POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est croyances. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est croyances. Afficher tous les articles

vendredi 25 mars 2016

Jésus était-il marié? Une professeure de Harvard en est convaincue

La thèse n'est pas nouvelle, mais la provocation de BFMTV est manifeste

Le reportage n'apporte en effet aucun fait nouveau
Les libres-penseurs ont tenu à faire du Fils de Dieu un homme'normal'.
Faut-il 
 à tout prix maintenant qu'il ait été un homme marié ?
BFMTV ressort en 2016 un 'document' déjà exploité par France Télévisions, le 12 avril 2012 
Une professeure de Harvard, Karen Leigh King, se dit convaincue - une simple opinion affirmée - que Jésus aimait les femmes. Tant mieux, par les temps qui courent ! Mais delà à en faire un homme marié, il y avait une marge, qu'enjambe -sans arrière pensée- cette érudite. 

Le papyrus étudié à la Harvard Divinity School jette le doute sur le statut marital de Jésus.

La dame fonde sa thèse, publiée le jeudi 10 avril 2012 par des chercheurs américains, sur un fragment de papyrus authentifié postérieurement et encore source de controverse"Et Jésus leur a dit, ma femme...", dit un fragment du manuscrit rédigé en copte, et qui proviendrait d'Egypte ou de Syrie. Un flou qu'assume l'historien, sans sourciller.

L'étude relance le débat sur le célibat des prêtres et le conflit palestino-israélien

Pour le Vatican, le document de référence est un "faux absurde".
Si les historiens étaient sceptiques lors de sa divulgation en 2012, des analyses du papyrus et de l'encre situent le document entre 659 et 869, selon France Info, mais en vérité entre le Ve et le VIIIe siècles. Une précision qui prouve seulement que ce document n'est pas de première main et qu'il donne une représentation de Jésus non seulement tardive, mais soumise au lieu et à l'époque qui l'a produit.
Alors, il y a six ans, Michael Langlois, maître de conférences à l'université de Strasbourg et spécialiste de la littérature hébraïque et araméenne, avait tenté pour francetv info de démêler le vrai de faux sur ce que l'on sait de la vie de Jésus, à travers le prisme des intentions du chercheur.

Jésus, marié ou pas ?
Pour commencer, il n'y a "aucun vestige archéologique" qui prouve l'existence de Jésus, attaque Michael Langlois. Si les historiens savent qu'un homme appelé Jésus a bien existé en Judée autour de l'an 0, ils se fondent sur l'ensemble des textes écrits qui en témoignent. 
Difficile en revanche d'avoir une preuve directe d'un hypothétique mariage de Jésus. Mais si on accorde du crédit à Langlois, le manuscrit est authentique. "Si c'est un faux, il est très sophistiqué", considère Michael Langlois, qui estime qu'un faussaire "aurait plutôt intérêt à faire un document qui date du Ier siècle après J.-C.".  Nous y sommes ! Quelqu'un, un groupe, a un intérêt à cette exploitation du document, même controversé. Le papyrus est d'ailleurs trop tardif pour être une preuve historique sur la vie de Jésus, à l'inverse de certains manuscrits qui sont contemporains de sa vie.

Il est en revanche un vestige d'une vision de Jésus qui n'a pas été retenue quand il a fallu faire le partage entre le témoignage des proches de Jésus et le "on dit" de la mémoire orale et des détracteurs. Pour définir le "canon biblique", l'Eglise n'a retenu que les textes des Apôtres, ceux qui racontent la vie de Jésus telle qu'ils l'ont partagée. Ainsi, un débat oppose ceux qui croient au fils de Dieu et aux récits des Evangélistes  et ceux -à qui nous avons affaire- et qui ne veulent voir en lui qu'un homme, un fils de menuisier. 

Or "l’idée du mariage de Jésus entre en conflit avec l’idée que Jésus est Dieu, parce que Dieu ne peut pas être marié à une femme". Les contradicteurs ne reconnaissent en lui qu'un prophète, à l'instar de... Mahomet !  Michael Langlois lance un doute, voire une accusation, en envisageant la possibilité que la plupart des manuscrits décrivant un Jésus marié aient été détruits. Ont-ils seulement existé ? Or, ça non plus, Langlois ne peut l'affirmer... Il fait une fixation sur la situation maritale du Jésus historique et rage de ne rien pouvoir démontrer de ce qui l'arrangerait pour abattre la figure divine.  

Analyse au faciès: le Messie était-il blanc et barbu ?

L'historien imagine... "On n’a pas de photo de Jésus, sauf si on considère le Saint-Suaire comme authentique", ricane l'historien, mais on a des indications qui permettent d'imaginer à quoi ressemblait vraiment le fils de Dieu. La description en robe, ceinture et sandales en cuir est "crédible" : elle correspond aux morceaux de tissu que l'on a retrouvés et datant de cette période. De même, Jésus "a pu avoir les cheveux longs et de la barbe; c'était courant à l'époque", atteste-t-il. 
En revanche, "ce qui ne colle pas, c'est la peau pâle et les yeux bleus" qu'arbore Jésus dans la plupart de ses représentations constitue une critique indigne d'un historien "Jésus appartenait à une population orientale. Il avait la peau plus bronzée, les yeux sans doute pas bleus et les cheveux plutôt frisés", estime Michael Langlois, sans risque d'erreurs, à cela près que les apôtres sont allés partout dans le monde connu répandre la parole de Dieu (plutôt que sa représentation photoshopée) et qu'ils s'adressaient aux hommes de leur temps et du pays comme, après eux, les artistes.. En somme et en clair, la thèse de Langlois et des universitaires de Harvard, c'est que Jésus ressemblait moins au Romain Ponce Pilate qu'à un Palestinien d'aujourd'hui...

Le fils de Dieu était-il infaillible ?
Michael Langlois n'écrit pas l'Histoire seulement au faciès, lui qui préfère en outre les textes apocryphes aux Evangiles. L'histoire de Jésus, telle qu'elle a été rapportée dans le Nouveau Testament, est suspecte, selon lui, parce qu'elle ne s'attache pas à son aspect humain, lui qui est Dieu. D'ailleurs, les religions sémites ne lui accordent pas l'importance que lui prêtent les Américaines 'botoxées' de Harvard... 
Parmi les textes que l'on a préféré ne pas retenir, il y a ceux qui décrivent "le côté bon vivant de Jésus". Une trace persiste dans les Evangiles. "Il y a un moment dans l'évangile selon Matthieu où Jésus se compare à Jean-le-Baptiste. Il décrit Jean en ascète, qui vit dans le désert, ne mange pas et ne boit pas, et il dit qu’au contraire 'le fils de l'homme mange et boit' et l'on dit 'c'est un glouton et un ivrogne'," souligne Langlois 
Mais son absence de références textuelles empêchent la confrontation immédiate. ll lui serait pourtant facile de signaler ses sources, l'Evangile de St Matthieu qui oppose la rumeur concernant Saint Jean traité de 'possédé' parce qu'ascète et celle concernant le Christ, traité d' " ivrogne," parce qu'il ne refusait pas un verre de vin. Une manière de signaler que le Messie vit la condition humaine, avec ses tentations et ses émotions, comme ses souffrances. Dans ce passage, le "fils de l'homme", c'est Jésus, estiment les historiens, mais ces interprètes des textes n'apportent pas la précision de Matthieu, lequel fustigeait en fait ses détracteurs qui accusaient Jésus d'être "l'ami des publicains et des pécheurs". Ce qui ferait dire aujourd'hui que Jésus était socialiste...
"Au moment d’établir [sic] les évangiles, c’est un problème vis-à-vis du côté fils de Dieu, on n’aime pas trop le voir comme un homme qui aime manger, et boire, et peut-être le sexe aussi," commente l'universitaire partisan en croyant peut-être faire oeuvre d'historien. 

Une autre période est oubliée (selon Langlois), l'enfance de Jésus. 
Et pour cause, assure-t-il. "Si Jésus grandit, ça veut dire qu'il est imparfait", objecte Langlois qui, à l'occasion, se révèle capable de croire en la divinité de Jésus. Dans un évangile apocryphe, c'est-à-dire un texte religieux qui n'a pas été retenu dans la Bible, est décrit un Jésus enfant... Et bagarreur. Tantôt Langlois nie la divinité de Jésus, tantôt il s'y accroche, en fonction des besoins de sa cause. "Il joue avec un autre enfant, et à un moment il s’énerve et il punit son camarade en lui paralysant la main. Ce n’est pas un enfant comme les autres : il a des pouvoirs que les autres n'ont pas." Jésus est alors grondé par Joseph, son père, et forcé de guérir l'autre enfant. Dans les textes des premiers Chrétiens, Jésus fait des miracles, mais Jésus s'énerve et fait des bêtises, une vision beaucoup plus contrastée que celle de la Bible. Faux, puisque les Evangiles rapportent sa célèbre colère contre les marchands du temple. Comment un universitaire tel que Langlois peut-il ignorer cet épisode en relation directe avec son sujet d'étude ?

Jésus a-t-il vraiment ressuscité ?

Vingt-et-un siècle plus tard, Langlois et ses semblables prétendent réécrire la Bible. Il s'est donc mêlé du faciès de Jésus et a souligné les perfections du Christ. Va-t-il s'en prendre à l'immaculée conception? A l'heure de la GPA et de la GPA, il s'abstient. Mais a-t-il dit son dernier mot à propos de tests ADN sur l'activité sexuelle de Jésus adolescent ?

Il est révélateur que "la résurrection de Jésus n'a jamais été mise en doute par les premiers chrétiens"estime Michael Langlois, contrairement à son célibat, par exemple. Des textes datant de quelques décennies après la période où Jésus aurait vécu mentionnent la résurrection. "Luc, dans son évangile, dit qu’il a enquêté et qu’il a 500 témoignages de gens qui ont vu Jésus après sa mort." Difficile de les interroger aujourd'hui, ironise cet historien respectueux du passé. Mais ces histoires sont "trop proches dans le temps pour qu'elles soient des gros mensonges. Ça plaide pour leur véracité," juge-t-il encore. 
Alors miracle ou invention ? Les historiens comme Michael Langlois ne sont pas des hommes de foi mais plutôt des idéologues qui, dans leur mal-être et leur agacement face à la béatitude de l'Autre, se retranchent derrière le questionnement philosophique. Cet historien lâche des hypothèses sans autre intention que de réduire les croyant à son état de désespoir existentiel. "On pense qu’il y a réellement eu un événement spectaculaire, et que des gens l’ont vu [des imbéciles, disons-le?]. Peut-être qu’il a été laissé pour mort, peut être qu’il était dans le coma." Peut-être aussi Langlois est-il à plaindre dans cet acharnement à imposer aux autres le doute et la peur qui l'envahissent.

Choisir, pour une re-diffusion, la date du 25 mars 2016, un Vendredi Saint, relève de la malveillance

C'est une chose que la professeure bâtisse une notoriété sur du papyrus, mais c'en est une autre d'exhumer une interprétation fumeuse à partir d'un document datant de six ans, en pleine semaine sainte des mécréants...

vendredi 19 décembre 2014

Béziers: le tribunal maintient le droit de cité aux Chrétiens

La crèche de Béziers pourra rester dans la mairie

Le tribunal administratif de Montpellier n'encourage pas les délires de libres penseurs

Jouet subversif
La magistrate a rejeté la demande d'enlèvement de la crèche de Noël installée par le maire apparenté FN de Béziers.  Qu'ils soient croyants ou athées, attachés ou non à la culture ancestrale de leur pays, les Biterrois pourront profiter de la proposition du maire apparenté FN de Béziers, Robert Ménard, qui en a installé une crèche dans le hall de l'hôtel de ville: cela ne pose aucun problème de laïcité, malgré la demande de retrait, début décembre, du représentant du gouvernement dans le département, le préfet de l'Hérault.
L'élu de la majorité des habitants de Beziers était donc dans son bon droit en que estimant que la crèche est un élément de la "politique culturelle" de la commune.
Ce vendredi 19 décembre, ljustice a tranché en faveur de partisans du patrimoine français et contre l'attaque d'un habitant de la ville qui se croyait en état d'imposer la libre pensée à tous, avec le soutien de la Ligue des droits de l'homme (LDH) demandant au tribunal administratif de Montpellier en référé - en urgence absolue -  d'ordonner le retrait de la crèche, bien qu'elle ne soit pas mise en évidence de façon ostentatoire.

"Pas d'atteinte à la laïcité", selon la juge

La juge a rejeté cette demande d'enlèvement. La presse livre son nom en pâture aux malveillants, ce qui ne serait pas le cas dans une affaire de délinquance.  
Dans un document de cinq pages, la magistrate justifie sa décision par défaut d'urgence, "en l'absence de circonstances particulières qui auraient pu résulter, notamment de troubles à l'ordre public". Elle conclut : "Il ne résulte pas de l'instruction, ni des explications apportées à l'audience que la décision d'installer une crèche dans le hall serait de nature à porter" atteinte "aux principes de laïcité et de neutralité."

Un objet "au cœur de la religion chrétienne"
Lors de l'audience, l'avocate des plaignants, Me Sophie Mazas, avait décrit la crèche comme une "atteinte à la laïcité". L'objet "symbolise" la naissance du Christ, un événement "au cœur de la religion chrétienne", avait soutenu la défenseuse du Biterrois et de la LDH.
Cette avocate n'est autre que la présidente de la Ligue des Droits de l’homme à Montpellier. C'est déjà à ce titre qu'elle jugea très sévèrement le comportement du préfet, Pierre de Bousquet de Florian, lors d’une expulsion de demandeurs d’asile somaliens, le 13 septembre 2013.

De son côté, l'avocate de la ville de Béziers, Me Raphaële Hiault-Spitzer, a fait valoir que cette crèche n'a "rien de cultuel" aux termes de la loi de 1905 qui interdit les emblèmes (la croix, le foulard...) ou les signes religieux, mais qu'elle a une valeur "culturelle"  ne contrevenant donc en rien à la législation..

Un recours similaire à Melun

Le tribunal administratif de Melun a également dû se pencher vendredi sur la requête de défenseurs de la laïcité réclamant au maire UMP de cette commune de Seine-et-Marne de retirer la crèche installée à l'hôtel de ville. Il rendra sa décision lundi.

Début décembre, une crèche de Noël, installée dans le hall du conseil général de la Vendée, avait été retirée - sans résistance, par Bruno Retailleau, président du groupe UMP au Sénat - après une décision du tribunal administratif de Nantes, au nom du principe de séparation de l'Eglise et de l'Etat. L'association La Libre Pensée était à l'origine du recours.

71 % des Français sont "plutôt favorables" à la présence de crèches de Noël dans les administrations et les bâtiments publics

Seulement 18 % des sectaires sondés y sont "plutôt opposés car il s'agirait d'un symbole religieux incompatible avec les principes de neutralité et de laïcité du service public", selon le même sondage Ifop pour Dimanche Ouest France.
Le tribunal a entendu l'immense majorité des 71 % de Français qui estiment qu'elles constituent plus un élément de tradition culturelle qu'un symbole chrétien"

Les Catholiques ne fréquentent plus beaucoup les églises mais
, qu'ils soient pratiquants ou non, ils restent à 81 %, en faveur de la présence des crèches dans les lieux publics.

Bruno Retailleau et Robert Ménard peuvent s'attendre à ce que des musulmans soutenus par la LDH demandent aux élus des espaces pour y pratiquer leurs cultures exogènes, mais n'est-ce pas déjà le cas ? En revanche, les musulmans ne sont pas prêts au mariage en mairie, selon un loi mécréante, avec le silence complice de SOS Racisme, du MRAP et de la LDH...
Le principe de laïcité permet à l'islam des discriminations institutionnalisées.

mercredi 30 janvier 2013

Le maire d'Antibes maintient le porc à la cantine

Jean Léonetti défend la filière porcine


Cantines scolaires à la carte ?

Des parents d'élèves demandent la suppression de la viande de porc dans les cantines des écoles antiboises, d'autres, au contaire, en réclament davantage.

Des menus sans viande sont aussi demandés par des parents végétariens.


Au nom de la laïcité, la mairie du Dr. Jean Leonetti refuse toute concession.


L'adjointe déléguée à la restauration scolaire d'Antibes vient d'ailleurs d'écrire deux longues pages aux 4072 parents d'élèves pour expliquer sa position.

Les parents  démissionnaires  ne réclament plus de poisson le vendredi.

Ne faudrait-il pas pourtant aider aussi les pêcheurs ?
De plus, a-t-on consulté les parents d'élèves sur le halal obligatoire?...

mercredi 2 janvier 2013

Islam: Charlie Hebdo harcèle les religions de provocations

Sa BD "halal" sur la vie de Mahomet est-elle indispensable ?

Mahomet, fonds de commerce du canard anar

Charb, autodidacte, mais
éducateur des masses
Charlie Hebdo publie un hors-série intitulé La Vie de Mahomet, une biographie en BD "halal". 
Alors qu'en démocratie éclairée, elle pourrait jouer un rôle fédérateur des différences en sorte que les citoyens vivent en paix, la presse a souvent choisi  solidairement de considérer l'impertinence et l'agression, dans le meilleur des cas comme une liberté de ton et dans le pire, comme l'incarnation démocratique de la liberté d'expression. 
Et la presse satirique, qui jouit de toutes les libertés, comme Hollande de tous les pouvoirs, trouve sa raison d'être dans la dénonciation des petits travers et des grands abus des autres, au regard de son idéologie. Si elle se flatte de dénoncer les totalitarismes, son intolérance la rend en fait suspecte, voire totalitaire.
 
Respectueux, juste 
et délicat...
En maniant les armes de la provocation, elle blesse les sensibilités et crée ainsi un climat de tensions entre démocrates et catégories sociales, philosophiques et religieuses. 
Elle s'arroge le droit de décerner  ou de retirer des brevets de bon républicain à l'aune de sa philosophie. Ses jugements radicaux s'appliquent à tous les domaines, mais avec une prédilection pour les frappes visant les sectes, l'extrême droite, le catholicisme, l'islamisme, le judaïsme, la culture ou la politique, avec le sentiment d'être légitime et infaillible, comme le sont les staliniens

On a compris que
la conviction intime de leur clairvoyance et de leur supériorité les anime au mépris de leurs semblables jugés ignorants et abêtis. 
Ce sectarisme est habillé d'humour qu'il est convenu de décrypter au second degré: soit on est apte et accueilli dans ce cénacle microcosmique et pestilentiel, soit on est réfractaire à l'insulte et la scatologie et on se fait rétrograder au rang des pisse-froid et des archaïques, le degré suprême de l'opprobre étant un fascisme supposé ou avéré, selon les critères de l'extrême gauche libertaire.

Charlie Hebdo s'en est encore pris aux musulmans 
Charlie Hebdo du 19 septembre 2012
Faut-il être mauvais coucheur
pour s'offusquer ?
Au diable,
 les tabous !
Charb en tête et partout en photo, il les provoque par tous les moyens plus ou moins honnêtes et transgressifs à disposition, depuis des séries de caricatures de leur prophète Mahomet, puisque sa représentation est interdite, et des numéros spéciaux qui se veulent d'investigation et d'éducation des masses.

Charlie Hebdo sait se renouveler
tout en tournant délicatement 
autour du même sujet éducatif

 
Ce qui est éthiquement (en voilà un drôle de mot) "minable", comme dirait Ayrault, ce sont les mauvaises excuses et les méchants prétextes avancés: outre l'humour au degré adéquat, si fétide soit-il, la défense et la solidarité avec les groupes opprimés. Charlie Hebdo a été poursuivi par la Grande Mosquée de Paris, l'Union des organisations islamiques de France (UOIF) et la ligue islamique mondiale pour avoir vaillamment publié des caricatures de Mahomet dues au journal Jyllands-Posten ainsi que la Une dessinée par Cabu représentant " Mahomet débordé par les intégristes " déclarant que « c'est dur d'être aimé par des cons " (Le Monde du 08/02/07): ce genre de feuille ne fait pas dans la dentelle. 
Or, ces vertueux agresseurs intégristes ont tenté de se faire passer pour les défenseurs leurs camarades de la presse scandinave. L'affaire fit un tel buzz que Charlie Hebdo fit plusieurs rechutes qui remplirent à chaque fois les caisses des ces anti-libéraux cohérents, sur le dos de la xénophobie et de l'islam.
 
Le client est tellement bon que c'est donc depuis sans noble raison et à leur propre initiative qu'ils exploitent le filon. Charb creuse toujours plus profond sans chercher ni le mal ni à faire mal et accélère même l'allure de sa croisade contre la religion musulmane, suitant des pages intérieures sur la Une, pour  dégouliner cette semaine en un hors-série complet consacrés aux croyants, s'il est vrai que les musulmans laïcs ont toute sa sympathie. Charlie Hebdo vise donc la religion. 
Certains voient  dans cette démarche mercantile de mécréants une tentative pour sauver, aux dépens des croyants, les ventes d'un produit proche de la putréfaction. D'autres veulent y voir une guerre sainte contre une religion dont les pratiques seraient incompatibles avec la démocratie occidentale

Cette interprétation républicaine pose en fait plusieurs questions, telle que la légitimité de journalistes à décider de ce qui est, ou non, compatible avec notre démocratie, ou que la liberté de conscience. N'avons-nous pas des représentants élus et des juges pour  apprécier les situations difficiles, sans pressions extérieures, ces ingérences anti-démocratiques partout légitimées par la presse dans l'opinion

Il se trouve de surcroît que
la démocratie française cultive l'exception républicaine d'être laïque, dans le sens de la tolérance à l'autre et à toutes les religions - qui respectent la république -  et de maintenir avec elle, et entre elles, un modus vivendi fondé sur le dialogue et l'ouverture d'esprit. 

C'est sur cette notion de dialogue apaisé que Charb et Charlie Hebdo vont à l'encontre des valeurs de notre démocratie française. 
Toute provocation envers une même communauté-cible qui tend à générer des conflits avec le reste de la société, par la répétition de cet acharnement, devient suspecte de haine envers l'autre. Notre Code Pénal sanctionne l'appel à la haine envers les pratiquants d'une religion. Il serait déraisonnable d'attendre que les provocations répétées de Charb et Charlie Hebdo fassent couler le sang de nos concitoyens ici, par des explosions aveugles ou ciblées, ou dans le monde, par des massacres de Chrétiens, pour saisir les instances de déontologie de la presse et les tribunaux. Quand un journal remet constamment en question par ses publications l'entente paisible entre les citoyens d'une démocratie, il est du devoir des responsables élus de s'interroger sur la place de ce journal au sein e la communauté. 

Najat Vallaud-Belkacem réagit

Le "juste équilibre" 
Si Najat Vallaud-Belkacem a jugé "difficile" mercredi de "porter un jugement" sur la publication par Charlie hebdo d'une BD sur la vie de Mahomet, qu'elle n'a "pas vue" [une technique chère à Martine Brochen-Aubry, premier secrétaire du PS, la porte-parole du gouvernement a souhaité néanmoins rappeler la nécessité d'un "juste équilibre" entre "liberté d'expression" et [quoi ??] et "de ne pas jeter d'huile sur le feu".

"Je ne sais pas ce qu'il y a dans cette publication donc c'est difficile de porter un jugement", a déclaré sur France 2 la binationale franco-marocaine qui réponse à tout quand on lui fournit des "éléments de langage". "Moi je crois qu'on est dans un pays où il faut toujours veiller à un juste équilibre entre la liberté d'expression et le respect de l'ordre public, la nécessité de ne pas jeter de l'huile sur le feu", a-t-elle ajouté, avec la conviction molle de la langue de bois à faire des flûtes. "Evidemment, c'est difficile de fixer une telle règle dans l'absolu, sans regarder précisément ce qu'il en est. Je n'ai pas vu ce document, il m'est difficile de juger", a insisté Najat Vallaud-Belkacem. Beaucoup de mots pour ne rien dire... Ca donne une idée du charisme de celle qui est accessoirement ministre des Droits des femmes : encore un coup bas porté à la cause féminine !

"Un récit minutieux basé sur une bibliographie rigoureuse"

C'est scientifique  ?
Charlie Hebdo a publie ce mercredi 2 janvier un hors-série intitulé "La Vie de Mahomet", une bande dessinée biographique "parfaitement halal", concoctée à partir de textes de chroniqueurs musulmans et non pas des théologiens. Il ne s'agit là ni d'une caricature, ni d'une satire, mais d'un récit minutieux [quasiment érudit !] basé sur une bibliographie rigoureuse, assure - objectivement - dans un avant-propos "Zineb", caution sociologique franco-marocaine des religions et co-auteure de l'ouvrage.

"C'est une biographie autorisée par l'islam puisqu'elle a été rédigée par des musulmans. C'est une compilation de ce qui a été écrit sur la vie de Mahomet par des chroniqueurs musulmans et on l'a simplement mise en images", renchérit Charb, qui se défend de verser dans la provocation. "Je ne pense pas que le plus savant des musulmans pourra reprocher quoi que ce soit sur le fond", insiste Charb, dont l'hebdomadaire a provoqué à plusieurs reprises des remous en publiant des caricatures de Mahomet.

"Mahomet était un homme, j'ai dessiné un homme"

"L'idée de ce livre, j'y pense depuis 2006, au moment des caricatures de Mahomet au Danemark. Je crois qu'au départ on avait pris le sujet un peu à l'envers, on a mis en scène un personnage dont on ne connaissait pas la vie, moi le premier", reconnaît-il, après plusieurs numéros diffamatoires. "Avant de pouvoir rigoler d'un personnage, il vaut mieux le connaître. Autant on connaît la vie de Jésus, autant on connaît rien de Mahomet", assure le prosélyte après coup: a-t-il été touché par la grâce ?

Quant aux critiques qui ne manqueront pas d'affirmer que représenter le Prophète est blasphématoire, "c'est juste une tradition, c'est absolument pas inscrit dans le Coran, plaide le dessinateur. A partir du moment où ce n'est pas pour ridiculiser Mahomet, je ne vois pas pourquoi on ne pourrait pas lire ce livre comme on lit au catéchisme des histoires de la vie de Jésus". "Autant le fond est parfaitement halal, autant l'image, c'est mon dessin. J'ai dessiné Mahomet comme je dessine habituellement mes personnages, Mahomet était un homme, j'ai dessiné un homme", fait valoir Charb. Pour autant, dessiner Mahomet à l'image de Charb, n'est-ce pas une caricature plus terrible que les précédentes ?

"Pas fait pour choquer"

En novembre 2011, après la publication d'un numéro spécial baptisé "Charia Hebdo" (nom donné au no 1011 de l'hebdomadaire) contenant des caricatures de Mahomet, les locaux du journal satirique avaient été la cible d'un incendie criminel (!), son site internet piraté et Charb menacé de mort. Ce dernier vit depuis sous protection policière. 
Plus récemment, de nouvelles caricatures publiées par le journal avaient attiré à Charlie Hebdo des critiques virulentes dans de très nombreux pays musulmans, allant jusqu'à faire réagir le gouvernement français.

Même si cette fois la démarche est bien différente, Charb s'attend à ne pas plaire à tout le monde. 
"Si des gens veulent être choqués, ils seront choqués, mais ce n'est pas fait pour choquer. Les musulmans sont aussi prêts à rire d'eux-mêmes, si on se met à les considérer comme des handicapés du rire, on ne fait pas le jeu d'un islam apaisé, on fait le jeux des extrémistes. Il faut arrêter d'avoir peur, plus on a peur de l'islam, plus l'islam fera peur", commente cet ami des religions. Pour lui, "ce serait une bonne idée de le mettre dans les écoles, même des enfants musulmans peuvent le lire dans la mesure où ils acceptent que Mahomet soit représenté". Un grand pas pour l'humanité.

"Il y a de la provocation comme toutes les semaines, pas plus avec l'islam qu'avec d'autres sujets", a fait valoir son directeur de publication, le dessinateur Charb. Dans le genre démocrate, on ne fait pas mieux. 
Mais dans le genre commerçant, il est intouchable: la presse amie fait la promotion de du produit depuis samedi !