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dimanche 12 mai 2013

Manifestation de harkis à Paris contre leur "abandon"

Ils réclament au président Hollande le respect de ses promesses 
Entre 100 et 150 harkis ont manifesté dimanche à Paris pour la reconnaissance de l'abandon par la France de ses supplétifs de l'armée française, à la fin du conflit franco-algérien.
Vieux soldats harkis couverts de médailles, hommes plus jeunes, femmes accompagnées d'enfants, tous représentants des harkis, ils se sont réunis devant le Palais de Justice, sur l'île de la Cité, à l'appel d'une quarantaine d'organisations.

Ces militaires dénoncent le non-respect des promesses de François Hollande d'origine algérienne. Fidèles à la France, ostracisés et martyrisés par le FLN, ils criaient aujourd'hui des slogans comme "Abandon, trahison, les harkis sont dans la rue" ou "La reconnaissance, c'est maintenant", ils se sont mis en marche vers le secrétariat d'Etat aux Anciens combattants, dans le VIIe arrondissement.


Successeur de François Mitterrand qui fut chargé de la répression de l'insurrection algérienne,
 soixante ans plus tard, le candidat socialiste s'est engagé.
Un livre de Benjamin Stora et François Malye met en lumière le rôle de François Mitterrand dans la mort de 45 nationalistes algériens, guillotinés en 1956-1957.

Ministre de l'Intérieur du gouvernement Mendès France, François Mitterrand se trouve au coeur de la tourmente qui éclate en Algérie le 1er novembre 1954 et refuse d'envisager l'indépendance. Il est favorable à l'Algérie française et le dit publiquement. Puis ses nouvelles fonctions de ministre de la Justice dans le gouvernement Guy Mollet, à partir du 1er février 1956, l'amènent plus loin, jusqu'à favoriser la répression de la rébellion dans le sang, par la guillotine : c'est ce que prouvent, archives à l'appui, l'historien Benjamin Stora et le journaliste François Malye dans un livre qui vient de paraître : François Mitterrand et la guerre d'Algérie.Michel Rocard savait. Il se souvient d'avoir un jour traité François Mitterrand d' "assassin" à cause de cela. 


VOIR et ENTENDRE
Serge Carel, ancien harki, expliquer qu'il demande à François Hollande le respect de ses engagements envers les harkis et leurs familles:

Serge Carel rappelle l'engagement de François... par associationahdh

Que l'Etat honore ses engagments



VOIR et ENTENDRE le témoignage d'un Harki en France:

Selon l'un de leurs représentants, un délégué des manifestants devait être reçu par un membre du cabinet du président Hollande, auquel ils devaient remettre une lettre. Les manifestants veulent que le chef de l'Etat "honore ses engagements" et "reconnaisse la responsabilité de l'Etat dans le mauvais accueil dans les camps, et le massacre de plus de 100.000 harkis", abandonnés au moment du retrait français d'Algérie.

Selon les organisations de cette communauté, il y a quelque 700.000 harkis et descendants de harkis. 

Fin 1962, 20.000 supplétifs avaient été placés dans des camps d’hébergement militaires en France et 3 200 se sont engagés dans l’armée française. Fin novembre 1963, le ministère des Rapatriés dénombrait 42 000 harkis ayant transité dans les centres d’accueil. Au final, 91.000 harkis et membres de leurs familles purent s’établir en France de 1962 à 1968.

Parmi leurs revendications: faire du 12 mai une Journée de l'abandon. 
C'est à cette date qu'en 1962, un échange de télégrammes entre les ministres Pierre Messmer et Louis Joxe avait scellé le refus de l'accueil des harkis en France après les Accords d'Evian, signés en mars de la même année et mettant officiellement fin au conflit. 
Selon les historiens, 55.000 à 75.000 supplétifs de l'armée française ont été abandonnés et furent les victimes de sanglantes représailles du FLN. Pour le Comité national de liaison des harkis, le nombre de sacrifiés dépasse les 100.000.
VOIR et ENTENDRE le témoignage de Hocine, Harki accueilli à l'Ardoise:

HARKIS, Les Camps de la HONTE   (HOCINE Le... par CROACLUB
Quelque 60.000 harkis avaient été admis en France et logés dans de ces camps de fortune improvisés dans l'urgence.

VOIR et ENTENDRE Nicolas Sarkozy reconnaître la dette de la France envers ses Harkis:



dimanche 6 janvier 2013

Hollande a renoncé à toute nationalisation

Hollande : "L’État ne peut pas être le repreneur de Petroplus"




Le ravi de la crèche Ayrault,
Nono Montebourg
 à Petroplus, en janvier 2012


A président virtuel, action virtuelle

Le président français a exclu une reprise par les pouvoirs publics du site Petroplus de Petit-Couronne, placé en liquidation judiciaire.

L'État est aux côtés des salariés 

A l'occasion d'une visite à Val-de-Reuil (Eure), le samedi 5 janvier, le "capitaine de pédalo" a assuré à une délégation syndicale du site de la Shell qu'il s'efforce depuis huit mois de trouver un repreneur pour la raffinerie de Petit-Couronne (Seine- Maritime).

Le chef de l'État a toutefois exclu une reprise du site par les pouvoirs publics. "C’est difficile de trouver un repreneur, nous devons tout faire pour aller le chercher (...) L’État fera son devoir mais l’État ne peut pas être le repreneur et, selon lui, "ça, les salariés le savent parfaitement" Désormais.




Un président uniquement préoccupé de son image


"Je suis dans une démarche de vérité"

À la question de savoir s’il était optimiste, il a répondu en invoquant Pierre Mendès-France, président éclair du Conseil sous la IVe République (juin 1954 -février 1955: huit mois !), à qui il a ensuite rendu hommage à Louviers (Eure) pour se mettre en valeur: "Pierre Mendès-France était connu pour dire la vérité, même quand elle est difficile, et pour faire des choix courageux. Je suis dans cette même démarche  de vérité".




Le tribunal de commerce de Rouen, qui devrait sceller le sort de la raffinerie le mois prochain, a laissé jusqu'au 5 février aux industriels intéressés pour déposer une offre de reprise
La raffinerie de Petit-Couronne, qui emploie 470 salariés, avait déposé son bilan le 24 janvier 2012 et a été placée en liquidation judiciaire le 16 octobre dernier.

Hollande ne parle que de lui: "Je dois montrer l’exemple"

Les autres repreneurs potentiels ? 

Ils ne seraient pas moins de ...six : NetOil, basé à Dubaï, mais dont l'offre - la seule ferme à ce stade, les autres n'ayant déposé que des lettres d'intention - est pour l'instant considérée comme incomplète, Alafandi Petroleum Group (APG), basé à ­Hongkong, l'irakien Jabs Gulf Energy Ltd, ­l'iranien Tadbir Energy Development Group, ainsi que les suisses Activapro AG et Terrae International.


La Libye a démenti le plan Montebourg pour Petroplus, le 26 novembre 2012.
En plein bras de fer avec Lakshmi Mittal sur Florange, Arnaud Montebourg voyait un autre de ses combats battre de l'aile. Le fonds souverain libyen nie tout intérêt pour Petroplus, alors que le ministre français affirme le contraire depuis des semaines. Quand Hollande reste dans le flou, c'est qu'il y a un loup, a prévenu la Ch'tite Brochen-Aubry. 


Arnaud Montebourg, 
ministre du Redressement productif, se tenait en retrait pour ne pas avoir à reparler d'un supposé repreneur libyen de Petroplus. Avec le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, ancien député de Seine-Maritime, il accompagnait François Hollande  en Normandie, en arrière plan.

Il y a seulement deux mois, à la mi-novembre, le bouffon de la "gauche molle" voulait créer un champion franco-libyen du pétrole ! Un plan explosif pour sauver la raffinerie et ses 470 emplois. Le ministre du redressement productif essaya pendant des semaines de convaincre la Libyan Investment Authority (LIA), le fonds souverain libyen d'investir "plusieurs centaines de millions d'euros" dans une société "publique" au côté du Fonds stratégique d'investissement (FSI). Il s'était rendu en Libye le lundi 12 novembre, flanqué de Laurent Fabius, le ministre des Affaires étrangères, pour faire avancer le dossier. Mais le pétard était mouillé !


De retour bredouille de Tripoli, il fit aussi sec savoir qu'il avait reçu une lettre d'intention dans laquelle le groupe PERTAMINA/State Owned Oil and Gas Company confirmait son intérêt pour la raffinerie LyondellBasell de Berre-l'Etang. Si les syndicats lui font confiance...

Tel un empereur romain, Hollande se qualifie de "Princeps"
Pièce romaine à l'effigie de
 l'empereur Julius Nepos

"Aujourd’hui, je dois encore être davantage présent sur le terrain national et je dois montrer l’exemple, je suis le premier responsable", a répété l'omni-président devant la presse, qui lui rappelait ses faibles scores dans les sondages d’opinion.
"Ce qui va et ce qui ne va pas, c’est au président de la République de l’assumer. Je ne délègue à personne d’autre cette responsabilité d’assumer devant les Français la politique que je conduis", a insisté François Hollande, à cours d'arguments.

Aucune garantie

"Où est l'État, où est le gouvernement, où est le président de la République ?" avait interrogé un candidat de la présidentielle  à Petit-Couronne en janvier 2012,  appelant l'État à prendre ses responsabilités: il suffisait alors de se mettre en quête d'un repreneur si Petroplus devait s'avérer défaillant.

Hollande raconte-t-il des bobards ? 
br>L'arme de l'ironie est donc un boomerang
Le président l'a reçu en pleine face: les manifestants présents à Val-de-Reuil en janvier 2013 lui ont en effet demandé de "tenir les promesses" passées.

Le porte-parole de l’intersyndicale de Petroplus, Yvon Scornet (CGT), a souligné que si François
Hollande s’est engagé à "tout faire pour faire avancer le dossier", il n’avait en revanche donné aucune garantie.
"Ça fait plus d’un an qu’on se bat pour nos emplois, pas pour avoir de meilleures conditions de licenciement. On ne veut pas mourir en silence", a-t-il lancé, en guise de menace.

samedi 5 janvier 2013

Petroplus: Hollande est passé leur dire un petit bonjour

Rassurer les salariés de Petit-Couronne, sans rien promettre: il sait le faire !

Le candidat à la présidentielle avait fait un petit tour par la raffinerie Petroplus de Petit-Couronne


Placée en liquidation judiciaire, la raffinerie de 470 salariés est aujourd'hui à la recherche d'un repreneur, avec une date butoir fixée au 5 février. 
Trois dossiers de reprise ont été déposés.


Le 5 janvier 2012, le candidat socialiste d'opposition en campagne avait polémiqué, appelant l'Etat à prendre ses responsabilités pour Petroplus se demandant "où est le gouvernement, où est le président de la République ?"  "C'est un enjeu local, mais c'est aussi une responsabilité nationale", avait ajouté François Hollande, qui était accompagné de Laurent Fabius, député PS de Seine-Maritime. Il avait demandé en particulier que l'État se mette en situation de "rechercher" un repreneur si Petroplus devait être défaillant.

VOIR et ENTENDRE le candidat de la gauche se mettre en difficultés. En janvier 2012, l'irresponsable ironisait et polémiquait:

Le candidat en a appelé aussi à l'Europe "pour qu'elle nous mette dans les mêmes conditions de concurrence que les produits qui sont importés" et pose des "règles" notamment sur le plan des normes environnementales, moins contraignantes dans les pays émergents.

Fin décembre 2011, les banques ont gelé la ligne de crédit d'un milliard de dollars qui servait au groupe pétrolier pour acheter du brut. Depuis, le groupe a décidé l'arrêt "temporaire" des raffineries de Petit-Couronne, d'Anvers (Belgique) et de Cressier (Suisse) et le placement en "débit minimum" de celles de Coryton (Grande-Bretagne) et d'Ingolstadt (Allemagne).

L'entreprise, qui a accumulé un déficit de 25 millions d'euros les 6 mois derniers, a été placée "sous cocon" (arrêt de l'activité mais qui permet un redémarrage) depuis le 15 décembre, précise-t-on.

Le président aux mains vides a osé revenir voir les salariés de l'entreprise, samedi dans l'Eure.

L'Etat est "aux côtés" des salariés, lance-t-il, avec cynisme


"L'Etat fera son devoir mais l'Etat ne peut pas être le repreneur", a déclaré le président de la République, le 5 janvier 2013, après avoir rencontré pendant trois quarts d'heure l'intersyndicale CGT-CFDT-CFE/CGC de l'entreprise, à la mairie de Val-de-Reuil (Eure).

Il ne faut "pas promettre ce qu'on ne peut pas tenir", a poursuivi Hollande, mais "tous les pouvoirs publics sont mobilisés pour qu'à partir des choix qui nous sont présentés, nous puissions en dégager un qui donne de la garantie et de la pérennité" à l'activité.

Des propos inquiétants: "nous avons le même devoir qu'à Florange" !
Il aurait dans sa manche " une solution industrielle pérenne"

Shell ou Mittal, c'est du pareil au même
Exploitant de la raffinerie pendant 80 ans avant de se désengager en 2008, Shell devra  prendre sa part "de responsabilité", notamment dans "la dépollution" du site, a-t-il estimé, pour en fait se désengager.

VOIR et ENTENDRE l'omni-président tenir ses "collaborateurs" à distance:


Le symbole Mendès-France réquisitionné par Hollande

Hollande entretient un mythe socialiste
Pour tenter de réaliser un amalgame dans les esprits, le  président socialiste qui était venu visiter une exposition à Louviers sur l'ancien président du Conseil Pierre Mendès France, a voulu s'inspirer de cette figure de la gauche "qui était connue pour dire la vérité même quand elle était difficile et pour faire des choix courageux"... 

Le président a du temps pour les coups médiatiques en sa faveur
Pierre Mendès-France fut président du Conseil (premier ministre), sous la IVe République pendant à peine huit mois (18 juin 1954–5 février 1955) il y a près de 60 ans ! Hollande est venu ranimer un mythe vivace à gauche de l'exigence politique, car Mendès-France, en vérité, n'a pas marqué son passage de la moindre réforme socio-économique d'ampleur.

Mendès-France reste le promoteur du verre de lait obligatoire à l'école...

Cette figure mythique s'illustra surtout en votant contre l'investiture de Charles de Gaulle à la présidence du Conseil en juin 1958.


Mieux, le 9 novembre 1954, à l'Assemblée nationale, Pierre Mendès France et son ministre François Mitterrand sont félicités pour leur riposte ferme à l'agitation algérienne par le porte-parole de la grande colonisation : René Mayer. Mendès déclara alors: " L'Algérie, c'est la France, et non un pays étranger… On ne transige pas quand il s'agit de défendre la paix intérieure de la nation, l'unité et l'intégrité de la République. Primo il faut s'assurer que les mouvements de troupe ont été exécutés, secundo il faut au moins tripler les effectifs des troupes et des CRS envoyés en Algérie. [Il faut] Se souvenir que l'effort massif que nous avons fait pour la Tunisie et des réticences rencontrées auprès des militaires. Il faut agir sur eux de la manière la plus énergique pour qu'ils ne perdent pas un instant. " What else ?

Le porte-parole de l'intersyndicale de Petroplus est tombé dans le panneau

Se félicitant que le chef de l'Etat ait pris "l'engagement de tout faire pour faire avancer" les possibilités de reprise, le porte-parole de l'intersyndicale Yvon Scornet a polémiqué en notant qu'il n'avait "pas les mêmes relations" avec son prédécesseur Nicolas Sarkozy. "Mais ça ne nous empêche pas de taper du poing sur la table", a assuré le velléitaire.


ENTENDRE les sornettes de Scornet (CGT) :


Les belles paroles ne font pas bouillir la marmite


Le service de presse du chef de l'Etat souligne que le dossier est suivi de près par l'exécutif. Comme si les palabres faisaient avancer le schmilblick depuis six mois, il  rappelle ainsi que les syndicats été reçus le 19 octobre à l'Elysée, cinq réunions ont eu lieu à Matignon et un suivi hebdomadaire est assuré par le cabinet d'Arnaud Montebourg (Redressement productif). Selon l'Elysée, les difficultés du site de Petit-Couronne résultent de "sa petite taille et sa vétusté" comme pour beaucoup d'autres raffineries.

L'intersyndicale réclame dans l'immédiat trois mois supplémentaires à la justice avant de statuer sur la fermeture ou pas de l'entreprise, le temps d'examiner les offres de reprise.


Hollande, cheveu teint en noir jais et crâne regarni  (par l'indispensable Cahuzac ?)

Au surlendemain de la grande opération de communication sur le thème du "gouvernement qui retrousse les manches" pour la relance de l'emploi en 2013, le président de la République a affirmé sa volonté d'être aux avant-postes. Et ça consiste à s'agiter devant micros et caméras.


"Aujourd'hui je dois encore être davantage présent sur le terrain national et je dois montrer l'exemple, je suis le premier responsable", a-t-il affirmé en présence des trois ministres qui l'accompagnaient, outre Guillaume Bachelay: Montebourg, silencieux, François Lamy (Ville), transparent, et Laurent Fabius (Affaires étrangères), venu en tant qu'ancien député de Seine-Maritime et ancien maire du Grand-Quevilly  (dans la banlieue de Rouen, 1995–2000), également ville de Philippe Torreton...


Et de marteler : "Ce qui va ou ne va pas, c'est au président de la République de l'assumer. Et donc je ne délègue à personne d'autre cette responsabilité d'assumer devant les Français la politique que je conduis".

On n'a pas fini de l'entendre pérorer...



lundi 9 janvier 2012

François Hollande était-il ivre à Mérignac ?

Faut-il réactiver la loi Evin pour le candidat socialiste ?



Si François Hollande boit,
les Français pourraient bien trinquer !


Scène hallucinante de campagne présidentielle


Le candidat socialiste "s'accroche à son pupitre tout en tanguant de gauche à droite et de droite à gauche lors de son discours de Mérignac, le 4 janvier 2012. Parfois il bafouille, parfois il lève le point [lire "poing", partout ailleurs que dans ce site indigent], il hurle, puis se retourne tout en s'accrochant à son pupitre pour peut être ne pas rater l'arrêt brutal de son mouvement...

Que lui était-il arrivé ce jour là ?
François Hollande était-il en train de sur-jouer son rôle de candidat ou était-il juste un brin éméché ?", s'interroge Le Post...

VOIR et ENTENDRE le pochetron sans son litron:


La loi Evin bis, un jour au projet du candidat PS ?

La première version, du nom de son auteur, le socialiste Claude Évin (ou loi du 10 janvier 1991) lutte contre le tabagisme et l'alcoolisme. Concernant l'alcool, elle limite fortement le droit de faire de la publicité pour les boissons alcoolisées afin de protéger les jeunes des opérations de mercatique.
Quelle est la marque d'alcool qui parraine la "gauche molle" pompette ?
Hollande cherche à se distinguer de Pierre Mendes-France

Le Président du Conseil Pierre Mendès France, effaré par la consommation d’alcool des Français, s'est adressé aux enfants, ses "p'tits amis" [sic!], le 18 septembre 1954, pour leur annoncer qu'il leur sera désormais offert quotidiennement, à l'école, un verre de lait et du sucre [la paire Duflot-Joly va gronder...]: "Buvez du lait !", recommande-t-il, pour être "studieux, solides, forts et vigoureux".
Cette mesure (qui existait depuis vingt-cinq ans en Angleterre, à la grande joie des producteurs, ravis de cette publicité) et visait à pallier la dénutrition et l'alcoolisme, devait être étendue aux casernes.
La "gauche molle" alcoolo ne boit pas assez de lait...
Elle tente de nous faire boire du petit lait.

samedi 12 février 2011

Aubry ne réussit pas à faire parler d'elle en Afrique

Son discours de Dakar occulté par le message d'Anne Sinclair

Aubry se fait doublement voler la vedette

Alors que DSK a fait un pas vers la primaire socialiste pour la présidentielle de 2012,
le premier secrétaire du PS échoue à prendre un épaisseur internationale.
Martine Brochen-Aubry est également restée échouée à Dakar un jour de plus: son vol de retour en France vendredi matin a été annulé et la première secrétaire du PS est donc restée bloquée un jour de plus.

La Ch'tite Aubry n'a pas envoyé la vice-présidente de l'Internationale socialiste
Visiblement en campagne, la maire de Lille n'a pas souhaité se faire représenter par la coquecigrue du marais poitevin.

Accueillie à la 11e édition du Forum social mondial (FSM), qui réunissait des altermondialistes de tous les continents jusqu'à vendredi dans la capitale sénégalaise, le premier secrétaire du PS a-t-il pour autant marqué des points auprès des élites sénégalaises ou des associations altermondialistes ?

La dirigeante socialiste française Martine Aubry et l'ancien président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva se sont rencontrés le 7 février, en marge du FSM. Ils ont évoqué ensemble "le prochain G20", la nécessité d'un "nouveau modèle de développement" et la façon de travailler entre pays progressistes.

En cinq jours, elle se sera peu mêlée à la population locale, mis à part jeudi en fin de journée, mais les socialistes sénégalais l'ont traitée comme une candidate en campage. «Avec Martine, la gauche qu'on aime »...

Martine Aubry a pu prendre pour elle les applaudissements surtout destinés à Ousmane Tanor Dieng (qui encadre Aubry, ci-dessus à droite, avec Jacques Bodin, à gauche sur la photo), le secrétaire national du PS sénégalais qui est l'un des deux candidats potentiels du parti pour la présidentielle du Sénégal, avec le maire de Dakar, Khalifa Ababacar Sall.

Le petit message d'Anne Sinclair éclipse le grand discours de Dakar

Aubry ne rénove pas les rapports franco-africain
Lorsqu'elle prend la parole, Martine Aubry entonne le discours politiquement correct classique du PS sur l'Afrique. Succès facile assuré, en dépit du passé colonial chargé du PS.

=> Comme l’explique l’historien Gilles Manceron, Georges Frêche (PS), par exemple, était l'un des survivants d’une certaine tradition de la gauche colonialiste qui « remonte à Jules Ferry et on la retrouve dans la SFIO de Guy Mollet, où se mêle au discours républicain celui de la mission colonisatrice des races supérieures vis-à-vis des races inférieures ».
Le 12 novembre 1954 à la tribune de l'Assemblée nationale, le ministre de l'Intérieur de Mendès-France, François Mitterrand, déclara: " Je n'admets pas de négociations avec les ennemis de la Patrie; la seule négociation, c’est la guerre ». Le 23 mai 1956, il est Garde des Sceaux et ministre d'Etat, quand Guy Mollet envoie le contingent en Algérie. Or, devenu président de la République, il envoya son ministre Claude Cheysson assister aux fantasias célébrant le 30e anniversaire des premiers massacres de Français d'Algérie.

VOIR et ENTENDRE Eric Zemmour sur le sujet à RTL:

Eric Zemmour : Aubry a aussi eu un souci avec son discours d envoyé par rtl-fr.

Mais, en France comme au Sénégal, l'actualité c'est la présidentielle

La gauche est en campagne pour 2012 et, à l'étranger, Martine Aubry se laisse emporter. « Aujourd'hui, c'est le départ pour 2012 », assure-t-elle. « En 2012, il y a des élections en France et au Sénégal », ajoute-t-elle.
Martine Aubry trahit ainsi sa fébrilité à la suite du pas en avant de Dominique Strauss-Kahn, président du Fonds monétaire international (FMI), par l'intermédiaire de son épouse, la journaliste Anne Sinclair.

Le discours d'Aubry à Dakar est passé inaperçu !
"J'ai lu dans plusieurs journaux français que la réélection de Dominique serait assurée à la tête du FMI. Pour ce qui me concerne, je ne souhaite pas qu'il fasse un second mandat ", a-t-elle en effet déclaré dans Le Point du jeudi 10 février. Les spéculations quant à une éventuelle candidature de DSK à l'élection présidentielle française de 2012 étaient relancée et le PS mis en effervescence.

Le Premier secrétaire du PS se crispe

« Nous avons des procédures, rappelle-t-elle à toutes fins utiles, peu après le meeting de jeudi soir. C'est en juin que je ferai savoir ma décision. Je suis première secrétaire, je respecte le calendrier que le PS s'est fixé», insinue-t-elle à l'attention de DSK (ici en 2007, entouré du maire de Sarcelles, François Pupponi, et d'Anne Sinclair), selon sa bonne vieille méthode insidieuse. Le dépôt des candidatures aux primaires commence le 28 juin.

Dans l'entourage de la numéro un du PS, officiellement, on fait savoir que Martine Aubry et Dominique Strauss-Kahn se mettront d'accord sans s'affronter pour savoir qui des deux se présentera aux primaires. Mais en réalité, chacune des deux équipes raisonne et communique en considérant par avance qu'elle aura l'avantage sur l'autre. « On a appris à ne jamais regarder les autres », explique-t-on autour d'Aubry. Et ça se voit !

Les partisans du premier secrétaire tentent de se rassurer

Face à DSK qui fait figure de grand favori, les aubryistes avancent quelques arguments: elle peut se prévaloir du rassemblement du PS, du travail sur le projet, qui sera finalisé en mai, mais dont on ne sait rien, et de bons sondages (lien PaSiDupes sur le rôle des sondages), puisqu'elle l'emporterait largement contre Nicolas Sarkozy dans le cadre d'un second tour, comme Désirdavenir Royal en 2006-7. Celle-ci, rappelons-le, ferait volontiers de DSK son Premier ministre... (lien PaSiDupes)
Mais, comme le dit Martine Aubry elle-même, il faut se méfier des entourages qui pensent à la place des autres.

dimanche 23 janvier 2011

L'absentéisme scolaire pourra induire la suspension des allocations

Le décret de Luc Chatel réactive une mesure de 1959
Le décret d'application permettant la suspension des allocations familiales en France pour absentéisme scolaire a été publié dimanche au Journal Officiel et entrera en vigueur lundi 24.
Le ministre de l'Education nationale, Luc Chatel, a souligné qu'il s'agit de la mise à jour d'une mesure datant de 1959 et que la politique contre l'absentéisme scolaire est "globale et équilibrée".

Devoir de mémoire: l’ordonnance du 6 janvier 1959

L’obligation scolaire est devenue incontournable par la loi du 28 mars 1882.
L'Ordonnance du 6 janvier 1959 a ensuite décidé que l'âge de fin de la scolarité obligatoire en France serait porté de 14 ans à 16 ans.

Le président Charles de Gaulle signa l’ordonnance prévoyant le retrait des allocations familiales en cas de non-respect de l'obligation scolaire par les familles. Or, cette disposition avait été préparée par le ministre de l’Education nationale du gouvernement Pierre Mendès France, Jean Berthoin, également à l'origine de la réforme des collèges uniques.

Mais il fallu attendre le Premier ministre Georges Pompidou et Christian Fouchet, le ministre de l'Éducation nationale, pour que soit pris le décret d’application, le 18 février 1966, cinq ans plus tard.

Les textes subordonnent le versement des prestations familiales d'un enfant soumis à l’obligation scolaire à son assiduité. Ce texte est inscrit dans le Code de la Sécurité sociale et la suspension s’opère lorsque l’Inspection académique saisit la CAF. Si la suspension des aides ne suffit pas à mettre les parents face à leurs responsabilités, la suppression, voire une sanction pénale, peut s'ensuivre.

Un besoin de mise à jour depuis les années 2000
Différents textes sont venus renforcer les procédures : circulaire de Luc Ferry en 2004 avec possibilité de convocation des parents devant une instance présidée par le préfet, et poursuites pénales ; loi sur l’égalité des chances du 31 mars 2006 qui prévoit la possibilité d’un contrat de responsabilité parentale.

Mais les situations restent très différentes d’un département à l’autre

Leur appréciation peut en effet dépendre des inspecteurs départementaux, comme des élus locaux. La mise en application de la procédure de suspension était d'ailleurs alourdie par la consultation de nombreux acteurs politiques, parfois militants, et donc par le zèle de présidents du Conseil généraux, d'inspecteurs d’académie, de chefs d’établissement, de maires, du directeur de l’organisme débiteur des prestations familiales ou du préfet…). La procédure de suspension des aides devient un parcours du combattant. Dans la pratique, les obstacles du dialogue et de l’accompagnement sont difficilement insurmontables. Certains outils d’accompagnement proposés sont inopérants. Ainsi, en est-il de la « mallette des parents » de Martin Hirsch, ou des « médiateurs de la réussite scolaire » de Xavier Darcos et Fadela Amara.

Mission: ramener les absentéistes à l'école

La récente proposition de loi du député UMP des Alpes Maritimes, Eric Ciotti, adoptée le 29 juin par l'Assemblée nationale, puis votée dans les mêmes termes le 15 septembre par le Sénat, vise à rendre la procédure de suspension des aides plus souple et plus automatique, donc possible.

Elle est motivée par la lutte contre le décrochage et l’absentéisme scolaires

Le texte dispose qu’au-delà de quatre demies journées d’absence en un mois et sans justification, un élève reçoit un avertissement. Le Chef d’établissement en informe l’Inspecteur d’académie qui convoque alors la famille pour un avertissement, mais également une information sur les dispositifs d’accompagnement existants.
En cas de constat d'un absentéisme rebelle, "le directeur de l'organisme débiteur de prestations familiales est tenu de suspendre, sur demande de l'inspecteur d'académie, le versement de la part des allocations familiales dues au titre de l'enfant absentéiste".
Cette proposition de loi exclut le Conseil général de la procédure de suspension des allocations: depuis 2006, les présidents de conseils généraux ne s'en étaient pratiquement pas saisis dans les faits et faisaient ainsi obstruction. L’inspecteur d’académie peut cependant l'appeler à mettre en place un « contrat de responsabilité parentale ».

On imagine bien que cette mesure courrouce l'opposition


Pour certains, cette mesure sanctionne encore davantage des familles qui présentent déjà des difficultés sociales ou/et dans l’éducation de leurs enfants, l’autorité parentale étant aujourd’hui une valeur moins évidente que les allocations.
Ce décret est dénoncé par la gauche, les principaux syndicats d'enseignants et la fédération dominante de parents d'élèves, la FCPE, qui sont opposés à tout, jusqu'à la volonté de Pierre Mendès-France, Président du Conseil (1954-1955)sous la présidence de René Coty, le ministre de l'Intérieur étant François Mitterrand. " Les uns et les autres cherchent à caricaturer la politique du gouvernement ", a déploré le ministre dimanche sur Europe 1. "Oui, je suis favorable à la suspension des allocations familiales" en cas d'absentéisme scolaire, a répété Luc Chatel. Le ministre de l'Education nationale et la ministre des Solidarités, Roselyne Bachelot, soulignent que la publication du décret "montre l'engagement continu du gouvernement pour favoriser la responsabilisation des parents d'élèves et leur implication dans la scolarité de leur enfant". Sans cette implication familiale et des fédérations, "l'Ecole ne pourra à elle seule ramener les quelque 300 000 élèves absentéistes dans les établissements scolaires", ajoutent-ils. Selon eux, la suspension des allocations constitue "l'ultime recours" dans le dispositif de lutte contre l'absentéisme scolaire".

Pour les autres, elle doit permettre de responsabiliser les parents, être dissuasive du désengagement des parents et incitative à la demande d'un accompagnement, ou toute autre mesure sociale utile.

dimanche 14 mars 2010

Régionales: deux poids, deux mesures, en faveur du PS ?

Le PS s'oppose à la diffusion d'Ushuaïa, samedi
La majorité laisse diffuser un documentaire à la gloire de Léon Blum, dimanche


La gauche politico-médiatique avait polémiqué sur l'activité du Chef de l'Etat, président de tous les Français, aux "bras ballants", lorsqu'il était allé rendre visite dans le Doubs aux élus UMP de Pontarlier et Morteau: le PS avait sans doute craint une contamination de son électorat... Lire PaSiDupes
La chaîne parlementaire est-elle impartiale ou partisane ?
LCP diffuse un documentaire consacré à Léon Blum

Le service public de télévisions travailla pour le PS le dimanche 14 mars, jour même du 1er tour,
pendant une heure de 19h00 à 20h30, une rediffusion du même programme que le 6 mars, pendant une autre heure. Un tel programme n'est évidemment pas de nature à influer sur le scrutin en cours le 14 et le service public nous le proposera encore le mardi 16, entre les deux tours... C'est ainsi que la chaîne publique se désintéresse de la Guerre du Vietnam programmée la semaine prochaine et que Michel Debré faisait l'affaire, mais la semaine dernière... Le sujet consacré à Léon Blum, homme d'Etat socialiste, était donc incontournable au 1er tour. Lire PaSiDupes

LCP n'est visiblement pas une chaîne sarkozyste

C'est une chaîne française de télévision de service public, comme tant d'autres, créée par l'Assemblée nationale française et le Sénat, et présidée depuis juin 2009 par Gilles Leclerc , diplômé de l'École Française des Attachés de Presse, ancien de RTL en 1980, sous la direction de Michèle Cotta, une intime de Mitterrand-le-tonton et issu de France 2 (Antenne 2) et France 3.

Ce débat est présenté ad nauseam par Jean-Pierre Gratien (3 heures enregistrées pour le prix d'une), depuis 2008 rédacteur en chef de LCP-AN, le 8e depuis 2000, à la tête d'un pôle de quatre responsables éditoriaux, et auteur de ...Pour En Finir Avec Le Senat ! Enquête Sur Une Anomalie !
C'est également par hasard que Jean-Pierre Gratien a déjà évoqué pendant 90 mn le parcours politique de Pierre Mendès France, un autre figure mythique de l'histoire de la gauche française.
Les invités ne sont pas non plus anodins, ne serait-ce que parce qu'ils partagent des jugements très consensuels: Serge Bernstein (1934, historien de la IIIe République, membre -avec Pierre Milza- du conseil scientifique de l'Institut François-Mitterrand), Pascal Perrineau (directeur du Centre de recherches politiques de Sciences Po et participant à un documentaire intitulé Histoire d'une droite extrême, avec ... Pierre Milza) On est donc entre soi !

Ushuaïa Nature menacée par la censure socialiste

Samedi soir, TF1 et Nicolas Hulot "invitaient les téléspectateurs à découvrir l'Islande", au travers Ushuaïa Nature.

Mais c'était sans compter avec les mauvais joueurs du Parti socialiste qui contestèrent cette programmation la veille des élections régionales:

=> "Comme par hasard, TF1 -chaîne proche du pouvoir- programme un numéro spécial de Ushuaïa Nature à la veille du premier tour", avait insinué Julien Dray, l'un des hégémoniques intolérants et complexés et peu naturellement enclin à la présomption d'innocence.
"Pour faire voter écolo, il n'y a pas mieux. C'est le même coup qu'avec le film Home, diffusé avant les européennes", craignait Julien Dray, candidat en Ile-de-France, pourtant prêt à croquer les Verts d'ici mardi, date limite de dépôt des listes fondues.
=> Jean-Jack Queyranne, président sortant PS de la région Rhône-Alpes, avait même saisi le CSA pour différer la diffusion de l'émission à la veille du premier tour des élections, fit savoir Le Parisien.

Aucun des mauvais coucheurs socialistes, polémistes aigris, n'a jugé malvenue la diffusion en boucle du documentaire consacré à Léon Blum.
Ils avaient en revanche soupçonné le film Home de Yann Arthus-Bertrand, diffusé deux jours avant le scrutin européen et vu par près de 10 millions de Français, d'avoir fait le jeu des Verts d'Europe Ecologie.

Les jérémiades socialistes n'impressionnent pas à tous coups

Jeudi, le CSA a décidé de ne pas se déconsidérer en se soumettant et en donnant satisfaction au PS. Le magazine a bien été diffusé samedi soir et le PS n'aura pas réussi à instrumentaliser le CSA en imposant sa censure.
"Il n'apparaît pas au Conseil supérieur de l'audiovisuel que la diffusion d'une nouvelle émission qui doit présenter les contrastes géographiques de l'Islande puisse avoir un impact sur les résultats du premier tour de l'élection des conseillers régionaux".
Le CSA estime que "cette programmation ne remet pas en cause le principe du pluralisme."

Tous les moyens ne sont pas bons au PS ?

samedi 19 septembre 2009

12 millions de litres de lait déversés: combien de vies sauvées ?

Ces éleveurs-là sont-ils des enfants de Mendès-France ?
Que les photos sont belles !

Des éleveurs en grève du lait ont répandu des millions de litres de lait un peu partout en France depuis une semaine pour exiger des mesures de régulation face à la baisse des prix.
Plus de 12 millions de litres de lait ont jusqu'ici été déversés dans les champs lors de cette "journée blanche" du 18 septembre, notamment près du Mont-Saint-Michel (Manche), selon l'Organisation des producteurs de lait (OPL),une branche de la Coordination rurale (d'inspiration poujadiste).

Une démonstration de force par une minorité d'extrémistes

Europe-Ecologie ?


Les producteurs tentaient pour leur part de démontrer que le mouvement était loin d'être minoritaire, alors que la grève du lait fait l'objet d'une guerre des chiffres avec les pouvoirs publics et les industriels.
"Nos élus sont sourds. Il faut utiliser des moyens durs pour se faire entendre", a prétendu Jean-François Guitton, de la Confédération paysanne de Loire-Atlantique, avec DAL, co-fondateur d'ATTAC et proche de José Bové et Dany-le-Rouge).
Outre celle du Mont-Saint-Michel, des opérations de gaspillage ont eu lieu en Loire-Atlantique, dans la plupart des départements bretons, dans la Meuse ou dans le Lot-et-Garonne.
"C'est un mouvement très puissant. Nous n'arrêterons pas nos actions tant que des négociations au niveau européen n'auront pas abouti", a prévenu Didier Galinou, de la
Coordination rurale.

Mais le syndicat agricole majoritaire a une autre méthode
Pour le chef La FNSEA, ne soutient pas le mouvement.
L'indignation des responsables

Face aux pressions médiatiques
, le ministre français de l'Agriculture,
Bruno Le Maire, et le président de la FNSEA, Jean-Michel Lemétayer, se sont dits "choqués" par ces actions.

  • "Montrer qu'on jette le lait alors que pour les enfants le lait ça veut dire la vie !", a déploré sur Europe 1 le chef de file du principal syndicat agricole.

  • Dans la matinée de jeudi, Bruno Le Maire avait pourtant réaffirmé son "engagement total" dans la recherche de solutions et annoncé une réunion lundi avec les banques et les assureurs pour mettre au point des aides de trésorerie.

    Souvenez-vous du verre de lait de Mendès France en 1954, distribué dans les écoles -et les casernes- pour lutter contre la dénutrition et l’alcoolisme et changer le vin et la bière en lait et en eau.