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mercredi 25 mars 2015

A Hénin-Beaumont, la gauche invente les menaces de mort et le vandalisme républicains et justes

Incendie à la mairie FN de Hénin-Beaumont et Steeve Briois menacé

Il ne fait pas bon être dans l'opposition
Le Front national se serait bien passé de cette nouvelle publicité. La mairie FN de Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais) a été la cible d'un incendie vraisemblablement criminel. Dans la nuit de mardi à mercredi, les flammes ont endommagé les locaux du service courrier et un tag de menace de mort contre le maire Steeve Briois a été découvert, a-t-on appris de source policière.

Une agression haineuse qualifiée de fait divers
La campagne est chaude pour l'entre-deux-tours des élections départementales à Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais) dans ce bastion frontiste. L'alerte a été donnée mercredi vers 6 heures par des femmes de ménage qui ont prévenu les sapeurs-pompiers et la police, a indiqué à l'AFP Bruno Bilde, adjoint au maire chargé de la communication. A l'arrivée des sapeurs-pompiers, l'incendie était éteint, a-t-on appris auprès du Codis du Pas-de-Calais, selon lequel "il y avait un peu de fumée et quelques petites fumerolles". "L'incendie est vraisemblablement d'origine criminelle", a déclaré à l'AFP une source policière, précisant qu'une vitre du rez-de-chaussée du bâtiment avait été brisée.

Qu'en retient Le Point? Une accusation: "Philippot tacle Valls"...

Pendant la campagne des élections départementales,
le Premier ministre Valls (PS) n'a eu de cesse que de cibler le Front national directement et à plusieurs reprises, exprimant sa "peur" de le voir obtenir des succès électoraux importants. Ses vociférations ont eu pour effet d'aider le FN à recueillir 25 % des suffrages dimanche dernier. Au second tour dimanche prochain, il pourrait remporter quelques départements, comme l'Aisne ou le Vaucluse.

"Tout est à refaire"

Le ou les auteurs de l'incendie se sont introduits dans le service de documentation où ils ont endommagé du matériel informatique, a précisé Bruno Bilde. Ils ont ensuite forcé une serrure et ont pénétré dans les locaux du service courrier où ils ont mis le feu qui a détruit deux scooters qui se trouvaient sur place, selon la même source. "La pièce du service courrier a brûlé", a déclaré Bruno Bilde, selon lequel "tout est à refaire".
Les graffitis sont des menaces de mort: "A mort Briois", "Charlie est mort" et "Ben Laden" ont été découverts sur les murs du service documentation, a encore précisé Bruno Bilde.
Interrogé sur le sujet dans l'émission Questions d'info LCP-France Info-Le Monde-AFP, le vice-président du Front national a déclaré qu'il existait une "ambiance qui a été créée (...) du fait des propos outranciers et scandaleux et antirépublicains de M. Valls, qui a appelé publiquement et qui a revendiqué de stigmatiser un parti politique et ses électeurs". 

Le sous-préfet de Béthune (Pas-de-Calais) s'est rendu sur place, a-t-il poursuivi. L'enquête a été confiée à la sûreté départementale du Pas-de-Calais. 
Valls a-t-il prévu l'envoi d'une cellule psychologique?

Intimidation de la gauche (radicale) ?
Marine Le Pen était annoncée ce soir à Hénin-Beaumont: elle y tiendra un meeting électoral.

mercredi 30 mai 2012

Hénin-Beaumont: comment trier le bon grain de l'ivraie des tracts

Un vrai-faux tract de Mélenchon ?

Hénin-Beaumont : tensions après la diffusion d'un faux tract

Une plainte a été déposée mardi après la distribution imputée à des militants proches du Front national d'un faux tract reprenant une citation de Jean-Luc Mélenchon.

Le candidat d'extrême gauche a scandé cette phrase durant son meeting de Marseille, le 14 avril, sur les plages du Prado, lors de la campagne présidentielle, afin  capter le vote  communautariste, explique le Lab d'Europe 1.
Ce  tract  est d'ailleurs vert, couleur associée à l’Islam, et non rouge comme la propagande habituelle des communistes et du Front de gauche.
Les " crétins ...ne savent pas que l'arabe se lit à l'envers ", rétorque le vulgaire  faussaire présumé, pour preuve de sa bonne-foi.
Car Mélenchon ne se prend pas pour une demi-queue de cerise  fraise des bois.

Mélenchon, candidat du Front de gauche aux législatives dans la 11e circonscription du Pas-de-Calais, désigne ainsi "des proches du Front national" qu'il considère pris en flagrant délit de diffusion d'un faux tract reprenant une phrase qu'il avait pourtant prononcée effectivement le 14 avril dernier, à Marseille, alors qu'il était en pleine campagne pour la présidentielle.

Les communistes ont réussi à coincer trois salopards, qui distribuaient anonymement, les crétins, en plein jour, un tract avec ma photo ", a-t-il indiqué mardi soir lors d'un meeting de soutien à François Delapierre et Gabriel Amard, dans l'Essonne. Ce document ne visait, selon lui, qu'à " exciter les gens les uns contre les autres ".  Selon une autre source, les militants incriminés auraient été repérés " par des habitants de la commune de Montigny-en-Gohelle alors qu’ils tentaient de s’enfuir".  

Flagrant délit, mais plainte contre X...
Plus tôt dans la journée, Hervé Poly, suppléant de Jean-Luc Mélenchon à Hénin-Beaumont, avait indiqué qu'une plainte contre X visant des faits d'infraction au code électoral avait été déposée mardi.
De son côté, Bruno Bilde, chef de cabinet de Marine Le Pen, a affirmé qu'il se "félicite de cette initiative qui va permettre d'engager un débat de fond". 

Mélenchon fait-il circuler des tracts anonymes ?

Alors qu'ils menaient une opération de porte-à-porte à Montigny-en-Gohelle, dans une circonscription où l'affrontement entre les partis des deux extrêmes devrait atteindre son paroxysme avec une confrontation directe entre Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon, des militants du Front de gauche ont découvert un tract anonyme.

Pour le Front de gauche, qui n'a pourtant fait que 11% à la présidentielle, les auteurs de ce tract anonyme sont clairement désignés : " Marine Le Pen essaie de renverser une tendance. (...) Elle sait qu'elle va perdre et donc elle emploie des méthodes de l'extrême droite ", "des méthodes de lâche ", a expliqué Hervé Poly, initialement candidat du FG à Hénin-Beaumont, mais qui a finalement accepté de s'effacer devant le patron de sa formation politique, un député européen parachuté et ancien sénateur de ...l'Essonne. " On ne voudrait pas qu'on laisse croire que c'est un tract que nous aurions fait nous-mêmes ", a-t-il ajouté, sans le contester sur l'essentiel, sur le fond

Une initiative soutenue par le FN

De son côté, le Front national assume être indirectement à l'origine de ce tract. 
Il s'en réjouit même. Bruno Bilde, directeur de campagne de Marine Le Pen, a ainsi expliqué que cette initiative " individuelle " émanait de " proches" et qu'il s'en " félicite ". Il a par ailleurs estimé que ce tract, imprimé avec l'assentiment du FN mais que son objectif  n'est « ni injurieux » « ni diffamatoire » : " Je ne vois pas quel est le motif de la plainte, à moins que M. Mélenchon renie le discours immigrationniste de Marseille ", a-t-il précisé. " C'est une initiative qui permet de mettre M. Mélenchon devant ses responsabilités " et " va permettre d'engager le débat ".

Suppléant de la présidente du Front national, Steeve Briois a quant à lui raillé " l’hystérie manifestée par le Parti communiste " depuis le déclenchement de cette affaire. 
Le secrétaire général du FN trouve cette réaction « étrange », soupçonnant les militants PC de " ne pas assumer les positions de leur candidat ". Qualifiant Jean-Luc Mélenchon d'" ennemi du peuple ouvrier »", Steeve Briois " se félicite de la diffusion massive de ce document vérité ".

samedi 8 mai 2010

Hénin-Beaumont: le maire DvG démissionne

Marine Le Pen reprend espoir

Le maire divers gauche d'Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais) Daniel Duquenne, victime à l'automne d'un accident vasculaire cérébral, a démissionné vendredi de son mandat de maire pour raisons de santé.
Les élus de la commune devront se réunir prochainement pour élire un nouveau maire. Lien PaSiDupes

La situation Duquenne, pendante et pas net

M.Duquenne, élu avec plus de 52% des suffrages devant M. Briois (FN) au second tour en juillet 2009, était "chargé de mission" au Conseil régional du Nord/Pas-de-Calais avec le grade de directeur territorial.
Or, le code électoral déclare inéligibles "les directeurs généraux, directeurs, directeurs-adjoints, chefs de service et adjoints au chef de service (...) des conseils régionaux".
En première instance, le tribunal administratif de Lille avait rejeté les recours déposés par le FN et l'ancien maire socialiste Gérard Dalongeville (encadré par F. Hollande et Marie-Noëlle Lienemann, PS). Lien PaSiDupes
Ce dernier avait été révoqué en mai de ses fonctions de maire après sa mise en examen dans une affaire de fausses factures présumées.

Le conseiller municipal Front national Steeve Briois, qui a déposé un recours contre M. Duquenne devant le Conseil d'Etat, affirme que l'élu avait appris par son avocat que le rapporteur public s'apprête à demander lundi son inéligibilité.
"Pour éviter de nouvelles élections, Duquenne s'est auto-amnistié avant la décision du Conseil d'Etat", dénonce M. Briois, qui va "saisir les autorités pour faire constater cette basse manoeuvre et annuler toutes les futures décisions de la majorité municipale".

Pierre Ferrari (PS), président de l'association "Un nouvel élan pour Hénin-Beaumont", a estimé que la démission du maire va "de nouveau plonger la ville dans un état d'instabilité". Et c'est le PS qui le dit...

Le PCF
local a estimé que cette démission "ouvre une nouvelle période d'incertitudes à Hénin-Beaumont
", soulignant que "depuis maintenant 13 mois, c'est le chaos à la tête de la ville, alimenté par l'attitude destructrice du Front National". Lien PaSiDupes

Marine Le Pen (FN), à nouveau en lice ?

La fille de Jean-Marie Le Pen siège depuis juillet 2004 au Parlement européen. Elle est également conseillère régionale du Nord-Pas-de-Calais depuis mars 2010 et conseillère municipale d'Hénin-Beaumont, depuis mars 2008.

lundi 13 juillet 2009

Duquenne met Dalongeville et le FN d’accord: il est inéligible

Duquenne, cumulard inéligible ou emploi fictif: la justice devra trancher...

L’ex-maire PS d’Hénin-Beaumont, Gérard Dalongeville, ainsi que le responsable local du Front national, Steeve Briois, ont annoncé avoir engagé des procédures séparées afin d’obtenir l’inéligibilité du nouveau maire, Daniel Duquenne.

Dalongeville demande l’annulation des élections municipales du 5 juillet

  • Arrivé second aux municipales 2008, le divers gauche Daniel Duquenne l’emporta avec 52,38 % des voix et ce dernier devint ainsi maire de la commune.
    Mais, le 6 avril 2009, Gérard Dalongeville, maire de la commune, fut mis en examen pour détournement de fonds, faux et usage de faux puis corruption.
    L’ancien maire socialiste par qui le scandale est arrivé vient de déposer un recours auprès du tribunal administratif de Lille.
  • Cependant, moins d’une semaine après son élection 2009, le nouveau maire d’Hénin-Beaumont a confirmé qu’il a reçu une notification du recours déposé par Gérard Dalongeville devant le tribunal administratif de Lille. L’ancien maire de la commune invoque l’article 213.15 du Code électoral qui déclare inéligibles « les directeurs généraux, directeurs, directeurs adjoints, chefs de service et adjoint au chef de service […] des conseils régionaux ». Or, Daniel Duquenne, en plus de la fonction de maire, est en effet « chargé de mission » (!) au Conseil Régional socialiste du Nord-Pas-de-Calais -présidé depuis avril 2001 par le socialiste Daniel Percheron- avec le grade (et le salaire) de …directeur territorial.
  • Duquenne joue sur les mots

    « Je ne suis pas chef de service, je n’ai pas de personnel sous mes ordres. [Ne serait-ce pas un emploi fictif ?...] Je suis parfaitement éligible », a affirmé le maire de la commune pour sa défense, fustigeant « une logique de polémique et de règlement de comptes ». La validation d’une candidature par le préfet n’est qu’une modalité qui n’a pas vocation à préjuger de la régularité juridique de la situation ou à la démontrer. L’annonce de la procédure a donc été un véritable coup de tonnerre dans le milieu gaucho-socialiste local et régional.

    Le Front national, qui fait la même analyse, a également engagé une procédure de recours en inéligibilité le vendredi qui a suivi la proclamation des résutats. Il demande d’une part l'annulation du scrutin, et d’autre part l'inéligibilité de Daniel Duquenne, en raison de son emploi de directeur territorial au service tourisme du Conseil Régional.
    Steeve Briois, tête de liste FN, dénonce aussi des "pressions" subies par les électeurs. Sa plainte est fondée sur des menaces du candidat de la gauche et directeur du tourisme au CR concernant des suppressions de subventions à la ville en cas de victoire frontiste.

    D.Duquenne fait d’autre part l’objet d’une plainte de Pierre Ferrari, candidat socialiste
    au départ soutenu par la direction régionale du PS, « pour calomnies et injures » en raison de tracts l’associant, selon lui à « la gestion de l’ancien maire Gérard Dalongeville, aujourd’hui placé en détention ».

    La gauche aura mis Hénin-Beaumont à feu et à sang

    L’absence de leadership local, comme national, est la cause d’une série interminable de scandales dont les habitants ont été et vont très probablement être les premiers à endurer les conséquences. A commencer par le remboursement de la dette communale qui s’élève à plus de 85%.

    -> Quand les socialistes font supporter la dette à leurs enfants (et aux autres), est-ce bien la faute du gouvernement ?
  • lundi 6 juillet 2009

    Hénin-Beaumont : un front gagne d’une tête sur l’autre

    La gauche a eu besoin de la droite pour dominer l’extrême droite

    Le Front National, seul contre tous

    Sans l’UMP, la gauche désunie, qui a souffert des pertes irremplaçables, n’aurait pas conservé la commune sinistrée.

  • "Je suis assez content que les valeurs de la République et de la démocratie aient triomphé à Hénin-Beaumont. Chacun a pris ses responsabilités, la majorité, l'opposition, ont pris leurs responsabilités, et l'UMP en particulier puisqu'elle a appelé à voter pour le candidat de gauche", a souligné Henri Guaino.
  • Xavier Bertrand, secrétaire général de l'UMP, se félicite de la stratégie mise en place au second tour et remercie les électeurs de l'UMP d'avoir fait front face au Front national.

    Le taux de participation était de 62,38% avec 12.059 votants, le 5 juillet 2009.

  • En mars 2008, Duquenne avait obtenu 18,64% des suffrages arrivant troisième au premier tour des municipales.
  • Au deuxième tour, le 5 juillet 2009, avec 52,38 % des suffrages contre 47,62 % au FN, l’Alliance républicaine menée par la gauche et soutenue par l’UMP a remporté une victoire à la Pyrrhus.
    La faillite de la précédente municipalité socialiste et l’alliance de la carpe et du lapin rendent modeste Daniel Duquenne, qui fut candidat divers gauche, face au second, Steeve Briois (FN), qui, entre le 1er et le 2e tours, gagne d’ailleurs quelque 1000 voix sur les " ripoux-blicains ", selon l'expression favorite de Steeve Briois, tête de liste du parti d'extrême droite.
  • "Lorsqu'on rate une élection à 265 voix, on se dit que la prochaine fois sera la bonne", a observé la vice-présidente du FN.
  • " Un palier supplémentaire " vers les élections régionales de 2010, assure S. Briois.

    Située dans la région socialiste du Nord-Pas-de-Calais, Hénin-Beaumont se trouve dans le Pas-de-Calais, aux mains du PS, comme le Nord, à 30 kilomètres de Lille, dont le maire n’est autre que le premier secrétaire du PS, Martine Aubry.

    La déception est d'autant plus grande dans les rangs de l'extrême droite que leur liste obtenait 39,34 % des voix lors du premier tour contre 20,19 % pour Daniel Duquenne. Le nouveau maire de Hénin-Beaumont a profité du soutien des appareils politiques, du PCF à l'UMP.

    Dès 16 heures le dimanche 5 juillet, Steeve Briois et Marine Le Pen (respectivement premier et deuxième de la liste), savaient, en quittant leur permanence pour aller voter, qu'ils avaient perdu dans un combat à la déloyale. La gauche, qui n’a de cesse de dénoncer jusqu’à la moindre des mesures prises par le gouvernement, n’a pas craché sur les voix de la droite républicaine.
    Le FN ne pourra pas relever le défi d’assainir les finances de cette ville de 26.000 habitants, qu'il convoite depuis 2002.

    La gauche a-t-elle fait peur aux électeurs ?

    Marine Le Pen s’indigne : "Daniel Duquenne est malhonnête depuis trois jours. Il joue sur la peur en disant aux Héninois que le fait qu'il soit de gauche l'aidera à obtenir des subventions."
    => Le FN a donc décidé de contester lundi devant le tribunal administratif le résultat de l'élection municipale partielle, évoquant un "chantage".

    FN : « une défaite qui a un petit goût de victoire »

    "On se dit que la prochaine fois sera la bonne. Nous étions seuls contre tous donc (...) dans ces circonstances, (notre score) est plutôt encourageant. Il nous a manqué 265 voix : c'est rageant de rater de si peu ! C'est une défaite honorable", a réagi la vice-présidente du FN lundi matin sur RTL.
    Si la vice-présidente du FN a obtenu un score important - près de 20 points de plus qu'aux précédentes municipales de 2008 - elle enregistre une déception relative dans sa stratégie de relance d'un parti très affaibli depuis la présidentielle de 2007, mais dont les chances de prise de la direction pourrait être renforcées par cette expérience.
    L’ « establishment » a fait barrage
    "Le FN est le seul parti antisystème donc il est normal que le système se ligue contre lui", a commenté Marine Le Pen. Mais son score à Hénin-Beaumont signifie un retour du parti sur la scène politique. "Si de nombreux hommes politiques ont cru bon de donner des consignes de vote c'est qu'ils ont peur que le FN reprenne une place dans le paysage politique", poursuit-elle.
    Prochain défi
    "Un jour viendra et les choses changeront. (...) C'est la démocratie, on se bat et un jour on gagne. On verra aux régionales !"

    Duquenne part avec un lourd handicap

    Daniel Duquenne peut-il faire mieux que Gérard Dalongeville ?
    En effet, la situation politique et financière est pourrie à Hénin-Beaumont.
    -> Le clivage de la population en deux camps pratiquement égaux rend la réconciliation délicate. Les campagnes municipales successives à couteaux tirés ont en effet profondément marqué la population qui devra pourtant faire face au redressement des finances. -> Sa marge de manoeuvre va être réduite par l'endettement de la ville, les observations de la Chambre Régionale des Comptes et sa promesse de ne pas augmenter des impôts déjà élevés. "Nous relèverons le défi et nous tiendrons nos engagements", a pourtant assuré Daniel Duquenne.

    Le redressement financier de la commune endettée à plus de 85% sera donc long et les électeurs auront du temps pour remercier la précédente municipalité socialiste et se méfier de la suivante.
    L'ancien maire socialiste Gérard Dalongeville paie certes sa dette à la population en prison depuis ce matin d'avril où il a été mis en examen pour détournement de fonds publics, faux en écriture et favoritisme. C’est tout ?
    La Cour des Comptes reste également en état d’alerte maximale.

    Par chance, la commune sera sous tutelle
  • Tutelle de la chambre régionale des comptes
  • Et tutelles régionale et nationale du PS.
    Duquenne, ex-directeur général des services de Gérard Dalongeville, est placé sous haute surveillance.
    Outre celle de l'opposition Front national, qui a convaincu près d'un électeur sur deux dans cette ancienne cité minière frappée par le chômage.

    Mais le Conseil vivra sous la menace du tribunal

    Le FN rêve aussi d'un troisième tour devant le tribunal administratif de Lille, saisi lundi, en raison de ce que Steeve Briois et Marine Le Pen appellent "un chantage électoral aux subventions". " Les méthodes malhonnêtes de M. Duquenne seront traduites dès demain devant le tribunal administratif puisque nous contestons cette élection! ", avait-il annoncé dès le début de sa déclaration à la presse. Il dénonce un tract dans lequel Daniel Duquenne aurait prédit la fin des subventions des collectivités territoriales en cas de victoire frontiste.
    Le ton est donné avant le premier conseil municipal qui élira dimanche le maire, les 27 élus de l'Alliance Républicaine y croiseront désormais 8 élus FN qui double son score : ils n'étaient que quatre dans le précédent conseil.

    Pourvu que demain soit meilleur
    "Je serai le maire de tous, je tiendrai tous mes engagements et en rendrai compte régulièrement à la population".
    Le premier secrétaire du PS Martine Aubry a portant souligné "l'exaspération et la colère qui se sont exprimées lors de cette élection". Condamnait-elle enfin Gérard Dalongeville ? Consciente du défi, elle a lancé un appel : "Nous devons tout faire pour réunir à nouveau les forces de progrès et accompagner une politique qui redonnera sa fierté à Hénin-Beaumont".
    « Si nous devons remporter une autre victoire sur les Romains, nous sommes perdus » reconnaissait Pyrrhus 1er d’Epire. Ce que pense la Ch’tite Aubry aux Régionales 2010. Avec ses seuls moyens…

    L’équipe municipale devrait être plurielle…
  • Hervé Morin, président du Nouveau centre, a estimé que "cette défaite de Marine Le Pen est une victoire des Républicains". "Avec Marine Le Pen, Le FN veut se donner un visage plus moderne et plus jeune", note-t-il dans un communiqué. "Ne nous y trompons pas, le FN reste le parti du populisme, de la démagogie et de la xénophobie".
  • De même que le 7 juin dernier Le Pen a été élu en région Sud-Est grâce au refus du NPA de s'unir avec le front de gauche, de même le NPA de Hénin Beaumont a refusé son soutien au front …républicain.
  • Combien de sièges pour la droite républicaine ?

    Annonce des résultats: des affrontements de mauvais augure
  • Tout comme des électeurs et des journalistes, Daniel Duquenne, qui sortait saluer des partisans devant la salle des fêtes de la ville, a été légèrement incommodé par du gaz lacrymogène lâché par des individus masqués. Le PS a aussitôt assuré que les agresseurs, bien que cagoulés, sont des militants frontistes…
  • Le ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux, a jugé "totalement inadmissible qu'un élu ait été lâchement agressé, au mépris des valeurs de notre République". Dans un communiqué, il précise avoir "demandé aux services de police de retrouver au plus vite le ou les auteurs de cette agression, afin de les interpeller et les déférer à la justice".
  • "Demain commence aujourd'hui", lança malencontreusement le vainqueur à l'annonce des résultats officiels.
    Des policiers ont en effet été déployés devant le siège du FN pour prévenir un risque d'affrontement entre le service d'ordre du parti et des jeunes rassemblés une centaine de mètres plus loin. Cagoulés, ou non ? Les frontistes menacent-ils leur propre siège ?

    Décidement, ça promet !
    Bon courage aux Héninois et Héninoises...
  • mardi 30 juin 2009

    Hénin-Beaumont : la gauche se déchire et fait l’union avec la droite

    Cacophonie à gauche face au FN

    Le front républicain fissuré

    Le barrage au Front National se fera avec l’UMP, mais sans le socialiste Pierre Ferrari
    (candidat du Parti radical de gauche), qui a dit "prendre acte" du choix de Daniel Duquenne de ne pas s’allier à lui, mais qui a décidé de ne pas déposer de liste. Il a cependant appelé à "voter sans ambiguïté pour Daniel Duquenne, pour faire barrage au Front national".

    Dimanche, le second tour de l'élection municipale partielle d'Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais) opposera donc la liste du FN à la liste du candidat divers gauche Daniel Duquenne, qui a refusé de fusionner avec le socialiste Pierre Ferrari.

    La liste d'extrême droite menée par Steeve Briois et Marine Le Pen est arrivée en tête au premier tour dimanche dernier avec 39,34% des voix devant la liste de Daniel Duquenne (20,19%), tandis que le candidat socialiste Pierre Ferrari était troisième avec 17,01%.

    Malgré les appels pressants à un front républicain pour faire barrage au FN dans cette ville de 26.000 habitants, les listes de gauche n'ont pas fusionné et Daniel Duquenne dépose donc une liste autonome mardi 30 juin.
    "Ce sera la même liste qu'au premier tour, nous repartons de manière autonome et demandons le désistement aux autres candidats battus au premier tour", a-t-il déclaré.

    L'UMP, Nesredine Ramdani, la candidate du Nouveau parti anticapitaliste (NPA), Séverine Duval, et la candidate Verts, Régine Calzia, ont également demandé à leurs électeurs de "faire barrage au FN".

    Steeve Briois et Daniel Duquenne s'étaient déjà affrontés lors des élections municipales de mars 2008 à la faveur d'une triangulaire qui avait tourné à l'avantage du socialiste Gérard Dalongeville, au frais depuis, .puisqu’ incarcéré en avril pour détournement de fonds publics.

    Martine Aubry, déconnectée

  • Pour le 1er tour
    La Fédération socialiste
    Le 11 juin, un large rassemblement, du PC au MoDem ( !) s’organisait, après le retrait surprise de l'ancienne ministre socialiste Marie-Noëlle Lienemann (une proche de B. Hamon et son coach Riton Emmanuelli), pressentie pour mener cette liste d'union de la gauche.
    La fédération du PS du Pas-de-Calais avait choisi Eric Mouton, un infirmier libéral installé depuis longtemps à Hénin-Beaumont, pour conduire cette liste d'Union de la gauche, qui devait associer, outre PS, le PC, le Mouvement républicain et citoyen (MRC) et le PRG, «en tandem» avec un jeune dirigeant socialiste local, Pierre Ferrari (27 ans), selon la première secrétaire de la fédération socialiste du département, Catherine Génisson. Des discussions étaient même en cours mardi 16 pour associer les Verts.
    Pas si simple
    Le nom de Pierre Ferrari était porté par le MoDem et certaines composantes du rassemblement voulu par le PS (PC, MRC).
    Pierre Ferrari avait perdu sa délégation d’adjoint à l’automne, après avoir critiqué la gestion du maire, finalement placé en détention provisoire il y a deux mois.
    «Une partie du PS n’a pas accepté ma nomination, regrette Eric Mouton, qui avait été adjoint de Gérard Dalongeville. Je le regrette, mais je n’ajouterai pas de la division et je me retire ».
    Le MoDem avait annoncé son intention de déposer sa propre liste si le PS maintenait en tête de liste Eric Mouton.
  • Putsch
    Pierre Ferrari a endossé la tête de liste du rassemblement, contre l’avis de la fédération du Pas-de-Calais. Mais le député-maire PS de Lens Guy Delcourt avait en revanche demandé lundi 15 juin que la candidature de Pierre Ferrari soit soutenue «officiellement» par le PS.
    Le radical Pierre Ferrari avait finalement choisi de présenter sa propre liste, sur laquelle il figurait en première position, devant la représentante locale du MoDem, Christine Coget, et le communiste David Noël.

  • Réaction fédérale
    «En transgressant» la décision du PS, «Pierre Ferrari perd le soutien de la fédération socialiste ainsi que des partenaires de gauche PRG et MRC», avait opposé Catherine Génisson, première secrétaire fédérale socialiste du Pas-de-Calais, avant d’appeler à une «campagne digne et sobre» !

    Bilan ?

    -> Neuf listes en tout, dont six de gauche, et une du FN, menée par Steeve Briois et Marine Le Pen, étaient déposées pour l'élection qui fait suite à la mise en examen pour détournement de fonds publics, faux en écriture et favoritisme du maire élu en mars 2008 Gérard Dalongeville. Ce dernier a depuis été exclu du PS.
    Le soutien des Verts manquait à l’appel, puisque Régine Calzia déposa une liste le 11juin après-midi. «Depuis le retrait de Marie-Noëlle Lienemann, nous sentions que ça partirait dans tous les sens», indique un responsable des pastèques rouges.
    Il y a 9 listes en compétition, dont 6 listes de gauche.

    - Pierre Ferrari (Liste de rassemblement)
    - Daniel Duquenne (Alliance Républicaine)
    - Laurent Bocquet (Divers droite)
    - Régine Calzia (Verts)
    - Séverine Duval (NPA)
    - Steeve Briois (Front National)
    - Nesredine Ramdani (UMP)
    - Pierre Darchicourt (Sans étiquette)
    - Jean Pierre Monka (Sans étiquette)

    Bilan du Bureau national

    La Ch’tite Aubry, secrétaire du PS, déclara le mardi 16 juin au soir qu’elle soutenait Pierre Ferrari pour mener une liste d’union à Hénin-Beaumont.

    Alors que
    le Front national est arrivé largement en tête du premier tour des élections municipales à Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais), avec 39,34% des voix, le PS, dans un communiqué, a appelé lundi tous «les républicains» à se rassembler derrière la liste divers gauche conduite par Daniel Duquenne, arrivé en seconde place avec 20,19 % des suffrages. Une position déjà adoptée par la Fédération PS du Pas-de-Calais.

    Le candidat soutenu par le parti socialiste (mais aussi le PC, le MRC, le MoDom), Pierre Ferrari, est en effet arrivé à la troisième place du scrutin, avec 17,01 % des suffrages.
    Il était en mesure de se maintenir au second tour,
    mais ce choix aurait permis à coup sûr au Front national d’emporter la mairie.

    L’entre-deux tours

  • Résultats du 1er tour :

    Steeve Briois (FN) : 39,34 %
    Daniel Duquenne (Alliance républicaine) : 20,19 %
    Pierre Ferrari (PS-Modem-PCF) : 17,01 %
    Régine Calzia (Verts) : 8,52 %
    Pierre Darchicourt (ex-PS, ancien maire) : 5,29 %
    Nasredine Ramdani (UMP) : 4,34 %
    Séverine Duval (NPA) : 2,42 %
    Laurent Boquet (div. d.) : 2,08 %
    Jean-Marie Monka (div. d.) : 0,82 %
  • Pierre Ferrari, le candidat socialiste, a tenté de négocier une fusion des listes, mais a finalement accepté de soutenir D. Duquenne, le candidat divers gauche, sans condition. «Quoi qu'il arrive, il n'y aura pas de triangulaire» dimanche au second tour de l'élection municipale d'Hénin-Beaumont, avait-il assuré lundi matin. Sous la pression notamment du PS, il a finalement renoncé à ses exigences et appeler à soutenir Duquenne.
  • Première à rejoindre le rassemblement: la verte Régine Calzia (8,52%). «Tout sera fait pour que le Front national ne passe pas, expliquait la candidate. Pour un projet progressiste, démocratique, et vert avec Daniel Duquenne.» Satisfaction pour les Verts, malgré la déception de rester sous les 10%: ils engrangent 300 voix de plus par rapport aux européennes.
  • Le secrétaire national de l’UMP, Xavier Bertrand et de sa tête de liste, Nesredine Ramdani, ont également appelé à voter pour le candidat divers gauche, «et ce sans conditions, sans qu'il y ait quelque tractation que ce soit».

    Dans ce scrutin organisé après la révocation de l'ancien maire PS Gérard Dallongeville, incarcéré pour des malversations présumées, le FN a profité du discrédit touchant plusieurs anciens collaborateurs du maire, dont Pierre Ferrari, candidat PS.


    Pour le 2e tour

    Daniel Duquenne, 56 ans, qui avait fait 18% aux précédentes municipales, mais il avait à l'époque avec lui les Verts et le MoDem, est aujourd'hui seul et son projet n'est pas clair.
  • Ancien directeur des services de son prédécesseur de Gérard Dalongeville, Duquenne n'a eu de cesse de dénoncer la gestion du maire depuis plusieurs années. Il revendique à ce titre une opposition plus ancienne que son concurrent Pierre Ferrari, qui a quitté l'équipe municipale en septembre 2008 après avoir lui-aussi critiqué la gestion de la ville.

    Avec 2.302 voix, D. Duquenne, finit loin derrière les 4 485 voix du Front national de Steeve Briois. Et même en y ajoutant les 1.940 voix de Pierre Ferrari, le compte n'y est pas, puisque l'ensemble enregistre encore 200 voix de retard sur le FN.

    Le Parti socialiste a appelé «tous les républicains à se rassembler derrière la liste conduite par Daniel Duquenne», le candidat divers gauche qui n'avait pas sa préférence, mais arrivé deuxième dimanche soir (20,2 %): un front que le PS n'a pas réussi à réaliser en interne...

  • Duquenne souhaitait un simple désistement en sa faveur
    Sauf que ce dernier n'a pas la même conception du rassemblement : là où les Verts et Pierre Ferrari entendaient fusionner les listes, Daniel Duquenne souhaitait un simple désistement en sa faveur. Et sa position n'a pas varié d'un iota dans la journée. «Nous bénéficions du soutien total de tous les appareils politiques de gauche comme de droite, qui représentent 60 % des voix exprimées dimanche. Nous pouvons battre le FN», affirme Daniel Duquenne.
  • Mais pour la Verts Régine Calzia, ce n'est pas si simple
    Avec seulement 20 % des voix, Daniel Duquenne doit créer une dynamique de second tour s'il veut gagner. Sinon, je crains que certains de nos électeurs ne se déplacent pas.» De fait, avec un retard sur le FN de 2183 voix sur 11 402 votants, Daniel Duquenne ne peut pas se permettre de ne pas faire le plein. Mais lui pense plutôt à conserver un message « clair » auprès de ses électeurs, qui ont rejeté les «errements du passé».
  • « S'il perd, il en portera seul la responsabilité », prévient Christine Coget (MoDem), ancienne colistière de Daniel Duquenne.

  • «C'est sa stratégie, j'espère pour Hénin-Beaumont qu'elle sera gagnante», commentait pour sa part Pierre Ferrari, hier soir. Pas rancunier, il promettait de faire campagne «pour faire gagner Daniel Duquenne et les Héninois» dès ce mardi matin. Au moment où la liste Duquenne sera déposée en sous-préfecture de Lens, avant 18h00.

    Un panier à crabes pour gérer la commune à plus de 85% endettée?

  • lundi 29 juin 2009

    Partielle d’Hénin-Beaumont : la gauche propulse le FN en tête

    Un front anti-FN se dessine après le 1er tour !
    G. Dalongeville, avec M.-N. Lienemann

    Que le FN soit sur le point de « ravir » une mairie et la presse engagée crie au hold-up.

    Si en revanche le PC s’empare d’une ville, les mêmes pavoisent.

    La démocratie est certes capricieuse, mais est-elle aveugle ? La question du sectarisme de la pensée unique ne se pose en revanche pas.
    Associée au PC ou au FN, une idéologie extrême n’est tolérable qu’à gauche, car le stalinisme et le maoïsme, l’islamisme en Iran ou du castrisme à Cuba ne seraient pas condamnables. Les dictatures militaires des khmers rouges au Cambodge ou de Corée du Nord -officiellement une république populaire démocratique- seraient-elles plus douces que celles de Mussolini et du général Pinochet ? Parce que lointains (Birmanie ou Myanmar) ou bouclés (République populaire d'Albanie jusqu’en 1990), les totalitarismes ne nous sont que peu sensibles, comparés à ceux du nazisme qui a laissé de profondes blessures en Europe occidentale qui seule semble nous concerner. Le régime répressif de Nicolae Ceauşescu sur la Roumanie ou la famine en Lettonie valent-elles mieux que la terreur imposée à la Hongrie , selon qu’elle est due à Béla Kun ou à Ferenc Szalasi?

    Or, les municipalités communistes peinent à se maintenir (Champigny-sur-Marne –l’une des 27 dernières de région parisienne- ou Martigues et Port-de-Bouc) et les succès du PC deviennent exceptionnels et c’est pourquoi les media en parlent autant.
    Lorsque l'ancien président socialiste François Mitterrand, en faisant changer la loi électorale pour les législatives (en passant à la proportionnelle par listes départementales), et avait ainsi permis au Parlement de députés frontistes, Pierre Joxe ironisa en 1985 : « Mais l'extrême droite est déjà à l'Assemblée ! ».

    A l’autre aile extrême du paysage politique, le FN parvient encore à arracher des mairies (Orange dans le Vaucluse, de 1995 à 2005 ou Vitrolles avec Catherine Mégret, de 1997 à 2002) et Marignane, de 1995 à 2008.

    Une nouvelle commune pourrait basculer à l’extrême droite

  • Le contexte
    Le maire sortant PS, Gérard Dalongeville, a été mis en examen et incarcéré en avril pour détournement de fonds publics, ce qui a provoqué sa révocation et la municipale partielle.

    En mars 2008, Gérard Dalongeville l'avait emporté dans cette ville de 26.000 habitants de l'ancien bassin minier du Pas-de-Calais, au terme d'une triangulaire avec quelque 51% des voix, devant Steeve Briois (29%) et Daniel Duquenne (19%).
  • Hier dimanche, avec près de 40% des suffrages exprimés, la liste FN conduite par Steeve Briois et Marine Le Pen devance celles du candidat divers-gauche Daniel Duquenne (20,19%) et du socialiste Pierre Ferrari (17,01%), à la partielle.

    La gauche désunie se rassemble contre

    La gauche « unie » se présentait en ordre dispersé sur cinq listes différentes.
    "J'appelle à un front républicain dès ce soir, je ferai tout pour que le Front National ne gagne pas à Hénin-Beaumont", a lancé Daniel Duquenne à l'annonce des résultats.
    "Une triangulaire serait suicidaire", a-t-il assuré à l'adresse de son jeune rival socialiste. "Il faut convaincre les Héninois: le Front National à Hénin-Beaumont, c'est quatre ans et demi de malheur." Une affirmation qui laisse rêveur après l’épisode Dalongeville !

    Gérard Dalongeville et le désastre socialiste
    L'édile PS a été placé en détention provisoire le 9 avril dans l'enquête sur des détournements de fonds. Son parti avait déjà réagi le 6 avril, lorsque Dalongeville a fait retirer leurs délégations aux adjoints qui n'avaient pas approuvé le budget 2008. « De fait, Gérard Dalongeville vient de s'exclure du PS », déclarait alors la première fédérale du Pas-de-Calais, Catherine Génisson.

    Mais au PS, le malaise vient de plus loin.
    Ses rivaux n'ont toujours pas digéré la réintégration du maire, en juin 2008.
  • « Les élections étaient gagnées contre le FN, quel besoin avait-on de le réintégrer ? », s'était alors interrogé l'un des membres de la majorité municipale. « J'ai émis les plus vives réserves sur cette décision », assure d'ailleurs Serge Janquin, à l'époque premier fédéral PS du Pas-de-Calais.
  • « C'était un processus mécanique, se justifie Christophe Borgel, secrétaire national du parti aux fédérations. Il donnait alors l'impression de vouloir redresser les comptes. »
  • Ce que ne confirme pas Serge Janquin : « En juin, des rumeurs circulaient sur les affaires judiciaires. J'ai demandé à Gérard Dalongeville des preuves de sa bonne foi, et je ne les ai jamais reçues. »

    Sauf qu'au PS, ils sont toujours nombreux, autant dire tous, à jurer avoir découvert le pot aux roses lors de l'interpellation du 9 avril. C'est le cas de Daniel Percheron, président de région.
  • C'est aussi celui de Jean-Pierre Kucheida, député-maire de Liévin. « Comment a-t-il pu tromper autant de monde aussi longtemps ? », s'interroge ce responsable (?) socialiste qui a pourtant employé Gérard Dalongeville au Conseil supérieur de l'électricité et du gaz...
    De fait, le maire de Hénin-Beaumont a croisé beaucoup de monde depuis son baptême du feu électoral, en tant que directeur de campagne du député Albert Facon, en 1997.
    Pour Guy Delcourt, le député-maire de Lens, « on s'est servi de la menace du FN pour obtenir sa réintégration au PS ». Qui est-ce « on » ? Guy Delcourt botte en touche : « C'est le manque de lucidité et de courage. »

    "ON" ? On veut des noms...
    François Hollande –soi-même– n’est-il pas venu apporter son soutien à Cohn-Bendit, tripoteur de braguettes Gérard Dalongeville, tripoteur de comptes. (LIRE PaSiDupes)
    Le fourre-tout (et des Héninois), Pierre Ferrari, 27 ans, est un socialiste fédérateur, soutenu à la fois par les ...communistes et …le MoDem de Zizou-Bayrou ! Il assure qu'il est LA victime et fait les frais des scandales financiers qui ont émaillé la gestion de l'ancien maire PS de la ville. La population a compris que ce serait surtout elle qui paierait la note.

    La gestion socialiste

    La ville de Hénin-Beaumont est confrontée à une situation financière désastreuse diagnostiquée dès 2004 : endettement colossal, accumulation de déficits abyssaux, absence de recettes de fonctionnement. Après une amélioration surtout due à une braderie des biens fonciers de la commune (terrains et bâtiments), la situation s'aggrava encore en 2007 avec des augmentations de dépenses de fonctionnement nouvelles.
    De ce fait, les impôts locaux ont augmenté de 85% en 2004, puis de 10 % de plus en 2008.

    => En 2008, le déficit de fonctionnement dépasse les 13 millions d'euros, pour un budget (adopté le 31 mars 2009) de 38 millions d'euros.

    La gauche unie qui a trempé dans le naufrage de la commune a fait le lit du FN. Lla reprise de la commune ne serait un cadeau pour personne...
    Mais un soulagement pour la gauche qui trouvera quelqu'avantage à repasser le mistigri à qui en voudra !