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mercredi 4 mars 2020

Purification ethnique : "faut-il purifier la culture ? "

La militante féministe 'décoloniale" Françoise Vergès veut "décoloniser les arts"

Cette communiste nostalgique est une fille du député PCF Paul Vergès et se nourrit toujours de la vieille idéologie anti-coloniale de la gauche
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"Faut-il purifier la culture ?" : question dont la réponse ne fait pas de doute en Une du journal 'Le 1', mais un relent du passé resurgi, comme un marronnier à l'automne, pour la cérémonie des César dont la sélection partisane, comme à Cannes, garantit le succès médiatique à défaut de lui assurer l'estime perdue.

La feuille en question pose le sujet en un paragraphe d'introduction:
"Le déroulement de la dernière cérémonie des Césars l’a bien montré :
la création et le patrimoine artistiques sont aujourd’hui traversés par d’immenses tensions [thèse]. Ils focalisent une large part des malaises qui touchent notre civilisation, en particulier les violences sexistes et les discriminations en tout genre. Certains redoutent que ces pressions ne contraignent les créateurs à une autocensure permanente. [antithèse] Ils craignent aussi qu’en occultant les œuvres du passé qui heurtent nos valeurs, nous nous interdisions de comprendre notre histoire et notre humanité. D’autres estiment, au contraire [synthèse progressiste], qu’il s’agit d’un assainissement nécessaire à l’avènement d’une société plus juste et équilibrée.
'Le 1' est un hebdomadaire français lancé en avril 2014 par Eric Fottorino qui supporta l'offre de rachat du groupe Le Monde par la triade Bergé-Niel-Pigasse, avant d'être limogé par Pigasse et remplacé à la présidence du directoire par un affidé, Louis Dreyfus, ce qui lui permet d'affirmer qu'il n'exerce aucune pression sur la rédaction, directement.
Ce journal, dont le conseiller éditorial est Laurent Greilsamer, 67 ans, un ancien directeur adjoint du Monde, traite chaque semaine une grande question d'actualité à travers les regards d'écrivains et autres chercheurs ou artistes et poètes.
Françoise Vergès veut "décoloniser les arts"

L'actrice Aïssa Maïga a plaidé pour une plus grande représentation des minorités dans le cinéma français. 
Lors de la cérémonie des César, vendredi, la sotte sûre de son bon droit à revendiquer dans un pays qui s'auto-flagelle avec volupté s'offusqua à Paris que la cérémonie des Cesar comporte trop de Blancs... Malaise dans l’assistance : la caméra qui parcourait le public de la salle Pleyel balaya des visages gênés, décontenancés ou, au mieux, impassibles. Malgré les vannes qui parsemaient le discours, rares étaient les rires, et inexistants, les applaudissements. La diatribe de la colonialiste franco-sénégalaise souleva une vague d’indignation sourde.

La prestation de la protégée de Cédric Klapisch était pourtant balisée.
Ce réalisateur fut membre du comité de soutien à la candidature d'Anne Hidalgo à la mairie de Paris en 2014, bien qu'il ait fait scandale en 2013 après la révélation de sa détention d'un compte en Suisse d'un montant de 247 000 euros, non déclaré en France, pendant le quinquennat du socialiste François Hollande. Mais si la gauche a confisqué la vertu et le civisme, ce n'est pas pour en abuser: seulement pour les brandir à la face de ses adversaires.

L'Académie des César avait accordé les pleins pouvoirs à Mlle Maïga...
Les organisateurs ne pouvaient pas avoir oublié la manifestation à Paris le 23 mai 2016, à l’occasion de la cérémonie des Molières, récompenses du monde français du théâtre. Deux ouvrages étaient parus en France à quelques jours d’intervalle, huit mois plus tôt et cop sur coup, les 19 et 23 septembre, qui interpellaient déjà les milieux culturels occidentaux, notamment français, et africains sur les sujets de la décolonisation des savoirs, des mentalités, et aussi des... arts. Dans Décolonisons les arts !, recueil de témoignages, une quinzaine d’artistes travaillant en France et prenant le travail des Blancs dénonçaient le racisme auquel ils sont, selon eux, sans cesse confrontés dans leur profession, sans que pour autant être privés de notoriété. Théorique et analytique, Les Miroirs vagabonds ou la décolonisation des savoirs (arts, littérature, philosophie), de la philosophe franco-algérienne Seloua Luste Boulbina, dont le père est à Alger l'avocat du FLN et qui , à Paris, dans la période, est directrice du programme "La décolonisation des savoirs" au Collège international de philosophie (2010- 2016) à l'Université rouge Diderot. Ces deux livres rejoignent en librairie le récent En quête d’Afrique(s). Universalisme et pensée décoloniale, de Souleymane Bachir Diagne, professeur sénégalais de français à l'université Columbia et spécialiste de l'histoire des sciences et de la philosophie islamique, et Jean-Loup Amselle, directeur d'études émérite à... l'EHESS, un chercheur sur des thèmes comme l'ethnicité, l'identité, le métissage. 
On l'a compris, la polémique des César 2020 n'est pas, plus que les autres avant elle, un phénomène de génération spontanée.

La diversité utilise sa binationalité en France pour faire la leçon aux Français:
"Les Blancs doivent apprendre à renoncer à leurs privilèges," nous balancent-ils.
Avant que l'actrice nous fasse son numéro, deux ouvrages invitaient à déconstruire le mythe d’une culture et d’une société françaises que "des siècles d’esclavage et de colonisation n’auraient pas contaminées". Que les Français échappent au coronavirus aurait aussi été sujet de polémique à Alger ou Dakar et  Bagdad en passant par Bamako où des soldats français continuent de faire don de leurs vies.

On lira Le 1 pour comprendre la nature de la censure qui a saisi les arts et notamment le texte de l’historien d’art Thomas Schlesser "Jadis c’était plutôt l’Etat et l’Eglise qui exerçaient une censure. Depuis le début des années 70, elle vient de fractions de la société civile qui se sentent offensées par les œuvres d’art". 
Et Laurent Greisalmmer relance ce débat dans les colonnes de Le 1. "Jadis les choses était simples, les rois, les princes, l’Eglise passaient commande aux artistes. Et quand une œuvre dérangeante surgissait de nulle part, eh bien on l’interdisait. Mais aujourd’hui tout a changé, explique-t-il en substance. Pas de quoi jusque là fouetter un chat. 


En quelques années, la critique qui faisait le tri s'est laissé envahir par le doute et, sous le pilonnage des idéologies anti-colonialistes et altermondialistes, voire internationalistes,  a perdu ses repères, renonçant à sa fonction régulatrice de la société sous la pression de groupes et d’associations qui la harcèlent et lui demandent des comptes, en la culpabilisant dans un climat de repentance. D'un côté des féministes exigent la parité devant et derrière la caméra, protestent contre la domination masculine et veulent accessoirement interdire le J’accuse de Polanski. De l'autre, des noirs contestent à juste titre les stéréotypes véhiculés sur eux - au même titre que les a priori anti-Blancs -,  et avancent - à la faveur de la non-publication des statistiques ethniques -  qu’ils sont sous-représentés en France. Ces minorités revendiquent l'équité avec la majorité blanche, laquelle n'a pas la faculté d'être noire au Sénégal ou au Mali, mais blanche à parité en France...

Et si vous tenez à essayer de comprendre pourquoi la politiste Françoise Vergès parle de décoloniser les arts, de féminisme décolonial et de l’appropriation culturelle en France, on vous renvoie à le Hun Le 1 où la présidente-idéologue de l’association "décoloniser les arts" assure que l’idéologie racialiste s’est insinuée dans les représentations des non Blancs, donc des Noirs par des artistes blancs, et dans une histoire de l’art profondément euro-centrée. Parce que l'art africain, c'est bien connu, fait une large part à l'homme blanc... 

La cérémonie des César a rebondi sur les propos de Macron

Dès 2017, le cynique a flatté les Algériens. 
En visite à Alger, le 15 février, le candidat à la présidentielle a déclenché une vive polémique en qualifiant la colonisation de "crime contre l’humanité"
Des propos qui ont immédiatement déclenché les applaudissements de la gauche et de l'extrême gauche, mais une volée de réactions à droite. François Fillon, en meeting à Compiègne (Oise), s’est élevé contre "cette détestation de notre histoire", la jugeant "indigne d’un candidat à la présidence de la République".

Le 21 décembre 2019 à Abidjan, Macron récidivait au côté du président ivoirien Alassane Ouattara.
"Trop souvent aujourd'hui la France est perçue" comme ayant "un regard d'hégémonie et des oripeaux d'un colonialisme qui a été une erreur profonde, une faute de la République", a-t-il déclaré, appelant à "bâtir une nouvelle page".
Le président donnait ainsi du grain à moudre aux racistes anti-Blancs qui culpabilisent les maillons faibles des anciennes puissances civilisatrices européennes.  

Le  monde des arts est partagé

Lambert Wilson compare le politiquement correct au terrorisme.
Un des rares comédiens à sortir de sa zone de confort et à témoigner de sa nausée lors de cette cérémonie des César, Lambert Wilson a dit sa façon de penser aux petites têtes enflées du spectacle, sans les nommer, sur France Info, et et les traits sales d’humour de Florence Foresti ou le départ théâtral d’Adèle Haenel, dans l'indifférence générale des professionnels du spectacle privés de leur fête de "fin d'année" entre amis : "Cette espèce de politiquement correct, je trouve que c’est du terrorisme. En plus, c’est bête ! On se dit ‘mais où sommes–nous ? Qui sont ces gens ?’ Ça m’a choqué, j’ai trouvé qu’on était minables. Il y a cette espèce de tribunal, de lynchage public que je trouve absolument abominable." Un artiste inspiré, c’est toujours mieux qu’un artiste engagé, estime David Abiker.

Ce qui nous amène à la tribune de Finkielkraut dans le Figaro. 
L’académicien dénonce "l’effroyable soirée des César qui a battu tous les records de férocité et de laideur. Le rire barbare y a définitivement pris le pas sur l’humour devant une assistance pomponnée qui gloussait et le ministre de la culture devenu le ministre de la bien-pensance et du lynchage compassionnel". Et Finkielkraut ne perd pas le fil de la gauche et du communisme qu'il connaît bien, citant Philip Roth : "quand vous généralisez la souffrance, vous avez le communisme; quand vous particularisez la souffrance vous avez la littérature".

Le communisme a fait la preuve de son artificialité meurtrière, mais c’est, dit Finkielkraut, le féminisme qui a pris la relève. Et les "folles hystériques" (Emmanuelle Seignier) accusent la vertu dominatrice du mâle conquérant et protecteur des nations attaquées qui serait aujourd'hui incarné par le mâle blanc et occidental caricaturé par des femmes blanches sous influence de communautés qui les phagocytent comme en témoignent les idées discutées dans l’hebdo le 1 et développées à la Cérémonie des César. 

mercredi 25 décembre 2019

Macron condamne le colonialisme de son propre pays

Ce grand Européen français condamne du même coup les Britanniques, les Hollandais, les Italiens ou les Espagnols...  

"Le colonialisme a été une erreur profonde, une faute de la République," selon Macron, Tartufe de la repentance, après 80 ans
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Macron est-il partisan d'un métissage éthnique ?
Ces mots irresponsables de circonstance ont été prononcés à l'occasion d'une visite en Côte d’Ivoire, où le président démagogue a aussi appelé à "bâtir [ouvrir ou tourner ?] une nouvelle page", bien qu'il peine, en France, à bâtir le "monde nouveau" que promettait le candidat.

La sortie du président français a jailli lors d’une conférence de presse à Abidjan en compagnie du président ivoirien Alassane Ouattara. "Trop souvent aujourd’hui la France est perçue" comme ayant "un regard d’hégémonie et des oripeaux d’un colonialisme qui a été une erreur profonde, une faute de la République", a-t-il déclaré en des termes alambiqués ("regard d'hégémonie" ou plus simplement "hégémonique" et les "oripeaux" étant des vêtements voyants mais usagés et ridicules est péjoratif, voire méprisant). On notera à cette occasion que le regard que porte Macron sur l'Histoire de son pays est exclusivement dépréciatif. Il ne la convoque que pour l'instrumentaliser, semblant la réduire au colonialisme et, avant lui, à ses "heures les plus sombres", la "peste brune" qualifiant, pour lui, la "lèpre populiste" qui atteindrait les Gilets Jaunes et tous ceux et celles qui lui résistent.

Bâtir "un partenariat d’amitié"

Macron croit-il pour autant gagner les coeurs des Corses, des Antillais ou des Réunionnais ? 
"Moi, je...," dit le prétentieux. "Moi, j’appartiens à une génération qui n’est pas celle de la colonisation. Le continent africain est un continent jeune. Les 3/4 de votre pays n’ont jamais connu la colonisation", a rappelé le président Macron, faisant preuve d'incohérence ou d'une volonté de salir tout ce qui l'a précédé, mais l'a fait. Ce qui donne à craindre que son arrogance dissimule en fait un mal être profond en lien avec son enfance : n'est-il pas en rupture aussi avec sa propre famille ? "Parfois les jeunes reprochent à la France des troubles, des difficultés qu’ils ont pu vivre auxquelles la France ne peut rien. Alors, je sais, on (la France) est parfois la cible toute désignée, c’est plus simple (…) Quand c’est difficile, on dit "c’est la France" ", s'est-il embourbé. Macron déraille en effet puisque, comme il vient tout juste de le dire, les jeunes n'ont pas vécu la colonisation. Ce qu'ils en connaissent est le résultat d'un enseignement partisan et d'une idéologie.

La "France nouvelle" de Macron, un affront au passé de la France

La visite du président français a pourtant été l’occasion d’une rupture.
"En même temps" qu'il rêve de liens renforcés d'amitié avec la Côte d'Ivoire, Macron annonce la fin du franc CFA.

Le président a conclu en quémandant. 
Il espère en effet que "cette Afrique jeune accepte de bâtir avec une France nouvelle un partenariat d’amitié (…) beaucoup plus fécond"

Ces propos rappellent ceux qu'il a déjà tenus en février 2017. 
Macron récidive. Alors candidat à la présidentielle, Il avait déclaré - sur une chaîne étrangère (algérienne) -  que "la colonisation fait partie de l’histoire française. C’est un crime contre l’humanité". "Il est inadmissible de faire la glorification de la colonisation", avait-il sermonné, précisant qu’il "l’a toujours condamné".

dimanche 20 mars 2011

Tous parrains: ce que nous versons à SOS Racisme

L'impôt subventionne SOS Racisme

SOS Racisme ne fait pas l'unanimité

Depuis près de 30 années (1984), SOS Racisme croule sous les subventions malgré toutes les affaires qui la désignent à l'indignation publique .
Cette association socialiste qui se dit dédiée à la lutte contre le racisme, l'antisémitisme et, tant qu'à faire, à toutes les formes de discrimination, non seulement inspire beaucoup de suspicion, mais a aussi encombré les tribunaux jusque récemment.


  • Pierre Desproges dans son bouquin "Fonds de tiroirs" est dénonce son racisme anti-blanc:
    « J’adhérerai à SOS-Racisme quand ils mettront un S à racisme. Il y a des racistes noirs, arabes, juifs, chinois et même des ocre-crème et des anthracite-argenté. Mais à SOS-Machin, ils ne fustigent que le Berrichon de base ou le Parisien-baguette. C’est sectaire. »
  • L'un de ses co-fondateurs, Serge Malik, dénonce dans son livre "Histoire secrète de SOS Racisme" une 'récupération' de SOS Racisme par le pouvoir mitterrandien, alors que l'association est née de la volonté de Mitterrand soi-même sur proposition de Julien Dray qui ne disposait au départ d'aucun moyen.
  • Le président actuel de SOS Racisme, Dominique Sopo, a aussi suscité une polémique avec le journaliste Éric Zemmour qui écrit :
    « Pendant vingt ans, l'antiracisme, Sopo le reconnaît lui-même, a régné en maître sur nos esprits. Alors, faisons son bilan. Le multiculturalisme qui remplace l'assimilation ; l'ethnicisation des questions sociales plutôt que la lutte des classes ; la déconstruction du roman national remplacé par la concurrence victimaire ; la haine institutionnalisée de la France autour de la figure totémique de Dupont Lajoie.[...] L'antiracisme fut le rideau de fumée qui occulta la soumission socialiste aux forces libérales. »
  • Le président de l'association d'étudiants UNI, Olivier Val, sur son blog, dénonce à SOS Racisme un double discours au regard des positions qu'elle affiche - notamment dans les différends qui l'opposent au journaliste Eric Zemmour (lien vers le blog d'Olivier Vial). O. Vial condamne l'attitude hypocrite de l'association au regard du procès intenté envers le journaliste en janvier 2011. Parmi les citations du livre de Sopo, on note:
    L’exemple du traitement de la surdélinquance des étrangers et des jeunes issus de l’immigration est ici éclairant. Longtemps nié en France, ce phénomène n’en était et n’en demeure pas moins réel.[…] Nier une évidence, c’est s’interdire d’en offrir une analyse.” (livre signé de Dominique Sopo, 'SOS antiracisme')
    Il existe en France, un antiracisme bien-pensant. Il est dangereux, car dévoyé. […] Il repose sur une relation viciée, dès le départ, entre d’”ex-colons” et d’”-ex-indigènes”. Il se nourrit principalement de cette culpabilité blanche. Il est une perpétuelle action de repentir. L’étranger ainsi canonisé, la béatitude peut suivre.” (livre signé de Dominique Sopo)

    ” Il faut souligner que dans la conception exotique de l’antiracisme, l’Etranger est privé de sa propre définition et d’une libre détermination. Il n’est plus un sujet agissant mais un objet de compassion. ”(p.14)

    Le discours victimaire occupe pourtant une place loin d’être négligeable chez ceux qui se réfèrent au discours antiraciste. Il l’occupe d’autant plus qu’il est adossé à une lecture marxisante de la société : d’un côté les oppresseurs, de l’autre les opprimés.” (p.22)

    ” Pour cela, les islamistes savaient pouvoir compter en Europe sur un allié de poids : la mauvaise conscience post-coloniale. Le discours antiraciste fut alors dévoyé en prenant en compte cet élément majeur. Pour échapper à toutes critiques de leurs visées réactionnaires et de leurs stratégies d’influence, ces extrémistes entreprirent, en dénaturant profondément la philosophie et les mots de l’antiracisme, de dénoncer une “islamophobie” dont la moindre critique à leur égard aurait été le signe. ” (p.78)


    Les casseroles de SOS Racisme

    Wikipedia s'est couchée devant cette association, lui permettant de laver son passé judiciaire à grandes eaux.
    L'article qui est consacré à l'association, tente de redorer son blason. L'auteur se livre à son auto-défense en sélectionnant ses faits d'armes et en réfutant les nombreuses critiques dont elle fait l'objet, mais sans fournir aucun lien vers les méfaits qui justifient ses démêlés avec la justice.

  • Les articles connexes renvoient en revanche à la LICRA et au MRAP, rappel de connivences qui met à bas ses tentatives de retour à la respectabilité ...

    Ainsi, l'affaire de la MGEN est-elle occultée pour l'essentiel

    L'espace qui lui est consacré se réduit progressivement comme peau de chagrin
    : lien.
    Il faut en effet avoir entendu parler de la MGEN dont l'extrême proximité avec l'UNEF devrait pourtant rappeler quelques souvenir. Comme le Crédit Lyonnais qui a été maquillé en LCL à la suite de son affaire, la facade de la MGEN a été lavée du péché originel et rebaptisée en LMDE, Mutuelle des étudiants.
    Lien vers un article du journal socialo-friendly Libération sur les sur-facturations de la MNEF

    Qui sait que Dominique Strauss-Kahn a été impliqué ?
    "Poursuivi pour "faux et usage de faux" dans l'affaire de la Mutuelle nationale des étudiants de France (MNEF), [Dominique Strauss-Kahn, patron actuel du FMI], l'ancien ministre de l'Economie a obtenu une relaxe. Le tribunal correctionnel de Paris a estimé que les quatre documents produits pour justifier une mission d'avocat-conseil pour la MNEF et qui avaient été antidatés, résultaient de simples erreurs ou de régularisations administratives. En novembre 1999, Dominique Strauss-Kahn avait quitté Bercy à cause de cette affaire." Lien L'Expansion

    Parmi les scandales des associations, SOS Racisme est en bonne place.


    Les subventions de l'Etat et des collectivités territoriales nourrisent une foule de vertueux humanistes et censeurs.

    L'affaire des Parrains de SOS Racisme (fin 2008) est occultée par Wikipedia, auto-censure ou purge socialiste ? Il ne reste que le panégérique des oeuvres de Julien Dray.
    "Dans l’affaire des comptes de Julien Dray, s’est prolongée, toute la journée, hier. Trois autres responsables de SOS Racisme ont été simultanément gardés à vue. Dans la soirée de mardi, le bureau national de l’association avait dénoncé «une campagne de déstabilisation» et une «violation de l’état de droit»". L’enquête préliminaire ouverte en décembre pour « abus de confiance » s’oriente désormais sur la gestion de l’association antiraciste - subventionnée par les pouvoirs publics à hauteur de 88 % jusqu’en 2002. Julien Dray, ancien fondateur de SOS, est soupçonné d’avoir bénéficié, sous forme de chèques, de reversements de 102 985 euros provenant de l’association les Parrains de SOS Racisme et de la Fédération indépendante et démocratique des lycéens (FIDL), deux satellites de l’association antiraciste.
    Lien PaSiDupes: Dray dénonçait un lynchage politique

    "L'argent affluant sur les comptes de l'association Les Parrains de SOS-Racisme, distincte de SOS-Racisme, était utilisé en toute opacité : « Pour ces actions, pour lesquelles nous ne pouvons avoir de justificatifs, nous utilisons les fonds privés des parrains de SOS-Racisme, a reconnu Martine Guillaume, la directrice financière de SOS-Racisme. Ces actions sont le ménage au black, les petites dépenses comme les billets de train et petits achats divers, des pots à des militants, des bombes de peinture." (Lien vers un article payant de Le Monde)
    Lien L'Express: chronologie des "tracas de Julien Dray

    "Le fait que Nathalie Fortis, l’assistante parlementaire de Dray soit mandataire, à 34 ans, du compte bancaire de la fédération lycéenne [FIDL] montre combien le réseau est centralisé."
    (
    lien Libération)

    Affaire de la FIDL, organisation lycéenne, pompe à fric socialiste


    Pas la moindre comptabilité à la FIDL, outre la gestion singulière de SOS-Racisme. Deux personnes proches de la FIDL, organisation lycéenne socialiste, ont été placées en garde à vue, mardi 16 juin 2009, dans le cadre de l'enquête sur des mouvements de fonds suspects au profit du député PS Julien Dray, menée depuis fin 2008 pour déterminer la nature des liens éventuels existant entre l'organisation lycéenne et le , visé par une enquête préliminaire du parquet de Paris. L'un présumés innocents est une collaboratrice de Julien Dray à la Fédération indéendante et démocratique lycéenne (FIDL), a été mise en cause notamment dans un rapport de la cellule antiblanchiment de Bercy, Tracfin. Cette dernière les soupçonnait d'avoir perçu de l'association Les Parrains de SOS Racisme et de la FIDL des chèques pour un montant de 127 377 euros qu'ils auraient ensuite reversés pour partie à M. Dray, député PS de l'Essonne.

    "En mars 2006, Nathalie Fortis, qui vient de recevoir 5 500 euros du syndicat lycéen FIDL, reverse 4 000 euros à Julien Dray. Elle déclare aux policiers qu’il s’agit du «paiement d’une partie d’une montre Rolex» achetée à son patron en 2004. Dray confirme en précisant qu’il s’agit d’une «Rolex Submariner, modèle James Bond datant de 1955» d’un montant de 35 000 euros. Selon la brigade financière, la montre vaudrait beaucoup moins.
    En mai 2006, Thomas Persuy, qui vient de recevoir 9 000 euros de la FIDL et de l’association Stop Racisme Val d’Orge, reverse 8 000 euros à Julien Dray. Il assure aux policiers que cette somme correspond à l’achat «de 5 ou 6 stylos Montblanc que Julien Dray était en train de liquider».
    En septembre 2008, c’est SOS Racisme qui achète pour 9 000 euros «cinq tableaux» à l’Association de la 10e circonscription de l’Essonne, qui gère la permanence électorale de Julien Dray ; 7 000 euros sont aussitôt reversés au député. La brigade financière relève que la vente de tableaux est «très éloignée» de l’objet social de l’association...
    Des missions fictives sont-elles à l’origine des versements à Julien Dray ?" Des emplois fictifs ?
    (
    lien Libération)

    Mais, Julien Dray pourra néanmoins revenir à, plein-temps sur la scène politique. Le député (PS) de l'Essonne ne sera pas renvoyé devant le tribunal correctionnel au terme de l'enquête pour "abus de confiance". Ainsi a conclu le procureur de la République à Paris, Jean-Claude Marin. Ce qui n'empêchera pas la gauche d'accuser le Parquet de soumission au gouvernement.

    Ces casseroles autorisent-elles le financement d'Etat de SOS Racisme ?

    Selon l'auteur de "SOS-Racisme, histoire d'une mobilisation 'apolitique'", « la légende veut que SOS ait été créée à partir de deux prêts étudiants de 50 000 francs... Il est cependant plus probable que l'association a reçu au moment de sa création de l'argent provenant du cabinet de l'Elysée qui a permis aux militants de l'Unef-Id de Villetaneuse de faire face aux premières dépenses – location du siège, lancement des premières séries du badge – que nécessitait le lancement de SOS. Ce versement a évidemment été tenu secret pour ne pas écorner l'image d'autonomie "apolitique" du débiteur.».

    La création de SOS Racisme est due à plusieurs socialistes issus des mouvements trotskistes, tels que Harlem Désir (proche de Mme Brochen-Aubry) et Julien Dray, avec le soutien de Tonton Mitterrand, un an après la « marche des beurs ». Les fondateurs firent ensuite leur chemin.

    Le PS veut-il vraiment réduire les impôts ?

    Le Journal officiel a publié les comptes de SOS Racisme. SOS Racisme a reçu 579 000 euros de subventions publiques en 2009 alors que le montant des adhésions plafonne à 18 669 euros.
    Le montant total des dons, adhésions et subventions à SOS Racisme s’élève à 904 596 euros en 2009.

    Les financements publics, direct ET indirect

    348 000 euros du Fonds d’action et de soutien pour l’intégration et la lutte contre les discriminations (FASILD) et de l’ Agence nationale pour la cohésion sociale et l’égalité des chances (ACSÉ)
    80 000 euros du ministère de l’Éducation nationale
    46 000 euros du ministère de la Jeunesse et des Sports
    40 000 euros de la Mairie de Paris (impôts locaux)
    35 000 euros du Conseil régional d’Île-de-France (impôts locaux)
    30 000 euros du Conseil du développement de la vie associative (CDVA), géré par le Haut Commissariat à la Jeunesse.
    Au total, 579 000 euros sont tirés de la poche du contribuable. Soit 64% des recettes de l’ association.
    Les adhésions ne représentent que 2% des recettes (18 669 euros).

    Ces montants ne tiennent évidemment pas compte des aides publiques allouées aux sections locales de SOS Racisme

    S'il y a des économies à faire, la nébuleuse des associations socialo-communistes pourrait donner l'exemple et renoncer à ponctionner plus longtemps les Français, y compris les plus défavorisés, jeunes et vieux.

    samedi 12 février 2011

    Aubry ne réussit pas à faire parler d'elle en Afrique

    Son discours de Dakar occulté par le message d'Anne Sinclair

    Aubry se fait doublement voler la vedette

    Alors que DSK a fait un pas vers la primaire socialiste pour la présidentielle de 2012,
    le premier secrétaire du PS échoue à prendre un épaisseur internationale.
    Martine Brochen-Aubry est également restée échouée à Dakar un jour de plus: son vol de retour en France vendredi matin a été annulé et la première secrétaire du PS est donc restée bloquée un jour de plus.

    La Ch'tite Aubry n'a pas envoyé la vice-présidente de l'Internationale socialiste
    Visiblement en campagne, la maire de Lille n'a pas souhaité se faire représenter par la coquecigrue du marais poitevin.

    Accueillie à la 11e édition du Forum social mondial (FSM), qui réunissait des altermondialistes de tous les continents jusqu'à vendredi dans la capitale sénégalaise, le premier secrétaire du PS a-t-il pour autant marqué des points auprès des élites sénégalaises ou des associations altermondialistes ?

    La dirigeante socialiste française Martine Aubry et l'ancien président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva se sont rencontrés le 7 février, en marge du FSM. Ils ont évoqué ensemble "le prochain G20", la nécessité d'un "nouveau modèle de développement" et la façon de travailler entre pays progressistes.

    En cinq jours, elle se sera peu mêlée à la population locale, mis à part jeudi en fin de journée, mais les socialistes sénégalais l'ont traitée comme une candidate en campage. «Avec Martine, la gauche qu'on aime »...

    Martine Aubry a pu prendre pour elle les applaudissements surtout destinés à Ousmane Tanor Dieng (qui encadre Aubry, ci-dessus à droite, avec Jacques Bodin, à gauche sur la photo), le secrétaire national du PS sénégalais qui est l'un des deux candidats potentiels du parti pour la présidentielle du Sénégal, avec le maire de Dakar, Khalifa Ababacar Sall.

    Le petit message d'Anne Sinclair éclipse le grand discours de Dakar

    Aubry ne rénove pas les rapports franco-africain
    Lorsqu'elle prend la parole, Martine Aubry entonne le discours politiquement correct classique du PS sur l'Afrique. Succès facile assuré, en dépit du passé colonial chargé du PS.

    => Comme l’explique l’historien Gilles Manceron, Georges Frêche (PS), par exemple, était l'un des survivants d’une certaine tradition de la gauche colonialiste qui « remonte à Jules Ferry et on la retrouve dans la SFIO de Guy Mollet, où se mêle au discours républicain celui de la mission colonisatrice des races supérieures vis-à-vis des races inférieures ».
    Le 12 novembre 1954 à la tribune de l'Assemblée nationale, le ministre de l'Intérieur de Mendès-France, François Mitterrand, déclara: " Je n'admets pas de négociations avec les ennemis de la Patrie; la seule négociation, c’est la guerre ». Le 23 mai 1956, il est Garde des Sceaux et ministre d'Etat, quand Guy Mollet envoie le contingent en Algérie. Or, devenu président de la République, il envoya son ministre Claude Cheysson assister aux fantasias célébrant le 30e anniversaire des premiers massacres de Français d'Algérie.

    VOIR et ENTENDRE Eric Zemmour sur le sujet à RTL:

    Eric Zemmour : Aubry a aussi eu un souci avec son discours d envoyé par rtl-fr.

    Mais, en France comme au Sénégal, l'actualité c'est la présidentielle

    La gauche est en campagne pour 2012 et, à l'étranger, Martine Aubry se laisse emporter. « Aujourd'hui, c'est le départ pour 2012 », assure-t-elle. « En 2012, il y a des élections en France et au Sénégal », ajoute-t-elle.
    Martine Aubry trahit ainsi sa fébrilité à la suite du pas en avant de Dominique Strauss-Kahn, président du Fonds monétaire international (FMI), par l'intermédiaire de son épouse, la journaliste Anne Sinclair.

    Le discours d'Aubry à Dakar est passé inaperçu !
    "J'ai lu dans plusieurs journaux français que la réélection de Dominique serait assurée à la tête du FMI. Pour ce qui me concerne, je ne souhaite pas qu'il fasse un second mandat ", a-t-elle en effet déclaré dans Le Point du jeudi 10 février. Les spéculations quant à une éventuelle candidature de DSK à l'élection présidentielle française de 2012 étaient relancée et le PS mis en effervescence.

    Le Premier secrétaire du PS se crispe

    « Nous avons des procédures, rappelle-t-elle à toutes fins utiles, peu après le meeting de jeudi soir. C'est en juin que je ferai savoir ma décision. Je suis première secrétaire, je respecte le calendrier que le PS s'est fixé», insinue-t-elle à l'attention de DSK (ici en 2007, entouré du maire de Sarcelles, François Pupponi, et d'Anne Sinclair), selon sa bonne vieille méthode insidieuse. Le dépôt des candidatures aux primaires commence le 28 juin.

    Dans l'entourage de la numéro un du PS, officiellement, on fait savoir que Martine Aubry et Dominique Strauss-Kahn se mettront d'accord sans s'affronter pour savoir qui des deux se présentera aux primaires. Mais en réalité, chacune des deux équipes raisonne et communique en considérant par avance qu'elle aura l'avantage sur l'autre. « On a appris à ne jamais regarder les autres », explique-t-on autour d'Aubry. Et ça se voit !

    Les partisans du premier secrétaire tentent de se rassurer

    Face à DSK qui fait figure de grand favori, les aubryistes avancent quelques arguments: elle peut se prévaloir du rassemblement du PS, du travail sur le projet, qui sera finalisé en mai, mais dont on ne sait rien, et de bons sondages (lien PaSiDupes sur le rôle des sondages), puisqu'elle l'emporterait largement contre Nicolas Sarkozy dans le cadre d'un second tour, comme Désirdavenir Royal en 2006-7. Celle-ci, rappelons-le, ferait volontiers de DSK son Premier ministre... (lien PaSiDupes)
    Mais, comme le dit Martine Aubry elle-même, il faut se méfier des entourages qui pensent à la place des autres.

    mardi 23 février 2010

    Ali Soumaré "peut servir de modèle positif", selon le CRAN

    Et les affreux Jojo Frêche et Bové, alors ?

    Aux candidats de la diversité tout est permis

    Le Conseil représentatif des associations noires de France (CRAN) a appelé mardi "à cesser les dérapages contre les candidats de la diversité en Île-de-France".
    Le CRAN dénonce la "vindicte" du maire de Franconville, Francis Delattre, qui avait qualifié la tête de liste socialiste du Val-d'Oise de "délinquant multirécidiviste chevronné", et s'indigne de "l'exploitation politicienne des erreurs passées" (d'Ali Soumaré, ci-contre). Lire PaSiDupes

    La question des sources ne fait débat que si les bénéficiaires sont des élus UMP

    "Il y a des règles à observer: on ne met pas sur la place publique des accusations sans en apporter la preuve", a fustigé François Hollande, invité lundi matin sur Canal+.
    En revanche, la rétention d'information est légitime lorsqu'une Cour régionale des Comptes épingle un élu socialiste. Mais Didier Migaud apprend à ses dépens que la presse militante lève la protection -dont il bénéficie en tant que socialiste- dès l'instant où il accepte de la droite une nomination. Cf. PaSiDupes et Rue89 à propos de sa désignation à la présidence de la Cour des Comptes.

    Les Français de la diversité sont au-dessus des lois

    "Ali Soumaré, précisément parce qu'il a un passé difficile, est un symbole qui peut servir de modèle positif et d'exemple à la jeunesse", estime on ne peut plus librement le CRAN.

    Soumaré, avatar de la repentance coloniale ?

    Des menaces ?
    "Le Cran appelle à cesser les dérapages contre les candidats de la diversité en Île-de-France. A défaut, il se réserve le droit d'engager des poursuites sur le fondement de l'incitation à la haine raciale".

    Une indulgence partisane
    Ali Soumaré est dispensé de regrets ou d'excuses. Mieux Maître Mignard considère que Soumaré a commis -à 18 ans- de simples « erreurs de jeunesse »... Et, dix ans plus tard, la tête de liste socialiste d'origine malienne n'exprime aucune repentance: elle est réservée aux colonisateurs.

    Le PS fait de l'intimidation
    Les socialistes désinforment l'opinion avec la complicité de la presse engagée, et pas seulement en période de campagne des Régionales.

    => Sorti de son ronron, Huchon, le chef de file PS en Ile-de-France, avait estimé, à propos des pièces judiciaires et policières, que "franchement ça m'interroge. Normalement, elles ne sont pas légalement accessibles".

    => Faux, lui a en substance répondu Maître Frédéric Lefebvre, porte-parole de l'UMP, lundi matin sur RTL. "Il suffit d'aller sur internet" ou "au greffe du tribunal" pour prendre connaissance du passé judiciaire d'Ali Soumaré, parlant même de "documents très précis" et rejetant, lors d'un point presse, toute idée d'éventuelles complicités, judiciaires ou policières, quant à l'origine de ces fameuses informations.

    => Face à la presse, Frédéric Lefebvre en a également profité pour mettre la pression sur le PS, responsable de la désignation du porte-parole de la population de Villiers-le-Bel lors du décès des deux adolescents sur une même mini-moto qui a percuté un véhicule de police (lire PaSiDupes).

    => "Il faut que les socialistes aujourd'hui fassent la vérité sur cette affaire", a-t-il martelé. Et il serait préférable que ce fût avant le scrutin. "Je crois qu'il faut qu'on sache où est la vérité", avait avant lui souhaité Valérie Pécresse, tête de liste UMP en Ile-de-France, qui semble toutefois vouloir calmer le jeu dans cette affaire à trois semaines du 1er tour.

    Les électeurs connaîtront-ils le casier judiciaire du candidat socialiste
    ?
    En effet, quoi que prétende maître Mignard, un candidat n'est pas une personne comme les autres.

    Signe que l'affaire embarrasse le PS, François Hollande s'est montré circonspect

    "En l'occurrence aucune preuve n'a été apportée" contre Soumaré, hasarde-t-il, alors qu'il a été condamné en justice pour la plus ancienne de ses affaires.
    => Prudemment, l'ex-premier secrétaire du PS ajoute d'ailleurs: "Je ne sais rien de cette histoire (...) C'est un problème, bien sûr, et je pense que si c'était avéré, il y aurait des suites à donner, a louvoyé l'ancien premier secrétaire du PS.

    mardi 7 avril 2009

    La repentance coloniale de Sa Cynique Majesté Royal pour son père, au Sénégal?

    A Dakar, la Gelée Royal implore un pardon sélectif

    Voir comment elle fait écran de ses bras:
    elle aime visiblement l'Afrique noire...

    Désirdavenir Royal demande pardon pour les autres?

    Sa Cynique Majesté Royal n'a donc rien à se faire pardonner ?
    Connue à l’état-civil sous l’identité de Marie-Ségolène Royal , elle est née à Dakar il y a quelque 56 ans, dans l'arrondissement de Ouakam en Afrique occidentale française (AOF), une fédération groupant, entre 1895 à 1958, huit colonies françaises d'Afrique de l'Ouest.
    Elle est la fille de Jacques Royal (
    1920-1981), lieutenant-colonel d'artillerie de marine, lui-même fils du général de brigade Florian Royal († 1975
    ): une famille qui a servi la France coloniale..
    Or, l’AOF est devenue le
    Sénégal qui a accédé à l’indépendance en 1960
    . En tant qu’officier supérieur de l’armée française, Jacques Royal est donc un représentant de l’oppresseur colonialiste.
    La candidate socialiste battue à la présidentielle a également habité en Martinique pendant trois ans en raison d'une autre affectation militaire de son propre lieutenant-colonel de père en 1960, après le Sénégal.


    Elle demande"pardon" à l'Afrique entière pour Sarkozy

    De quoi j'me mêle?
    Est-ce histoire de faire sa Barack Hussein Obama qui, président américain, soutient la candidature de la Turquie à ...l'Union Européenne ?

    En voyage sur les lieux de son enfance coloniale, la présidente de Poitou-Charentes a probablement tenté de prendre une posture internationale en essayant de se hausser au rang d'ambassadrice de la République Française. Elle a en effet demandé "pardon" à l'Afrique pour des propos qu’elle juge offensants prononcés par le président français
    Nicolas Sarkozy
    lors d'une visite au Sénégal il y a près de deux ans, alors qu'il venait de la battre de six points à la présidentielle...
    En juillet 2007, le chef de l'Etat avait alors estimé que "l'homme africain n'était pas suffisamment entré dans l'histoire". D’où la polémique non pas seulement politicienne, mais artificielle et dérisoire, que la presse partisane gonfle sans raison.


    Souci Royal d’occultation du passé colonial de sa famille

    Sa Cynique Majesté Royal a donc pris le contre-pied du discours de Nicolas Sarkozy en magnifiant l'histoire africaine.

    Lâche et méprisante, l’amère Royal ne nomme pas sa cible

    "Quelqu'un est venu vous dire à Dakar après tout cela que l'homme africain n'est pas entré dans l'histoire".


    L’amère Royal théâtralise ses attaques hexagonales à l’étranger

    Qu’a-t-elle appris à l’ENA, si la prétendante à l'Elysée ignore qu’un membre du gouvernement ne règle pas des comptes intérieurs hors des frontières nationales ?
    Que dire d’une présidente de région battue à une présidentielle qui panse ses plaies ouvertes personnelles et exorcise ses troubles psychologiques intimes. « Pardon, pardon pour ces paroles humiliantes qui n'auraient jamais dû être prononcées", a-t-elle minaudé sous les applaudissements de quelques invités du …Parti socialiste sénégalais. Tous frais payés...

    Refoulée par les électeurs, l'invitée du PS sénégalais s’arroge le droit de parler pour l’ensemble des Français
    Ni ambassadrice, ni envoyée de son parti, elle bafoue la France et l’autorité de Martine Aubry.
    Avec son sens particulier de l’humour, l'adversaire malheureuse de Nicolas Sarkozy à la présidentielle de mai 2007, elle a ajouté : "Je vous le dis en confidence, ces paroles n'engagent ni la France, ni les Français".

    Une usurpatrice de la légitimité française

    Au nom du peuple français, elle a cependant imploré le "pardon" pour les faits de la colonisation. "Pour tous ces maux que le peuple français doit au peuple sénégalais et à tous les peuples africains qui ont souffert par nous et pour nous - ce sont des mots simples que j'ai envie de dire: pardon pour le passé."
    Elle a habituellement le « je » facile et vain, mais son usage abusif du « nous » est illégitime, puisqu’elle n’est pas même missionnée par le PS. Sa Cynique Majesté Royal ne représente qu’elle-même et la région Poitou-Charentes : qu’elle demande donc le pardon des picto-charentais…

    Débordé, le PS essaie de faire bonne figure

    Le p’tit Benoît Hamon,
    porte-parole du Parti socialiste, a prétendu pour sa part que la présidente de la région Poitou-Charentes était dans son bon droit en demandant pardon au nom de la France, bien qu’elle n’ait d’autre mandat électif que présidente de région, en tant que "citoyenne française" (ce n'est pas si mal en effet, mais est-ce bien suffisant?) et "dirigeante politique" hargneuse (dirige-t-elle le PS ?). "Elle a raison de le faire et je ne vois pas pourquoi on va lui chercher querelle là-dessus", a-t-il prétendu sur i-Télé.

    Le Chéri de ses dames
    , selon le Ch’tite Aubry, fait même de la surenchère
    en estimant que le discours de Nicolas Sarkozy avait été "injurieux pour l'histoire des Sénégalais et des populations d'Afrique noire".

    Les réactions de la majorité gouvernementale

    La réaction de l’amère Royal "me semble extraordinairement maladroite et très démagogique", a déclaré sur RTL le ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, reconnaissant toutefois que la phrase de Nicolas Sarkozy "était sans doute maladroite" mais qu'elle "ne signifiait ni racisme ni jugement péjoratif".

    Rama Yade, secrétaire d'Etat aux Droits de l'homme, a dit "douter de la sincérité de Mme Royal" qui détourne, selon elle, les propos du discours de Nicolas Sarkozy.
    "Ces malentendus-là sont aujourd'hui instrumentalisés par Ségolène Royal dans un jeu politicien qui n'est pas très honorable", a-t-elle déclaré sur France 2.

    Pour Frédéric Lefebvre, porte-parole de l'UMP, Désirdavenir Royal "fait un contresens historique en Afrique, tout simplement pour faire diversion" et profère "des attaques infantiles" contre Nicolas Sarkozy.
    "De Chine à Dakar, en passant par Washington, Mme Royal ridiculise notre pays, par son attitude et ses sorties iconoclastes", déclare-t-il dans un communiqué.

    SES PAROLES N'ENGAGENT NI LA FRANCE NI LES FRANÇAIS
    La présidente de la région de Poitou-Charentes est en visite au Sénégal du 4 au 9 avril, dans le cadre de la coopération entre sa région et celle de Fatick, ce qui valait bien une semaine entière de repos travail…
    Tous frais payés par le PS sénégalais, qui a les moyens...

    lundi 1 décembre 2008

    Le « Manifeste pour l'égalité réelle » est-il une proposition égalitaire et équitable?

    Dernière version en date de la discrimination positive…
    Malgré Christiane Taubira qui ne compte pas sur la « discrimination positive » (cf. PaSiDupes), Yazid Sabeg, un chef d’entreprise français d’origine algérienne, vient de lancer un « Manifeste pour l'égalité réelle » en faveur des minorités de notre pays, profitant de la dynamique de l'élection du métis Barack Obama à la présidence des Etats-Unis. Jean-François Copé, Patrick Devedjian, Arnaud Montebourg et Dominique Voynet soutiennent cet appel, qui a la sympathie déclarée de Caria Bruni-Sarkozy.

    Le promoteur soutient que ce manifeste ne trahit aucun des grands principes de notre République et renforce même au contraire son souci de justice.
    Il prend l’exemple des Etats-Unis, qui sont arrivés à élire un Noir (dont on dénie le métissage...) à la tête de l'Etat, pour affirmer que c’est en raison d'un processus très déterminé en faveur des minorités, mené depuis des décennies par les associations, les réseaux et les collectifs outre-atlantique. Ils ont édifié ainsi une conscience civique collective et une fierté d'appartenance nationale, qui a commencé avec le slogan « Black is beautiful », et leur ont permis de transcender les clivages. Sabeg prétend que les électeurs ont vu dans Obama un homme d'Etat, et non un Noir : c’est dire que les media auraient perdu leur temps et leur énergie, qu’en dernier ressort le système électoral aurait laissé aux électeurs le choix entre Hillary Clinton et Obama, et qu’il n’auraient nullement souhaité l’alternance. C’est ce qu’il qualifie de maturité, laquelle donnerait -au passage- une leçon et un vrai coup de vieux à nos habituels principes franco-français.
    Or,
    « l’égalité réelle » recherchée serait réellement inégalitaire
    En évacuant le terme dérangeant de ‘discrimination’ et en introduisant ce concept mou, Yazid Sabeg remet en cause l'égalité devant la loi républicaine sur le critère de la couleur de la peau. Sa vraie fausse solution serait pire que le mal ! Et, outre que le succès d'Obama est largement dû à l’échec du candidat républicain, il est maintenant le prétexte à nombre de divagations, qui n’ont d’autre mérite que d’être tentées au moment opportun, avant que le président élu n’ait eu le temps de prendre ses fonctions. Au communautarisme, on devrait pourtant pouvoir préférer mérite et assimilation en France .
    Le mot « discrimination » heurte donc les esprits, alors, bien qu’il traduise exactement la réalité de la voie où Sabeg veut pourtant nous mener, il l’élimine, sans rien changer au problème, mais en remplaçant une injustice par une autre.
    Créer du politiquement correct n’a jamais rien changé à la réalité.
    > Dans la réalité des faits, l’égalité face aux concours d’accession aux différents postes sera retirée aux "pâlots". Mettre le doigt dans le communautarisme, c’est victimiser les uns, favoriser les autres et jetter le discrédit sur ses bénéficiaires. Les concours offrent un nombre limité de places : ceux qui profiteraient des privilèges froidement souhaités par Y. Sabeg priveraient le pays des contributions des meilleurs et des plus méritants de ses enfants, pour peu qu'ils n'aient pas la couleur de peau 'politiquement correcte'. Ce serait ainsi la fin du système qui a permis, dans le passé, à des gens compétents, mais d'origines diverses, de progresser à force de travail et de mérite. Ce système de quotas, qui ne dit pas son nom, mais qui faisait jusqu'ici grincer les dents des immigrants, comblerait désormais les nouveaux arrivés, au détriment des plus anciens, et aggraverait la déstructuration de la France !

    Les plus méritants seront spoliés, mais heureux d’apprendre que l’ « égalité réelle » ne serait nullement fondée sur des critères ethniques. Il faut qu’ils sachent dès à présent, et se convainquent, que les concours sont devenus des instruments de calcification sociale et que leur groupe social est facteur de dégénérescence sociale. Pour protéger contre eux le pays, le docteur Sabeg imagine donc d'autres voies d'accès -équitables- à nos filières prestigieuses, à travers des jurys qui valoriseraient, comme dans les universités américaines, autant le niveau d'étude que le potentiel personnel. Contrairement à ce que nous pouvions penser, l’évaluation du ‘potentiel’ n’a en effet jamais rien eu de subjectif. Une autre initiative d'action positive consisterait d’ailleurs à décider, sans aucun risque d’arbitraire, qu'une partie des élèves des lycées parisiens, et encore pas tous, proviennent de l'autre côté du périphérique.[en Vélib’ ?]. Autant dire de l’autre côté de la Méditerranée. Quiconque jugerait que la proposition n’est pas équitable, serait décidemment bien réactionnaire et manquerait cruellement d’abnégation et de charité judéo-chrétienne.
    D’ailleurs, en supprimant l'anonymat avec les concours, ne casserait-on pas les meilleurs moyens de débloquer l'ascenseur social. Mais si, cerise sur le gâteau à l’occasion des concours, l’ « action – ô combien- positive » pouvait donner aux ‘culs blancs’ un aperçu de ce qu’est le délit de fasciès, ne serait-ce pas un juste retour des choses ? Quant à faire son marché dans les banlieues, comme le pratique Sciences-Po de manière démagogique et scandaleuse (sous la houlette de Recoing), cela donnerait en effet bonne conscience aux élites parisiennes repentantes.
    Pourquoi affaiblir le sommet de la pyramide, quand il faut irriguer la base ? Est-il indispensable et judicieux de frapper à la tête avant même d’avoir réussi à élever le niveau général ? Comment peut-on ignorer à ce point le risque de frustration collective qui pourrait aboutir à une véritable guerre civile ?
    Yazid Sabeg nous fait observer que la République nous ressert le principe d'égalité à toutes les sauces et que le terme, voire la notion même, serait « presque galvaudé ». A des obligations de moyens, il oppose seulement une obligation de résultats. La fin, on ne le sait donc pas suffisamment, justifierait désormais les moyens.

    Comment évaluer la situation des minorités ou mesurer des évolutions ?
    Yazid Sabeg ne prétend plus quantifier, mais « normer », c'est-à-dire qualifier une situation. Il ne sert donc à rien, selon lui, de parler de discrimination, car encore faudrait-il d'abord l'évaluer. On peut toujours objecter que les statistiques ethniques étant interdites en France, mais alors la subjectivité ferait donc loi. Il ne s'agirait pas en effet de catégoriser les populations sur des critères objectifs établis, mais seulement de demander aux individus s'ils « se sentent » - ou non – membres d’une minorité, à un moment donné. Cette photographie en noir et blanc de la diversité ne permettrait donc pas à la France de se voir telle qu'elle est, mais telle qu’elle se sent. Nous ignorions en outre jusqu’ici que, s’il est vrai que les CV anonymes sont un échec, la Constitution ne nous interdirait pas, en revanche, de mener une enquête anonyme, avec possibilité de rétractation de la personne interrogée. En admettant que son anonymat permette la démarche à ce repentant-là. Mais on entend aussi bien qu’en jouant sur l'origine des parents, on ne joue pas le jeu franchement!
    L’engrenage fatal de la couleur, de l'origine et du « comment vous vous sentez ? » des populations minoritaires, a pourtant déjà armé la bombe du Liban. L’ « action positive » prend ainsi le risque de renforcer leur victimisation, de faire qu’ aucune catégorie ne se sentira assez représentée, pour au final aller s’écraser contre le mur et à l'explosion.
    Bizarrement, Yazid Sabeg rappelle au passage que le système confessionnel libanais a été conçu par la France et qu’elle a fait de même en Algérie en instituant un tri ethno-racial durant la colonisation. Pourquoi ne pas le retenter en France : l’histoire est un éternel recommencement, mais en l’occurrence, le « sens de l’histoire » serait plutôt un retour à la case départ. Mieux, il évoque une constitution qui proclamait l’égalité de tous, mais qui a été trahie. Pourquoi ne pas la trahir à nouveau, en effet ? D’ailleurs, ce ne serait pas la trahir, en refusant en France la construction d’une séparation ethnique et sociale, si ce sont désormais les Parisiens intra-muros qui passent le périphérique, dans le seul sens qui vaille. Telle est sa façon d’avoir des« politiques différenciées ». C’est son idée neuve et décapante de la diversité et des statuts des populations de la France de demain.

    L’ « action positive » , moyen de lutte contre le chômage
    Certes, l’exemption de concours ou la sympathie des jurys ad hoc pour les populations de couleur ne serait pas équitable pour ceux qui seraient écartés sur le critère de la pâleur de leur teint, mais ce serait un faux cadeau pour les premiers. Finis dans l’école de la République les mêmes exigences de niveau pour tous, l’émulation et le mérite scolaire ! Vive la graduation du niveau des bourses sur l’intensité du travail teint et la péréquation massive en faveur des communes les plus pauvres. Si toutefois elles ne sont pas trop massivement rurales mais plutôt ethnicisées…!
    Le XXIe siècle aura le teint mat, ou ne sera pas...

    Christine Taubira voit l’avenir en noir

    Elle appelle les minorités françaises de couleur à s'imposer
    Pour André Malraux, « le XXI° siècle sera religieux ou ne sera pas » .Notre république laïque ne contribue pas à la réalisation de ce pronostic... En attendant, Sa Cynique Majesté Royal devait le rendre féminin, mais n’y est pas parvenue, sinon en Poitou-Charentes. Le PS y réussissait pourtant, mais sans elle. Encore que Martine Aubry devra faire ses preuves : il n’a pas suffit en effet à Edith Cresson pour être un bon Premier ministre d’être la première femme.

    Notre siècle, en revanche, sera-t-il noir, ou ne sera-t-il pas ?
    L’alternance a permis la victoire de Barack Obama aux Etats-Unis et il est justement noir. ‘Justement’ ? C’est aller un peu vite, car s’il a joué de la couleur de sa peau, en en faisant tour à tour un handicap et un défi, il reste qu’il est métis. Le déni de sa part de ‘blanchitude’ par les media et les militants sectaires ne rend pas justice à ses aïeux couleur de lavabo, mais, si la société française connaît un grand déficit de spiritualité, la discrimination est mieux partagée. Avec l’exemple flagrant d’Eunice Barber, il est clair que nous avons glissé du ‘sale nègre’ au ‘sale blanc’. C’est même une avancée !

    Christiane Taubira ne se satisfait pas de la discrimination positive
    [Christiane Taubira a donné son nom à la loi française, votée le
    10 mai 2001, qui reconnaît comme crimes contre l'humanité la traite des Noirs transatlantique et l'esclavage qui en a résulté.]
    La députée de Guyane et membre du Parti radical de gauche (PRG) répondait le jeudi 6 novembre 2008 aux questions du JDD. Elle se félicite de l'élection d'un Noir à la Maison Blanche, mais elle appelle aussi les minorités françaises à s'imposer dans le débat et les partis politiques, sans compter sur la discrimination positive, pour qu'un phénomène similaire arrive en France.

    Comment avez-vous accueilli l'élection de Barack Obama?
    J'avoue avoir été assez étonnée par l'engouement de la presse pour Obama lors des vingt-quatre dernières heures, car je suivais le candidat depuis longtemps et le résultat me paraissait plié depuis quatre ou cinq mois déjà. Bien sûr, j'ai eu quelques frayeurs, je redoutais un"effet d'octobre" (october surprise, ndlr (pédant !], un événement inattendu qui aurait renversé les sondages. Je ne partage pas toutes ses idées, mais j'ai cru en lui. Pas parce qu'il est noir, mais parce qu'il a une étoffe de chef d'Etat, loyal, responsable. Il ne se positionne pas au-dessus des Américains, mais à leurs côtés. Il est dans une logique d'inclusion. Regardez d'ailleurs son discours de victoire: c'est extraordinaire! A peine élu, cet homme est parvenu à dire aux gens qu'ils allaient devoir surmonter un tas d'épreuves ensemble tout en se faisant acclamer. C'est un vrai leader.

    "L'Amérique est entrée dans une ère post-raciale"
    Christiane Taubira (ici à droite) répond: Comment un Noir a-t-il pu entrer à la Maison Blanche?Je crois qu'il s'est passé quelque chose aux Etats-Unis pendant la campagne. Obama a réussi à mettre en débat ce qu'on appelle là-bas la "racial issue" [pédante !!], la question raciale [l’expression existe donc en français ?]. Il l'a abordée de front et avec courage dans son discours de Philadelphie -que j'ai relu dix fois et que je connais par coeur. Il n'a pas éludé les polémiques liées à sa couleur de peau, ni la discrimination positive et les rancoeurs qu'elle soulève aux Etats-Unis. Ceci a été possible car lui-même n'a pas de problème avec son identité métisse [Est-il assez noir ?]. Il n'a connu ni la ségrégation, ni le combat pour les droits civiques [une tare ?]. Il appartient à une autre génération. Je crois que cette campagne a permis à l'Amérique d'entrer dans une ère post-raciale. [dont on peut néanmoins faire du racisme à rebours…]

    Que manque-t-il pour que cela arrive en France?

    Cela n'arrivera pas à la prochaine présidentielle. D'abord parce que la désignation des candidats se fait de façon moins populaire qu'aux Etats-Unis où de vraies primaires sont organisées dans chaque parti. [retour en force du modèle américain] Pour changer la donne, il faudrait que la France reconnaisse que la couleur de peau pose problème dans notre société. [sinon, il faut créer le problème, à des fins politiques] Le débat est plus difficile chez nous, car nos colonies étaient lointaines, alors que l'esclavage a eu lieu sur le sol américain. Il faut ensuite que les élites cessent de se reproduire entre elles en se donnant bonne conscience avec la discrimination positive, à laquelle je ne crois pas. [C’est dit. Et rien de ce que la ‘bien-pensance’ hexagonale peut imaginer ne fera l’affaire de Christiane Taubira. Pourtant, tout en demeurant membre du parti guyanais Walwari (
    lien Wikipedia), elle devint première vice-présidente du Parti radical de gauche, poste spécialement créé pour elle (septembre 2002).] Obama n'est pas arrivé à la Maison Blanche grâce à un CV anonyme! [Ni son lot de gènes blancs] Comme lui, il faut se battre pour se faire accepter, entrer dans les partis, imposer le débat et refuser ensuite d'être affecté uniquement à des postes comme la lutte contre les discriminations. [Ch. Taubira est professeur de sciences économiques…] Il n'y a pas en France de mécanismes irrépressibles qui empêchent de réussir. L'égalité doit être imposée par la société, elle n'est pas le fait du Prince. [En avril 2008, elle accepta une mission sur les accords de partenariats économiques (ACP), proposé par …Nicolas Sarkozy]