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jeudi 27 septembre 2018

Les Régions lancent “l'appel de Marseille” pour plus de libertés locales

Un appel à Marseille, ville symbole de la décentralisation initiée par le socialiste Defferre

1.100 élus départementaux, régionaux ou locaux réclament plus d'autonomie

Martine Vassal, au centre,
présidente de la Métropole
Ils sont rassemblés au palais du Pharo depuis le mercredi 26 septembre au soir et pendant deux jours. Maires, présidents de région, ou présidents de conseils départementaux et tous s'opposent à la re-centralisation en coursIl souhaitent par exemple être en mesure de réfléchir localement à la politique énergétique ou à la politique du logement ou encore à l'apprentissage dont ils ont la responsabilité.

Image associée"Ce n’est pas un combat pour avoir des petits budgets," a expliqué Renaud Muselier, ci-dessus au centre. Les présidents de Régions, ont organisé un "rassemblement des élus pour les libertés locales" en ouverture de leurs travaux ce mercredi au Pharo à Marseille. Ils ont le soutien de l’Association des Départements de France et de l’Association des maires de France. Tous ont boycotté, en juillet, la conférence nationale des territoires pour protester contre une "recentralisation massive" depuis le début du quinquennat d’Emmanuel Macron.


Présence de ministres

Pour essayer de défendre la position du gouvernement, 
plusieurs ministres ou secrétaires d'Etat, comme Elisabeth Borne (Transports), Jean-Michel Blanquer (Education) ou encore Frédérique Vidal (Enseignement supérieur) sont attendus

Edouard Philippe a assisté à ce congrès.


lundi 17 septembre 2018

Un député inconnu se lance à l'assaut du groupe En Marche !

Une nouvelle tête pour le parti du "nouveau monde" de Macron ?

Qui est cet inconnu qui se veut chef de file du groupe En Marche! ?

L'impétrant se nomme Rémy Reyberotte. Agé de 52 ans, il est un ancien maire d'Autun et veut défendre la diversité des territoires face à ses collègues franciliens.
En clair, Rémy Rebeyrotte fait acte de candidature pour dénoncer le jacobinisme du macronisme, en l'occurrence la suprématie de l'Ile-de-France et l'absence de postulants issus des régions françaises. Face à la multiplication des candidatures de dernières minutes, le député de la 3e circonscription de Saône-et-Loire n'exclut pas des regroupements avant le vote final prévu mardi.

Vous n'êtes pas forcément le candidat le plus connu pour prendre la tête du groupe La République en marche ? Pourquoi avoir décidé de vous présenter ?

Rémy Reyberotte, député de la 3e circonscription de Saône-et-Loire : Au moment où j’ai pris la décision de me présenter, il n’y avait que trois candidats en lice pour prendre la direction du groupe LREM, tous issus de la région parisienne – l’une de Paris, l’autre des Hauts-de-Seine et le dernier des Yvelines. En concertation avec certains de mes collègues, avec lesquels j’ai fondé un club girondin pour défendre les territoires, j’ai décidé de me porter candidat. Je veux faire campagne autour de l’idée simple que l’économie aujourd’hui se fait au niveau des régions et qu’il faut un nouveau volet décentralisateur.

Beaucoup de candidats se sont déclarés au dernier moment, après avoir longuement hésité. Il faudra discuter. Certains sont présidents de commission à l’Assemblée nationale, ce qui n’est pas sans poser certains problèmes. Qui les remplacera s’ils sont élus ? Il n’est pas impossible qu’il y ait des regroupements lundi. Mais je serai vigilant. Pour moi, le futur patron du groupe En Marche doit être choisi parmi les députés qui exercent l’ensemble du travail de parlementaire, c’est-à-dire qui sont aussi actifs à Paris qu’en circonscription. A ce titre, je me sens plus proche de certains candidats que d’autres.

Comment entendez-vous diriger le groupe En Marche si vous êtes choisi par vos collègues ?

Je pense que la cohésion est primordiale. C’est pourquoi je souhaitais dans un premier temps que Richard Ferrand conserve la présidence du groupe. Trouver le candidat idéal sera difficile… C’est un peu la quête du mouton à cinq pattes. Il nous faut quelqu’un qui correspond à l’ADN du groupe, c’est-à-dire ni trop à gauche, ni trop à droite. Tout ce qui peut nous diviser est néfaste.

Il y a quelques mois vous aviez annoncé porter plainte contre Laurent Wauquiez qui avait traité les députés de la majorité de "guignols ". Où en est la procédure ?

C’est une bonne question, il faut que je voie mon avocat. Mais je compte bien aller jusqu’au bout. Cette attaque contre les députés de la majorité était intolérable.

Le candidat a été membre du Parti socialiste jusqu'en 2012.

Il s'est fait éliminer au premier tour de scrutin, arrivant en 7e position sur 7 candidats avec 8 voix.

jeudi 23 novembre 2017

Le président Macron, hué et sifflé au Congrès des maires de France

Le chef de l'Etat s'est fait conspuer pendant une vingtaine longues secondes 

Les maires veulent que Macron entende leurs problèmes et leurs inquiétudes

Le président de la République est donc attendu au coin du bois, alors qu'il doit prononcer un discours au Congrès des maires de France à ParisIl a finalement pris la parole peu après 16h30 devant les quelque 15.000 maires réunis Porte de Versailles à Paris, après plusieurs discours.

Emmanuel Macron présente jeudi 23 novembre ses projets pour les collectivités territoriales, notamment sur la compensation de l'exonération de la taxe d'habitation. Or, les maires restent plus que sceptiques sur ce qu'il peut leur annoncer pour rétablir la confiance entre l'État et les collectivités : ils sont majoritairement hostiles, puisque les élus du parti du président n'ont pas d'implantation locale.

Le vice-président de l'Association des maires de France lui a adressé de nombreuses critiques dans un discours très applaudi.
 
André Laignel (PS) lui a notamment reproché "une avalanche de décisions défavorables aux collectivités locales prises depuis l'été", "sans concertation", comme d'habitude.
Le socialiste a observé que "l'autonomie fiscale n'existera plus" avec "des contrats léonins imposés pour contrôler a priori nos budgets", une "réduction imposée du nombre de fonctionnaires" locaux ou encore "la suppression brutale d'emplois aidés".
"Tout ceci est inacceptable et j'espère que le président de la République reviendra sur ses dispositions", a-t-il martelé. Les maires sont "sacrifiés" et "la décentralisation est en danger", a conclu A. Laignel, sous une ovation.

François Baroin, réélu président de l'AMF, a dénoncé pour sa part des contrats "léonins", "obligatoires et assortis de sanctions" pour l'encadrement des dépenses des collectivités locales.

Résultat de recherche d'images pour "Macron Congres AMF"Le gouvernement veut en effet que quelques centaines de plus grandes collectivités signent avec l'Etat des "contrats" pour limiter la hausse de leurs dépenses de fonctionnement à 1,2% par an sur 5 ans, assortis de sanctions financières, si la limite est dépassée.  
Les collectivités qui ne signeraient pas ces "contrats" auraient les mêmes sanctions, a rappelé F. Baroin. "Sans liberté, ce ne sont pas des contrats", a-t-il souligné. 

VIDÉO. Congrès des maires de France : Macron hué et sifflé à son arrivée
Avec cette hausse, la réduction des dépenses des collectivités sur 5 ans "sera proche de 20 à 21 milliards d'euros"plutôt que les 13 milliards annoncés par le gouvernement, a-t-il grondé.
"Cher Emmanuel", lui a lancé F. Baroin, "vous avez dit la confiance, c'est l'autre, mais l'autre, c'est nous, et on a encore un peu de travail à faire", a-t-il insisté.


lundi 8 juin 2015

Hausse annoncée du prix des cantines scolaires à la rentrée

L'État baisse les dotations: les communes doivent faire face à de nouvelles dépenses

Les mairies vont devoir augmenter les tarifs de cantines scolaire
 
Les cantines scolaires ne sont plus égales
face à  la loi de décentralisation
Les maires, confrontés à la baisse des dotations budgétaires de l'Etat, relèvent les tarifs des cantines pour la rentrée de septembre. 
Valls et Hollande feront leur pub sur l'ARS (allocation de rentrée scolaire) mais dès la prochaine rentrée scolaire les parents devront payer plus cher la cantineLes prix de la cantine scolaire risquent d'augmenter dans de nombreuses communes. Les maires de nombreuses villes augmentent les prix afin de faire face à la baisse des dotations de l'État, confirme Le Parisien. Le pouvoir d'achat va encore en prendre un coup.

Pour les communes, le gouvernement place la barre  de plus en plus haute... Dans le même temps, en effet, le minitre de l'Agriculture, Stéphane Le Foll, voudrait privilégier les approvisionnements locaux dans les cantines publiques, afin de promouvoir le "Made in France" jusque dans les assiettes. Cette initiative a pour objectif de parvenir à 40% de produits dits de qualité (bio, produits localement, etc.) d'ici 2017 dans la restauration collective. Est-ce faisable ? C'est le défi imposé aux élus locaux. 

Le pouvoir socialiste rend les communes de plus en plus inégalitaires

Les nouvelles contraintes budgétaires restent à évaluer 
Elles concernent aussi bien la hausse des prix que les écoles concernées. Certaines municipalités seront plus restrictives sur la composition des repas lorsqu'elles en assurent la préparation, quand la plupart choisissent de moduler en fonction des revenus des parents et du nombre de personnes par foyer.
Ainsi, à Toulouse, la gratuité pour les familles les plus modestes sera levée. Quant à Agen, les tarifs devraient augmenter de 10%, ce qui représente un gain de 50.000 euros pour la commune. 
A Alençon, la mairie met en oeuvre une autre solution de sauvetage du budget communal. Depuis la rentrée 2014, la mairie socialiste met les parents à contribution: ils doivent préparer le repas de leurs enfants qui sera réchauffé sur place. La probématique
   Le problème des repas de substitution est ainsi réglé, mais celui des repas équilibrés ou de la qualité des produits alimentaires reste entier.  
A Sceaux, la ville fera supporter la haussé de 32% du prix de la cantine à certaines familles: les familles les plus aisées paieront plus cher. Les familles auront désormais intérêt à gagner moins pour dépenser moins.

Les mairies doivent s'adapter en fonction de leurs ressources
Le prix de la cantine s'impose aux communes.  Le Progrès souligne l'aspect inégalitaire de la mesure gouvernementale. Les prix peuvent varier d'une ville à l'autre comme Dans la région de Roanne, les prix varient de 1 à 7. 
Pourtant classée à gauche, la FCPE, la fédération dominante de parents d'élèves, souhaite plus de transparence sur les prix, "mais aussi sur l'attribution des marchés et du contrôle de la qualité des repas servis". Selon la FCPE, le prix moyen d'un repas se situe entre 3,5 à 4 euros par enfant. Certaines familles pourraient être appelées à payer jusqu'à 10 euros par enfant.

L'Education est dite nationale, mais s'arrête aux assiettes.
L'assiette de l'impôt devient de plus en plus indigeste à certains.


mercredi 26 novembre 2014

EELV a encore viré: les députés écologistes voteront contre la réforme territoriale

Ils s'étaient abstenus en première lecture; ils voteront contre en seconde 
Finalement, les Verts radicaux s'opposent au pouvoir sur la carte à 13 régions.
"La carte laisse beaucoup de blessures sur le territoire", a souligné  François de Rugy, chef de file des députés EELV, citant l'Alsace, le Languedoc-Roussillon (unifié avec Midi-Pyrenées) la Bretagne "qui ne va pas être réunifiée", ainsi que le Nord-Pas-de-Calais et la Picardie "fusionnés de force"Les députés Europe écologie-les Verts ont annoncé qu'ils voteront contre la réforme territoriale en seconde lecture ce mardi 25 novembre. 

"Cette réforme n'est pas préparée et est verrouillée", dénonce Barbara Pompili, élue de la Somme. Lors du vote en première lecture sur la carte à 13 régions, "nous avions dit que si la carte évoluait, notre abstention pouvait évoluer" vers un vote positif, mais il n'en est rien, a rappelé François de Rugy, ancien RCV et soutien de Lionel Jospin. Quelques écologistes pourraient cependant en rester à une abstention ce mardi après-midi...

Une absence de "cohérence", selon les Verts, orfèvres en la matière

Elu de la 1ère circonscription de la Loire-Atlantique, voisine de celle de Jean-Marc Ayrault, ancien Premier ministre, et prétendant au duché de Bretagne, "il n'y a pas de cohérence globale dans cette démarche (du gouvernement) sinon une cohérence plutôt jacobine d'imposer un modèle d'en haut" alors que les écologistes plaident pour de la "souplesse" en "faisant confiance aux élus locaux".

L'arrière petit-fils du vicomte Goullet de Rugy a ajouté que "le contexte général de la réforme territoriale nous semble évoluer de façon très négative". "Nous soutenions le Premier ministre dans son ambition réformatrice qui visait à terme à supprimer un échelon, celui du conseil général. Nous avions émis des doutes et des craintes quant à l'émergence de méga régions et nous y sommes: nous avons vu de déclaration en déclaration que rien ne changerait dans le mille-feuille territorial", a déploré François de Rugy.

Décentralisation insuffisante

"L'Etat ne souhaite pas à ce stade décentraliser un certain nombre de compétences vers les régions, ce qui serait pourtant un vrai moyen de les renforcer", a-t-il complété, en lâchant: "on ne sait pas ce qui va rester de cette réforme à part un redécoupage qui suscite des mécontentements qui ne doivent pas être pris à la légère".

Par ailleurs, "le ministre de l'Intérieur a été très méprisant à l'égard d'un certain nombre d'expressions de collègues qui se préoccupent de défendre des identités régionales", a regretté François de Rugy, que Bernard Cazeneuve a attaqué personnellement dans l'hémicycle jeudi dernier. (lien PaSiDupes)


dimanche 8 juin 2014

Le jacobinisme du locataire "corrézien" de l'Élysée

François Hollande, président "hors sol" ? 
Le Rouennais, fils de médecin ORL proche de Jean-Louis Tixier-Vignancour et de l’OAS, 
candidat battu d'une liste d'extrême droite aux municipales de Rouen en 1959 et de Bois-Guillaume en 1965, est décrit comme "Corrézien,"
 
bien que parachuté en 1981, à l'âge de 33 ans. L'accusation de jacobinisme qui lui colle à la peau ne se justifie donc par aucun de ces éléments jusqu'à ce qu'il fasse carrière à Paris, à commencer par des études à l'ENA. Technocrate de formation, donc, il choisit l'administration comme auditeur à la Cour des Comptes et comme maître de conférences (en économie pendant dix ans !) à l'IEP de Paris, à cent lieues des réalités de la vraie vie.
 
Son cas s'aggrave encore lorsqu'il devient directeur de cabinet des deux porte-parole successifs du troisième gouvernement de Pierre Mauroy: Max Gallo et Roland Dumas, pendant seulement deux ans (1983-1984). Il y prend définitivement le goût pour la bureaucratie et la centralisation et réussit à pantoufler pendant onze années comme premier secrétaire du Parti socialiste (1997- 2008).

Jacobin, assurément, si on réalise qu'il ne parvient à être maire de Tulle qu'à 47 ans, en 2001, et président du Conseil général de Corrèze, à 54 ans, en 2008, alors que sa concubine vient déjà d'être candidate, certes battue, du PS à la présidentielle.

Depuis, la population n'en peut plus de ce parisien

Le maire de Tulle était  conseiller de François Hollande, mais il le reconnaît que  "les gens me disent qu'ils ne sont pas très contents. Ici, ils sont encore dans la confiance, ils espèrent que les choix du Président seront les bons. Ils n'en ont pas la preuve, pas l'assurance", confie Bernard Combes. La déception corrézienne se devine sur les marchés que François Hollande a arpentés pendant des années. Janine Picard connaît bien le chef de l'État. Elle a été son adjointe aux affaires sociales à la mairie. "Il a comme d'habitude un défaut, il ne sait pas taper sur la table." A 75 ans, elle  ajoute immédiatement : "On ne peut pas être satisfait de sa politique. Les impôts augmentent, le smic, lui, n'augmente pas, les retraites non plus. Le chômage ne baisse pas, les gens peinent, c'est terrible", s'inquiète celle qui était élue sous l'étiquette PC.

Son faible intérêt pour les territoires ne l'empêcha pas de prendre un engagement

Dans un entretien du 14 avril 2012 avec le JDD, François Hollande avait précisé que l'été [2012] serait notamment le temps des réformes territoriales et, le 31 juillet, Jean-Marc Ayrault avait confirmé l'abrogation du conseiller territorial dès l'automne, mais la loi n'a finalement été adopté qu'en avril 2013, un an plus tard.

La réforme territoriale lancée par le chef de l'État continue de susciter beaucoup de critiques. 
Car on peut le taxer de clientélisme ! Son découpage des régions préserve quelques grandes baronnies socialistes historiques (Nord-Pas-de-Calais, Aquitaine, Bretagne, Ile-de-France) et en favorise de nouvelles à la faveur de regroupements (Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon, Bourgogne et Franche-Comté). Si il ne doit rester que quatorze régions, à en croire Valls, la socialie s'en réserve donc les deux-tiers, avec encore l'Auvergne (PS) et le Rhône-Alpes (PS), Poitou-Charentes (PS), Centre (PS) et Limousin, ou Picardie (PS) et Champagne-Ardenne (DvG).

Son favoritisme envers ses condisciples de la promotion Voltaire à l'ENA se vérifie

Le parisien François Hollande sacrifie ses amis Corréziens au profit des technocrates. Le président de la région Centre est un proche de Michel Sapin, un ami fidèle de Hollande et, comme lui, énarque de la promotion Voltaire, sorte de réseau organisé d'entraide. Alors, rayer la Corrèze d'un trait de plume en  l'intégrant au magma informe Centre-Poitou-Charentes-Limousin provoque des hauts-le-coeur au très fidèle Bernard Combes, maire de Tulle. Selon La Montagne, ce gardien local de la hollandie a laissé filtrer sa "déception, en tant qu'élu libre, sur la manière dont la Corrèze est considérée dans cette réforme". Et celui qui suit François Hollande depuis des années comme un toutou, puisqu'il lui doit tout, ne décolère pas que la Corrèze soit rattachée à cette "grande région imprécise et improbable, sans entité ni identité". Et Bernard Combes défend une inclination géographique naturelle pour un rattachement à l'Aquitaine et prêche dans le désert étatique.
 
Dans la boue des tranchées

François Hollande peut se voir d'autant moins aisément réformiste et progressiste qu'il n'est pas un homme de racines. Abandonnant volontiers leur habit présidentiel pour plonger les deux pieds dans la boue, la proximité terrienne de De Gaulle et surtout après lui Pompidou, Giscard et Chirac était profonde et convaincante. En revanche, Hollande craint toujours de crotter ses souliers vernis.
 
Avec  François Hollande, l'Élysée abrite un nouveau type d'hôte : le président "hors sol". Né dans la banlieue de Rouen, élu en Corrèze, Hollande ne fait qu'y passer, y cultivant de grandes et sincères affections, mais sans y développer d'attaches réelles. Pas même à Tulle, où il dormait dans une petite chambre au-dessus de sa permanence, en passant, et où il se rend désormais en Falcon.

Georges Pompidou doit se retourner dans sa tombe de voir son cher Cantal désormais artificiellement rattaché à la lointaine métropole lyonnaise. "Le Cantal sera-t-il à la réforme territoriale ce que le dindon est à la farce ?" s'interroge La Montagne, sachant que le territoire ne représentera plus que 2 % de la population de l'entité Rhône-Alpes-Auvergne et sera situé le plus à l'ouest de cette grande région: Aurillac est à 3 heures 45 minutes de Lyon et à 321,00 km par la route." Que pèsera un collège de 120 élèves ? poursuit le quotidien régional. Quel poids aura le Lioran face à Val-d'Isère, Tignes, Les Arcs ou les stations des Trois-Vallées à l'heure de définir des investissements jusque-là accompagnés par un conseil général du Cantal appelé à disparaître ? Que deviendront des chantiers comme celui de la RD 120 pour ouvrir le département vers Brive ? Qui portera la destination Cantal comme politique touristique ?"

L'acte III de la décentralisation décidé à Paris

Certains justifient la méthode, contestée,  de Hollande, assurant que,  pour imposer cette réforme, le président devait refuser le temps du dialogue sur un sujet aussi profondément humain et sensible, car la concertation l'aurait renvoyée à plus tard. Or, l'impuissance économique de Hollande ne pouvait souffrir un nouveau rétropédalage: après le sociétal, c'est l'humain qui pâtit donc du socialisme aux manettes à tous les niveaux du mille-feuille administratif.  
La plupart des grands barons locaux, par exemple, le président du Conseil général du Haut-Rhin, Charles Buttner, UMP,  très remonté contre cette réforme, reconnaissent que la France a besoin de se doter de régions plus peuplées et plus puissantes afin qu'elles concurrencent leurs voisines européennes dans la bataille économique. Mais pour être respectée et assimilée, toute réforme doit être acceptée de la population et Hollande lui impose d'en haut par la loi, comme a menacé Valls, et de Paris. 

Mais le volet le plus spectaculaire de l'acte III de la décentralisation s'est paradoxalement décidé dans le bureau du président, au coeur de Paris, sans même un coup de fil aux présidents de régions alliés.  
Durant la campagne présidentielle, les observateurs politiques parisiens vendait leur candidat en "Corrézien" normal. Mais contre le bien-fondé des accusations de "centralisme démocratique"  léniniste   hollandien, l'Elysée va devoir solliciter la nomenklatura pour le décryptage de nouveaux clichés du président "normal"  sur le marché de Tulle: mission,  démontrer que c'est du Hollande-bashing de le taxer de jacobin !

mardi 26 novembre 2013

Réforme fiscale: une "mise sur la table" qui risque le renversement

Le zèle inconsidéré d'un Jean-Marc Ayrault aux abois

L'initiative d'un kamikaze

Simplicité et justice
Ayrault passe outre la mise en garde de Cahuzac à Hollande
Le candidat Hollande avait fait de la réforme fiscale une priorité du début de son éventuel mandat. Président, Hollande avait laissé son engagement sous le coude: ses conseillers le dissuadaient de se lancer dans cette folle opération. Dix-huit mois plus tard, le sombre Ayarault tente le tout ou rien pour sauver sa tête. 

L'intérêt personnel d'un chef de gouvernement passe-t-il avant l'intérêt général? Un pays en crise peut-il supporter ce supplément dedésordre au chaos existant?

VOIR et ENTENDRE Nicolas Doze (BFMTV) donner son opinion sur l'initiative intempestive de Jean-Marc Ayrault qui décide seul de lancer la réforme fiscale avec les ...syndicats:


Pécresse demande au gouvernement de commencer par dépenser moins

VOIR et ENTENDRE
Valérie Pécresse
 sur le sujet, mais en termes plus choisis, invitée par Jean Leymarie, petit journaliste syndicaliste de France Info:

vendredi 20 septembre 2013

Les "ringards" du Sénat se rebellent contre Lebranchu, Valls et Public Sénat

Les papys bravent la répression et chahutent Valls

Vives tensions autour de la création d'une métropole marseillaise
Les élus à majorité socialistes qui refusent de mutualiser leurs ressources sont presque tous opposés à la loi, à l'exception du sénateur-maire Jean-Claude Gaudin: 109 contre 119 d’entre eux, sont opposés à cette réforme.
C’est dans ce contexte que Roland Povinelli, 72 ans, sénateur PS des Bouches-du-Rhône (Allauch), qui a  sans doute confondu l'hémicycle avec le virage Nord du Vélodrome, prévient dans les couloirs du Sénat qu'il "va mettre le feu" pendant la discussion sur le projet.
Quelques instants plus tard, la foire d'empoigne continue. La sénatrice PS et candidate aux primaires municipales Samia Ghali et la ministre Marylise Lebranchu s'opposent vivement entre deux portes du Sénat. 

Les sénateurs socialistes ont le style
Samia Ghali et Marylise Lebranchu s'invectivent 
Alors que les sénateurs lui reprochent de ne pas avoir été reçus à Matignon, la ministre de la Décentralisation profite d'une pause pendant la séance plénière pour chercher un terrain d'entente avec les sénateurs socialistes des Bouches-du-Rhône opposés à son projet de métropole. 
La chaîne Public Sénat montre les élues à la sortie d'une réunion improvisée dans une salle du groupe socialiste, réunion apparemment sans issue. "Tais-toi un peu, OK", finit alors par aboyer Lebranchu. "Parle-moi autrement, attend, ministre ou pas j’en ai rien à foutre moi", réplique Ghali, élue des quartiers nord, là où l'élue PS Sylvie Andrieux détournait l'argent de PACA et où les dealers s'entre-tuent.

La violence des propos appelle des ZSP
, des territoires géographiques souffrant plus que d'autres d'une insécurité quotidienne et d'une délinquance enracinée.

La vidéo ressort, alors que la primaire socialiste oppose six candidats: l'objectif est-il de nuire à Samia Ghali pour servir les intérêts de la ministre, Marie-Arlette Carlotti ?

Les sénateurs  et sa région marseillaises sont restés des révolutionnaires

Les élus des Bouches-du-Rhône ont donc manifesté leur opposition devant le Sénat
, comme Samia Ghali, candidate aux primaires pour les municipales 2014 à Marseille, Sophie Joissans et Bruno Gilles, UMP, alors Jean-Noël Guérini était absent, mais solidaire du mouvement.

Dans l'après-midi, Jean-Claude Gaudin a rappelé à la tribune du Sénat que,
pour Marseille Provence 2013, l’ensemble des communes de la métropole participaient à l’événement. "Allez, un peu d’espoir, un peu de confiance!", a-t-il exhorté dans l’hémicycle quasiment vide. 
La sagesse du grand âge? "Merci monsieur le président pour ces dix minutes marseillaises", lâche alors le président de séance, avant de laisser la place au Lyonnais et pour le coup plus discret Gérard Colomb.

En septembre, Valls se fait à son tour maltraiter au Sénat

Ministre métrosexuel
à la calvitie galopante masquée
Le moins que l’on puisse dire est que le Sénat n’a pas déroulé le tapis rouge à Manuel Valls, venu défendre le non-cumul des mandats. Ceux qui, au sein même du groupe PS, refusent le texte avaient déserté les rangs, laissant l’hémicycle à la droite.
Manuel Valls a été chahuté au Palais du Luxembourg le 18 septembre par des sénateurs de la majorité présidentielle comme de l’opposition farouchement contre ce projet de loi. Dans la nuit, par 211 voix pour et 83 contre, ils ont d’ailleurs voté 3 amendements qui laissent  expressément, aux sénateurs la possibilité d'exercer, en plus de leur mandat de parlementaire, un mandat exécutif local: maire, président ou vice-président de Conseil général ou de Conseil régional.pour leur permettre de conserver un mandat local et le contact avec la réalité.
Le Sénat a voté en faveur du non-cumul des mandats pour les députés, mais pas pour les sénateurs eux-mêmes !
25 sénateurs socialistes et alliés ont voté  ces amendements, conformément à la position de leur président François Rebsamen qui a toujours défendu une spécificité du mandat de sénateur, et 51 pour, suivant l'avis du gouvernement.
VOIR et ENTENDRE l'analyse par Eric Zemmour  du risque que le non-cumul fait peser sur la réprésentation démocratique:

Public Sénat au coeur de la tourmente
Un bandeau insolent, apparu sur les écrans de Public Sénat, a fait bondir plusieurs sénateurs de leurs fauteuils. "Des ringards à l'offensive" a en effet été diffusé mercredi durant le journal de 22 heures. "Nous pouvons demander à une chaîne que nous finançons qu'elle nous respecte", a lancé, indigné, le sénateur radical de gauche François Fortassin (RDSE), tandis que l'UMP François-Noël Buffet, et d'autres de ses collègues demandaient au président du Sénat, Jean-Pierre Bel (PS), d'envoyer à Public Sénat un "droit de réponse".

Faut-il déclarer le Sénat Zone de Sécurité Prioritaire?
Les caméras de Public Sénat ont saisi sur le vif des échanges musclés entre Marylise Lebranchu, la ministre de la Décentralisation et de la Fonction publique, et des sénateurs de PACA avec lesquels, jeudi 30 mai, elle devait se pencher sur le premier volet de l’acte III de la décentralisation, qui concerne la création d’un échelon métropolitain.

"Il n'y a jamais eu d'intention maligne" prétend le patron de Public Sénat
A l'inverse, le socialiste David Assouline, défendant "la liberté de la presse" rappelait que "Public Sénat n'est pas l'organe officiel du Sénat". "Laissons donc les opinions s'exprimer !", s'est-il exclamé.

Face au tollé, le président de la chaîne, Gilles Leclerc a été contraint de s'expliquer à l'antenne, chose "rare", a-t-il précisé. "Un titre en effet a été mal compris, ici dans cette maison, je le comprends", a-t-il reconnu, tout en soulignant que ce titre «entre guillemets» émanait "d'un propos rapporté par un sénateur il y a quelques jours» et qu' "il n'y a jamais eu d'intention maligne". "La chaîne n'a jamais manqué de respect vis-à-vis du Sénat", a-t-il assuré.

La violence des propos appelle des ZSP
, des territoires géographiques souffrant plus que d'autres d'une insécurité quotidienne et d'une délinquance enracinée.

Puisque la contestation des élus s'étend de Marseille à Paris, pourquoi  un "pacte national" pour le Sénat, comme à  Marseille?