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lundi 4 février 2013

Hervé Morin oppose le fracas militaire de Hollande au Mali et son mutisme social à Florange

Hervé Morin: "Plus facile de se faire applaudir à Bamako qu'à Florange"

L'ancien ministre de la Défense a taclé le fanfaron de Bamako et fustigé le fuyard de Florange et Aulnay-sous-Bois

"François Hollande a bien fait d'aller au Mali ce week-end pour dire bravo aux militaires français, mais j'ai aussi envie de lui dire: c'est plus facile de se faire applaudir à Bamako que de se faire applaudir à Florange ou Aulnay", a observé le président du Nouveau Centre sur TV5 Monde.
"N'oublions pas qu'il y a un sujet essentiel, celui de la dégradation de l'économie française et le drame que cela constitue pour des centaines de milliers de familles en France", a-t-il ajouté.

Pour l'ancien ministre de la Défense, si l'opération militaire française est "un vrai succès" et l'intervention française "une décision politique qu'il fallait prendre", cela "ne règle en rien trois questions centrales qui demeurent".

Oh, que la guerre est jolie !
Film musical (1969)
"La première, c'est, comment constitue-t-on une force panafricaine crédible capable de restaurer la souveraineté du Mali ?" a-t-il interrogé.
"J'ai le souvenir de la 'Minuad', force panafricaine pour le Darfour et ça ne marchait pas. On ne peut pas dire que les Etats d'Afrique de l'Ouest sont des Etats où il y a des forces armées, à part le Tchad et le Sénégal, qui sont réellement solides et crédibles", a-t-il estimé.

Alors cette force, "qui l'équipe, la forme, la coordonne, lui permet d'être organisée correctement pour lui permettre de mener ses opérations ? La question reste entière", a-t-il lancé, au milieu du concert d.

"La deuxième question est: est-ce qu'un jour les Européens vont accompagner réellement les Français dans la reconstruction du Mali?" a-t-il poursuivi.
"Ils donnent quelques millions d'euros mais une force panafricaine soutenue par la force française doit représenter 10.000 à 15.000 hommes, c'est 100 à 200 millions d'euros par an" dont on a besoin, a souligné H. Morin.

Enfin, "la troisième question, c'est l'engagement d'un processus politique, d'un dialogue, notamment avec les Touareg", a-t-il ajouté en appelant à distinguer "le court du moyen terme" dans le dossier malien.


Hollande n'est pas le premier va-t-en-guerre socialiste

Le 26 juillet 1956, pendant la guerre froide, le colonel Nasser, 2e président de l'Egypte, annonça la nationalisation du canal de Suez. Le président du Conseil français, le socialiste (SFIO) de Guy Mollet (avec la Grande-Bretagne d’Anthony Eden), s'entendirent  pour répliquer par une expédition militaire pour faire respecter le droit international, sauvegarder leurs intérêts économiques, protéger l’État d’Israël directement menacé par le monde arabe et, peut-être, renverser Nasser, fidèle soutien des indépendantistes algériens. 


Mais Londres, Paris et Tel-Aviv sont bien isolés : l’Union soviétique soutient le Raïs et les Américains se posent en concurrents dans un Proche-Orient bien pourvu en pétrole.
En application d’un pacte secret signé à Paris le 24 octobre, l’armée israélienne attaqua l’Egypte le 29: elle remporta des succès foudroyants et le 5 novembre, Français et Anglais débarquèrent à Port-Saïd. 




jeudi 16 février 2012

Y. Roucaute libère la parole à droite, au grand dam des manipulateurs de gauche

Les réponses de Roucaute embarrasent les dictateurs de la pensée


L'escroquerie de la pensée dominante révélée

Auteur du discours de Claude Guéant sur les civilisations, le philosophe Yves Roucaute bat en brèche les arguments de la gauche marxiste sur l'esclavage, le nazisme ou le racisme.

L'information a été révélée par Europe 1, et confirmée au Monde par l'intéressé :
c'est le philosophe Yves Roucaute qui a fourni à Claude Guéant la formule qui indispose la gauche depuis le week-end dernier.

Samedi, lors d'un colloque organisé par le syndicat étudiant de droite UNI, le ministre de l'Intérieur avait appelé à " protéger notre civilisation "
:
" Contrairement à ce que dit l'idéologie relativiste de gauche, pour nous, toutes les civilisations ne se valent pas. Celles qui défendent l'humanité nous paraissent plus avancées que celles qui la nient. Celles qui défendent la liberté, l'égalité et la fraternité, nous paraissent supérieures à celles qui acceptent la tyrannie, la minorité des femmes, la haine sociale ou ethnique. "


La gauche totalitaire s'en prend aux personnes comme aux idées

Un communiste devenu néoconservateur

Yves Roucaute, professeur à l'université de Nanterre, sait précisément de quoi il parle et il lui est reproché d'être revenu du " relativisme de gauche " : dans les années 70, il avait été vice-président de l'UNEF, Union des étudiants de France, et a dirigé l'Union des étudiants communiste, UEC, à la Sorbonne. Un égarement de jeunesse de celui qui sera ami de feu le commandant afghan
Massoud.

La liste noire des hommes de droite à l'index de la gauche sectaire
Le philosophe a finalement évolué vers un néoconservatisme à l'américaine, en apportant au passage ses lumières à plusieurs figures de droite, comme Alain Madelin, Alain Carignon et, donc, Claude Guéant.

Si son discours écrit pour le ministre de l'Intérieur restera dans les mémoires, c'est aussi parce qu'il a été instrumentalisé par le PS qui, sur la base d'idées fausses, s'est cru fondé à polémiquer sur son interprétation devant les caméras de l'Assemblée nationale: le PS avait désigné un député exalté de la Martinique pour marquer Claude Guéant au fer rouge.

Mal leur en a pris, puisque la droite a ressorti les textes controversés - et occultés - de Victor Hugo ou de ... Jules Ferry que la gauche croyait avoir enfoui profondément.
Lien PaSiDupes : "Hollande interdirait-il Victor Hugo dans les écoles ?"

Mardi, lors des questions au gouvernement, le député de Martinique Serge Letchimy, apparenté socialiste, a assimilé de manière hasardeuse les propos de Claude Guéant au nazisme fort des idées fausses qui circulent dans les universités et organes de presse de la rive gauche aux banlieues, jusqu'ici sans contre-témoignages :
" Vous nous ramenez, jour après jour, à ces idéologies européennes qui ont donné naissance aux camps de concentration, au bout du long chapelet esclavagiste et colonial", avait prétendu Letchimy, de bonne foi, sous l'effet de la pensée dominante.
Lien PaSiDupes : la crise de l'élu socialiste noir de Martinique

Le gouvernement et l'UMP n'ont pas laissé passer cet outrage et ont quitté l'hémicycle. Claude Guéant n'a pas eu à se justifier. Il a simplement explicité ses propos auprès des Français qui n'auraient pas remarqué la manipulation grossière et injurieuse. Mais Rue 89 n'a pu résister à l'horrible jeu de mot consistant à noter avec l'ironie d'un Stéphane Guillon que le ministre n'a pas eu besoin de répondre en recourant aux œuvres de sa plume, Roucaute, qualifié de " nègre ": c'est dire le degré d'hypocrisie et d'ignorance de cette gauche donneuse de leçons qui n'a pas connaissance des revendications de la "négritude" par L.Senghor et A.Césaire. C'est aussi confirmer ainsi le coup monté de la colère injuste du PS.
Lien PaSiDupes : "Césaire (bien) Aimé, sors de ce corps de Letchimy! "



Le nazisme " inventé par la gauche "


Rue 89 s'élève contre la contestation des thèses négationistes de la gauche. Le site du Nouvel Observateur prend pour exemple, sorti de son contexte, une tribune publiée dans Le Figaro le 3 septembre expliquant "ce qui ne peut plus durer au PS". Rue 89 ne tolère pas qu'Yves Roucaute puisse démonter " les accusations de collusion de la majorité avec le FN " et les " attaques ad hominem contre un ministre de l'Intérieur " :
" Le Tartuffe Harlem Désir (ex-UNEF) le sait bien : ce sont ses amis d'extrême gauche qui inventèrent le fascisme avec le socialiste Mussolini, numéro deux du Parti socialiste italien, le national-socialisme avec Hitler, leader du Parti ouvrier allemand, tout autant que le goulag et le laogai [camp de rééducation par le travail en République populaire de Chine]. Il faut avoir le verbe plus fin que le nez pour oublier qu'en France même le parti nazi a été construit par Jacques Doriot, numéro deux du Parti communiste, et le parti fasciste par Jacques Déat, député socialiste [il s'agit en fait de Marcel Déat, corrige Rue 89]. Et pour oublier que celui qui lança le Front national s'appelle François Mitterrand. "


Incrédule, Rue 89 semble découvrir ces vérités, les présente comme des énormités et les diffuse comme autant d'incongruités. Et cette presse soucieuse de liberté d'expression et de secret des sources pour elle-même stigmatise Y. Roucaute, source autorisée de Cl. Guéant, tentant de l'intimider en le désignant à la vindicte populaire.


Des esclavagistes noirs ou arabes

Mardi, Serge Letchimy ne s'est pas contenté d'évoquer l'esclavage.
Il a utilisé l'enceinte l'Assemblée et ses caméras pour se livrer à un mauvais coup:son amalgame insensé sent fort la campagne nauséabonde de préau d'école. Le socialiste hystérique s'est trompé de lieu, de cible et d'époque.

Rue 89 ressert au ministre de l'Intérieur "La Puissance de la liberté", publié en 2004 par Yves Roucaute (1953), agrégé de philosophie (1981) et de sciences politiques (1987), docteur d’État en science politique et docteur en philosophie, professeur des universités à la faculté de droit de l’université de Paris-X Nanterre. Il fait donc autorité, au moins autant que B. Jumbo-Hamon, professeur en université avec bac +3... Le Figaro en avait offert à ses lecteurs un extrait consacré à l'esclavage :
" Comment peut-on continuer à prétendre attribuer aux Blancs, Américains en tête, l'origine et le goût de l'esclavage ?" [...] Rue 89 signale, mais ne fournit aucun élément infirmant cette citation, pensant probablement qu'elle suffit à étayer sa stigmatisation.

Le site des ex-journalistes de Libération
ne mentionne pas qu'en Irak, en 1991, Yves Roucaute a appelé l'opinion à défendre les droits de l'Homme, en particulier ceux des Chiites arabes et des Kurdes et a demandé une intervention au nom du droit d'ingérence humanitaire.

"Comment ignorer que depuis la plus haute antiquité, tous les peuples ignorant l'inaliénabilité des droits fondamentaux pratiquèrent l'esclavage ? En Afrique, avant même celle des Noirs par les Blancs, il y eut la traite des Noirs par les Noirs et celle des Blancs par les Arabo-Berbères et les Turcs [...]. L'esclavagisme, reconnu par la Charia, était une pratique courante des Arabes, avant d'influencer le monde musulman d'Afrique et d'Orient" [...].
Lien PaSiDupes
"Leur traitement ? L'ignominie atteint des sommets inconnus chez les Européens. La mutilation génitale infligée aux garçons de 8 ans pour fabriquer des eunuques était courante. Les femmes noires (et blanches) étaient systématiquement violées. Si elles devenaient enceintes, elles étaient avortées ou leurs enfants se trouvaient réduits en esclavage s'ils n'avaient pas été tués à la naissance par les concubines arabes [...]. "

La gauche, qui tient pour vérité avérée l'enseignement des thèses marxistes à l'Université, de surcroît colportées par des enseignants 'vigilants' (!) mais crédules de la FSU, n'a pas réfléchi à l'histoire de l'esclavage autant qu'Yves Roucaute : il lui avait pourtant mis à disposition une tribune dans Le Figaro en 2001, avec Jean-Jacques Roche, professeur à l'université Paris-Assas. Ces universitaires peu diffusés signalaient à son attention " la repentance à sens unique ", alors que se déroulait la conférence de Durban contre le racisme.


Défendre les minorités " sans idéologie "

Le racisme est encore une autre de ces accusations que Claude Guéant, énarque ouvert à l'enseignement d'Yves Roucaute, peut d'ailleurs aisément écarter.
Rue 89 recommande d'ailleurs à ses lecteurs et au ministre la re-lecture de ce que le philosophe écrivait en 2008, à propos de Barack Obama, un métis dont la gauche tient à faire pourtant un Noir pur jus.
Dans La Tribune, Yves Roucaute renvoyait les admirateurs du nouveau président américain à leurs contradictions :
" Faut-il au moins saluer le recul de l'anti-américanisme via l'élection d'un “Président noir”  ? Recul momentané. Aurais-je d'ailleurs la cruauté de noter la myopie  ? Le rêve de Martin Luther King, celui de tout humaniste, de ne plus voir la couleur de la peau en regardant un enfant, où est-il  ? "

" L'intérêt de la France et de l'Europe ", c'était l'élection du républicain John McCain, avait averti Yves Roucaute dans Le Figaro quelques mois plus tôt. Au passage, il disait ses doute " que Barack Obama réconcilierait l'Amérique avec elle-même, Blancs et Noirs ".
Selon lui, la " réconciliation raciale " est déjà terminée. Les idéologues de la lutte des classes y ont trouvé un sujet de recyclage ! Grâce aux Républicains, d'Abraham Lincoln à George W. Bush, de celui qui avait aboli l'esclavage à celui qui avait recruté Condoleezza Rice, à la fois " une femme et une Afro-Américaine " :
" Il ne suffit donc pas de dire que la gauche démocrate n'a pas le monopole de la défense des femmes et des minorités, il faut ajouter que la droite républicaine, fidèle à ses valeurs judéo-chrétiennes de liberté, les défend mieux et sans idéologie.
"

Remplacez George W. Bush par Nicolas Sarkozy, Condoleezza Rice par Rachida Dati ou Rama Yade et l'Histoire récente associée aux mises en évidences d'Yves Roucaute fournit à Claude Guéant matière à une réplique argumentée " sans idéologie " aux prochaines attaques des relativistes de gauche.
Au final, Rue 89 est de ces organes de presse qui savent, mais occultent, prosternés qu'ils sont devant la pensée marxiste, si manipulatrice et manichéenne soit-elle. Sans doute s'y reconnaissent-ils comme dans un miroir !

mardi 28 décembre 2010

Côte d'Ivoire : les Africains prennent la démocratie en main

Moscovici soutient Gbagbo en stigmatisant la France

La Commmunauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest s'engage


La pression diplomatique s'intensifie contre le favori du PS
Au lendemain de l'appel à la grève générale lancé par Alassane Ouattara, et très peu suivi, la Cote d'Ivoire est suspendue, mardi 28 décembre, à la visite de trois chefs d'Etat ouest-africains. Les présidents Boni Yayi (Bénin), Ernest Koroma (Sierra Leone), et Pedro Pires (Cap-Vert), venus au nom de la Commmunauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), doivent demander à Laurent Gbagbo de quitter le pouvoir au profit de M. Ouattara, dont la victoire à l'élection présidentielle a été reconnue par la commission électorale et la communauté internationale. La victoire de M. Gbagbo a été certifiée par le Conseil constitutionnel, un organisme qui lui est acquis.
Lien PaSiDupes sur le refus de Gbagbo d'accepter le résultat du scrutin présidentiel

La rencontre des trois chefs d'Etat en mission bons offices avec Laurent Gbagbo devrait marquer un tournant dans la crise ivoirienne. En effet, la Cédéao a déjà menacé de faire usage de la "force légitime" pour déloger Laurent Gbagbo si celui-ci ne quittait pas le pouvoir. Dans un premier temps, le camp Gbagbo a mis en garde contre une intervention armée menée par des pays ouest-africains en soulignant que des millions d'immigrés de la région sont présents sur le sol ivoirien.

=> En France, et bien que Gbagbo en soit maintenant à accuser les états africains, le PS continue pourtant de désigner la France comme le responsable de l'opposition internationale. Moscovici en est resté à la « Françafrique ». Il ignore délibérément le rôle des Etats-Unis et fait campagne sur la base d'un entretien du quotidien Le Monde avec Gbagbo dans lequel celui-ci se disait victime d'un «complot» mené par la France et les Etats-Unis.

Laurent Gbagbo brandit la menace du chaos
Dans un entretien au Monde, lundi, Laurent Gbagbo n'a pas hésité à parler de risques de guerre civile. "Il y aura peut-être un désordre intérieur, une guerre civile en Côte d'Ivoire, parce que nous n'allons pas nous laisser piétiner notre droit et nos institutions", a-t-il mis en garde, suggérant au passage une éventuelle responsabilité franco-américain.
Le premier ministre d'Alassane Ouattara, Guillaume Soro, "s'indigne devant tant de cynisme et un tel chantage" et "condamne fermement cette attitude irresponsable de Laurent Gbagbo et de son clan".

=> Moscovici prêt à lâcher Gbagbo. "Il ne faut pas accepter le langage de Laurent Gbagbo", qui "joue la tension et le pourrissement", a-t-il dit. Je veux croire qu'une solution diplomatique est encore possible en Côte d'Ivoire. […] Je veux croire qu'une solution diplomatique est encore possible en Côte d'Ivoire. »

L'Union économique et monétaire ouest-africaine prend parti

Le jeudi 23 décembre, sept ministres des finances de l'Union économique et monétaire ouest-africaine ont demandé à la Banque centrale des Etats d'Afrique de l'Ouest d'autoriser les seuls représentants du président ivoirien "légitimement élu", Alassane Ouattara, à gérer les comptes du pays, en ne reconnaissant que la signature d'Alassane Dramane Ouattara.

=> Or, le mardi 28 décembre, Moscovici lance sur RTL: « c'est aux Africains de régler eux-mêmes cette affaire », mais, s'appuyant sur l'argument du principe de précaution pour justifier le soutien du PS à Gbagbo, il poursuit à l'adresse du gouvernement français: « Nous avons des intérêts en Côte d'Ivoire, des militaires, des ressortissants, nous n'avons pas forcément à mettre la pression au premier chef » pour résoudre la crise. Ainsi Moscovici n'évoque-t-il que fugitivement la pression des états démocratiques ouest-africains voisins pour concentrer ses attaques sur la France. « Nous ne sommes plus dans la Françafrique », répète Moscovici, pour étayer sa thèse.

L'Union africaine s'implique

D'autres tentatives de médiation diplomatique sont également en cours. L'Union africaine (UA), qui a suspendu la Côte d'Ivoire, a demandé au premier ministre kényan, Raila Odinga, de coordonner les efforts de l'organisation panafricaine pour tenter de résoudre la crise politique en Côte d'Ivoire. R. Odinga, qui a été nommé premier ministre en 2008 dans un gouvernement de coalition mis en place pour mettre fin à plusieurs semaines de crise politique au Kenya, a récemment appelé à un retrait de Laurent Gbagbo.

Le Liberia fait face à l'arrivée de réfugiés ivoiriens
La majorité des Ivoriens qui ont fui vers le Liberia par peur des violences post-électorales dans leur pays sont des enfants, selon le ministère de l'information libérien. " 13 950 Ivoiriens ont, jusqu'à présent, traversé la frontière vers le Liberia. 8 000 d'entre eux ont moins de 18 ans", a précisé le ministre de l'information, Cletus Sieh.

Les enlèvements et les tortures d'opposants
Depuis le 28 novembre, date du début de la crise, 173 personnes ont été tuées en Côte d'Ivoire, selon un bilan de l'ONU.
Interrogé sur le sujet « Laurent Gbagbo est clair », estime Le Monde : « dès lundi [hier], je vais demander au ministre de la justice de mettre tous les procureurs [à l'oeuvre] pour faire des enquêtes », tout en précisant que selon ses informations il n'y aurait « pas plus » de morts que cela.
Le gouvernement de Laurent Gbagbo parle quant à lui de 53 morts.
Or, Moscovici n'en mentionne ni 173, ni même 53.

Les réactions occidentales

La position française
Lundi, le ministre de la défense, Alain Juppé, avait indiqué que la France est prête à 's'associer' à des sanctions décidées par la communauté internationale. « Si la force doit être utilisée, avait-il néanmoins envisagé, c'est aux Nations unies de le décider ou aux organisations africaines, ce n'est pas la France qui va le décider. »

Entre Françafrique et internationale socialiste
Pierre Moscovici est également revenu sur une information révélée par Le Parisien, selon laquelle le socialiste Roland Dumas (ancien ministre PS des Affaires Etrangères de François Mitterrand) et l'avocat Jacques Vergès (partisan de Mao, proche de chefs khmers rouges et, connu pour ses convictions anticolonialistes, il est franco-algérien) étaient attendus à Abidjan pour défendre les positions de Gbagbo.
Le PS est divisé, mais Martine Aubry, silencieuse
« Je le regrette profondément, comme je regrette qu'il se soit trouvé encore il y a peu de temps des socialistes pour soutenir Laurent Gbagbo », a-t-il admis, se référant notamment au député Henri Emmanuelli, qui téléguide Hamon-le-Benoît (étrangement muet) et n'a cessé de soutenir Gbagbo.
Lien PaSiDupes: le soutien du 'Mr Afrique' du PS

mardi 27 mars 2007

La gauche colonialiste

Quand la gauche française était colonialiste
Henri Amouroux
(historien, membre de l'Institut) proposait ces rafraîchissements de mémoire, le 25 octobre 2006. (présentation PaSiDupes)
Que le film Indigènes, par la justesse et, parfois, par la noblesse de son ton, ait ému jusqu'aux politiques, contribuant ainsi à réparer des injustices commises à l'égard de ceux qui étaient venus des « colonies », puis de l'Empire, ces taches roses sur nos manuels de géographie, pour défendre en 1914-1918, 1939-1940, pour libérer en 1944-1945 la « mère patrie », est chose heureuse.
On souhaiterait que plusieurs films, de même qualité, s'intéressent à des problèmes de société - il n'en manque pas - pour déclencher des prises de conscience identiques.

Mais, il serait détestable qu'I
ndigènes soit utilisé dans le débat politique, et surtout, qu'historiquement dévoyé, il serve à mettre en accusation la droite alors qu'elle ne fut, politiquement, pour rien dans les conquêtes coloniales de la fin du XIXe et du début du XXe siècle, conquêtes, oeuvres de la gauche, seule au pouvoir entre 1877 et 1919. Et de Jules Ferry, l'un de ses champions. Oui, c'est le même Jules Ferry, auquel nous devons l'enseignement primaire obligatoire et (c'est moins flatteur) l'expulsion des congrégations religieuses, qui fut le plus grand « colonisateur » français du XIXe siècle finissant.

Analyse de l'oeuvre de Regamey: lien

Dans un livre publié en 1931, l'auteur, Maurice Pottecher, écrit d'ailleurs : « il serait assez vain de décider si, oui ou non, l'oeuvre coloniale de Jules Ferry est égale en importance avec celle qu'il réalisa dans sa réforme de l'enseignement. » Président du Conseil du 23 septembre 1880 au 25 mars 1885 - avec la seule interruption d'un gouvernement Gambetta, qui dura deux petits mois seulement - Ferry installa ou raffermit les positions françaises à Madagascar, au Maroc, en Tunisie, dans ce qui allait devenir l'immense Afrique occidentale et l'immense Afrique orientale, en Annam, enfin. La droite anticolonialiste le détestait, le disait allié de l'Allemagne, qui ne voyait aucun inconvénient à nos expéditions lointaines, l'appelait « le Tonkinois » , et, après la première défaite de Langson (car il y en eut une autre, plus cruelle encore, en 1953), elle salua par des cris de joie sa démission.

Or, Ferry et ses adversaires, malgré leurs querelles et leurs contradictions, poursuivaient le même but. Humiliée par la défaite de 1870, la droite voulait que toutes les forces et toutes les pensées du pays soient tournées vers la reconquête de l'Alsace et de la Moselle, que la vie de nos soldats ne soit pas gaspillée au loin.
Ferry pensait - et la gauche le pensait avec lui - que « l'on n'est pas une grande puissance en restant terré chez soi », et qu'il ne fallait pas laisser la Grande-Bretagne occuper seule l'Afrique, s'intéresser seule à l'Asie. À l'origine, et même s'il est vrai que la gauche porte la responsabilité de la colonisation française du XIXe siècle, les deux conceptions étaient également patriotiques. Les préoccupations mercantiles viendront plus tard.

Nous sommes d'ailleurs encore quelques-uns à nous souvenir de cette affiche géante, placée en 1940 à bien des carrefours. Elle montrait une minuscule Allemagne, cernée, menacée d'être bientôt engloutie par l'Empire britannique (le premier au monde), et par l'Empire français (le deuxième). Elle disait : « Nous vaincrons parce que nous sommes les plus forts. » Aux Français fuyant la Wehrmacht, elle semblait grotesque et tristement ironique.

Elle disait vrai, cependant. Car, c'est grâce à l'Empire, réarmé clandestinement par Weygand, rallié à Giraud, en novembre 1942, puis à de Gaulle, que la France ne dut pas sa libération, presque exclusivement - je n'oublie pas la Résistance - aux armes anglaises et américaines.

Raison de plus pour rendre justice aux «
Indigènes » survivants des longs combats pour la libération de la France, et pour honorer leurs morts.





Politique de Jules Ferry en Tunisie





Oublieuse de son passé, la gauche s'est livrée, sans honte aucune, à la récupération du film 'Indigènes' à des faits électoralistes, orchestrant l'émotion nationale, dans un souci de REPENTANCE non oralisée...: la notion de 'sens de l'histoire' est utile à quiconque n'a pas avantage à se retourner sur son passé...

On ne refera pas les socialistes; mais il ne faut pas qu'il nous la fasse!

Dans un souci de ré-écriture de l'Histoire et de 'vérité historique', le PS a osé distribuer ce type de tract qui participe de la volonté d'occulter son passé de colonialiste et d'accréditer l'idée fausse que gauche rimerait avec anticolonial: nous savons désormais à quoi nous en tenir!...