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samedi 26 février 2011

Action directe, les années sanglantes, pour ceux qui auraient oublié

Terrorisme: la poudre et l'allumette



Jean-Marc Rouillan et Nathalie Ménigon, deux chefs de file du groupe armé d'extrême gauche Action Directe (photo non datée)



1982.
L'Express consacrait un article à la résurgence de groupes comme Action directe (lien Wikipedia), avec l'aide d'un historien, Xavier Raufer, auteur d'un livre où il donnait de nouvelles perspectives sur le terrorisme.

Le 27 mai, au début de l'après-midi, une voiture roule à très (trop?) vive allure sur l'autoroute A1 en direction de Paris. Près de la sortie de Compiègne (Oise), son conducteur en perd le contrôle; embardée, tête-à-queue, tonneaux, le véhicule termine sa course folle contre le bas-côté droit. A bord de l'épave, une passagère grièvement blessée, Nathalie Ménigon, 25 ans.

Pour la police, elle n'est pas une inconnue. Pasionaria du groupe Action directe, elle a participé, au côté son compagnon Jean-Marc Rouillan, à diverses opérations de ce réseau terroriste dont il est le leader.

Libérée, le 17 septembre 1981, pour raison médicale, elle est venue occuper un immeuble du quartier de la Goutte-d'Or (Paris XVIIe), "squattérisé" au profit d'immigrés turcs.
Au moment de son accident, elle revenait de Belgique avec un stock de 15000 affichettes appelant à une "manifestation armée" contre la venue du président américain Ronald Reagan au Sommet de Versailles : une silhouette en tenue de combat brandissant un pistolet-mitrailleur. L'appel est signé Action directe. Il dit: "Le terroriste Reagan, voyageur de l'impérialisme U.S., ennemi des peuples, doit être accueilli par la haine, devant des poings levés et des armes chargées."

Détail important: ce texte est rédigé en français, en turc et en arabe, tout comme le tract de la Fraction armée révolutionnaire libanaise (Farl) diffusé, le 7 avril dernier, par des militants d'A.d., tract qui revendiquait l'assassinat quatre jours plus tôt du diplomate israélien Yaakov Barsititllatov.

La résurgence d'un tel groupe risque de démentir l'analyse rassurante des autorités françaises [PS]. A la recrudescence du terrorisme international, contre lequel il tient de véritables conseils de guerre depuis le sanglant attentat de la rue Marbeuf (22 avril 1982 - lien Wikipedia vers les attentats meurtriers en France), le pouvoir socialiste oppose souvent la baisse des violences politiques d'origine intérieure, une baisse de 40 %.

Distinguo simpliste aux yeux d'un observateur professionnel comme
Xavier Raufer. Exerçant dans l'enseignement supérieur privé, cet historien de 36 ans, qui a longtemps animé l'étude des mouvements révolutionnaires à l'Institut d'histoire sociale, publie cette semaine le fruit de ses travaux: Terrorisme: maintenant la France? (Editions Garnier). Au moment même où se tiennent à l'Institut de criminologie de Paris les Journées d'étude sur le terrorisme.

Raufer se méfie du terme trop générique de terrorisme, qui masque la hiérarchie réelle des périls guettant notre société. Ainsi la diminution des attentats à l'explosif depuis le 10 mai 1981 n'est-elle due qu'à la trêve corse, alors que l'actualité montre une tendance à la radicalisation de l'extrême gauche, bien plus dangereuse sur le plan national.

A l'
escalade de la violence banalisée (on est passé en vingt ans du cocktail Molotov au lance-roquettes) s'ajoute une dimension internationaliste: "la recherche d'une classe ouvrière de substitution". D'où interactions entre terrorisme importé et terrorisme indigène, des attentats d'origine étrangère provoquant, par contagion, l'émergence de structures de guérilla urbaine sous couvert de lutte anti-impérialiste.

"Voilà le péril majeur, nous dit Raufer. D'un côté, des viviers de jeunes ballottés entre le chômage et les emplois précaires, dépourvus de toute perspective, se constituent à la périphérie des grandes villes : c'est le tonneau de poudre. Et, de l'autre, la boîte d'allumettes : ces groupuscules - heureusement fort réduits, et jusqu'ici efficacement marqués par la police - qui se veulent des partis communistes combattants, en lutte armée contre leur propre Etat."

Paradoxe souligné par Raufer: c'est en France qu'a été théorisé le recours aux armes en démocratie, alors que notre pays s'est trouvé épargné plus longtemps que nos voisins. En 1963, l'ex-avocat du F.L.N. algérien Jacques Vergès est le premier à formuler la doctrine du "pouvoir au bout du fusil", qui sera intellectualisée par le philosophe Louis Althusser et popularisée par les groupes "maos" avec la caution de Jean-Paul Sartre, légitimant la violence au service des "bonnes causes".

Ces groupes se tiennent à l'écart du "happening" de Mai 1968 pour fonder, sur ses décombres,
la Gauche prolétarienne (G.P., militants marxistes-léninistes à l'origine nanterriens, Hauts-de-Seine - lien Wikipedia), puis constituer son bras armé, la Nouvelle Résistance, premier embryon d'un parti communiste combattant. A son apogée, en 1970-1971, l'ex-G.P. passe très près de la lutte armée : rapts du député gaulliste Michel de Grailly et d'un cadre de Renault [Georges Besse, cf. libellé, ci-dessous], etc.

Mais, au dernier moment, un sursaut moral retient les "maos" de basculer de l'action symbolique à la violence meurtrière. Refusant de "se substituer aux masses", ils vont se disperser dans des militantismes sectoriels: dans l'écologie, le féminisme, l'antipsychiatrie, la défense des prisonniers et des droits de l'homme, la fondation du quotidien Libération, etc.

Pourquoi cette autodissolution ? D'abord, leurs guides intellectuels ont, après la phase initiale de fascination, joué un rôle salutaire de garde-fou. Ensuite, la dénonciation des « méthodes fascistes » de l'O.A.S. était encore présente dans tous les esprits.

Enfin, deux faits ont contribué à bloquer l'engrenage terroriste: une rencontre avec
Andréas Baader (lien Wikipedia vers le groupe terroriste "la bande à Baader"), qui apparut aux responsables "maos" français comme un dangereux psychopathe; et le massacre des athlètes israéliens aux Jeux de Munich, en septembre 1972.

Mais, au moment précis où les "maos" français renoncent à suivre les modèles italien et allemand, des rescapés de réseaux antifranquistes catalans créent dans le midi de la France des Groupes d'action révolutionnaire internationalistes (Gari), qui, de février à juillet 1974, vont perpétrer une dizaine d'attentats, de rapts et surtout de hold-up. Avec une telle maladresse que la police rafle la dizaine d'activistes - dont J.-M. Rouillan déjà - qui forment l'équipe dirigeante.

Une troisième tentative n'aura guère plus de longévité: celle des Noyaux armés pour l'autonomie populaire (Napap), fondés, en 1977, par les laissés-pour-compte de l'ex-G.P. surnommés les "veuves maos". En neuf mois, une douzaine d'arrestations met fin à une série d'actions non sanglantes commencée pourtant par un meurtre: celui d'un vigile de Renault, Jean-Antoine Tramoni, lui-même meurtrier du militant "mao" Pierre Ovemey.

Deux ans plus tard, les rescapés des Gari et des Napap, forts de l'expérience de la clandestinité, fusionnent dans Action directe. Les "branquignols" font place à du professionnel, les intellectuels de l'ex-G.P. à des militants au profil plus fruste, mais aussi plus proche de celui des brigadistes italiens et des desesperados allemands.

De 1979 à 1981, Action directe ne revendique pas moins de vingt attentats immobiliers et financiers: la revendication devient plus importante que l'acte lui-même, encore que le butin des différents hold-up dépasse les 100 millions. La logistique se développe : pas moins de quarante planques d'armes et de faux papiers, de caches pour fugitifs dans la seule région parisienne. Les connexions internationales aussi.

Pratiquement démantelés en 1980, les groupes d'Action directe se sont reconstitués depuis l'automne de 1981 en véritables noyaux armés branchés sur les filières terroristes de Beyrouth. Ils transforment les "squats" en une sorte de "piste Hô-Chi-Minh", à mi-chemin entre délinquance et politique.

Plus d'encadrement intellectuel, de garde-fou, plus d'issues non plus, de solutions de repli dans une société dont les capacités d'intégration se sont affaiblies. Mais un isolement croissant, avec, à terme, une menace complémentaire : celle de voir la décomposition d'une structure de ce type fournir, cette fois, des mercenaires aux groupes internationaux, style Carlos, pour lesquels la France a cessé d'être un sanctuaire.

Menace qui n'a rien de fatal: il est encore temps, selon Xavier Raufer, d'enrayer la formation d'un parti communiste combattant. A condition de la prendre au sérieux et de ne pas se tromper d'adversaire.

(Article de L'Express, par Jacques Déroguy, publié le 11/05/1982)

dimanche 2 janvier 2011

La peur, selon Roland Dumas, légitime l'islamisation de la France

«Islamophobie» : Roland Dumas fait craindre « une révolte » en France

La gauche n'a rien appris de l'entre-deux guerres

Le 19 mars 2010, Roland Dumas, ancien ministre socialiste des Affaires étrangères de François Mitterrand, après avoir rappelé la situation des Juifs pendant la Seconde guerre mondiale, mais avoir aussi fait l'impasse sur les conséquences tragiques du pacifisme français de l'entre-deux guerre (lien PaSiDupes) - tandis que l'Allemagne se ré-armait- dénonçait en France « un sentiment d’islamophobie ». Certes, les accords de Wengen, encore plus tragiquement que la ligne Maginot, rendent notre intégrité nationale toujours plus illusoire, mais restent les éternels pacifistes qui aujourd'hui encore polluent les esprits et entravent la prise des mesures politiques qui assureraient la survie de notre culture et donc de notre civilisation.

Lien PaSiDupes vers le point de vue d'Eric Zemmour

La France est soumise au régime socialiste de la peur

Le craintif octogénaire socialiste brandit la peur, se prononce contre une loi sur la burqa et craint un hypothétique « rapprochement de tous les éléments islamo-arabes » qui pourrait conduire à des troubles qui mettraient fin au «côté paisible de la France».

VOIR et ENTENDRE le socialiste Roland Dumas se donner des gages d'impartialité mais prendre partie:


A la judéophobie a fait place l'islamophobie envoyé par oumma

Face à des invités très majoritairement alignés sur la posture de Roland Dumas, la journaliste Elisabeth Levy fait front contre la thèse de l'islamophobie.

VOIR et ENTENDRE un Roland Dumas hautain et méprisant renvoyer E. Levy à ses manuels d'histoire (sélectionnés par la FSU ?)... et deux tentatives confraternelles de déstabilisation
Au passage, Frédéric Taddéi tente ainsi de ridiculiser E. Levy en évoquant la polygamie et Jean-François Kahn assimile la 'menace' des intégristes catholiques à la menace islamiste.

Clash Lévy VS Dumas sur la Flotilla [nws] Taddei 010610 CSOJ envoyé par peanutsie.

VOIR et ENTENDRE
un reportage de BFM-TV concernant les soutiens de Dumas et Verges au président socialiste Laurent Gbagbo, battu à la dernière présidentielle, la précédente remontant à ...10 ans (2000):


Côte d'Ivoire : Dumas et Vergès auprès de Gbagbo envoyé par BFMTV.


Comme Riton Emmanuelli (ou la girouette Jack Lang, avant que le vent ne tourne) cf. lien PaSiDupes, le PS est décidement fort impliqué au côté du camarade usurpateur ivoirien et historiquement nuisible au regard de notre propre histoire.

vendredi 31 décembre 2010

Côte d'Ivoire: ingérence de Roland Dumas et Jacques Vergès

Côte d'Ivoire: Laurent Gbagbo recrute deux avocats français pour sa défense

Roland Dumas, un ancien ministre des Affaires Etrangères de François Mitterrand, et l'avocat anti-colonialiste Jacques Vergès vont défendre Laurent Gbagbo.

Le chef d'Etat ivoirien contesté, chéri du PS depuis qu'il s'est déclaré opposant au « père » de l’indépendance de la Côte d’Ivoire, Félix Houphouët-Boigny, est président depuis octobre 2000, et en une seule élection présidentielle...
Lors de leur visite jeudi à Abidjan, les avocats ont offert leurs services au président déchu et dévoilé leur stratégie à l'issu d'un entretien avec Gbagbo: feu sur la France et la "fraude".

Arrivés un peu plus d'un mois après l'éclatement de la crise provoquée par Gbagbo qui refuse de céder le pouvoir, l'ex-ministre socialiste et le sulfureux ténor franco-algérien maoïste du barreau ont été reçus pendant environ une heure et demie par L. Gbagbo au palais présidentiel.

Jacques Vergès, 85 ans

A la sortie de cet entretien, l'avocat né d'un père réunionnais et d'une mère vietnamienne,
- proche des sanguinaires Khmers rouges
- et pro-palestinien, connu pour avoir défendu Tarek Aziz, le Premier ministre irakien de Saddam Hussein,
- également le révolutionnaire Carlos, l'auteur d'attentats vénézuélien,
- mais aussi bien Slobodan Milosevic, le dictateur serbe,
ou le nazi Klaus Barbie, « le boucher de Lyon », condamné pour crime contre l'humanité en 1987, a aussi défendu l'homme fort d'Abidjan.

Et l'usurpateur ivoirien "est devenu un symbole" pour Me Vergès, car Laurent Gbagbo " représente une Afrique nouvelle, une Afrique qui ne s'incline pas ", " et c'est ça qui est intolérable pour les dirigeants français", a estimé devant la presse le père de Françoise Vergès, politologue féministe et militante pour la mémoire de l'esclavage et frère jumeau de Paul Vergès (élu communiste de La Réunion).

Roland Dumas, 88 ans

Cet ex-président du Conseil constitutionnel (1995-2000) nommé par son ami Mitterrand, mais contraint à la démission en 2000 pour sa mise en cause dans l'affaire ELF, et qui est à l'origine d'un avis favorable à l'immunité judiciaire du Président de la République, a expliqué que les deux avocats allaient "s'occuper" de la crise post-électorale. "Nous allons faire un Livre blanc et puis nous allons prendre la défense des autorités en place".

Selon lui, une enquête s'impose y compris pour les crimes et délits de droit commun.
"Plus nous avançons, (...) plus nous savons qu'il y a eu des fraudes au deuxième tour des élections", a-t-il affirmé.
L'ancien ministre reprend le discours du camp Gbagbo et accuse: elles sont survenues "dans des secteurs contrôlés" par Alassane Ouattara, reconnu président par la communauté internationale des états démocratiques, mais privé de l'essentiel des leviers du pouvoir et retranché dans un hôtel d'Abidjan, malgré sa victoire à la présidentielle.

Outre l'ex-puissance coloniale française, une grande partie de la communauté internationale appelle Laurent Gbagbo, président sortant, proclamé élu par son Conseil constitutionnel, à céder la présidence à son rival, déclaré vainqueur par la commission électorale. La crise post-électorale a été marquée par de graves violences, qui ont fait 179 morts depuis la mi-décembre selon l'ONU.
C'est en s'appuyant sur des pièces détenues par le Conseil constitutionnel installé par Laurent Gbagbo que Me Vergès affirme que son client est victime d'un "coup d'Etat électoral organisé par le représentant de la France et le représentant des Etats-Unis [d'Obama] en Côte d'Ivoire", lesquels auraient, selon lui, "pris par la main le responsable de la Commission électorale indépendante (CEI)"...

Dumas et Vergès stigmatisent l'ONUCI

En fin de journée, par pure compassion, les deux avocats se sont rendus à l'hôpital militaire d'Abidjan auprès des blessés.

Propagande du camp Gbagbo
Roland Dumas et Jacques Vergès étaient conduits par une avocate de Laurent Gbagbo, une militante présidente des "femmes patriotes", Geneviève Bro Grébé.


La télévision d'Etat RTI, contrôlée par le régime Gbagbo, ainsi que des journaux qui lui sont favorables ont affirmé que la patrouille avait tiré sur une foule et blessé des civils.

Les blessés ont été exposés aux caméras et présentés comme des victimes d'une patrouille de l'Opération des Nations unies en Côte d'Ivoire (Onuci), lors d'un incident mercredi dans le quartier populaire d'Abobo (nord).
Témoin dont L. Gbagbo veut le départ, l'Onuci est accusée d'avoir " poussé le bouchon très loin, jusqu'à aller tirer sur des personnes aux mains nues ", a accusé l'avocate de Gbagbo, promettant des "suites judiciaires".

Une intox

La mission onusienne a réfuté avoir tiré sur la foule et évoqué des tirs de sommation, alors que ses Casques bleus étaient encerclés. Elle a exprimé "son indignation devant les manoeuvres de la RTI destinées à inciter une partie de la population à la haine".

Menaçant, Me Vergès lance une grave accusation contre la France

"Une agression militaire est préparée -de longue date - par la France et les Etats-Unis, afin de placer un gouvernement fantoche en Côte d'Ivoire, comme dans tant d'autres pays où des gouvernements de tirailleurs servent les intérêts français et américains sans mot dire", estime-t-il, plein de haine, dans un entretien à Rue89, le 31 décembre 2010.

Me Vergès promet de déplacer le conflit ivoirien sur le territoire français
" Nous sommes venus à la demande du président Gbagbo, et parce que nous voulions nous informer de la situation pour ensuite agir en France."
Alors que le PS a largement aidé à l'installation de Gbagbo au pouvoir et qu'Henri Emmanuelli, député PS des Landes, continue de le soutenir, "agir en France signifie surtout tenir des conférences de presse et rendre compte de ce nous constatons sur place", annonce Me Vergès.

Devoir de mémoire

Laurent Gbagbo s'est personnellement occupé de faire prodiguer des soins médicaux, aussi bien en France qu'en Côte d'Ivoire, à Mohamed Diawara, ministre ivoirien qui fut mêlé à l'un des plus gros scandales financiers de l'Afrique contemporaine : le détournement de 6,5 milliards de francs CFA au préjudice de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (Ceao).
A qui ont-ils bien pu profiter au début des années 80 ?

Roland Dumas est un habitué des tribuaux

- Décembre 1997: affaires ELF et des frégates de Taïwan
La juge Eva Joly découvre la commission de 45 millions de francs versée par Alfred Sirven depuis les fonds d’Elf. Puis, grâce à une dénonciation anonyme, elle comprend que celle-ci est revenue à la maîtresse de l'ancien ministre de Mitterrand (mort en 1995), Christine Deviers-Joncour. Janvier 2003, Christine Deviers-Joncour est condamnée à 18 mois de prison ferme et 12 avec sursis, Loïk Le Floch-Prigent et Alfred Sirven sont condamnés à trois ans d’emprisonnement ferme, mais la Cour d'appel de Paris relaxe Roland Dumas.

- Roland Dumas a été condamné, de manière définitive, à douze mois d'emprisonnement avec sursis et 150 000 euros d'amende pour complicité d'abus de confiance, dans le cadre de la succession du sculpteur Alberto Giacometti, la Cour de cassation ayant rejeté son pourvoi le 10 mai 2007.

mardi 28 décembre 2010

Côte d'Ivoire : les Africains prennent la démocratie en main

Moscovici soutient Gbagbo en stigmatisant la France

La Commmunauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest s'engage


La pression diplomatique s'intensifie contre le favori du PS
Au lendemain de l'appel à la grève générale lancé par Alassane Ouattara, et très peu suivi, la Cote d'Ivoire est suspendue, mardi 28 décembre, à la visite de trois chefs d'Etat ouest-africains. Les présidents Boni Yayi (Bénin), Ernest Koroma (Sierra Leone), et Pedro Pires (Cap-Vert), venus au nom de la Commmunauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), doivent demander à Laurent Gbagbo de quitter le pouvoir au profit de M. Ouattara, dont la victoire à l'élection présidentielle a été reconnue par la commission électorale et la communauté internationale. La victoire de M. Gbagbo a été certifiée par le Conseil constitutionnel, un organisme qui lui est acquis.
Lien PaSiDupes sur le refus de Gbagbo d'accepter le résultat du scrutin présidentiel

La rencontre des trois chefs d'Etat en mission bons offices avec Laurent Gbagbo devrait marquer un tournant dans la crise ivoirienne. En effet, la Cédéao a déjà menacé de faire usage de la "force légitime" pour déloger Laurent Gbagbo si celui-ci ne quittait pas le pouvoir. Dans un premier temps, le camp Gbagbo a mis en garde contre une intervention armée menée par des pays ouest-africains en soulignant que des millions d'immigrés de la région sont présents sur le sol ivoirien.

=> En France, et bien que Gbagbo en soit maintenant à accuser les états africains, le PS continue pourtant de désigner la France comme le responsable de l'opposition internationale. Moscovici en est resté à la « Françafrique ». Il ignore délibérément le rôle des Etats-Unis et fait campagne sur la base d'un entretien du quotidien Le Monde avec Gbagbo dans lequel celui-ci se disait victime d'un «complot» mené par la France et les Etats-Unis.

Laurent Gbagbo brandit la menace du chaos
Dans un entretien au Monde, lundi, Laurent Gbagbo n'a pas hésité à parler de risques de guerre civile. "Il y aura peut-être un désordre intérieur, une guerre civile en Côte d'Ivoire, parce que nous n'allons pas nous laisser piétiner notre droit et nos institutions", a-t-il mis en garde, suggérant au passage une éventuelle responsabilité franco-américain.
Le premier ministre d'Alassane Ouattara, Guillaume Soro, "s'indigne devant tant de cynisme et un tel chantage" et "condamne fermement cette attitude irresponsable de Laurent Gbagbo et de son clan".

=> Moscovici prêt à lâcher Gbagbo. "Il ne faut pas accepter le langage de Laurent Gbagbo", qui "joue la tension et le pourrissement", a-t-il dit. Je veux croire qu'une solution diplomatique est encore possible en Côte d'Ivoire. […] Je veux croire qu'une solution diplomatique est encore possible en Côte d'Ivoire. »

L'Union économique et monétaire ouest-africaine prend parti

Le jeudi 23 décembre, sept ministres des finances de l'Union économique et monétaire ouest-africaine ont demandé à la Banque centrale des Etats d'Afrique de l'Ouest d'autoriser les seuls représentants du président ivoirien "légitimement élu", Alassane Ouattara, à gérer les comptes du pays, en ne reconnaissant que la signature d'Alassane Dramane Ouattara.

=> Or, le mardi 28 décembre, Moscovici lance sur RTL: « c'est aux Africains de régler eux-mêmes cette affaire », mais, s'appuyant sur l'argument du principe de précaution pour justifier le soutien du PS à Gbagbo, il poursuit à l'adresse du gouvernement français: « Nous avons des intérêts en Côte d'Ivoire, des militaires, des ressortissants, nous n'avons pas forcément à mettre la pression au premier chef » pour résoudre la crise. Ainsi Moscovici n'évoque-t-il que fugitivement la pression des états démocratiques ouest-africains voisins pour concentrer ses attaques sur la France. « Nous ne sommes plus dans la Françafrique », répète Moscovici, pour étayer sa thèse.

L'Union africaine s'implique

D'autres tentatives de médiation diplomatique sont également en cours. L'Union africaine (UA), qui a suspendu la Côte d'Ivoire, a demandé au premier ministre kényan, Raila Odinga, de coordonner les efforts de l'organisation panafricaine pour tenter de résoudre la crise politique en Côte d'Ivoire. R. Odinga, qui a été nommé premier ministre en 2008 dans un gouvernement de coalition mis en place pour mettre fin à plusieurs semaines de crise politique au Kenya, a récemment appelé à un retrait de Laurent Gbagbo.

Le Liberia fait face à l'arrivée de réfugiés ivoiriens
La majorité des Ivoriens qui ont fui vers le Liberia par peur des violences post-électorales dans leur pays sont des enfants, selon le ministère de l'information libérien. " 13 950 Ivoiriens ont, jusqu'à présent, traversé la frontière vers le Liberia. 8 000 d'entre eux ont moins de 18 ans", a précisé le ministre de l'information, Cletus Sieh.

Les enlèvements et les tortures d'opposants
Depuis le 28 novembre, date du début de la crise, 173 personnes ont été tuées en Côte d'Ivoire, selon un bilan de l'ONU.
Interrogé sur le sujet « Laurent Gbagbo est clair », estime Le Monde : « dès lundi [hier], je vais demander au ministre de la justice de mettre tous les procureurs [à l'oeuvre] pour faire des enquêtes », tout en précisant que selon ses informations il n'y aurait « pas plus » de morts que cela.
Le gouvernement de Laurent Gbagbo parle quant à lui de 53 morts.
Or, Moscovici n'en mentionne ni 173, ni même 53.

Les réactions occidentales

La position française
Lundi, le ministre de la défense, Alain Juppé, avait indiqué que la France est prête à 's'associer' à des sanctions décidées par la communauté internationale. « Si la force doit être utilisée, avait-il néanmoins envisagé, c'est aux Nations unies de le décider ou aux organisations africaines, ce n'est pas la France qui va le décider. »

Entre Françafrique et internationale socialiste
Pierre Moscovici est également revenu sur une information révélée par Le Parisien, selon laquelle le socialiste Roland Dumas (ancien ministre PS des Affaires Etrangères de François Mitterrand) et l'avocat Jacques Vergès (partisan de Mao, proche de chefs khmers rouges et, connu pour ses convictions anticolonialistes, il est franco-algérien) étaient attendus à Abidjan pour défendre les positions de Gbagbo.
Le PS est divisé, mais Martine Aubry, silencieuse
« Je le regrette profondément, comme je regrette qu'il se soit trouvé encore il y a peu de temps des socialistes pour soutenir Laurent Gbagbo », a-t-il admis, se référant notamment au député Henri Emmanuelli, qui téléguide Hamon-le-Benoît (étrangement muet) et n'a cessé de soutenir Gbagbo.
Lien PaSiDupes: le soutien du 'Mr Afrique' du PS

samedi 23 février 2008

Palmarès des César du cinéma 2008, nettement engagés et arabisants

Un palmarès redondant est-il indispensable?
Combien de surprises? Combien de découvertes?
Ne faudrait-il pas changer l'air de ce vase clos ?
Grand favori de la 33e cérémonie des Césars, présentée par Antoine de Caunes (produit Canal+) et présidée par l'acteur Jean Rochefort (cabot et père Don Quichotte),


"La Môme" d'Olivier Dahan a reçu cinq récompenses.

"La Graine et le mulet" d'Abdellatif Kechiche (à gauche) a été récompensé par les Césars du meilleur film et du meilleur réalisateur, etc.

Le César de la meilleure actrice a été attribué à Marion Cotillard pour son interprétation d'Edith Piaf dans "La Môme"

et Mathieu Almaric a été distingué dans la catégorie meilleur acteur pour son rôle dans "Le Scaphandre et le papillon".
.
Voici le palmarès complet de la 33e cérémonie des César:
- Meilleur film : "La Graine et le Mulet" d'Abdellatif Kechiche
réalisateur ' pas tout à fait dans les rails' et acteur ('Le Thé à la menthe' de Abdelkrim Bahloul, 1984) franco-tunisien, né en 1960, arrivé à Nice à 6 ans; proche de Claude Berri et de Maurice Pialat, lequel reçut un prix au Festival de Cannes en 1987, sous les sifflets d'une partie de la salle. Levant le poing, il lança: « Si vous ne m'aimez pas, je peux vous dire que je ne vous aime pas non plus ».
Abdellatif Kechiche a rendu un double hommage révélateur : "Je voudrais remercier celui qui a été ma source d'inspiration, qui m'a donné beaucoup d'énergie, c'est un petit ouvrier du bâtiment, c'est mon père." Il était tout aussi ému en saluant -et en faisant monter sur scène, pour la réception ultime du César du meilleur film- son producteur Claude Berri - "Je veux remercier mon deuxième père" - avant de saluer sa "grande source d'inspiration", le cinéaste Maurice Pialat.
Orienté sur la condition sociale des personnages, le film est un hommage à la génération des « pères » immigrés qui sont venus en France pour travailler et qui se sont sacrifiés pour leurs enfants dans un contexte de chômage. La « graine » du titre est celle du couscous et le « mulet » est le poisson qui agrémente le couscous dans la cuisine tunisienne. Mais au final, La Graine et le mulet, ce n’est pas du cinéma qui ressemble à la vie, c’est de la vie qui ressemble au cinéma.
- Meilleur réalisateur : Abdellatif Kechiche dans "La Graine et le Mulet"
- Meilleur scénario original : Abdellatif Kechiche pour "La Graine et le Mulet"
- Meilleur espoir féminin (ci-contre) : Hafsia Herzi dans "La Graine et le Mulet": cette jeune actrice française d'origines algérienne et tunisienne a également tourné dans L'Aube du monde de l'Irakien Abbas Fadhel;

- Meilleur acteur : Mathieu Amalric dans "Le Scaphandre et la Papillon" de Julian Schnabel , un cinéaste américain né à New York en 1951; son film raconte l'histoire vraie d'un journaliste, qui tomba dans un coma profond et qui à son réveil, toutes ses facultés motrices réduites à néant, ne peut ni parler ni respirer sans assistance: grâce à son oeil gauche qui bouge encore, il peut dire oui -un battement de paupière- ou non -deux battements. C'est avec ce seul lien avec l'extérieur qu'il entreprend la rédaction d'un livre, lettre après lettre, Le Scaphandre et le Papillon.
Mathieu Amalric (à gauche) est né en 1965 de Jacques Amalric, éditorialiste au journal Le Figaro Libération, et de Nicole Zand, critique littéraire au Monde à … Neuilly sur Seine! Cocasse?
Absent mais confiant, Mathieu Amalric avait préparé un mot, en cas de victoire, à lire par le maître de cérémonie Antoine de Caunes. Dans ce message, l'acteur s'est donc excusé . Celà dit, il n'a pu s'empêcher de souligner l'injustice faite à d'autres acteurs en lice dans sa catégorie, en l'occurrence Vincent Lindon ("Ceux qui restent") et Jean-Pierre Marielle ("Faut que ça danse"), plusieurs fois nommés au cours de leur carrière, mais jamais récompensés.Il mit beaucoup de délicatesse à enfoncer le clou tout en affectant la sympathie. Belle famille du cinéma!
- Meilleur montage : Juliette Welfing pour "Le Scaphandre et le papillon"

- Meilleure actrice : Marion Cotillard dans le rôle-titre de "La Môme", retraçant la vie d'Édith Piaf, film d'Olivier Dahan, réalisateur Les Rivières pourpres 2, en 2004.
- Meilleurs costumes : Marit Allen pour "La Môme"
- Meilleurs décors : Olivier Raoux pour "La Môme"
- Meilleur son : Laurent Zeilig, Pascal Villard et Jean-Paul Hurier pour "La Môme"
- Meilleure photo : Tetsuo Nagata pour "La Môme"

- Meilleur acteur dans un second rôle : Sami Bouajila (d'origine tunisienne né 1966 près de Grenoble, Prix -collectif- d'interprétation masculine au Festival de Cannes pour "Indigènes" ) dans "Les Témoins" d'André Téchiné.

- Meilleur premier film : "Persépolis" de Vincent Paronnaud et Marjane Satrapi (ci-contre),
auteure de bande dessinée (scénariste et dessinatrice) Française d'origine iranienne et d'expression francophone; la République islamique d'Iran s'est inquiétée de voir la sélection de ce film présentant ce qu'elle trouve être « un tableau irréel des conséquences et des réussites de la révolution islamique ». Le film obtient le prix du jury du festival de Cannes.
- Meilleure adaptation : Marjane Satrapi et Vincent Paronnaud pour "Persépolis", film d'animation, transposition à l'écran de la BD autobiographique de Marjane Satrapi sur la révolution islamique iranienne de 1979.

- Meilleure actrice dans un second rôle : Julie Depardieu dans "Un Secret", de Claude Miller qui raconte l'exploration d'un lourd secret de famille et l'histoire d'une passion;

- Meilleur espoir masculin : Laurent Stocker dans "Ensemble, c'est tout" de … Claude Berri; film français, adapté du roman d'Anna Gavalda, réalisé par …Claude Berri
- Meilleur film étranger : "La vie des autres" de Florian Henckel von Donnersmarck, fils d'un président de la division allemande de l'Ordre de Malte , son film est une fiction sur un couple d'artistes est-allemands en 1984, mais le réalisme historique a été particulièrement recherché par le réalisateur, qui a rencontré des anciens membres de la Stasi, l'ancienne police chargée de la Sécurité d'État au temps de la RDA, ainsi que des victimes de cette police, s'est documenté pendant quatre ans et a fait appel à ses propre souvenirs d'enfance, quand il passait la frontière entre les deux Allemagnes avec ses parents.
La description du régime communiste traite autant les atteintes aux droits de l'Homme que l'attachement du pouvoir à l'existence d'une intelligentsia favorable au système soviétique. Sur le plan politique, le film montre la réalité de la pensée marxiste, la doctrine socialiste et de son application en Europe de l'Est.

- Meilleur film documentaire : "L'Avocat de la Terreur" de Barbet Schroeder, réalisateur et producteur, de nationalité française d'origine suisse, né le 26 août 1941 à Téhéran (Iran), collabora à la revue cinématographique …Les Cahiers du cinéma; son film (2007) est un documentaire interview de cinéma sur l'avocat Jacques Verges, né en 1924 d'une mère vietnamienne et d'un père réunionnais, et avocat de criminels de guerre ou de terroristes anticolonialistes emblématiques (
Djamila Bouhired, qu'il épouse, Magdalena Kopp, Anis Naccache, Carlos, etc.) Que dit le film? « Vergès n’aura de cesse de rentrer dans le chou de la France jusqu’à ce qu’elle avoue s’être comportée comme des nazis de la Seconde Guerre mondiale vis à vis des nationalistes anti-colonialistes de son ancien empire ».
- Meilleur court-métrage : "Le Mozart des Pickpockets" de Philippe Pollet-Villard qui présente Philippe et Richard qui vivent de petits larcins à… Barbès. Ils se retrouvent responsables d'un enfant …roumain, sourd et muet. Après avoir tenté de s'en débarrasser, ils tentent de le faire "travailler". Malgré la barrière de la langue, l'enfant finit par trouver sa propre méthode pour voler.
- Meilleure musique écrite pour un film : Alex Beaupain pour "Les chansons d'amour"

Un César d'honneur a été attribué au cinéaste italien Roberto Benigni, récompensé pour l'ensemble de son oeuvre, qui a demandé une minute de silence à la mémoire de ses morts préférés: Michelangelo Antonioni et d'Ingmar Bergman. Chacun les siens?
Un deuxième César d'honneur a été décerné à Mademoiselle Jeanne Moreau, 80 hivers, et quelques vieux 'liftings'.
Enfin, Alain Delon a rendu hommage à la comédienne Romy Schneider, décédée en 1982, qui aurait eu 70 ans cette année.

Aucune nécrologie, parce qu'ils respectent tout le monde.Des discriminations?
Traitement de faveur pour Jean-Claude Brialy, Jean-Pierre Cassel et Michel Serrault;
mais les ostracisés sont: Colette Brosset, Claude Brosset, Pierre Granier-Deferre, Philippe Khorsand, Raymond Pellegrin et Gisèle Pascal, Michel Roux, Maïa Simon, etc... La sélection est rude et insultante Ni fleurs, ni couronnes;
et pour les internationalistes : Joseph Barbera, Yvonne De Carlo, Luigi Comencini, Deborah Kerr, Heath Ledger, Roy Scheider, etc ... RIP ?

Outre France 2 qui retransmet... et France 3,
le grand vainqueur est le producteur Claude Berri (1934), de son vrai nom Claude Berel Langmann;président de la Cinémathèque française (2004-2007); producteur entre autres de films de Zidi et de L'Enfance nue, de Maurice Pialat (1970) et de Amen, de Costa-Gavras, en 2002.
Même son film "Ensemble, c'est tout", avec Audrey Tautou et Guillaume Canet, a été récompensé en la personne de Laurent Stocker, alias …Philibert Marquet de la Durbellière...
Le cinéma est une grande famille…
Malgré l'ancrage bien à gauche de tout ce beau monde, le prix des places grève sévèrement le pouvoir d'achat des plus défavorisés : le cinéma, ce n'est pas pour les pauvres !…
L'audace des César et leur talent de découvreurs sont confondants!
"La Môme" n'a pas attendu les César...
- 14 janvier 2008: Marion Cotillard reçoit le Golden Globe de la meilleure actrice
- 22 janvier 2008: Marion Cotillard est nominée pour l'Oscar de la meilleure actrice
- 10 février 2008: Marion Cotillard reçoit le Bafta de la meilleure actrice. Le film reçoit également les récompenses suivantes : Meilleure musique, Costumes, Maquillage
- 22 février 2008? Qu'apporte de plus ce rassemblement?
Quel est le coût de cette manifestation?
Car son apport ne saute pas aux yeux...
Festival de Cannes 2007:
Prix de la mise en scène: Julian Schnabel pour Le Scaphandre et le Papillon
Prix du jury: Persépolis de Marjane Satrapi et Vincent Paronnaud
64e Mostra de Venise 2007
Prix spécial du jury (ex-æquo): "La Graine et le Mulet"
Prix Marcello-Mastroianni (jeune acteur ou actrice) : Hafsia Herzi pour La Graine et le Mulet.
Et aussi Prix Louis-Delluc 2007
Si les auteurs sont si rares, les jurys noyautés, et la connivence internationale, il est permis de s'interroger sur l'utilité d'une remise de prix à des films et auteurs déjà consacrés?... Aucun autre film ne serait donc digne de ce jury?

mercredi 15 août 2007

Ivan : RESF, ni responsable des clandestins, ni coupable!

L’Etat, en revanche, serait responsable des sans papiers…

Combien sont-ils sur le coup ? Les avocats de la famille d'Ivan, ont demandé mardi à l'Etat de "reconnaître sa responsabilité" dans cette affaire et réclamé l'ouverture d'une information judiciaire. L'adolescent russe s’est grièvement blessé dans une chute lors d'une tentative de fuite pour éviter une interpellation de ses parents en situation irrégulière, le 9 août à Amiens.

Des avocats se sont offerts spontanément à servir les intérêts (bien compris ?) de ces clandestins en infraction avec la loi ! Les préférences politiques de ces militants du barreau ne sont pas précisées. Mais les soutiens de RESF sont, entre autres:

· Alternative Libertaire

· Les JCR (Jeunesses Communistes Révolutionnaires)

· Les Alternatifs

· La LCR (Ligue Communiste Révolutionnaire)

· Le MJS (Mouvement des Jeunes Socialistes)

· Le PCF

· Les Verts

Me Francis Lec, donc, a donné une conférence de presse, en présence du père et de la mère d'Ivan et de… Me Jacques Vergès à Amiens –mais celui-ci est partout et ses honoraires ne sont pourtant pas à la portée de toutes les bourses de clandestins. Vergès milite donc bénévolement et c’est dire que la politique est totalement exclue de l’affaire. Ils ont déclaré : "La responsabilité de l'Etat est au coeur de ce drame. Nous demandons à l'Etat de reconnaître sa responsabilité" !

M° Lec est bâtonnier 2007 au barreau d’Amiens et avocat-conseil de la Fédération des autonomes de solidarité laïque. Une nouvelle convention a été signée, en juin 2006 avec le ministère de l’Éducation nationale qui reconnaît les Autonomes de Solidarité Laïques (ASL) et leur Fédération comme un partenaire pour la prise en charge des fonctionnaires adhérents victimes d’agression dans le cadre de leur fonction.

On est en droit de s’interroger sur la légalité de l’action de cet avocat qui dépasse manifestement les limites de sa charge. Jugez plutôt du mot d’ordre de cet avocat ‘indépendant’:

Le RESF de la Somme appelle à un rassemblement de soutien à Yvan Dembski

mardi 14 août à 15 heures rue Lamarck à Amiens
devant le cabinet de l’avocat Maître Francis Lec pendant la conférence de presse qu’il tiendra en commun avec Maître Vergès à propos de la défense de la famille Dembski

Ne dirait-on pas de l’activisme de rue ? La collusion de RESF et de M° Lec saute-t-elle aux yeux ?

"Nous voulons l'ouverture d'une information judiciaire confiée à un juge indépendant", a ajouté Me Lec, alors que seule l'Inspection générale de la police nationale (IGPN) a pour l'instant été chargée d'une enquête par le parquet d'Amiens. "L'enquête de l'IGPN n'est pas suffisante", a jugé l'avocat. Car les avocats, désormais, rendent la justice. Sommairement.

Hospitalisé au CHU d'Amiens, l’état de santé d’Ivan "évolue favorablement" et il sort progressivement du coma dans lequel il se trouvait depuis l'accident, a indiqué l'hôpital dimanche. "Il est sorti de l'état critique", a affirmé mardi le père d'Ivan, Andreï Dembski.

Pour M° Lec, la cause est entendue : « L'intervention des policiers vers 08H00 au domicile des parents avait "une allure d'opération commando. Ils ont tambouriné à la porte pendant près d'une heure", a-t-il dénoncé.

"Quelle était la nécessité de venir en commando de 15 personnes? Est-ce un procédé normal?", a lancé Me Vergès, en insistant sur le fait qu'Ivan était "un excellent élève désireux d'intégrer la société française" et que ses parents n'étaient pas "des gangsters". Le maître ignore superbement que le réseau ESF fait habituellement obstacle aux forces de l’ordre et qu’il s’étonne du nombre d’intervenants ressort de l’intoxication. RESF agit en commando, mais il n’est pas au courant.

Samedi, le ministre de l'Immigration et de l'Identité nationale, Brice Hortefeux, a accordé aux parents d'Ivan "une autorisation provisoire de séjour" de six mois. Mais croyez-vous que l’avocat militant se félicite de cette mesure humanitaire exceptionnelle. Les avocats réclament qu'Ivan et ses parents puissent rester en France jusqu'à ce que l'enfant n'ait plus de séquelles de son accident.

La responsabilité appartient au père de protéger son enfant plutôt que de ldonner le mauvais exemple et de l'’entraîner dans une fuite à risques : "Ivan a chuté d'une hauteur de 14 mètres. Dans 6 mois il supportera encore les séquelles de cette chute. Il faut qu'il reste en France pour le moins jusqu'à sa guérison complète", a déclaré Me Lec, qui est également médecin, et qui ajoute que l'Etat doit prendre en charge le séjour de la famille. L’Etat, c’est nous !

Didier Cottrelle, du Réseau Education sans frontière (RESF), qui participait au rassemblement devant le bureau de Me Lec, a réclamé "la régularisation définitive" de la famille. Pas de demi-mesure.