POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est Duquenne D. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Duquenne D. Afficher tous les articles

samedi 8 mai 2010

Hénin-Beaumont: le maire DvG démissionne

Marine Le Pen reprend espoir

Le maire divers gauche d'Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais) Daniel Duquenne, victime à l'automne d'un accident vasculaire cérébral, a démissionné vendredi de son mandat de maire pour raisons de santé.
Les élus de la commune devront se réunir prochainement pour élire un nouveau maire. Lien PaSiDupes

La situation Duquenne, pendante et pas net

M.Duquenne, élu avec plus de 52% des suffrages devant M. Briois (FN) au second tour en juillet 2009, était "chargé de mission" au Conseil régional du Nord/Pas-de-Calais avec le grade de directeur territorial.
Or, le code électoral déclare inéligibles "les directeurs généraux, directeurs, directeurs-adjoints, chefs de service et adjoints au chef de service (...) des conseils régionaux".
En première instance, le tribunal administratif de Lille avait rejeté les recours déposés par le FN et l'ancien maire socialiste Gérard Dalongeville (encadré par F. Hollande et Marie-Noëlle Lienemann, PS). Lien PaSiDupes
Ce dernier avait été révoqué en mai de ses fonctions de maire après sa mise en examen dans une affaire de fausses factures présumées.

Le conseiller municipal Front national Steeve Briois, qui a déposé un recours contre M. Duquenne devant le Conseil d'Etat, affirme que l'élu avait appris par son avocat que le rapporteur public s'apprête à demander lundi son inéligibilité.
"Pour éviter de nouvelles élections, Duquenne s'est auto-amnistié avant la décision du Conseil d'Etat", dénonce M. Briois, qui va "saisir les autorités pour faire constater cette basse manoeuvre et annuler toutes les futures décisions de la majorité municipale".

Pierre Ferrari (PS), président de l'association "Un nouvel élan pour Hénin-Beaumont", a estimé que la démission du maire va "de nouveau plonger la ville dans un état d'instabilité". Et c'est le PS qui le dit...

Le PCF
local a estimé que cette démission "ouvre une nouvelle période d'incertitudes à Hénin-Beaumont
", soulignant que "depuis maintenant 13 mois, c'est le chaos à la tête de la ville, alimenté par l'attitude destructrice du Front National". Lien PaSiDupes

Marine Le Pen (FN), à nouveau en lice ?

La fille de Jean-Marie Le Pen siège depuis juillet 2004 au Parlement européen. Elle est également conseillère régionale du Nord-Pas-de-Calais depuis mars 2010 et conseillère municipale d'Hénin-Beaumont, depuis mars 2008.

lundi 13 juillet 2009

Duquenne met Dalongeville et le FN d’accord: il est inéligible

Duquenne, cumulard inéligible ou emploi fictif: la justice devra trancher...

L’ex-maire PS d’Hénin-Beaumont, Gérard Dalongeville, ainsi que le responsable local du Front national, Steeve Briois, ont annoncé avoir engagé des procédures séparées afin d’obtenir l’inéligibilité du nouveau maire, Daniel Duquenne.

Dalongeville demande l’annulation des élections municipales du 5 juillet

  • Arrivé second aux municipales 2008, le divers gauche Daniel Duquenne l’emporta avec 52,38 % des voix et ce dernier devint ainsi maire de la commune.
    Mais, le 6 avril 2009, Gérard Dalongeville, maire de la commune, fut mis en examen pour détournement de fonds, faux et usage de faux puis corruption.
    L’ancien maire socialiste par qui le scandale est arrivé vient de déposer un recours auprès du tribunal administratif de Lille.
  • Cependant, moins d’une semaine après son élection 2009, le nouveau maire d’Hénin-Beaumont a confirmé qu’il a reçu une notification du recours déposé par Gérard Dalongeville devant le tribunal administratif de Lille. L’ancien maire de la commune invoque l’article 213.15 du Code électoral qui déclare inéligibles « les directeurs généraux, directeurs, directeurs adjoints, chefs de service et adjoint au chef de service […] des conseils régionaux ». Or, Daniel Duquenne, en plus de la fonction de maire, est en effet « chargé de mission » (!) au Conseil Régional socialiste du Nord-Pas-de-Calais -présidé depuis avril 2001 par le socialiste Daniel Percheron- avec le grade (et le salaire) de …directeur territorial.
  • Duquenne joue sur les mots

    « Je ne suis pas chef de service, je n’ai pas de personnel sous mes ordres. [Ne serait-ce pas un emploi fictif ?...] Je suis parfaitement éligible », a affirmé le maire de la commune pour sa défense, fustigeant « une logique de polémique et de règlement de comptes ». La validation d’une candidature par le préfet n’est qu’une modalité qui n’a pas vocation à préjuger de la régularité juridique de la situation ou à la démontrer. L’annonce de la procédure a donc été un véritable coup de tonnerre dans le milieu gaucho-socialiste local et régional.

    Le Front national, qui fait la même analyse, a également engagé une procédure de recours en inéligibilité le vendredi qui a suivi la proclamation des résutats. Il demande d’une part l'annulation du scrutin, et d’autre part l'inéligibilité de Daniel Duquenne, en raison de son emploi de directeur territorial au service tourisme du Conseil Régional.
    Steeve Briois, tête de liste FN, dénonce aussi des "pressions" subies par les électeurs. Sa plainte est fondée sur des menaces du candidat de la gauche et directeur du tourisme au CR concernant des suppressions de subventions à la ville en cas de victoire frontiste.

    D.Duquenne fait d’autre part l’objet d’une plainte de Pierre Ferrari, candidat socialiste
    au départ soutenu par la direction régionale du PS, « pour calomnies et injures » en raison de tracts l’associant, selon lui à « la gestion de l’ancien maire Gérard Dalongeville, aujourd’hui placé en détention ».

    La gauche aura mis Hénin-Beaumont à feu et à sang

    L’absence de leadership local, comme national, est la cause d’une série interminable de scandales dont les habitants ont été et vont très probablement être les premiers à endurer les conséquences. A commencer par le remboursement de la dette communale qui s’élève à plus de 85%.

    -> Quand les socialistes font supporter la dette à leurs enfants (et aux autres), est-ce bien la faute du gouvernement ?
  • mardi 30 juin 2009

    Hénin-Beaumont : la gauche se déchire et fait l’union avec la droite

    Cacophonie à gauche face au FN

    Le front républicain fissuré

    Le barrage au Front National se fera avec l’UMP, mais sans le socialiste Pierre Ferrari
    (candidat du Parti radical de gauche), qui a dit "prendre acte" du choix de Daniel Duquenne de ne pas s’allier à lui, mais qui a décidé de ne pas déposer de liste. Il a cependant appelé à "voter sans ambiguïté pour Daniel Duquenne, pour faire barrage au Front national".

    Dimanche, le second tour de l'élection municipale partielle d'Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais) opposera donc la liste du FN à la liste du candidat divers gauche Daniel Duquenne, qui a refusé de fusionner avec le socialiste Pierre Ferrari.

    La liste d'extrême droite menée par Steeve Briois et Marine Le Pen est arrivée en tête au premier tour dimanche dernier avec 39,34% des voix devant la liste de Daniel Duquenne (20,19%), tandis que le candidat socialiste Pierre Ferrari était troisième avec 17,01%.

    Malgré les appels pressants à un front républicain pour faire barrage au FN dans cette ville de 26.000 habitants, les listes de gauche n'ont pas fusionné et Daniel Duquenne dépose donc une liste autonome mardi 30 juin.
    "Ce sera la même liste qu'au premier tour, nous repartons de manière autonome et demandons le désistement aux autres candidats battus au premier tour", a-t-il déclaré.

    L'UMP, Nesredine Ramdani, la candidate du Nouveau parti anticapitaliste (NPA), Séverine Duval, et la candidate Verts, Régine Calzia, ont également demandé à leurs électeurs de "faire barrage au FN".

    Steeve Briois et Daniel Duquenne s'étaient déjà affrontés lors des élections municipales de mars 2008 à la faveur d'une triangulaire qui avait tourné à l'avantage du socialiste Gérard Dalongeville, au frais depuis, .puisqu’ incarcéré en avril pour détournement de fonds publics.

    Martine Aubry, déconnectée

  • Pour le 1er tour
    La Fédération socialiste
    Le 11 juin, un large rassemblement, du PC au MoDem ( !) s’organisait, après le retrait surprise de l'ancienne ministre socialiste Marie-Noëlle Lienemann (une proche de B. Hamon et son coach Riton Emmanuelli), pressentie pour mener cette liste d'union de la gauche.
    La fédération du PS du Pas-de-Calais avait choisi Eric Mouton, un infirmier libéral installé depuis longtemps à Hénin-Beaumont, pour conduire cette liste d'Union de la gauche, qui devait associer, outre PS, le PC, le Mouvement républicain et citoyen (MRC) et le PRG, «en tandem» avec un jeune dirigeant socialiste local, Pierre Ferrari (27 ans), selon la première secrétaire de la fédération socialiste du département, Catherine Génisson. Des discussions étaient même en cours mardi 16 pour associer les Verts.
    Pas si simple
    Le nom de Pierre Ferrari était porté par le MoDem et certaines composantes du rassemblement voulu par le PS (PC, MRC).
    Pierre Ferrari avait perdu sa délégation d’adjoint à l’automne, après avoir critiqué la gestion du maire, finalement placé en détention provisoire il y a deux mois.
    «Une partie du PS n’a pas accepté ma nomination, regrette Eric Mouton, qui avait été adjoint de Gérard Dalongeville. Je le regrette, mais je n’ajouterai pas de la division et je me retire ».
    Le MoDem avait annoncé son intention de déposer sa propre liste si le PS maintenait en tête de liste Eric Mouton.
  • Putsch
    Pierre Ferrari a endossé la tête de liste du rassemblement, contre l’avis de la fédération du Pas-de-Calais. Mais le député-maire PS de Lens Guy Delcourt avait en revanche demandé lundi 15 juin que la candidature de Pierre Ferrari soit soutenue «officiellement» par le PS.
    Le radical Pierre Ferrari avait finalement choisi de présenter sa propre liste, sur laquelle il figurait en première position, devant la représentante locale du MoDem, Christine Coget, et le communiste David Noël.

  • Réaction fédérale
    «En transgressant» la décision du PS, «Pierre Ferrari perd le soutien de la fédération socialiste ainsi que des partenaires de gauche PRG et MRC», avait opposé Catherine Génisson, première secrétaire fédérale socialiste du Pas-de-Calais, avant d’appeler à une «campagne digne et sobre» !

    Bilan ?

    -> Neuf listes en tout, dont six de gauche, et une du FN, menée par Steeve Briois et Marine Le Pen, étaient déposées pour l'élection qui fait suite à la mise en examen pour détournement de fonds publics, faux en écriture et favoritisme du maire élu en mars 2008 Gérard Dalongeville. Ce dernier a depuis été exclu du PS.
    Le soutien des Verts manquait à l’appel, puisque Régine Calzia déposa une liste le 11juin après-midi. «Depuis le retrait de Marie-Noëlle Lienemann, nous sentions que ça partirait dans tous les sens», indique un responsable des pastèques rouges.
    Il y a 9 listes en compétition, dont 6 listes de gauche.

    - Pierre Ferrari (Liste de rassemblement)
    - Daniel Duquenne (Alliance Républicaine)
    - Laurent Bocquet (Divers droite)
    - Régine Calzia (Verts)
    - Séverine Duval (NPA)
    - Steeve Briois (Front National)
    - Nesredine Ramdani (UMP)
    - Pierre Darchicourt (Sans étiquette)
    - Jean Pierre Monka (Sans étiquette)

    Bilan du Bureau national

    La Ch’tite Aubry, secrétaire du PS, déclara le mardi 16 juin au soir qu’elle soutenait Pierre Ferrari pour mener une liste d’union à Hénin-Beaumont.

    Alors que
    le Front national est arrivé largement en tête du premier tour des élections municipales à Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais), avec 39,34% des voix, le PS, dans un communiqué, a appelé lundi tous «les républicains» à se rassembler derrière la liste divers gauche conduite par Daniel Duquenne, arrivé en seconde place avec 20,19 % des suffrages. Une position déjà adoptée par la Fédération PS du Pas-de-Calais.

    Le candidat soutenu par le parti socialiste (mais aussi le PC, le MRC, le MoDom), Pierre Ferrari, est en effet arrivé à la troisième place du scrutin, avec 17,01 % des suffrages.
    Il était en mesure de se maintenir au second tour,
    mais ce choix aurait permis à coup sûr au Front national d’emporter la mairie.

    L’entre-deux tours

  • Résultats du 1er tour :

    Steeve Briois (FN) : 39,34 %
    Daniel Duquenne (Alliance républicaine) : 20,19 %
    Pierre Ferrari (PS-Modem-PCF) : 17,01 %
    Régine Calzia (Verts) : 8,52 %
    Pierre Darchicourt (ex-PS, ancien maire) : 5,29 %
    Nasredine Ramdani (UMP) : 4,34 %
    Séverine Duval (NPA) : 2,42 %
    Laurent Boquet (div. d.) : 2,08 %
    Jean-Marie Monka (div. d.) : 0,82 %
  • Pierre Ferrari, le candidat socialiste, a tenté de négocier une fusion des listes, mais a finalement accepté de soutenir D. Duquenne, le candidat divers gauche, sans condition. «Quoi qu'il arrive, il n'y aura pas de triangulaire» dimanche au second tour de l'élection municipale d'Hénin-Beaumont, avait-il assuré lundi matin. Sous la pression notamment du PS, il a finalement renoncé à ses exigences et appeler à soutenir Duquenne.
  • Première à rejoindre le rassemblement: la verte Régine Calzia (8,52%). «Tout sera fait pour que le Front national ne passe pas, expliquait la candidate. Pour un projet progressiste, démocratique, et vert avec Daniel Duquenne.» Satisfaction pour les Verts, malgré la déception de rester sous les 10%: ils engrangent 300 voix de plus par rapport aux européennes.
  • Le secrétaire national de l’UMP, Xavier Bertrand et de sa tête de liste, Nesredine Ramdani, ont également appelé à voter pour le candidat divers gauche, «et ce sans conditions, sans qu'il y ait quelque tractation que ce soit».

    Dans ce scrutin organisé après la révocation de l'ancien maire PS Gérard Dallongeville, incarcéré pour des malversations présumées, le FN a profité du discrédit touchant plusieurs anciens collaborateurs du maire, dont Pierre Ferrari, candidat PS.


    Pour le 2e tour

    Daniel Duquenne, 56 ans, qui avait fait 18% aux précédentes municipales, mais il avait à l'époque avec lui les Verts et le MoDem, est aujourd'hui seul et son projet n'est pas clair.
  • Ancien directeur des services de son prédécesseur de Gérard Dalongeville, Duquenne n'a eu de cesse de dénoncer la gestion du maire depuis plusieurs années. Il revendique à ce titre une opposition plus ancienne que son concurrent Pierre Ferrari, qui a quitté l'équipe municipale en septembre 2008 après avoir lui-aussi critiqué la gestion de la ville.

    Avec 2.302 voix, D. Duquenne, finit loin derrière les 4 485 voix du Front national de Steeve Briois. Et même en y ajoutant les 1.940 voix de Pierre Ferrari, le compte n'y est pas, puisque l'ensemble enregistre encore 200 voix de retard sur le FN.

    Le Parti socialiste a appelé «tous les républicains à se rassembler derrière la liste conduite par Daniel Duquenne», le candidat divers gauche qui n'avait pas sa préférence, mais arrivé deuxième dimanche soir (20,2 %): un front que le PS n'a pas réussi à réaliser en interne...

  • Duquenne souhaitait un simple désistement en sa faveur
    Sauf que ce dernier n'a pas la même conception du rassemblement : là où les Verts et Pierre Ferrari entendaient fusionner les listes, Daniel Duquenne souhaitait un simple désistement en sa faveur. Et sa position n'a pas varié d'un iota dans la journée. «Nous bénéficions du soutien total de tous les appareils politiques de gauche comme de droite, qui représentent 60 % des voix exprimées dimanche. Nous pouvons battre le FN», affirme Daniel Duquenne.
  • Mais pour la Verts Régine Calzia, ce n'est pas si simple
    Avec seulement 20 % des voix, Daniel Duquenne doit créer une dynamique de second tour s'il veut gagner. Sinon, je crains que certains de nos électeurs ne se déplacent pas.» De fait, avec un retard sur le FN de 2183 voix sur 11 402 votants, Daniel Duquenne ne peut pas se permettre de ne pas faire le plein. Mais lui pense plutôt à conserver un message « clair » auprès de ses électeurs, qui ont rejeté les «errements du passé».
  • « S'il perd, il en portera seul la responsabilité », prévient Christine Coget (MoDem), ancienne colistière de Daniel Duquenne.

  • «C'est sa stratégie, j'espère pour Hénin-Beaumont qu'elle sera gagnante», commentait pour sa part Pierre Ferrari, hier soir. Pas rancunier, il promettait de faire campagne «pour faire gagner Daniel Duquenne et les Héninois» dès ce mardi matin. Au moment où la liste Duquenne sera déposée en sous-préfecture de Lens, avant 18h00.

    Un panier à crabes pour gérer la commune à plus de 85% endettée?