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mercredi 26 novembre 2014

EELV a encore viré: les députés écologistes voteront contre la réforme territoriale

Ils s'étaient abstenus en première lecture; ils voteront contre en seconde 
Finalement, les Verts radicaux s'opposent au pouvoir sur la carte à 13 régions.
"La carte laisse beaucoup de blessures sur le territoire", a souligné  François de Rugy, chef de file des députés EELV, citant l'Alsace, le Languedoc-Roussillon (unifié avec Midi-Pyrenées) la Bretagne "qui ne va pas être réunifiée", ainsi que le Nord-Pas-de-Calais et la Picardie "fusionnés de force"Les députés Europe écologie-les Verts ont annoncé qu'ils voteront contre la réforme territoriale en seconde lecture ce mardi 25 novembre. 

"Cette réforme n'est pas préparée et est verrouillée", dénonce Barbara Pompili, élue de la Somme. Lors du vote en première lecture sur la carte à 13 régions, "nous avions dit que si la carte évoluait, notre abstention pouvait évoluer" vers un vote positif, mais il n'en est rien, a rappelé François de Rugy, ancien RCV et soutien de Lionel Jospin. Quelques écologistes pourraient cependant en rester à une abstention ce mardi après-midi...

Une absence de "cohérence", selon les Verts, orfèvres en la matière

Elu de la 1ère circonscription de la Loire-Atlantique, voisine de celle de Jean-Marc Ayrault, ancien Premier ministre, et prétendant au duché de Bretagne, "il n'y a pas de cohérence globale dans cette démarche (du gouvernement) sinon une cohérence plutôt jacobine d'imposer un modèle d'en haut" alors que les écologistes plaident pour de la "souplesse" en "faisant confiance aux élus locaux".

L'arrière petit-fils du vicomte Goullet de Rugy a ajouté que "le contexte général de la réforme territoriale nous semble évoluer de façon très négative". "Nous soutenions le Premier ministre dans son ambition réformatrice qui visait à terme à supprimer un échelon, celui du conseil général. Nous avions émis des doutes et des craintes quant à l'émergence de méga régions et nous y sommes: nous avons vu de déclaration en déclaration que rien ne changerait dans le mille-feuille territorial", a déploré François de Rugy.

Décentralisation insuffisante

"L'Etat ne souhaite pas à ce stade décentraliser un certain nombre de compétences vers les régions, ce qui serait pourtant un vrai moyen de les renforcer", a-t-il complété, en lâchant: "on ne sait pas ce qui va rester de cette réforme à part un redécoupage qui suscite des mécontentements qui ne doivent pas être pris à la légère".

Par ailleurs, "le ministre de l'Intérieur a été très méprisant à l'égard d'un certain nombre d'expressions de collègues qui se préoccupent de défendre des identités régionales", a regretté François de Rugy, que Bernard Cazeneuve a attaqué personnellement dans l'hémicycle jeudi dernier. (lien PaSiDupes)


vendredi 11 octobre 2013

François Sauvadet dénonce l'"asphyxie financière et l'abandon programmé des territoires" par Hollande

Non assistance des conseillers généraux de gauche à territoires en danger

"On est en train de signer la mort des territoires ruraux"
, accuse le président de Conseil général, 
Montpellier, novembre 2009: des élus de droite 

-comme de gauche- manifestaient 

contre la réforme des collectivités locales:
ceux de gauche ne manifestent plus.
alors que le sombre Ayrault se rend ce vendredi à Lille pour le congrès de l'Association des Départements de France (ADF) dans une ambiance tendue.
L'opposition réagit
Les conseils généraux dirigés par la droite et le centre ont décidé de “suspendre” leur participation financière à l'Assemblée des départements de France (ADF) pour dénoncer "la mort des départements". Cette annonce, qui équivaut à une mise en congé de l'association, a été faite à la tribune du congrès de l'ADF – réuni depuis mercredi 9 octobre à Lille – par le président du Conseil général de la Haute-Marne, le sénateur Bruno Sido, ingénieur agronome, exploitant agricole. Président du groupe à l'ADF, il a aussi annoncé que le groupe quitte le congrès de Lille.
"Nous (les départements) sommes menacés de disparition". Or, les élus socialistes, qui dirigent majoritairement l'Assemblée des départements de France, dirigée  font  preuve de "complaisance" à l'égard du gouvernement et "donne le sentiment de ne plus vouloir se battre", a affirmé le président (UMP) du Conseil général de Haute-Marne. 
Il a mis en cause principalement "le désengagement" financier de l’État et le redécoupage des cantons en cours en vue des élections départementales de 2015. C'est pourquoi “le groupe DCI (Droite, centre, indépendants) a décidé de suspendre le versement de ses cotisations à l'ADF”, a ajouté Bruno Sido. La cheffe de file de la gauche, Marie-François Pérol-Dumont, a accusé la droite“d'instrumentaliser” le congrès.
"L'Assemblée des départements de France, succursale de la Rue de Solférino !"

Jeudi, les 41 présidents de Conseils généraux de droite et du Centre ont claqué la porte.
 
Ils jugent l'ADF est coupable de "complaisance" à l'égard du gouvernement, explique Éric Doligé, président UMP du Loiret. "Les départements de droite et du centre représentent 42 % des départements français, ce qui signifie que nous finançons l'ADF à hauteur de 42 %. Pourtant, nous ne sommes pas entendus. L'ADF est aux ordres du Parti socialiste et du gouvernement, elle ne fait preuve d'aucun esprit critique. Cette complaisance est inadmissible."
A cinq mois des municipales, la droite entre donc en "résistance", pour cause "d'asphyxie financière et d'abandon programmé des territoires", comme en témoigne François Sauvadet (Nouveau Centre), président du Conseil général de Côte d'or.


Les conseils généraux de la majorité cautionnent la “mort des départements” 
"Les charges des départements ne cessent d'augmenter, particulièrement l'allocation personnalisée d'autonomie (APA) et le coût de l'accueil des mineurs étrangers qui, dans mon département du Loiret, est passé de 2 à 7 millions d'euros. Pour compenser ces augmentations, le gouvernement nous oblige à accroître les impôts. Et la péréquation nous contraint à reverser une partie de nos impôts à des départements en difficultés financières parce qu'ils sont plus ou moins bien gérés, à l'image de la Corrèze. Ce n'est pas acceptable !" se informe Éric Doligé, peu relayé par la presse. 

L'opposition dénonce un charcutage des cantons

Le gouvernement a entrepris un redécoupage des cantons et il fait le jeu de la gauche. Ce redécoupage est mis en place dans un but uniquement électoral, dans l'optique des scrutins de 2015. 


Quelle nouvelle supercherie? La voiture maquillée, c'est fait !

Le 7 octobre 2012, Jean-Marc Ayrault, Premier Ministre de Hollande, était à Lille pour le lancement des opérations "Fantastic 2012" et "Lille 3000". Un déplacement qui, comme le stipule la charte de déontologie du gouvernement, un pacte gouvernemental démagogique et populiste s'il en est, a été effectué en train pour ne pas utiliser de véhicule de l’État et réduire à la fois les frais de l'Etat et la production de CO2. Cependant, les journalistes du Petit Journal de Canal+ ont été un peu surpris de découvrir la voiture officielle du Premier Ministre immatriculée dans le 59, avec un simple autocollant: un maquillage de voiture de la République ! 
En vérité,  le véhicule du menteur était monté de Paris à vide pour ramener le sombre Ayrault incognito du Nord-Pas-de-Calais, en trompant les contribuables. En somme, si le chef du gouvernement socialo-écolo était honnête, le "Fantastic 2012" du PS aurait utilisé sa voiture officielle pour venir de Matignon et non la SNCF.
"C'est simplement pour des raisons de sécurité", se défend-on du côté de l'entourage de Jean-Marc Ayrault.
Lien PaSiDupes - "Mensonges de Hollande sur ses modes de transport" : Déficit budgétaire: le président se refuse à prendre le train

VOIR et ENTENDRE l’extrait du Petit Journal du 08/10/12 ( à 4’30 min) :

Mais la vidéo est indisponible pour tout le monde, car la presse est libre... de s'auto-censurer !