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lundi 27 mars 2017

Guyane : l' "illettré" Macron ne fera plus illusion

Belle cote et grosse bourde d'Emmanuel Macron: désillusion !

Le chouchou des entreprises de sondages s'est échoué sur une île abandonnée de son mentor de l'Elysée


Les sondeurs n'ont pas prévu que
Macron s'échouerait avant le 1er tour...
"Ce qu'il se passe ["ce qui ce passe" aurait suffi à un praticien de la belle langue] en Guyane depuis plusieurs jours est grave. C'est grave en raison des débordements. Mon premier mot est celui d'un appel au calme parce que bloquer les pistes d'un aéroport, bloquer les décollages, et parfois même bloquer le fonctionnement de l'île ne peut être une réponse apportée à la situation", a affirmé le meneur d'En Marche ! dans un reportage du '19 :45 sur M6, dimanche 26 mars, lors de son déplacement à La Réunion, à propos de l'insurrection sociale qui paralyse actuellement la Guyane, aux mains de miliciens encagoulés et poings levés, les "500 frères".

Les internautes ont bondi à l'inculture du candidat de l'Elysée 




Formé à l'école et la culture de Jack Lang, l'énarque et philosophe Macron prend la lointaine Guyane pour une île. 
On n'en attendait pas moins d'Aphatie, lèche-bottes de Hollande et Drahi,
comme d'Alexis Lacroix du Point
Sur les réseaux sociaux, les internautes autodidactes savent que la Guyane est une région de France, la plus grande, et une collectivité territoriale - de 244.118 habitants oubliés des énarques (la Guyane est l'une des trois régions françaises où la gauche ne l'a pas emporté en 2010) - située sur le continent sud-américain et voisin du Brésil.

Aux élections territoriales de 2015, Rodolphe Alexandre (Parti socialiste guyanais, PSG), le président de l'assemblée de Guyane, l'a emporté avec 56,11 % des voix au second tour, face à la liste menée par Christiane Taubira.

En décembre dernier,
 Emmanuel Macron avait déjà qualifié "d'expatriée" une mère française résidant en Guadeloupe. 

Sur Twitter, le candidat à l'élection présidentielle avait publié un message révélateur du niveau du khâgneux de Trogneux : "Avec Mathias, lycéen à Bourg-en-Bresse. Il rejoint sa mère expatriée en Guadeloupe pour Noël. Décollage imminent pour les Antilles". Le vice-président du Front national, Florian Philippot, avait alors répondu sur Twitter : "Expatriée ?? La Guadeloupe n'est pas la France pour M. Macron ?".

Taubira, îlienne !... C'est du racisme ?

mardi 8 janvier 2013

Hollande ne convainc pas non plus à sa gauche

La gauche du PS n'en peut plus de Hollande

Finis les rêves et les illusions

Ils ont voté le changement mais Hollande les fait déchanter
Les électeurs de gauche comptaient sur un programme socialiste, ils découvrent une politique social-démocrate. Le président avait donné des gages à son aile gauche, avec l’encadrement des licenciements, par exemple, le droit de vote des étrangers ou bien la fameuse taxation à 75% des revenus supérieurs à 1 M€, mais, depuis son accession à l'Elysée, ses mesures immédiates sur le retour partiel de la retraite à 60 ans ou l’augmentation de l’allocation de rentrée scolaire ont fait atterrir une large partie de son électorat. Les deux premiers totems ont aujourd’hui disparu des écrans radars et la taxe a volé en éclats au Conseil constitutionnel, il y a huit jours. 
Alors le président velléitaire noie le poisson pas frais avec de vaines paroles aussi creuses qu'hyperboliques sur le gouvernement qui non seulement serait "au travail", mais "retrousse les manches" ! Aussi dresse-t-il sur son inaction un épais rideau de fumée  avec le "mariage" dit pour tous, qui ne convient ni à la droite ni à la gauche et qui continue de dresser une partie de la population contre l'autre, pendant qu'en nombre chaque jour les salariés perdent leur emploi. 

Un président de nulle part
Ironie du sort, même la réforme du mariage pour tous et l'alibi de l'homophobie finissent par irriter la majorité, où l’on ne parvient pas à y voir l’alpha et l’oméga du changement quand d’autres problèmes comme le chômage ou la multiplication des plans sociaux paraissent beaucoup plus urgents à résoudre. 
Quoi qu'il fasse, tout apparaît ou timoré ou mal ficelé
Les déçus de la gauche ont évalué ses mesures sociales et ressentent vivement l’austérité budgétaire et les 20 Mds€ accordés aux entreprises dans le cadre du pacte de compétitivité.

La gauche socialo-écolo ne satisfait ni les socialistes, ni les écolos, ni les communistes. Jusqu’à présent, leur agacement ne s'est exprimé qu'en grondements sporadiques, mais qu'adviendra-t-il demain? 

La reconnaissance tardive de la violence de la crise, la détresse des salariés en difficulté non imputable aux prédécesseurs, la riposte des communistes blessés par l'arrogance des socialistes, l'impatience des altermondialistes d'Europe Ecologie-les Verts bridés par la présence de deux otages au gouvernement et surtout le réveil des syndicats, hormis la CFDT, aujourd’hui confrontés à une masse de négociations sur le marché du travail, mais aussi les opérations de diversion clivant la société jusqu'à l'intérieur des partis (dépénalisation du cannabis ou mariage entre personnes du même sexe), l'absence  de débats (y compris à l'Assemblée) et de concertation (réservée aux associations sélectionnées) tout est amadou pour les mèches qui pourraient bien mettre le feu aux poudres.

Lors de sa désignation à Toulouse, Jean-Philippe (dit Harlem) Désir avait annoncé que le PS jouerait un rôle d'aiguillon vis-à-vis du gouvernement. 
Et assiste à l'inverse ! Désir H. assure que le PS n'est pas un parti godillot, mais il doit tout à Hollande et ne peut rien faire en autonomie. La marge de manoeuvre du PS est étroite: le parti du président ne pourra jamais travailler en contradiction avec le gouvernement. Quand il était premier secrétaire, François Hollande n'a jamais contredit Lionel Jospin quand celui-ci était premier ministre.

Pour prévenir l'incendie, le pyromane François Hollande est  allé sur le terrain faire illusion, couvrant les incendiaires du gouvernement, les Cahuzac ou Montebourg, Taubira ou Vallaud-Belkacem, tentant de soigner les écrouelles, mais avec la même pommade aux éléments de langage lénifiants et émollients que colporta aussi Ayrault et que les échines butées répugnent à absorber.


L'exécutif brandit un objectif principal sans prendre les moyens de l'atteindre
Bien qu'il dispose de tous les pouvoirs constitutionnels, Hollande ne parvient pas à rendre crédible aux Français cet objectif de l’amélioration de l’emploi, pas même avec l'évocation de repreneurs fantasmagoriques ou le baume en couche de la ...compassion du gouvernement.

Arnaud Montebourg, le ministre du Redressement productif qui a fait beaucoup de tapage avec la nationalisation (avortée) d'ArcelorMittal à Florange, est considéré comme inefficace par 62% des Français.

Hollande et Ayrault battent un nouveau record d'impopularité, avec respectivement 63% (+5) et 59% (+8) des sondés qui désapprouvent leur "action", selon le "tableau de bord" mensuel Ifop-Paris Match publié ce mardi. Il s'agit du plus mauvais score de François Hollande dans ce baromètre depuis son élection en mai dernier. 
37% seulement des Français estiment qu'il "mène une bonne politique économique". 
40% de Français jugent que François Hollande est moins efficace que Nicolas Sarkozy, son prédécesseur, selon un sondage BVA pour i>télé publié entre Noël et le Nouvel An.

La méthode Coué
Hollande n'en est plus à reconquérir son électorat, il Or, la "gauche molle" ne peut compter sur sa bonne étoile plus longtemps, distribuer encore longtemps des bisous à gauche et les impôts à droite : la gauche dure y veillera !



jeudi 3 janvier 2013

Claude Sérillon, journaliste militant, en charge de la communication à l'Élysée

Un secret de polichinelle révélé au grand jour

Le journaliste est un ami de longue date du président Hollande.

Le portrait officiel symbolise la difficulté de Hollande à occuper le large cadre de l'Élysée: 


il semble tiré des buissons 
et placé là par collage


Mission : redresser l'image de l'ami François
Avec talonnettes ?
Une série de photos plus ou moins désastreuses ont filtré révélant le naturel peu flatteur du président, frappé par la foudre en plein vol vers l'Allemagne, Lilliputien passant en revue les Horse guards de la reine ou lunettes couvertes de pluie le 14 juillet. Si la calvitie du candidat PS avait été habillement dissimulée par les caméras du service public, les clichés issus de la mondialisation et de l'Internet ont  fini de dégrader la communication du président. Lent à la détente, le calamiteux président a, semble-t-il, enfin pris conscience - au vu des sondages - de l'urgence de corriger la réalité par un relooking de son image dans l'opinion.


Alors le professionnel du réseau Hollande tombe le masque

Papy s'oublie ?
Le journaliste Claude Sérillon sort de l'ombre et rejoint officiellement le cabinet du président de la République, en tant que conseiller chargé de sa communication, et aura un bureau à l'Élysée.

Son arrivée était annoncée depuis plusieurs semaines, voire depuis sept mois et plus. "Claude, il était dans l'équipe de campagne", avouait finalement François Hollande, mi-novembre, dans un accès de sincérité

Les deux hommes se connaissent et sont amis. L'ancien journaliste avait discrètement conseillé le candidat socialiste durant la présidentielle. Il l'avait notamment accompagné dans les studios de télévision lors du duel de l'entre-deux-tours avec Nicolas Sarkozy. Ruth Elkrief qui lui avait fait la bise d'encouragement aura-t-elle le même destin ? 



Pour l'instant, Claude Sérillon ne souhaite pas en dire davantage sur la mission qui lui est confiée. 


Ce qui est sûr c'est que la tâche est à la fois difficile et ingrate.

Le président a accumulé les photos floues ! Au sujet du mariage pour tous, la décision semblait tirée sur papier glacé quand soudain, devant les maires de France, Hollande opéra un imprévisible rétropédalage bientôt corrigé sous la pression de son camp dépité. Citons encore la vraie-fausse nationalisation de Mittal à Florange, qui donne du chef de l'État l'image ratée d'un président incertain. Dans les deux cas, le chef de l'État n'imprime pas la pellicule et n'impressionne pas non plus l'opinion. 

Et que dire de la couleur de certains clichés ? Quitte à filer la métaphore, on peut voir que les contours du président Hollande, qui brandit parfois le drapeau tricolore du patriotisme fiscal, ne sont pas toujours très contrastés : est-il rose ou rose pâle, socialiste, centriste ou social-libéral ?



Les illusions que les Français entretenaient sur le président se sont gravement altérées à l'épreuve de la crise et des "soubresauts" de son gouvernement d'amateurs pendant ces huit premiers mois de pouvoir sans partage. Les journalistes militants qui, pendant la campagne, avaient porté le substitut PS à Dominique Strauss-Kahn à bout de bras, ont continué d'entretenir le mythe de la "gauche sociale" et du changement. Devenu président, il n'a pas voulu déléguer sa communication à un autre qu'à lui-même. Procrastinateur et suspicieux, François Hollande n'a pas fait plus confiance aux communicants qu'aux militaires chargés de sa sécurité (lien PaSiDupes: par défiance, Hollande avait refusé la garde rapprochée qui lui était offerte).

La transparence élyséenne est opaque

Les conseillers du président sont priés de rester dans l'ombre, contrairement à la pratique de l'entourage de Nicolas Sarkozy. Seul Aquilino Morelle, conseiller politique et plume de François Hollande, était autorisé à jouer en plus le rôle de porte-parole officieux: la source bien informée des journalistes. 




En huit mois, la cote de popularité de "Moi Président" a dégringolé. 

La faute aux autres, expliquait son entourage, à la crise, aussi, et à l'opposition, tant de gauche que de droite. Sans compter les couacs,  tensions internes, entre Filippetti-Cahuzac ou Moscovici et Montebourg, et les affaires au gouvernement, qu'il s'agisse des ambiguïtés comportementales de Cécile Duflot, du double discours du gouvernement sur Florange (pragmatisme d'un côté, menace de nationalisation de l'autre), des insultes de Montebourg ou de l'accusation de fraude fiscale contre J. Cahuzac, le ministre du Budget !  


Mais pas un instant le président ne se remettait en cause, jusqu'à la censure par le Conseil Constitutionnel de son projet "historique" de taxation bidon à 75% des riches à la frange… Un tel amateurisme confirmait les craintes éveillées par la passivité de l'exécutif tout au long de l'été. Jean-Marc Ayrault a d'abord été tenu pour responsable et prié de renforcer son équipe après le départ d'Olivier Faure, avec l'arrivée à Matignon d'un sémillant conseiller, Bernard Candiard, un banquier de 64 ans (ex-directeur général du Crédit municipal de Paris), pour la cohérence ! Pour l'heure, Matignon n'a pas prévu de recruter un nouveau conseiller politique. "On verra à l'avenir si on en a besoin", estime-t-on, alors que le Premier ministre fait à nouveau l'objet de très nombreuses critiques suite à la censure de la taxation à 75% voulue par Hollande.



"Il y a un problème: on ne communique pas assez", décréta un matin le plus malin de l'entourage. Alors les branquignols se sont lancés dans une campagne en gros sabots sur le thème du "gouvernement au travail". Pendant la trêve des confiseurs, l'entreprise était vouée à l'échec. D'autant que certains ministres choisis (Brick et Lebranchu ou Montebourg et Cahuzac étant recalés) ont fait tellement de zèle que l'opération a fait flop. 

Toujours le même élément de langage ressassé ad nauseam d'un air important sur toutes les antennes fut la goutte qui fit couler le pédalo du capitaine. La décision en gestation s'imposa donc de toute urgencequand, lors de l'incendie mortel de Gennevilliers, Cécile Duflot et Manuel Valls s'en allèrent étaler devant les caméras une compassion surjouée d'une offensante indécence. 


Un défaut de spontanéité et de dynamisme à la Sarkozy


Un premier ministre autiste et un président timoré, le tandem verse au fossé. Suivant le vieux principe de communication, énoncé par Jacques Pilhan, le conseiller de François Mitterrand puis de Jacques Chirac, François Hollande avait en effet raréfié sa parole depuis l'élection, même s'il lui arrivait de répondre encore aux SMS que certains journalistes pouvaient lui envoyer. À l'Élysée, tout restait dicté par un anti-sarkozisme primaire qui tenait lieu de conduite à tenir: la politique du changement consistait à faire en toute circonstance le contraire de ce qu'aurait pu faire l'ancien président. L'idée perdurait qu'il fallait éviter de mettre en scène l'agenda du président "normal". "Ce qui compte ce sont les faits", expliquait-on. Mais les faits parlaient tellement d'eux-mêmes qu'il fallut bien envisager de les emballer. La présidence Hollande se vendait mal et les "actions" présidentielles risquaient de se retrouver sur ebay après les fêtes. 



Les relations entre les journalistes et l'Élysée se sont tendues au fil du temps. 

G. Garot, humilié, regarde avec envie
 la broderie du bonhomme de neige
Ainsi les directeurs des rédactions de France Inter, France Info, RTL et Europe 1 ont-ils protesté auprès de l'Élysée après que leurs journalistes ont été tenus à l'écart du "pool" organisé par le service de communication de la présidence lors de la visite-surprise de François Hollande à Rungis, la semaine dernière. Ces "pools", censés être mis en place lorsque l'exiguïté des lieux (les halles de Rungis !) empêche l'accès de tous les journalistes, permettent en réalité d'organiser des déplacements officiels en cachette de l'ensemble des media mais laissent au souverain de l'Élysée le soin de sélectionner les bons journalistes qui les couvrent. 

Ce matin encore sur France Info, Sylvie Pierre-Brossolette (Le Point) et l'ineffable Laurent Mouchard-Joffrin (Libération) nous ont d'ailleurs chanté le grand air de la désillusion

Claude Sérillon aura pour mission d'apaiser les relations du pouvoir avec les journalistes désenchantés.


Hollande et sa camériste préférée,
(un Grand d'Espagne)
sous l'oeil égrillard de Mosco !
Son arrivée ne fait pas que des heureux à l'Élysée où elle risque de bousculer quelque peu la hiérarchie.

Valls s'affaire ici sur le noeud de cravate de Hollande,
sous le regard égrillard de Moscovici



Valérie Trierweiler dégagera-t-elle ...de l'espace et la twitteuse se laissera-t-elle reléguer dans les combles avec son portable ? François Hollande cherche en tout cas se libérer de sa concubine et de la gestion de son image. Il a déjà dû lui-même se redresser le noeud de cravate après un entretien télévisé.


Un électron libre du PAF 




Pendant la campagne, Sérillon se dissimulait (ici 3e à gauche, derrière O. Faure et F. Lamdaoui)


Claude Sérillon, 63 ans, natif de ...Nantes, a conservé son allure juvénile, son air moqueur et son rire de fausset. 
En septembre dernier, il quittait le canapé douillet du beau-père de Cahuzac, Michel Drücker, où il tenait une critique littéraire: comme Bruno Masure, il a écrit (des nouvelles, des romans et des essais) et le pouvoir aura tout loisir de lui faciliter l'accès à l'Académie française... En attendant, l'arrivée à la tête de l'État de son ami François Hollande lui ouvre de nouvelles perspectives.

Claude Sérillon a commencé sa carrière à Presse Océan en 1970 avec une simple licence et sans passer par aucune école de journalisme, avant d'intégrer l'ORTF en 1973 et Antenne 2 en 1975. Trois ans plus tard, il se distingue pour son militantisme: en charge de la revue de presse dans Antenne 2 Midi, il aborde l'affaire des diamants de Bokassa, mettant en cause le président Valéry Giscard d'Estaing. Sérillon est limogé et sa réputation de militant établie.
Dès 1981, il revient d'ailleurs à Antenne 2 dans les bagages de François Mitterrand, fait un passage par TF1 pour accéder à la présentation d'un JT de 20 heures, mais revient sur le service public en 1986 et prend les rênes du 20 heures. 
Mais une fois de plus le journaliste "indépendant" sera renvoyé en juillet 1987 pour impertinence militante à l'égard du pouvoir en place. Sa mise au placard durera onze ans avant qu'il ne retrouve un poste et Olivier Mazerolle, nouveau patron de l'information de la chaîne, le chasse définitivement du JT en 2001, au profit de David Pujadas.

François Hollande répond ici aux questions de l'ami Sérillon sur le référendum relatif au quinquennat, pour lequel il appelait à voter oui.

En janvier 2009, il annonce publiquement sa candidature à la présidence de Public Sénat. Il se retrouve ainsi face à Pierre Sled, Thierry Guerrier, Gilles Leclerc, etc. Au troisième tour, il se retrouve face au candidat Gilles Leclerc.


Avec ce sexagénaire, est-ce "la télé de grand-papa ?" qui arrive à l’Elysée, a demandé jeudi i-Télé au député PS Jean-Christophe Cambadélis

"C’est un spécialiste des media; il est là pour aider le président de la République à donner une image plus claire de sa communication", a répondu l'élu parisien. 
Sous couvert de l’anonymat, un autre proche du Château, a pointé le risque de "cacophonie". 
"François Hollande aurait dû nommer Claude Sérillon chef du service de communication. Là il ne fait que l’additionner au dispositif actuel, trois personnes (Christian Gravel, Claudine Ripert, Aquilino Morelle) qui déjà se tirent dans les pattes. Il n’y a pas de chef, ça va brouiller la communication, honnêtement je ne crois pas que ça va marcher", a-t-il prédit.

Pour l’ex-ministre Brice Hortefeux (UMP) aussi, "il y avait déjà trois personnes" à l’Elysée pour la communication, "il y en a une quatrième, ça va être dense et agité. C’est le signe que ça ne marche pas". "Bon courage à celui à qui on a fait cette confiance", a ajouté l’eurodéputé sur Europe 1.




Que  faire de Catherine Ceylac ?

Sérillon est en effet le compagnon de l'ancienne actrice de théâtre Catherine Ceylac, journaliste de 59 ans passée par FR3 Bretagne et aujourd'hui affectée au service du "Thé ou café" de ...France 2.


vendredi 25 mai 2012

Législatives: Bayrou lance un SOS au PS

Le centriste bientôt sanctionné par l'ingratitude du président Hollande    


Le MoDem prend la mesure de l'hégémonisme socialiste 

Jean-Luc Bennahmias juge sévèrement l'attitude "trop rigide" du PS à l'égard de François Bayrou et des candidats MoDem aux législatives.

Le député européen [sous l'étiquette des Verts] et cadre du mouvement démocrate [MoDem] s'épanche auprès de L'Express du 25/05/2012:

François Bayrou est donné battu dans sa circonscription face à la candidate PS, êtes-vous déçu par l'absence de renvoi d'ascenseur de la part des socialistes ?

Jean-Luc Bennhamias: Je suis simplement mécontent que le gouvernement ait été bâti autour des seuls socialistes et Verts. Quand on imagine les difficultés qui se profilent pour le pays, et au vu de la position historique prise par François Bayrou... C'est au PS de prendre ses responsabilités. Et notamment de se poser cette question: est-il utile d'éliminer un responsable politique ayant pris une position si courageuse pendant la campagne ?

Cette absence de soutien socialiste a-t-elle découragé les cadres du MoDem pour les législatives ?

(Soupir) Vous n'avez qu'à voir le nombre de responsables du MoDem qui se présentent... A titre personnel, je n'ai jamais discuté avec le PS. Leur position est beaucoup trop rigide.

Revenons sur la campagne présidentielle. L'agence Moody's ne dégrade finalement pas la France, qui emprunte à des taux très bas. Avec du recul, le MoDem n'a-t-il pas pêché par excès de catastrophisme?

Je ne crois pas... Enfin, on s'est peut-être trompé de quelques semaines. Mais dans le fond, ce que nous disions était malheureusement vrai et va se vérifier. Notre plus grosse erreur, c'est simplement de n'avoir pas su expliquer comment le rassemblement allait s'opérer autour de François Bayrou. 

Etes-vous candidat à un poste au gouvernement après les législatives ?

Oui, c'est de notoriété publique. Après avoir pris cette position durant la campagne, je me considère comme faisant partie de la majorité présidentielle. Mais je n'attends rien, je ne vais pas entamer un sit-in devant Matignon !







Bayrou supplie-t-il Hollande
d'intercéder en sa faveur
auprès de la Ch'tite Aubry,
soucieuse de faire élire des Verts ?


=> Cet ex-Verts est Gros-Jean comme devant


N'avait-il pas soutenu l'alliance avec la gauche, Verts pluriel, qui permit à Dominique Voynet de mettre en minorité la ligne " ni-gauche-ni droite " d'Antoine Waechter, et ne négocia-t-il pas l'arrivée du socialiste Noël Mamère chez les Verts radicaux ?

Bayrou aurait-il fait le mauvais choix?
Le centriste renégat risque de tomber du côté où il a penché, mais, prévenus,  les électeurs  commettront-ils la même erreur ?

samedi 31 mars 2012

Hollande fait son Mélenchon de Mayotte et à La Réunion

Le candidat Hollande promet d'être un petit chef

Hollande brocarde Sarkozy, "chef de tout et responsable de rien"

F. Hollande zappe les Français pour s'adresser à Sarkozy

"Moi, je veux être chef de l'Etat, j'espère qu'il l'a bien compris", a lancé le député de Corrèze à l'adresse du président-candidat dont chaque proposition, déplacement et chaque mot le hante.

Nicolas Sarkozy avait en effet souligné vendredi le travers rédhibitoire du socialiste François Hollande qui refuse d'assumer la fonction de "chef" de parti lorsqu'il est Premier secrétaire, mais brigue l'Elysée. Le président-sortant qui a fait face à quatre crises sans précédents, a mis ainsi en doute les capacités de son concurrent à assumer la fonction de président de la République, à laquelle il est candidat de substitution à Dominique Strauss-Kahn.
"Le président sortant a dit qu'il était un chef, il a confondu chef de l'Etat, chef de la majorité, chef de parti, parfois même chef d'entreprise", a ironisé le député de Corrèze devant la presse, à son arrivée à Mayotte.
Tout en nuance, son directeur de la communication de Hollande, Manuel Valls, est allé jusqu'à estimer publiquement que Nicolas Sarkozy n'a "pas été un chef" et qu'il avait été "mauvais".

Hollande candidat "normal" n'aspire qu'à être un petit chef
"A un moment il faut savoir de quoi on veut s'occuper. Être président de la République, c'est être le chef de l'Etat. Si j'accède à cette responsabilité, je ne serai pas en même temps chef de majorité, c'est le Premier ministre; chef du parti, ce n'est pas le rôle du président, et pas non plus chef de tout pour en plus n'être responsable de rien."

Hollande exacerbe les différences etniques 
"Je ne regarde pas votre apparence, mais votre appartenance à la République (...) vous êtes la France et vous l'êtes pleinement", a lancé le démagogue à la foule bigarrée de Mamoudzo, déclenchant l'enthousisame de certains, mais aussi un curieux malaise chez d'autres.

Les Mahorais avaient voté à plus de 63% pour Ségolène Royal en 2007...
Mais, déjà venu en 2007, cet amateur de la facilité se vante d'avoir fait le déplacement en terrain conquis !
"Je préférais venir devant vous plutôt que d'adresser un entretien à la presse comme le candidat sortant."
"Aidez-vous ! Choisissez votre destin ! Vous manifestez, je vous comprends, mais si vous voulez traduire votre colère en actes, alors votez !", a exhorté en conclusion F. Hollande, qui devait quitter Mayotte vers 15h30 (locales) pour la Réunion où il restera jusqu'à dimanche soir.



Hollande "ne regarde pas les apparences",
mais tout de même,
il n'a pas l'air à la fête à Mayotte: la promiscuité ?






A La Réunion, Hollande dénonce "cinq ans d'abandon de l'Etat"


Poursuivant sa tournée, François Hollande  s'en est allé à La Réunion pour encore leur parler de Nicolas Sarkozy à qui il s'en est encore pris de loin,  à 10.000 km de Paris.

A Saint-Denis-de-La Réunion,  où il a tenu un meeting samedi soir au Parc des expositions, F.Hollande a de nouveau brossé la caricature d'un président-candidat qui n'a pas tenu ses promesses.
"Son imagination est sans limite, ses capacités d'improvisation insoupçonnées. Il vous promet de grands pâturages", a lancé le député de Corrèze, devant quelque 5.000 personnes, voire même 8.000, selon les organisateurs...

Selon son habitude, il fait parler le Président sortant: "Il va dire aux
Réunionnais 'Aidez moi'. Eh bien oui, Réunionnais, aidez-le à partir ! Il est temps Réunionnais, aidez-vous à préparer votre avenir différemment, aidez-vous à changer !", a ironisé Hollande, à la manière de Stéphane Guillon, en allusion aux appels de Nicolas Sarkozy à la fin de ses meetings, puisque l'opposition n'a jamais rien su faire pour la France que de lui mettre des batons dans les roues.
Il reste neuf heures tous les cinq ans à Mayotte, 101e département français.
Cette fois, le candidat socialiste se sera plu à tacler le chef de l'Etat sans le nommer, "le grand prometteur avec de petits actes, de petits résultats", lui reprochant d'"utiliser la peur de tout: du changement, de l'autre, de l'étranger".

Limité, le caricaturiste Hollande ne se renouvelle pas

"Pourquoi ce qu'il promet aujourd'hui, il ne l'a pas fait hier ?", s'est-il interrogé pour la énième fois.
"Ce serait un comble que le président sortant ne soit pas jugé sur son échec, son incohérence, son incapacité à donner une direction, une espérance", s'est encore agacé Hollande.
Hollande promet d'accroitre la dette publique

"Nous allons accélérer le rythme vers l'égalité", a-t-il promis, ovationné, avant de dérouler des mesures pour cette petite île de l'Océan indien: construire 600 classes durant le quinquennat, augmenter le RSA, actuellement à 25% de celui de métropole, pour le porter à "50% à la fin du quinquennat". "Ce sera dès 2013", a précisé son entourage, construire "33.000 logements d'ici 2017".

Hollande rase gratis

"Ce sentiment d'être abandonné n'existera plus si vous en décidez", a négocié Hollande. "Le candidat sortant dit +aidez moi+ mais quand on est candidat sortant on ne demande pas à être aidé, on aide la République, on aide la France !"
F. Hollande doit poursuivre sa visite à La Réunion dimanche, avant de s'envoler dans la soirée. Laissant derrière lui d'autres promesses de désillusions  et encore des dépenses. Sans précisions sur leur financement...