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vendredi 31 août 2018

Metz : débouté du droit d'asile, un Marocain se coud les lèvres et entame une grève de la faim

Est-il sensé d'accorder le droit d'asile à des activistes dans leur pays ?

Or, ce Marocain débouté du droit d'asile entame une grève de la faim et se coud les lèvres

Le demandeur d'asile s'était montré particulièrement agressif, ce qui avait justifié son expulsion du foyer de Metz (Moselle) où il était hébergé. 

Mécontent, il a entamé une grève de la faim et s'est cousu les lèvres jusqu'à ce qu'un autre hébergement lui soit proposé.

Ce marocain de 31 ans était hébergé dans un foyer de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, placé sous la tutelle du ministère de l'Intérieur. Pour manifester son mécontentement, l'activiste politique s'est cousu les lèvres, un geste militant répandu parmi les migrants marocains.

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Campement de Blida à Metz, qui ferme et ré-ouvre sans cesse
Faut-il accueillir tous les migrants extrémistes et déséquilibrés ?
L'homme a rejeté les prises en charge des pompiers et de la police. Il s'est rendu devant l'ex-camp de migrants de Blida, à Metz. Après une nuit et des discussions avec les services de l'Etat et de la mairie de Metz, rendues un peu difficiles à cause des fils qui entravaient sa bouche, un autre hébergement lui a été proposé. "Pour des questions sanitaires et des questions de dignité", se justifie un représentant de l'Etat. 
L'individu a finalement accepté mercredi de s'alimenter de nouveau et de couper les fils qu'il s'était posés dans la journée.

L'activiste marocain suit l'exemple de Piotr Pavlenski, l'artiste qui provoque Poutine et demanda l'asile en France

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"L'actionniste" Piotr Pavlenski, dont la radicalité embarrasse le pouvoir, a fui la Russie après avoir été interrogé par la police, qui l'accuse de violences sexuelles.

Résultat de recherche d'images pour "Piotr Pavlenski clou"
Connu pour ses performances radicales, l'artiste est désormais en France depuis le début 2017, alors qu'il est accusé de violences sexuelles sur une comédienne en Russie.  Ni Marie Laguerre et les Effrontées, ni Osez le féminisme et Caroline de Haas, ni Marlène Schiappa ne s'en sont émues...
L'individu risque dix ans de prison ferme dans son pays et il s'apprête à  demander l'asile politique  en France, affirme son avocate.

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En Russie, l'opposant politique à Poutine s'est cousu les lèvres, durant le procès des Pussy Riot en 2012
Il s'est également enroulé nu dans du fil barbelé devant l'Assemblée législative de Saint-Pétersbourg.
Il s'est aussi cloué le scrotum devant le Mausolée de Lénine sur la Place rouge, en 2013.
Image associée

Dans la nuit du 15 au 16 octobre 2017, Piotr Pavlenski a mis le feu à l'entrée d'un bâtiment de la Banque de France à Paris lors d'une performance baptisée "Eclairage".

Arrivé à Paris le samedi 14 janvier, cinq mois plus tard,, le 4 mai 2017, le Pétersbourgeois a obtenu l'asile en France avec sa compagne et leurs deux enfants. Décision du ministre de l'Intérieur Matthias Fekl et du président François Hollande. Lien PaSiDupes

dimanche 4 septembre 2016

Un attentat aurait été déjoué à Metz: réalité ou fantasme politicien ?

Le quotidien marocain Assabaha assure que la France a échappé à un nouvel attentat

Deux Marocains, expulsés de France la semaine dernière, auraient préparé des attaques dans des lieux publics à Metz
(Moselle)

C'est ce qu'un quotidien marocain révèle
alors que Cazeneuve n'a pas bondi sur l'occasion pour affirmer sa détermination et sa maîtrise de la situation. Et inutile de dire, élément de langage qui a déjà beaucoup servi, qu'il s'agit de "radicalisation récente" et de "déséquilibrés".

La France a-t-elle échappé à un nouvel attentat ?
 
A en croire Assabah, le journal privé arabophone, deux Marocains, Redouane Dahbi et Ayyoub Sadki, expulsés de Francele 26 août, à "la demande des autorités marocaines"pour cause de radicalisation, alors qu'ils  projetaient des attentats.

Le quotidien Assabah assure que les services de sécurité du royaume ont "sauvé la France d'un coup fatal
".
Soirée Féria (13 août 2015)
Et de citer un restaurant du centre-ville et une boîte de nuit fréquentée par des homosexuels, L'Endroit, à MetzCe qui ne semble être que la reprise du scénario de l'attentat contre une boîte nuit gay à Orlando (Etats-Unis), qui avait fait 50 morts mi-juin.

"Les investigations des services de sécurité marocains ont révélé qu'ils voulaient frapper la place de la République, en plein cœur de Metz" (photo ci-dessous), affirme le quotidien Assabah sans toutefois mentionner la source de ses informations. Selon le journal, les deux hommes préparaient des attaques à l'arme à feu sur le même mode opératoire que les attentats de Paris, en novembre 2015. 

Ils prévoyaient aussi des attaques à la voiture bélier en fonçant dans la foule, comme à Nice (Alpes-Maritimes) "avec pour objectif de faire le plus grand nombre de victimes" au nom du groupe Etat islamique.


Une "menace grave"

L'EI avait promis de leur fournir les moyens nécessaires pour commettre ces attentats. Les armes en particulier devaient servir à attaquer des lieux fermés publics, fréquentés par la jeunesse, ajoute Assabah. 
Pendant la dernière semaine des vacances, la ville de Metz organisait en effet sa traditionnelle fête de la Mirabelle où elle fait la promotion du célèbre fruit d’or lorrain. Le maire socialiste, Dominique Gros, avait annoncé le maintien des festivités malgré la menace mais avait – avec la préfecture de Moselle – considérablement relevé les dispositifs de sécurité : fouille de spectateurs, renforcement des effectifs, appel à la sécurité privée, dispositif anti-intrusion de véhicules, mobilisation plus forte des secours notamment.

Les deux hommes voulaient
mettre leur plan à exécution "la dernière semaine des vacances d'été". Expulsés le 26 août, ces deux ressortissants marocains de 19 et 26 ans, dont un fiché S, représentaient une "menace grave," explique un communiqué du ministère de l'Intérieur, 
après révélation marocaine.
Le fiché S vivait dans la rue de Paris à Metz (Moselle), un quartier situé à quelques pas du campus de l’Université et du centre-ville de la cité messine. Les deux suspects occupaient chacun un appartement d’un immeuble dont l’un était déclaré inoccupé.  Le contenu des ordinateurs et des documents ont permis de confirmer les doutes et de procéder à la mesure d’expulsion vers le Maroc.
La presse française diffuse la version officielle que son homologue marocain ne corrobore pas. La police de Cazeneuve a-t-elle 
été mise sur la piste de ce duo radicalisé grâce au signalement de riverains inquiets de voir une activité suspecte autour de ces deux appartements ou la police marocaine était-elle sur la piste de ses deux ressortissants djihadistes sur le territoire français  ? 
Beauvau assure que l'extradition a eu lieu dans le cadre de l’état d’urgence et qu'une perquisition administrative a été menée par les forces spéciales.
La Place Beauvau avait annoncé des "expulsions" (ou extraditions ?) par un communiqué rendu public vendredi 26 août, sans fournir plus de précisions. "En parallèle, le "fiché S" a adhéré à une large campagne d'incitation auprès des partisans de Daesh pour exécuter des opérations terroristes d'envergure au Maroc prenant pour cible des secteurs vitaux et les différents services de sécurité", explique désormais le ministère.

Partisan d'un islam modéré et très en pointe dans la lutte contre le djihadisme,
le Maroc a été épargné par des attentats meurtriers ces quatre dernières années, contrairement à la France et d'autres pays. Le royaume avait été frappé dans le passé quand des attaques avaient fait 45 morts à Casablanca en 2003 et 17 morts sur un site touristique de Marrakech en 2011. Les autorités marocaines ont multiplié ces derniers mois les annonces sur le démantèlement de cellules liées à Daesh et l'arrestation de recruteurs présumés pour le compte de ce groupe ultra radical.

L'État marocain a quant à lui annoncé sa prise en charge de deux ressortissants, précisant que les deux hommes "radicalisés et expulsés de France le 26 août projetaient de commettre des attentats d'envergure au nom du groupe terroriste Daesh en France et au Maroc".
Une confusion liée à un flou artistique qui pourrait cacher un loup... Des précisions qui se contredisent ou ne veulent rien dire mais qui peuvent donner à penser qu'il s'agit d'une opération de comm' visant à donner des gages d'action du gouvernement français. Pourquoi en effet reconduire à la frontière des terroristes islamistes dangereux, au risque de les voir resurgir sur le territoire français, plus déterminés qu'en août et mieux aguerris ?

Une dernière question...

Pourquoi ce journal marocain en langue arabe  insert-il des photos de femmes légèrement vêtues en dernière page de ses éditions?


Un effet pervers du port du burkini ?

 

mercredi 23 janvier 2013

Mélenchon lance sa "campagne contre l'austérité" de gauche

Le Front de gauche ouvre les municipales 2014 à Metz 


Mélenchon dans son spectacle d'ombres chinoises  cubaines



Le "lider massimo" du Front de gauche lance sa "campagne contre l'austérité" 



Lors d'un meeting mercredi soir à Metz, au coeur de la Lorraine sidérurgique, les têtes d'affiche de l'extrême gauche, le vitupérant coprésident du Parti de gauche (PG) et le secrétaire national falot du PCF,  Jean-Luc Mélenchon et Pierre Laurent ouvrent les hostilités avec les partis au pouvoir.

Ce sera à partir de 19 heures, 
au parc des expositions de Metz, 
rue de la Grange-aux-Bois.

" On n’a pas cherché un lieu pouvant rassembler des gens en masse, mais plutôt un lieu symbolique de ce que l’on veut d’abord mettre en avant : l’emploi et l’industrialisation ", a confié Éric Coquerel, secrétaire national du Parti de gauche. " C’est une terre ouvrière, une terre de luttes mais aussi de souffrances. Le message, c’est que nous n’acceptons pas la petite musique du renoncement."

Alors que mercredi matin une dizaine de salariés CFDT de Florange ont tenté de s'enchaîner aux portes de Matignon avant d'être reçus au siège du PS par le premier secrétaire Jean-Philippe (Harlem) Désir, tandis que le président Hollande a tenu les grilles de l'Elysée closes,  ce sont également des sidérurgistes du site d'Arcelor-Mittal de Florange qui ouvriront la réunion publique.

Seule une petite délégation a finalement été admise en fin de matinée par le conseiller social de François Hollande, Michel Yahiel, pour lui remettre une pétition en faveur de la nationalisation du site.


Le Front de gauche a invité les syndicalistes à Metz

Mais seule la CGT a répondu présente, selon les uns
 
C'est le secrétaire général de la CGT de Florange, proche du PCF, Lionel Buriello, qui interviendra au Parc des expositions où se tient le meeting.

Jean-Luc  Mélenchon s'est de nouveau attiré les foudres des socialistes en jugeant dans la presse que la chancelière Angela Merkel "tient le guidon" alors que "Hollande pédale. C'est tout ce qu'il a le droit de faire".
D'autres assurent que des syndicalistes de SUD 
ouvriront le meeting, avec des salariés en grève d’AcelorMittal, de Virgin et de Sanofi .

Le sénateur PS Luc Carvounas a riposté en l'accusant d'aller vers "des sommets de la démagogie et du populisme"
Il a demandé au PCF de se désolidariser des attaques de son tribun contre  François Hollande dont le PS ne supporte pas qu'il puisse être fustigé.
"En s'attaquant une nouvelle fois au président de la République (...), Jean-Luc Mélenchon dépasse les bornes !", s'est exclamé le maire d'Alfortville, pour qui l'ex-candidat à la présidentielle "poursuit son échappée vers les sommets de la démagogie et du populisme, au service de sa seule ambition personnelle".
Le sénateur Carvounas s'était révélé l'homme-lige de Manu Valls en assumant la défense du premier ministre de l'Intérieur qui ait jamais livré un ressortissant français à l'Espagne,  Aurore Martin (Lien PaSiDupes)

Interrogé par i>TELE sur les mêmes propos de l'eurodéputé Mélenchon, le député PS Jean-Christophe Cambadélis a assuré qu' "il a été déjà plus habile dans ses caractérisations. Je crois qu'il se trompe, il n'y a pas le Merkoland comme il y avait le Merkozy".

Les communistes sentent un relent d'anti-communisme...
Loin de se désolidariser, Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, qui doit conclure le meeting, a déclaré "partager l'idée que le couple franco-allemand est trop sous la domination d'exigences financières et économiques de l'Allemagne".
"Le PS doit admettre que dans la gauche il y a un débat d'orientation", a ajouté Pierre Laurent.

"Dézingueur en chef !", a lancé Eric Coquerel, secrétaire national du PG à l'adresse de Carvounas. Les propos de "Carvounas ont un relent d'anticommunisme", s'est-il plaint.

La question du redressement industriel devient une question centrale

Au meeting de Metz, Pierre Laurent veut "envoyer le signal" de la réindustrialisation.

Myriam Martin (gauche anticapitaliste), Christian Picquet (Gauche unitaire) et Clémentine Autain (Fédération pour une alternative sociale et économique) devraient également prendre la parole.

Après avoir défilé fin septembre "contre l'austérité" de gauche, puis proposé, au moment de la préparation du budget 2013, un "contre-budget", , au cours de cette réunion publique, le Front de gauche présentera ses "25 premières mesures pour changer d'orientation".

"Augmentation du SMIC à 1.700 euros brut", instauration d'un salaire maximum, mise en place de "nationalisations démocratiques au service de l'intérêt général", retraite à 60 ans, blocage des loyers pendant deux ans, limitation des CDD, mesures pour "l'expansion des services publics" etc, figurent parmi celles-ci, qui reprennent des propositions de la campagne présidentielle du FG.

Des propositions que le sénateur Pierre Laurent entend "mettre sur la table" au Parlement.

Quelles suites à ce coup d'envoi ? 
Un autre meeting est prévu le 13 février à Rouen, non loin de la raffinerie Petroplus de Petit-Couronne
Le FG est aussi séduit par l'idée de mettre en place des "marches" et veut par ailleurs "redynamiser ses assemblées citoyennes".



jeudi 10 février 2011

2007-2011: nouvelle crise des magistrats

Les magistrats se sont fait moucher: se sentiraient-ils morveux ?

Bien qu'ils se retranchent derrière la séparation des pouvoirs pour protester de leur indépendance, il appert que nos fonctionnaires de justice sont très politisés.


Quelques milliers de syndiqués partout en France — magistrats, avocats, greffiers, travailleurs pénitentiaires et même policiers —, ont tenu à exprimer leur appartenance politique
. Ils ont manifesté à Nantes entre le palais de justice et la préfecture, avec des banderoles dramatiques : "Hier ignorés, aujourd'hui méprisés, demain sanctionnés".
Nantes est la région bénie du polygame Liès Hebbadj.

Le Monde est-il justifié à y voir " un mouvement sans précédent " ?
La presse de gauche tient absolument à amplifier l'accès cyclique d'irritabilité de la magistrature, mais il y a un précédent à cette action.
Selon les syndicats, cent soixante-dix juridictions sur les 193 que compte le pays ont été affectées par la grève des audiences, un mouvement entamé il y a une semaine et qui s'est transformé en épreuve de force entre le pouvoir exécutif et l'autorité judiciaire.
C'est faire peu cas en effet de la réforme de la carte judiciaire

Menée par Rachida Dati, Garde des Sceaux, la réforme de la justice avait provoqué un mouvement de protestation de grande ampleur dans un secteur réputé particulièrement conservateur. Malgré leur objectivité bien connue, les magistrats avaient fait l'amalgame entre regroupements et suppressions de tribunaux et défendu leurs postes contre la rationalisation du système judiciaire longtemps attendue et toujours reportée .
Le 23/10/2007, les mêmes syndicats, l'USM (Union syndicale des magistrats) et le SM (Syndicat de la magistrature) appellèrent à se mobiliser contre la politique du "tout sécuritaire" et "tout carcéral" de la Garde des Sceaux. Les syndicats dénoncaient notamment la décision de la Garde des Sceaux d'une enquête interne dans l'affaire du suicide d'un mineur à Metz, qui a conduit à des auditions de magistrats en charge du dossier. Ainsi, en 2007 déjà, contrairement à l'affirmation du Monde, les magistrats avaient déjà eu un réflexe similaire d'auto-protection.

Ils ont été sensibles au reproche de laxisme que le Chef de l'Etat leur a adressé

Susceptibles comme des pucelles effarouchées dans leurs robes noires,
ils ont manifesté le jeudi 10 février pour protester et se disculper en accusant un manque de moyens pour la justice.
La technique est bien rôdée par les professeurs.
Le non suivi judiciaire d'un repris de justice de Nantes, du récidiviste Tony Meilhon, suspecté d'avoir sauvagement tué Laëtitia Perrais, 18 ans, et d'avoir démembré son corps, avait indigné la France entière et le président de la République s'était fait le porte-parole de la population en s'interrogeant sur d'éventuelles "fautes" de magistrats et de policiers. Nicolas Sarkozy, qui devait intervenir dans la soirée sur TF1, avait promis des "sanctions", si nécessaire, sans attendre le résultat des inspections sur les responsabilités dans ce dysfonctionnement.

Crime de lèse-majesté judiciaire

Les fonctionnaires de justice ne supportent pas que puissent être envisagées des fautes et des sanctions, tant ils se jugent infaillibles et au-dessus des lois.
La quasi-totalité des tribunaux et cours d'appel a donc organisé des assemblées générales et décidé à la quasi-unanimité des présents de renvoyer les audiences non urgentes au moins jusqu'à jeudi soir, c'est-à-dire à pénaliser les justiciables en ajoutant du retard aux délais déjà importants pour qu'une affaire vienne en séance.

Une solidarité corporatiste préjudiciable aux justiciables

L'infaillibilité du pape s'étend-elle aux juges ?
Les juges ne tiennent leur pouvoir de dieu, puisqu'ils sont supposés rendre la justice au nom du peuple et dans un état laïc, ni du peuple, puisqu'ils ne sont pas élus. Bien qu'ils se cooptent entre eux, comme des dockers du port de Marseille ou d'ailleurs, ils pensent ne pas être sujets à l'erreur.

Or, le Président de la République leur a rappelé qu'ils sont d'essence humaine
et envisagé qu'ils pourraient être responsables, parce que faillibles, à leur insu !

Les magistrats de la Cour de cassation, la plus haute instance judiciaire française, se sont crus obligés de manifester leur solidarité aux autres.

Bien qu'ils n'aient pas de raisons de se sentir menacés, ils ont publié un communiqué qui s'élève contre les notions de fautes et de sanctions et s'en prend à l'élu du suffrage universel. Ils prêtent au Chef de l'Etat des intentions qu'ils : " Les magistrats de la Cour de cassation manifestent leur très vive préoccupation face aux réactions et déclarations récentes qui, avant même que soient connues les conclusions des enquêtes en cours, tentent d'imputer a priori la survenance de ce drame à des fautes professionnelles ", dit le communiqué.

Les hauts magistrats confirment qu'ils ne sont pas libres, car "solidaires avec [de] tous ceux qui, dans un contexte de pénurie, assurent quotidiennement le fonctionnement des juridictions et des services".

Un écart, de la part de cette instance sensée s'abstenir de toute polémique et débat politique public pour conserver sa crédibilité dans les questions de droit qu'elle tranche en dernier ressort.

Les juges sont donc également solidaires de l'ensemble des Français qui souffrent de la pénurie que la crise économique internationale fait peser sur la population:
comment pourront-ils juger sereinement des affaires aux implications sociales auxquelles s'appliquent aussi le droit de la République ?

jeudi 22 juillet 2010

Tiens, on a un bébé au frigo ! La mère, mise en examen

Le « déni de grossesse » stimule et fait des émules

Encore un bébé au freezer

Le 6 juin 2010, le corps d'un nouveau-né a été découvert dans le congélateur d'un appartement à Metz.

La maman de 38 ans, dont l'identité n'a pas été révélée, a été mise en examen après la découverte pour "homicide volontaire sur mineur de moins de 15 ans" et placée sous contrôle judiciaire, a précisé le procureur de la République de Metz, Rémy Heitz.
Une autopsie complétée
par des examens d'anatomo-pathologie ont établi que le bébé était viable à la naissance, qui remonterait à la mi-mai, selon une source proche du dossier.
Le corps du nouveau-né avait été découvert congelé, "soigneusement emballé" dans un plastique, par un ami de la mère venu faire le ménage dans l'appartement alors que celle-ci était hospitalisée.

Nous avons échappé de peu au bac à glaçons

«Le déni de grossesse peut concerner toutes les femmes»

Gaëlle Guernalec Lévy, journaliste au magazine «Parents» et écrivaine, a enquêté sur ce phénomène méconnu… Elle aussi a ses « révélations » sur le déni de grossesse. Comme il se doit, elle « décrypte » un phénomène jusque-là méconnu du grand public et récemment médiatisé dans l'affaire dite des «bébés congelés».

Gaëlle Guernalec-Lévy a répondu à des questions de lectrices de 20minutes.fr et ça donne ça «(le 20 mars 2007):


Pourquoi une enquête sur le déni de grossesse? N’est-ce pas un phénomène marginal?

Pas tant que ça. Il y a très peu d’études sur le sujet, mais on estime qu’il y a 1 à 3 cas pour 1.000 naissances en France, soit 800 à 2.400 dénis de grossesses par an. On comptait à peu près autant de morts subites du nourrisson jusque dans les années 1990. Lorsque la piste criminelle a été rejetée – on a longtemps cru que les bébés étaient victimes d’infanticides – et qu’une campagne de prévention a été menée, la mort subite a reculé de 75%.

Le déni de grossesse aboutit-il toujours à la mort du bébé?

Bien sûr que non! Le néonaticide est une issue mineure, qui concerne moins de 10% des dénis de grossesse. Malheureusement, seules les affaires qui se terminent mal sont médiatisées, comme l’affaire Courjault.

Vous pensez qu’il s’agit dans ce cas d’un déni de grossesse? Il y a pourtant eu trois néonaticides… [hyper chic, ce mot]

Cette affaire est particulière du fait de la récidive. Mais elle présente des signes typiques du déni de grossesse: Véronique Courjault a été vue en justaucorps et en maillot de bain alors qu’elle était à sept mois de grossesse. Ses proches n’y ont vu que du feu. On ne peut pas être simplement dans la dissimulation à ce stade. Il y a un refus inconscient de se savoir enceinte, d’où l’absence de symptômes et de modification corporelle.

Mais comment est-ce possible?

Ces bébés sont comme de petits passagers clandestins qui, ne se sentant pas les bienvenus, joueraient à cache-cache entre les organes de la mère, s’allongeraient le long de la colonne ou se rouleraient en boule, très haut dans la cavité abdominale. La maman prend peu de poids et peut continuer à avoir ses règles. Soit parce qu’elle prend toujours la pilule, qui provoque des menstruations artificielles, soit parce qu’une partie de la muqueuse utérine se dégrade pendant la grossesse, sans conséquences pour le développement du fœtus.

D’où leur surprise quand elles accouchent…

C’est une véritable sidération. Certaines pensent qu’elles ont une bonne gastro et se retrouvent avec un bébé dans les bras. L’issue est souvent heureuse – le mari s’en rend compte et le couple file à l’hôpital pour cette naissance surprise – mais parfois malheureuse: la femme, isolée et paniquée, pense que l’enfant est mort et le met dans un sac, provoquant l’asphyxie. D’autres accouchent sur la cuvette des toilettes et n’ont pas le réflexe de retirer le bébé de l’eau. Dans la majorité des cas, le bébé meurt d’un défaut de soins et non d’un geste de la mère. Il faut comprendre dans quel état se trouve cette dernière. Comment concevoir que cet enfant existe alors qu’il n’a pas été investi pendant toute la grossesse?

Quels sont les facteurs d’un tel déni?

Ils sont plus nombreux qu’on ne croit. Le déni de grossesse peut concerner toutes les femmes, jeunes, moins jeunes, issues d’un milieu social aisé ou défavorisé. Surtout, il ne résulte pas forcément de troubles psychiques graves. Le déni peut survenir après une première grossesse, comme si le deuxième enfant profitait du passage du premier pour se glisser en douce dans son sillage. Il peut aussi se produire car la femme se pense stérile et est à mille lieues de se croire enceinte. Ou bien encore parce qu’elle souhaite inconsciemment vivre une grossesse non médicalisée. Il y a bien sûr des motifs plus graves: la venue d’un enfant peut être perçue comme un danger s’il est le fruit d’un adultère ou d’une relation non tolérée par la famille ou bien s’il est tout simplement de trop.

Quel traitement la justice réserve-t-elle à ces femmes?

Il est tout à fait inadéquat. Depuis 1994, la notion d’infanticide a été retirée du code pénal et remplacée par «homicide volontaire sur mineur de 15 ans», passible de la perpétuité. Même si leur peine de prison va rarement au-delà de dix ans et couvre souvent la détention provisoire, c’est très cher payé. La justice a encore une vision morale des choses et cherche à punir ces meurtrières d’enfant, qui auraient très bien pu avorter. Encore faudrait-il qu’elles aient eu conscience d’être enceinte avant le délai légal d’avortement. Tant que le déni de grossesse ne sera pas reconnu comme une vraie pathologie, on enverra encore des femmes en prison sans raison.

On ne compte plus les bébés congelés

- Véronique Courjault est le premier cas médiatisé – aussi pathologique que pathétique – qui a laissé la France sidérée, mais la liste de ses consoeurs est maintenant longue (et non exhaustive...). Le mari Courjault avait découvert le petit corps le 23 juillet 2006.

Nous avons une pensée pour les bébés de:
- Valérie Le Gall, à St Brieuc, jugée en même temps que Véronique Courjault, pour une autre affaire d'infanticide (mars 2008-juin 2009) Huit mois de prison.
- Dans l'Aude , une trentenaire déclara aux gendarmes (juin 2010) qu'elle ignorait être enceinte - bébé congelé – né viable.
- Une mère de quatre enfants à Toulouse, âgée de 39 ans, qui a reconnu avoir étouffé son bébé à la naissance en 2004, puis l'avoir congelé.
- Et aux autres.

mercredi 3 mars 2010

Le PS lorrain refuse le droit d'ingérence à ses voisins européens

Masseret, président socialiste sortant se fâche contre ses voisins étrangers
Le PS ne reconnaît pas le droit d'ingérence aux autres

=> "On aura une explication", a menacé Jean-Pierre Masseret (PS)

Le président sortant de Lorraine n'a pas supporté la présence Jean-Claude Juncker, Premier ministre luxembourgeois, et Peter Müller, Ministre-président allemand de Sarre, au meeting -ci-dessus)de soutien à Laurent Hénart (ci-contre avec Laurent Wauquiez, 1968, IEP, ex-UDF, radical associé à l'UMP) lundi dernier à Metz. "Le Premier ministre luxembourgeois et le président de Sarre sont assez grands pour savoir ce qu'ils ont à faire. Mais si je conserve la présidence de la région, c'est sûr, on aura une explication", a déclaré l'ex-inspecteur principal des impôts (1944).

=> Masseret, européen, mais point trop...

Candidat fébrile à sa propre succession aux élections régionales de mars prochain, le président sortant du Conseil Régional de Lorraine s'en est pris aux deux hommes politiques européens dont il dénie le droit d'ingérence dans la campagne locale.
Le socialiste français a également précisé qu'"avec le Luxembourg et la Sarre, nous sommes des partenaires, nous travaillons bien, j'apprécie les relations que nous avons, mais nous ne sommes pas un seul pays".

L'UMP s'indigne de l'hostilité socialiste envers de partenaires européens

De son côté, l'UMP dénonce les menaces du président PS et les qualifie de "dérapage inacceptable qui mérite des excuses".
L'intolérance xénophobe de Masseret fait ainsi monter d'un cran la tension entre la droite et la gauche en Lorraine.


En savoir plus sur Masseret

=> secrétaire d'État aux Anciens combattants auprès du ministre de la Défense, dans le gouvernement Lionel Jospin, de 1997 à 2001, mais n'est pas visiblement favorable à la réconciliation franco-allemande.

=> Le sortant ne peut nier son appartenance à la franc-maçonnerie: il a été président de la Fraternelle parlementaire, qui réunit les francs-maçons de l'Assemblée nationale, du Sénat et du Conseil économique, social et environnemental.

=> Partisan du « non » au Référendum français sur la constitution européenne, cet élu socialiste s'est mis en marge de la majorité du PS formée au congrès de Dijon et a signé la contribution Pour une alternative socialiste avec Henri Emmanuelli, mentor de Benoît Hamon, à la gauche du PS.

=> En avril 2004, le socialiste Masseret, ancien maire d'Hayange, fut élu président du Conseil Régional de Lorraine à la faveur d'une triangulaire, avec 48,41% des suffrages dont les voix du FN.

=> Le 24 février 2010, L'Expansion publie le classement des présidents de Conseils Régionaux selon la qualité de leur gestion : Jean-Pierre Masseret figure en 20e position sur 21.
Le magazine économique pointe la Lorraine: « la deuxième région la moins bien gérée de France est pénalisée par le poids de sa dette et la faiblesse de ses investissements », alors qu'elle était 12e au début de son mandat, en 2004. Masseret fut pourtant inspecteur principal des impôts...


Avis aux électeurs lorrains amateurs !

mardi 26 janvier 2010

Marche de Woippy: en hommage aux voleurs de scooter

Traitement politique de l'actualité sur France Info
Compte-rendu de France Info: point de vue des quartiers ?

C'est se faire des illusions que de croire que l'ensemble de la banlieue -même populaire- serait désireuse de rendre hommage à ceux qui leur rendent la vie difficile. Mais la radio de service public n'est pas la moins populiste.

France Info, sur son site, écrit: « La marche organisée hier soir [20 janvier] à Woippy en Moselle, en hommage [sic] aux trois garçons [des adultes et des électeurs...] de 18 à 20 ans, victimes [re-sic] la nuit précédente d’un accident de scooter, alors qu’ils étaient (pour)suivis par la police municipale, a tourné court. » (LIRE PaSiDupes) Des 'garçons', jeunes 'victimes innocentes d'une police depuis longtemps répressive, mais depuis peu assujettie au 'chiffre' !

=> A l'issue de la cérémonie, les proches du défunt se sont rassemblés au centre socio-culturel et sportif du quartier du Roi - où réside la famille de la victime - "afin d'évoquer la mémoire de Malek", a indiqué un animateur du centre socio-culturel qui n'est en rien responsable des troubles consécutifs au rassemblement qu'il a initié.

France Info poursuit. "Des dégâts, alors que la manifestation avait commencé dans le calme, rassemblant 200 personnes, à l’endroit où les trois jeunes [adultes] ont été projetés [quasiment par leurs poursuivants] de leur scooter [à trois -120 kg- sur le même] après un virage manqué [permis de conduire ? excès de vitesse ?]. L’un d’entre eux, 19 ans, est mort sur le coup.
Les deux autres se trouvent toujours dans un état critique au CHU de Nancy-Brabois. »


=> Le maintien de leur anonymat est un choix politique absurde de France Info. Ailleurs, « on » rompt le silence: "Hommage à Malek [Saouchi, 19 ans, Woippy], espoir pour Josua [Koch, 20 ans, Woippy] et Nabil [Bouafia,19 ans, venu de Metz]" et à l'endroit de l'accident, plusieurs bouquets avaient été disposés et des cierges allumés, peut-on lire: il ne sert donc à rien de faire de la rétention d'information.

Si vous (pour)suivez (...la lecture de l'article), vous apprenez tout de même que «selon la police [ne nous laissons donc pas abuser...], les garçons [ils sont majeurs] roulaient à trois, sans casques, sur un scooter sans phare, signalé "volé". Les policiers auraient [pas sûr ?] alors décidé de les suivre - le procureur de la république refusait hier de parler de "poursuite"- [mais peut-on croire un procureur, n'est-ce pas ?].

Donnons d'abord la parole au maire, décide France Info

« C’est en prenant la fuite que les trois jeunes auraient raté un virage et terminé leur course dans un lampadaire. "Il n’y a pas eu de choc entre le scooter et la voiture de police", a pris soin de souligner le procureur. "Les policiers ont respecté les consignes qui leur avaient été données pour ce type d’intervention", selon François Grosdidier, député-maire (UMP) de Woippy. »


Pour mieux le contester ensuite
Cette distribution de la parole est enseignée dans les écoles de journalisme: l'avantage reste toujours au dernier qui a la parole, mais, face à Eric Besson, le jeune « garçon » Peillon-la-honte, dans sa paranoïa, a fait semblant d'être victime de ce privilège-là dans l'émission de France 2, qu'il a préféré boycotter pour faire, de son propre aveu un "coup médiatique. Fair play ? (Lire PaSiDupes )

"Pourtant [vous étiez prévenu(es)] hier soir, on [c'est qui ça ? Un anonyme comme il en rode tant autour de la presse...] restait sceptique [tu m'étonnes !] dans le quartier du Roi, l’une des 22 [pas mal...] zones urbaines sensibles [traduction: 'zone de non-droit'] de la Moselle, aux abords de Metz. Plusieurs attroupements en marge de la marche silencieuse ont donc dégénéré [un 'attroupement' qui dégénère ?]. Les incidents ont pris fin vers 23h00, lorsque les forces de l’ordre les ont dispersé[s] avec des chiens, après une vingtaine de minutes d’échanges de jets de pierre et de grenades. Bilan : une vingtaine de véhicules, dont un autobus, une pelleteuse et des camions de la direction départementale de l’équipement ont été incendiés, une cabine téléphonique retournée, une école de la deuxième chance partiellement saccagée et l’éclairage public du quartier hors service... [La violence des policiers n'a donc pas de limites ?]

Les 'incidents' ?

Ce n'est pas France Info qui le dit (auto-censure oblige ?)

« Et les gendarmes mobiles positionnés près du commissariat ont été caillassés à l'issue de la manifestation qui a réuni quelque 200 personnes, a constaté un journaliste de l'A*P. »

Qui a dit « zone de non-droit »?
"Les sapeurs-pompiers ont tenté d'intervenir mais ils ont dû rebrousser chemin face, semble-t-il, à la colère des manifestants. Les services d'incendie et la police n'intervenaient "pas pour l'instant car nous risquons de tomber dans un guet-apens", avait même déclaré à l'A*P un responsable policier dans le dispositif. Des habitants criaient tandis que de l'habitacle de plusieurs voitures stationnées alentour s'échappaient des flots tonitruants de rap. Des policiers anti-émeutes étaient disposés en nombre aux abords d'un commissariat. Le préfet de la Moselle et de la Région Lorraine Bernard Niquet était sur place. » Provocateur ?

Conclusion de France Info
Une cinquantaine de policiers et de gendarmes mobiles ont continué de patrouiller pendant la nuit. [Et les parents avaient enfin fait rentrer leurs 'garçons' à la maison ? Terrorisés, bien évidemment]

Les autres informations que France Info ne diffuse pas

« Pourtant, le procureur a relaté la scène qui serait un accident de la route sans contact avec le véhicule de police alors que les jeunes ne portaient pas de casques, roulaient sans papiers en allant vite sur un scooter volé non éclairé... "Les policiers -qui ont été placés en garde à vue pour les nécessités de l'enquête- ont entamé le suivi du scooter qui a pris la fuite en empruntant un sens interdit, dans un secteur non couvert par une vidéo-surveillance. Quelque 800 mètres après le début de ce 'suivi' -le procureur a refusé d'employer le terme de "poursuite"-, les passagers du deux-roues ont perdu le contrôle de leur machine dans un virage". Violemment projetés sur la chaussée, "ils ont percuté le trottoir" et un lampadaire, a-t-il ajouté. L'un des trois jeunes est mort sur le coup d'un enfoncement de la boîte crânienne en dépit des soins intensifs que lui ont apportés les sapeurs-pompiers.
"Il n'y a pas eu de choc entre le scooter et la voiture de police", a encore relaté le procureur. "L'état des deux véhicules, qui ont été saisis pour être expertisés, semble corroborer cette version", a-t-il expliqué. Il a annoncé qu'il allait faire procéder à des investigations "extrêmement minutieuses". "Les policiers ont respecté les consignes qui leur avaient été données pour ce type d'intervention", selon le député-maire (UMP) de Woippy, agglomération d'environ 15.000 habitants située à la bordure Nord de Metz. "Ils ont mis en marche leur gyrophare mais n'ont pas pris de risques inconsidérés en tentant d'interpeller" les trois jeunes, a affirmé l'élu. »

Le service public choisirait-il ses sources ?

Invité de France Info -et présent (!)- ce matin, Peillon-la-honte (lire PaSiDupes) n'a pas dénoncé la « servilité » du service public à la pensée unique.


Hommage à France Info ...

lundi 17 mars 2008

2° tour des municipales 2008 : le MoDem fait battre la droite

La gauche s’approprie une victoire partagée
Il s'agit de savoir comment les villes d’Amiens, Asnières, Caen, Reims, Saint-Etienne et Metz sont passées à gauche au second tour des municipales dimanche.

Amiens : le socialiste Gilles Demailly n’atteint 56,21% contre le maire sortant DvD, l'ancien ministre Gilles de Robien (43,79%), qu’avec l’appoint du MoDem de Bayrou qui voulait -et a obtenu- la tête de son rival à l’UDF. Gilles de Robien, ex-UDF investi avec le soutien de l'UMP, a été victime du parti de François Bayrou et de sa candidate, Yannick Leflot-Savain, une gynécologue de 53 ans, qui était présente sur la liste conduite par M. de Robien lors des municipales de 1995. Selon France Mathieu, responsable du MoDem de la Somme, "nous voulons exister à travers ces élections et défendre nos idées pour Amiens, nous n'avons pas d'esprit revanchard". Elle ose le dire : respect !

Asnières, à droite depuis des lustres, les trois opposants au maire sortant UMP, le sarkozyste Manuel Aeschlimann (41,56%), étaient en mesure de se maintenir au 2e tour, mais ont décidé de former une surprenante coalition PS-MoDem-Divers-droite visant à le détrôner. A trois, ils pèsent 58,44% des suffrages. "Le front des mécontents peut l'emporter", estimait Jean-Paul Huchon, président PS de la Région Ile-de-France. "Une partie des électeurs DVD sera peut-être déroutée par cette étrange conjuration", espéra Roger Karoutchi (UMP). Aeschlimann a été victime d'un lunchage.

Caen : le socialiste fabiusien Philippe Duron (61 ans) a remporté l'élection municipale au second tour avec 56,26% des suffrages, à la tête d'une gauche rassemblée (PS, PCF, PRG,Verts), contre le maire sortant UMP Brigitte Le Brethon, soutenue par des poids lourds du gouvernement. Si Brigitte Le Brethon a évité la "triangulaire" en signant une alliance de dernière minute avec Luc Duncombe - adjoint au maire de Caen et président de l'agglomération - qui conduisait une liste "Nouveau Centre" au premier tour, elle n'a visiblement pas réussi à séduire l'électorat centriste, qui détenait en partie les clés du scrutin avec 14% des voix au premier tour : 6,75% pour la liste de Luc Duncombe et 7,5% pour le MoDem qui n'avait pas donné de consigne de vote. Au premier tour, elle n’était devancée que de huit points : le MoDem les lui a refusés. Ce qui permet à la presse de titrer que « la gauche l'emporte largement à Caen »... Le PS pourrait dire merci à Bayrou.

Metz : le socialiste Dominique Gros est passé entre les deux tours de 34,04% à 48,28% des voix aux municipales et l'emporte face au sortant DVD-UMP depuis 1971, Jean-Marie Rausch arrivé 2°, qui est passé de 24,16% à 27.41%, tandis que Marie-Jo Zimmermann, liste majorité-centristes, à qui l’UMP avait retiré son investiture pour soutenir J.-Marie Rausch, est passée de 16,68% à 24.31%.


Reims : Adeline Hazan, à la tête d'une liste PS-PCF-Verts, a été élue à Reims au second tour des municipales avec 56,07% des voix face à la candidate UMP Catherine Vautrin, créditée de 43,93% des suffrages, faisant basculer la mairie à gauche, selon les résultats définitifs.
Les extrêmes se ligués pour battre la droite républicaine : au 1er tour, en effet, le DvD Jean-Claude Laurent faisait une moisson ( !) avec 0.81% , mais le Front National, Patrick Bourson, avait 4.32% et les listes d’ extrême gauche de Patrice Perret (liste alternative) 3.33% et de Thomas Rose (LO) 1.30%.

Saint-Etienne : A Saint-Etienne, le candidat socialiste Maurice Vincent a remporté dimanche l'élection municipale au second tour avec 46,11% des voix, devant le maire sortant UMP-Rad, Michel Thiollière (41,63%). Avec 12.27%, la liste centre-MoDem de Gilles Artigues, ancien député UDF de la Loire (MoDem), proche de François Bayrou serait bien un peu pour quelque chose dans la réussite du PS. S’en rappelera-t-il ? Le MoDem peut y compter...