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vendredi 25 mars 2016

Jésus était-il marié? Une professeure de Harvard en est convaincue

La thèse n'est pas nouvelle, mais la provocation de BFMTV est manifeste

Le reportage n'apporte en effet aucun fait nouveau
Les libres-penseurs ont tenu à faire du Fils de Dieu un homme'normal'.
Faut-il 
 à tout prix maintenant qu'il ait été un homme marié ?
BFMTV ressort en 2016 un 'document' déjà exploité par France Télévisions, le 12 avril 2012 
Une professeure de Harvard, Karen Leigh King, se dit convaincue - une simple opinion affirmée - que Jésus aimait les femmes. Tant mieux, par les temps qui courent ! Mais delà à en faire un homme marié, il y avait une marge, qu'enjambe -sans arrière pensée- cette érudite. 

Le papyrus étudié à la Harvard Divinity School jette le doute sur le statut marital de Jésus.

La dame fonde sa thèse, publiée le jeudi 10 avril 2012 par des chercheurs américains, sur un fragment de papyrus authentifié postérieurement et encore source de controverse"Et Jésus leur a dit, ma femme...", dit un fragment du manuscrit rédigé en copte, et qui proviendrait d'Egypte ou de Syrie. Un flou qu'assume l'historien, sans sourciller.

L'étude relance le débat sur le célibat des prêtres et le conflit palestino-israélien

Pour le Vatican, le document de référence est un "faux absurde".
Si les historiens étaient sceptiques lors de sa divulgation en 2012, des analyses du papyrus et de l'encre situent le document entre 659 et 869, selon France Info, mais en vérité entre le Ve et le VIIIe siècles. Une précision qui prouve seulement que ce document n'est pas de première main et qu'il donne une représentation de Jésus non seulement tardive, mais soumise au lieu et à l'époque qui l'a produit.
Alors, il y a six ans, Michael Langlois, maître de conférences à l'université de Strasbourg et spécialiste de la littérature hébraïque et araméenne, avait tenté pour francetv info de démêler le vrai de faux sur ce que l'on sait de la vie de Jésus, à travers le prisme des intentions du chercheur.

Jésus, marié ou pas ?
Pour commencer, il n'y a "aucun vestige archéologique" qui prouve l'existence de Jésus, attaque Michael Langlois. Si les historiens savent qu'un homme appelé Jésus a bien existé en Judée autour de l'an 0, ils se fondent sur l'ensemble des textes écrits qui en témoignent. 
Difficile en revanche d'avoir une preuve directe d'un hypothétique mariage de Jésus. Mais si on accorde du crédit à Langlois, le manuscrit est authentique. "Si c'est un faux, il est très sophistiqué", considère Michael Langlois, qui estime qu'un faussaire "aurait plutôt intérêt à faire un document qui date du Ier siècle après J.-C.".  Nous y sommes ! Quelqu'un, un groupe, a un intérêt à cette exploitation du document, même controversé. Le papyrus est d'ailleurs trop tardif pour être une preuve historique sur la vie de Jésus, à l'inverse de certains manuscrits qui sont contemporains de sa vie.

Il est en revanche un vestige d'une vision de Jésus qui n'a pas été retenue quand il a fallu faire le partage entre le témoignage des proches de Jésus et le "on dit" de la mémoire orale et des détracteurs. Pour définir le "canon biblique", l'Eglise n'a retenu que les textes des Apôtres, ceux qui racontent la vie de Jésus telle qu'ils l'ont partagée. Ainsi, un débat oppose ceux qui croient au fils de Dieu et aux récits des Evangélistes  et ceux -à qui nous avons affaire- et qui ne veulent voir en lui qu'un homme, un fils de menuisier. 

Or "l’idée du mariage de Jésus entre en conflit avec l’idée que Jésus est Dieu, parce que Dieu ne peut pas être marié à une femme". Les contradicteurs ne reconnaissent en lui qu'un prophète, à l'instar de... Mahomet !  Michael Langlois lance un doute, voire une accusation, en envisageant la possibilité que la plupart des manuscrits décrivant un Jésus marié aient été détruits. Ont-ils seulement existé ? Or, ça non plus, Langlois ne peut l'affirmer... Il fait une fixation sur la situation maritale du Jésus historique et rage de ne rien pouvoir démontrer de ce qui l'arrangerait pour abattre la figure divine.  

Analyse au faciès: le Messie était-il blanc et barbu ?

L'historien imagine... "On n’a pas de photo de Jésus, sauf si on considère le Saint-Suaire comme authentique", ricane l'historien, mais on a des indications qui permettent d'imaginer à quoi ressemblait vraiment le fils de Dieu. La description en robe, ceinture et sandales en cuir est "crédible" : elle correspond aux morceaux de tissu que l'on a retrouvés et datant de cette période. De même, Jésus "a pu avoir les cheveux longs et de la barbe; c'était courant à l'époque", atteste-t-il. 
En revanche, "ce qui ne colle pas, c'est la peau pâle et les yeux bleus" qu'arbore Jésus dans la plupart de ses représentations constitue une critique indigne d'un historien "Jésus appartenait à une population orientale. Il avait la peau plus bronzée, les yeux sans doute pas bleus et les cheveux plutôt frisés", estime Michael Langlois, sans risque d'erreurs, à cela près que les apôtres sont allés partout dans le monde connu répandre la parole de Dieu (plutôt que sa représentation photoshopée) et qu'ils s'adressaient aux hommes de leur temps et du pays comme, après eux, les artistes.. En somme et en clair, la thèse de Langlois et des universitaires de Harvard, c'est que Jésus ressemblait moins au Romain Ponce Pilate qu'à un Palestinien d'aujourd'hui...

Le fils de Dieu était-il infaillible ?
Michael Langlois n'écrit pas l'Histoire seulement au faciès, lui qui préfère en outre les textes apocryphes aux Evangiles. L'histoire de Jésus, telle qu'elle a été rapportée dans le Nouveau Testament, est suspecte, selon lui, parce qu'elle ne s'attache pas à son aspect humain, lui qui est Dieu. D'ailleurs, les religions sémites ne lui accordent pas l'importance que lui prêtent les Américaines 'botoxées' de Harvard... 
Parmi les textes que l'on a préféré ne pas retenir, il y a ceux qui décrivent "le côté bon vivant de Jésus". Une trace persiste dans les Evangiles. "Il y a un moment dans l'évangile selon Matthieu où Jésus se compare à Jean-le-Baptiste. Il décrit Jean en ascète, qui vit dans le désert, ne mange pas et ne boit pas, et il dit qu’au contraire 'le fils de l'homme mange et boit' et l'on dit 'c'est un glouton et un ivrogne'," souligne Langlois 
Mais son absence de références textuelles empêchent la confrontation immédiate. ll lui serait pourtant facile de signaler ses sources, l'Evangile de St Matthieu qui oppose la rumeur concernant Saint Jean traité de 'possédé' parce qu'ascète et celle concernant le Christ, traité d' " ivrogne," parce qu'il ne refusait pas un verre de vin. Une manière de signaler que le Messie vit la condition humaine, avec ses tentations et ses émotions, comme ses souffrances. Dans ce passage, le "fils de l'homme", c'est Jésus, estiment les historiens, mais ces interprètes des textes n'apportent pas la précision de Matthieu, lequel fustigeait en fait ses détracteurs qui accusaient Jésus d'être "l'ami des publicains et des pécheurs". Ce qui ferait dire aujourd'hui que Jésus était socialiste...
"Au moment d’établir [sic] les évangiles, c’est un problème vis-à-vis du côté fils de Dieu, on n’aime pas trop le voir comme un homme qui aime manger, et boire, et peut-être le sexe aussi," commente l'universitaire partisan en croyant peut-être faire oeuvre d'historien. 

Une autre période est oubliée (selon Langlois), l'enfance de Jésus. 
Et pour cause, assure-t-il. "Si Jésus grandit, ça veut dire qu'il est imparfait", objecte Langlois qui, à l'occasion, se révèle capable de croire en la divinité de Jésus. Dans un évangile apocryphe, c'est-à-dire un texte religieux qui n'a pas été retenu dans la Bible, est décrit un Jésus enfant... Et bagarreur. Tantôt Langlois nie la divinité de Jésus, tantôt il s'y accroche, en fonction des besoins de sa cause. "Il joue avec un autre enfant, et à un moment il s’énerve et il punit son camarade en lui paralysant la main. Ce n’est pas un enfant comme les autres : il a des pouvoirs que les autres n'ont pas." Jésus est alors grondé par Joseph, son père, et forcé de guérir l'autre enfant. Dans les textes des premiers Chrétiens, Jésus fait des miracles, mais Jésus s'énerve et fait des bêtises, une vision beaucoup plus contrastée que celle de la Bible. Faux, puisque les Evangiles rapportent sa célèbre colère contre les marchands du temple. Comment un universitaire tel que Langlois peut-il ignorer cet épisode en relation directe avec son sujet d'étude ?

Jésus a-t-il vraiment ressuscité ?

Vingt-et-un siècle plus tard, Langlois et ses semblables prétendent réécrire la Bible. Il s'est donc mêlé du faciès de Jésus et a souligné les perfections du Christ. Va-t-il s'en prendre à l'immaculée conception? A l'heure de la GPA et de la GPA, il s'abstient. Mais a-t-il dit son dernier mot à propos de tests ADN sur l'activité sexuelle de Jésus adolescent ?

Il est révélateur que "la résurrection de Jésus n'a jamais été mise en doute par les premiers chrétiens"estime Michael Langlois, contrairement à son célibat, par exemple. Des textes datant de quelques décennies après la période où Jésus aurait vécu mentionnent la résurrection. "Luc, dans son évangile, dit qu’il a enquêté et qu’il a 500 témoignages de gens qui ont vu Jésus après sa mort." Difficile de les interroger aujourd'hui, ironise cet historien respectueux du passé. Mais ces histoires sont "trop proches dans le temps pour qu'elles soient des gros mensonges. Ça plaide pour leur véracité," juge-t-il encore. 
Alors miracle ou invention ? Les historiens comme Michael Langlois ne sont pas des hommes de foi mais plutôt des idéologues qui, dans leur mal-être et leur agacement face à la béatitude de l'Autre, se retranchent derrière le questionnement philosophique. Cet historien lâche des hypothèses sans autre intention que de réduire les croyant à son état de désespoir existentiel. "On pense qu’il y a réellement eu un événement spectaculaire, et que des gens l’ont vu [des imbéciles, disons-le?]. Peut-être qu’il a été laissé pour mort, peut être qu’il était dans le coma." Peut-être aussi Langlois est-il à plaindre dans cet acharnement à imposer aux autres le doute et la peur qui l'envahissent.

Choisir, pour une re-diffusion, la date du 25 mars 2016, un Vendredi Saint, relève de la malveillance

C'est une chose que la professeure bâtisse une notoriété sur du papyrus, mais c'en est une autre d'exhumer une interprétation fumeuse à partir d'un document datant de six ans, en pleine semaine sainte des mécréants...

lundi 19 octobre 2015

Carte scolaire: discrimination des collégiens affectés en fonction de leur "classe" sociale

Au lieu de revaloriser les collèges, NVB veut pénaliser certains collégiens 

La ministre républicaine de l'Education nationale cherche à pénaliser les indigènes blancs 

Une carte scolaire basée sur des critères sociaux pourrait être bientôt expérimentée dans dix départements. L'objectif de la ministre franco-marocaine est d'en finir avec les collèges ghettos que fuient les familles qui en ont la possibilité. Les établissements à risques continueront à prospérer, mais tous les enfants en subiront les influences néfastes: s'ils ne sont pas tous gagnés par la violence et le rejet de l'école, rares seront les enfants épargnés. Un dossier potentiellement explosif, puisque la ministre socialiste renonce à redresser les collèges en perdition.

Après s'être lancée dans le chantier de la réforme du collège, s'être attaquée aux notes chiffrées et imposé la quasi-suppression des redoublements, dont les lycéens faibles et immatures arrivés en bac pro ont déjà à souffrir, et tripoté à tous les programmes scolaires du CP à la troisième, Najat Vallaud-Belkacem a décidé d'ouvrir un nouveau front particulièrement sensible, celui de la mixité scolaire au collège. 

Dès le mois de janvier, la ministre de l'Education nationale s'était mis en tête d'en finir avec ce qu'elle appelle les collèges "ghettos", ces établissements parfois difficiles qui accueillent majoritairement des jeunes issus de milieux défavorisés, autant dire des immigrés, voire des clandestins. Des collèges sans aucune mixité sociale, soigneusement contournés par les parents "bien informés" des classes plus favorisées socialement ou simplement domiciliées à proximité immédiate.

"Élargir la base de recrutement des établissements"

En janvier dernier, le ministère de l'Education nationale avait envoyé une circulaire aux recteurs pour les inviter à se rapprocher des conseils généraux, qui financent les collèges, dans le but de dresser un état des lieux de la mixité sociale, en faisant semblant d'ignorer la pratique religieuse des uns et des autres. Sur la base de cet état des lieux, les recteurs devaient développer des secteurs "multi-collèges", un choix élargi à plusieurs collèges d'affectation pour une même zone géographique. 

"Puisque nous ne pouvons pas modifier la composition sociale des quartiers, il faut élargir la base de recrutement des établissements," expliquait-on alors à la Direction générale de l'enseignement scolaire (DGESCO). Dit autrement, il s'agissait de trouver le biais permettant de répartir les élèves venant d'un même bassin géographique sur plusieurs établissements au lieu d'un seul, sur la base de la catégorie sociale des parents - quitte à ne pas tous les envoyer dans le collège le plus proche - au risque de créer des problèmes d'acheminement scolaires et aussi de sommeil amputé. Cette circulaire de Najat Vallaud-Belkacemétait alors passée quasi inaperçue car publiée le 7 janvier, jour de l'attentat contre Charlie Hebdo. Un tel procédé démontre, s'il le fallait, que la ministre n'a pas un souci équitable de l'intérêt de tous les enfants. 


Des expérimentations dans une dizaine de départements

Selon Libération, le ministère a décidé de passer à la vitesse supérieure sur ce dossier très sensible. La rue de Grenelle s'apprêterait en effet à annoncer début novembre une série d'expérimentations dans une dizaine de départements. Serait testé grandeur nature le principe des secteurs "multi-collèges", déjà évoqué dans la circulaire de janvier. Parmi les départements-tests, la Seine-Saint-Denis. L'issue de cette mascarade ne fait pas de doute: les rapporteurs savent d'avance comment complaire à la ministre et au parti.

Aujourd'hui et depuis 1963, l'affectation en collège se joue sur l'adresse des parents de l'enfant. Difficile de contourner cette carte scolaire, même "assouplie" en 2007, à moins de choisir le privé, de déménager ou de demander une option "rare" qui n'est pas proposée par le collège du secteur -et encore, cette dernière possibilité reste très encadrée par les rectorats.

Délocalisation des familles et hausse des inscriptions dans le privé

Plutôt que de soigner le mal, le gouvernement Valls le répand. En 2007 et les années qui ont suivi, l'assouplissement de la carte scolaire avait logiquement entraîné une accélération du phénomène d'évitement de certains collèges à la mauvaise réputation, qu'elle soit justifiée ou pas. 
Une étude sur mesures du ministère de l'Education nationale en 2013 soulignait également une hausse des inscriptions dans le privé: de nombreux enfants de ministres et grands élus socialistes ont trouvé refuge dans le privé. NVB se défend face à Nicolas Dupont-Aignan d'avoir toujours évité le public à ses jumeaux nés prématurés à six mois de grossesse et pesant 1,2 et 1,8 kilos. Elisabeth Gigou et Claude Bartolone ont préféré mettre leurs enfants dans des écoles privées du sixième arrondissement. Gérard Collomb, le maire PS de Lyon, a inscrit ses deux filles dans une école privée. Quant au président Hollande, ancien élève des Frères des écoles chrétiennes, et à Marie-Ségolène Royal, ancienne élève du pensionnat Saint-Joseph de Cluny à Fort-de-France, puis au lycée privé Saint-Joseph d'Épinal, ont confié leurs enfants à l’Ecole alsacienne, école privée sous contrat, comme Martine Aubry, Robert Badinter, Jean Pierre Chevenement ou Pierre Joxe.
L'affectation autoritaire d'un enfant dans un collège éventuellement loin de chez lui, sur la base de critères sociaux, ne garantit pas que les demandes d'asile en établissements privés soient endiguées
Un sondage de mai 2013 indique que l'enseignement privé catholique bénéficie d'une réelle attractivité dans la population française. Alors que cette école scolarise un petit français sur cinq, 43% des parents souhaiteraient y voir leur enfant scolarisé.
D'après la DGESCO, chaque année, les demandes de dérogation à la carte scolaire sont marginales: 10% des entrants en 6e et en 2nde. 64% de ces demandes reçoivent une réponse favorable. Des statistiques qui ne prennent pas en compte le contournement de la carte scolaire "invisible", c'est-à-dire celui qui conduit les parents à choisir leur lieu d'habitation en fonction de la réputation du collège. Un droit bientôt remis en question ?

mercredi 1 avril 2015

Roucas et la nouvelle chasse à l'homme de la gauche au faciès

La gauche mobilise ses internautes  militants

Y a-t-il dérapage sur Twitter si une insulte vient d'
un humoriste proche du FN ? 
Malgré des atrocités équivalentes, qualifier de staliniens des élus ou sympathisants de gauche passe très bien, mais les traiter de nazis ou nostalgiques de son régime et c'est la cata... L'humoriste Jean Roucas a comparé non pas les dirigeants socialistes mais leurs méthodes à celles des nazis et le réseau social ne fait pas la différence au lendemain d'un revers électoral sévère et les réseaux sociaux s'embrasent à la commande.

L'ancienne star du Bébête show ne sait pas taire ses convictions. En plein second tour des départementales, Jean Roucas s'en est directement pris aux dirigeants socialistes, coupables des intimidations vécues dernièrement par les militants du Front national à la suite des anathèmes du premier ministre, Manuel Valls. Dernière en date : l'incendie criminel qui a touché la mairie d'Hénin-Beaumont, nouvellement dirigée par le mouvement de Marine Le Pen, même si l'enquête doit encore établir la culpabilité des membres du Parti socialiste.

Il y a cinq ans, presque jour pour jour, "l'humour" de Stéphane Guillon avait déjà posé un problème. En mars 2010, le chroniqueur de France Inter a traité Éric Besson d'espion au service de Jean-Marie Le Pen. Le ministre de l'Immigration, qui était l'invité de Nicolas Demorand vingt minutes plus tard, a tenu à réagir à cette chronique provocatrice dans laquelle, avec son épaisse finesse se réclamant du troisième degré, Stéphane Guillon assimilait Éric Besson à un suppôt du nazisme oeuvrant, "en taupe", à l'instauration d'une France "pure et blanche" avec "Marine Le Pen comme présidente", Éric Zemmour en ministre de la Culture et lui-même en Premier ministre... Cette charge était lancée sur la radio de service public avec un accent germanique, rugueux, évoquant la funeste occupation allemande. Le planqué des micros amis avait battu en retraite lorsqu'à la suite de ses propos, le ministre lui avait proposé de s'expliquer lors d'un débat télévisé que la chaîne i-télé qui proposait d'accueillir. C'est cette même chaîne du groupe Canal+ qui mettre fin à l'émission "Ça se dispute" pour censurer et licencier son chroniqueur Éric Zemmour en décembre 2014. C'était peu avant les attentats islamistes de Paris contre Charlie hebdo, quand toute la gauche et des nigauds déclarèrent "JeSuisCharlie" par solidarité avec la liberté d'expression. 

"Incendies, menaces de mort, agressions... Valls et ses SA en action", postait l'artiste sur Twitter dimanche, faisant référence aux Sections d'assauts, ces bandes paramilitaires nazies qui terrorisaient les opposants à Hitler pendant les années 1930. Mais c'est surtout la dernière phrase du tweet qui a mis le feu aux poudres : "Heil Hollande !" lançait Roucas, en écho au salut hitlérien en usage chez les militants nazis.

En réaction au "côté facho des agressions subies par le FN"

La Toile s'est aussitôt enflammée au vu du nom de l'auteur sexagénaire du tweet. Jean Roucas est en effet connu pour son soutien officiel au Front national depuis plus d'un an. "Vous n'êtes plus drôle depuis longtemps", pouvait-on lire en réaction sur son compte Twitter, "Complétement sénile", "Pseudo comique pervers/facho", etc. Face aux critiques, l'imitateur a tenté de s'expliquer quelques heures plus tard : "Je ne voulais pas comparer Hollande à Hitler ! Je voulais juste attirer l'attention sur le côté facho des agressions subies par le FN." Peine perdue !

Cette fois, c'est au tour des défenseurs de la libre expression de monter au créneau pour le défendre : "Vous n'avez pas à vous justifier", "ne regrettez rien"... 

Mais, un peu qu'il est lassé des injures et quolibets et un peu qu'il est désireux de ramener les vertueux au calme et à la raison, l'artiste a fini par clore la polémique en annonçant qu'il s'abstiendra désormais de donner son avis : "J'ai oublié qu'en France, seuls les humoristes de gauche ont le droit de s'exprimer. Je ne twitterai plus désormais, au revoir." 

Victimisation ?

Quand l'humour était caustique
et non insultant
Comme Sophia Aram qui, en... mars 2011, se livra à une violente critique du Front national, comparant ses électeurs à des "gros cons", ou le quinquagénaire Stéphane Guillon, tous deux un moment pensionnaires de France inter (Radio France) ou Canal+, Jean Roucas ne met pas pour la première fois les pieds dans le plat de la gauche sectaire. 

Il avait déjà déclaré son indignation quand son spectacle avait été déprogrammé dans certaines mairies "tolérantes", après son ralliement au parti frontiste fin 2013. "J'étais programmé à Gardanne le 25 octobre pour jouer ma pièce ‘le secret de l'abbé Taillère’ à la Maison du peuple", a expliqué, jeudi 19 septembre, l'imitateur. "Parce que je n'ai fait qu'exprimer démocratiquement ma sympathie pour le FN à Marseille, les comédiens de ma troupe, ainsi que la mairie de Gardanne, se sont entendus pour supprimer arbitrairement la représentation", a accusé Jean Roucas. "Pour défendre mon droit élémentaire à la liberté d'expression, j'ai l'intention d'assigner en justice la mairie de Gardanne et les comédiens de ma troupe pour discrimination", avait-il annoncé.
"Ce qui m'a choqué, c'est qu'on m'interdise de travailler parce que j'ai affiché mes sympathies politiques", se désolait-il à l'époque dans Nice Matin. "On est en train de nous imposer un diktat : quand on est artiste, on est obligé d'être de gauche, renchérissait-il sur RMC. Eh bien je réponds, non merde, non !" 
Bien que franco-algérien, Faudel, le chanteur de raï, ne se produit plus en concert qu'au Maghreb et au Moyen-Orient, suite au boycottage de son travail pour avoir apporté son soutien à Nicolas Sarkozy, candidat UMP à la campagne présidentielle de l'année 2007.

Après un an, Roucas ouvrit un compte Twitter qu'il transforma en tribune politique, où il tourna régulièrement en dérision le gouvernement socialiste ou les grands ténors de la gauche. On le voit donc mal aujourd'hui abandonner les estrades, même s'il est contraint de se faire plus discret jusqu'au prochain rendez-vous électoral,  les élections régionales de décembre prochain.

Pour mémoire, l
e 3 octobre 2013, Jean Roucas déclara à Nice-Matin constater "avec effroi, que la gauche caviar, qui tient les rênes du métier du spectacle, pardonne plus facilement à un type qui a massacré sa femme à coups de poings (Bertrand Cantat, beau-frère de Cécile Duflot) qu'à moi, qui ai eu tort de dire mes sympathies": le mois précédent, ce Marseillais avait participé à l'université d'été du Front national à Marseille. L'humoriste avait alors reçu les soutiens de Michel Fugain et de Michel Drucker.

L' "effet Charlie hebdo" tarde à se concrétiser...

Qu'ont-ils fait de la liberté, de l'égalité et de la fraternité ?
Est-ce Jean Roucas qui déclare que François Hollande est un traître ? C'est un artiste de gauche,  assumé et engagé, qui lance cette accusation terrible: "celui qui a voulu réenchanter le rêve, l'a désenchanté" et "a trahi la gauche." Les mots que se permet l'acteur Philippe Torreton ne l'exposent pas (encore) à la violence des réseaux sociaux, car quiconque est des leurs peut exprimer son mécontentement de la politique de l'exécutif socialiste. Au cours de la promotion de son livre "Cher François, lettres ouvertes à toi, Président", Torreton assura qu'il était animé par " la déception, la tristesse et la colère" et ça passe, pour cette fois. Pourtant, l'ancien soutien de Ségolène Royal en 2007 le dit et l'écrit au calme de sa demeure paisible de socialo-bobo, fils d'institutrice et militante syndicale, François Hollande a failli à sa mission, déclare cet ancien comédien français. César en 1997 pour son rôle dans Capitaine Conan, l'acteur reproche surtout au locataire de l'Elysée ses promesses, lors du fameux discours du Bourget de janvier 2012, qu’il dit connaitre "par cœur". "Je ne suis pas déçu, parce que je m’attendais pas à grand-chose, mais je suis outré parce qu’il a dit des choses."
"C’est le président de gauche le moins intéressé par la culture." Mais, si les autodafés nazis de 1933 en Allemagne n'en sont pas, l'absence de culture n'est pas un crime sur les réseaux. Torreton est encore de ces quinqua bercés d'illusions socialistes en souffrance d'avoir cru en la gauche...
D'ailleurs l'histrion fustige encore les positions du président envers le monde culturel. "
C’est le Président de gauche le moins intéressé par la culture (…) Pouvez-vous dire [...] quand le président a regardé ou cité un film, une pièce, un opéra, un bouquin ?" L’artiste regrette également que personne n’ait parlé de culture après les terribles attentats qui ont frappé la France au mois de janvier. "On a parlé de discipline à l'école, de Marseillaise; on a même entendu ces députés la chanter à l'unisson... Personne n'a parlé de culture. Personne." Car les emblèmes nationaux ne font pas partie intégrante de la culture de cet ancien conseiller de Paris. "Or, le vivre ensemble, c'est quand même la culture qui le porte." Malgré cet épais dossier, Torreton trouve encore du travail sur la place rose de Paris, mais ce n'est pas la chance la mieux partagée à droite.
En janvier 2015, des républicains meilleurs que les autres s'étaient déclarés en faveur de la liberté d'expression des dessinateurs de Charlie hebdo assassinés par des terroristes islamistes français. Mais, en tant que révolutionnaires et libertaires, ils étaient du bon côté du crayon  manche du marteau marxiste.
Et les réseaux sociaux rasent les têtes de ceux qu'ils ont aimés  
En mars 2015, pour se livrer au lynchage d'un homme public pour ses opinions politiques, les mêmes qui se revendiquaient "JeSuisCharlie" nient maintenant la "discrimination" professionnelle qu'ils mènent au nom de la lutte contre les... discriminations.

Mais les cas de censure et de mort professionnelle se multiplient depuis 2007.
Outre Faudel sacrifié dès 2008, la cohérence qui anime le groupe commercial de divertissements a incité Canal+ à virer Eric Zemmour de son site d'information i-télé, tout en le gardant sur sa chaîne M6... Radio privée, RTL a, en revanche, démontré son indépendance en conservant sa confiance à Zemmour, malgré les pressions de Bruno Le Roux, un républicain rose qui avait demandé aux media de ne plus "abriter" les déclarations d'Eric Zemmour.

Les précédents socialistes ne sont pas rares
Pour un tweet peu flatteur qui avait provoqué l'indignation par procuration de la Rue de SolférinoValérie Trierweiler, concubine présidentielle sans titre, a obtenu la tête du journaliste Pierre Salviac (RTL) en mai 2012 au sujet de a été dénoncé et : l'insolent s'est vu sanctionné d'un licenciement, séance tenante.

Dans la république socialiste égalitaire, le service public de France 2 a en revanche autorisé les prestations épisodiques du chroniqueur d'ONPC, Nicolas Bedos.  
L'individu a pourtant  été mis en examen, le 16 décembre 2014, 
pour "complicité d'injure publique raciale" dans l'utilisation des expressions "enculé de nègres" et "autochtones oisifs" que l'hebdomadaire Marianne a accepté de publier impunément dans deux articles, une récidive
La série de délires incriminés au pseudo-humoriste remonte au mois de décembre 2012. "Nous nous sommes sentis insultés par ces propos qui visent toute une communauté", explique au quotidien le président du Collectif des Antilles, Guyanais, Réunionnais et Mahorais, Daniel Dalin, auteur de la plainte, déposée en janvier 2013. Les chroniques en question avaient été écrites par Nicolas Bedos au retour de vacances en Guadeloupe. "On ne peut s'en prendre ainsi à un groupe humain." "Nous y avons vu une incitation à la haine raciale, à laquelle il convenait de mettre fin, ajoute l'association. Même au troisième degré, on ne peut pas s'en prendre à un groupe humain de la sorte. Les humoristes doivent pouvoir travailler mais il s'agit de combattre tous les propos à caractère raciste."

L'humoriste Bedos, le père, a menacé Charlie hebdo de mort
Non seulement, l'octogénaire a traité Nadine Morano de "conne", mais il a déclaré "Charlie Hebdo, c’est pas mes copains. Qu’ils crèvent !" Guy Bedos a été exaucé…

Et, depuis la dernière débâcle en date des départementales, le pire reste à venir.

mercredi 24 avril 2013

Les juges du Syndicat de la Magistrature affichent leur orientation politique partisane

Une justice impartiale ? Manifestement pas, pour un certain nombre de juges du Syndicat de la magistrature qui ont leur mur des cons...



Syndicat de juges rouges,
fléau de la justice

Atlantico a obtenu une vidéo tournée en cachette du "Mur des cons" du Syndicat de la magistrature
Il expose dans son local syndical la tête des adversaires - et des justiciables ? - à abattre [délit de faciès ?]. Parmi eux, de nombreux hommes politiques de droite, des intellectuels… et des journalistes. Une curieuse conception de la justice...


C'est un magistrat qui a fait cette découverte. Accompagnant un collègue au siège du Syndicat de la magistrature à Paris, ce juge apolitique et non syndiqué a eu la surprise de constater la présence d'un gigantesque panneau dans la salle principal du local syndical, surplombé d'une affichette sur laquelle était écrit "Mur des cons". (voir vidéo ci-dessous)

Créé en 1968, le Syndicat de la magistrature représente 1/3 seulement des magistrats de l’ordre judiciaire. Proche de la gauche, il a appelé en 2012 à voter contre Nicolas Sarkozy. C’est la garde des Sceaux, Christiane Taubira, qui a ouvert son 46e Congrès en novembre dernier.
Sur ce mur, des dizaines de photos de personnalités pour la quasi-totalité classées à droite de l'échiquier politique. Nicolas Sarkozy, au premier chef, mais aussi, Eric Woerth, Edouard Balladur, Nadine Morano, François Baroin, Luc Chatel, Michèle Alliot-Marie, Luc Ferry, Eric Besson, Christian Jacob, ou encore Patrick Balkany y figurent en bonne place [c'est-à-dire ceux que les radios et télévisions se plaisent à brocarder jusque dans les émissions de divertissement politique, notamment sur Canal+ ou les émissions de Laurent Ruquier, avec Aymeric Caron, par exemple ]. Certains sont marqués d'un signe supplémentaire "d'infamie" : un autocollant du Front National. Le portrait de l'ancien ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux est souligné d'une mention particulièrement injurieuse : "L'homme de Vichy" [ce que Mitterrand n'est pas pour eux.





Mais il n'y a pas que des politiques. 
Certains intellectuels comme Jacques Attali, Alain Minc, Guy Sorman, ou encore Alexandre Adler sont mis au pilori syndical. Les journalistes ne sont pas en reste. Eric Zemmour est placardé, bien sûr, mais il y aussi deux patrons de presse, l'ancien directeur du Figaro Etienne Mougeotte, et l'ancien patron de TF1, Patrick Le Lay; l'éditorialiste du Figaro Yves Thréard, la journaliste Béatrice Schoenberg (épouse à la ville de Jean-Louis Borloo) ou encore le présentateur David Pujadas.
[Mais on n'y trouve ni Ruth Elkrief, ni Laurent Joffrin...]

La liste [noire] n'est pas close. 
Le Mur des cons est d'ailleurs évolutif. Chaque magistrat syndiqué est invité à y placarder une prochaine victime. "Avant d'ajouter un con, vérifiez qu'il n'y est pas déjà", averti une seconde affichette placée au milieu des photos.

Effaré, notre visiteur a eu le réflexe de filmer ce Mur des cons à l'aide de son iPhone.


S'agit-il d'une plaisanterie, comme on pourrait en voir dans un local lycéen ? (Essayez donc de plaisanter avec un magistrat en le traitant de "con", vous verrez ce qu'il vous en coûtera). Ou d'un innocent folklore syndical que l'on pourrait comprendre s'il s'agissait de camionneurs ou de sidérurgistes [s'ils ne sont pas homosexuels !] ? Mais le problème est que cette liste noire a été dressée par des magistrats qui se montrent eux-mêmes très sourcilleux lorsqu'il s'agit de poser pour autrui les limites de la liberté d'expression en matière d'injure et de diffamation.



Certaines personnalités qui figurent sur le Mur des cons en ont d'ailleurs fait l'amère expérience. On se souvient de l'affaire Zemmour. Brice Hortefeux a lui aussi été condamné pour une simple plaisanterie jugée "xénophobe" par la 17e chambre correctionnelle. Le raisonnement juridique des magistrats était d'ailleurs un peu spécieux puisque Brice Hortefeux a été relaxé en appel par des juges qui ont souligné l'erreur d'analyse du premier jugement. 

Mais l'essentiel n'est pas là. 
Le Mur des cons du Syndicat de la magistrature semble constituer bien moins un "tableau de chasse" réunissant ceux qui ont déjà eu à connaître des foudres de la justice, qu'une future charrette de justiciables qui auront peut-être du souci à se faire le jour où d'aventure ils se retrouveraient devant les tribunaux. 
Qu'ont donc en effet les syndicalistes-magistrats à reprocher à Etienne Mougeotte, Yves Thréard, Patrick Le Lay, David Pujadas, Alexandre Adler, François Baroin, Luc Chatel… qui n'ont jamais été condamnés, si ce n'est de ne pas être suffisamment porteurs des valeurs de gauche et d'extrême gauche dont le Syndicat de la Magistrature se fait le porte-étendard ? Voilà pourquoi ce petit "pilori privé", installé dans un local syndical - au sein d'un bâtiment du ministère de la justice ! - est une forfaiture qui déconsidère ceux qui en sont à l'origine. Ce mur de la honte constitue une faute grave qui autorise à s'interroger sur les messages - voire les consignes - que le Syndicat de la Magistrature est susceptible de faire passer à ses adhérents.

Plus que dans d'autres domaines, les "affaires" politico-judiciaires imposent aux juges de faire abstraction de leurs propres opinons pour ne faire que du droit. C'est d'ailleurs en invoquant le droit seul que les magistrats assurent tracer la limite entre ce qui est licite de faire et ce qui ne l'est pas. Pareillement, en matière de diffamation, c'est théoriquement en ne faisant que du droit, que les redoutés magistrats de la chambre de la Presse décernent aux uns des brevets de respectabilité et rabaissent les autres au rang de délinquant. Mais le Mur des cons du Syndicat de la magistrature - qui représente 30% de la profession - révèle à quel point les critères politiques peuvent entrer en ligne de compte. Ce dazibao illustré, qui s'inscrit dans la grande tradition maoïste, est-il l'antichambre des futurs condamnés ? Une chose est sûre, y figurer avant de passer en jugement n'est pas un bon signe. C'est plutôt un handicap. 


Le Mur des cons permet de mieux décrypter la jurisprudence et jette un nouvel éclairage sur moult décisions de justice. Soudain, on s'interroge et on en vient à se demander s'il ne vaut pas mieux dans certaines affaires être classé à gauche plutôt qu'à droite ; pourquoi certains hommes politiques se retrouvent mis en examen sur la base d'instructions pour le moins fragiles alors que d'autres semblent bénéficier d'une grande mansuétude des magistrats ; pourquoi le journaliste Eric Zemmour est condamné en raison d'une réplique ambiguë lancée dans le vif d'un débat alors que le rappeur qui l'injurie et se déclare prêt "à payer ceux qui feront taire ce con" est relaxé au nom de la liberté d'expression ; pourquoi un le général Aussaresses est condamné pour "apologie de crime de guerre" lorsqu'il évoque ses mémoires de la guerre d'Algérie, alors qu'un groupuscule d'extrême-gauche est relaxé après avoir publiquement souhaité la mort de soldats français en Afghanistan ; pourquoi le racisme anti-blanc est quasiment ignoré des tribunaux, pourquoi la violence verbale dès lors qu'elle émane de l'extrême-gauche est le plus souvent absoute ; pourquoi Marine Le Pen est régulièrement déboutée, son père régulièrement condamné et pourquoi Arnaud Montebourg, Eva Joly, et Jean-Luc Mélenchon trouvent manifestement une oreille plus attentive [compréhensive et complice ?] lorsqu'ils s'expliquent devant les tribunaux. Ce ne sont-là que quelques exemples et quelques pistes...

Dérapage véniel, que ce Mur des cons ? 
Folklore syndical ? Mais imaginez un seul instant que ce tableau d'affichage des hommes et des femmes à abattre ait été dressé au siège d'un syndicat de policiers réputé de droite. Et que les photos qui y figurent soient ceux d'hommes politiques de gauche et de journalistes bien pensants. Supposez qu'on y découvre les visages d'Edwy Plenel, de Jean Daniel, de Fabrice Lhomme, de Daniel Mermet, de Jean-Luc Mélenchon, de José Bové ou de Najat Vallaud-Belkacem…. Que leurs portraits soient soulignés de mentions telles que "traître à la patrie", ou "dangereux agitateur"… Un deuxième article ne suffirait pas pour décrire les réactions indignées, les prises de positions, les pétitions et les demandes de sanctions qu'un tel scandale ne manquerait pas de provoquer. L'affaire se terminerait devant les tribunaux. On peut tenir le pari que les juges entreraient en voie de condamnation et que ceux encartés au Syndicat de la Magistrature ne seraient pas les plus cléments à l'encontre des fauteurs.



Ce syndicat se met en grève pour moins que tout ça. 
Avec le soutien des journalistes du SNJ. Et pas que, solidarité corporatrice oblige !

samedi 31 mars 2012

Hollande fait son Mélenchon de Mayotte et à La Réunion

Le candidat Hollande promet d'être un petit chef

Hollande brocarde Sarkozy, "chef de tout et responsable de rien"

F. Hollande zappe les Français pour s'adresser à Sarkozy

"Moi, je veux être chef de l'Etat, j'espère qu'il l'a bien compris", a lancé le député de Corrèze à l'adresse du président-candidat dont chaque proposition, déplacement et chaque mot le hante.

Nicolas Sarkozy avait en effet souligné vendredi le travers rédhibitoire du socialiste François Hollande qui refuse d'assumer la fonction de "chef" de parti lorsqu'il est Premier secrétaire, mais brigue l'Elysée. Le président-sortant qui a fait face à quatre crises sans précédents, a mis ainsi en doute les capacités de son concurrent à assumer la fonction de président de la République, à laquelle il est candidat de substitution à Dominique Strauss-Kahn.
"Le président sortant a dit qu'il était un chef, il a confondu chef de l'Etat, chef de la majorité, chef de parti, parfois même chef d'entreprise", a ironisé le député de Corrèze devant la presse, à son arrivée à Mayotte.
Tout en nuance, son directeur de la communication de Hollande, Manuel Valls, est allé jusqu'à estimer publiquement que Nicolas Sarkozy n'a "pas été un chef" et qu'il avait été "mauvais".

Hollande candidat "normal" n'aspire qu'à être un petit chef
"A un moment il faut savoir de quoi on veut s'occuper. Être président de la République, c'est être le chef de l'Etat. Si j'accède à cette responsabilité, je ne serai pas en même temps chef de majorité, c'est le Premier ministre; chef du parti, ce n'est pas le rôle du président, et pas non plus chef de tout pour en plus n'être responsable de rien."

Hollande exacerbe les différences etniques 
"Je ne regarde pas votre apparence, mais votre appartenance à la République (...) vous êtes la France et vous l'êtes pleinement", a lancé le démagogue à la foule bigarrée de Mamoudzo, déclenchant l'enthousisame de certains, mais aussi un curieux malaise chez d'autres.

Les Mahorais avaient voté à plus de 63% pour Ségolène Royal en 2007...
Mais, déjà venu en 2007, cet amateur de la facilité se vante d'avoir fait le déplacement en terrain conquis !
"Je préférais venir devant vous plutôt que d'adresser un entretien à la presse comme le candidat sortant."
"Aidez-vous ! Choisissez votre destin ! Vous manifestez, je vous comprends, mais si vous voulez traduire votre colère en actes, alors votez !", a exhorté en conclusion F. Hollande, qui devait quitter Mayotte vers 15h30 (locales) pour la Réunion où il restera jusqu'à dimanche soir.



Hollande "ne regarde pas les apparences",
mais tout de même,
il n'a pas l'air à la fête à Mayotte: la promiscuité ?






A La Réunion, Hollande dénonce "cinq ans d'abandon de l'Etat"


Poursuivant sa tournée, François Hollande  s'en est allé à La Réunion pour encore leur parler de Nicolas Sarkozy à qui il s'en est encore pris de loin,  à 10.000 km de Paris.

A Saint-Denis-de-La Réunion,  où il a tenu un meeting samedi soir au Parc des expositions, F.Hollande a de nouveau brossé la caricature d'un président-candidat qui n'a pas tenu ses promesses.
"Son imagination est sans limite, ses capacités d'improvisation insoupçonnées. Il vous promet de grands pâturages", a lancé le député de Corrèze, devant quelque 5.000 personnes, voire même 8.000, selon les organisateurs...

Selon son habitude, il fait parler le Président sortant: "Il va dire aux
Réunionnais 'Aidez moi'. Eh bien oui, Réunionnais, aidez-le à partir ! Il est temps Réunionnais, aidez-vous à préparer votre avenir différemment, aidez-vous à changer !", a ironisé Hollande, à la manière de Stéphane Guillon, en allusion aux appels de Nicolas Sarkozy à la fin de ses meetings, puisque l'opposition n'a jamais rien su faire pour la France que de lui mettre des batons dans les roues.
Il reste neuf heures tous les cinq ans à Mayotte, 101e département français.
Cette fois, le candidat socialiste se sera plu à tacler le chef de l'Etat sans le nommer, "le grand prometteur avec de petits actes, de petits résultats", lui reprochant d'"utiliser la peur de tout: du changement, de l'autre, de l'étranger".

Limité, le caricaturiste Hollande ne se renouvelle pas

"Pourquoi ce qu'il promet aujourd'hui, il ne l'a pas fait hier ?", s'est-il interrogé pour la énième fois.
"Ce serait un comble que le président sortant ne soit pas jugé sur son échec, son incohérence, son incapacité à donner une direction, une espérance", s'est encore agacé Hollande.
Hollande promet d'accroitre la dette publique

"Nous allons accélérer le rythme vers l'égalité", a-t-il promis, ovationné, avant de dérouler des mesures pour cette petite île de l'Océan indien: construire 600 classes durant le quinquennat, augmenter le RSA, actuellement à 25% de celui de métropole, pour le porter à "50% à la fin du quinquennat". "Ce sera dès 2013", a précisé son entourage, construire "33.000 logements d'ici 2017".

Hollande rase gratis

"Ce sentiment d'être abandonné n'existera plus si vous en décidez", a négocié Hollande. "Le candidat sortant dit +aidez moi+ mais quand on est candidat sortant on ne demande pas à être aidé, on aide la République, on aide la France !"
F. Hollande doit poursuivre sa visite à La Réunion dimanche, avant de s'envoler dans la soirée. Laissant derrière lui d'autres promesses de désillusions  et encore des dépenses. Sans précisions sur leur financement...