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mercredi 21 juin 2017

Hollande reconnaît avoir abandonné les Harkis

Dans sa repentance, Hollande implique ses prédécesseurs...

Avant de prendre sa valise, Hollande a reconnu"les responsabilités des gouvernements français dans l'abandon des harkis" à l'issue de la guerre d'Algérie. 

Il aura attendu ses derniers jours à l'Elysée pour respecter cette promesse de campagne. Le dimanche 25 septembre 2016, pur la première fois de son quinquennat, François Hollande a reconnu  aux Invalides "les responsabilités des gouvernements français dans l'abandon des harkis" à l'issue de la guerre d'Algérie. Le chef de l'Etat célébrait la journée nationale d'hommage consacrée aux alliés algériens restés fidèles à l'Algérie française: les Harkis étaient des supplétifs engagés dans l'armée française de 1957 à 1962 durant la guerre civile révolutionnaire en Algérie. Etaient également présents des candidats à la présidentielle comme Nicolas Sarkozy, Marine Le Pen, Jean-François Copé, Nathalie Kosciusko-Morizet, etc..
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Hollande a repris quasiment mot pour mot le texte de sa déclaration d'avril 2012, durant la campagne présidentielleIl avait déjà amorcé cette reconnaissance lors de la même cérémonie le 25 septembre 2012 mais, à l'époque, c'était via un simple message lu par Kader Arif, son ministre délégué aux Anciens combattants. Certains avaient alors protesté, avec le soutien de nombreuses voix à droite, lorsque, le 19 mars 2016,  le chef de l'Etat avait commémoré le cessez-le-feu du 19 mars 1962 en Algérie au lendemain des accords d'Evian, une date qu'ils considèrent comme symbolique de leur abandon.
"Je reconnais les responsabilités des gouvernements français dans l'abandon des Harkis, les massacres de ceux restés en Algérie et les conditions d'accueil inhumaines de ceux transférés en France", a précisément déclaré François Hollande, applaudi par les représentants des Harkis présents dans l'assistance. 
Résultat de recherche d'images pour "massacre de harkis par FLN"François Hollande a déploré que "la prise en compte des droits (des Harkis) fut longue à obtenir. Leurs enfants ont souffert de ne pas être pleinement intégrés dans la République." Evoquant une "vérité implacable" et "cruelle", le président a parlé des "combattants qui furent privés de la protection de la France au lendemain de la guerre d'Algérie et dont l'abandon ne fut jamais pleinement reconnu par la République", a souligné le chef de l'Etat. 

Hollande n'a pas rappelé que ces fidèles de la France ont été torturés et exécutés par leurs corelégionnaires algériens du FLN

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Le FLN fonde son auto-légitimation sur trois idéologies : le nationalisme et la guerre révolutionnaire contre la France (idéologie anti-coloniale) ; le socialisme, vaguement interprété comme un credo anti-exploitation populaire ; l'islam, défini comme le fondement principal de la conscience nationale et facteur déterminant dans la consolidation de l'identité algérienne, distinctif de celle des Algériens français.

En dépit des accords d'Evian de mars 1962, dont l'engagement du FLN (Front de Libération nationale, aujourd'hui présidé par l'actuel président algérien Abdelaziz Bouteflika) à ne pas exercer de représailles

Résultat de recherche d'images pour "massacre de harkis par FLN"

55.000 à 75.000 harkis ont été abandonnés en Algérie - certains ayant refusé de quitter leur département pour trouver refuge en métropole - et victimes de sanglantes représailles de la part des nationalistes algériens. Quelque 60.000 ont été admis en France. Avec leurs descendants, cette communauté estimée à 500.000 personnes s'est intégrée à la population métropolitaine, après avoir été hébergée dans des camps de fortune qui indigneraient aujourd'hui France terre d'asile (1971), s'ils étaient des clandestins syriens, érythréens ou afghans.
Résultat de recherche d'images pour "massacre de harkis par FLN"

Nicolas Sarkozy avait déjà exprimé cette reconnaissance au nom de la France en avril 2012 en tant que chef de l'Etat, huit jours avant le premier tour de l'élection présidentielle. Le candidat à la primaire n'avait pas manqué de saisir l'occasion d'une visite à Perpignan pour rendre hommage aux Harkis. Sarkozy s'était également engagé, s'il était élu président, à supprimer la date commémorative du 19 mars 1962, choisie par la gauche comme journée à la "mémoire des victimes civiles et militaires de la guerre d'Algérie".

mardi 28 avril 2015

Cinquième colonne islamiste: la presse aux ordres condamne les lanceurs d'alerte

Et si les "décripteurs" étudiaient le sujet plutôt que de polémiquer au faciès 

Après les "cinquièmes colonnes" islamistes, le top 5 des dérapages de Christian Estrosi

Alors que le projet de loi sur le renseignement porté par le député PS Jean-Jacques Urvoas a donné lieu à un amendement proclamant la création d'un statut de "lanceur d'alerte" pour les membres des services de renseignement, le dispositif législatif se révèle surtout être une vaste entreprise de communication. Des élus, tel Christian Estrosi, en sont en effet exclus. 

Mieux, l'alerte que lance l'ancien ministre est critiquée du seul fait qu'elle émane d'un membre de l'opposition auquel il est fait reproche de ce que la presse à la botte appelle des bourdes. Or, les mises au point du député-maire de Nice reflètent l'opinion bien davantage que la majorité présidentielle sans cesse battue aux élections et que l'exécutif dont le taux d'impopularité pose la question de la légitimité. 

Pour un socialo-bobo parisien de la rive gauche, Estrosi est fort probablement allé trop loin, mais l'électeur de la région PACA ou du Pas-de-Calais, aussi bien, sûrement pas. A Nice, Christian Estrosi avait 8 listes à battre, dont 4 d'extrême droite, et les accusations de radicalité portées dans le XIe de Paris sont loin du compte. Dans le Sud-Est, la question migratoire prend des proportions largement supérieures à celles du quartier Saint-Germain-des-Prés. En octobre dernier,la police voyait passer 10.000 étrangers en situation irrégulière par mois à la frontière de Menton, et n'en interpellait pas la moitié. Les départs pour le djihad, et donc le retour potentiel, sont également parmi les plus élevés dans cette région. La Cour des Comptes rapportait récemment qu'1% seulement des étrangers dont la demande de titre de séjour a été refusée retournent dans leur pays. C'est la région entière qui est impactée, de Nice à Marseille et dans l'arrière pays, avec le constat quotidien que leur environnement social se métamorphose plus rapidement qu'ils ne l'imaginaient quand en bons démocrates ils soutenaient le "printemps arabe". Leur sentiment d'impuissance et de révolte se mêle à celui de l'insécurité, physique, économique mais aussi sociale et culturelle, qui croît depuis de nombreuses années. Dans le sud-est, l'implosion menace, mais ni Manu-la-colère, ni Lolo-le-roupillon n'en a pris la mesure.

Le député-maire UMP de Nice a évoqué dimanche les "cinquièmes colonnes" islamistes


Mais la presse partisane condamne sa mise en garde sans étudier le dossier. Christophe Castaner, ancien chef de cabinet de Michel Sapin (2000-2002), maire de Forcalquier (Alpes-de-Haute-Provence) et candidat kamikaze de Solférino aux régionales de décembre 2015 en PACA, tente en effet d'exister, puisque le président sortant (après 17 ans), Michel Vauzelle, (PS, 71 ans) est très contesté. La Chambre régionale des comptes critique en effet sa gestion de la Région: sont notamment dénoncés les déplacements en hélicoptère et la distribution des subventions versées aux associations: lors de la mise en examen de Sylvie Andrieux en 2010, il fut entendu comme témoin assisté dans l'enquête sur le détournement de 740.000 euros par des associations bidons subventionnées par le Conseil régional de Provence-Alpes-Côte d'Azur entre 2005 et 2007, dans le but d'acheter les services de responsables associatifs dans les quartiers populaires de Marseille où sa vice-présidente Sylvie Andrieux était candidate.
Ce Ch. Castaner, un inconnu typique des socialistes parisiens parachutés en région, n'a pas peur des formules à l'emporte-pièce. Selon lui, "avec Estrosi et Marion Maréchal-Le Pen, il a deux adversaires 'd’extrême droite' "C'est comme si "avec Jean-Paul Huchon (PS) et Emmanuelle Cosse (EELV, en l'absence du Front de gauche de Mélenchon et des communistes), Valérie Pécresse avait deux adversaires 'd’extrême gauche' en Ile-de-France.
Dimanche dernier sur France 3, lcandidat aux régionales en PACA et député-maire UMP de Nice, ville frontalière de l'Italie par où transitent les clandestins du Proche Orient déstabilisé par le "printemps arabe", a attiré l'attention du pouvoir sur des "cinquièmes colonnes" islamistes et le risque d'une "troisième guerre mondiale" déclarée à "la civilisation judéo-chrétienne" par "l'islamo-fascisme". "J'y vais fort", a reconnu l'élu qui sait qu'il faut parler haut pour se faire entendre à Paris.

VOIR et ENTENDRE  Thierry Solère rappeler que Manuel Valls a aussi parlé d' 'islamo-fascisme':

"Je préfère avoir un stade (...) Allianz plutôt qu'Emirates"

"Vive l'Algérie française !"
Lors de la présentation des tribunes du grand stade de Nice, l'Allianz Riviera, en octobre 2012, le maire de Nice lâche, selon L'Equipe: "Moi, je préfère avoir un stade qui s'appelle Allianz plutôt qu'Emirates; vous voyez pourquoi ?..."

En octobre 2012 à Nice, à l'issue d'une marche de pieds-noirs et de harkis qui ont combattu aux côtés des troupes françaises et ont été massacrés par le FLN malgré la signature des Accords d'Evian (19 mars 1962), Christian Estrosi conclut son discours d'un "Vive l'Algérie française !" approprié. Le lendemain, interrogé sur LCI sur cette phrase, l'élu expliqua: "Je n'ai pas à faire de devoir de repentance à l'égard de l'oeuvre civilisatrice de la France avant 1962 et je ne suis pas un nostalgique de l'Algérie française. Le général de Gaulle a bien fait de suivre la voie qu'il a suivie après 1962."

Estrosi est le porte-parole de ses électeurs

Candidat à un nouveau mandat de maire de Nice, la liste de Christian Estrosi arriva en tête au second tour des élections municipales, le 30 mars 2014, à l'issue d'une quadrangulaire, devançant celle de la la candidate du FN et celle du candidat de la gauche et candidat DVD. Christian Estrosi a été réélu maire de Nice avec 48,61 %% contre 17,84% à la gauche coalisée. "C’est un très bon maire qui a été réélu parce qu’il apporte des solutions concrètes", peut donc assurer Thierry Solère.


En juillet 2013, au Grand Rendez-vous Europe 1-i-télé-Le Parisien, Christian Estrosi  cita l'exemple de gens du voyage installés illégalement sur un terrain de football à Nice et qui avaient déclaré qu'ils y resteraient trois semaines. "J'en ai maté d'autres, je vous materai", assura leur avoir dit Christian Estrosi. "La première chose que je fais, c'est de vous mettre caméras partout, pour surveiller vos faits et gestes dans les quelques heures qui viennent. On va noter ceux qui rentrent, sortent, à quelle minute, à quel moment et ce que vous allez faire partout, dans la ville, dans la métropole, etc." "Je vais relever les plaques d'immatriculations les unes après les autres", a poursuivi le maire de Nice. "Je fais un référé devant le tribunal à titre conservatoire pour pouvoir saisir les véhicules, vous savez, ces belles et grosses voitures avec lesquelles ils tirent leurs belles et grosses caravanes pour lesquelles il faudrait parfois aux Français toute une vie pour pouvoir se payer les mêmes.




Islam et démocratie, "parfaitement incompatibles"
Lors de cette même émission, toujours en juillet 2013, le maire de Nice réagit à des propos de François Hollande en Tunisie selon lesquels islam et démocratie sont "compatibles". C'est ignorer la réalité des quartiers et des établissements scolaires où ils se combattent, provoquant des rixes. "Absolument pas! On ne peut pas se revendiquer de partout de la laïcité et en même temps dire que l'islam et la démocratie sont parfaitement compatibles", objecta alors le maire de Nice. "Moi quand je vois, au nom de l'islam, ce qui est en train de se passer en Egypte, [et] dans un certain nombre de pays du Moyen-Orient ou du Maghreb, je suis particulièrement inquiet. Et donc, pour moi, c'est parfaitement incompatible", ajouta-t-il.

C'étaient deux de ces "dérapages", selon le jugement de lexpress.fr, que revendique la population dont  l'élu de terrain reprend l'opinion à son compte avec la légitimité  que les journalistes n'ont pas.
Le Fouquet's est plus populaire que "Chez Laurent"

La 'cantine' de F. Hollande?
premier secrétaire du PS


Le Collectif "Sauvons les riches"
et Julien Bayou, conseiller d'Eva Joly,
puis euro-député 
au nez rouge de clown,
n'ont pas fait irruption pour s'indigne
à l'heure du déjeuner de Hollande !


En janvier 2012, Christian Estrosi, invité de Mardi politique sur RFI, marqua son désaccord sur la polémique du Fouquet's qui revenait sans cesse lorsqu'on évoquait Nicolas Sarkozy. 
"C'est indigne de reprocher à Nicolas Sarkozy d'aller dans une 'brasserie populaire'!", fit-il observer aux détracteurs , provoquant des commentaires ironiques de la presse de mauvaise foi.  
S'il était, en revanche, un établissement de luxe, c'est bien celui fréquentait par Hollande, au volant ou non d'une Porsche à la façon du socialiste Dominique Strauss-Kahn, dans le VIIIe arrondissement de Paris.
Christian Estrosi se justifiera plus tard en expliquant qu'il utilisait le mot "populaire" au sens de "célèbre". 
Le Fouquet's est célèbre essentiellement dans le milieu du cinéma français puisqu'il abrite chaque année le déjeuner des nommés quelques semaines avant la cérémonie des César du cinéma. Rien à voir avec le restaurant gastronomique Chez Laurent où F. Hollande avait sa table (notamment avec BHL).

Bar sauvage à peine fumé cuit à plat, crème de pain toasté et beurre salé: 85 €, chez Laurent; Carpaccio de bar parfumé au citron vert: 36,00 €, au Fouquet's. Ils doivent en savoir quelque chose, à Libération, au Monde ou à L'Obs... LIRE PaSiDupes


Et qu'ils soient anciens trotskistes ou non,
les camarades socialistes de la gauche caviar sont régulièrement conviés à la Maison de l'Amérique latine. Lire PaSiDupes

Tout est donc prétexte au dénigrement de l'opposition quelles que soit les menaces sur la sécurité en France

Les tractations politiques sont en effet engagées et les louvoiements de Bayrou de droite et de gauche sont actuellement évoqués.
Il est clair que le PS a un fort besoin de l'apport de voix centristes...
VOIR et ENTENDRE la modération de Ch. Estrosi sur le cas Bayrou, MoDem, si instable soit-il:



Les élections régionales à venir verront Christian Estrosi opposé à Marion Maréchal Le Pen (FN). Inutile de dire qu'un discours très "social", tel que Lionel Jospin l'avait tenu lors de l'élection présidentielle de 2002, niant les questions identitaires et sécuritaires pour axer son propos sur l'emploi, aurait le même résultat néfaste: l'exclusion au second tour.
Au congrès de l'UMP de 2012, Christian Estrosi soutint la candidature de François Fillon.

samedi 14 mars 2015

Le maire de Béziers rend hommage aux victimes oubliées de l'après 19 mars 1962

Robert Ménard rebaptise une rue Elie Denoix de Saint-Marc

L'opposition conteste les choix du nouveau maire de Béziers
 

Robert Ménard a débaptisé la rue du 19 mars 1962, date de la fin de la guerre d'Algérie, pour lui donner le nom d'un officier partisan de l'Algérie française.
Il a en effet décidé de débaptiser la rue célébrant la date de la signature des Accords d'Evian, qui ont mis fin à la guerre d'Algérie, pour lui donner le nom du commandant Elie Denoix de Saint-Marc.

"Rendre hommage à un héros"
Défi de l'opposition à la majorité démocratique
Robert Ménard s'y était engagé devant les électeurs pendant la campagne des municipales. Le 11 décembre 2014, il est passé des paroles aux actes. Ce jour-là, en conseil municipal, installé dans son fauteuil de maire, il a proposé aux élus biterrois de débaptiser la rue du 19-Mars-1962 pour lui donner le nom de Commandant-Hélie-de-Saint-Marc.
Le premier magistrat biterrois expliqua au Midi Libre que "faire du 19 Mars 1962 la date de la fin de la guerre d'Algérie, c'est se moquer de l'Histoire et c'est une insulte à la fois aux Français d'Algérie et aux Harkis". En donnant à cette rue le nom du commandant Elie Denoix de Saint-Marc, il entend "rendre hommage à un héros", à compter du 19 mars 2015.

Loin d'apporter aux populations la paix attendue sur le terrain, les accords d'Évian inaugurèrent une période de violence redoublée et de massacres des harkis. 
Après plus de sept années et cinq mois de guerre, les accords du 19 mars 2015 ne signèrent pas la fin réelle du conflit d'Algérie. Les conditions de la sécurité des populations étaient loin d'être assurées. Actuellement présidé par le président Bouteflika, le FLN profita des accords pour reconstituer ses forces armées. A partir du 17 avril 1962, il lança une campagne d'enlèvements de Français supposés proches de l'OAS. Les massacres d'anciens harkis suivirent presque immédiatement les accords. Loin de régler le problème algérien, les accords et l'inaction voulue des forces françaises en Algérie eurent pour conséquence une période de violence meurtrière qui perdura de longs mois pour les harkis. L'historien spécialiste de la guerre d'Algérie Guy Pervillé, conclut ainsi : "Les accords d’Évian, voulus par le gouvernement français comme la 'solution du bon sens', se révélèrent donc une utopie, qui échoua à ramener une vraie paix en Algérie." C'est entre le cessez-le-feu et la proclamation de l'indépendance de l'Algérie qu'il y  eut "le nombre de victimes le plus important".
Dans sa profession de foi de la municipale, Robert Ménard défendait sa position par rapport à la guerre d'Algérie : "Je suis pied-noir et fier de l'être. Et je n'oublie pas, je n'oublierai jamais les leçons de mon père...", écrivait-il, lui le fils d'un militant de l'OAS (Organisation armée secrète). 
De la Résistance et des camps de concentration au "putsch"
Résistant à 19 ans, déporté à Buchenwald en 1943, à l'âge de 21 ans, Hélie de Saint-Marc intégra Saint-Cyr après la guerre. Il participa, ensuite, aux combats en Indochine, puis en Algérie. Là, en avril 1961, commandant par intérim le 1er Régiment étranger de parachutistes, Hélie de Saint-Marc prit part avec ses hommes au putsch des généraux de 1961. L’opération ayant échoué, il se constitua prisonnier. Jugé, Hélie de Saint-Marc fut condamné à dix ans de réclusion criminelle. Il passera cinq ans derrière les barreaux et sera gracié le 25 décembre 1966. En 1978, Hélie de Saint-Marc fut réintégré dans ses droits civils et militaires par le président Valéry Giscard d'Estaing.Sorti de prison en 1966, l'homme était depuis devenu un écrivain à succès, une référence morale et historique, estimé par de grands intellectuels, dont Jean d'Ormesson.
Il est décédé à l'âge de 91 ans, le 26 août 2013Lire cet article du Figaro.

La contre-offensive passera par le tribunal administratif


Un recours "en excès de pouvoir" visant Robert Ménard - élu au terme d'une triangulaire avec 46,98 % des suffrages exprimés, contre 18,38 % au candidat de la gauche - a été déposé par le Parti communiste, ce mardi 24 février, devant le tribunal administratif de Montpellier. La pétition de l'extrême gauche qui circule dans cette ville de 79.000 habitants a recueilli environ 3.000 signatures. 

Au cours d'un nouveau
 déplacement de campagne à Saint-Brieuc samedi, le premier ministre PS Manuel
Valls a pris parti avant la justice, estimant que "la nostalgie de l'Algérie française n'apporte rien de bon". "Le FN n'aime pas la France, c'est rance, c'est triste", a lancé l'agent du Parti socialiste à Matignon. 

Or, la proposition du maire de débaptiser cette rue a été validée le 11 décembre dernier par le Conseil municipal de la ville.

VOIR et ENTENDRE Hélie Denoix de Saint Marc témoigner dans l'émission Apostrophes en 1989, après la sortie de sa biographie:


dimanche 12 mai 2013

Manifestation de harkis à Paris contre leur "abandon"

Ils réclament au président Hollande le respect de ses promesses 
Entre 100 et 150 harkis ont manifesté dimanche à Paris pour la reconnaissance de l'abandon par la France de ses supplétifs de l'armée française, à la fin du conflit franco-algérien.
Vieux soldats harkis couverts de médailles, hommes plus jeunes, femmes accompagnées d'enfants, tous représentants des harkis, ils se sont réunis devant le Palais de Justice, sur l'île de la Cité, à l'appel d'une quarantaine d'organisations.

Ces militaires dénoncent le non-respect des promesses de François Hollande d'origine algérienne. Fidèles à la France, ostracisés et martyrisés par le FLN, ils criaient aujourd'hui des slogans comme "Abandon, trahison, les harkis sont dans la rue" ou "La reconnaissance, c'est maintenant", ils se sont mis en marche vers le secrétariat d'Etat aux Anciens combattants, dans le VIIe arrondissement.


Successeur de François Mitterrand qui fut chargé de la répression de l'insurrection algérienne,
 soixante ans plus tard, le candidat socialiste s'est engagé.
Un livre de Benjamin Stora et François Malye met en lumière le rôle de François Mitterrand dans la mort de 45 nationalistes algériens, guillotinés en 1956-1957.

Ministre de l'Intérieur du gouvernement Mendès France, François Mitterrand se trouve au coeur de la tourmente qui éclate en Algérie le 1er novembre 1954 et refuse d'envisager l'indépendance. Il est favorable à l'Algérie française et le dit publiquement. Puis ses nouvelles fonctions de ministre de la Justice dans le gouvernement Guy Mollet, à partir du 1er février 1956, l'amènent plus loin, jusqu'à favoriser la répression de la rébellion dans le sang, par la guillotine : c'est ce que prouvent, archives à l'appui, l'historien Benjamin Stora et le journaliste François Malye dans un livre qui vient de paraître : François Mitterrand et la guerre d'Algérie.Michel Rocard savait. Il se souvient d'avoir un jour traité François Mitterrand d' "assassin" à cause de cela. 


VOIR et ENTENDRE
Serge Carel, ancien harki, expliquer qu'il demande à François Hollande le respect de ses engagements envers les harkis et leurs familles:

Serge Carel rappelle l'engagement de François... par associationahdh

Que l'Etat honore ses engagments



VOIR et ENTENDRE le témoignage d'un Harki en France:

Selon l'un de leurs représentants, un délégué des manifestants devait être reçu par un membre du cabinet du président Hollande, auquel ils devaient remettre une lettre. Les manifestants veulent que le chef de l'Etat "honore ses engagements" et "reconnaisse la responsabilité de l'Etat dans le mauvais accueil dans les camps, et le massacre de plus de 100.000 harkis", abandonnés au moment du retrait français d'Algérie.

Selon les organisations de cette communauté, il y a quelque 700.000 harkis et descendants de harkis. 

Fin 1962, 20.000 supplétifs avaient été placés dans des camps d’hébergement militaires en France et 3 200 se sont engagés dans l’armée française. Fin novembre 1963, le ministère des Rapatriés dénombrait 42 000 harkis ayant transité dans les centres d’accueil. Au final, 91.000 harkis et membres de leurs familles purent s’établir en France de 1962 à 1968.

Parmi leurs revendications: faire du 12 mai une Journée de l'abandon. 
C'est à cette date qu'en 1962, un échange de télégrammes entre les ministres Pierre Messmer et Louis Joxe avait scellé le refus de l'accueil des harkis en France après les Accords d'Evian, signés en mars de la même année et mettant officiellement fin au conflit. 
Selon les historiens, 55.000 à 75.000 supplétifs de l'armée française ont été abandonnés et furent les victimes de sanglantes représailles du FLN. Pour le Comité national de liaison des harkis, le nombre de sacrifiés dépasse les 100.000.
VOIR et ENTENDRE le témoignage de Hocine, Harki accueilli à l'Ardoise:

HARKIS, Les Camps de la HONTE   (HOCINE Le... par CROACLUB
Quelque 60.000 harkis avaient été admis en France et logés dans de ces camps de fortune improvisés dans l'urgence.

VOIR et ENTENDRE Nicolas Sarkozy reconnaître la dette de la France envers ses Harkis:



mardi 18 décembre 2012

France-Algérie: Hollande tente de re-tisser des liens avec Alger

Le président socialiste français va au devant du dictateur socialiste algérien

Un lourd contentieux

19 mars 1962,
proclamation du cessez-le-feu

mettant un terme à
l'
"opération de maintien de l'ordre" en Algérie
 

Fort du capital de sympathie dont jouit le socialiste qui choisit en 1978 de faire son stage d'ENA en Algérie, bien que son père ait été un sympathisant actif de l'OAS, François Hollande tentera de relever mercredi et jeudi un triple défi : trouver les mots justes pour panser les plaies du passé, relancer les échanges économiques et adresser un message d'espoir à la jeunesse algérienne.

Le 6 octobre 2001, l'hymne national de la France fut sifflé lors d'un match amical de football avec Algérie au Stade de France, en présence de Marie-George Buffet (PCF), ministre de la jeunesse et des sports de Lionel Jospin (PS): elle tenta de ramener le calme et reçut une bouteille d'eau en pleine face. 


Des lieux publics ont été (re)baptisés


Vue de l'ex-Pont Bayard,
devenu pont du 19 mars 1962,
donnant accès à la gare de Toulouse

Le 13 février 2012, avant même la victoire de Hollande à la présidentielle, Pierre Cohen, député-maire PS de Toulouse a débaptisé le pont Bayard pour le rebaptiser Pont du 19-Mars 1962.  De nombreuses rues du 19 mars 1962 ont été inaugurées, à Chambly (PS, Oise) ou Châtillon (PS, Hauts-de-Seine), et Champigny-sur-Marne (PCF, Doubs), Malakoff (PCF, Hauts-de-Seine), Martigues (PCF, Bouches-du-Rhône) ou Saint-Denis (PCF, Seine-Saint-Denis), par exemple.


Un premier devoir de repentance 


Devant les deux Chambres du Parlement algérien réunies, le président Hollande entend poser jeudi 'un regard lucide' sur le passé, celui de 132 années de colonisation française et de combats meurtriers pour l'indépendance.

François Hollande avait posé de premiers jalon à l'automne, reconnaissant la 'sanglante répression' par la police française de la manifestation du 17 octobre 1961 qui avait fait plusieurs dizaines de morts à Paris parmi les manifestants algériens. 'L'Histoire doit servir à bâtir l'avenir et non pas à l'empêcher', a plaidé, qui connaît bien l'Algérie pour y avoir fait en 1978 son stage de l'ENA.

'La reconnaissance du passé colonial et des crimes de la colonisation apaisera, enfin, les mémoires encore douloureuses, rendra justice aux victimes et mettra également fin aux instrumentalisations et calculs politiciens entretenus de part et d'autre', veut croire mercredi l'éditorial du grand quotidien francophone algérien El-Watan.


Des excuses françaises ?

Selon un sondage CSA-BFMTV publié mercredi 19 décembre, une majorité des Français sondés, 35%, estiment que François Hollande ne doit pas présenter les "excuses" de la France à l'Algérie pour la colonisation, d'autant que, dans leur vocabulaire coutumier, les politiques ne possèdent jamais que le mot "regrets".
26% - qui connaissent leur Histoire - estiment que le chef de l'Etat doit le faire si et uniquement si l'Algérie présente elle aussi ses "excuses" pour les pieds noirs et les harkis.
13% jugent que François Hollande doit effectuer ce devoir de repentance sans condition, un pourcentage correspondant peu ou prou aux gauches extrêmes.

Tourner la page sans froisser

A Alger et Tlemcen, la 'perle du Maghreb', 580 kilomètres plus à l'ouest, deux villes pomponnées pour l'occasion, le président socialiste entend réussir auprès d'un pays membre de plein droit de l'Internationale socialiste,  là où ses prédécesseurs ont trébuché.
Jacques Chirac avait été accueilli dans la liesse en 2003 et 2004. Mais l'année suivante, une loi visant à reconnaître équitablement dans les manuels scolaires français 'le rôle positif' de la colonisation avait durablement plombé les relations franco-algériennes. 
Quant à Nicolas Sarkozy, il avait séduit les Algériens en décembre 2007 mais la réception dans la foulée de sa visite d'associations de Harkis avait rompu le charme.

François Hollande et son homologue algérien depuis 1999, Abdelaziz Bouteflika (né au Maroc en 1937), président d'honneur du FLN (Front de libération nationale) tenteront donc de tourner la page de ces espoirs déçus par une 'déclaration conjointe' à défaut d'un traité d'amitié. A 25 ans, Bouteflika fut ministre de la Jeunesse et du Tourisme dans le gouvernement du président Ahmed Ben Bella.
Il n'y a aucune urgence à pactiser avec les survivants: en 1958, Bouteflika fut en effet promu par Houari Boumédiène et s'éleva dans la hiérarchie du FLN de la Wilaya V jusqu'au PC de l’état-major général (1960).


Kad Merad, intercesseur


Depuis la prise de fonctions du président français en mai, jamais une délégation  n'était arrivée à ce point en force à l'étranger: près de 200 personnes dont neuf ministres, une douzaine de responsables politiques, une quarantaine d'hommes d'affaires, des écrivains, des artistes dont le réalisateur Djamel Bensalah (Neuilly sa mère, né à Saint-Denis, 9.3), groupe de musique kabyle Djurdjura, la chef d’orchestre Zahia Ziouani, le metteur en scène Bernard Murat (né à Oran en 1941), l’historien socialiste spécialiste de l’Algérie, Benjamin Storaet le comédien Kaddour Merad, né à Sidi Bel Abbès en Algérie, d’un père algérien et d’une mère berrichonne, deux ans après l'indépendance de son pays et très populaire en France, sans compter la moitié de l'effectif de la troupe de dévôts, une centaine de journalistes "indépendants".

VOIR et ENTENDRE le judoka français Djamel Bouras, né de parents algériens, exprimer son incompréhension du comportement d'Algériens qui sifflèrent l'hymne national, lors de la rencontre amicale France-Algérie de football de 2001, alors que le ministre de l'Agriculture de Lionel Jospin, Jean Glavany, minimise le scandale sur le plateau de Thierry Ardisson:

'C'est l'illustration de l'importance politique mais aussi symbolique et économique que le président de la République attache à ce déplacement', commente le porte-parole diplomatique de l'Elysée, Romain Nadal. 'Elle correspond aussi à la volonté des Algériens d'assurer le renouveau de la relation', assure-t-il.


Des prises d'intérêts réciproques 


Des enjeux diplomatiques


Le chef de l'Etat algérien a dit en attendre un 'partenariat d'exception',  tandis que le président Hollande souhaite aussi nouer  'un dialogue politique sur les grands enjeux internationaux', à commencer par le Mali. La France voudrait obtenir l'appui du dictateur algérien à une intervention internationale dans le nord de ce pays, contrôlé par des islamistes radicaux.

La France semble déterminée à obtenir la libération de ses six otages détenus au Mali, Philippe Verdon et Serge Lazarevic, deux Français enlevés en novembre 2011  par Al Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi). 


Des enjeux économiques



Un transfert de savoir faire



'L'Algérie et la France vont procéder à la signature de 7 à 8 accords touchant plusieurs secteurs dont la défense, l'industrie, l'agriculture, la culture, l'enseignement et la formation', a indiqué pour sa part Abdelmalek Sellal, le Premier ministre algérien 

L'un d'eux, âprement négocié, portera sur la construction près d'Oran (Ouest) d'une usine de montage de Renault (bien que privatisée depuis 1996) susceptible de produire à compter de 2014 au moins 25.000 véhicules par an.



Un discours pour la jeunesse

Jeudi, au deuxième et dernier jour de sa visite d'un pays à la démographie galopante, le président français adressera un discours à la jeunesse algérienne privilégiée en rencontrant les enfants des cadres dirigeants à l'université de Tlemcen. 'Il soulignera à cette occasion que les questions d'éducation, d'échanges universitaires et de formation seront au coeur de l'agenda bilatéral', selon Romain Nadal.

Pourquoi le 19 mars 1962 est-il une faute ?



Mémorial du quai Branly,
pour commémorer les conflits d'indépendance d'Algérie

dans les départements français d'Algérie

et du Sahara, et ceux situés dans les protectorats français du Maroc et de Tunisie, (1952-1956,

puis 1961 pour la crise de Bizerte)

Le 19 mars 1962 ne marqua pas la fin réelle des hostilités, du fait des activistes des deux bords, à la fois OAS et FLN, car de nombreuses victimes (1565 harkis et Pieds-noirs) furent massacrées jusqu'en 1964, ce qui justifie la contestation de la légitimité de cette date et la préférence de celle du 5 décembre 2002, jour retenu par Jacques Chirac, de l'inauguration à Paris en 2003 du "Mémorial National de la Guerre d'Algérie  (1952-1962) et des Combats du Maroc et de la Tunisie" dédié aux militaires morts en service commandé par les gouvernements.

Hollande a manqué l'occasion de marquer du respect à tous en faisant le choix d'une date unique pour commémorer les grands événements de l'histoire militaire entre la France et l'Algérie, une date qui aurait enfin réuni les différentes sensibilités. Une sorte de "Mémorial Day" méditerranéen à la française qui ne mêlerait pas les morts des deux grandes guerres mondiales à un drame régional, dans un amalgame visant à les fondre avant dissolution dans les mémoires.