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samedi 4 septembre 2010

Le non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux, ça en fait plus ?

Des compensations aux transferts de compétences au-delà de toute espérance

Suppression de 33 000 à 35 000 postes de fonctionnaires d’Etat dans le budget 2010

Journal Les Echos du 7 mai 2009:

Bercy prévoit le départ à la retraite de 68.500 fonctionnaires d’Etat en 2010, ce qui conduirait, selon la stricte application de cette règle, à une suppression de postes comprise “entre 33.000 et 35.000″.
Selon le journal, l’économie ainsi générée serait de 956 millions d’euros, dont la moitié devrait être reversée aux fonctionnaires, comme l’avait promis Nicolas Sarkozy.

Lu dans Contrepoints du 1er septembre 2010

656.000 fonctionnaires de plus en dix ans

Nous dénoncions en avril la baisse en trompe l’oeil du nombre de fonctionnaires par des tours de passe-passe comptables. L’étude des chiffres récents confirme notre analyse : Si les effectifs de l’État ont diminué de 1,4% depuis 1998, ceux des collectivités territoriales ont cru de 40% et le nombre de fonctionnaires dépasse les 5,3 millions. 656 000 postes supplémentaires ont été créés pendant la période, soit une hausse de près de 15%.

En 2008, la hausse pour les trois fonctions publiques (d’Etat, territoriale et hospitalière) n’a été « que » de 1 800 postes. L’Etat pendant la période s’est massivement déchargé de ses missions pour les confier aux collectivités territoriales. Comme le note Le Figaro :
« Autre conclusion du rapport 2009-2010 sur l’état de la fonction publique : les collectivités locales ont continué à recruter à tour de bras avec près de 70.000 créations d’emplois en 2008. La fonction publique territoriale emploie désormais 1,82 million de personnes. Un total supérieur de 3,9% à celui de 2008 et, surtout, une envolée de 40% par rapport à 1998. Cette hausse vertigineuse est en partie liée à la deuxième loi de décentralisation intervenue en 2003. Les régions - qui n’emploient que 4% de l’ensemble des fonctionnaires territoriaux - ont été particulièrement gourmandes en emplois publics puisqu’elles ont vu leurs effectifs bondir, sur une décennie, de 22,5% en moyenne chaque année et même de 49% par an depuis 2005. Dans plus d’un cas sur quatre, les recrutements intervenus les trois années antérieures à 2008 n’avaient rien à voir avec des transferts de compétences de l’État. »

Où est la véritable baisse du nombre de fonctionnaires promises par Nicolas Sarkozy pendant sa campagne ?
Le gouvernement actuel persiste donc dans sa politique de non réformes maquillée sous un vernis de réformisme oratoire.
« Côté rémunération, un agent de l’État a perçu en moyenne 2328 euros net par mois en 2008. Soit une hausse de 3,7% en euros courants sur un an ». Le salaire net moyen dans le privé et le semi-public est de 1780 € pour une femme et 2177 € pour un homme, selon l’INSEE. Une différence de traitement de 17,7% en moyenne donc...
Il n'aura échappé à personne que Contrepoints n'est pas à proprement parler pro-gouvernemental ! C'est même un webzine libertarien qui défend des positions communistes libertaires et syndicalistes révolutionnaires. Ses lecteurs sont généralement syndicalistes à SUD, à la CGT et à la CNT.

Le "réformisme oratoire" à double usage

D'une part, l'opposition dénonce "la politique de non réformes maquillée" du gouvernement, et de l'autre, elle l'accuse de réduire les effectifs de fonctionnaires.

La FSU peut donc appeler à la mobilisation à toute occasion.
Ainsi, les syndicats de l'Education nationale, FSU ou SGPEN-CGT-ATOSS, dénoncent-ils les suppressions de postes d'ATOSS (administratifs, techniques, ouvriers, de service, sociaux et de santé) qui, dans le même temps sont créés par les collectivités territoriales... On va se gêner !

Relire l'article que PaSiDupes consacra au livre "Absolument débordé(e)" écrit par une employée du Conseil régional d'Aquitaine présidé par le socialiste Alain Rousset, dont elle dénonce la gabegie.

jeudi 22 juillet 2010

Rigueur: Ségolène Royal, standardiste du CR de Poitou-Charentes

Allo ? "Bonjour, c'est Ségolène Royal"

Désirdavenir Royal se recycle ?

La présidente socialiste de la région Poitou-Charentes fait des économies de bouts de chandelle. Lire PaSiDupes: les régions ne sont pas dispensées de chasse au gaspi

Elle a supprimé un poste, celui de l'accueil téléphonique du standard du Conseil régional...
A la place, le demandeur entend:
"Bonjour, je suis Ségolène Royal, la présidente de la région Poitou-Charentes, vous venez d'appeler le standard de la Région ouvert du lundi au vendredi de 8h à 19h." Ségol'haine est si mal secondée qu'elle doit tout faire elle-même: qui mieux qu'elle a en effet une meilleure expérience pour attraper le chaland, si on oublie son échec avec Bayrou. C'est donc elle qui décroche désormais le téléphone, 24h/24 et 7j/7: les 35 heures, la Ch'tite Aubry n'y pense même plus ! On dit même que Sa Cynique Majesté Royal veut être payée en heures sup...
Fini le temps où les Segollande faisaient de l'argent en dormant: lire PaSiDupes

Alors les forfaits des Ségogols démunis vont exploser et Sa Cynique Majesté Royal va toucher sa part ! Ses tarifs? Lire PaSiDupes
Elle est pas belle la vie ?

Mais, il y a un "hic".
Pour le "débat participatif" par téléphone - une avancée régionales que le monde lui envie et que la planète ne tardera pas à lui copier (comme chacun sait, Obama est un dangereux récidiviste) - il faudra attendre 2012. Pas de dialogue: la présidente délivre son laïus et il faut écouter: rien de changé.

Racoleur ?

Il n'y a qu'à composer le 05.49.38.49.38 - un téléphone rose - pour appeler le standard de la région socialiste.

Peut-on se faire réveiller au petit matin ? Las, le room service n'est pas inclu dans le prix de l'appel et il faut renoncer aux croissants chauds et au massage coquin.

La jeune et avenante opératrice (il vaut mieux être prévenu) se fait appeler Marie-Ségolène - Ségolène pour les militants, mais Ségo pour les abonnés et les intimes - va tenter de vous orienter et en profitera pour vanter les mérites de l'institution.

A défaut du programme, l'ancienne candidate socialiste à l'élection présidentielle décline les services et aides proposés aux habitants par la dévouée présidente: chèques livres, microcrédits, apprentissage, croissance verte, énergies renouvelables... (l'intégralité du message est dans le lien audio: cliquer ICI sur le lien SudOuest).

Paris Match, pompe à fric, c'est ringard et le financement indirect de la candidate est trop voyant: lire PaSiDupes

La ligne de campagne est ouverte pour 2012

Ne conclut-elle pas, populiste et sociale : "Bonnes vacances à ceux qui en prennent et bon usage à tous des moyens de la Région pour réaliser vos projets."

Comment peut-on dire qu'elle n'a pas de programme ? Tout est là: en embryon.

Après la pratique récemment apparue des appels pré-enregistrés des candidats durant les campagnes électorales, ce petit pas de la communication politique picto-charentaise est un grand pas pour l'humanité.

Attention !
Vu le nombre de suicides à France Télécom, le PS a du souci à se faire... On dit que la Ch'tite Aubry est sereine, mais allez savoir: les gens sont tellement méchants...

samedi 26 juin 2010

24 juin -Petite grève mensuelle dans les transports et le primaire

Pas de quoi bloquer la réforme des retraites

Photo d'archives de France Info:
romantique et nostalgique ?

Les transports en commun et les services publics étaient perturbés jeudi par un nouveau mouvement de grève.
Propagande de France Info

Voici le texte de son article de mobilisation

"Avec 200 manifestations prévues en France, la grève pour protester contre la réforme des retraites s’annonce très suivie. L’intersyndicale veut fortement mobiliser. Des perturbations sont à prévoir, notamment dans les transports et l’éducation nationale.
Premier secteur touché par cette nouvelle grève contre la réforme des retraites, les transports. La SNCF prévoit de fortes perturbations. Elles ont déjà débuté hier soir et elles s’achèveront demain matin 8 heures..."

La grève réelle dans les transports
SNCF: 60% de non grévistes
Environ quatre cheminots sur dix étaient en grève jeudi matin, selon la SNCF. Les prévisions de trafic faisaient état d'un TGV sur deux en moyenne en France et à l'international, comme pour les TER et les Transilien - en heure de pointe.

RATP: 75% n'ont pas fait grève
La Régie a fait état de la circulation de trois métros sur quatre en moyenne, tout comme sur le RER A. Elle ne prévoyait en revanche qu'un train sur cinq sur la section Paris-Aéroport Charles de Gaulle 2.

En effet, le RER B est géré par la SNCF et le Conseil Régional PS.

Cette ligne souffre régulièrement de problèmes techniques (trois recensés entre fin mars et mi-avril 2009) : rupture de caténaires, problèmes électriques... L'insuffisance des travaux de modernisation par le Conseil régional présidé par Huchon-ronron est aussi une cause de perturbations.

Enfin, des incendies dans des campements roms bloquent régulièrement le trafic à Saint-Denis, comme en 2007 et 2009.

A l'Education nationale

Dans les écoles, la moyenne pondérée sur l'ensemble des enseignants s'établit à 19,96% de grévistes, dont 31,87% dans le premier degré - un taux plutôt inférieur à l'habitude - et seulement 10,27% dans le secondaire.

La grève a été très peu suivie dans les lycées, où les enseignants sont moins réactifs: 3,49% dans les établissement professionnels et 1,39% dans les lycées d'enseignement général et technologique.

Fonction publique

Selon le ministère du travail, 18,7% des fonctionnaires étaient en grève.

Ces évaluations ne contribuent pas à crédibiliser le chiffre de 2 millions voulu par les syndicats.

Les estimations officielles - 800.000 – paraissent nettement plus raisonnables.

mercredi 21 avril 2010

Sur Xynthia aussi, l'amère Royal, fumeuse et enfumeuse

Dominique Paillé (UMP) dénonce l'attitude de la présidente PS de Poitou-Charentes

S'il fallait revenir sur les bourdes de Désirdavenir Royal en campagne présidentielles, qu'il suffise de
ReVOIR et ré-ENTENDRE cette video des boulettes de la "fumeuse" candidate à tout: lien




Sego Zapping envoyé par eloi_m.

Le porte-parole adjoint de l'UMP, Dominique Paillé, a fait une mise au point

Le ministre de l'Écologie, Jean-Louis Borloo n'a "pas remis en cause" les zones noires définies par l'État en Charente-Maritime et Vendée après Xynthia.

Dominique Paillé a observé vendredi qu'elle est "une enfumeuse de première parce qu'elle raconte n'importe quoi". "C'est quelqu'un qui fait beaucoup d'agitation", a-t-il ajouté.

La démagogie de la présidente PS de la région Poitou-Charentes

Dominique Paillé a ainsi évoqué son attitude dans le dossier du constructeur et équipementier automobile Heuliez à la recherche d'un repreneur et à propos duquel Ségolène Royal a demandé au ministre de l'Industrie Christian Estrosi de "se taire". Lien Nouvel Observateur

  • C'est décidément une habitude

  • N'a-t-elle pas réduit au silence son camarade socialiste contestataire, J-F. Fountaine, alors premier vice-président PS
    ? Lien

    Elle a aussi rappelé à l'ordre un jeune journaliste le 6 avril 2006 au Sénégal. Lien Le lien a été censuré: il n'est plus accessible sur Dailymotion; problèmes technique... Respect ! Reste l'article seul de PaSiDupes au 30 janvier 2007.

    Une jeune militante socialiste, Nolwenn, s'est également faite ramasser par la mégère aux MJS de La Rochelle en septembre 2006:
    VOIR et ENTENDRE

    Nul n'a oublié comment elle a remonté les bretelles de son ancien lieutenant, Vincent Peillon, qui ne l'avait pas invitée à Dijon aux Journées du courant l'Espoir à gauche. « Il a commis une faute politique et un dérapage verbal qui ne doit pas se reproduire », a-t-elle assuré le 14 novembre 2009.

    Et Anthony Bellanger, journaliste à Europe 1, n'en est toujours pas revenu. Il raconte que pour avoir pris le parti de Sa Cynique Majesté Royal qu'il estimait injustement maltraitée par la majorité qui semblait douter de sa santé mentale, avait reçu un petit mot de l'enfumeuse, le remerciant de son intervention. Et lui de s'étonner. Pourquoi ce petit mot? Il n'a fait que du journalisme, pas du militantisme. En tant que journaliste, il jugea "malsain" ce procédé d'achat.

  • Suite à des attaques de la part de la présidente PS de Poitou-Charentes, le ministre de l'Industrie, Christian Estrosi, avait dû dire son fait à Royal.
    En effet, son rôle ne consiste pas, selon lui, à décourager les investisseurs éventuellement intéressés par l'équipementier automobile Heuliez. "Mme Royal est en train de faire peur et d'inquiéter", a déclaré Christian Estrosi au micro de Radio Classique.

    La prétendante à l'Elysée s'est placée aux côtés des propriétaires sinistrés contre l'État

    Jean-Louis Borloo "a rappelé le droit", a expliqué Dominique Paillé sur Canal+.

    Le ministre a précisé que "ceux qui sont propriétaires dans ces zones de biens immobiliers pourront dans un premier temps les négocier avec l'État", et que "ceux qui ne le voudront pas utiliseront les procédures judiciaires, ni plus ni moins". "Cette gestion au cas par cas a toujours été prévue dans le cadre du zonage qui a été arrêté" après la tempête Xynthia et les déclarations de Jean-Louis Borloo ne sont que "l'explication de ce qui a été décidé dans le respect de nos règles de droit", a-t-il assuré.
  • mercredi 3 mars 2010

    Le PS lorrain refuse le droit d'ingérence à ses voisins européens

    Masseret, président socialiste sortant se fâche contre ses voisins étrangers
    Le PS ne reconnaît pas le droit d'ingérence aux autres

    => "On aura une explication", a menacé Jean-Pierre Masseret (PS)

    Le président sortant de Lorraine n'a pas supporté la présence Jean-Claude Juncker, Premier ministre luxembourgeois, et Peter Müller, Ministre-président allemand de Sarre, au meeting -ci-dessus)de soutien à Laurent Hénart (ci-contre avec Laurent Wauquiez, 1968, IEP, ex-UDF, radical associé à l'UMP) lundi dernier à Metz. "Le Premier ministre luxembourgeois et le président de Sarre sont assez grands pour savoir ce qu'ils ont à faire. Mais si je conserve la présidence de la région, c'est sûr, on aura une explication", a déclaré l'ex-inspecteur principal des impôts (1944).

    => Masseret, européen, mais point trop...

    Candidat fébrile à sa propre succession aux élections régionales de mars prochain, le président sortant du Conseil Régional de Lorraine s'en est pris aux deux hommes politiques européens dont il dénie le droit d'ingérence dans la campagne locale.
    Le socialiste français a également précisé qu'"avec le Luxembourg et la Sarre, nous sommes des partenaires, nous travaillons bien, j'apprécie les relations que nous avons, mais nous ne sommes pas un seul pays".

    L'UMP s'indigne de l'hostilité socialiste envers de partenaires européens

    De son côté, l'UMP dénonce les menaces du président PS et les qualifie de "dérapage inacceptable qui mérite des excuses".
    L'intolérance xénophobe de Masseret fait ainsi monter d'un cran la tension entre la droite et la gauche en Lorraine.


    En savoir plus sur Masseret

    => secrétaire d'État aux Anciens combattants auprès du ministre de la Défense, dans le gouvernement Lionel Jospin, de 1997 à 2001, mais n'est pas visiblement favorable à la réconciliation franco-allemande.

    => Le sortant ne peut nier son appartenance à la franc-maçonnerie: il a été président de la Fraternelle parlementaire, qui réunit les francs-maçons de l'Assemblée nationale, du Sénat et du Conseil économique, social et environnemental.

    => Partisan du « non » au Référendum français sur la constitution européenne, cet élu socialiste s'est mis en marge de la majorité du PS formée au congrès de Dijon et a signé la contribution Pour une alternative socialiste avec Henri Emmanuelli, mentor de Benoît Hamon, à la gauche du PS.

    => En avril 2004, le socialiste Masseret, ancien maire d'Hayange, fut élu président du Conseil Régional de Lorraine à la faveur d'une triangulaire, avec 48,41% des suffrages dont les voix du FN.

    => Le 24 février 2010, L'Expansion publie le classement des présidents de Conseils Régionaux selon la qualité de leur gestion : Jean-Pierre Masseret figure en 20e position sur 21.
    Le magazine économique pointe la Lorraine: « la deuxième région la moins bien gérée de France est pénalisée par le poids de sa dette et la faiblesse de ses investissements », alors qu'elle était 12e au début de son mandat, en 2004. Masseret fut pourtant inspecteur principal des impôts...


    Avis aux électeurs lorrains amateurs !

    mardi 2 mars 2010

    Régionales: au secours, revoilà la gauche !

    Gare à l'immobilisme socialiste

    Jean-François Copé a sonné la "mobilisation générale" pour éviter que les électeurs de droite ne s'abstiennent ou votent avec les conservateurs extrémistes qu'inquiètent les nécessaires réformes de modernisation. "Ce qui nous importe c'est l'appel à la mobilisation générale", a confirmé J.-F. Copé. C'était à Brumath (Bas-Rhin), lors d'un meeting de soutien à Philippe Richert (ci-contre), la tête de liste UMP en Alsace - région de France, comme la Corse, gérée par la droite.

    Les facteurs contraires à la majorité

    Les sondages compliquent la campagne UMP pour les régionales et le chef de file des élus UMP à l'Assemblée, Jean-François Copé, a reconnu lundi 1er mars qu'elle est "difficile".

    => "C'est une campagne difficile, comme toutes les campagnes qui se tiennent au milieu d'un mandat présidentiel", a souligné le député de Seine-et-Marne;
    => L'ancien ministre délégué de J.-P. Raffarin (à l'Intérieur puis au Budget) a signalé "le risque de voir un certain nombre de nos électeurs ne pas aller voter, ou voter un peu contestataire, parfois pour le Front National".
    "C'est oublier que quand on vote pour le FN, à cause du mécanisme des triangulaires, le FN se maintient au second tour et ça fait gagner la gauche".
    Entre les deux tours, "c'est sans ambiguïté: on ne fera pas d'alliance avec le Front national", a ajouté J.-F. Copé, qui s'exprima avec M. Richert et le président (UMP) du Sénat, Gérard Larcher, un autre ancien ministre de Jean-Pierre Raffarin (et de Dominique de Villepin).
    .
    Cependant "on a toujours fait la distinction entre les candidats du FN et les gens qui votent pour le FN pour exprimer leur inquiétude, leur ras-le-bol", a encore observé le "patron" des députés de la majorité.
    M. Copé s'exprimait en réponse à un appel en direction de l'UMP lancé par la tête de liste du FN en Alsace, Patrick Binder. Lundi, le candidat frontiste a déclaré à France Bleu Alsace qu'une victoire de la gauche dans la région frontalière - une hypothèse vraisemblable, selon plusieurs sondages récents - serait "une véritable catastrophe".
    "Il ne faut pas que l'Alsace bascule à gauche, il faut qu'elle reste à droite. L'UMP n'a qu'à prendre ses responsabilités. Nous, nous tendrons la main si nous devons sauver la région", a déclaré M. Binder.
    Cette déclaration n'est pas dénuée d'"hypocrisie", lui a répondu dans la soirée M. Copé, observant que le maintien du FN au second tour favoriserait la victoire de la gauche.

    En savoir plus sur... Philippe Richert
    Professeur de sciences naturelles né en 1953 à Ingwiller (Bas-Rhin), il devint conseiller général du Bas-Rhin dès 1982 et vice-président chargé de l'environnement sous la présidence de Marcel Rudloff en 1992.

    Venu de l'UDF, il adhère à l'Union pour un mouvement populaire (UMP) à sa création en 2002. Il est désigné tête de liste pour les élections régionales de 2010 en remplacement du président sortant de la Région, Adrien Zeller, décédé en août 2009.

    Particulièrement investi dans les questions environnementales
    au Conseil Régional d'Alsace (1985-1992), à l'Assemblée des départements de France (1998-2001, puis 2004-2008, ainsi qu'à l'UDF) et plus particulièrement aux problèmes de la qualité de l'air et de la pollution atmosphérique, il est successivement chargé de missions parlementaires et gouvernementales. Il est également président d'honneur de l’Association de surveillance et d'étude de la pollution de l'air en Alsace (ASPA, dont il fut le premier président), et membre du conseil d'administration de l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (ADEME).

    Redouté des puissants Verts de la Région, Philippe Richert est donc un candidat de poids à la succession du président sortant, l'UMP André Reichardt (1949). Successeur d'Adrien Zeller, celui-ci fut élu dès le premier tour, face à trois candidats (le MoDem et président par intérim sortant, Bernard Stoessel (et chef de l'opposition municipale au maire socialiste de Mulhouse Jean-Marie Bockel), le socialiste et président de la Communauté Urbaine de Strasbourg (CUS), Jacques Bigot et le FN, Patrick Binder) par 26 voix sur 47.

    => En cas de duel PS-UMP, l'avocat Jacques Bigot (1952) -maire d'une ville de 25 183 habitants (Illkirch-Graffenstaden)- est donné vainqueur des régionales 2010 par une étude CSA du 1er mars pour le Parisien.
    La responsabilité des électeurs du FN semble être déterminante, et pas seulement dans l'hypothèse d'une triangulaire.


    Devoir de mémoire

    => Les 3 et 4 avril 2009 à Strasbourg (France) et Kehl (Allemagne), des extrémistes de gauche d'une protestation baptisée "Nato Game Over" ("fin de partie pour l'OTAN"), mirent un quartier de la ville à feu et à sang (Lire PaSiDupes) par les black blocks de sinistre mémoire - Lire PaSiDupes

    Les trois malheureux manifestants anti-OTAN qui avaient été interpellés le 3 avril en possession de substances incendiaires, sur le parking de l’hypermarché Auchan d’Illkirch-Graffenstaden, ont été condamnés par le tribunal correctionnel de Strasbourg. Quel fut le rôle positif de Bigot, maire d’Illkirch-Graffenstaden ?

    => L'Etat a sorti au moins 10 millions d'euros de la poche des contribuables, en compensation des dégradations subies lors du sommet de l'OTAN. L'Organisation militaire atlantique aura donc rapporté au tourisme strasbourgeois et à la CUS. La participation financière de l'Etat a été acquise au cours d'une réunion à l'Elysée avec Christian Frémont, le directeur de cabinet de Nicolas Sarkozy.
    Le gouvernement a en outre décidé l'extension d'une ligne de tramway vers Kehl, en Allemagne, permettant de desservir le quartier du Port du Rhin où plusieurs bâtiments (un hôtel, une pharmacie, des locaux des douanes) avaient été incendiés par des casseurs en marge de la manifestation anti-Otan du 4 avril. Lire PaSiDupes

    => Lorsqu'en juin 2009 un projet d'externalisation d'une partie des services informatiques de Hewlett-Packard (HP) provoqua le blocage des accès de l'usine située à Illkirch-Graffenstaden par des salariés d'Alcatel-Lucent, quel fut le rôle positif de Bigot, maire Illkirch-Graffenstaden ?

    => Et lorsque Bigot arriva à la CUS, le socialiste commença par alourdir le service de développement économique, en engraissant les effectifs qui doublèrent en un an, passant de vingt à quarante personnes proche du PS. C'est ce que les socialistes appèlent « muscler » un service... Pour des muscles secs, c'est l'UMP.

    lundi 13 juillet 2009

    Duquenne met Dalongeville et le FN d’accord: il est inéligible

    Duquenne, cumulard inéligible ou emploi fictif: la justice devra trancher...

    L’ex-maire PS d’Hénin-Beaumont, Gérard Dalongeville, ainsi que le responsable local du Front national, Steeve Briois, ont annoncé avoir engagé des procédures séparées afin d’obtenir l’inéligibilité du nouveau maire, Daniel Duquenne.

    Dalongeville demande l’annulation des élections municipales du 5 juillet

  • Arrivé second aux municipales 2008, le divers gauche Daniel Duquenne l’emporta avec 52,38 % des voix et ce dernier devint ainsi maire de la commune.
    Mais, le 6 avril 2009, Gérard Dalongeville, maire de la commune, fut mis en examen pour détournement de fonds, faux et usage de faux puis corruption.
    L’ancien maire socialiste par qui le scandale est arrivé vient de déposer un recours auprès du tribunal administratif de Lille.
  • Cependant, moins d’une semaine après son élection 2009, le nouveau maire d’Hénin-Beaumont a confirmé qu’il a reçu une notification du recours déposé par Gérard Dalongeville devant le tribunal administratif de Lille. L’ancien maire de la commune invoque l’article 213.15 du Code électoral qui déclare inéligibles « les directeurs généraux, directeurs, directeurs adjoints, chefs de service et adjoint au chef de service […] des conseils régionaux ». Or, Daniel Duquenne, en plus de la fonction de maire, est en effet « chargé de mission » (!) au Conseil Régional socialiste du Nord-Pas-de-Calais -présidé depuis avril 2001 par le socialiste Daniel Percheron- avec le grade (et le salaire) de …directeur territorial.
  • Duquenne joue sur les mots

    « Je ne suis pas chef de service, je n’ai pas de personnel sous mes ordres. [Ne serait-ce pas un emploi fictif ?...] Je suis parfaitement éligible », a affirmé le maire de la commune pour sa défense, fustigeant « une logique de polémique et de règlement de comptes ». La validation d’une candidature par le préfet n’est qu’une modalité qui n’a pas vocation à préjuger de la régularité juridique de la situation ou à la démontrer. L’annonce de la procédure a donc été un véritable coup de tonnerre dans le milieu gaucho-socialiste local et régional.

    Le Front national, qui fait la même analyse, a également engagé une procédure de recours en inéligibilité le vendredi qui a suivi la proclamation des résutats. Il demande d’une part l'annulation du scrutin, et d’autre part l'inéligibilité de Daniel Duquenne, en raison de son emploi de directeur territorial au service tourisme du Conseil Régional.
    Steeve Briois, tête de liste FN, dénonce aussi des "pressions" subies par les électeurs. Sa plainte est fondée sur des menaces du candidat de la gauche et directeur du tourisme au CR concernant des suppressions de subventions à la ville en cas de victoire frontiste.

    D.Duquenne fait d’autre part l’objet d’une plainte de Pierre Ferrari, candidat socialiste
    au départ soutenu par la direction régionale du PS, « pour calomnies et injures » en raison de tracts l’associant, selon lui à « la gestion de l’ancien maire Gérard Dalongeville, aujourd’hui placé en détention ».

    La gauche aura mis Hénin-Beaumont à feu et à sang

    L’absence de leadership local, comme national, est la cause d’une série interminable de scandales dont les habitants ont été et vont très probablement être les premiers à endurer les conséquences. A commencer par le remboursement de la dette communale qui s’élève à plus de 85%.

    -> Quand les socialistes font supporter la dette à leurs enfants (et aux autres), est-ce bien la faute du gouvernement ?
  • dimanche 5 juillet 2009

    PACA: Sylvie Andrieux (PS) suspendue pour détournements de fonds publics

    La vice-présidente de région arrosait les associations de sa circonscription
    Elle avait le bras long

    Le Conseil Régional a décidé de lancer une vaste consultation populaire pour rebaptiser PACA. Le PS local aurait besoin de dissimuler une vilaine affaire ?...

    « Tempête au conseil régional » (29/05) titre le quotidien de la région de Marseille. Embourbé dans un vaste dossier d’escroquerie, d’abus de confiance, faux et détournement de subventions publiques par une myriade d’associations fictives, le Conseil Régional de Provence-Alpes-Côte-d’Azur (PACA) avait été contraint de faire un grand nettoyage d’hiver en décembre 2008.

    La vice-présidente chargée de la politique de la ville, la socialiste Sylvie Andrieux, avait d’abord été déchargée de sa délégation, puis suspendue et finalement démissionnaire. La députée de la « république du respect » arrosait de subventions régionales des associations bidons dans le seul but de l’aider à se faire élue démocratiquement.
    « Aucune de ces associations n’a jamais effectué la moindre action conforme à ses statuts », a ainsi avoué l’un des piliers de ce réseau, Cédric Doco, commercial baratineur qui utilisait l’argent alloué pour acheter des machines (une pompe à carrelage et une pompe à béton, pour plus de 100 000 euros) pour sa propre SARL de construction.

    Sylvie Andrieux, l’arroseuse arrosée, tente de se disculper

  • Élue des quartiers nord, la dame a un caractère et un franc-parler qui dissimulaient des manières de faire de la politique que son sénateur de père, par la volonté de Gaston Deferre, n’aurait pas traumatisé. « Plusieurs auditions dans le dossier ont fait apparaître que non seulement Mme Andrieux dépensait l’argent public de manière dispendieuse, mais qu’en outre, elle le faisait pour des raisons clientélistes et électoralistes ».
  • Sylvie Andrieux a vite proclamé que les subventions étaient attribuées « par les services administratifs de la région ». Et quand, au début de cette année, la brigade financière a interpellé plusieurs dirigeants associatifs et perquisitionné à l’hôtel de région, le président (PS) du conseil régional, Michel Vauzelle, s’est empressé d’annoncer que la collectivité se constituait partie civile dans l’instruction du juge Landou. Sans savoir que celui-ci avait pris de l’avance.

    Mais voilà bientôt deux ans que le juge Landou, magistrat discret et méthodique, reconstitue un stupéfiant puzzle : une galaxie d’associations gigognes aux noms passe-partout et aux buts incertains qui ont reçu des millions d’euros de subventions dont l’essentiel a été distrait de leur finalité sociale. Créées par un petit groupe d’individus influents dans les cités, toutes ont été subventionnées par la région au titre de la « politique de la ville » sans que jamais personne ne vérifie l’usage des fonds. Résultat : loin d’avoir servi à des actions d’insertion, ces sommes ont été détournées et leur trace se perd dans un labyrinthe de retraits d’espèces, de fausses factures et de dépenses personnelles-des ordinateurs jusqu’aux voitures de luxe.

    Roland Balalas balance les élus socialistes
    Le lampiste ne veut pas trinquer pour Vauzelle et Guérini.

    Dans la famille Balalas, la politique tient lien de sacerdoce.

  • Le père, Théo, ancien de l’OAS qui a connu le mitard pour ses activités pro Algérie Française, fondateur et candidat du Front National lors des législatives de 1974 à Marseille, a montré la voie et trône désormais à la tête de la commission des adhésions de la fédération du PS des Bouches-du-Rhône, en compagnie d’Alexandre Guérini, le frère de Jean-Noël, patron du Conseil Général et vrai boss de la rose locale.
  • Le fils, Roland, fonctionnaire territorial à la région depuis 1992, est depuis secrétaire général du groupe socialiste à l’Hôtel de la région Provence-Alpes-Côtes-d’Azur

    Rolland Balalas est le principal témoin à charge des pratiques occultes du PS phocéen. L’assistant de la députée Sylvie Andrieux avait la réputation d’un homme qui ouvre les portes. En livrant ses secrets à la justice, il a conduit au scandale.

    Secrétaire général du groupe socialiste au conseil régional Provence-Alpes-Côte d’Azur, ce militant actif et volubile, aux cheveux longs et à la barbe christique, était le pivot des attributions d’aides publiques aux associations dans les quartiers Nord de Marseille. Il était une figure du PS local dont les cités marseillaises où le socialisme a trouvé une terre d’élection.

  • Roland Balalas se décrit, dans ses pratiques au service de la fifille de sénateur, comme « l’interface politique entre les associations fictives et la région ».
    « Le fait d’aider abondamment les associations est le résultat d’une stratégie politique ; les vannes sont ouvertes en grand dans un but que l’on peut qualifier d’électoraliste et de clientéliste », a-t-il déclaré au juge Franck Landou, qui l’a mis en examen en juin 2008 pour « complicité de détournements de fonds publics ».
  • Suivait cette accusation, tranchante comme une lame de rasoir : « Mme Andrieux utilise sans discernement les fonds publics sans se soucier de ce qu’il y a derrière, juste pour sauvegarder ses intérêts électoraux et politiques. C’est-à-dire qu’elle se fout complètement de savoir si ce que l’on finance est bon ou pas, dans la mesure où ça augmente sa popularité dans les quartiers. »

  • En passant, Balalas décrit aussi les liens qui unissent la femme politique à un certain M. Same, à l’origine des associations soupçonnées d’escroquerie, et mis en examen. « [Il] était affilié à la droite et il a fait campagne contre Madame Andrieux dans le camp de Michel Bourgat », décrit Balalas. « Comme c’est quelqu’un qui avait fait le bordel (…) en 2001 contre elle, j’en ai parlé à Sylvie Andrieux qui préférait l’avoir avec plutôt que contre. La contrepartie de ce retournement était de lui verser les subventions qu’il demandait par le biais des associations citées plus haut et à l’origine desquelles il est. »
  • Balalas balance au juge

    Histoire de préciser sa pensée, R. Balalas explique : « C’est-à-dire que c’est le pouvoir politique qui a en fait décidé d’octroyer des fonds dès le commencement, puis de poursuivre par la suite dans le même sens, il était question de faire plaisir à M. Same. »

    En premier lieu Balalas accuse : « la quasi totalité des élus est au courant ». Ce qui mouille le président Vauzelle… qui ne peut ignorer que la circonscription de Sylvie Andrieux, certes située dans les quartiers les plus défavorisés de Marseille, bénéficie de 75 % du programme régional de la ville. Une manne céleste qui s’appelle revient…
  • Vauzelle se charge de gérer personnellement la délégation à la politique de la ville, jusque là confiée à Sylvie Andrieux : une manière de contrôler ce qui peut encore l’être.
    Ces détournements portant sur plusieurs centaines de milliers d'euros ont entraîné la mise en examen jusqu'ici de 14 personnes. Les associations, soupçonnées d'être des "coquilles vides", auraient demandé des subventions et reçu des fonds du Conseil régional, mais aussi du Conseil général des Bouches-du-Rhône, pour un total de l'ordre de 700.000 euros, selon une source judiciaire. Le nom de Mme Andrieux avait été cité par plusieurs organes de presse, en lien avec cette enquête.
  • Selon le président de la région PACA, la décision de suspendre la délégation dont S. Andrieux avait la charge a été prise pour que "l'enquête concernant un éventuel détournement de subventions au préjudice du Conseil régional se déroule dans des conditions nécessaires au respect des intérêts de la Région et de ses citoyens". Rappelant qu'il a déposé plainte, M. Vauzelle indique qu'il "attend de la procédure en cours qu'elle apporte, dans les meilleurs délais les éclaircissements indispensables pour que la justice passe et que la Région obtienne réparation du préjudice subi". La Justice a tranché...

    Parmi les personnes mises en examen dans le cadre de l'enquête en cours figure un fonctionnaire territorial du Conseil régional, qui a été suspendu. Le Conseil régional avait indiqué avoir saisi le parquet dès novembre 2007 dans cette affaire.

    Nono Guérini sent mauvais tout à coup

    Candidat battu à la mairie, Jean-Noël Guérini, baron des socialistes marseillais, boit la tasse.
    Le Conseil Régional, au centre des attentions, n’est pas la seule institution touchée.
    Proche de Sa Cynique Majesté Royal au moment de la Présidentielle, Guérini, président du Conseil Général, est menacé jusque dans son fief, par le scandale des subventions détournées. Même si, avec près d’un million de subventions votées et 400 000 euros effectivement versés, elle semble la plus flouée.


  • Le Conseil Général socialiste des Bouches-du-Rhône s’est contenté d’accorder 370 000 euros de subventions, pour n’en débloquer que 221 798,94 euros, selon une synthèse des policiers en date du 18 novembre 2008. Mais il l’a néanmoins fait en toute discrétion et complicité, via une délibération de sa commission permanente, qui s’est constituée partie civile le 9 février dernier dans le dossier.
  • Bonhomme, l’avocat duu CG13, Me Marc-Michel Le Roux, y voit aujourd’hui une « simple mesure de précation » et, selon lui, « les services du Conseil Général ont bien œuvré et ont été vigilants. Seuls 27 000 euros ont été versés aux associations de M. Same ». À croire que Me Le Roux a sauté quelques pages du dossier…

    Les amitiés marseillaises
    Un habitué des galéjades marseillais décrypte les trous de mémoire de Me Le Roux. « Que ce soit Le Roux l’avocat est significatif. Non seulement le CG veut avoir accès au dossier, mais ils ont pris un homme sûr ». Un ami personnel du patron des socialistes locaux, Jean-Noël Guérini, dit « Nono ».

    Dans la pittoresque fédération socialiste marseillaise, les abords du Conseil Général commencent à dégager une odeur forte qui ne doit rien au barbecue de sardines grillées…
    Les deux sont tenus par Jean Noël-Guérini !
  • dimanche 22 février 2009

    Le Parisien fait les comptes de Désirdavenir Royal

    L’amère Royal est-elle un beau parti ?

    Ne laissons pas cet article se perdre et disparaître… Autant que vous le conserviez dans vos archives, car si elle n’est pas comme nous menacée par la crise, nous le sommes et aurons peut-être un jour besoin, avec ou contre elle de désirer un avenir meilleur.

    « Nos comptes sont transparents », assure Monique Saliou

    Puisqu'elle n'a pas de fonction particulière au sein du PS et qu'elle n'est "que" présidente d'un Conseil Régional perdu dans le marais poitevin, d'où tire-t-elle l'argent qu'elle dépense sans compter?
    En effet, sans responsabilités au sein du PS, qui ne lui finance donc aucun local, considérant ses soutiens, et ne lui a pas renouvelé ses abonnements de journaux, l'amère Royal a dû faire preuve d’invention pour assurer ses arrières. L’ex-trésorière de l’association dirigée par Me Mignard, doir pourtant se fendre d’une explication de de texte des comptes. Elle déclare financer certains de ses voyages, lorsque par exemple elle se déplace en province pour aller voir des militants, mais restent ses allés et retours à Washington ou au Brésil qui ne le sont pas par elle.

    Qui paie ?

    Les militants de base, comme Pierre Bergé ? Il est admis qu’il a donné plus d’argent que la loi n’autorise : pendant toute la période qui va jusqu’à octobre 2008, il a effectivement versé des dons mais sans jamais dépasser la limite légale de 7 500 € par an. Le secrétaire d’Etat au Budget, Eric Woerth, garde des doutes, comme tout le monde, sur le financement des activités politiques de Sa Cynique Majesté Royal.

    Puisqu’elle ne tape pas sur sa propre cassette pour satisfaire ses ambitions personnelles, Le Parisien a s'est penché lui-même sur les comptes de la socialiste nantie et sur ses moyens de financement.

    Récapitulons les chiffres fournis par le quotidien...

    400.000 euros - le budget de la pompe à fric légale
    L'association, devenue formation politique, puis redevenue association de type loi 1901, vit des adhésions et des dons de ses adhérents. Elle finance donc une partie des voyages de la socialiste, selon Monique Saliou, on le sait.

    5.000 euros - le loyer payé par Pierre Bergé
    L'homme d'affaires loue un 150m² dans le VIe arrondissement qu'il "met à disposition" de l'équipe de Ségolène Royal, pour 3000€ par mois, selon Le Parisien. Mais son aide ne s'arrête pas là. Il finance aussi la socialiste par des dons mais toujours "dans le respect de la loi".

    5.397,83 euros - le salaire brut de la présidente de Poitou-Charentes
    C'est l'indemnité de fonction qu'elle touche de la part du Conseil Régional qu'elle préside, par téléphone et en passant.

    En revanche, rien n'est dit sur les sommes perçues par la future académicienne sur ses ventes en librairie. On affirme que 100.000 exemplaires du premier se sont écoulés : selon la police ou selon son entourage ? Et que son éditeur ne parie que sur 50.000 ventes du deuxième, le livre d'entretiens qui vient de sortir.

    Nous vous laissons le soin faire les totaux, mais l’opération est déconseillée aux smicards et aux cardiaques.
    Du 9.3, de la Guadeloupe ou d'ailleurs

    vendredi 29 février 2008

    PS sanctionné- Royal, favorable à plus de dette territoriale !

    Augmentation cachée de la dette plutôt que hausse territoriale de l'impôt
    En Poitou-Charentes, l'absolutiste Royal opte pour l'opacité sereine plutôt que pour la clarté juste. PaSiDupes a déjà signalé la crise de nerfs de Sa Sereine Majesté Royal en Région.
    Clash au laboratoire de la 'république du respect' de la région dont la candidate socialiste malencontreuse à la présidentielle est la reine. «Mépris des règles», «délit d’opinion», «humiliation» : Jean-François Fountaine, premier vice-président (PS) du conseil régional de Poitou-Charentes, ne décolère pas contre… S.S.M.Royal.
    Encore une mise au placard
    La présidente de la région est de plus en plus contestée. Elle vient de confisquer ses délégations aux finances à Jean-François Fountaine , tout en le maintenant à son poste, lors d’une mini-session exceptionnelle convoquée en début de semaine à Poitiers.
    L’examen du budget a permis de jeter un nouveau coup de projecteur sur les maîtrises personnelle comme des dépenses territoriales et les méthodes de celle qui brigue la tête du PS. Et ça fait peur…
    La présidente, favorable au recours à l’emprunt, donc à la dette
    , a refusé tout net de débattre et d’entendre les arguments de son premier vice-président en faveur d’un ajustement des impôts. Une différence d’appréciation que Fountaine pensait réglée, à partir du moment où il avait voté le budget.
    Mais en votant socialiste la région s'est placée sous le régime de la monarchie absolue. Royal a choisit de régler ses comptes et d'alourdir le déficit de sa Région en recourant à l'emprunt. Elle croyait maquiller d'un sourire cette crise d'autoritarisme et réussir son passage en force. «A moins qu’elle n’ait fait exprès, pensant que tout ça se ferait dans le calme», s'interroge Fountaine, soutenu par une majorité d'élus de gauche qui ont quitté avec lui l'assemblée. Dans le journal Sud-Ouest, S.S.M. Royal a justifié sa décision au nom «de la cohérence dans le pilotage de la région». Une 'cohérence' que Sa Sereine susnommée est probablement la seule à trouver 'juste'…
    Ni 'débat participatif', ni décision démocratique: S.S.M. Royal est-elle républicaine?

    Municipales, vote sanction du PS
    Voulons-nous de ça à Paris et les fédérations? Imaginez un instant qu'elle s'empare du PS. Combien de coups de force Rue de Solférino sur le modèle de l'éprouvette régionale? Quel régime de Terreur instaurerait-elle dans les rapports avec le gouvernement, avec toute la mauvaise fois souriante qu'elle a en réserve.
    A l'approche des municipales, Désirdavenir Royal et Jean-François Fountaine, très proche de Jospin, ont ainsi mis sur la place publique les dissensions au sein du PS qui réclame par ailleurs un vote sanction du gouvernement aux électeurs des municipales.

    Mais, outre que les socialistes eux-mêmes ont beaucoup à craindre pour leurs libertés internes, si la gauche se déchire en Région, comment les électeurs pourraient-ils leur confier plus de responsabilités ici et là sur le territoire national?

    L'autoritaire s'isole: elle a tranché dans le vif, en s'amputant d'une large part de ses soutiens. Fountaine s’inquiète, avec les Français en cette période électorale, «alors que les socialistes ont besoin d’être rassemblés» que Royal soit facteur de division partout où elle se trouve: dans sa famille biologique, en Région, au PS, partout.
    Vade retro Satanas.