans l'entourage du chef de l'Etat français, dans une ville frappée par un attentat en 2005 qui avait fait une soixantaine (?) de morts.


Il y a un temps pour chaque chose, qu'il convient de respecter. A Louxor, où ils avaient entamé mardi 25 leurs vacances égyptiennes, Nicolas Sarkozy et Carla Bruni s'étaient prêtés, main dans la main, au jeu des photos avec les touristes. Le président français avait même posé avec sa nouvelle amie pour des Egyptiens travaillant sur un site archéologique.


Voyage protocolaire autant que privé. Vendredi matin, le chef de l'Etat français a rencontré son homologue égyptien Hosni Moubarak à Charm El-Cheikh, station balnéairedes bords de la mer Rouge dont il est un des habitués. L'entretien a porté sur la situation dans la région et les questions internationales, notamment le Pakistan au lendemain de l'assassinat de l'ancien ministre Benazir Bhutto. Après son séjour privé, le chef de l'Etat français doit se rendre dimanche en visite officielle au Caire.
PaSiDupes doit compenser les négligences intentionnelles de la presse bienveillante. Qu'elle s'emploie à développer une image people du chef de l'Etat est déjà minable, mais qu'au-delà de sa couverture partisane elle fasse en revanche l'impasse sur l'histoire troublée de Charm-el-Cheikh est une faute professionnelle. De la désinformation par omission.
Wikipedia propose des informations à tous, que les cossards négligent. Les voici:
'Village de pêcheurs à l’origine, Charm el-Cheikh devient une base stratégique pour la marine égyptienne.
Entre 1956 et 1957 a lieu la guerre de Suez entre Israël et l’Égypte. Israël occupe puis évacue le Sinaï. Une force de paix internationale stationne à Charm el-Cheikh de 1957 à 1967. Mais en juin 1967, Nasser occupe la commune, bloque le détroit de Tiran, et coupe ainsi l’accès de la mer Rouge aux bateaux israéliens, ce qui entraîne l’intervention d’Israël : c’est la guerre des Six Jours.
[…]
Le 4 septembre 1999 a lieu la signature du Mémorandum de Charm el-Cheikh entre Israël et l’Autorité palestinienne en présence de Madeleine Albright, du président Hosni Moubarak et du roi de Jordanie Abdallah II.
Le 3 janvier 2004 a lieu l’accident d'avion du Vol Flash Airlines FSH 604 de la compagnie Flash Airlines faisant 148 morts en s’abîmant dans la mer Rouge.
La ville est victime d’attentats le 23 Juillet 2005 [lire le petit complément d'information ci-dessous]. Le Old Market à Sharm el-Maya, les hôtels Ghazala gardens et Moevenpick à Naama Bay sont touchés.'
Il faut préciser ceci:
Deux semaines après l’attaque des transports Londoniens (7 juillet 2005) , un groupe terroriste se réclamant d’Al-Qaïda fait sauter trois bombes à Charm el-Cheikh. Déclenchée vers une heure du matin, l’attaque de la station balnéaire tue 88 personnes. Après les attentats du Louxor en 1997 et ceux de Taba en 2004, le tourisme égyptien, une des principales ressources du pays, est à nouveau mis à mal.

Que dès lors des journalistes militants s'esclaffent aux mesures prises par un état ami pour la protection d'un chef de l'Etat français démontre encore, si besoin était, que la presse 'de qualité', méprisante de la presse de caniveau, a marché dedans! Si cette presse prétend nous expliquer l'actualité plutôt que de nous la présenter, qu'elle nous informe complètement: nous jugerons alors si ses velléités son justifiées…

A noter enfin, hors catégorie, la désinformation mensongère d'un blogueur militant 'vigilant' à bonne école... qui a mis Sarkozy sous surveillance! On voit le genre: si tout le groupe est aussi fiable... Il titre en effet: 'Quand Sarkozy est là, on tire sur les photographes'.
Mais, conscient de sa forfaiture, il recopie lui-même quelques lignes du Nouvel Observateur dont le titre était pourtant 'Des tirs de sommation pour protéger Sarkozy'.
Le 'vigilant' indélicat a voulu accrocher le lecteur et faire acte de propagande, puisqu'il écrit piteusement plus loin que 'les forces de sécurité ont tiré en l'air'.
Un militant à 10 euros qui réclame aussi le respect pour sa noble personne? Un client pour Sa Cynique Majesté Royal...