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lundi 8 juin 2015

Hausse annoncée du prix des cantines scolaires à la rentrée

L'État baisse les dotations: les communes doivent faire face à de nouvelles dépenses

Les mairies vont devoir augmenter les tarifs de cantines scolaire
 
Les cantines scolaires ne sont plus égales
face à  la loi de décentralisation
Les maires, confrontés à la baisse des dotations budgétaires de l'Etat, relèvent les tarifs des cantines pour la rentrée de septembre. 
Valls et Hollande feront leur pub sur l'ARS (allocation de rentrée scolaire) mais dès la prochaine rentrée scolaire les parents devront payer plus cher la cantineLes prix de la cantine scolaire risquent d'augmenter dans de nombreuses communes. Les maires de nombreuses villes augmentent les prix afin de faire face à la baisse des dotations de l'État, confirme Le Parisien. Le pouvoir d'achat va encore en prendre un coup.

Pour les communes, le gouvernement place la barre  de plus en plus haute... Dans le même temps, en effet, le minitre de l'Agriculture, Stéphane Le Foll, voudrait privilégier les approvisionnements locaux dans les cantines publiques, afin de promouvoir le "Made in France" jusque dans les assiettes. Cette initiative a pour objectif de parvenir à 40% de produits dits de qualité (bio, produits localement, etc.) d'ici 2017 dans la restauration collective. Est-ce faisable ? C'est le défi imposé aux élus locaux. 

Le pouvoir socialiste rend les communes de plus en plus inégalitaires

Les nouvelles contraintes budgétaires restent à évaluer 
Elles concernent aussi bien la hausse des prix que les écoles concernées. Certaines municipalités seront plus restrictives sur la composition des repas lorsqu'elles en assurent la préparation, quand la plupart choisissent de moduler en fonction des revenus des parents et du nombre de personnes par foyer.
Ainsi, à Toulouse, la gratuité pour les familles les plus modestes sera levée. Quant à Agen, les tarifs devraient augmenter de 10%, ce qui représente un gain de 50.000 euros pour la commune. 
A Alençon, la mairie met en oeuvre une autre solution de sauvetage du budget communal. Depuis la rentrée 2014, la mairie socialiste met les parents à contribution: ils doivent préparer le repas de leurs enfants qui sera réchauffé sur place. La probématique
   Le problème des repas de substitution est ainsi réglé, mais celui des repas équilibrés ou de la qualité des produits alimentaires reste entier.  
A Sceaux, la ville fera supporter la haussé de 32% du prix de la cantine à certaines familles: les familles les plus aisées paieront plus cher. Les familles auront désormais intérêt à gagner moins pour dépenser moins.

Les mairies doivent s'adapter en fonction de leurs ressources
Le prix de la cantine s'impose aux communes.  Le Progrès souligne l'aspect inégalitaire de la mesure gouvernementale. Les prix peuvent varier d'une ville à l'autre comme Dans la région de Roanne, les prix varient de 1 à 7. 
Pourtant classée à gauche, la FCPE, la fédération dominante de parents d'élèves, souhaite plus de transparence sur les prix, "mais aussi sur l'attribution des marchés et du contrôle de la qualité des repas servis". Selon la FCPE, le prix moyen d'un repas se situe entre 3,5 à 4 euros par enfant. Certaines familles pourraient être appelées à payer jusqu'à 10 euros par enfant.

L'Education est dite nationale, mais s'arrête aux assiettes.
L'assiette de l'impôt devient de plus en plus indigeste à certains.


samedi 21 mars 2015

Cantines scolaires: 53% des Français ne veulent pas des menus de substitution

Tout est bon dans le cochon

Ceux qui parlent au nom des Français ne représentent qu'eux-mêmes

53% des Français refusent "que les cantines des écoles publiques proposent un plat de substitution aux enfants 
qui, parce qu'ils sont juifs ou musulmans, ne mangent pas de porc", contre 46% favorables (1% sans opinion), selon un sondage Odoxa/CQFD-iTélé publié vendredi soir.

Le porc divise la France
Seulement 33 % de ceux de gauche sont opposés aux plats de substitution contre 72% des sympathisants de droite. 

Par ailleurs, appelés à dire, parmi trois "grands principes républicains", lequel est le plus important, 45% des sondés choisissent "l'égalité entre les citoyens", 41% "la laïcité" et 13% "le suffrage universel" (1% ne savent pas). Les sympathisants de droite sont plus nombreux (49%) à choisir la laïcité, plutôt que l'égalité (32%) ou le suffrage universel (18%). A gauche, en revanche, l'égalité obtient 52%, la laïcité 37% et le suffrage universel 10%.

Sondage réalisé par internet les 19 et 20 mars auprès d'un échantillon de 1.008 personnes, représentatif de la population française adulte (méthode des quotas).

Les Français ne réussissent pas à mettre les politiques d'accord

La mesure du maire UMP de Chalon-sur-Saône  de ne plus proposer de menu de substitution dans les cantines fait toujours débat, trois jours plus tard. Lundi, au nom du "principe de laïcité", la mairie de Chalon a annoncé supprimer, à compter de la rentrée de septembre prochain, le menu alternatif proposé dans les cantines les jours où du porc était au menu. 
"Il est indispensable de revenir à une pratique exigeante du vivre-ensemble", affirmait le maire Gilles Platret dans un communiqué. La ville avait mis en place ce système il y a 31 ans, pour permettre aux enfants musulmans de déjeuner à la cantine, aussi bien que les juifs dont la religion proscrit également de manger du lapin.

La porte-parole du PS réagit avec outrance
A propos de pratique confessionnelle, la porte-parole se plante, à la grande honte de l’Institut d’Études politiques de Paris... "Il faut appeler un chat un chat, et un raciste un raciste", s'emporte Juliette Méadel confondant religion et ethnicité. La  sectaire voit dans cette décision "une minable manœuvre politicienne", et s'enferre en précisant que "depuis plus de trente ans, (…) vingt fois par an, deux plats étaient proposés lorsqu’il y avait du porc. La grande affaire ! Cette décision municipale vise à stigmatiser les enfants concernés, éventuellement à les exclure de la cantine, au détriment de la sérénité de l’école, au détriment du travail de leur mère, au détriment de l’intégration des enfants", reproche cette spécialiste en.. sérénité.

Après avoir approuvé la décision du maire, 
la ministre de l'Education Najat Vallaud-Belkacem (PS) s'est alignée pour la critiquer quelques heures plus tard
en tombant dans la caricature. "La seule chose qui doit guider un responsable public est de veiller à ce que chaque enfant puisse manger à sa faim", a-t-elle encore déclaré sans craindre le ridicule de sa dramatisation. Une énormité, puisque les repas ne comportent pas qu'un plat principal et le risque de famine ne se présente que deux à trois fois par mois. 

Le président du groupe UMP à l'Assemblée, Christian Jacob, maire de Provins (Seine-et-Marne), est plus modéré. Il  explique que "quand on sert du porc, il y a également du blanc de poulet, et c'est une décision municipale qui a toujours été prise par notre municipalité et que je ne remettrai pas en question", a-t-il déclaré, rassurant, mercredi soir.
"En désaccord total" avec le menu unique, Henri Guaino (UMP), député des Yvelines, met en garde sur France Inter : "C’est un sujet qu’on ferait mieux d’aborder après les échéances électorales et pas la veille."

François Bayrou est résolument contre le changement. 
"Je suis maire [il fallait le rappeler tant ça a été laborieux], donc en charge de ces sujets. Est-ce que vous croyez qu'il est bienvenu, à nouveau, de faire flamber ce type d'affrontement, sur les cantines ou les tenues vestimentaires à l'université ? [Il s'agit plus précisément de la burqa en milieu public fermé. Alain Juppé s'est dit contre l'interdiction du voile à l'université".] Ce n'est pas responsable. Il y a mille moyens pour qu'on vive ensemble entre Français qui ont des religions différentes", estime le président du Modem sur RMC et BFM TV. Toujours aussi condescendant, l'ancien bègue continue de se citer longuement en exemple. "Je ne mets pas la laïcité dans l'assiette des enfants. Défendre cette laïcité, ce serait obliger les catholiques à manger de la viande le vendredi. [Une pratique depuis longtemps tombée en désuétude parmi les croyants, aussi obsolète que la soutane des prêtres] La laïcité, ce n'est pas se disputer perpétuellement sur les religions ou les origines. C'est permettre de vivre ensemble. Faire en sorte que les jeunes juifs, les jeunes musulmans, les jeunes qui ont d'autres préférences alimentaires, soient assis sur les mêmes bancs, qu'ils se connaissent un peu mieux après l'école", explique le centriste du MoDem à l'élu UMP-UDI-Modem. Et Bayrou fait sa pub au passage en annonçant que ses équipes travaillent actuellement à la mise en place d'un menu végétarien alternatif pour correspondre à toutes les préférences, interdits ou allergies alimentaires. A suivre...

La décision du maire de Chalon-sur-Marne a été soutenue par une partie de l'UMP, dont son président Nicolas Sarkozy. "Si vous voulez que vos enfants aient des habitudes alimentaires confessionnelles, vous allez dans l'enseignement privé confessionnel", a-t-il suggéré. "A titre personnel j'y suis favorable", affirme aussi le député des Français de l'étranger Alain Marsaud (UMP) sur RFI. "Nous sommes à la recherche d'une laïcité contraignante puisque la laïcité non contraignante ne marche pas. Ça passe par la cantine, les piscines, les cours de sport... Il faut avoir du courage là aussi", explique l'ancien juge anti-terroriste.

"
Dans les textes, rien n'impose à une collectivité locale d'adopter tel ou tel menu" a admis la ministre.

vendredi 15 novembre 2013

Marseille : des asticots au menu des enfants de la cantine, et pas que...

Rappel à l'ordre des cantinières de cinq écoles

"Y'a un truc bizarre dans mon assiette !" 

Plusieurs enfants de CM1-CM2, dégoûtés, ont signalé des corps étrangers aux cantinières de l'école Nationale (3e), à la Belle de Mai, dans l'arrondissement le plus peuplé de la ville
Vendredi vers 13h, les femmes de service ont fini par prêter attention aux récriminations des élèves et mis un nom sur le "truc." Le riz de Camargue servi au menu du jour était en effet truffé de ...vers de farine. Les employées avaient donc versé et cuisiné le produit sans rien déceler.

Un menu amélioré pour la visite du Premier ministre Ayrault


Que s'est-il passé alors ? "Rien ! C'est ce qui nous révolte le plus !" s'indigne Dalila Douhou à la FCPE, association de parents d'élèves de gauche. "Les tatas ont continué à servir ce repas qu'elles savaient bon à la poubelle," lance cette administratrice à la FCPE qui dénonce par ailleurs les fermetures de classes, d'une même voix avec Morgane Turc, adjointe PS aux écoles.

La FCPE accuse les cantinières 
Les employées de l'école Nationale sont dans le collimateur de la FCPE. Selon les témoignages réunis par ses soins, les cantinières auraient su dès le premier service, avant midi, que le riz était infesté. "Quand on les interroge, les tatas disent : Et alors ? Vous vouliez qu'on les laisse sans manger vos enfants ?" s'offusque la FCPE. Mais quand vous trouvez des vers dans un paquet de riz à la maison, vous faites quoi ? Vous le servez à vos enfants. Bien sûr que non !" Peut-être les indignées n'y regardent donc pas de trop près...

La surprise d'une Australienne a fait le buzz quand elle a découvert des asticots dans un sachet de noix et de fruits secs de la compagnie aérienne Qantas, mais nos mamans africaines de la FCPE n'entendent pas que leurs petits chérubins participent à l'émission Koh-lanta "à l'insu de leur plein gré"! Pour une parfaite hygiène, la FCPE s'est, dit-on, portée volontaire pour aller contrôler la portion congrue des petits Philippins victimes du typhon Haiyan.

Qu'en pense 
Karim Zéribi, candidat écolo à la mairie ?

En effet, le riz qui fait voir rouge à la FCPE est ...Vert 

Les parents d'élèves font-ils le procès du bio ? Proximité oblige: le riz de Camargue est issu de la culture biologique et l'ensemble de la ville de Marseille a donc dû s'y convertir. Jusqu'au printemps, le marché était confié à 100% à Sodexo, via Elior Restauration Enseignement, sans problèmes, si ce n'est avec les réseaux de gauche. Ceux-ci avaient mobilisé les "parents citoyens" pour des cantines "plus responsables" et plus agréables pour les enfants, accusant la ville de droite de ne pas s'intéresser aux assiettes des enfants.

Zéribi, pote avec Guérini:
il était son porte-parole
Suite à un accord avec le Syndicat des riziculteurs de Camargue pour favoriser les circuits courts et s’approvisionner en riz local "made in France  produit en France", les chefs cuisiniers Elior cuisinent 5 tonnes de riz de Camargue IGP dans les cuisines centrales et servent plus de 50.000 élèves dans les restaurants scolaires de la région.
L'accord prévoyait que des animations ludiques et pédagogiques sensibilisent les enfants à la culture bio de cette céréale. 12.000 kits (sur 50 000 enfants) de culture de riz (composés de graines à germer, des livrets éducatifs et des jeux) devaient leur être distribués.
La France nouvelle est-elle charançonnée ?
Karim Zéribi juge-t-il que le contrat écolo est rempli ? 
Dès la quatrième fois qu'il est au menu, les enfants sont sensibilisés à un premier inconvénient du bio: outre son coût, il peut être charançonné! Bien que le charançon n'ait jamais tué personne, la FCPE a politisé la bavure, sans remonter aux causes, ni aux responsables idéologiques et en dramatisant  le sujet à des fins politiciennes peu vertueueses.      
Le quotidien régional a-t-il tenté de joindre la maire de secteur,  Lisette Narducci  

La Provence n'égratigne pas le parti de Bernard Tapie, les radicaux de gauche. Or, Lisette Narducci conduira la liste  de son nouveau parti aux municipales, le PRG, dans le 2e secteur, celui des 2-3e arrondissements...
Sa position est difficilement tenable, car quatre ans après l’éclatement de l’affaire Guérini, cette ex-fidèle du président socialiste du Conseil général ds Bouches-du-Rhône, a remplacé son mentor à son poste en 2001.

Les cantinières de l'école Nationale sont les  seules dans le colimateur de la FCPE. 
Leur réaction demeure en tout cas "inadmissible" pour la Ville, qui vient d'envoyer une circulaire salée à l'école de la Belle de Mai, mais aussi à quatre autres établissements, où, vérifications faites, des vers ont été également détectés.

Voilà pourquoi notre enfant a un appétit d'oiseau...

mercredi 30 janvier 2013

Le maire d'Antibes maintient le porc à la cantine

Jean Léonetti défend la filière porcine


Cantines scolaires à la carte ?

Des parents d'élèves demandent la suppression de la viande de porc dans les cantines des écoles antiboises, d'autres, au contaire, en réclament davantage.

Des menus sans viande sont aussi demandés par des parents végétariens.


Au nom de la laïcité, la mairie du Dr. Jean Leonetti refuse toute concession.


L'adjointe déléguée à la restauration scolaire d'Antibes vient d'ailleurs d'écrire deux longues pages aux 4072 parents d'élèves pour expliquer sa position.

Les parents  démissionnaires  ne réclament plus de poisson le vendredi.

Ne faudrait-il pas pourtant aider aussi les pêcheurs ?
De plus, a-t-on consulté les parents d'élèves sur le halal obligatoire?...