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lundi 28 novembre 2016

"Il n'y aura pas de primaire entre le président et le Premier ministre", affirme Le Foll

Le président sortant refuse de se soumettre à la règle commune 

Le
s éléphants du PS répliquent aux propos de son premier ministre qui se dit "prêt" au "face-à-face" avec Hollande en 2017

Ils tentent d'étouffer l'incendie allumé par Manuel Valls qui a annoncé dimanche sa candidature à la primaire à gauche face à François Hollande.

"Il n'y aura pas de primaire entre le président de la République et le Premier ministre: cela ne peut pas s'imaginer," a répliqué le porte-parole du gouvernement, Stéphane Le Foll, au micro d'Europe 1, lundi 28 novembre.

Le porte-parole du gouvernement a estimé que Manuel Valls a "tout à fait la possibilité" d'être candidat, "mais à ce moment-là, il n'est plus Premier ministre".
Valls peut-il même rester premier ministre à la suite de son coup de force dans la presse ?

Le feu à la baraque à frites

Un peu plus tôt sur France 2, le patron du PS, Jean-Christophe Cambadélis, a demandé que s'"arrête" la "rage de fragmentation" à gauche. "Rien d'irréparable n'a été dit", a-t-il toutefois assuré, soulignant qu'il n'y a "pas de désaccord politique stratégique" entre François Hollande et Manuel Valls.

Le putsch du premier ministre a-t-il fait pschitt ?
Valls, qui mettait un point d'honneur à jurer de sa loyauté à Hollande, a franchi le Rubicond, se mettant hors-la-loi dans la guerre picrocholine livrée depuis plusieurs semaines au président de la République, en assurant dans Le Journal du dimanche qu'il se "prépare" et est "prêt" au "face-à-face" avec la droite: Brutus tente d'être calife  à la place du calife ?

dimanche 27 novembre 2016

Gouvernement: Valls serait sur le départ, selon Le Parisien

Vers un départ imminent de Manuel Valls: 
rêve des Français ou réalité d'une trahison ? 

Manuel Valls semble bien avoir franchi la ligne rouge

Le Premier ministre a déclenché une crise de régime inédite en se confiant à la presse. Cette désinvolture consacre la déliquescence de l'Etat-PS. Hollande a révélé des secrets défense à deux journalistes du Monde et voilà que son collaborateur aurait décidé de claquer la porte de Matignon à quelques mois de la primaire socialiste, préférant se consacrer à ses ambitions personnelles au service de la France meurtrie par cinq années de socialisme. 

Valls aurait décidé d'abandonner son gouvernement en rase campagne pour se présenter face à François Hollande à la primaire du PS fin janvier, comme sa confidence ce dimanche matin au Journal du Dimanche le laissait entendre, mettant le feu à la maison socialiste. 

Plusieurs ministres et fidèles du président, ulcérés, ont pressé ce dernier de mettre fin sans attendre aux fonctions de Valls à Matignon. 

La rumeur de la démission de Valls s'est répandue alors que le président était loin de Paris, souligne Le Parisien, qui ajoute que l’avion qui le ramenait de Madagascar, devait atterrir à Paris plus tôt que prévu, en milieu de soirée. 

Plusieurs sources avancent que Hollande pourrait réunir certains de ses proches à l’Elysée pour évoquer l’hypothèse d’un changement de gouvernement  dès ce lundi, pour cause de vacance du poste de Premier ministre. Or, Hollande et Valls étaient censés déjeuner ensemble au palais de l’Elysée ce lundi midi, avant le départ du Premier ministre en déplacement officiel en Tunisie. 

Les agendas de l'exécutif seront-ils chamboulés ?

Le nom du remplaçant potentiel de Valls circule déjà : le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve. 
En effet, Le Drian est déjà au four, en Bretagne, et au moulin, au ministère de la Défense...

Reste à savoir si Valls attendra d’être "démissionné" ou s’il prendra les devants. 
Dans l’entourage du président et au sein du PS, il se dit que Valls pourrait se porter candidat à la primaire du PS dès cette semaine. 

A noter qu'à  son agenda, François Hollande a une autre défection à évoquer lors de sa rencontre, également ce lundi, avec  Jean-Michel Baylet, son ministre de l'Aménagement du territoire et ancien président du  Parti radical de gauche: le PRG vient en effet de décider d'envoyer Sylvia Pinel, ancienne ministreà la présidentielle, sans passer par la primaire socialiste.

samedi 14 mars 2015

Le maire de Béziers rend hommage aux victimes oubliées de l'après 19 mars 1962

Robert Ménard rebaptise une rue Elie Denoix de Saint-Marc

L'opposition conteste les choix du nouveau maire de Béziers
 

Robert Ménard a débaptisé la rue du 19 mars 1962, date de la fin de la guerre d'Algérie, pour lui donner le nom d'un officier partisan de l'Algérie française.
Il a en effet décidé de débaptiser la rue célébrant la date de la signature des Accords d'Evian, qui ont mis fin à la guerre d'Algérie, pour lui donner le nom du commandant Elie Denoix de Saint-Marc.

"Rendre hommage à un héros"
Défi de l'opposition à la majorité démocratique
Robert Ménard s'y était engagé devant les électeurs pendant la campagne des municipales. Le 11 décembre 2014, il est passé des paroles aux actes. Ce jour-là, en conseil municipal, installé dans son fauteuil de maire, il a proposé aux élus biterrois de débaptiser la rue du 19-Mars-1962 pour lui donner le nom de Commandant-Hélie-de-Saint-Marc.
Le premier magistrat biterrois expliqua au Midi Libre que "faire du 19 Mars 1962 la date de la fin de la guerre d'Algérie, c'est se moquer de l'Histoire et c'est une insulte à la fois aux Français d'Algérie et aux Harkis". En donnant à cette rue le nom du commandant Elie Denoix de Saint-Marc, il entend "rendre hommage à un héros", à compter du 19 mars 2015.

Loin d'apporter aux populations la paix attendue sur le terrain, les accords d'Évian inaugurèrent une période de violence redoublée et de massacres des harkis. 
Après plus de sept années et cinq mois de guerre, les accords du 19 mars 2015 ne signèrent pas la fin réelle du conflit d'Algérie. Les conditions de la sécurité des populations étaient loin d'être assurées. Actuellement présidé par le président Bouteflika, le FLN profita des accords pour reconstituer ses forces armées. A partir du 17 avril 1962, il lança une campagne d'enlèvements de Français supposés proches de l'OAS. Les massacres d'anciens harkis suivirent presque immédiatement les accords. Loin de régler le problème algérien, les accords et l'inaction voulue des forces françaises en Algérie eurent pour conséquence une période de violence meurtrière qui perdura de longs mois pour les harkis. L'historien spécialiste de la guerre d'Algérie Guy Pervillé, conclut ainsi : "Les accords d’Évian, voulus par le gouvernement français comme la 'solution du bon sens', se révélèrent donc une utopie, qui échoua à ramener une vraie paix en Algérie." C'est entre le cessez-le-feu et la proclamation de l'indépendance de l'Algérie qu'il y  eut "le nombre de victimes le plus important".
Dans sa profession de foi de la municipale, Robert Ménard défendait sa position par rapport à la guerre d'Algérie : "Je suis pied-noir et fier de l'être. Et je n'oublie pas, je n'oublierai jamais les leçons de mon père...", écrivait-il, lui le fils d'un militant de l'OAS (Organisation armée secrète). 
De la Résistance et des camps de concentration au "putsch"
Résistant à 19 ans, déporté à Buchenwald en 1943, à l'âge de 21 ans, Hélie de Saint-Marc intégra Saint-Cyr après la guerre. Il participa, ensuite, aux combats en Indochine, puis en Algérie. Là, en avril 1961, commandant par intérim le 1er Régiment étranger de parachutistes, Hélie de Saint-Marc prit part avec ses hommes au putsch des généraux de 1961. L’opération ayant échoué, il se constitua prisonnier. Jugé, Hélie de Saint-Marc fut condamné à dix ans de réclusion criminelle. Il passera cinq ans derrière les barreaux et sera gracié le 25 décembre 1966. En 1978, Hélie de Saint-Marc fut réintégré dans ses droits civils et militaires par le président Valéry Giscard d'Estaing.Sorti de prison en 1966, l'homme était depuis devenu un écrivain à succès, une référence morale et historique, estimé par de grands intellectuels, dont Jean d'Ormesson.
Il est décédé à l'âge de 91 ans, le 26 août 2013Lire cet article du Figaro.

La contre-offensive passera par le tribunal administratif


Un recours "en excès de pouvoir" visant Robert Ménard - élu au terme d'une triangulaire avec 46,98 % des suffrages exprimés, contre 18,38 % au candidat de la gauche - a été déposé par le Parti communiste, ce mardi 24 février, devant le tribunal administratif de Montpellier. La pétition de l'extrême gauche qui circule dans cette ville de 79.000 habitants a recueilli environ 3.000 signatures. 

Au cours d'un nouveau
 déplacement de campagne à Saint-Brieuc samedi, le premier ministre PS Manuel
Valls a pris parti avant la justice, estimant que "la nostalgie de l'Algérie française n'apporte rien de bon". "Le FN n'aime pas la France, c'est rance, c'est triste", a lancé l'agent du Parti socialiste à Matignon. 

Or, la proposition du maire de débaptiser cette rue a été validée le 11 décembre dernier par le Conseil municipal de la ville.

VOIR et ENTENDRE Hélie Denoix de Saint Marc témoigner dans l'émission Apostrophes en 1989, après la sortie de sa biographie:


vendredi 7 septembre 2012

Mali: appel à l'aide militaire contre la menace islamiste


Les islamistes armés l'ont emporté sur les rebelles touaregs, Berbères nomades du nord du Mali.

Ainsi, trois des principaux chefs d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) ont d'abord été signalés  à Tombouctou, tandis qu'à Bamako des putschistes, au ban de toute l'Afrique de l'Ouest, cherchent une sortie honorable.


En janvier 2012, le MNLA (Mouvement national pour la libération de l'Azawa), organisation politique et militaire touarègue active au Nord-Mali, attaque les camps militaires maliens et les villes situés dans les régions de Gao, Tombouctou et Kidal. 
Le 22 mars 2012, des soldats putschistes dirigés par Amadou Haya Sanogo, un capitaine de l'armée malienne, prennent le contrôle de la présidence par un coup d'État qui entraîne le départ d'Amadou Toumani Touré (dit ATTet la mise en place d'un couvre-feu temporaire.
Le front du refus s'est formé. Il fédère 38 partis politiques - dont l'Union pour la République et la démocratie (URD) et l'Alliance pour la démocratie au Mali (l'Adéma) - ainsi qu'une vingtaine d'associations déterminées. Le seul parti d'opposition à l'Assemblée désormais dissoute (trois des 147 députés), Solidarité africaine pour la démocratie et l'indépendance (Sadi), a apporté son soutien aux mutins en créant le "MP22", le Mouvement populaire du 22 mars.

La junte convoque "une convention nationale" sur l'avenir du Mali et envisage de poursuivre le président Amani Toumani Touré pour "haute trahison". Trois algériens "ont participé à une rencontre entre Iyad Ag Ghaly (le chef du mouvement islamiste Ansar Dine et ex-figure des rébellions touaregs des années 1990) et les imams de la ville", a expliqué qu' "il n'est pas venu pour l'indépendance mais pour l'application de la loi islamique".


Le 1er avril 2012, la rébellion Touareg du MNLA, alliée au mouvement salafiste Ançar dine, contrôle les trois régions situées au Nord du Mali et proclame l'indépendance de l'Azawad, zone tampon entre l'espace saharien et l'espace sahélien. Le MNLA réclame l'indépendance de l'Azawad tandis qu'Ançar dine souhaite imposer la charia. Les deux mouvements revendiquent le contrôle des principales villes. Le 4 avril, le MNLA décide unilatéralement la fin des opération militaires.

Le 6 avril, le président Amadou Toumani Touré accepte de démissionner et Dioncounda Traoré, président de l'Assemblée nationale, devient président par intérim.

La proclamation d’indépendance de l’Azawad par les touaregs du MNLA a été catégoriquement condamnée par les différents partis maliens, ainsi que par l’Union africaine et la communauté internationale.


Le président Dioncounda Traoré ne souhaite pas toutefois la présence de forces combattantes étrangères sur le sol malien


Toutefois, Bamako a officiellement demandé, mercredi, aux pays voisins de venir l'aider militairement. 
Une requête qui a pris la forme d'une lettre écrite par le chef de l'État malien, Dioncounda Traoré, à son homologue ivoirien, Alassane Ouattara, président en exercice de Communauté économique des États d'Afrique de l'Ouest (Cédéao), l'organisation régionale. Pour formelle qu'elle soit, la démarche n'en est pas moins une étape très attendue pour tenter de sortir le Mali de la crise où l'a plongé, en mars, un coup d'État suivi de l'occupation du nord du pays par des milices islamistes radicales. "C'est un pas important", souligne Jean Félix-Paganon, le représentant spécial de la France pour le Sahel.

Pour autant, la situation reste préoccupante. À Bamako, la question d'une future intervention extérieure divise toujours. Jeudi, les partis politiques ont, pour la plupart, vite fait connaître leur satisfaction. "C'est une bonne chose car le plus important c'est la reconquête du Nord", a insisté Mamadou Ladji Cissé, le porte-parole du Front de refus. Mais les putschistes, menés par le capitaine Amadou Haya Sanogo, se sont montrés nettement moins enthousiastes. "Nous ne voulons pas d'hommes de la Cédéao sur notre sol", a lancé sur RFI, le porte-parole de la junte. "Ces sons de cloches différents sont curieux. Nous avons l'impression que le président Traoré a saisi la Cédéao sans en référer avant aux militaires. Ce n'est pas bon signe", commente un homme politique malien qui se dit "inquiet".

Vers un feu vert de l'ONU


Mali, des rebelles islamistes
de la faction Ansar Dine,
le 16 mai 2012

La junte, si elle a officiellement remis le pouvoir aux civils, conserve en réalité bien des pouvoirs et la haute main sur les questions militaires. 
Dans sa lettre à la Cédéao, le président a d'ailleurs fait plusieurs concessions aux anciens mutins. Ainsi, n'est-il plus question que des troupes africaines, même limitées "à cinq bataillons" (soit entre 600 et 900 hommes), stationnent à Bamako pour sécuriser le gouvernement comme il en avait été question.
De même, les futurs combats au nord seront menés par les seuls soldats maliens appuyés par les Casques blancs de la Cédéao qui ne seront pas "des forces combattantes". 
Enfin l'Afrique de l'Ouest apportera un soutien logistique et aérien, à l'armée locale. 

Ces arrangements suffiront-ils à convaincre les militaires rebelles? 
Rien n'est moins sûr. Du côté de la Cédéao, les points d'interrogation s'accumulent. La future force (Micema), qui devait compter 3300 hommes, est toujours très floue. Pour l'instant, seul le Burkina Faso a formellement promis une contribution. Par ailleurs, ces armées africaines, pauvres, n'ont pas les moyens de se déployer seules, ou d'apporter le soutien logistique et aérien promis à leurs frères maliens.
La France et les États-Unis pourraient suppléer ce manque. Les bases de cette intervention ont été jetées lors d'une réunion à Bamako le 14 août dernier. Encore faut-il que l'ONU donne son feu vert. À New York, le président du Conseil de sécurité, l'Allemand Peter Wittig a assuré attendre des précisions. 

Les deux premiers projets déposés à l'ONU par la Cédéao ont été repoussés. "Ils étaient trop imprécis, trop ambitieux et trop coûteux", assure un observateur.

Les atermoiements occidentaux profitent aux islamistes

Quelques jours après après la prise de Gao, les islamistes ont chassé les rebelles du Mouvement de libération de l'Azawad (MNLA) de Tombouctou et mis la main sur la ville. Les Touaregs ne contrôlent plus aucune place forte de la région.

VOIR et ENTENDRE ce reportage de France 24 (fin juin 2012):


Samedi, le Mujao, l'une des milices djihadistes occupant de nord du Mali, s'est emparé sans combattre de Douentza, une ville clé sur la route de Bamako, prouvant une fois de plus leur supériorité militaire actuelle.

vendredi 4 novembre 2011

Législatives: le PS programme Madame Royal pour le perchoir de l'Assemblée nationale

Le PS organise des primaires sur mesure pour l'amère Royal à La Rochelle



Falorni, Royal (habillée par le Conseil général), Borgel
et Bono au second plan


Le débat participatif aura-t-il enfin lieu ?

La fédération PS de Charente-Maritime avait voté mercredi une motion pour proposer la 1e circonscription du département à un candidat masculin.
" Les militants décideront, ce sont eux qui ont la souveraineté", avait cru le patron du PS de Charente-Maritime, Olivier Falorni.
Mais la base socialiste ne décide pas et la fédération vient d'être désavouée depuis Paris par la commission électorale du Bureau national.

Pour sa part, Sally Chadjaa, future candidate de l'UMP sur la même circonscription, a dénoncé sur sa page Facebook "un parachutage" de Mme Royal
, l'accusant de "se servir de la région (Poitou-Charentes qu'elle préside, ndlr) comme tremplin vers un destin national". Mme Chadjaa, 33 ans, née de père algérien, est attachée parlementaire du député UMP des Deux-Sèvres Jean-Marie Morisset, conseillère régionale, conseillère municipale de La Rochelle depuis décembre 2010 et déléguée UMP de cette première circonscription. La prochaine députée pourrait donc être une femme, pour contenter le socialiste sortant...

Un coup de force parisien

La commission électorale du PS tente de se substituer aux Charentais
et à la fédération locale de Charente-Maritime : elle a en effet décidé de réserver " à une femme " la circonscription de La Rochelle.
Sa Cynique Majesté Royal a peut-être pris un avantage décisif dans la bataille de La Rochelle.

Un pacte Bono-Royal pour une chasse Royal gardée

Le siège du député-maire sortant et président de la Communauté d'agglomération de La Rochelle, Maxime Bono (1947), un proche de Marie-sEGOl'haine Royal, a finalement été réservée à une femme comme le veut l'usage au PS (il s'agit d'une tradition et non d'une «règle interne»). " La candidature d'un homme ne sera pas recevable ", a appuyé le secrétaire national aux élections, Christophe Borgel.

Vers une dissidence républicaine ?



Le premier fédéral croyait pouvoir compter sur F. Hollande...
Mais c'est son ex- qui porte la culotte !
Combien d'autres déçus à venir ?


Le candidat légitime, le premier secrétaire de la fédération départementale, Olivier Falorni, ne pourra pas se porter candidat à l'investiture socialiste pour cette circonscription à laquelle il pouvait prétendre.
Il s'opposait avec force au parachutage de la candidate lourdement battue à la primaire pour la présidentielle de 2012. Il a d'ailleurs vertement réagi à la décision de la commission électorale : « Je suis consterné. Une poignée de responsables parisiens vient de s'essuyer les pieds sur le vote de la fédération de Charente-Maritime. C'est un grand bond en arrière en termes de démocratie.(...) Cette tentative de parachutage devient pathétique et de plus en plus insupportable aux yeux de nombreux Rochelais et d'habitants de Charente-Maritime. (...) La Rochelle n'a pas vocation à devenir un point de chute pour une candidate en déshérence. "
Prendra-t-il les mesures en rapport de la fermeté de ses propos ?
Olivier Falorni, proche de François Hollande, dénonce un "diktat parisien" et "d'une règle pour convenance personnelle afin d'assurer un parachutage". Il n'envisage toutefois pas de candidature dissidente si Ségolène Royal est officiellement investie. La décision doit encore être confirmée par le bureau national du 9 novembre.

Illégitime, Royal profite d'une cooptation parisienne anti-démocratique


Au final, la républicaine vertueuse passe outre la motion de la fédération locale

Battue (en 2007, à la présidentielle), re-battue (en 2010, au congrès socialiste) et éliminée (dès le premier tour des primaires du PS en 2011), celle qui se dit bien-aimée de tous a appris à se méfier des votes populaires... Elle méprise donc la volonté du peuple charentais et va se faire coopter à Paris.

Si la motion avait été entérinée par la commission électorale parisienne, l'indésirable aurait eu un choix difficile à faire.
Soit s'engager dans une primaire interne rochelaise à l'issue incertaine - les militants de la fédération étant plutôt acquis au candidat légitime -, soit se retirer avant qu'il ne soit trop tard pour briguer une autre circonscription.

La présidente de Poitou-Charentes a pourtant marqué son mépris pour sa Région

En briguant la présidence de l'Assemblé nationale, Désirdavenir Royal annonce son abandon de la présidence de Région, puisque le cumul des mandatslui est interdit.
Alors, se refusant à reprendre son ancien siège des Deux-Sèvres où elle avait posé Delphine Batho, l'un de ses rares soutiens fidèles et soumis, un coup de force devenait nécessaire.


Le Bureau national organise un putsch

La Ch'tite Aubry ne se sent pas même "salie" !"
Le Premier secrétaire est-elle seulement au courant ?
Il faut que tout le monde comprenne qu'on peut trouver des solutions qui nous rassemblent et que déclencher un tir de barrage contre notre ancienne candidate à l'élection présidentielle, une personnalité importante du parti, alors même que le maire de la Rochelle, député sortant, avait fait des déclarations dans ce sens, ne me semble pas une bonne manière de travailler ", a expliqué Christophe Borgel.

Christophe Borgel (1963) est un apparatchik, lui-même parachuté dans l'Administration
, après avoir été président de l'Union nationale des étudiants de France - Indépendante et démocratique (UNEF-ID) de 1988 à 1991. Proche donc de Jean-Christophe Cambadélis, il a fait la campagne des primaires pour la Ch'tite Aubry.
Mais la légalité n'est pas son point fort. Il a été nommé inspecteur de l'académie de Paris par décret, ce qui engendra une polémique relevée par la Cour des Comptes, puisqu'il n'a aucun titre légitimant cette cooptation politique.
Ces postes dont le PS et la FSU ne veulent pas la suppession
Lionel Jospin a multiplié les nominations d'inspecteurs d'académie entre le 19 et le 24 avril 2002 : Nicole Baldet, sa secrétaire particulière, ou Claude Roiron, secrétaire nationale du PS chargée de l’éducation et présidente du conseil général d’Indre-et-Loire. C’est une ancienne du cabinet de Jack Lang, tout comme Christophe Degruelle, qui fut le directeur de cabinet de l’ancien ministre de l’Education et ...Christophe Borgel, un fidèle de Dominique Strauss-Kahn.
Adjoint au maire de Villepinte (Seine-Saint-Denis), il n'a aucun mandat électif national en nom propre. En mars 2010, il est élu au conseil régional d'Île-de-France en Seine-Saint-Denis mais perd l'élection à la présidence du groupe socialiste et apparentés, remportée par Guillaume Balas (32 voix contre 22)2, proche de Benoît Hamon.

Le prochain patron des représentants du peuple n'aurait aucune légitimité

Si la fédération socialiste est molle, Sa Cynique Majesté Royal sera donc investie à La Rochelle. La législative est le tremplin pour la présidente de région qui entend bien briguer la présidence de l'Assemblée nationale en cas de victoire de la gauche aux législatives en 2012.



Montebourg s'oppose également à une primaire en Saône-et-Loire

Après avoir promu des primaires dites "citoyennes" pour la présidentielle, Arnaud Montebourg - un drôle de citoyen - ne semble pas plus respectueux des institutions démocratiques chez lui, en Saône-et-Loire, que Sa Cynique Majesté Royal.
D'après une information du Parisien , l'actuel député (ric-rac) voudrait imposer une femme pour lui succéder. Est-ce un cadeau, dans la mesure où il n'a conservé sa circonscription qu'à un cheveu ?
Le nom de la candidate devrait être rendu public dans les semaines à venir selon le journal de Saône-et-Loire, mais les kamikazes en kimono ne se pressent pas !

Que reste-t-il de la démocratie en territoires socialistes où le peuple "citoyen" n'a plus voix au chapître ?


La France bientôt livrée à la famille Ségollande ?

samedi 18 septembre 2010

Rom: la propagande anti-française de Libération

La presse française qui fait du tort à la France
Le roi Arthur porte le coup fatal à Mordred, le fils félon

Le journal cite 8 confrères de gauche sur 10: est-il crédible ?

La manoeuvre est grossière.
La presse européenne dont Libération dit qu'elle « n'est pas tendre avec le président français » est triée sur le volet de la gauche internationale. C'est d'ailleurs une constante à Libération de mobiliser la presse de l'internationale socialiste contre la France: la gauche a besoin d'être confortée par les partis frères; l'opposition socialiste est en mal de légitimité, fusse-t-elle étrangère (lien datant d'août dernier).

Sa revue de presse n'est pas tendancieuse: elle est déloyale

- presse allemande:
Bild : presse à scandale (groupe de presse Axel Springer, comme Die Welt);
Der Spiegel : de tendance centre gauche, comme les américains Time ou Newsweek;
Süddeutsche Zeitung : libéral de gauche (une erreur ?);
Frankfurter Allgemeine Zeitung : tiens, conservateur et libéral !

- presse italienne:
La Repubblica : proche d'une politique de centre gauche (Parti démocrate italien)
La Stampa : 4e journal italien, il appartient au groupe Fiat.

- presse britannique:
The Independent : gauche, journal de référence de l'intelligentsia, des enseignants et des syndicalistes;
The Guardian: pro-travailliste;

- presse espagnole:
El Pais : gauche - Il participe à un réseau de ressources en commun avec La Repubblica (Italie) et Le Monde (France). Libération ne précise pas que le gouvernement socialiste de Zapatero est "tendre" avec la France qui l'assistance dans son combat face aux indépendantistes basques...

Coalition de journaux de gauche:
cabale internationale et intox nationale


Des media français délocalisent le débat public à l'étranger. Pour se donner plus de poids et de crédibilité, ils exportent leur polémique partisane et nous rapportent les points de vue de leur confrères de la gauche internationale.
Ainsi comptent-ils impressionner l'opinion française. Les Français ne se savent-ils pas encore manipulés ?

La gauche hexagonale nuit aux Français

Libération ne cite-t-il pas La Stampa qui «ne se prive pas au passage d'attaquer l'arrogance d'une France dont le gouvernement «se sent tellement supérieur, d'un point de vue éthique, qu'il ne supporte aucun type d'ingérence». Et d'un Sarkozy qui «perpétue» la «spécialité française» qu'est la «mise en scène hypocrite».

«La France mérite d'être boutée hors de l'Union»
Le journal Libération se range aux côtés des Anglais qui ont la rancune tenace.
Le journal de Laurent Joffrin cite – et approuve visiblement - The Guardian qui « y va plus franchement encore » en sanctionnant la France qui «mérite d'être boutée hors de l'Union pour avoir déporté des Roms».
The Guardian et Libération ne s'en tiennent pas à cet amalgame insultant venu de l'extérieur, mais ignomineux de la part de compatriotes: « sans plus de cérémonie que (la police française) n'en a accordé aux familles roms ». Ca s'appelle une 'justice' expéditive à la chinoise.
Avec l'approbation de l'opposition française, The Guardian nous retourne la citation de Jeanne d'Arc, quand, au début du XVe siècle, la France et l'Angleterre s'opposaient depuis plus de soixante ans, la Pucelle lança en effet: « Je suis ici pour bouter les Anglais hors de France. » (1429)
Ainsi, en choisissant l'étranger contre son pays, Libération ne trahit pas seulement la France. Ce journal de gauche stigmatise aussi les Français, et une majorité d'entre eux.

La Ch'tite Aubry tenterait-elle de 'bouter' Sarkozy hors de l'Elysée ?
Outre qu'elle ne condamne pas sa presse qui « salit » la France à l'étranger, sa méthode n'est pas très démocratique, car, toute médiatique qu'elle soit, ça s'appelle un putsch.

lundi 21 juin 2010

Finkielkraut: "putsch de voyous milliardaires" au mondial

Onze petites frappes

Avant de prendre sa retraite de la direction du PCF, Marie-George Buffet aura fait une dernière déclaration cohérente et politique, à défaut d'être sociale: elle s'est rangée derrière les putschistes milliardaires" !
Lien PaSiDupes sur la collusion des rouges et des Bleus du mondial 2010
De quoi complaire aux défavorisés de la diversité ...

Lire PaSiDupes sur le gang Ribéry, Abidal, Gallas et Malouda

Nicolas Demorand reçoit Alain Finkielkraut

Dans le tumulte, le philosophe, professeur à l'Ecole Polytechnique dans le 6h30/10h de France Inter,(08h20 - 21 juin 2010) a donné son point de vue.
VOIR et ENTENDRE son analyse:




L'analyse du philosophe est-elle susceptible de recadrer les égarés ?

Bilal Abidal, peut-être, puisqu'il se targue d'une intelligence supérieure...
(lire PaSiDupes) Supérieure à ses performances ?

mercredi 18 novembre 2009

Peillon combat les contre-vérités de la putschiste Royal

L'amère Royal a encore fait l'oeuf ...dans le nid d'un autre
La femelle coucou est célèbre pour son habitude de parasiter les nids d'autres espèces en y pondant ses œufs. L'oiseau est difficile à surprendre. La femelle -socialiste- pond un seul œuf dans 6 à 25 nids différents, imitant l'œuf de l'oiseau hôte pour éviter d'être repérée. Elle retire un des œufs -Peillon- du nid hôte -l'Espoir à gauche- avant d'y pondre le sien. Le jeune coucou éclôt après 11 à 13 jours et éjecte immédiatement les autres œufs et les poussins hors du nid. L-usurpateur/-trice est alors nourri(e) par ses parents adoptifs -tel Pierre Bergé- , qui le considèrent comme un(e) des leurs, et prend son envol entre 17 et 21 jours, bien qu'il/elle continue souvent à être nourri(e) encore quelque temps après avoir quitté le nid.

Vincent Peillon annonce vouloir mettre fin à la violente lutte de pouvoir que mène Sa Cynique Majesté Royal.

Tout en restant ferme et en lançant quelques banderilles, il regrette qu'elle l'ait précipité dans ce chaos, du fait de son raid sur Dijon où avait lieu un rassemblement du courant dirigé par le maire de Lyon, Gérard Collomb, et auquel elle n'était pas invitée.
Quitter la direction du courant est hors de question pour Vincent Peillon

"On ne peut pas virer les gens, surtout quand on se fait le chantre de la démocratie. Je suis leader d’Espoir à gauche et celui qui a créé un rassemblement", a souligné le député européen.
"Par contre, si Ségolène, avec quelques-uns de ses amis qui sont dans le courant, veut quitter la structure de l’Espoir à gauche, elle le peut. Elle a Désirs d’avenir, dont elle parle depuis deux ans; elle a son courant, qui est entièrement tourné vers une personne. Nous c’est une œuvre collective."


Peillon ne craint pas le chantage au vote des militants que brandit aventureusement l'amère Royal
, pour les départager après les élections régionales.
"Je souhaite même qu’il ait lieu plus tôt, indique au contraire Vincent Peillon. Elle enterre, comme souvent après avoir fait une boulette. Elle se rend compte qu’elle va perdre ce vote comme elle a perdu tous les derniers votes."


Le député européen a également attaqué les méthodes de Désirdavenir Royal

"Pourquoi aller dans les grands media, débarquer avec TF1 à Dijon pour faire exploser tout ? Pourquoi aller à Canal+ pour régler ce genre de question ? Je ne peux pas me laisser intimider par quelqu’un qui ne vient pas créer, qui ne vient pas aider, mais, dans la querelle permanente, détruire. Je ne reculerai pas."
Sa Cynique Majesté Royal instrumentaliserait-elle la presse en alimentant un feuilleton à rebondissements incessants ?
Qui tient les media par la bouche ?

Au final, la grande gagnante de cette querelle pourrait bien être Martine Aubry, la première secrétaire du PS, qui s’est clairement placée mardi soir sur France 2 au-dessus de la mêlée. "Elle a bien raison de rester à part de cette affaire-là et si j’avais pu le faire, croyez-bien que je l’aurais fait", a conclu Vincent Peillon.

Qui aura le dernier mot entre Vincent Peillon et le coucou du marais poitevin ?

  • Pousse-toi de là que je m'y mette
    Une méchante querelle de parcelle de terrain oppose donc les deux occupants de l'Espoir à gauche. Depuis le week-end dernier et l’intrusion de la raideuse aux journées de Dijon (lien Europe 1), la fracture semble totale.
    Mardi soir, c’est l’ancienne candidate battue de la gauche qui avait jeté de l’huile sur le feu, en utilisant Canal + pour expulser Peillon du terrain de l'Espoir à gauche (lien
    Europe 1).
  • Mercredi matin, Vincent Peillon lui a sèchement riposté sur les ondes d’Europe
    "Tout ça devient insupportable. Il faut que cela cesse, c’est destructeur, a déclaré le député européen à la présidente de Poitou-Charentes. Je lui dis : ‘c’est un spectacle désolant. Arrête-toi Ségolène. Tu as fait beaucoup de mal samedi. Occupe-toi de tes régionales, on parlera de tout ça après’.
    Ce qui a été fait samedi était inacceptable. Ce qui a été fait hier soir est ridicule. Donc, on s’arrête."
    Vincent Peillon prévient toutefois : "Si elle ne s’arrête pas, je continuerai et nous irons au bout de cette affaire."

    ENTENDRE l'entretien de Vincent Peillon avec Marc-Olivier Fogiel sur Europe 1.


    La sémillante Martine Aubry qui est déjà subi les manières de voyou de l'éternel battue, apparaît désormais clairement comme la victime de la prétendante à tout et coûte que coûte.
  • mardi 30 juin 2009

    Hénin-Beaumont : la gauche se déchire et fait l’union avec la droite

    Cacophonie à gauche face au FN

    Le front républicain fissuré

    Le barrage au Front National se fera avec l’UMP, mais sans le socialiste Pierre Ferrari
    (candidat du Parti radical de gauche), qui a dit "prendre acte" du choix de Daniel Duquenne de ne pas s’allier à lui, mais qui a décidé de ne pas déposer de liste. Il a cependant appelé à "voter sans ambiguïté pour Daniel Duquenne, pour faire barrage au Front national".

    Dimanche, le second tour de l'élection municipale partielle d'Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais) opposera donc la liste du FN à la liste du candidat divers gauche Daniel Duquenne, qui a refusé de fusionner avec le socialiste Pierre Ferrari.

    La liste d'extrême droite menée par Steeve Briois et Marine Le Pen est arrivée en tête au premier tour dimanche dernier avec 39,34% des voix devant la liste de Daniel Duquenne (20,19%), tandis que le candidat socialiste Pierre Ferrari était troisième avec 17,01%.

    Malgré les appels pressants à un front républicain pour faire barrage au FN dans cette ville de 26.000 habitants, les listes de gauche n'ont pas fusionné et Daniel Duquenne dépose donc une liste autonome mardi 30 juin.
    "Ce sera la même liste qu'au premier tour, nous repartons de manière autonome et demandons le désistement aux autres candidats battus au premier tour", a-t-il déclaré.

    L'UMP, Nesredine Ramdani, la candidate du Nouveau parti anticapitaliste (NPA), Séverine Duval, et la candidate Verts, Régine Calzia, ont également demandé à leurs électeurs de "faire barrage au FN".

    Steeve Briois et Daniel Duquenne s'étaient déjà affrontés lors des élections municipales de mars 2008 à la faveur d'une triangulaire qui avait tourné à l'avantage du socialiste Gérard Dalongeville, au frais depuis, .puisqu’ incarcéré en avril pour détournement de fonds publics.

    Martine Aubry, déconnectée

  • Pour le 1er tour
    La Fédération socialiste
    Le 11 juin, un large rassemblement, du PC au MoDem ( !) s’organisait, après le retrait surprise de l'ancienne ministre socialiste Marie-Noëlle Lienemann (une proche de B. Hamon et son coach Riton Emmanuelli), pressentie pour mener cette liste d'union de la gauche.
    La fédération du PS du Pas-de-Calais avait choisi Eric Mouton, un infirmier libéral installé depuis longtemps à Hénin-Beaumont, pour conduire cette liste d'Union de la gauche, qui devait associer, outre PS, le PC, le Mouvement républicain et citoyen (MRC) et le PRG, «en tandem» avec un jeune dirigeant socialiste local, Pierre Ferrari (27 ans), selon la première secrétaire de la fédération socialiste du département, Catherine Génisson. Des discussions étaient même en cours mardi 16 pour associer les Verts.
    Pas si simple
    Le nom de Pierre Ferrari était porté par le MoDem et certaines composantes du rassemblement voulu par le PS (PC, MRC).
    Pierre Ferrari avait perdu sa délégation d’adjoint à l’automne, après avoir critiqué la gestion du maire, finalement placé en détention provisoire il y a deux mois.
    «Une partie du PS n’a pas accepté ma nomination, regrette Eric Mouton, qui avait été adjoint de Gérard Dalongeville. Je le regrette, mais je n’ajouterai pas de la division et je me retire ».
    Le MoDem avait annoncé son intention de déposer sa propre liste si le PS maintenait en tête de liste Eric Mouton.
  • Putsch
    Pierre Ferrari a endossé la tête de liste du rassemblement, contre l’avis de la fédération du Pas-de-Calais. Mais le député-maire PS de Lens Guy Delcourt avait en revanche demandé lundi 15 juin que la candidature de Pierre Ferrari soit soutenue «officiellement» par le PS.
    Le radical Pierre Ferrari avait finalement choisi de présenter sa propre liste, sur laquelle il figurait en première position, devant la représentante locale du MoDem, Christine Coget, et le communiste David Noël.

  • Réaction fédérale
    «En transgressant» la décision du PS, «Pierre Ferrari perd le soutien de la fédération socialiste ainsi que des partenaires de gauche PRG et MRC», avait opposé Catherine Génisson, première secrétaire fédérale socialiste du Pas-de-Calais, avant d’appeler à une «campagne digne et sobre» !

    Bilan ?

    -> Neuf listes en tout, dont six de gauche, et une du FN, menée par Steeve Briois et Marine Le Pen, étaient déposées pour l'élection qui fait suite à la mise en examen pour détournement de fonds publics, faux en écriture et favoritisme du maire élu en mars 2008 Gérard Dalongeville. Ce dernier a depuis été exclu du PS.
    Le soutien des Verts manquait à l’appel, puisque Régine Calzia déposa une liste le 11juin après-midi. «Depuis le retrait de Marie-Noëlle Lienemann, nous sentions que ça partirait dans tous les sens», indique un responsable des pastèques rouges.
    Il y a 9 listes en compétition, dont 6 listes de gauche.

    - Pierre Ferrari (Liste de rassemblement)
    - Daniel Duquenne (Alliance Républicaine)
    - Laurent Bocquet (Divers droite)
    - Régine Calzia (Verts)
    - Séverine Duval (NPA)
    - Steeve Briois (Front National)
    - Nesredine Ramdani (UMP)
    - Pierre Darchicourt (Sans étiquette)
    - Jean Pierre Monka (Sans étiquette)

    Bilan du Bureau national

    La Ch’tite Aubry, secrétaire du PS, déclara le mardi 16 juin au soir qu’elle soutenait Pierre Ferrari pour mener une liste d’union à Hénin-Beaumont.

    Alors que
    le Front national est arrivé largement en tête du premier tour des élections municipales à Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais), avec 39,34% des voix, le PS, dans un communiqué, a appelé lundi tous «les républicains» à se rassembler derrière la liste divers gauche conduite par Daniel Duquenne, arrivé en seconde place avec 20,19 % des suffrages. Une position déjà adoptée par la Fédération PS du Pas-de-Calais.

    Le candidat soutenu par le parti socialiste (mais aussi le PC, le MRC, le MoDom), Pierre Ferrari, est en effet arrivé à la troisième place du scrutin, avec 17,01 % des suffrages.
    Il était en mesure de se maintenir au second tour,
    mais ce choix aurait permis à coup sûr au Front national d’emporter la mairie.

    L’entre-deux tours

  • Résultats du 1er tour :

    Steeve Briois (FN) : 39,34 %
    Daniel Duquenne (Alliance républicaine) : 20,19 %
    Pierre Ferrari (PS-Modem-PCF) : 17,01 %
    Régine Calzia (Verts) : 8,52 %
    Pierre Darchicourt (ex-PS, ancien maire) : 5,29 %
    Nasredine Ramdani (UMP) : 4,34 %
    Séverine Duval (NPA) : 2,42 %
    Laurent Boquet (div. d.) : 2,08 %
    Jean-Marie Monka (div. d.) : 0,82 %
  • Pierre Ferrari, le candidat socialiste, a tenté de négocier une fusion des listes, mais a finalement accepté de soutenir D. Duquenne, le candidat divers gauche, sans condition. «Quoi qu'il arrive, il n'y aura pas de triangulaire» dimanche au second tour de l'élection municipale d'Hénin-Beaumont, avait-il assuré lundi matin. Sous la pression notamment du PS, il a finalement renoncé à ses exigences et appeler à soutenir Duquenne.
  • Première à rejoindre le rassemblement: la verte Régine Calzia (8,52%). «Tout sera fait pour que le Front national ne passe pas, expliquait la candidate. Pour un projet progressiste, démocratique, et vert avec Daniel Duquenne.» Satisfaction pour les Verts, malgré la déception de rester sous les 10%: ils engrangent 300 voix de plus par rapport aux européennes.
  • Le secrétaire national de l’UMP, Xavier Bertrand et de sa tête de liste, Nesredine Ramdani, ont également appelé à voter pour le candidat divers gauche, «et ce sans conditions, sans qu'il y ait quelque tractation que ce soit».

    Dans ce scrutin organisé après la révocation de l'ancien maire PS Gérard Dallongeville, incarcéré pour des malversations présumées, le FN a profité du discrédit touchant plusieurs anciens collaborateurs du maire, dont Pierre Ferrari, candidat PS.


    Pour le 2e tour

    Daniel Duquenne, 56 ans, qui avait fait 18% aux précédentes municipales, mais il avait à l'époque avec lui les Verts et le MoDem, est aujourd'hui seul et son projet n'est pas clair.
  • Ancien directeur des services de son prédécesseur de Gérard Dalongeville, Duquenne n'a eu de cesse de dénoncer la gestion du maire depuis plusieurs années. Il revendique à ce titre une opposition plus ancienne que son concurrent Pierre Ferrari, qui a quitté l'équipe municipale en septembre 2008 après avoir lui-aussi critiqué la gestion de la ville.

    Avec 2.302 voix, D. Duquenne, finit loin derrière les 4 485 voix du Front national de Steeve Briois. Et même en y ajoutant les 1.940 voix de Pierre Ferrari, le compte n'y est pas, puisque l'ensemble enregistre encore 200 voix de retard sur le FN.

    Le Parti socialiste a appelé «tous les républicains à se rassembler derrière la liste conduite par Daniel Duquenne», le candidat divers gauche qui n'avait pas sa préférence, mais arrivé deuxième dimanche soir (20,2 %): un front que le PS n'a pas réussi à réaliser en interne...

  • Duquenne souhaitait un simple désistement en sa faveur
    Sauf que ce dernier n'a pas la même conception du rassemblement : là où les Verts et Pierre Ferrari entendaient fusionner les listes, Daniel Duquenne souhaitait un simple désistement en sa faveur. Et sa position n'a pas varié d'un iota dans la journée. «Nous bénéficions du soutien total de tous les appareils politiques de gauche comme de droite, qui représentent 60 % des voix exprimées dimanche. Nous pouvons battre le FN», affirme Daniel Duquenne.
  • Mais pour la Verts Régine Calzia, ce n'est pas si simple
    Avec seulement 20 % des voix, Daniel Duquenne doit créer une dynamique de second tour s'il veut gagner. Sinon, je crains que certains de nos électeurs ne se déplacent pas.» De fait, avec un retard sur le FN de 2183 voix sur 11 402 votants, Daniel Duquenne ne peut pas se permettre de ne pas faire le plein. Mais lui pense plutôt à conserver un message « clair » auprès de ses électeurs, qui ont rejeté les «errements du passé».
  • « S'il perd, il en portera seul la responsabilité », prévient Christine Coget (MoDem), ancienne colistière de Daniel Duquenne.

  • «C'est sa stratégie, j'espère pour Hénin-Beaumont qu'elle sera gagnante», commentait pour sa part Pierre Ferrari, hier soir. Pas rancunier, il promettait de faire campagne «pour faire gagner Daniel Duquenne et les Héninois» dès ce mardi matin. Au moment où la liste Duquenne sera déposée en sous-préfecture de Lens, avant 18h00.

    Un panier à crabes pour gérer la commune à plus de 85% endettée?